Petit mot de la traductrice : Salut! Journée rentrée pour certains, j'espère que la reprise n'est pas trop dure. Bon lundi et bonne année à tous en tout cas ! J'avais lu le drabble qui nous intéresse aujourd'hui il y a bien longtemps maintenant donc j'avais totalement oublié ce qu'il s'y passait. Et j'ai adoré le redécouvrir ! Vraiment! J'espère que vous aimerez aussi !
Disclaimer : Got est à Grrm, l'histoire à WeirdDaydreamingFangirl. Et moi? que viens-je faire là dedans si rien n'est à moi? Qui suis-je ? that's the secret I'll never tell... (oui je viens de faire une référence à ce que vous pensez, oui il est minuit quand j'écris ça, oui j'adore Chuck et Blair, oui je suis crevée...)
Merci à Marina et Angelica R (x16) pour leur review sur le drabble précédent !
Brienne plaqua l'imposteur au sol, tandis que Jaime alla vérifier à contrecœur les blessures du jeune officier de police que le suspect avait étranglé – et qui serait mort s'il n'y avait pas eu Brienne. Jaime détestait devoir laisser Brienne seule avec un criminel mais elle était plus grande et plus douée en self-défense que lui. De plus, il savait que Brienne voudrait que Jaime s'assure que le gamin aille bien. Il grommela alors en examinant le cou de ce dernier – il ne pensait pas que la journée allait se dérouler de cette manière.
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- Pourquoi est-ce que j'ai accepté de faire ça ? marmonna Brienne en écoutant Jaime radoter à propos de leur amitié.
Amitié. La seule pensée de ce mot lui faisait froncer les sourcils. Peut-être que si elle fronçait les sourcils d'avantage, elle pourrait chasser de son esprit les images d'un Jaime torse nu, ruisselant de sueur, qui lui apparaissait ?
- Hé, Brienne ? dit Jaime en agitant la main devant elle.
Elle cligna des yeux et reporta son attention sur son ami. Il était en train de bouder et Brienne aurait rit si ce n'était pas la neuvième fois qu'elle avait décroché momentanement de la conversation. Tout cette histoire de « thérapie d'amitié » était une idée de Jaime – une idée totalement ridicule d'après elle. Mais se devait d'essayer cette thérapie. Après tout, même s'il était un trou du cul arrogant et exaspérant, il avait fait beaucoup pour elle. Cela faisait maintenant plusieurs années qu'ils étaient meilleurs amis et ils avaient vécus beaucoup de choses ensemble. Elle n'avait jamais réellement eu de meilleur ami auparavant – pas avant Jaime. Elle ne voulait donc surtout pas le décevoir.
- Désolée, dit-elle. Je ne suis pas certaine d'être totalement à l'aise…
Le docteur Castelfoyer pris un air sarcastique.
- Non, sérieux ? On dirait que vous allez donner un putain de discours devant toute la population de Port Réal.
Brienne regarda leur conseiller. Elle n'avait jamais eu d'expérience avec eux jusqu'à présent, mais elle était à peu près certaine que jurer et faire des remarques moqueuses n'était pas vraiment ce qu'un conseiller ferait. N'étaient-ils pas supposés être empathiques et encourageants ? Et dire que Brienne pensait que Jaime et Tyrion étaient parfois méchants. Cet homme était pire que les deux frères combinés.
- Ecoutez, dit le conseiller avec un ton plus sérieux. Durant les trente dernières minutes, vous avez regardé votre ami comme si vous étiez un putain de loup et lui un morceau de viande.
- Pas du tout ! protesta Brienne.
- Docteur Castelfoyer… commença Jaime mais le docteur le coupa.
- Et vous. Vous pouvez continuer à vous comporter comme un petit gentleman et toute la merde qui va avec, mais tout ce que vous voulez c'est vous la faire. Putain ! Je peux plus supporter la tension sexuelle de cette pièce.
Les lèvres de Jaime firent une moue menaçante. Il était difficile de mettre Jaime en colère, mais Brienne pouvait voir sans peine qu'il était à deux doigts d'exploser. Pour une raison ou pour une autre, les mots de leur conseiller l'avaient atteint profondément.
- Alors, joli cœur ? continua le conseiller en ignorant la colère qui grandissait chez ses interlocuteurs. Vous n'êtes pas venus pour avoir des putains de conseils ? En voici un : je pense que votre amitié c'est n'importe quoi. Amis, mon cul, oui. Vous agissez comme un vieux couple marié. Vous êtes stupides. La petite demoiselle a tellement peu confiance en elle qu'elle ne s'aperçoit même pas qu'un beau mec la désire. Pendant ce temps, le beau mec en question est en train d'attendre que la petite demoiselle lui fasse un signe. Vous savez quoi ? Vous n'allez aller nulle part comme ça. Bons dieux ! Mais est-ce que quelqu'un vous a déjà dit que vous étiez amoureux l'un de l'autre ? Putain, mais il y'a pas besoin d'un diplôme pour s'en rendre compte !
Alors que le conseiller avait terminé sa tirade, Jaime commença à se lever. Brienne n'eut pas le temps de lui dire de se calmer que la porte s'ouvrît avec un grand bruit sur un jeune officier de police.
- Plus un geste ! Vous êtes en état d'arrestation !
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Brienne et Jaime regardaient maintenant le Docteur Castelfoyer – non, Bronn de la Néra – se faire passer les menottes aux poignets. L'homme semblait cependant être plus amusé qu'ennuyé de son arrestation. D'après ce qu'on leur avait expliqué, il était un homme recherché et avait utilisé le cabinet du docteur Lollys Castelfoyer comme cachette. Jaime et Brienne avaient cependant rendez-vous avec elle, au moment même où il avait infiltré la maison. Jaime se fustigea de ne pas avoir pensé à vérifier le genre du conseiller. Il avait juste demandé à Peck un nom et une adresse. Le réel docteur Castelfoyer était heureusement saine et sauve – elle avait été simplement ligotée dans une chambre à l'étage.
Bronn vit que les deux le regardaient toujours et sourit.
- J'vous aime bien. Ça a été l'arrestation la plus amusante de ma vie. Donc voici un petit conseil de votre bon Bronn. Trouvez-vous une chambre.
Podrick, le jeune officier que Brenne avait sauvé, poussa Bronn vers la sortie, laissant les deux amis seuls. Jaime se tourna vers Brienne.
- Je suis désolé. Je voulais juste que tu t'ouvres un peu plus. Je pensais qu'un conseiller aiderai.
- Donc ce que le doc… Bronn a dit…
- Est vrai à cent pour cent. Je suppose que s'il m'a autant énervé c'est parce que ça m'a agacé de voir qu'il lisait aussi facilement en nous. Il est pire que Tyrion ma parole ! Mais au moins mon frère sait se taire quand il faut.
- Peut-être était-ce dont on avait besoin, chuchota Brienne.
- Toi et moi, au Dornish Epicé, à six heure ? dit Jaime en tentant de cacher son excitation.
- Tu veux dire… comme pour un rendez-vous ?
Les yeux de Brienne le regardaient avec attention. Par les sept dieux ! Ces yeux !
- Mets la robe bleue, sourit Jaime. Je viens de prendre à 17h45.
- Mais on vit dans le même appartement !
- Tu vois ? C'est comme si on était déjà marié. Il ne nous manque plus que les alliances. Et on a des chambres séparées – mais on peut aisément régler ce détail.
Alors qu'il ajoutait cette dernière phrase, Jaime haussa un sourcil d'un manière suggetive, ce qui fit Brienne rouler des yeux. C'était un grand changement – d'habitude, lorsqu'il faisait des blagues salaces, elle se mettait toujours à le frapper. Jaime se garda bien de faire une remarque, cependant.
A la place, il prit sa main – et elle la serra également.
Qui aurait pu savoir qu'un faux conseiller allait finalement les mettre ensemble ?
Note de l'auteur : A la base je voulais écrire quelque chose où Bronn était un vrai conseiller - mais je me suis dit ensuite qu'aucun vrai conseiller ne parlerait aussi vulgairement que lui. Si quelqu'un veut écrire un réel Docteur Bronn, s'il vous plaît, faites-le!
Docteur Bronn vous recommande de laisser une review.
