Note préalable

Je n'ai plus beaucoup le temps d'écrire donc le rythme de publication va peut-être un peu se calmer... En même temps je commence à avoir une idée de comment finir cette histoire donc peut-être que j'arriverais à la fin avant de devoir changer, on verra !

Aujourd'hui c'est fluff :) N'hésitez pas à me laisser des reviews pour me dire ce que vous en pensez, ce n'est pas pour ça que j'écris mais c'est un peu pour ça que je publie donc ça fait quand même plaisir ;)

.

.

CHAPITRE 37 : Surprise

.

Hitsugaya sait parfaitement pourquoi Matsumoto a choisi le jour de son anniversaire pour l'entraîner faire du shopping dans le monde des vivants. Il n'est pas stupide : ça fait des dizaines d'années que Hinamori et Matsumoto se relaient pour organiser une fête « surprise » pour son anniversaire, l'autre agissant comme distraction pour la journée – Ukitake aussi s'en occupait de temps en temps avant de devenir trop malade. Hitsugaya se souviendra toujours de l'anniversaire que Ukitake lui avait fait passer dans un parc d'attractions du monde humain, sur le thème des bonbons, ce qui reste à ce jour l'idée de distraction la plus originale qu'on lui ait fait subir. D'un autre côté, l'emmener faire du shopping gagne probablement la palme de la pire excuse.

Il joue le jeu malgré ça, protestant juste assez pour exprimer son désaccord sans justifier un retour immédiat à la Soul Society. Et pendant que Matsumoto se change dans les cabines d'essayage, il pense à Kaede. Hinamori la connaît – un peu – donc elle a sûrement pensé à l'inviter. Ou du moins il l'espère : s'il y a une personne avec qui il souhaite passer son anniversaire – ou n'importe quelle autre journée d'ailleurs – c'est bien Kaede. Si elle est impliquée dans la surprise, en tout cas, cela explique qu'elle ne lui ait pas souhaité un joyeux anniversaire ce matin – ça fait partie des traditions, pour une raison qui lui échappe, de prétendre ne pas être au courant jusqu'à la fête elle-même. Mais peut-être qu'elle ne connaît tout simplement pas la date de son anniversaire ?

Matsumoto sort de la cabine et se dirige vers les caisses en coup de vent, emportant avec elle une montagne de vêtements et sortant une carte de payement… Qui ressemble furieusement à celle du capitaine. Hitsugaya perd alors toute la patience dont il faisait preuve jusque-là :

« MATSUMOTOOOOO ! »

.


.

« SURPRIIIIIISE ! »

Pas vraiment surpris, Hitsugaya cherche Kaede des yeux jusqu'à la trouver dans un coin. Elle est bien là, et le regarde avec un large sourire contagieux. Puis elle baisse les yeux et le jeune capitaine arrive à détourner son attention d'elle, à temps pour poliment remercier tous les invités, puis Hinamori qui l'informe que Kaede a participé à l'organisation. Une fois que les politesses attendues sont échangées, le buffet gargantuesque disposé au milieu de la pièce devient vite le centre de l'attention, et Hitsugaya rejoint Kaede.

« Merci pour l'organisation. Et merci d'être là, bien sûr, ajoute-t-il. Je me suis demandé si tu connaissais ma date d'anniversaire ou si Hinamori t'avait embrigadée… »

Elle admet joyeusement :

« Honnêtement, si le lieutenant Hinamori n'était pas venue me trouver, je serais peut-être passée à côté. Mais, ça ne se reproduira plus ! En tout cas, grâce à elle, j'ai eu le temps de te trouver un cadeau. »

Elle sort de son hakama un petit paquet de la taille de sa main, qu'elle lui tend.

« J'espère que ça va te plaire. »

Curieux, il ouvre l'emballage et en tire une boîte dont il soulève le couvercle… Il comprend immédiatement ce que contiennent les petits sachets à l'intérieur, grâce au parfum qui s'échappe de la boîte : l'odeur de longues soirées passées avec Kaede à discuter l'odeur du poisson grillé qu'ils mangeaient après leurs entraînements quand elle était à la 10ème division une odeur qu'il connaît par cœur. Kaede arrête de se mordre la lèvre supérieure pour expliquer :

« Le gérant de l'izakaya se souvenait très bien de nous. Il pensait qu'on ne venait plus parce qu'on s'était disputés et j'ai dû lui promettre qu'on reviendrait ensemble pour qu'il accepte de me vendre son mélange d'épices. Apparemment, il nous trouve ''terriblement mignons'' », rajoute-t-elle en fronçant le nez.

Hitsugaya éclate de rire face à l'embarras de Kaede.

« Merci. Ça me fait très plaisir, et je serai ravi de retourner là-bas avec toi – même si je me serais bien passé de l'opinion du gérant, franchement », ajoute-t-il avec un sourire en coin.

Il est touché par ce cadeau, très personnel malgré son apparente banalité : seuls Kaede et lui peuvent comprendre que le cadeau fait référence aux longues conversations aux fondements de leur relation, et il apprécie ce caractère intime. En fait, il est plus ému et reconnaissant qu'il ne saurait le dire, et le large sourire de Kaede, qui réhausse ses pommettes et fait apparaître ses fossettes, lui donne envie de la prendre dans ses bras.

« Est-ce que je peux t'embrasser ? »

.


.

La question de Toshiro me prend par surprise. Son éclat de rire a attiré l'attention de plusieurs personnes, donc si on s'embrasse, ça ne passera pas inaperçu. Jusque-là, notre relation amoureuse est restée secrète – c'est un bien grand mot, mais de fait, personne n'est au courant. Et j'en étais plutôt soulagée au début : je n'avais vraiment pas besoin de spectateurs extérieurs – ou pire, de commentateurs – pendant que nous tâtonnions pour faire évoluer notre relation. Mais après plus de six mois, je crois que nous avons trouvé un équilibre, ou du moins des bases stables, donc pourquoi pas ?

De toute façon, s'embrasser devant tout ce monde est sans doute la façon la plus simple et la moins embarrassante d'officialiser notre relation : je ne nous imagine vraiment pas faire une tournée de nos proches pour leur confesser individuellement que nous sommes ensemble.

Cette idée me fait sourire alors que je prends la main libre de Toshiro avant de l'embrasser.

.


.

Karin prend quelques muffins sur le buffet avant de s'affaler sur l'un des canapés disposés n'importe comment dans le bureau. Elle n'est pas très proche de Toshiro – il squatte souvent chez elle plutôt que chez Urahara quand il vient dans le monde humain, et ils s'entendent bien, mais ils préfèrent tous les deux faire du foot ensemble plutôt que de se raconter leurs vies personnelles ou leurs états d'âmes. Malgré ça, Matsumoto-san et Hinamori-san insistent pour l'inviter tous les ans à son anniversaire, peut-être parce que Toshiro n'est vraiment proche de quasiment personne et qu'il faut un minimum de monde pour faire un anniversaire surprise. En tout cas, Karin fait le plus souvent l'effort de venir, avec l'aide d'Urahara, et elle a repéré depuis des années que les muffins aux myrtilles sont les meilleures gourmandises du buffet. Elle croque dans sa pâtisserie et ferme les yeux pour savourer le goût de beurre et de sucre. Karin va probablement passer la plus grosse partie de la fête à discuter avec Hinamori-san, mais elle compte commencer par souhaiter un bon anniversaire à Toshiro, histoire de ne pas être une invitée trop malpolie.

Karin reprend une bouchée de muffin et cherche des yeux le petit capitaine. Elle le trouve dans le coin opposé de la pièce, avec une shinigamie inconnue – c'est curieux, elle pensait connaître tous les invités, depuis le temps. Toshiro ouvre le cadeau offert par la jeune femme, qui dit quelque chose… Et il éclate de rire. Karin écarquille les yeux, interdite. Elle demandera à Hinamori de lui présenter la shinigamie : elle doit absolument rencontrer cette créature paranormale qui arrive à faire rire la personne la plus coincée du monde.

Mécaniquement, Karin entame son deuxième muffin. Puis, au moment où elle déglutit, Toshiro et l'inconnue s'embrassent, et Karin s'étouffe avec sa bouchée.

.


.

« Kof ! Kof kof ! »

La toux de Karin, qui essaye tant bien que mal de reprendre son souffle, attire l'attention de plusieurs personnes qui se tournent vers elle, et la tentation de leur montrer le couple est forte, mais Karin décide de ne pas les balancer : elle ne connaît pas la shinigami, qui ne le prendrait peut-être pas avec humour. Mais la personne derrière elle – Karin reconnaît Renji une fois qu'elle a fini de s'étouffer avec son muffin – n'a pas autant de scrupules : il pousse un long sifflement appréciateur avant de s'exclamer d'un ton plaintif :

« Oi, Momo ! Tu nous avais dit qu'ils étaient amis ! Il faudra ravoir ta définition si ça inclut se rouler des – »

Il est interrompu par Rukia-san, qui l'envoie valser de l'autre côté de la pièce d'un magistral coup de pieds aux fesses.

.


.

Je sens Toshiro se tendre en entendant la réflexion du lieutenant Abarai, et en nous séparant, nous échangeons une petite grimace. Nous n'avons pas besoin de parler pour décider d'un commun accord d'ignorer les réactions des invités.

« Ça te dirait d'inviter Hiro et Takeya à dîner dans la semaine ? Si tout le monde fait preuve de la même discrétion, les ragots vont vite se répandre dans tout le Seireitei, et je préférerais que mon frère ne l'apprenne pas comme ça.

- Bonne idée. Par ailleurs, je pense que ma grand-mère aimerait te rencontrer – elle ne risque pas d'entendre ces ragots, cela dit, donc ça ne presse pas. »

.