Note de la traductrice : deux traductions en deux jours, il va pleuvoir. Youhou ! Merci à Mana pour son aide à la traduction sur une phrase qui me bloquait.
Note de l'auteure : deux textes en un jour, yeah ! (nb traductrice : on est presque syncro pour le coup. Avec genre 2 ans d'écart, mais quand même)
- Pourquoi boudes-tu, Lord Lannister ?
Jaime se retourna pour dévisager Bronn, qui faisait une moue amusée.
- Je ne boude pas, protesta Jaime.
Le mercenaire prit un air dubitatif.
- Tu as raison. On dirait plutôt que vous allez faire un meurtre. Je me demande bien ce qui a pu te taper autant sur les nerfs.
Bronn suivit le regard de Jaime. À quelques pas de là, il repéra Lady Brienne, son bébé blond dans les bras, et à côté de ce sauvageon roux.
- Ah, je vois, dit Bronn avec un petit rire.
- Wouah, grande nouvelle, Ser Bronn de la Néra a des yeux, répliqua Jaime.
Bronn roula les dits yeux.
- Salut mon grand, entendirent-ils Tormund dire au petit paquet dans les bras de Brienne. Tu vas être aussi fort que ta mère un jour. Tu feras un grand guerrier parmi le peuple libre quand tu seras grand comme elle.
Le mercenaire vit les joues de la lady rougirent. Il se tourna immédiatement vers le Lord Lannister qui murmura « mais bien sûr », son unique main se serrant.
- Pourquoi tu ne te lèves pas pour briser l'heureux couple ? Suggéra d'un ton moqueur Bronn, s'attira un mauvais regard de Jaime.
Excepté les prostituées, voir Jaime Lannister, l'homme le plus merveilleusement beau des sept couronnes, être jaloux était son passe-temps favoris. Cela changeait agréablement de toutes ces fois où le lion doré attirait l'attention de toutes les dames.
- Je ne peux pas, grommela Jaime. Elle dit que je m'accapare trop le bébé.
- Elle a menacé de te couper l'autre main ou ta queue ?
- Non. Elle...
Les mots de Jaime moururent dans sa bouche alors que quelque chose l'avait distrait.
- Mais c'est trop !
Bronn regarda le seigneur de Castral Roc se lever et marcher vers sa tendre et bien aimée lady. Lorsque Bronn vit finalement ce qui avait distrait le seigneur, il ne put retenir un rire.
Le rouquin avait une main posée sur l'épaule de Brienne.
- Excusez moi, dit Jaime en éloignant le sauvageon de Brienne.
Il plante ensuite un langoureux baiser sur les lèvres de cette dernière, qui les aurait certainement conduits à plus si Brienne n'avait pas le bébé dans ses bras.
Lorsqu'il rompit le baiser, il agita un doigt vers le bébé, le faisant faire un drôle de couinement.
- Coucou, mon précieux petit Gally. Tu as tellement manqué à ton père.
Brienne roula des yeux puis regarda Tormund, des excuses dans les yeux. Il semblait très offensé.
- Je suis désolée, ser. Lord Jaime est très protecteur avec le bébé. Il ne laisse personne à part moi tenir son fils.
Il n'y a pas que envers le bébé qu'il est protecteur, pensa Bronn.
Alors que le bébé s'amusait avec le doigt de son père, Jaime vit une opportunité pour dévisager Tormund.
Bronn soupira. Il allait devoir intervenir avant que quelqu'un ne soit tué.
- Oh, le sauvageon, appella-t-il.
En entendant le surnom offensant, l'homme redirigea immédiatement son regard meurtrier vers le mercenaire, qui lui dit :
- Je crois qu'on a besoin de vous dans la cour.
- Très bien, soupira-t-il résigné, lisant clair dans le mensonge. Puis-je m'attendre à m'entraîner avec vous plus tard, ma lady ?
- Si vous combattez honorablement, peut-être, répondit Brienne avec un sourire malicieux.
Le bébé lâcha le doigt de son père et fit un gazouillement, comme s'il était d'accord avec sa mère, ce qui fit partir Tormund de bonne humeur.
- Tu ne vas pas vraiment t'entrainer avec lui. Les sauvageons ne jouent pas honorablement, lui dit Jaime lorsque l'homme était hors de vue.
- C'est bien d'avoir différents opposants, argumenta Brienne tout en ajustant Gally dans ses bras.
- Oh donc maintenant tu veux l'avoir ?
- Quoi ? Non ! Répondit-elle, confuse et en colère. Jaime pourquoi je... Ce n'est pas ce que je voulais dire et tu le sais.
- Quelqu'un n'a pas confiance en lui, ma lady, intervint Bronn en pensant qu'encore une fois, quelqu'un finirait par mourir s'il ne disait rien.
Et sûrement le Lord Lannister.
- Bronn, va voir une prostituée ou n'importe quoi, dit Jaime.
- Nan, les disputes conjugales sont beaucoup plus amusantes.
- Jaime, dit Brienne très doucement. Est-ce que tu es... jaloux ?
Elle avait prononcé le dernier mot comme si c'était en Dothraki ou une autre langue étrangère.
Jaime ignora sa question. À la place il regarda fixement le bébé, avec une petite moue et – les sept en étaient témoins – un rougissement.
- Idiot de mari, soupira Brienne.
Jaime voulait lui lancer un regard furieux, mais fondit totalement en voyant son timide sourire, celui contre lequel il ne pouvait rien faire d'autre que de le lui rendre tout aussi timidement.
- Je suis tienne. Je serai toujours tienne.
Jaime semblait sur le point de pleurer. Bronn, lui, semblait en avoir juste assez.
- Bien, personne n'est mort aujourd'hui, déclara-t-il. Mon travail ici est terminé.
Il s'éloigna toutefois doucement, afin d'écouter les dernières phrases de leur conversation.
- Jaime, je suis assez flattée que tu penses que j'ai de l'attention...
- Je ne le penses pas, Brienne, je le sais.
- … Et je pense que c'est mignon que tu veux te battre contre chaque homme de Westeros que tu penses être intéressé...
- Oui.
- Mais s'il te plaît. Fait moi confiance. Aie confiance dans le fait que je t'aime beaucoup et que je peux prendre soin de moi et de notre petit garçon.
Jaime soupira.
- Je suis désolé. Je te fais confiance, Brinne. C'est juste... Oh, Gally, c'est la première fois que ton père est libre d'aimer et d'avoir une famille construite autour de cet amour. Ton père est un novice dans ce domaine.
- Ton père peut être assez ridicule, Galladon, mais je l'aime quand même beaucoup.
- Je t'aime, chère épouse.
Bronn grogna intérieurement et s'éloigna plus rapidement. Depuis leurs fiançailles, ils avaient été plus doux que le printemps ou que le plus soyeux des oreillers, et cela n'avait fait que s'empirer depuis leur mariage. Ils n'étaient pas aussi drôles qu'avant.
Mais juste quand il se dit ça, Bronn entendit une voix masculin et une féminine se disputer dans la forge.
Peut-être qu'il allait pouvoir s'amuser finalement.
