Bonjour ! Me revoilà pour vous jouer un mauvais touur. Bon je sais que j'ai publié le premier chapitre hier mais j'ai eu tellement d'inspiration toute la journée qu'en rentrant de la fac je me suis jetée sur mon ordinateur pour vous écrire la suite. J'ai vu que des gens s'étaient abonnés à ma fanfic, ça me touche beaucoup que vous lisiez ce que j'écris. Merci beaucoup ^^
LightG : Merci beaucoup pour ta review ! Tu as l'honneur d'être la première à m'en faire une et en plus elle est adorable, je l'ai vue ce matin en me levant, tu as embelli ma journée ! (Mais nooon j'en fais pas des caisses) Contente que mon chapitre t'ai plu, n'hésite pas à me dire ce que tu penses de celui là !
Bonne lecture mes très chers Maraudeurs et Maraudeuses...
Durant tout le repas l'ambiance avait été à la fête, vu la tête que tiraient les Serpentards nous avions réussi notre coup. A présent, je tente simplement de m'en sortir face à la foule d'étudiants, curieux et un peu stupides, m'apostrophant pour comprendre le tour de passe-passe. La diversion les amis, la diversion. Néanmoins, je ne leur explique rien et passe mon chemin : il faut savoir entretenir le mystère voyons. Au moment où je passe la porte de la Grande Salle, quelqu'un hurle à m'en déchirer les tympans : "STRATFORD !". Ah. Zut. Nom d'un poil de licorne. J'ai oublié Sarah. Qui est Sarah ? Et bien je dirais que c'est une grande blonde actuellement tellement recouverte de soupe que je n'arrive pas à savoir si elle est verte de rage ou si c'est le liquide pâteux qui fait cet effet. Cette personne est une amie proche. Croyez le ou non, je suis amie avec une Serpentard. C'est cependant bien la seule. Durant mon monologue intérieur, Sarah s'est rapprochée de moi au point que je vois ses grands yeux verts lancer des éclairs. "Explique moi voir quelque chose, Stratford, à quoi notre amitié sert-elle si ce n'est pas à ce que tu m'épargnes lors de coups comme ceux-là ? Non mais regarde moi ! Je n'ai pas payé cette robe de sorcier quarante gallions pour que tu me la ruines avec de la soupe ! Stratford ! Tu m'écoutes quand je te parle ? Tu ne pouvais pas faire quelque chose ?". Je crois qu'elle essaie de me faire culpabiliser. En tout cas c'est raté parce que je suis seulement en train de réprimer un fou rire grandiose pour ne pas la vexer. Elle doit vous paraître tellement ... serpentarde à présent. C'est vrai qu'elle l'est sur certains aspects, mais c'est une amie en or et je vous assure que j'arrive à passer outre sa maison la plupart du temps. Mais pas maintenant. Je suis obligée d'en ajouter une couche : "Ah mais tu sais, j'avais demandé aux garçons de ne pas t'enlever ta serviette à toi, histoire que tu puisses t'essuyer au moins...". Ce n'est pas génial comme excuse (surtout que c'est un mensonge) mais au moins ce n'est plus moi sur qui elle va s'acharner. En effet elle est déjà en train de chercher les autres Maraudeurs des yeux et j'en profite pour m'éclipser furtivement vers mon prochain cours.
Attendez. Il me manque quelque chose.
Bon sang bien sur. Potter. Où est il passé celui-là encore ? Si je le laisse tout seul il ne viendra jamais en cours. Ah tiens, il a le dos tourné à quelques mètres de moi. J'attrape son col et hop nous voilà partis vers notre cours d'Histoire de la Magie. J'entend vaguement James grogner qu'un de ces jours je vais abîmer un de ses cols de robe de sorcier à force de tirer dessus. S'il me suivait de plein gré aussi, cela serait bien plus facile ! Arrivés dans la salle, James me chuchote en s'installant derrière moi "Merci Ambre-chérie de nous avoir sauvés tout à l'heure, j'avais bien dit qu'il fallait un plan B !"
"Non Jamesounet, c'est moi qui avait dit qu'il fallait un plan B, toi tu rêvais d'Evans quand je l'ai proposé..." répliquais-je exaspérée.
"Oui bon, toi ou moi c'est la même chose voyons" dit-il en grognant, encore.
Remus, Sirius et Peter arrivent enfin en classe, au moment même où le professeur commence son cours. Remus, mon partenaire préféré, se met à ma droite et étrangement, Sirius choisi la place à ma gauche. Je lui lance un regard interrogateur.
"Merci pour ce midi, t'es la meilleure de toutes les maraudeuses. Je te proposerais bien un rencard si je ne savais pas que tu préférais les Poufsouffles..." dit-il avec son sourire en coin insupportable.
"Sirius, en quelle langue as-tu besoin que je te le répète ? Ce n'est parce que je te trouve encore moins intéressant qu'Alex que c'est une généralité. Tu es juste un cas désespéré. Allez, va jouer ailleurs, les grands doivent suivre le cours." Et sans lui donner l'occasion de répliquer, je me tourne vers Remus qui semble avoir suivi l'échange avec grand intérêt.
"Ferme ta bouche, tu vas gober les mouches" lui adressais-je. Bon, je ne suis pas particulièrement fière de cette réplique mais je n'ai pas pu résister. Que voulez-vous, mes talents d'humoristes ne peuvent pas être toujours au taquet. JE RIGOLE. On se calme, vous n'avez toujours pas compris que ma vanité c'était du vent ? Développez votre humour bon sang faites quelque chose.
Le cours se passe sans grand évènement. C'est un cours d'histoire de la magie en fait. Aucun rebondissement, aucune palpitation, aucun scandale. Faudrait que les maraudeurs et moi y fassions quelque chose un jour. Le reste de l'après-midi semble d'ailleurs en suivre le modèle. Rapidement l'horloge annonce 19h50. C'est l'heure de me bouger si je ne veux pas qu'Alex croit que je lui ai posé un lapin. (Ce qui est littéralement arrivé à une des soupirantes de Sirius une fois : elle croyait avoir rendez-vous avec le beau brun alors imaginez sa tête lorsqu'est apparue au détour d'un couloir cette ravissante boule de poil ! Un très très très beau souvenir.) Lorsque j'arrive au septième étage, il n'y a pas un bruit. Je regarde ma montre : 19h59. Si à 20h02 il n'est pas là, je me casse. La patience et moi ne sommes pas très amies. Heureusement pour Alex, il finit par arriver dans les temps.
"Salut. Que veux-tu ?" Je ne suis pas là pour perdre mon temps. Je ne suis pas celle qui est censée être aimable plus que nécessaire.
"Déjà, je voulais te dire que je suis désolé pour ce que tu as vu l'année dernière. C'est elle qui m'avait sauté dessus ! Je n'ai rien pu faire !" S'exclame-t-il, un air de détresse sur le visage. Je ne bronche pas et lui fais signe de continuer. S'il croit m'avoir comme ça il se fout le doigt dans l'œil jusqu'au coude.
"Tu sais que depuis qu'on a rompu, je suis sorti avec pas mal de filles. Mais c'était pour essayer de t'oublier, tu me manques tellement Ambre, tu ne crois pas qu'on devrait recommencer ? Nous formions un si beau couple." C'est vrai qu'il n'a pas tort, un si beau couple, et puis peut-être que je dois lui laisser sa chance, c'est réellement un charmant garçon, si gentil et toujours prêt à aider son prochain, il est si intellig.. Attendez un instant, mais qu'est-ce que je raconte moi ? Comment autant d'âneries ont pu atterrir dans ma tête sans que je ne les en chasse immédiatement ? J'aperçois alors un mouvement furtif de sa main gauche. BON SANG. LE SALIGOT. Par les jupes de Merlin, il tente d'utiliser l'hypnose sur moi ! Alors là, foi de génie des coups en douce, ma vengeance va lui faire regretter de ne pas être né dans une famille de kangourous au fin fond de l'Australie. Hé mais c'est qu'il se rapproche de moi le bougre ! Il veut m'embrasser ? Ah alors là ça va mal se passer. Je tend ma baguette en toute discrétion et murmure "Bedonuce ramollum". Ce sort de mon invention, qu'à l'origine je réservais pour faire une bonne blague à un Serpentard aux cheveux gras, fait grossir votre ventre et ramollis votre graisse ce qui fait qu'au final vous vous retrouvez avec une bedaine ressemblant à du chewing-gum et qui touche presque le sol. Particulièrement écœurant, je vous l'accorde. Alex se met à hurler de tous les diables. S'il n'attire pas Rusard je veux bien manger mon livre de potion.
Alors que je me pensais enfin tranquille, deux silhouettes surgissent de la pénombre. Cliché vous dites ? Ce sont les amis de celui qui s'est transformé en beuglante à côté de moi. Flûte. Sans prévenir, sans faire d'humour ou de phrase sarcastique, celui de gauche me lance un Sectumsempra, sortilège inconnu à mon bataillon mais que, étrangement, je ne souhaite pas expérimenter. Je réagis au quart de tour et invoque un Protego à l'épreuve de leurs sortilèges ridicules. Je suis à présent dans une colère froide et sourde qui laisse ressortir mon petit côté serpentard qui avait d'ailleurs fait longuement hésiter le Choixpeau pour ma répartition. Je m'acharne sur eux, crache-limace, Benoduce ramollum... tout y passe. Lorsque j'ai enfin fini de jouer avec eux, je me penche à leurs oreilles et murmure "N'essayez pas de vous comporter comme des serpentards, vous n'en avez ni l'intelligence ni la cruauté suffisante. Vous n'êtes que de pauvres bambins qui ont voulu jouer aux grands en s'en prenant à une proie qui semblait faible. Vous pensiez peut-être que j'étais la seule fille dans le groupe des Maraudeurs parce que j'étais une pauvre chose à protéger ? Lourde et grossière erreur."
Un bruit derrière moi me fait sursauter. Remus, James, Peter et Sirius sont paniqués et essoufflés.
"Que s'est-il passé ?" s'exclame Sirius.
"Que leur as-tu fait ?" s'horrifie Peter.
"Tu vas bien ?" s'inquiète Remus.
"Tu veux qu'on leur en rajoute ?" propose James qui sait très bien qu'ils ont dû tenter quelque chose de pas très net contre moi pour se retrouver dans cet état là.
On a beau dire, je me moque souvent d'eux, mais ces quatre garçons sont adorables à s'inquiéter pour moi. Je ne sais pas ce que je ferais sans eux. Ah mince ils attendent toujours ma réponse.
"On a eu un léger différent. Rien de bien grave au final je crois." Je répond avec un grand sourire, mais je n'en mène pas large. Qui sait ce qu'il me serait arrivé, coincée dans un couloir isolé avec trois garçons complètement tarés essayant de m'hypnotiser ? J'ai beau chercher, aucune idée positive ne me vient à l'esprit.
Peter, un doigt sur la bouche, nous fait comprendre que Rusard et sa bestiole infâme sont dans le couloir dans lequel il vient de jeter un oeil. Foi de maraudeuse, ce n'est pas aujourd'hui qu'il nous attrapera ! Notre petit groupe se sépare en deux : Remus, James et Peter d'un côté, Sirius et moi de l'autre. C'est cet instant que Sirius choisit pour se payer un meuble en plein dans la tête. Non mais c'est pas vrai, à cause de lui, Miss Teigne nous a repérés, elle va prévenir le concierge. Notre boulet national et moi entamons donc une course effrénée vers le premier passage secret que nous trouverons. Au bout de quelques minutes, Sirius me tire le bras et m'entraîne dans une grande armoire qui se trouve sur notre gauche. N'avais-je pas spécifiquement demandé un passage secret ? Non parce que être coincée dans une armoire d'un mètre carré avec Sirius Black ce n'était pas dans mes plans pour la soirée. J'avais plutôt en tête de lire un énorme roman dans un bon bain tout en savourant la tablette de chocolat volée hier soir à Evans. Je chuchote plus ou moins discrètement (d'ailleurs plutôt moins que plus) à Sirius : "Tu les cumules ce soir. T'as un amour pour les armoires ou quoi ? D'abord tu fonces dans une et ensuite tu m'embarques dans une autre. Je me disais bien que ton attitude tombeur de ces dames cachait quelque chose. Un secret inavouable."
Il me fixe. Je crois que ce n'était pas si drôle que ça en fait. En même temps, (gardons cela entre nous voulez-vous, sinon vous risquez demain matin de vous réveiller avec, disons, les membres de votre corps ayant été malencontreusement changés de place), je crois qu'être collée à Sirius ne me fait pas un bon effet. Comme la grande majorité des filles de l'école (et une partie des garçons), j'ai un petit faible pour Sirius. Néanmoins, je suis lucide et je l'avoue. Pas comme ces filles qui se braquent et pensent qu'elles détestent le gars qui va, à la fin du livre, devenir l'amour de leur vie. Ne vous méprenez pas tout de même j'ai un "petit faible". Je ne suis pas amoureuse de Sirius. Je peux donc tranquillement me moquer de lui ad vitam eternam sans m'inquiéter de ce qu'il va penser de moi et s'il s'intéresse à moi ou pas. C'est génial, j'adore le concept.
Bref, revenons à ... Sirius. Oui bon d'accord on avait pas beaucoup digressé (pour une fois). Il me fixe toujours. Aurais-je lancé malencontreusement un Stupéfix ? Vérifions cela tout de suite. Je lui touche le nez pour voir s'il réagit.
"Je me doute bien que tu aies besoin de toucher mon beau visage pour voir si ma beauté est réelle. Veux tu que je t'embrasse pour te le prouver ?"
Hourra il est vivant. Voyez l'engouement dans ma phrase. Ce serait peut-être le moment de le stupéfixer ?
Je n'ai pas le temps d'approfondir mes réflexions que déjà le placard est ouvert par un binoclard que j'identifie comme mon meilleur ami.
"James que tu m'as manqué ! Ne me laisse plus jamais seule avec ce pervers ! C'est un dangereux psychopathe amoureux des armoires ! Je suis sure que toutes celles de Poudlard renferment les cadavres de ses victimes !"
Mon jumeau de cœur, me voyant d'humeur moqueuse, ne perd pas l'occasion de se moquer de Blackichou.
"Et bien alors Sirius ? J'en apprend tous les jours ! C'est tes groupies qui vont être triste en sachant que la place est prise dans ton petit coeur !"
Sirius s'éloigne en grognant que nous sommes des enfants inutiles et bons pour l'asile. Hé mais c'est ma réplique ça normalement !
James nous raconte comment Peter a réussi à emmener Rusard à l'autre bout du château et que c'est pourquoi il a pu venir nous chercher. Nous rentrons donc, joyeux, jusqu'à la Salle Commune de Gryffondor où nous retrouvons Peter et Remus.
