Disclaimer: Cette histoire utilise des personnages appartenant à JK Rowling et n'est pas utilisée à des fins commerciales. Elle a été écrite par RobSt en anglais, je ne suis que le traducteur (avec la permission de l'auteur)

Chapitre 3 : Le choix de Poudlard

Le silence qui suivit cette déclaration dura quelques secondes, puis tout le monde regarda Harry et Dumbledore. Dumbledore était debout avec un sourire satisfait sur son visage et regarda le chaos régnant dans la Grande Salle pendant quelques instants. Le garçon ne pouvait pas refuser devant toutes ces sorcières et ces sorciers, et bientôt Harry serait de nouveau sous son contrôle. Albus aurait jusqu'aux vacances d'été pour trouver une famille acceptable pour le garçon, il n'y avait pas d'urgence.

McGonagall rappela finalement tout le monde à l'ordre avant de se retourner vers Harry. « Est-ce vrai ? Vous êtes Harry Potter ? »

Harry et son père s'étaient préparés dans l'hypothèse où son identité serait révélée, il était temps de voir si tout était bien préparé. « Le directeur est conscient que mon père adoptif ces dernières années était Barchoke, Gestionnaire en chef à Gringott et oui, mon nom a un jour été Harry Potter.

Le chaos explosa une nouvelle fois et prit plus de temps avant de se calmer. Harry Potter avait été élevé par un gobelin ? Un gobelin qu'il appelait même père ! C'était une McGonagall sous le choc qui se retourna vers Harry. « Comment est-ce possible ? J'étais là la nuit où nous vous avons laissé chez vos parents moldus… »

Hermione regardait bien sûr son ami intensément et pensa qu'elle venait d'apercevoir brièvement le troisième visage de Harry. Après la révélation de McGonagall, il se redressa et la regarda droit dans les yeux. Dangereux, c'était le seul mot qu'Hermione avait maintenant pour Harry.

« Et quelle loi vous a autorisé à participer à cet horrible événement Directrice adjointe ? »

Le professeur recula devant la haine qu'elle sentait irradier de ces yeux verts avant de se ressaisir : « J'étais un ami de votre mère et de votre père… »

Le reste de l'école ne pouvait pas croire qu'un étudiant qui n'avait pas encore été réparti puisse couper la parole du dragon qu'était Minerva McGonagall. « Je pense que le terme « étais » est le mot principal ici. Ne vous attendez pas à un salut chaleureux si vous deviez les revoir. Vous avez grandement desservie la Maison Potter cette nuit et vous avez aussi brisé plusieurs lois sur la protection des enfants. Êtes-vous sûre de pouvoir travailler dans une école Professeur ? »

Le sarcasme du « Professeur » de Harry n'échappa à personne à Poudlard. Dans le silence qui s'en suivit, Padma attrapa le bras d'Hermione pour attirer son attention : « Tu savais ? »

Hermione acquiesça et se concentra sur Harry qui regardait à présent Dumbledore et Hermione ne voulait rien louper.

« Je vous remercie pour me forcer à choisir Directeur, c'est une décision plutôt facile en fait. Vous voyez, j'étais très heureux dans mon école gobeline et n'ai jamais voulu aller à Poudlard. C'est mon père qui m'a demandé d'y venir. Maintenant je peux retourner chez moi et lui dire que j'ai essayé de mon mieux mais que je n'ai pas été voulu ni accueilli. »

La Hermione Granger qui avait quitté Crawley ce matin aurait sans doute placé être exclus de la vie sociale à l'école en dessous d'être tué dans sa liste de choses catastrophiques qui pouvait lui arriver. Cette Hermione Granger avait cependant traversé un pays étranger et un nouveau monde s'était ouvert à elle. Cette Hermione Granger avait maintenant un meilleur ami et n'était pas prête à le perdre. Ignorant les requêtes incessantes de Harry concernant le fait qu'il pouvait s'en sortir seul, elle recula son siège et se précipita à son côté.

« Hermione ? »

« Si tu pars, je pars aussi. »

Draco Malfoy bouillonnait de colère. Il avait sorti le grand jeu pour montrer qu'il était supérieur à tous les premières années et passait maintenant pour un idiot. Harry Potter avait gardé le silence et était présent et l'avait délibérément laissé s'enfoncer. Draco n'avait jamais été aussi humilié de sa vie. Les instructions de son père étaient de se lier d'amitié avec le garçon et ensuite d'essayer de le faire rejoindre leur camp, il ne fallait pas être un génie pour deviner que cela n'allait maintenant jamais marcher.

Sa colère lui fit dire quelque chose qu'il n'aurait pas peut-être pas dû : « Gobelins et une autre sang de bourbe ? Quand on pensait le nom des Potter ne pouvait pas tomber plus bas ! »

Harry s'éloigna de Hermione à côté d'une McGonagall un peu choquée et marcha vers Malfoy. Le Serpentard blond était confiant. Il était auprès de ceux de sa maison avec son parrain assis à la table des professeurs. Il était également certain de pouvoir contrer toutes les attaques verbales de Potter et de les retourner contre lui. Draco se leva nonchalamment pour rencontrer Potter mais n'était absolument pas préparé à ce qui se passa.

Harry fonça sur Malfoy et sa main le frappa violemment au visage le propulsant sur la table des Serpentards.

« Tu es un exemple dégoutant de ce que la consanguinité peut produire, je te défie à un duel d'honneur ? »

Albus avait été choqué par le refus du garçon à rejoindre Poudlard, presque autant que assaut verbal envers Minerva. Il avait laissé la situation se développer pour voir s'il pouvait la tourner à son avantage et le directeur saisit l'opportunité qui se présenta à lui.

« Comment veux-tu combattre en duel Harry si tu te considères comme un gobelin, Mr Malfoy est clairement un sorcier ? Tu connais les lois interdisant les gobelins à posséder une baguette ? »

« Si j'avais été accepté à Poudlard, vous auriez su que je connais aussi bien les lois gobelines et sorcières. Peut-être que si vous aviez étudié nos lois vous n'auriez pas été chassé de Gringott pendant la dernière décennie. Et vous ne semblez pas avoir prêté bien attention aux lois sorcières tant qu'elles vous autorisent à vous en sortir. »

S'ils avaient oublié que les occupants de la Grande Salle étaient choqués, considérant ce qu'il s'était passé avant, cette révélation souleva de nombreux cris surpris, principalement chez les plus âgés, comprenant ce que cela signifiait être chassé de Gringott. Ils ne savaient pas cependant que cette nuit venait juste de commencer et que beaucoup de choses se passeraient encore.

« Je suis préparé à affronter Mr Malfoy en duel pendant qu'il utilise sa baguette. J'ai ma propre arme ».

Harry sortit une lame forgée de son dos. Sa poignée était faite d'une dent de Magyar à pointes et la lame de quinze centimètres au moins était certainement forgée par les gobelins. Même dans la grande salle à peine éclairée par les bougies, la lame semblait capturer toute la lumière et reflétait sa mortalité. Le couteau ressemblait en tout cas à une baguette stylisée.

« J'ai peur de ne pas pouvoir te laisser faire ça Harry… »

Maintenant, Harry coupa Dumbledore aussi. « Vous ne me laissez vraiment pas le choix, toute l'école est présente et a vu comment cet idiot m'a insulté moi et ma famille. »

Severus Rogue était parfaitement conscient des capacités de son filleul ou plutôt de son manque de capacités. Si Draco était battu en duel lors de son premier jour à Poudlard, sa crédibilité serait détruite. Il était forcé d'intervenir : « Mr Malfoy, dix points en moins pour Serpentard ».

Draco aurait aimé se plaindre de l'injustice de cette punition, mais il ferma la bouche pour essayer d'arrêter le sang de couler.

Harry s'inclina légèrement vers le professeur. « Mon honneur est sauf, mais ma curiosité ne l'est pas. Pourquoi les dix points ? Est-ce une punition pour mes parents, mon père gobelin ou la condition de naissance de Mlle Granger ? » Harry n'attendait pas de réponses et ne fut pas déçu.

« Comme je le suspectais, une mélange des trois. Viens Hermione, il est temps de partir d'ici. Ce sale gosse t'a sorti la pire insulte qui soit et on lui enlève quelques points et ça seulement parce que j'ai menacé de le couper en morceaux. »

Il offrit son bras à Hermione et le couple se dirigea vers la porte.

Filius Flitwick comprit soudainement ce qu'il se passait. Il s'était senti légèrement ostracisé par la communauté gobeline ces dernières années et ne savait pas ce qu'il avait pour mériter ça. Cela commençait à devenir plus clair maintenant qu'il savait que Dumbledore était persona non grata à Gringott. Albus était son boss et ainsi il souffrait des crimes du directeur par corrélation. Il était temps de rétablir ses relations avec les gobelins, en commençant à appeler le jeune homme par son bon nom. « Harry Crow, Fils de Barchoke, puis je vous demander comment vous comptez rentrer chez vous ? »

Harry se retourna et s'inclina plus profondément cette fois et également avec plus de respect. « Enchanté Maître Flitwick, notre directeur m'a nommé Old Crow, mais vous n'étiez pas supposé savoir cela. Mon père m'appelle Harry Crow, donc je ne perdrai pas mes bonnes habitudes. Mon père est un gobelin sage qui m'a donné un portoloin pour la maison. Je l'activerai dès que nous serons en dehors des barrières. Je jure sur mon honneur de ramener Mlle Granger en sécurité chez elle. »

« Enchanté Old Crow, Enfant de James et Lily, Fils de Barchoke, Elu de la prophétie ».

Hermione avait sa main sur le bras de Harry et le sentit se raidir, même si aucun signe extérieur le montrait. Il s'étaient tous deux tourner pour voir que c'était le chapeau qui avait parlé mais le vieux chapeau n'en avait pas fini.

« Ton père est en effet un gobelin sage Harry Crow, il savait qu'entrer à Poudlard te permettrait de remplir ta destinée. Poudlard est prêt à t'accueillir et t'épargne tous problèmes administratifs. »

Dumbledore n'était pas heureux de cette décision. « Je suis le Directeur de Poudlard… »

« … Seulement tant que le château l'autorisera » La déclaration du château fut suivie d'un gros bruit de cloche, une cloche qui n'avait pas été entendue à Poudlard de mémoire d'hommes. Poudlard venait de parler clairement. « Les directeurs viennent et puis partent mais Poudlard est toujours là. Cette école a été nommée et construite par les quatre fondateurs pour apprendre la magie à tous ceux capables de l'utiliser, pas seulement pour une supposée élite ou autre. Poudlard a besoin d'être unie car les ténèbres se rapprochent. Viens et assis-toi Harry Crow, laisse moi te répartir. »

Harry savait que son père pensait que son futur était lié à Poudlard, les actions du choixpeau venait juste de le confirmer. Il regarda Hermione pour lui demander son opinion. « Qu'en penses-tu ? »

« Et bien, nous sommes déjà là, et tu peux toujours nous ramener chez nous si nous changeons d'avis ? J'y vais et te garde une place à la table de Serdaigle. » Son regard se dirigea alors vers le vieux choixpeau comme pour lui montrer que tout autre Maison était inacceptable.

Harry lui sourit avant de s'asseoir et de placer le choixpeau sur sa tête.

Dumbledore était livide, il était mis à l'écart comme un simple observateur. Le choixpeau avait raison cependant, on ne restait directeur de Poudlard que tant que le château le permettait. Sans le soutien de Poudlard il ne pourrait même pas accéder à son bureau. Albus se consola en se disant que Harry serait là, disponible pour subir l'influence du directeur.

Le choixpeau était occupé à scanner le jeune garçon « oh je suis ravi de voir que tu peux facilement aller à Serdaigle. Je sens que tu as besoin de l'amitié de Mlle Granger et d'un mentor comme Maître Flitwick durant ton séjour parmi nous. Ce sera donc SERDAIGLE ! »

Hermione sauta sur ses pieds menant les applaudissements d'une maison Serdaigle surprise, ils avaient tous pensé que le garçon-qui-a-survécu irait à Gryffondor. Les applaudissements de cette maison étaient d'ailleurs absents. Ce garçon venait de se mettre à dos les Serpentard, et il avait même forcé Rogue à enlever des points à sa propre maison. Comment avait-il pu finir ailleurs que Gryffondor ? Une paire de jumeaux roux résuma les sentiments de cette maison en posant continuellement la question : « Nous n'avons pas eu Potter ? »

Alors que Harry se levait pour remercier ses nouveaux camarades, il sentit un choc sur le haut de sa tête juste avant de reprendre le choixpeau. Il mit sa main dedans et sortit une lame pleine de joyaux et définitivement gobeline. La lame portait le nom de Godric Gryffondor.

Le choixpeau ajouta : « Ton héritage te permet de sortir cette épée et ton entraînement te permet de la lever. Cette épée te reconnaît comme le champion de Poudlard. »

Un fourreau apparut sur la table qu'Harry attacha rapidement sur lui et sur la bandoulière s'inscrit 'Serdaigle'. Il y rangea ensuite sa nouvelle lame rendant le choixpeau à une McGonagall stupéfiée.

« Mr Crow, je vous attends dans mon bureau après le repas pour vous parler. »

« Je suis désolé de vous décevoir Directeur, la loi ne l'autorise pas. Depuis que vous avez été chassé de Gringott, vous ne pouvez pas être seul avec un gobelin mineur. Mon père doit être présent pour toutes nos discussions. » Harry s'inclina respectueusement vers Flitwick avant de tendre un parchemin à son nouveau directeur de Maison. « Voilà une copie des instructions que le directeur voulait ignorer. Puis-je demander qui est le professeur Rogue ? »

Tous les yeux se tournèrent vers le professeur aux cheveux graisseux avec lequel il avait parlé précédemment. Harry s'inclina une nouvelle fois brièvement. « Je n'ai rien contre vous ou votre professionnalisme Monsieur mais vous tombez sous les mêmes lois de confiance que le directeur. Puisque c'est seule son intervention qui vous a évité d'aller à Azkaban comme mangemort et que les gobelins n'ont aucune confiance en Dumbledore, je ne pourrai pas assister à vos cours moi et tous les amis auxquels je demanderai de m'accompagner. Nous recevrons les cours d'un professeur particulier en potions. »

Filius avait prévu d'étudier le parchemin plus tard mais devait répondre au jeune homme, et pas seulement pour briser le silence profond que sa remarque avait provoqué dans la Grande Salle. Personne ne savait comment les choses allaient continuer maintenant. La tension dans l'air était si épaisse que l'on aurait pu la couper au couteau. « Vous semblez bien vous débrouiller avec une épée Mr Crow, auriez-vous reçu un entraînement approprié. »

Les yeux de Harry étincelèrent lorsqu'il répondit à son directeur de maison : « Maître Sharpshard m'a demandé de vous saluer, il parle en beaucoup de bien de vous. »

Le petit professeur pensa qu'il devait y avoir une erreur dans cette histoire. « Vous vous êtes entrainés avec Maître Sharpshard ? »

Harry acquiesça. « J'ai eu l'honneur de le compter comme l'un de mes mentors. »

Harry retourna vers Hermione qui lui avait gardé une pièce, laissant une table de professeur complètement retournée derrière lui. Dumbledore était si choqué par les précédentes révélations qu'il avait oublié ses mots de rentrée et secoua juste sa baguette pour que la nourriture apparaisse. Des secrets qu'il avait gardé pendant des années venaient d'être révélés à toute l'école.

Minerva s'assit à côté du directeur et son expression était orageuse. « Je demande une réunion avec tous les professeurs cet soir, et vous feriez mieux d'avoir des réponses Albus. Je n'aime pas passer pour une idiote devant toute l'école, et surtout pas par un première année. Cette lettre aurait dû m'être donnée et je veux savoir pourquoi je ne l'ai pas eue. Vous avez également dû oublier de me dire que Harry n'était plus à Privet Drive lorsque j'ai demandé comment il allait durant ces dix dernières années. »

Albus en avait perdu son appétit. Après la soirée qu'il venait d'avoir, la dernière chose qu'il avait besoin c'est d'une Minerva en quête de revanche. Quand il regarda de l'autre côté de la table, Severus semblait être prêt à couper le jeune Harry en ingrédients de potion. Ce n'est pas comme ça qu'il avait prévu la soirée.

Filius avait également vu le regard haineux de son confrère. Il décida d'intervenir pour le calmer : « C'était bien joué de votre part Severus tout à l'heure. La bouche de Mr Malfoy allait provoquer des dégâts qu'il n'aurait pas pu gérer. Connaissant au moins l'un des mentors de Mr Crow, je peux vous assurer qu'il aurait réduit Mr Malfoy en morceaux. »

La réponse de Severus était pleine de ressentiment. « J'ai prévu de confisquer ces armes de Potter dès que cette fête sera finie. Si les premières années se baladent avec des couteaux ou des épées, cet endroit va devenir infernal. »

Filius ne pouvait pas laisser cela se produire : « J'ai peur que cela ne soit pas possible Severus. Poudlard a accepté Mr Crow comme un étudiant gobelin avec toutes les conséquences que ça entraine. Mr Crow n'a pas droit à une baguette mais a la permission de porter une lame. Demander à un gobelin de rendre sa lame serait un pire faux pas que de demander à un sorcier de rendre sa baguette. »

« Le gamin est une petite plaie arrogante, comme son père. Il n'est pas encore réparti et fait déjà des caprices, il aurait dû être autorisé à quitter le château. »

« Je pense que c'était l'intention du garçon avant que Poudlard n'intervienne. Je ne sais si vous avez déjà rencontré Barchoke mais je vous recommanderai de ne pas l'insulter, ni lui, ni son fils. » Filius leva une main pour contrer les objections de Severus. « Mr Crow n'est visiblement pas un gobelin, il est en fait un sorcier ayant choisi de vivre sa vie en suivant leurs coutumes et leurs lois. Quelle est la seule chose que tous les jeunes sorciers et sorcières savent sur les gobelins ? Ne les énervez jamais ! »

« Potter est un élève de première année à Poudlard, c'est tout. »

« L'appeler Potter de cette façon pourrait vous faire expulser de Gringott ou vous faire défier en duel par le père du garçon. Je vous rappelle que les gobelins luttent jusqu'à la mort. Si vous ou vos serpents provoquaient délibérément le garçon, il réagira comme un gobelin. Son honneur lui dictera ses actions et nous avons déjà vu ce qu'il peut faire comme dégâts. Avez-vous déjà entendu parler de quelqu'un ayant été choisi comme champion de Poudlard ? Harry Crow n'est pas un première année comme les autres et ce serait idiot de penser autrement. »

Harry était assis à côté de Hermione et remarqua que tous les Serdaigles le regardaient. « Euh, salut, je suis Harry… »

C'était trop pour Hermione. Elle se retenait depuis qu'elle était sortie du train. La tension qu'elle avait accumulée se relâcha entièrement lorsqu'elle explosa de rire : « Si une présentation était bien inutile, c'était celle-ci ! »

Avec la nourriture qui était maintenant apparue sur la table, la glace était bel et bien rompue. Padma le félicita pour son entrée à Serdaigle et bientôt tous lui posèrent des questions. Il commença à manger et ignora poliment la plupart des questions personnelles, par contre il admit qu'il n'avait pas la oindre idée de ce que faisait un champion de Poudlard.

Une jolie fille chinoise faisait déjà les yeux doux à Harry ce qui énerva prodigieusement Hermione. « Oh Harry, puis-je voir ton épée ? »

Harry finit lentement ce qu'il était en train de mâcher avant de regarder droit dans les yeux de la fille pour lui répondre : « Pourquoi Mlle, c'est une question plutôt personnelle et nous n'avons pas encore été présentés ! » Il se retourna ensuite vers son amie avec une question : « Hermione, qu'est-ce donc ? »

Toute la table explosa de rire tandis qu'une Hermione narquoise expliquait à Harry ce que signifiait « Pasta ».

Un garçon plus âgé se présenta comme Rogier Davies avant de prévenir Harry. « Tu n'as pas idée à quel point tu vas être célèbre avec les autres premières années. La seule pensée d'être dispensé de cours de potions avec Rogue va faire que tous diront être ton ami. J'aurais juste aimé que tu sois en troisième année pour me débarrasser de ce cours. Il est habituellement vil avec quiconque n'étant pas à Serpentard et c'était avant que tu annonces dans la Grande Salle que c'était un mangemort ! ».

Harry regarda interrogateur vers Hermione, mais des cours privés de potions avec Harry n'était pas une option et elle dit oui immédiatement. Il se tourna ensuite vers Padma. La fille rougit furieusement mais acquiesça rapidement. « Quelques étudiants plus âgés nous ont raconté des histoires sur ses cours. Apparemment, respirer trop fort fait perdre des points. »

Harry pensa à nouveau que la jeune fille se moquait de lui jusqu'à ce que des membres plus âgés de sa nouvelle maison commencent à raconter leurs expériences, plus mauvaises les unes que les autres. C'était une situation qu'ils n'avaient pas prévue et il aurait besoin de parler à son père avant d'inviter d'autres personnes à ses leçons privées de potions. Alors que les histoires des abus de Rogue devenaient de pire en pire, les autres sixièmes années jetaient maintenant de longs regards vers Harry. Il était sûr que Dumbledore demanderait à son père de venir à Poudlard avant la fin de la semaine, Harry lui poserait la question à ce moment.

Dumbledore dû faire ses rappels de début d'année à la fin du festin. La phrase « Evitez le couloir du troisième étage si vous ne voulez pas mourir dans d'horribles souffrances » ne saillait après toute cette nourriture. Hermione regardait les élèves de Serdaigle, en cherchant un conseil sur la façon de se comporter avec cette instruction, mais seuls des haussements d'épaules lui répondirent. Elle posa donc une autre question : « Il sait que c'est une école, non ? »

Les préfets les emmenèrent vers la tour de Serdaigle, leur nouvelle maison pour les sept premières années. Pénélope leur expliquait que la porte en bronze ne s'ouvrirait que s'ils répondaient à une énigme lorsque la porte s'ouvrit mystérieusement. Les deux Serdaigles étaient abasourdis jusqu'à ce que la porte leur apporte la réponse :

« Un champion de Poudlard peut aller où il veut dans le château, toutes les portes s'ouvriront devant lui. »

« Euh, okay. Donc si vous ne pouvez pas résoudre l'énigme, vous devez attendre que quelqu'un vienne pour y répondre ou vous restez avec Harry. » Pénélope avait essayé de faire une blague, mais Hermione réfléchissait déjà à ce qu'elle allait faire et pas seulement pour éviter de répondre à des énigmes. »

Ils entrèrent dans la salle commune des Serdaigles avant d'être divisés en garçons et filles lorsque les préfets leur montrèrent les chambres. Harry était content de voir qu'il avait une chambre pour lui tout seul avec un grand lit l'attendant. Il sortit sa valise rétrécie de sa poche, le mit sur son lit avant de lui rendre sa taille normale. Il y avait des places pour les vêtements et pas grand-chose d'autre. Le préfet expliqua que c'était pour encourager les premières années à travailler ensemble et qu'il y avait une partie de la salle commune réservée pour ça.

Harry redescendit vers la salle commune et n'était pas surpris de voir Hermione l'attendant. Harry sentait qu'il devait dire quelque chose sur ce qu'il s'était passé ce soir. « Merci d'être resté à mes côtés, cela signifie beaucoup pour moi. Je trouve ça dur à croire que tu étais prête à venir avec moi, après avoir été si impatiente de venir à Poudlard.

« Et bien, j'espérais pouvoir te convenir pendant le trajet de me laisser assister aux cours de ton école gobeline. »

Cela fit rire Harry. « Un portoloin nous aurait ramené à Londres en moins d'une minute, non pas que tu aurais eu mal à me convenir. Merci aussi de ne pas avoir posé trop de questions, je peux voir que c'est parfois difficile pour toi. »

Hermione releva ce détail : « Tu n'as pas idée à quel point je me suis mordu la langue mais je me suis consolée en me disant que j'en savais plus que n'importe qui d'autre. J'espère qu'un jour on sera assez proche pour tu me dises tout ce que tu as sur le cœur. Le choixpeau t'a appelé « Elu de la prophétie », tu semblais être plus secoué par ça que lorsque l'épée est sortie du chapeau.

« Il y a certaines choses dont je ne peux juste pas parler et c'est l'une de ces choses. Tu as raison cependant en disant que tu connais plus de choses sur moi que je ne comptais te révéler. Un jour je pense pouvoir te raconter tout. »

« J'ai hâte d'être à ce jour. » Il était temps d'aller se coucher mais aucun d'eux ne savait comment des amis ses disaient bonne nuit. L'insécurité de Hermione refit surface lorsqu'elle posa une dernière question : « Est-ce qu'on va prendre notre petit déjeuner ensemble demain ? »

La réponse de Harry « Tous les matins » lui valut un câlin de Hermione. Se dire bonne nuit de cette façon leur semblait être la bonne manière et ils repartirent tous deux vers leur chambre, contents de leur première expérience à Poudlard. »

Albus n'était pas très heureux de cette réunion impromptue du personnel. Minerva demandait des réponses et il devait révéler certains secrets. Après les révélations du garçon, il devait essayer de limiter les dégâts. Il décida aussi de rester aussi près de la vérité que possible sans tout révéler.

« Si vous vous souvenez tous, nous étions tous excessivement occupés après cet Halloween. Le premier jour des vacances de Noël je suis allé à Privet Drive pour vérifier si le jeune Harry allait bien. Vous pouvez imaginer ma surprise quand j'ai découvert qu'Harry n'était plus là. » Albus ne voyait pas pourquoi il ne pouvait pas embellir cet histoire pour lui donner une meilleure version de lui.

« Dursley avait totalement ignoré mes instructions. Il n'avait pas cru que lui ou sa famille puisse être en danger. Il n'a pas seulement refusé d'élever Harry, mais il a réussi d'une manière ou d'une autre à aller à Gringotts. Il y a déposé Harry comme un bien. Les Dursley pensaient que le mieux pour le jeune Harry était d'être éduqué par des gens de la même espèce que lui »

Cela causa des éruptions de cris parmi le personnel. « Vous ne dites là rien de plus que ce que j'ai dit à Dursley lors de ma visite. Sa réponse était que tous les utilisateurs de magie étaient pareils pour lui. Lui et sa femme ont apparemment signé un contrat magique avec la banque qui obligeait Harry à rester à Gringott jusqu'à sa majorité. Aujourd'hui j'espérai que cet accord serait brisé et je l'attendais à Poudlard comme Harry Potter – nous avons tous vu ce que cela a donné. »

Filius était en colère à cause de la comédie qui lui était jouée. Et le fait que le professeur de sortilèges considère certaines des personnes présentes comme des amis lui fit perdre son sang froid. « C'est prévisible et un geste très idiot de votre part Albus. Vous avez failli perdre ce que vous étiez supposés essayer de sauver. »

Tous les yeux étaient rivés sur Filius, mais ce fut Minerva qui demandé à son ami de s'expliquer.

« Le garçon a passé les dernières années à vivre comme un gobelin, il n'allait pas renoncer à son éducation à sa première sortie de sa cellule enchantée. » Filius fut encouragé à continuer vu que son propre héritage faisait de lui l'expert en la question.

« Si je comprends bien, son père a envoyé le garçon ici parmi la plupart des enfants magiques de son âge. Pour quel but ? Pour aider son fils à prendre la décision impossible qu'il devra prendre dans quelques années. A savoir, vivre sa vie comme sorcier ou comme gobelin ! »

Rogue explosa : « Quelle est cette bouse d'hippogriffe ! Le garçon est un sorcier, fin de l'histoire. »

Cependant Filius était tout autant en colère et n'allait pas se laisser faire : « Comme vous êtes un mangemort et pourtant vous enseignez à des enfants. La vie est faite de choix Severus et vous en feriez un très idiot si vous continuez dans cette voie. »

Dumbledore réitéra l'avertissement du directeur des Serdaigles. « Aucune baguette ne sera tirée. S'il vous plaît, continuez Filius, vous éclairez des choses que je n'avais même pas considérées. »

« Il faut voir ça d'une perspective gobeline. Old Crow vivant le reste de sa vie comme un gobelin ou Lord Potter prenant sa place dans la société magique. Qu'est-ce qui bénéficierait le plus à la nation gobeline ? Le fait que Lord Potter sera un membre influent de la société va sans dire. Avoir quelqu'un élevé comme un gobelin au sommet de la hiérarchie magique serait un coup incroyable pour Gringotts.

Minerva essayait de comprendre ce que son ami essayait de lui expliquer : « Dites vous que son père gobelin a envoyé Harry pour qu'il soit accepté comme sorcier ? »

Filius acquiesça. « Il n'y a pas d'autres raisons valables pour moi. Ils doivent vouloir que Harry accepte graduellement sa place dans la société magique britannique. Pourquoi l'enverraient-ils sinon à Poudlard alors qu'ils ont de tels problèmes avec Harry ? Ils savent très certainement qu'il y a d'autres écoles magiques disponibles. Pensez-vous que Beauxbatons rejetterait Harry Potter – en prenant en compte les conditions particulières de sa venue ? »

Filius n'attendait pas de réponses. Toute la pièce savait que Harry Potter pouvait y aller en prétendant être Napoléon Bonaparte et serait toujours accueilli à bras ouverts.

« Les gobelins sont à peine tolérant envers les sorciers à Gringotts et ces mêmes sorciers ne leur donnerait même pas l'heure hors de la banque. Dans le monde moldu, les gobelins seraient comme des clowns dans un cirque. Harry Potter chantant les louanges des gobelins pourrait changer les mœurs de notre société et peut-être aussi vis à vis des moldus. Nous connaissons tous l'héritage de Lily Evans et il semblerait que Harry soit déjà ami avec une sorcière née de moldu. »

Il s'agissait des meilleures nouvelles qu'Albus ait entendu de la nuit, il était de retour dans la partie. « Bien, cela me donne quelques outils pour traiter avec ce gobelin. Je pense que nous devrions rencontrer Barchoke dès que possible. »

« Albus, vous êtes déjà persona non grata avec les gobelins. Essayer de faire des demandes à Barchoke ne vous mènera à rien et vous pourriez êtres expulsés du château. Entre vous ou Harry, Poudlard a déjà fait son choix. Il est son champion, le dernier en date est Godric Gryffondor, si je ne me trompe pas. »

Minerva ignora l'expression troublée de Dumbledore et souleva sa vraie question concernant l'éducation du jeune homme. « Comment va-t-il réussir dans ma classe sans baguette magique ? Mr Crow peut se débrouiller dans des matières où ce n'est pas nécessaire, mais en sortilèges, métamorphose et défense contre les forces du mal, cela est nécessaire. »

« Je ne sais vraiment pas Minerva, mais je dirai une chose, il n'aurait pas été envoyé ici s'il ne pouvait pas le faire. Il y a plusieurs années, j'ai été placé face à choix similaire à Harry. Tout le monde sait que je suis métis. J'ai choisi d'être sorcier et on m'a permit d'avoir une baguette. Ils ont dû trouver comment pallier à cette absence de baguette pour qu'Harry puisse faire de la magie. »

Pomona Chourave avait vite reconnu que Filius était un expert en la matière. La directrice de Poufsouffle voulait juste connaître l'effet que cela faisait d'avoir un gobelin dans sa classe pour pouvoir donner quelques conseils à ses élèves.

« Traitez Harry comme n'importe quel élève de première année. » Filius ignora le reniflement de Severus et continua ses conseils : « Tenez-moi au courant si vous avez des problèmes particuliers. Je lui parlerai de son manque de baguettes demain. »

La réunion cessa d'un coup mais les quatre directeurs de maison restèrent. Minerva parla la première. « Je suppose que vous savez ce que voulait dire le choixpeau en parlant de l'enfant de la prophétie ? Je suppose également que vous aviez prévu de ne rien nous dire ? »

Albus chercha encore un peu de calme en lui. « Vous avez raison dans les deux cas Minerva, je n'avais pas l'intention d'en parler en public. »

Elle espérait une autre réponse. « Et que pensez-vous de 's'occuper des finances de l'école serait une bonne expérience pour vous Minerva – cela vous donnera de l'expérience quand vous serez directrice'. En fait, maintenant que nous savons que vous étiez chassés de Gringotts, cela explique beaucoup de chose espèce de batard menteur et manipulateur ! »

Minerva ne laissa pas à Albus le temps d'inventer de nouveaux mensonges, elle poursuivit : « Chaque fois que vous me disiez que Harry Potter allait bien, ce n'était rien d'autre qu'un mensonge, vous n'aviez aucune idée de la santé de cet enfant. Il aurait pu être enfermé dans un placard, vous n'en auriez rien su. Comment allez-vous faire quand cette histoire va éclater au grand jour ? »

« Mon grand âge m'a appris au moins une chose. Les problèmes sont comme des monts, il vaut mieux les traverser quand on s'approche de l'un d'eux. »

« … Et la cicatrice que vous vouliez laisser à Harry ? Il semblerait que les gobelins non plus n'étaient pas d'accord avec votre décision. »

« Il semblerait bien Minerva. »

« Puisque vous m'avez menti pendant ces dix dernières années, vous n'avez plus le droit d'utiliser mon prénom Directeur. Oh et enlevez cette chose du troisième étage, sinon je prendrai votre tête et je m'en occuperai moi-même après. Ce serait une honte d'avoir dix ans d'expérience à diriger cet endroit et ne pas avoir la chance d'être Directrice. Cela part ou c'est vous qui partez ! » Minerva sorti du bureau de Dumbledore, sa menace planant encore dans l'air.

« Pomona, pouvez-vous s'il vous plaît dire à Minerva qu'il n'y a pas besoin d'aller à Little Whining. Les Dursley ont déménagé depuis la fois où je leur ai parlé. »

Pomona partit prévenir son amie mais Filius avait un dernier commentaire pour les deux restants. « Mr Crow est un Serdaigle, et selon la loi ne peut pas être approché par vous deux. Si je découvre que l'un de vous deux a essayé de contourner cette loi, je serai heureux de voir si mon entrainement de jadis auprès de Maître Silvershard est encore utile. »

Filius sortit, laissant les deux hommes derrière lui. Ce fut Rogue qui brisa le profond silence. « Pensez-vous que le gamin connaisse la prophétie ? »

« Le garçon connaît beaucoup trop de choses à mon goût. »

Hermione se réveilla tôt, et se dépêcha d'aller dans la salle commune, elle ne voulait pas avoir le malheur de rater Harry pour le petit-déjeuner. Elle ne l'avait non seulement pas raté, mais elle lui fonça dessus à l'entrée de Serdaigle.

La collision eut un effet imprévu sur la jeune sorcière, cela consolida l'idée de Hermione sur les trois visages de son ami. Le premier était clairement Harry, le garçon avec lequel elle avait parlé pendant des heures dans le train hier. Son second était celui qu'il avait montré à tout le monde. Hermione considérait que cette personnalité de Harry Crow ressemblait à celle du héros de Orgueil et Préjugés.

La jeune sorcière voyait maintenant clairement sa troisième personne. Mr Darcy était parti, cet Harry là était comme le fils de Zeus et Héra. Il était un jeune Ares qui apparemment s'entrainait et il semblait être très doué.

Ses cheveux étaient noués en queue de cheval et Harry portait sa nouvelle épée dans le dos. La tunique semblait être sortie d'un livre, fait d'un animal qu'elle ne connaissait pas. Cela lui allait comme une seconde peau et magnifiait son physique. Hermione ne put s'empêcher de penser qu'Harry était incroyablement musclé par rapport à son âge. Sa tunique était aussi noire que ses cheveux et s'arrêtait bien au dessus de ses genoux. Il murmura une excuse pour lui être rentré dedans, puis ajouta qu'il avait besoin d'une douche. Hermione le suivit des yeux tout le long des marches que grimpait Harry.

Hermione rigola à l'idée des réactions de son père et de sa mère lorsqu'ils liraient la première lettre qu'elle allait leur écrire. En effet, non seulement elle avait un meilleur ami à Poudlard, mais il faudrait que ses parents lui envoient des vêtements de sport aussi vite que possible. Si les exercices matinaux rendaient Harry si beau, alors Hermione Granger devrait essayer elle aussi.

Reviews

Merci à tous pour vos reviews, ça me fait plaisir que cette traduction vous plaise! J'essaie de limiter les fautes d'orthographes au maximum mais certaines m'échappent encore, j'essaierai de faire au mieux.

Sinon concernant vos questions, oui, c'est un Harry/Hermione, vous verrez cela bientôt. J'essaierai de poster aussi vite que possible, mais les chapitres sont très longs et j'étudie à côté, donc soyez patients et merci de lire cette fanfiction :) A bientôt!