Salut ! Je vous dépose ce chapitre là et vous souhaite une bonne lecture, puisqu'il y a la sortie à Pré-au-Lard, c'est presque exclusivement du Remus/Ambre, mais j'ai adoré l'écrire ! N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez. Personnellement, je trouve que Ambre est trop calme ces derniers temps et ne fait plus assez de blagues, bon vous me direz avec tout ce qui lui arrive elle n'a plus vraiment le temps mais bon, je vais essayer de remédier à ce problème. A moins que ce soit mieux comme ça ? En tout cas, les chapitres ne sont pas écrits à l'avance donc s'il y a une scène que vous désirez voir, demandez moi !

Amelga : Ravie que ça t'ai plu ! En tout cas si tu aimes bien la relation Mumus/Ambre, tu vas être servie dans ce chapitre : c'est presque exclusivement que ça ! Pour le petit côté protecteur des Maraudeurs, c'est aussi un point que je trouve important parce que c'est la seule fille et donc ça mène forcément à des réactions comme ça (je passe mon temps à traîner avec des garçons donc je connais mdr) et je suis contente que tu apprécies ça du coup ! Bisous bonne lecture et merci beaucoup pour ta review !

Cognards : Merci pour ta review et je suis contente que mon histoire te plaise. Alors effectivement il y a bien une ellipse d'un mois à la fin du chapitre trois, mais c'est d'un mois seulement puisque les trois premiers chapitres se passent fin mars tandis qu'à partir du quatre on se retrouve en avril. En espérant avoir répondu à ta question, bonne lecture !

Vous voyez ces filles ridicules qui paniquent à propos de vêtements comme si c'était la chose la plus importante du monde ? Personnellement, je les méprise assez je dois dire. C'est pourquoi en ce début d'après-midi, en ouvrant ma penderie, je me suis rendue compte que, pour la première fois de ma vie, je leur ressemblais. Et oui, aujourd'hui c'est le jour où je vais à Pré-au-Lard avec Remus et je suis en total panique devant mon armoire. Que suis-je censée porter ? Une robe ? Je n'en met quasiment jamais, je préfère les jeans, je n'en ai donc que trois dont deux sont le même modèle en deux couleurs différentes. Je regarde l'heure : 13h15. J'ai rendez vous devant la Grande Salle à 13h45. Ca va, j'ai encore le temps.

A 13h40 je suis enfin prête et me regarde devant le miroir avant de partir : j'ai choisi ma robe bordeaux qui m'arrive au genou et des bottines noires. Je suis légèrement maquillée, comme d'habitude, et mes cheveux rouges (oui, oui, rouges. J'ai fait cette couleur pour un défi avec James une fois et au final j'ai tellement aimé que je l'ai gardée) naturellement ondulés sont relâchés et m'arrivent en dessous des épaules. Je suis prête et pas trop moche. Je jette un dernier coup d'œil à ma veste en cuir et mon jean posés sur mon lit. Ils vont me manquer ces deux là, je ne les quitte quasiment jamais pendant les week-ends d'habitude.

Alors que je descend dans la salle commune, Peter et Sirius se retournent vers moi. Sirius m'interpelle :

"Et bien, tu t'es fais belle pour Remus ? En tout cas t'es super sexy Stratford. Si j'avais su..." dit-il, un sourire en coin. Cela me met tellement mal à l'aise que je meurs d'envie de remonter pour me changer. Après on se demande à cause de quoi je porte des jeans dès que je le peux. Néanmoins, ce ne sont pas des commentaires machos ridicules qui vont me faire perdre ma répartie :

"Sirius, tu n'es qu'un porc, et si je ne savais pas que tu blaguais, je t'aurais déjà démonté ta belle gueule d'imbécile, c'est clair ?"

Peter quand à lui, s'adresse à moi timidement : "Tu es très jolie, Ambre."

Après l'avoir remercié, je descend vers la Grande Salle. Sur mon chemin, je croise quelques personnes dont plusieurs me regardent, surprises. Oui bon, on a compris, vous ne m'avez jamais vue en robe. Pas la peine de me regarder comme si j'étais un troll ayant débarqué dans les toilettes des filles ! Çà m'apprendra, la prochaine fois je reste en jean.

En arrivant, je vois Remus qui me tourne le dos. Je m'avance à pas de loup et chuchote "Bouh !" tout près de son oreille. Vous avez peut-être l'impression que je suis une gamine, mais ce genre de blague m'amuse toujours. Ce que je n'avais pas prévu en revanche, c'est qu'il se retourne tellement vivement que j'en tombe à la renverse. Heureusement, en gentil petit loup-garou, il me retient avant que je n'ai touché le sol. Tellement cliché vous vous dites ? Et bien normalement, c'est ce que je me serais dit aussi, mais quand je me retrouve collée à lui et qu'il me dit, à quelques centimètres à peine de moi, "Bonjour", je vous assure que je suis bien loin de mes vannes habituelles. Il me relâche et m'observe, et sous son regard je me sens terriblement mal à l'aise. Soudain il lâche tout naturellement :

"Tu es splendide en robe, tu devrais en mettre plus souvent."

Les gens, j'ai entendu splendide, il paraît que je suis splendide. Bien sûr que je suis splendide voyons ! Même aux WC je le suis, j'ai une classe naturelle inébranlable. Je crois que Sirius et James commencent sérieusement à déteindre sur moi, ça devient inquiétant. Enfin bref, revenons à nos affaires.

Nous partons en direction de Pré-au-Lard. Sur le chemin nous discutons de tout et de rien, il me confie qu'il est inquiet pour la pleine lune qui approche bientôt et je lui fais remarquer que c'est à chaque fois le cas mais qu'il n'y a jamais eu d'incident. Nous abordons tous les sujets : James et sa passion pour Lily, les Aspics, mon amitié avec Sarah la serpentarde. A propos de cette dernière, il me surprend lorsque je lui en parle puisqu'en plein milieu de notre conversation il me dit :

"Elle a l'air gentille."

HA HA HA

Alors, alors, mon petit gars. Sarah est belle. Sarah est loyale. Sarah est intelligente. Sarah est vicieuse. Mais Sarah est loin d'être gentille. Lorsque je lui explique cela, il se met à rire et je me surprend à le regarder. Il est beau quand il rit. On dirait qu'il a laissé son masque de calme et gentil premier de la classe pour être vraiment lui. Je suis heureuse qu'il s'autorise à le faire en ma présence. Il surprend alors mon regard et me sourit. Je sens alors sa main venir serrer la mienne, et c'est ainsi que nous arrivons au petit village sorcier.

Nous passons d'abord à Scribenpenne puisque nous avons tous deux besoin de nouvelles plumes et de parchemin. Après les avoir rétrécis, nous glissons nos achats dans nos poches. La prochaine destination est bien sûr Zonko, le magasin de farces et attrapes magiques. Nous flânons dans les rayons, Remus me fait peur au détour d'une étagère et nous rions aux éclats alors que certains clients nous lancent des regards mauvais, agacés par tout le bruit que nous faisons. Chacun de nous refait son stock de bombabouses et, au moment de sortir, j'essaie d'en jeter une sur Remus. Mais ce dernier se décale au dernier moment et celle-ci atterrit quelques mètres derrière lui. Comprenant ce que je viens de faire, il se met à me pourchasser à travers Pré-au-Lard et, lorsqu'il m'attrape, se met à tellement me chatouiller que j'en ai du mal à respirer.

"Arrête ... Remus ... S.. s 'il.. te plaît" je réussis à articuler entre deux éclats de rire.

Je passe une après-midi merveilleuse et elle ne fait que s'améliorer lorsque, à 16h30, Remus propose d'aller au salon de thé de Mme. Piedoddu. Je suis surprise qu'il ne veuille pas aller aux Trois Balais et lorsque je le lui dis, il m'explique :

"C'est bien plus calme et puis on ne risque pas de croiser quelqu'un qui nous fasse des remarques stupides ou qui squatte avec nous." Et par quelqu'un il entend bien sûr un des trois autres Maraudeurs. Excellente idée.

En arrivant et nous installant à une des tables près de la vitrine, Remus commande un café au lait et moi un thé noir aux fruits rouges. Il prend ma main par dessus la table et, de l'extérieur, on doit avoir l'air d'un parfait petit couple. Je crois que cela ne me dérangerait pas.

Le reste de l'après-midi nous le passons là et, à part à un moment où un brusque coup de soleil nous a désagréablement éblouis pendant quelques instants, nous passons un moment merveilleux. Cela va vous paraître cliché au possible, mais je n'ai pas réussi à m'arrêter de sourire et cela m'a vraiment fait du bien. Vers 18h30 nous nous décidons enfin à partir et à retourner au château. Il me tient toujours la main, et j'ai l'impression qu'elles ne se sont pas décollées de toute l'après-midi. Moi qui ai d'habitude du mal avec les démonstrations d'affection, celle-ci qui est assez discrète ne me dérange pas. Alors que j'allais passer la porte qui nous ferait entrer à l'intérieur de Poudlard, Remus me retient et nous emmène un peu à l'écart du chemin.

"Je sais que tu n'aimes pas ce qui est gnan gnan, Ambre, mais j'ai vraiment besoin de te dire ça. Donc ne m'interromps pas s'il te plaît." Tiens, il me connaît particulièrement bien lui. "Tu sais qu'avec ma condition de ... lycanthrope, j'ai toujours pensé que je ne pouvais m'autoriser à imposer cela à personne. Mais je suis tombé amoureux de toi. Il y a de cela deux ans."

Attendez trois petites secondes. Deux ans ? Comme dans deux fois 365 jours ? Qui, que, quoi ? Nom d'une cacahuète qu'est ce que c'est que cette affaire encore ? Par le caleçon de Merlin comment ai-je fait pour ne pas m'en rendre compte ?

"Je t'ai fait promettre de ne pas m'interrompre donc attend s'il te plaît." continue-t-il, un air incertain gravé sur le visage, "Toi, tu es déjà au courant du fait que je suis un loup-garou, je ne t'impose donc rien du tout. J'ai passé une après-midi merveilleuse avec toi et je voulais que tu saches à quel point j'en ai été heureux et que rien que cela me suffirait même si tu voulais faire marche arrière et qu'on oublie tout."

J'avoue que j'aimerais beaucoup faire une blague. Parce que, le problème ce n'est pas que je n'aime pas tout ce qui est gnan gnan, comme je le clame partout bien haut et fort, c'est surtout que ça me met particulièrement mal à l'aise. Mais là, Remus semble vouloir attendre une réponse, et la seule que je trouve adaptée et qui reflète ce que je ressens, c'est de poser mes lèvres sur les siennes, si douces. Après s'être embrassés quelques secondes, Remus s'écarte, sourit et chuchote "Si tu crois que je vais te laisser partir après ça..." et il me réembrasse sur le champ.

Est-ce que cela veut dire que je suis en couple avec Remus Lupin ? Bon sang de bois, ses groupies vont me haïr. En fait ça va être marrant ça, par contre l'annoncer aux autres Maraudeurs risque d'être plus compliqué. Je me reconcentre sur notre baiser et arrête de me poser des questions. C'est tellement agréable, il m'embrasse comme si j'étais la seule personne qu'il ait jamais aimée, cela me fait me sentir tellement unique.

Nous passons encore quelques temps devant le château, puis décidons d'un commun accord de rentrer, Remus me prend la main mais, en arrivant devant le portrait de la Grosse Dame, je m'arrête net.

"Qu'y a t'il, tu as oublié quelque chose ?" S'inquiète celui que je peux désormais considérer comme mon petit ami.

"Non, mais que dit-on aux autres ?"

"Ah", il l'air bien embêté, "On peut garder ça pour nous deux quelques jours si tu veux ?"

Et c'est ainsi qu'il me lâche la main, m'embrasse une dernière fois et que nous rentrons dans la salle commune où James raconte à qui veut l'entendre qu'Evans s'est assise à côté de lui lorsqu'ils étaient aux Trois Balais. Grandiose. Lorsqu'il nous voit arriver Sirius nous demande comment s'est passé notre après-midi, nous répondons chacun évasivement et je réussi à changer de conversation très facilement en demandant à James :

"Je n'ai pas tout entendu pour ton histoire avec Evans, tu peux recommencer s'il te plaît ?"

Sirius me lance un regard horrifié, je me doute bien que cela fait au moins dix fois que James lui répète leur après-midi alors qu'il était là lui même. Je lui lance un petit sourire narquois et me rapproche discrètement de Remus à côté de qui je suis assise.

Après que mon Jamesounet à lunettes ait répété encore deux ou trois fois son histoire, je monte me coucher, je suis épuisée. Je dis au revoir aux garçons et leur fait à chacun un bisou sur la joue tout en en faisant un petit peu plus long à Remus. En arrivant dans mon dortoir, je m'étale sur mon lit avec la grâce d'un hippopotame congelé et m'endors après m'être changé très rapidement et sans m'être démaquillée.

Le lendemain je n'ai aucun mal à me réveiller par contre. Je suis d'une humeur joyeuse. Le premier à dire "Effet Remus" je le stupéfixe. C'est un secret bordel de fesse ! Chut ! Je retrouve donc avec plaisir mon jean et ma veste en cuir (à laquelle j'ai fait un bisou, elle m'avait beaucoup trop manqué) et descend dans notre salle commune. Seul mon nouveau petit ami est présent, je me précipite donc sur lui et l'embrasse. Soudain, j'entend un petit "Oh".

Je me retourne et vois Peter en bas des escaliers du dortoir des garçons, choqué comme s'il avait vu Mcgonagall en soutient gorge. C'est à moi de prendre les choses en main.

"Peter, Peter, Peter. Je vais gentiment te demander de te taire et de ne répéter ce que tu as vu à personne. Sinon, tu vas étrangement lier amitié avec le calmar du lac et ce ne sera pas lui qui viendra à ta rencontre. Suis-je bien claire ?"

Peter hoche la tête, fait demi-tour et se dirige en courant vers sa chambre.

"Tu n'as pas été très gentille avec lui." remarque Remus.

"C'est bon, je ne l'ai pas traumatisé non plus, c'est un ami."

Une demi-heure plus tard, Sirius, James, Remus et moi attendons toujours que Peter sorte de sa chambre.

"Mais enfin qu'est-ce qu'il lui arrive ? Il était prêt avant nous pourtant !" s'étonne James.

Je reçois cinq sur cinq le regard accusateur de Remus. C'est donc moi qui me dévoue pour aller le chercher. James jète son sort sur les escaliers pour que je puisse accéder à leur dortoir et je toque à la porte.

"Peter, viens, je suis désolée de t'avoir fait peur. Promis je ne t'enverrais pas chez le calmar."

Peter semble calmé et accepte mollement de me suivre.

C'est ainsi que, tous les cinq nous arrivons dans la Grande Salle. Où, bizarrement, j'ai l'impression que tous les regards sont braqués sur nous. Bon, nous avons tous l'habitude d'avoir les groupies des mecs en train de les mater à toute heure de la journée, mais là c'est carrément toute la salle qui nous observe. Et plus particulièrement moi. Bordel que s'est-il encore passé ?

Un deuxième année, plongé dans son journal, me fonce dedans. Il me regarde, regarde son journal, me reregarde et ouvre grand les yeux. Par le shampoing du crâne chauve de Merlin expliquez moi ce qu'il se passe ! J'arrache donc son journal au petit et commence à observer la première page. C'est le journal de Poudlard. Et en gros titre on peut lire "Les histoires de cœur des Maraudeurs." avec une énooorme photo de Remus et moi, nous tenant la main et souriant comme des imbéciles au salon de thé de Mme. Piedoddu. Le coup de soleil qui nous avait éblouis ! C'était le flash d'un appareil photo ! Je me mets alors à gronder en mettant en boule le torchon que je viens de lire :

" Je vais la tuer, l'ébouillanter, lui arrache ses tripes et la pendre avec, invoquer des corbeaux pour qu'ils lui dévorent les yeux, la noyer dans la graisse des cheveux de Rogue, lui arracher les doigts un par un et les lui faire manger ..."

"Mais de qui tu parles ?" m'interrompt Remus, inquiet, qui n'a pas encore vu le journal.

"RITA SKEETER" je crie en lui tendant la boule de papier qu'il tente de déplier.