Disclaimer: Cette histoire utilise des personnages appartenant à JK Rowling et n'est pas utilisée à des fins commerciales. Elle a été écrite par RobSt en anglais, je ne suis que le traducteur (avec la permission de l'auteur)

Chapitre 2 : Orgueil et préjugés

Hermione Granger était différente, elle l'avait toujours su. C'était difficile de le nier, surtout lorsque les enfants avec lesquels elle allait en cours lui faisaient remarquer à leur façon qu'elle était seule tous les jours. Avoir des cheveux vraiment touffus et des dents de devant plutôt grandes faisaient d'elle une proie facile pour la plupart de ses antagonistes et être première dans chaque matière n'arrangeait pas vraiment la situation. Son manque perpétuel d'amis avait conduit Hermione à chercher la fuite dans les livres, elle en avait toujours un dans la main, ce qui là non plus n'arrangeait pas les choses. Elle avait entendu des centaines de fois des termes comme rat de bibliothèque aux cheveux touffus, aux dents de lapin, etc. Ces mots ne signifiaient plus grand chose pour elle maintenant.

Puis, un an plus tôt, un événement était survenu et expliquait pourquoi elle était différente. Hermione Granger était une sorcière. Alors que sa mère et son père avaient eu du mal à être convaincus, Hermione, elle, sut au plus profond d'elle même que c'était vrai lorsque le professeur McGonagall le lui annonça. Les derniers mois avaient été parmi les plus heureux de sa vie. Les écoliers n'avaient plus le pouvoir de la blesser, elle était différente et partirait bientôt pour une école spéciale où les choses seraient tellement différentes.

C'en était donc fini de la Hermione Granger mise à l'écart, elle serait dans un endroit où tous seraient comme elle, ce serait un endroit où elle pourrait enfin avoir des amis. Il s'agissait désormais de son bouclier et de son armure contre les insultes qu'elle essuyait quotidiennement. C'était peut-être un peu compréhensible que la jeune sorcière était au bord des larmes alors que ses rêves commençaient à lui sembler fantaisistes et elle n'était même pas dans ce maudit train pour l'instant.

Le jour avait si bien commencé, quand elle réalisa qu'elle était bien préparée pour commencer sa nouvelle aventure. S'en suivit un petit-déjeuner pendant lequel elle n'arrivait pas à s'arrêter de parler, puis ils furent en voiture direction Kings Cross. Il avait été difficile de dire au revoir à ses parents devant la barrière mais une nouvelle vie l'attendait et elle était préparée à courir à travers un mur de briques pour y parvenir. C'est ce que Hermione fit, puis les choses commencèrent à se dégrader.

Sur la plateforme 9 ¾, ce ne fut pas le Poudlard Express Rouge écarlate qui attira son attention, mais le groupe de quatre sorcières, déjà dans leurs robes vertes de Poudlard qui attirèrent Hermione, comme un insecte l'est par une flamme. Malheureusement, à l'instar de l'insecte, elle fut brulée. Se décidant à se présenter, Hermione ne reçut que des regards dégoutés et moqueurs – ce n'était pas supposé se passer comme ça. Fortement découragée, elle découvrit ensuite un autre problème.

Sa valise pleine de nouveaux livres que son père avait facilement placé sur le chariot était désormais bien trop lourde pour que Hermione puisse la soulever toute seule. Alors qu'elle titubait avec sa valise, des rires moqueurs fusèrent autour d'elle.

Mais une gentille voix coupa sa frustration et son désespoir montant : « Puis-je vous aider Mlle ? »

Hermione leva la tête et eut du mal à croire que la personne devant elle était réelle, et en plus qu'elle lui parle. Si Fitzwilliam Darcy et Elizabeth Bennet avaient eu un fils, ce serait bien lui. Il était juste devant Hermione Granger et lui proposait son aide. Le garçon était même habillé comme s'il sortait du livre Orgueil et Préjudices, le livre préféré d'Hermione.

Sa redingote avait un revers en soie, elle était également plus large au niveau des épaules pour s'adapter aux vêtements qu'il portait. Le fait qu'elle soit bien ajustée lui donnait un effet que la jeune sorcière appréciait. La lavallière nouée à la cravate, avec une épingle à cravate en diamant achevaient ce style très saillant. Ses cheveux noirs ondulés reposaient sur ses épaules et laissaient apparaitre un visage qu'Hermione considérait comme charmant, mais ce qui la faisaient fondre littéralement, c'étaient ses grands yeux vert émeraude. Si cela n'était pas considéré comme blasphématoire, Hermione aurait dit que ce garçon était bien trop beau pour rendre justice à Jane Austen.

Elle avait dû murmure une sorte de réponse à sa question puisqu'il sourit et porta sa valise jusqu'au compartiment. Avec ce sourire, Hermione sût que c'en était fini d'elle. Sa mère avait eu une discussion sur les garçons avant qu'elle ne parte pour Poudlard, mais la jeune sorcière n'avait jamais pensé que cela serait utile pour elle. Hermione n'avait jamais compris la dévotion de ses camarades de classe pour les derniers Boys Band. Elle avait pensé que son premier flash serait sur un charmant auteur ou même sur quelqu'un d'interdit comme un professeur. En l'espace de quelques secondes, le garçon devant elle avait brisé cette illusion en milliers de petits morceaux.

Il fallait qu'elle dise quelque chose, il ne pouvait pas partir en pensant qu'elle était une sorte de fille un peu folle, elle ne connaissait même pas son nom.

_ « Merci, c'était très gentil. Vous êtes le bienvenu à partager ce compartiment si vous le voulez ? »

Les mots étaient sortis de sa bouche avant Hermione ne réalise qu'elle allait encore une fois être blessée, lorsque son grand sourire la stupéfia.

_ « Merci beaucoup, j'apprécierai grandement. »

Ne croyant pas à sa chance, elle lui tendit sa main pour le saluer : « Je suis Hermione Granger… »

Le garçon ne secoua pas sa main. Il la prit entre ses doigts et très galamment, il la retourna et lui fit un doux baisemain. Il n'y a plus aucun doute, Hermione Granger était définitivement accro.

_ « Enchanté de faire votre connaissance Mlle Granger, mon nom est Harry Crow ».

Hermione avait commencé à bégayer alors que les mots sortaient de sa bouche : « Personne dans ma famille n'est sorcier, c'était une telle surprise lorsque j'ai reçu ma lettre. Bien sûr, j'étais si contente, je veux dire que j'ai entendu que c'était la meilleure Ecole de Sorcellerie, j'ai appris bien sûr tous les livres par cœur, j'espère juste que ce sera suffisant… »

Le rire qui jaillit de la gorge de Harry n'était pas du tout sarcastique, au contraire, il semblait amical. « Détends toi Hermione et respire de temps en temps. Nous avons un long voyage en train devant nous et plein de temps pour faire connaissance et devenir amis. »

Hermione ne pouvait pas croire ce qu'elle entendait. « Amis ? »

«Oh désolé si je me suis montré un peu présomptueux mais la principale raison pour laquelle je vais à Poudlard c'est pour me faire des amis.

« Moi aussi et j'aimerai beaucoup être ton amie ».

Puis ils s'installèrent tous les deux et commencèrent à parler, mais seulement de Poudlard mais de bien d'autres choses sur l'amitié.

Albus faisait les cent pas dans son bureau. Harry Potter était absent du monde magique depuis près de dix ans, aujourd'hui il y reviendrait. Les gobelins avaient gardé le garçon bien en secret mais ce soir il retournerait dans les griffes d'Albus Dumbledore. Il subsistait cependant toujours le doute de savoir quels dommages avaient résulté de l'éducation peu orthodoxe du garçon.

Albus prévoyait de retirer définitivement le garçon des griffes des gobelins et avait prévu un plan pour y arriver à la première opportunité. Ce soir, le garçon allait apprendre qui avait le véritable pouvoir dans le monde magique britannique et ce n'était certainement pas les gobelins.

Alors que le Poudlard Express s'éloignait de Londres, Harry essayait de s'assurer que sa nouvelle amie n'était pas en train de se moquer de lui « Alors, tes parents sont en sorte guérisseurs, mais ils ne guérissent que l'intérieur de la bouche de leurs patients ? »

Hermione reteint difficilement un rire devant l'air dubitatif de Harry. « Oui, c'est ce que font les dentistes. Je te propose un marché, tu peux me demander tout ce que tu veux sur les moldus, et puis-je faire la même chose pour les sang-purs ? »

« Je suis désolé, mais ce n'est pas possible, je ne suis pas un Sang-Pur Hermione. »

« Oh, Excuse moi, mais je pensais que la façon dont tu étais habillée était typiquement celle des Sangs-Purs ».

Harry regarda bizarrement sa nouvelle amie se demandant encore si elle blaguait. « Je suis supposé être habillé comme un moldu, tu me dis que ce n'est pas ça ? »

Cette fois-ci, Hermione ne put retenir son rire, jusqu'à ce qu'elle voit l'air désespéré de Harry. « Je suis désolé Harry, je pensais que tu faisais une blague. Les moldus portaient ce type de vêtements avant, mais pas pendant ce siècle ». Elle voulait plus d'informations mais ne voulait pas le fermer. Harry semblait vraiment agacé par sa révélation.

« C'est génial, au lieu de me fondre dans la masse je me fais immédiatement repérer en fait. Le tailleur a fait une copie exacte des styles se trouvant dans les livres moldus, comment ont-il pu se tromper ?

Hermione avait une petite idée sur la question, mais devait en être sûre. « Est-ce que ces livres sont dans l'Allée de Traverse ? » Harry hocha la tête, ce qui confirma ce qu'elle pensait : « Ma mère pensait que ce serait au moins un sujet qu'elle pourrait comprendre, donc elle a acheté quelques livres et elle a dit que c'étaient les livres les plus drôles qu'elle ait jamais lus. Toutes les informations y figurant dataient d'au moins un siècle et même certaines d'entre elles étaient fausses. Elle s'est dit que les auteurs n'avaient sans doute jamais rencontrés quelqu'un sans magie. »

« Bien, c'est juste génial. Le Directeur Ragnok m'a appelé « Vieux Corbeau » (Old Crow), il aurait sûrement mieux fait de m'appeler « Bertie Crochue » ». Il vit le regard interrogateur de Hermione avant de se rappeler qu'elle en savait bien moins qu'elle sur la communauté magique. Il était temps qu'elle sache ce dont il s'agissait.

« Les Bertie Crochues sont un type de bonbons qui ont tous un goût différent, ce qui me résume parfaitement. Ma maman était comme toi, une née de moldue tandis que mon père était un Sang-Pur. Ils ont tous deux donné leurs vies pour sauver la mienne quand j'étais un bébé. Je ne me rappelle de rien sur eux et maintenant mon père adoptif est un gobelin. Comme je le disais, le chef des gobelins m'a appelé Old Crow, dû à la manière dont je suis arrivé à Gringott. Mon père m'appelle Harry Crow, mais mon père et ma mère avaient appelé leur nouveau né Harry James Potter… » Il ne pu manquer le halètement venant d'Hermione lors de cette révélation.

« Donc tu peux imaginer que j'ai un pieds dans plusieurs camps différents mais je ne sais pas dans quel monde j'appartiens. J'avais espéré honoré ma mère en m'habillant comme ça aujourd'hui mais il semble que j'ai tout raté. »

Hermione n'eut pas le temps de réfléchir à ses actes, mais la seconde d'après elle avait traversé le compartiment et prit Harry dans ses mains. « Oh Harry, tu sais, je t'aiderai comme je le peux. »

Il était aussi raide qu'une planche, les gobelins ne faisant pas de câlins. Quand Hermione lui proposa de l'aider, Harry commença à se détendre et pensa que les gobelins avaient torts sur au moins une chose, c'était très agréable. Pour une raison quelconque, il avait confiance en cette fille, sa vraie première amie et commença à lui dire plus que ce qu'il n'avait prévu de le faire.

« Quand mes parents ont été assassiné, j'ai été jeté devant la maison de la sœur moldue de ma mère. Ils ne voulaient pas de moi, ils ont donc passé un marché avec Gringott disant que les gobelins devaient prendre soin de moi jusqu'à je prenne les responsabilités pour diriger la Maison Potter. J'ai été cet étrange héritage métis et bientôt, et bientôt je serai forcé de prendre une décision concernant mon futur. »

Hermione le tenait fort contre elle et pensait qu'elle pourrait facilement s'y habituer. Elle avait besoin d'aider son premier ami. « Jai lu des références sur Harry Potter dans les livres, toutes spéculant sur ce qui t'était arrivé après cet Halloween. Il semble que personne ne savait la vérité.

Cela arracha à sourire à Harry et il autorisa Hermione à arrêter son câlin avant que cela ne devienne embarrassant. Elle resta assise à côté de lui cependant.

« Tu aurais dû voir les sortes de livres sur Harry Potter qu'ils ont essayé de publier comme étant des histoires vraies de ma vie, ils auraient certainement distrait ta mère comme ceux sur l'histoire moldue. Mon père y a vite mis fin, rendant cela illégal pour quiconque de s'enrichir sur mon nom. »

Hermione avait un million d'autres questions sur Harry, mais ne voulait pas le braquer, elle espérait juste qu'il lui dise ses secrets un jour. Une chose en particulier lui traversa l'esprit et elle pensa que ce n'était pas une question majeure, elle demanda donc à Harry : « J'ai commencé à lire les journaux sorciers pour me préparer à Poudlard et ils ont parlé pendant des mois de l'arrivée du Garçon-Qui-a-survécu à Poudlard. Les esquisses de toi qu'ils ont publié ne te ressemblent pas du tout, ni cicatrice ni lunettes. »

« Apparemment j'avais une cicatrice en entrant à Gringott mais les guérisseurs s'en sont occupés. Comme pour les lunettes, je suppose qu'ils pensaient que puisque mon père les portait, j'en aurais. Les livres dont je te parlais avaient des esquisses similaires et même mon père s'est demandé comment ils se les ont procurés. Personne n'a jamais rien dit. »

Peu après, ils reçurent plusieurs visites de personnes cherchant à savoir s'ils avaient vu Harry Potter. La fièvre du Garçon-Qui-A-Survécu se répandait dans tout le train et tous voulaient le trouver le premier. Hermione remarqua que la personnalité d'Harry changeait dès que quelqu'un rentrait dans le compartiment, revenant à la normale dès qu'ils étaient de nouveau tous les deux. Elle ne voulait pas lui poser de question dessus et se mordilla plusieurs fois les lèvres pour s'empêcher de parler. Harry dut se rendre compte de quelque chose et lui répondit donc.

« Les gobelins disent avoir plusieurs visages, celui que le public voit, puis il y a leur vrai visage, réservé à leurs amis et familles. »

Harry lui sourit pour lui montrer qu'elle appartenait à cette catégorie maintenant. « Le dernier visage est la dernière chose que voient les ennemis avant de mourir. Ils sont peut-être des banquiers, mais les gobelins sont avant tout des guerriers. »

Hermione ne put pas retenir une autre question : « Comment c'était de grandir avec des gobelins ? »

Harry aimait bien parler de sa vie avec quelqu'un d'autre, chose habituellement rare pour lui. « J'ai grandi en fait comme un gobelin, même si je savais que j'étais différent. Le fait que les gobelins et les sorciers ne peuvent pas se supporter normalement n'arrangeait pas les choses. J'ai été impliqué dans beaucoup de bagarres quand j'étais plus jeune ». Hermione avait de nouveau un bras autour de lui, l'encourageant à parler comme jamais il ne l'avait fait avant. « Certains adultes se réjouissaient de cette situation, mais mon père est un puissant gobelin qui m'a adopté légalement comme son fils. Il y avait un couple de gobelins qui se sont vivement opposés, mais mon père a combattu deux fois jusqu'à la mort pour moi. »

Harry cherchait du réconfort dans les bras de son amie, il s'aperçut que maintenant qu'il avait commencé à parler de ça, il ne pouvait plus s'arrêter. Il n'avait jamais eu quelqu'un pour parler de sa vie comme ça avant.

« Si mon père avait été vaincu, je ne sais pas ce que je serai devenu. J'ai eu besoin de me débrouiller aussi vite que possible et mon père m'a fourni tout l'entraînement nécessaire. Etre différent m'a en fait aidé une fois. À l'époque j'avais six ans et j'été déjà plus grand que tous les enfants de ma classe. Maintenant je suis aussi plus grand que mon père, mais il peut toujours me botter les fesses quand nous faisons des duels. »

« Il à l'air d'être un homme formidable – pardon, un gobelin. »

Cet écart fit sourire Harry encore une fois, permettant à Harry d'arrêter à contrecoeur son câlin. « Je l'appelle juste père et je suis désolé de te raconter tout ça. Nous nous connaissons seulement depuis aujourd'hui et pourtant je sens que je peux te faire confiance, ne me demande pas pourquoi, je l'ignore.

Hermione comprenait la confiance qu'Harry plaçait en elle et décida de lui faire quelques révélations sur elle. « Je comprends ce que c'est être différent Harry, on s'est moqué de moi depuis mon premier jour d'école parce que j'étais différente. J'ai pensé que c'était juste parce que j'étais une sorcière, jusqu'à m'apercevoir aujourd'hui que je suis toujours différente. Ces sorcières avec lesquelles j'ai parlé ne veulent rien avoir à faire avec moi, j'aurais douze ans dans quelques semaines et tu es la première personne à vouloir être mon amie »

Harry venait de découvrir à quel point un câlin faisait du bien, il décida que son amie en avait elle aussi besoin.

Hermione ne pouvait pas croire qu'après avoir été désespérée pendant si longtemps, elle était maintenant dans les bras du garçon le plus célèbre de son nouveau monde. Cela commença par un crush sur lui, et maintenant le fait qu'il soit son meilleur ami rendait ce voyage encore plus magique. Elle essayait également d'appréhender ce qu'il avait dû endurer. Son père avait appelé plusieurs fois l'école primaire quand les brimades devenaient vraiment mauvaises, mais le père de Harry avait risqué sa vie deux fois pour protéger son fils adoptif. Hermione ne voulait pas pensait à ce qui pouvait arriver à ses parents, alors que Harry avait déjà perdu ses deux parents et savait que son père adoptif se battait à mort pour le garder en sécurité.

Hermione décida alors que sa nouvelle mission dans la vie serait d'être la meilleure amie possible pour Harry, le premier garçon à l'avoir pris dans ses bras. Ils discutèrent pendant des heures, devenant de plus en plus proches. Lorsqu'ils arrivèrent enfin à destination, les deux compères se retournèrent chacun leur tour pendant que l'un ou l'une enfilait son uniforme de Poudlard.

Harry prévint une dernière fois sa nouvelle amie : « Hermione, je m'attends à moitié à avoir des problèmes quand j'arriverai à Poudlard, peut-être que ce serait mieux si… »

Hermione ne le laissa pas finir sa phrase : « Non, Harry. Quoique tu aies à dire, il n'y a aucune chance que je redevienne comme avant de monter dans ce train. Tu es mon ami et c'est plus important que n'importe quelle école. »

Le grand sourire qu'il lui adressa après cette déclaration lui donna de drôles de frissons dans l'estomac. Harry lui offrit son bras alors qu'elle le prit en souriant à son tour.

« Pouvons-nous y aller Mlle Granger ? »

C'était leur première sortie officielle : « J'en serai ravie, Mr Crow. »

La gare de Pré-au-Lards méritait difficilement un tel nom, c'était juste une plateforme qui permettait aux gens de descendre ou de monter dans le train, c'est tout. Il semblait aussi que c'était au milieu de nulle part, avec quelques lampes dispersant à peine les ténèbres approchant à grand pas. Il était à prévoir que la température dans les Landes Ecossaises serait bien moins élevée qu'à Londres et les étudiants plus âgés serrèrent tous leurs robes contre leurs corps et montèrent rapidement dans les diligences.

Harry et Hermione voulurent les imiter mais ils furent arrêté par l'apparition d'une homme gigantesque et barbu tenant à la main une lanterne : « Premières années par ici ! »

Le géant fut bientôt entouré par tous les premières années. Il semblait chercher quelqu'un en particulier, mais vu son expression, il ne semblait pas le trouver. « Allez, suivez moi. Faites at'ention où vous m'chez ! Suivez moi ! »

Ils se mirent tous en marche, et Hermione murmura une question à Harry. « Ont-ils déjà entendu parler de la sécurité et de la santé ? »

Ils sentirent bientôt le sol changer quand ils approchèrent le bord d'une grande étendue d'eau noire, mais c'était le magnifique château qui semblait surgir des montagnes qui attirèrent leur attention. Le château était gigantesque et avait une multitude de tours et tourelles, toutes étincelant de lumières par les innombrables fenêtres de la façade. Poudlard semblait sortir tout droit d'un conte de fées.

Ce ne fut que lorsque le géant attira leur attention sur les petits bateaux sur le bord qu'Hermione pensa que c'étaient des coracles.

« Pas plus d'quatre par bateau ! »

Hermione aida Hermione à monter dans le bateau avant d'offrir son aide aux deux sœurs jumelles qui s'approchaient, espérant pouvoir monter aussi. Le géant avait apparemment un bateau pour lui tout seul. Il vérifia rapidement que tout le monde était assis avant d'ordonner aux bateaux d'avancer vers le château.

Parvati se présenta, puis sa sœur jumelle Padma Patil avant de leur parler pendant tout le chemin. Elle semblait avoir la fâcheuse habitude de poser des questions, puis d'y répondre aussitôt. Sa sœur était juste assise et silencieuse, semblant immunisée au comportement de sa jumelle.

« Dans quelle maison pensez-vous aller ? Cela m'est égal puisque nous sommes les premières de notre famille à aller dans une école magique britannique. Avez-vous déjà une idée ? J'ai entendu qu'il y avait une sorte de test, l'un des garçons prétendait que nous devions affronter un troll… »

Harry put voir qu'Hermione commençait à paniquer. Il ne pouvait pas bouger, donc il plaça une main sur son genou. « Mon père m'a dit qu'un ancien artefact magique décidera dans quelle maison nous irons. Pas de tests et sûrement pas de trolls. »

Parvati semblait très intéressée par le fait qu'Harry ait la main sur le genou d'Hermione. Elle posa donc pleins de questions personnelles auxquelles ni l'un ni l'autre n'avaient envie de répondre.

Ce n'est que lorsque les bateaux s'engouffrèrent dans un tunnel noir qu'elle s'arrêta et bientôt ils amerrirent sur une petite plage. Harry, de nouveau gentleman aida les trois filles à sortir du bateau. Après une longue marche, ils arrivèrent devant une immense porte en chêne massif. Le géant tapa trois fois dessus. Et la porte s'ouvrit laissant apparaître une sorcière aux cheveux noirs dans des robes vert sombre. Son maintien laisser suggérer qu'il ne fallait pas jouer aux plus malins avec elle.

« Les premières années Professeur McGonagall et il n'est p'parmis eux ».

Le géant paraissait sur le point de pleurer avant le professeur le prenne à part. Tout le monde pouvait cependant entendre leur discussion. »

« Ressaisissez-vous Hagrid, les avez-vous compté ? »

L'homme qu'ils savaient maintenant être Hagrid répondit : « Bien sûr, l'ai fait. Le nombre est c'que nous pensions. » Ce n'est qu'à ce moment que ce que McGonagall impliquait, frappa Hagrid, ils étaient tous là, y compris la personne qu'il recherchait.

« Nous laisserons la cérémonie de répartition répondre à cette question. »

Hagrid partit rassuré pendant que McGonagall présentait brièvement les maisons de Poudlard et ce qu'elles représentaient. Harry et Hermione écoutaient à peine, il était évident que le personnel de Poudlard cherchait Harry.

Quand McGonagall les quitta un instant pour vérifier où en étaient les choses, Harry en profita pour chuchoter à Hermione : « Rappelle-toi, je peux prendre soin de moi… »

Il ne put en dire plus car le garçon blond, l'un des étudiant étant à la recherche de Harry Potter dans le train décida de donner son avis. « Harry Potter ne vient à Poudlard et ils se lamentent tous, pathétique ! Savez-vous pourquoi il n'est pas à Poudlard ? Parce qu'il est mort ! Pensiez-vous vraiment qu'un bambin pouvait vaincre le Seigneur des Ténèbres ? »

Hermione vit que les mots de ce garçon firent leur impression et était désespérée de ne pas pouvoir intervenir. Ce n'était pas à elle de révéler ce secret, et se mordit la lèvre, sachant qu'elle devrait s'habituer à se retenir de la sorte.

« Tu n'es rien d'autre qu'un menteur Malfoy… »

« Alors où est-il Bones ? Ta tante est à la tête des aurors, l'a-t-elle déjà vu ? Personne n'a vu un seul cheveu d'Harry Potter depuis cette nuit. Mon père dîne souvent avec le ministère de la magie et même le chef de notre ministère n'a jamais vu Harry Potter. S'il n'y avait pas Hagrid racontant cette histoire dans chaque pub où il boit, personne ne saurait jamais rien de cette nuit. »

L'un des roux, l'un de ceux ayant aussi cherchés Harry dans le train réagit aux paroles de Malfoy : « Dumbledore a vu le Garçon-Qui-a-survécu, il le garde à l'abris de gens comme ton père. »

Malfoy était très à l'aise sans les joutes verbales et répliqua aussitôt : « Peut-être l'a-t-il laissé à votre trou Weasley, qu'est-ce qu'un enfant de plus chez vous ? Ta mère se souvient-elle de tous vos prénoms ? Harry Potter n'est pas là parce qu'il est mort, et les morts ne viennent pas à Poudlard. »

Cela provoqua des cris, pas contre Malfoy, mais pour prouver qu'il avait tort. Un groupe de fantômes passa à ce moment à travers le mur et à travers quelques nouveaux élèves. Le temps que le groupe récupère du choc, le Professeur McGonagall était revenue pour les guider dans le Grand Hall.

Harry portait maintenant son visage public, Hermione essaya donc de reproduire son attitude confiante, même si ce qu'elle ressentait en était loin. Lorsque le vieux chapeau commença sa chanson, Hermione se dit que ce nouveau monde était vraiment étrange.

Une fille prénommée Hannah Abbott fut appelée en premier et fut répartie à Poufsouffle, il devint vite clair que les élèves étaient appelés par ordre alphabétique. Quand Vincent Crabbe rejoint la table des élèves en vert, tous s'attendirent à ce que Harry soit le prochain. Mais quand ce fut Tracey Davis qui fut appelée, ils surent que quelque chose de bizarre se préparait.

Harry continuait à se répéter qu'il pouvait gérer la situation mais du pratiquement pousser Hermione vers le chapeau quand elle fut appelée. Cela ne prit pas longtemps avant qu'elle soit répartie à Serdaigle. Ce n'est que lorsque Padma Patil la rejoignit que la partie commença.

McGonagall appela Harry Potter et personne ne bougea. On pouvait sentir l'ambiance de l'air quand aucun des étudiants restants ne s'avança. McGonagall savant que le nombre des élèves correspondait sur sa liste, répété son nom, en vain.

Hermione serrait la table en bois assez fort pour y laisser une marque quand Padma lui chuchota : « Pourquoi Harry n'a-t-il pas été appelé ? »

Elle put répondre en toute honnêteté. « Je ne sais pas Padma, il aurait dû être appelé juste avant nous. J'espère juste qu'il sera aussi à Serdaigle. Désolé que tu ne sois pas avec ta sœur. »

« Je ne suis pas » fut la dernière chose qu'elle répondit avant la Directrice adjointe continue la répartition.

Il n'y avait plus que deux garçons attendant d'être répartis. Quand McGonagall appela Blaise Zabini, il n'en restait plus qu'un. Quand Blaise rejoignit les Serpentards, tous les yeux furent sur Harry.

« Quel est votre nom jeune homme ? »

« Harry Crow, Professeur. »

McGonagall revérifia sa liste pour confirmer ce qu'elle savait déjà, il n'y avait qu'un nom qui n'avait pas été validé. « Je ne semble pas vous avoir sur cette liste Harry. »

« Mon père m' a confirmé que j'étais attendu et les circonstances particulières de ma venue… »

C'était le moment de Dumbledore, celui où il forcerait le garçon à choisir devant toute l'école. Une fois que ce choix serait fait, il n'y aurait plus de retour vers les gobelins possible.

Dumbledore se leva et attendit d'avoir l'attention de tout le monde avant de parler. « Peut-être puis-je jeter la lumière sur cette affaire Professeur McGonagall. J'ai en effet reçu la lettre de Mr Crow et ai lu les circonstances particulières dont il parle. Malheureusement je ne peux pas accepter ces circonstances. Il s'agit de l'école de magie et de sorcellerie Poudlard, nous n'avons pas d'accord ou de charte acceptant un gobelin dans notre école. »

Le directeur était connu pour son extravagance, certain disaient même qu'il était fou. Son commentaire n'avait certainement pas éclairci le problème puisque le garçon n'était certainement pas un gobelin. Cependant Dumbledore n'avait pas fini.

« Si le jeune Harry souhaite accéder à Poudlard, ce devra être sous le nom que ces parents biologiques lui ont donné : Harry James Potter. »