Note de la traductrice : comment ça, ça fait longtemps ? Désolée pour l'absence. Le pire, c'est que ça fait longtemps que je l'ai écrite. Mais... ya des allusions sexuelles, et je me sens jamais à l'aise de traduire ça. Ou d'écrire ça. Donc voilà. J'ai fait traîner. Mais Angelica m'a bien poussé et encouragé, alors on dit merci Angelica.

Bonne lecture !

Note de l'auteure : C'était supposé être un truc de Noël mais j'ai été trop paresseuse XD Bref, c'est basé sur ma première expérience avec la neige - ok, c'était de la fausse neige, mais quand même. Il faisait moins 15, j'ai cru que mon nez allez tomber mais... ça valait le coup d'attendre pour faire la luge.


- Je… te… déteste… siffla Brienne par-delà ses dents cliquetantes.

- Tu… tu m'aimes, répliqua Jaime.

Ils avaient tous deux voulu passer les fêtes de fin d'année en évitant le froid de l'hiver et étaient ainsi partis pour les îles d'Eté afin de profiter du soleil continuel qui s'y déployait.

Découvrir de nouveaux paysages avait été exaltant, mais une excursion au parc d'attraction local où l'attraction principale était « Monde d'hiver » les avaient fait se sentir nostalgiques de la maison.

Pendant à peu près dix minutes.

Ils pensaient apprécier le froid après avoir passé plusieurs jours sous le soleil et avaient refusés les gants, écharpes et caches-oreilles qu'on leur proposaient. Ils étaient donc rentrés à l'intérieur de la pièce avec pour seule protection contre la température un long manteau.

- On va mourir, grommela Brienne.

Vouloir essayer la pente glissante avait été une autre décision stupide. Ils avaient pensé que l'attente serait de courte durée mais les luges étaient distribuées au compte-goutte. Cela faisait donc vingt minutes qu'ils gelaient sur place, et la queue n'avaient toujours pas avancé. Ils auraient pu partir mais… il s'agissait d'un toboggan, et l'enfant têtu qui était en eux refusait de le faire.

- Nous, on ne va pas mourir, déclara Jaime. Ou du moins, je ne vais pas mourir. Pas si je pense au short que tu portes sous ce manteau.

Brienne sentit ses jours rougir. Si l'on ajoutait le fait qu'ils leur manquait les accessoires d'hiver indispensables, ils ne portaient en dessous de leurs manteaux que des shorts et des légers tee-shirt.

- Mon dieu, grogna-t-il, ses lèvres près de son oreille. Je suis en train de réfléchir à la manière dont je vais te prendre tout à l'heure à l'hôtel.

- Jaime ! Il y a des enfants ici !

Sa protestation n'empêcha pas le corps de Brienne d'être entièrement parcouru d'électricité.

- Je vais t'embrasser fort contre la porte d'entrée, continua-t-il en chuchotant.

Brienne retint une protestation. Jaime avait tendance à être très affectueux en public, ce qu'appréciait beaucoup Brienne – elle en était même secrètement demandeuse. Mais tout de même. Faire des telles suggestions en présence de tierces personnes... il franchissait une ligne. Elle en avait déjà discuté avec lui, et Jaime s'était calmé un peu.

Mais cette fois-ci, Jaime demeura imperturbable et continua sur sa lancée :

- Et lorsque nous serons enfin rentrés dans la chambre, je vais te retirer ton short. Je vais te baiser d'une main et palper tes magnifiques fesses de l'autre.

- Jaime...

Elle se voulait menaçant mais sa voix trahi l'envie qu'il avait fait naître en elle.

- Et tu diras mon nom comme ça... encore et encore... de plus en plus fort. Et quand...

Ils entendirent alors un bruit de machine. Ils reportèrent immédiatement leur attention sur le trou de celle-ci d'où sortaient les luges. Les enfants qui les prédécessaient se précipitèrent pour les attraper, et Brienne soupira de soulagement. Alors qu'ils se saisissaient des leurs, Jaime fit un petit sourire à Brienne.

- Désolé. Je pensais que les propos sales te réchaufferai, expliqua-t-il. Ça a marché?

Bien que leur échange ai été complètement inapproprié, Jaime avait définitivement mit son corps en feu avec ses propos. Elle acquiesça alors en demandant:

- Et toi?

- Trop, répondit-il. Mon entre-jambe est en feu. Heureusement que ce manteau est long.

- Ah? dit-elle confusément, avant de percuter et de devenir écarlate. Oh... je... peut-être que nous devrions arrêter de... parler. Je pense que nous sommes tous les deux suffisamment réchauffés pour affronter la descente.

- Ça serait bien.

Alors qu'ils parcouraient les derniers mètres, Brienne se tourna soudainement vers Jaime pour lui chuchoter :

- J'espère que ce que tu décrivais ne restera pas juste à l'état de mots?

Dans sa tête, sa phrase sonnait beaucoup plus sexy. Brienne se sentit embarrassée devant sa tentative. Mais Jaime grogna.

- Putain Brienne ! Tu ne m'aide pas.

Sa jambe toucha alors accidentellement son aine et elle sentit plus que bien son érection. Elle se détourna rapidement mais Jaime passa son bras autour d'elle.

Même si la descente fut beaucoup plus rapide que l'attente, la promesse de ce qu'ils feraient plus tard (et qu'elle sentait dans son dos), lui donnait envie d'aller encore plus vite.