JE SUIS DE RETOUR !
Vanica : POUR VOUS JOUEZ UN MAUVAIS TOUR !
Hein ?
Vanica : Quoi ?
Scarlet : C'est pas trop tôt ! C'est pas comme si ça faisait des mois que j'attendais !
Désolée, désolée, le boulot, tout ça, tout ça !
Anko : Ouais, c'est ça, l'excuse.
Mais c'est vrai en plus x(
*réalise que ça fait plus d'un an qu'elle a pas publiée de chapitre*
...
J'implore votre pitié ?
Anko : T'as d'la chance d'être notre créatrice, sinon j't'aurais déjà fait la tête au carré.
Rassurant.
Passons.
Je remercie comme d'habitude SadakoTama, , Mikarucchi, Clara et KinderSa pour leur review. J'espère qu'ils m'en voudront pas pour ce (grand) retard x(
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Ce chapitre est plus long que d'habitude du coup, j'ai eu un élan d'inspiration pour celui-ci.
En espérant que les prochains chapitres (que ce soit pour Ecarlate ou pour mes autres fanfics) auront droit à cette même "chance"
Bref, bonne lecture à tous.
Résumé du dernier chapitre :
Alors que Scarlet se ventait du montant de sa prime, elle attisa sans le vouloir la colère de son capitaine. Capitaine qui semble avoir une "dent" pour la jeune femme pour une raison inconnue (sauf de Killer *tousse*). Mais alors que le roux et le blond ont une conversation par rapport au comportement de Kid, Scarlet débarqua dans la cabine et leur appris que l'équipage était attaqué par celui d'un Grand Corsaire. Et pas n'importe lequel : celui de Boa Hancock. Que Scarlet semble connaître personnellement...
Chapitre 7
« Je ne sais pas si l'on peut guérir de certaines choses. Au fond, raconter n'est peut-être pas un remède si sûr que cela. Peut-être qu'au contraire raconter ne sert qu'à entretenir les plaies, comme on entretient les braises d'un feu afin qu'à notre guise, quand nous le souhaiterons, il puisse repartir de plus belle. »
Philippe Claudel
Je regarde la mer défilée sous mes yeux tandis que notre navire suit celui des Pirates Kuja.
Je n'arrive toujours pas à croire que je vais revoir les sœurs Boa. Après tout ce temps…
Enfin, si Kid ne me tue pas juste avant.
« Calme-toi Kid ! j'entends quelqu'un crier derrière moi.
- Lâche-moi Killer ! »
Un bruit sourd dans mon dos me fait comprendre qu'il a réussi à se dégager. J'ai alors juste le temps de me retourner pour faire face à mon capitaine qui est, tout sauf de bonne humeur. Je dois me contrôler pour ne pas baisser la tête devant lui.
« Fenrir ! gueule-t-il si fort que j'en grimace. Explications dans ma cabine. Maintenant ! »
Il ne me laisse pas le temps de dire quoi que ce soit qu'il s'éloigne à grands pas. Tout en maugréant des insultes à mon égard, bien entendu.
J'échange un regard avec Killer avant que celui-ci ne m'invite à suivre notre capitaine. Au moins suis-je plus rassurée de savoir qu'il est dans les parages si jamais le « tête à tête » avec Kid tournait aux vinaigres.
Quand je rentre dans la pièce, le roux affiche toujours cet air dément sur le visage.
« J'attends Fenrir. »
Je déglutis, un peu malgré moi, avant de commencer :
« Et bien cela commence avant que j'appartienne aux Dragons Célestes… »
« Reviens ici sale peste. »
Dans les couloirs de Marie-Joie, une fillette aux étranges cheveux écarlates courait. Ou plutôt : fuyait. Derrière elle, les gardes ne semblaient pas vouloir la lâcher.
« Si seulement je pouvais utiliser mes pouvoirs… J'aurais pu me débarrasser d'eux depuis longtemps. »
Cependant le collier autour de son cou était en granit-marin. Et elle avait beau tirer dessus de toutes ses forces, elle ne réussissait pas à le retirer.
« Je te tiens ! »
Une main l'agrippa et la tira violemment en arrière. Son dos percuta alors le sol alors que le garde la maintenant avec son pied.
« Lâche-moi ! » beugla la gamine en essayant de le griffer.
Sans grand succès.
« Et l'autre ? demanda le garde à son camarade sans faire attention à l'esclave qui continuait de s'agiter.
« Elle est là. » lui répondit une voix.
Un troisième garde venait de sortir de la pénombre, tenant une enfant par les cheveux.
D'ailleurs celle-ci ressemblait étrangement à la première, bien que plus jeune.
« Poppy ! cria la plus âgée.
- Grande sœur ! » s'exclama à son tour sa cadette.
Elle tenta d'aider sa sœur mais le garde la retenait fermement.
« Laissez-la tranquille ! grogna l'autre.
- Oh toi la ferme ! » ordonna le garde qui continuait de la maintenir au sol.
Il lui flanqua alors un coup de pied au visage.
La dernière chose qu'elle vit avant de tomber dans l'inconscience, ce fut sa petite sœur hurlant son nom.
Scarlet.
Du rouge. De partout, du rouge. Dans ses cheveux. Dans ceux de Poppy. Dans ceux de Maman. Sur les vêtements de Papa. Dans les flammes. Sur le sol. Du rouge. Seulement du rouge.
Scarlet se réveilla en hurlant.
Penchée vers elle, Poppy sursauta.
« Grande sœur ! »
Elle fondit dans ses bras en pleurant.
« J'ai cru que tu ne te réveillerais jamais, parvint-elle à articuler malgré ses larmes.
- Je vais bien. Arrête de pleurer maintenant. »
Elle tapota la tête de sa sœur jusqu'à que celle-ci finisse par se calmer.
« Qu'est-ce qu'on fait maintenant grande sœur ? » renifla Poppy.
Scarlet analysa les environs. Les gardes avaient changés leur cellule. Sûrement parce que Poppy avait réussi à crocheter leur ancienne serrure.
« Au moins sommes-nous toujours ensemble. » pensa-t-elle.
Face à elle, trois adolescentes les observaient. Une fille aux cheveux verts, une rousse et une brune. C'était la première fois que la fillette voyait d'autres esclaves à part elles. Mais quand elle ouvrit la bouche pour les questionner, la brune lui fit signe de se taire et lui pointa quelque chose à sa droite.
« Reste-là Pop'. » murmura-t-elle à sa jeune sœur en s'approchant à quatre pattes des barreaux.
Deux gardes étaient en train de discuter à quelques mètres d'elle.
« Je ne comprends pas pourquoi on les laisse en vie. D'autres sont morts pour moins que ça.
- Idiot, tu n'as donc pas vu les pouvoirs de la mioche ? On pourrait se faire un paquet de frics avec elle !
- Et pour l'autre ? Elle est complètement inutile ! »
Les mains de Scarlet se serrèrent quand elle comprit qu'ils parlaient de Poppy.
Le deuxième garde bailla.
« Peut-être mais on voit bien que ce n'est pas toi qui t'es fait mordre par sa sœur quand on a tenté de les séparer. Une vraie petite diablesse, c'est moi qui te le dit ! »
Ils éclatèrent de rire, ne remarquant pas la fillette qui rejoint sa sœur.
Alors voilà pourquoi ils leur laissaient la vie sauve… A cause de ses pouvoirs. La raison pour laquelle ils les avaient capturés.
Elle tourna la tête vers sa petite sœur qui la regardait de ses grands yeux bleus encore brillants de larmes. Scarlet lui sourit tout en lui caressant les cheveux.
« Allez, ne t'en fais pas Pop'. Tout va s'arranger, je te le promets. »
Je ne laisserais personne te faire de mal.
C'est l'histoire d'une fille triste et solitaire, qui n'a jamais trouvé sa place nulle part. Une bombe humaine sur le point d'exploser. Une Cocotte-Minute constamment sous pression dans laquelle bouillonnent depuis trop longtemps du ressentiment, de l'insatisfaction, une envie d'être ailleurs. »
Guillaume Musso
De nombreuses semaines passèrent durant laquelle Scarlet se lia d'amitié avec sa voisine de cellule.
Elle se nommait « Boa Hancock » et, bien qu'elle soit plus âgée que la fillette, partageait de nombreux points communs avec elle.
Comme elle, c'était l'aînée de sa fratrie et serait prête à tout protéger ses sœurs. Comme elle, elle ne devait son salut qu'à son fruit du démon qu'on lui a forcé d'ingérer. Comme elle, elle ne supportait pas le tatouage dans son dos. Celui qui indiquait qu'elles étaient des esclaves. De vulgaires esclaves.
Scarlet avait essayé de s'en débarrasser. La nuit, quand Poppy dormait. Mais rien n'y faisait. Elle avait beau se griffer la peau jusqu'au sang, le tatouage restait.
Hancock était la seule à avoir vue la rouge pleurer. Chose qu'elle ne pouvait se permettre de faire devant sa sœur. Pas en ayant promis de rester forte pour elle…
Elles parlaient alors de leur passé. De leur histoire. De comment elles s'étaient retrouvées ici.
Scarlet lui parla de son père, ce « vieux loup de mer » qui fut ensorcelé par la chevelure de sa mère, serveuse dans un bar miteux. Elle lui raconta ses jours au bord de la mer à pécher sous les cris de Poppy qui détestait le poisson. Elle lui parla des amis de son père, aussi excentriques que cinglés, et des histoires qu'ils lui racontaient quand elle ne voulait pas dormir.
« Un jour, je prendrais la mer comme mon père et j'irai vivre des aventures. » lui confia la fillette.
Ses yeux se mirent à briller tandis qu'elle fixait le plafond de sa cellule.
« J'espère que ton rêve se réalisera. »
Scarlet se tourna vers Hancock et lui sourit avant de reposer son regard vers sa sœur.
Oui, un jour, on retrouva notre liberté.
Elle ne savait pas qu'il lui faudra attendre treize ans avant que son rêve ne se réalise.
Ce fut une explosion qui réveilla les sœurs Fenrir et Boa cette nuit-là.
« Qu'est-ce qui se passe ? » cria Scarlet à l'intérieur d'Hancock.
Une nouvelle explosion l'empêcha d'entendre la réponse. Ce fut alors le chaos.
Devant elles, des esclaves de tout sexe et toute race défilèrent. Sans hésiter, Scarlet se jeta aux barreaux de sa cellule et les secoua en hurlant :
« Sortez-nous de là ! Sortez-nous de là ! »
Elle sursauta quand un homme-poisson aux écailles rouges apparut soudainement devant elle. Elle n'eut pas le temps de dire quoi que ce soit qu'il brisa les barreaux qui la retenaient prisonnière.
« Tu es libre petite. »
Libre ?
Ce mot résonna dans son esprit un moment.
Elle était libre ?
« Scarlet ? »
L'entente de son prénom la sortit de ses pensées.
En face d'elle, l'homme poisson avait disparu et se tenait, à sa place, une adolescente aux cheveux noirs.
« Hancock ? »
Les deux amies se jetèrent dans les bras l'une de l'autre, retenant à grande peine leurs larmes.
« On doit quitter cet endroit de malheur, déclara Hancock en prenant Scarlet par les épaules.
- Oui ! »
Les cinq jeunes filles prirent aussitôt la fuite, à la suite des autres esclaves.
Des cris et des coups de feu se faisaient entendre. Le cœur battant, la main de Scarlet se resserra autour de celle de Poppy.
« Grande sœur, j'ai peur !
- Ne t'en fais pas, on va s'en sortir. »
Mais alors qu'elles commençaient tout juste à apercevoir la sortie de la prison, une main agrippa une des couettes de Poppy et la tira en arrière.
« Grande sœur ! glapit-elle de terreur.
- Poppy ! »
Prise de fureur, Scarlet se jeta sur le garde qui retenait sa cadette, plantant ses dents dans son cou. L'homme poussa un cri de douleur et lâcha aussitôt la plus jeune afin de se débarrasser de la plus âgée. Le dos de Scarlet percuta le mur, la faisant grimacer.
« Reviens ici la mioche ! » grogna le garde en tentant de se saisir de nouveau de Poppy.
Profitant du fait qu'il lui tourne le dos, Scarlet lui bondit dessus, s'agrippant à ses vêtements.
« La touche pas !
- Grande sœur !
- Scarlet ! cria épouvantée Hancock.
- Fuyez ! Je m'occupe de lui !
- Mais…
- J'ai dit : Fuyez ! »
Comprenant qu'elle voulait leur faire gagner du temps, Hancock se saisit aussitôt de Poppy qui continuait de hurler le nom de Scarlet et poussa ses sœurs vers la sortie, non sans laisser un dernier regard à son amie.
Cette dernière les regarda disparaître, le cœur serré, puis, mordit de nouveau son geôlier au visage.
« Dégage ! »
Il lui flanqua un coup de coude dans l'estomac, la faisant tomber.
Du sang se mit à gicler sur le sol, s'écoulant à la fois du visage du garde mais aussi de la bouche de la fillette.
Elle venait de lui arracher l'oreille.
L'homme poussa un hurlement et tomba à genoux, tentant d'arrêter l'hémorragie d'une main.
Et de l'autre, tira en plein dans la poitrine de la fillette.
J'ai échouée. Pardonnez-moi Poppy… Hancock…
Puis, tout fut noir.
Quand Scarlet ouvrit de nouveau les yeux, elle fut étonnée d'être toujours en vie.
Alors… C'était un rêve ?
Non, c'était bien pire.
C'était réel.
Elle tenta de se redresser sur sa couchette et se mit aussitôt à cracher du sang, en se tenant la poitrine. Là où la balle s'était logée.
Ses souvenirs lui revinrent en mémoire. Les mots de l'homme-poisson aux écailles rouges. Hancock et ses sœurs emportant Poppy au loin. Les cris de celle-ci tandis qu'elles disparaissaient dans l'horizon.
« Grande sœur ! »
Poppy…
Des larmes se mirent à couler sur les joues de la fillette. Non seulement, elle était de nouveau prisonnière mais en plus de cela, elle était seule.
Je vais mourir.
Ce à quoi une petite voix dans sa tête lui répondit :
« Tu ne vas pas mourir, tu vas juste beaucoup souffrir. »
« Aujourd'hui c'est dur. Demain c'est pire. »
Nekfeu
Scarlet ne savait pas depuis combien de temps elle était enfermée ici. Elle ne comptait plus les jours qui passaient.
Elle avait tout simplement laissé tomber.
Elle ne mangeait presque plus. Ne cherchait plus à éviter les coups. Ne cherchait plus à se battre, à fuir.
A vivre.
Puis, un jour, alors qu'elle venait de fêter ses huit ans…
« Alors, c'est elle ? »
Scarlet leva légèrement la tête, intriguée malgré elle par cette voix hautaine.
Un homme qu'elle ne connaissait pas se tenait aux côtés du marchand d'esclaves à qui appartenait la prison. Il s'agissait d'un brun d'une trentaine d'années au nez retroussé, comme s'il avait marché dans une bouse de vache.
« Je l'imaginais plus… féroce. »
Féroce ? Elle ? Elle ne l'était plus depuis longtemps.
« Ne vous fiez pas à son apparence, elle a réussi à arracher l'oreille d'un de ses gardiens lors de l'attaque de Marie-Joie.
- Cette chose ? » s'étonne l'inconnu.
Scarlet ne put retenir un grognement. Elle n'aimait pas cet homme.
« Retirez-lui son collier, ordonna le marchand à un des gardes.
- Vous êtes sûr patron ? » demanda l'un d'entre eux, hésitant.
Il se souvenait très bien des dégâts qu'elle faisait sous sa forme animale. Il était présent le jour où ils les avaient capturées, sa sœur et elle.
« Obéissez !
- Bien patron. »
Il déglutit en pénétrant dans la pièce, priant pour qu'elle ne se jette pas sur lui une fois libérée. Heureusement pour lui, elle n'en fit rien et se contenta de l'observer de ses yeux vides.
« C'est tout ? ricana l'inconnu. Je m'attendais à mieux venant de vous Bertrand. »
Blessé dans son égo par cette remarque, le marchand hurla :
« Qu'est-ce que vous attendez ?! Forcez là à utiliser ses pouvoirs !
- Mais…
- Obéissez, j'ai dit ! »
Jetant un regard désolé à la fillette, le garde sortit sa matraque et lui flanqua un coup au visage. Du sang se mit alors à couler de son arcade mais se mit immédiatement à cicatriser sous les yeux ébahis du brun.
« Pas trop mal, commenta-t-il. Mais insuffisant. Continuez.
- Vous avez entendu, non ? » susurra le marchand.
Scarlet fut frappée. Une fois. Deux fois. Trois fois. Et ainsi de suite. Mais rien n'y faisait, elle refusait de réagir.
Bertrand finit par perdre patience et entra à son tour dans la cellule, arrachant l'arme des mains du gardien.
« Donnez-moi ça, espèce d'incapable ! aboya-t-il.
- Patron, faite attention ! » le mit en garde l'homme.
Mais trop tard. Avant que l'un d'entre eux ne puisse réagir, un loup au pelage écarlate prit la place de la gamine et se jeta sur le marchand, plantant ses crocs dans son bras.
Je t'emporte avec moi en Enfer.
« Ecartez-la ! Ecartez-la ! »
Ils durent se mettre à deux pour écarter l'enfant loup de leur supérieur tandis qu'un troisième lui replaçait son collier. L'effet fut instantané et Scarlet reprit la place de la bête.
« Sale peste, tu vas me le payer ! » jura Bertrand, le bras en sang.
Il sortit son pistolet et le pointa vers la fillette qui ne fit aucun geste pour éviter le coup.
Qu'on en finisse.
Mais alors que le marchand s'apprêtait à appuyer sur la gâchette, il fut interrompu par un éclat de rire..
Resté stoïque jusqu'à présent, son client ne pouvait se retenir de rire devant cette scène.
« Monsieur ?
- Mouah ah ah ! »
« Il est devenu fou ou quoi ? » pensèrent les personnes présentes dans la pièce, à l'exception de Scarlet qui reprenait difficilement son souffle.
« Intéressant, intéressant. » sourit-il.
La fillette frissonna quand il s'approcha d'elle avant de l'attraper par les cheveux afin de la soulever.
« Ma Maîtresse rêve d'un animal de compagnie. Tu feras le cadeau parfait pour elle petite. »
Il la balança ensuite sur le sol, sans aucune forme de pitié.
« Oh oui, je sens qu'on va bien s'entendre toi et moi. »
Et c'est ainsi que ce jour-là, Scarlet fit la connaissance de Peter.
Les années étaient passées depuis que Scarlet avait quitté sa cellule sombre pour… une cage dorée.
Ses journées étaient rythmées par le même train-train quotidien. Promenade. Dressage. Coup de fouet.
Peter la détestait. Ou, plutôt, prenait un malin plaisir à la torturer. Fasciné par la capacité de guérison de la jeune fille.
Cette dernière ne se liait pas aux autres esclaves. Elle s'interdisait de le faire. Pas après ce qui s'était passé avec Hancock…
Non, je dois arrêter de penser à ça.
Elle était en train de passer la serpillère sur le sol, aux pieds de Peter quand son regard fut attiré par le journal que tenait celui-ci.
Son sceau roula par terre, vidant son contenu sur le carrelage et, accessoirement, sur les chaussures de Peter qui se mit aussitôt à gueuler :
« Non mais tu ne peux pas faire gaffe espèce d'idiote ! »
Scarlet l'ignora royalement. Car, en gros titre, était écrit ceci :
« Boa Hancock, la première femme Grand Corsaire. »
Un étrange sentiment la submergea. Sentiment qu'elle n'avait pas ressenti depuis bien longtemps.
De l'espoir.
Hancock est en vie. Elle est en vie !
Alors peut-être que… Poppy s'en était tirée elle aussi.
En voyant un sourire s'afficher pour la première fois sur le visage de Scarlet, Peter tiqua.
« Idiote, qu'est-ce que tu as à sourire comme ça ? Tu veux mourir ? »
Le bout de son fouet effleura sa joue, la rougissant. Mais son sourire ne s'effaça pas pour autant. Au contraire : Il s'agrandit davantage et ses yeux se mirent à briller.
Parce que maintenant, elle le savait…
Un jour, elle serait libre et elle les bouffera tous.
« Je me suis laissée plonger dans le chagrin, j'ai pas lutté… Et puis, un jour, je me suis dit : tu peux encore sourire, tu peux encore marcher, tu es en bonne santé, tu as toutes tes facultés. Il y a pleins de choses à faire, pleins de gens à rencontrer, et la joie est revenue. La joie de vivre. C'était inexplicable. J'ai eu à nouveau envie de vivre. »
Katherine Pancol
Scarlet conclut son récit par un mouvement de la main.
« Ensuite, vous connaissez la suite. »
Kid et Killer restèrent un moment silencieux, ne sachant pas trop quoi penser de ces révélations.
Ce fut le second qui prit la parole en premier :
« Alors c'est pour ça que tu tiens tant à voir Boa Hancock ? Pour… ta sœur ? »
La jeune femme détourna le regard, gênée de se dévoiler ainsi.
« Oui. »
Elle reporta son attention vers son capitaine qui grimaça. Bordel, qu'il détestait quand elle lui faisait sa tête de chien battu !
« Ne me regarde pas comme ça Fenrir ! grogna-t-il.
- Dis oui Kid ! Steuplaît ! »
Non mais c'était quoi cette attitude ?
« Kid, on devrait… commença Killer.
- Ah non, tu ne vas pas t'y mettre toi aussi Killer !
- Je dis juste qu'on n'a rien à perdre. »
Kid se pinça l'arête du nez en soupirant sous le regard suppliant de Scarlet. Si même son second s'y mettait…
« Bon d'accord, d'accord ! On y va ! Mais hors de question de faire une alliance avec elle, c'est clair ?
- Oh merci Kid, merci ! Si je le pouvais, je t'embrasserais !
- Bah abstiens-toi de le faire ! »
La jeune femme n'écouta même pas la dernière remarque et courut jusqu'au pont pour prévenir les autres membres de l'équipage.
A peine eut-elle quittée sa cabine que Kid se laissa lourdement tomber dans son fauteuil. De nouveau.
« Tu vas me le payer Killer. »
Celui-ci sourit sous son masque.
« Tu aurais accepté dans tous les cas.
- Tu n'étais pas obligé de te mettre de son côté non plus ! »
Killer se contenta d'hausser les épaules face au comportement de son capitaine. Ce n'était pas comme s'il avait l'habitude, maintenant.
Il s'apprêtait à quitter la pièce quand il se stoppa et se tourna de nouveau vers le roux.
« Ah, au fait Kid… Quand on sera face aux sœurs Hancock, évite de t'énerver d'accord ?
- Non mais tu me prends pour qui au juste ?!
Pendant ce temps-là, Scarlet contemplait de nouveau l'horizon, le cœur battant.
Attends-moi petite sœur, j'arrive !
« La lueur des flammes éclaire mes crocs qui manquent néanmoins leur cible. Je ne vis que dans l'espoir que ma gorge ne soit point déchiquetée avant que je ne vois cette étoile. »
Renji Abarai
Infos importantes :
1) Les prénoms des femmes Fenrir ont tous plus au moins un rapport avec la couleur rouge. La mère de Scarlet et de Poppy se nommait Madder (Garance), Scarlet signifie "Ecarlate" (comment ça, d'où le titre ?) et Poppy signifie "Coquelicot"
2) Le nom de Fenrir fait référence au loup de la mythologie Nordique, le fils du dieu Loki.
3) Boa Hancock avait seize ans lors de l'attaque de Marie-Joie, Scarlet seulement sept et Poppy, cinq
Voilà qui conclut ce chapitre. J'espère qu'il vous aura plût, même si je ne suis pas spécialement fière de la façon dont j'ai "décrite" l'attaque de Marie-Joie.
Anko : Arrête un peu de te dénigrer.
Mais.
Anko : Pas de mais !
Pardon m'dame u_u
Bon les retrouvailles d'Hancock et Scarlet sont pas encore faites, mais on croise les doigts pour que ça se passe bien pour elles !
(Et surtout pour que Kid gâche pas tout u_u)
Bref, à la prochaine !
Scarlet : En espérant que ce soit plus rapide que la dernière fois.
Gloups.
LaFaucheuse01
