Je me suis remise à l'écriture de cette fanfiction ! Pour combien de temps ? Aucune idée mais voici un nouveau chapitre sorti tout droit de mon chapeau !
En route pour ma huitième année à Poudlard. On pourrait croire que parce que nous sommes en huitième année, un traitement de faveur nous serait accordé par Dumbledore. Que par exemple nous éviterions de prendre le Poudlard Express comme tous les autres. Et bien non. C'est ce qu'on pourrait appeler une arnaque de premier ordre selon moi. En plus y a une ambiance très étrange avec Remus. Quel enfer. J'aurais préféré rester chez moi sous ma couette. Je sais qu'il m'aime toujours et les regards qu'il me lance quand il croit que je ne regarde pas en sont la preuve.
Le seul point positif de cette année ? Je partage une chambre avec mes imbéciles préférés… est-ce vraiment un point positif en fait ?
Après avoir dit au revoir à nos parents sur le quai, nous montons presque les premiers dans le train pour pouvoir nous réserver un compartiment. Une fois que Sirius, Remus, James, Lily, Peter et moi sommes installés et que le train part, je sors pour tenter de trouver Sarah. Je ne l'ai pas vue depuis mon anniversaire et elle me manque. Je la croise après avoir traversé trois wagons. Dès qu'elle me voit elle me propose de m'installer à côté d'elle.
« Alors ? Comment vas-tu ? J'ai reçu ta lettre concernant ta rupture avec Remus. Quel crétin ! Je te propose de lui jouer une blague façon Serpentard, c'est à toi de choisir quel membre il perdra : un bras, une jam… »
Mais je l'interromps : « Je n'ai pas vraiment envie d'en parler si tu veux bien. Je préférerais qu'on parle de l'année qui va arriver. Pas trop déçue de devoir continuer l'école un an de plus ? »
« Ah mais pas du tout ! En tant que huitièmes années, on a le choix de prendre un appartement à Pré-au-Lard si l'on souhaite ! J'ai supplié mes parents tout l'été et devine quoi ? Ils ont accepté ! Les vieux dortoirs puants de cette école puante ne seront qu'un vieux souvenir pour moi cette année, ça va être formidable ! »
Je trouve qu'elle y va un peu fort avec Poudlard. En effet, le bâtiment n'est pas de première jeunesse mais moi je m'y sens bien.
Nous continuons à discuter pendant une bonne trentaine de minutes puis je décide de retourner voir ce que fabriquent mes idiots d'amis. Sur le chemin du retour, alors que j'observe le paysage défiler tout en me dirigeant vers mon wagon, je tombe nez à nez avec Sirius qui a l'air à la fois très stressé mais aussi ravi de me voir.
« Ah Ambre ! Justement je te cherchais ! Viens, on va se trouver un endroit tranquille pour discuter ! »
Je n'ai pas le temps de faire de réflexion sur le fait qu'il n'avait pas tellement l'air de me chercher qu'à cet instant précis tout le Poudlard Express entend Lily Evans crier de sa voix la plus forte et la plus en colère « SIRIUS BLAAAAACK ». Je me disais bien que, Sirius heureux de me voir et qui ne blague pas, ça n'existe pas.
Sirius me fait un grand sourire et m'entraîne, sans que j'aie mon mot à dire, vers le fond du train. Il ouvre une grande armoire et m'y jette dedans, toujours sans me demander mon avis, puis m'y rejoins. Sa passion pour les armoires n'est donc toujours pas passée…
« Mais enfin Sirius qu'est-ce que tu fabriques ? Qu'as-tu encore fait à Evans ? Tu sais que James va vouloir la venger et que tu vas te retrouver à devoir les éviter tous les deux ? Ce n'est pas très malin… »
« Je n'ai rien fait ! Enfin pas vraiment ! Je m'entraînais juste à faire grossir des objets avec la magie et elle est arrivée devant moi alors que je ne l'avais pas vue et … et … son nez a triplé de volume tout seul ! Vu comme elle était en colère, je n'avais pas d'autre choix que de m'enfuir ! »
J'accepte donc, de bonne grâce, de rester cachée avec lui pour, je cite, « ne pas trahir sa position ». C'est impressionnant comme ces garçons arrivent à atteindre mon côté bonne poire. Alors qu'il me prend dans ses bras pour me remercier, je m'effondre en larmes à ce contact. Entre deux sanglots et en voyant son air surpris, je tente de lui expliquer :
« Je suis épuisée, depuis que Remus m'a quittée je me sens mal, j'ai mal au cœur et c'était lui qui me faisait des câlins quand ça n'allait pas. Donc là ça me fait du bien d'avoir un câlin. »
Enfin ça c'est ce que j'aimerais lui dire. Dans les faits, chaque mot est entouré de « snif », de reniflement et de pleurs, ce qui ne rend pas mon discours évident à comprendre. Sirius ne dit rien et me serre plus fort. Je finis par m'endormir dans ses bras.
Être endormie dans les bras de Sirius Black, même dans une armoire du Poudlard Express, c'est le rêve de plus d'une fille à Poudlard, sachez-le. (Ce que je ne comprends d'ailleurs pas du tout)
Lorsque nous arrivons enfin au terminus, mes larmes ont séché et mes yeux ont relativement dégonflé. Mon nez est toujours très rouge et ma tête ferait peur à un mort vivant, mais bon, une bonne partie des autres élèves a déjà peur de nos blagues alors je me dis qu'on n'est plus à ça près. Nous rejoignons donc les autres maraudeurs ainsi que Lily, dont le nez a retrouvé une taille tout à fait convenable mais qui lance des regards noirs à Sirius qui tente de se cacher derrière moi (je fais 15cm de moins que lui, je vous laisse imaginer la scène).
Une fois arrivés au château dans la salle de repas, nous nous asseyons à nos tables de maison pour écouter, comme tous les ans, le discours de Dumbledore. Ce type m'épate, je vous jure, à son âge avoir encore envie de supporter les imbécilités d'ados boutonneux ça tient forcément d'un caractère à toute épreuve. Bref, je me re-concentre sur mes amis qui sont en plein débat sur … des couleurs de caleçons ? Ah oui non en fait je ne vais pas rentrer là-dedans. Je préfère encore observer les premières années arriver en file indienne. Ils sont mignons, encore innocents. Ne vous inquiétez pas mes petits, vous serez bientôt les témoins d'une blague des maraudeurs. Tout le monde doit bien y passer un jour.
Soudain, Dumbledore se lève et commence à déclamer son grand discours. Tous les yeux sont fixés sur lui et je vois la baguette de James s'agiter sous la table doucement. Je souris, notre blague de rentrée annuelle est sur le point de commencer. Tout à coup, j'entends notre bien aimé chef d'établissement parler des huitièmes années. Soudain intéressée par son discours je pose ma main sur le bras de James en lui signifiant qu'il faut qu'il s'arrête. Il me regarde surpris mais comprend lorsque Dumbledore développe :
« En tant que huitièmes années, vous êtes tous majeurs. Ainsi, vous avez l'autorisation de prendre des chambres mixtes. Nous avons aménagé une partie dans chaque dortoir spécialement pour vous. Je sais bien que certain d'entre vous ont pris une chambre dans un village voisin, c'est pourquoi je vous demande, si vous souhaitez être hébergés ici, d'aller, dès la fin de ce repas, vous signaler auprès de vos directeurs et directrices de maison. C'est maintenant aux premières années de se voir attribuer une maison. »
Bon rien d'essentiel, il va juste falloir aller faire les yeux doux à McGonagall. Je fais signe à James de continuer et j'interpelle Nick Quasi-sans-tête. Lorsque je lui explique notre plan je vois ses yeux briller, je crois qu'il apprécie autant que nous une bonne blague. Il s'approche donc doucement d'une jeune Serpentard sans qu'elle le voie et… détache sa tête brusquement devant elle. Elle pousse un cri aigu qui attire les regards de toute l'assemblée. C'est à ce moment que James finit sa formule et que des oreilles d'âne poussent sur tous les serpentards. Les premières années ouvrent de grands yeux surpris tandis que je vois Mme McGonnagall et notre bien aimé Dumbledore souffler tout en levant les yeux au ciel. Je crois qu'ils savent que nous sommes les coupables mais n'ont à nouveau pas moyen de le prouver car leurs regards étaient dirigés vers la jeune serpentarde qui a eu la peur de sa vie.
Quelques heures plus tard, une fois le grand banquet fini, nous nous dirigeons vers notre directrice de maison qui nous attend de pied ferme, l'œil noir.
« Ah vous voilà tous les cinq. Êtes vous fiers de votre petite démonstration ? »
James s'apprête à lui confirmer que oui nous sommes très fiers mais je lui mets la main sur la bouche en lui faisant les gros yeux. Cet imbécile a failli nous griller !
« Mais enfin madame », lui répond Sirius avec un grand sourire, « Il est vrai que cette blague sur les Serpentards était fabuleusement bien exécutée et que les personnes qui l'ont mise en place doivent être de véritables maîtres dans leur domaine, mais je suis choqué que vous puissiez nous accuser de la sorte ! Madame vous savez bien que nous restons toujours dans le droit chemin ! »
Je vois notre vieille directrice de maison s'apprêter à dire quelque chose, puis renoncer.
« Je suppose que vous êtes là pour que je vous procure une chambre pour vous cinq ? » demande-t-elle d'un ton las.
Remus, voyant que nous allons juste réussir à énerver notre directrice, prend le relais :
« Oui madame, si cela est bien sûr possible. Nous vous remercions d'avance bien évidemment. »
« Et vous êtes sure, Mlle Stratford, que vous souhaitez vous installer avec ces… cinq énergumènes ? ». Je hoche la tête en riant. Je vois bien que la vieille Minerva n'a qu'un souhait : qu'on dégage au plus vite. Elle nous balance vite fait le numéro de la chambre : « 107 » et se tourne déjà vers d'autres élèves, espérant que l'on disparaisse au plus vite de son champ de vision. Ce que nous faisons avec empressement.
Je sais bien qu'elle nous adore, au fond, quand on creuse un peu (beaucoup).
En arrivant dans la chambre, nous constatons que les lits sont placés en rangée. Remus prend le plus près de la porte, puis Peter prend le suivant. Sirius s'installe sur le suivant en s'exclamant : « Evans tu peux venir dormir avec moi si tu veux, on fera la fiesta toutes les nuits ». Je lève les yeux au ciel et vais m'installer sur le lit le plus au fond tandis que James s'installe entre Sirius et moi. Je suis ainsi installée le plus loin possible de Remus, ce qui me ravit.
Je suis la première à avoir fini de déballer mes affaires puisque les quatre autres pignoufs se sont lancés dans une guerre des oreillers que James et Peter sont d'ailleurs en train de perdre. Je n'ai toujours pas eu une conversation normale avec Remus depuis notre séparation. J'espère vraiment que nous aurons à nouveau des conversations normales à l'avenir. Malgré mes sentiments pour lui, j'ai besoin de lui comme ami. En attendant, je laisse les quatre clowns continuer leur destruction de coussins et de neurones et me dirige vers la salle commune de notre maison.
En y arrivant, je découvre un première année assis seul sur un des canapés avec un air terrorisé sur le visage.
« Tout va bien ? »
« Mes parents me manquent » me répond-il et après une hésitation il continue : « et je ne connais personne ici… je ne suis pas très doué pour me faire des amis »
« Ne t'inquiètes pas, tu vas te faire des amis bien assez vite ! Ne sois pas trop pressé : moi j'ai pris les premiers amis que j'ai trouvé et je me retrouve avec ces guignols collés aux basques depuis. Huit ans que ça dure, pire que si on leur avait lancé un maléfice du pot de colle. »
Il rit puis me répond : « Oui mais si ça se trouve je ne me ferai jamais d'amis, tu n'en sais rien. Regarde ils sont déjà tous en train de rire ensemble et moi je suis là tout seul. »
« Tu n'es pas tout seul ! Je suis là moi ! On peut dire qu'on est amis si tu veux. Par contre je n'ai qu'une condition ! »
« Ah oui ? Laquelle ? » demande-t-il curieux.
« Connaître ton nom évidemment ! Moi c'est Ambre, je suis en huitième année donc je connais à peu près tous les recoins de ce château. Donc si tu as besoin d'aide je suis la personne qu'il te faut. »
« Merci beaucoup Ambre, moi c'est Noah. »
Lorsque j'aperçois que ses yeux sont en train de cligner, je regarde l'heure. Il est déjà tard je lui propose donc qu'il aille se coucher et je lui promets qu'on se reverra demain. Après lui avoir dit bonne nuit, je me dirige vers ma chambre où je retrouve les garçons avant de me coucher.
