Disclaimer: Cette histoire utilise des personnages appartenant à JK Rowling et n'est pas utilisée à des fins commerciales. Elle a été écrite par RobSt en anglais, je ne suis que le traducteur (avec la permission de l'auteur).

Chapitre 5: des potions sans Rogue

Nettoyer son couteau et son épée encore et encore n'était pas vraiment nécessaire mais cette action répétitive et familière procurait à Harry un peu de réconfort. En ce moment, il valait mieux ça que de ne rien faire du tout. Après sa douche, il ne sentait pas capable d'affronter qui que soit pour le moment. Il était dans sa chambre et la solitude qu'il s'était imposé fut rompue par le fantôme de Serdaigle.

La Dame Grise passa à travers la porte close pour parler avec le jeune Serdaigle. « Le problème Quirrell a été résolu par les membres les plus anciens du personnel… »

« Vraiment ? C'est dommage qu'ils ne soient pas arrivés à temps pour le troll dans l'infirmerie. »

« Vous avez bien agi aujourd'hui jeune champion, votre père sera fier de vous. »

C'était un faible confort pour le jeune champion. « Il sera peut-être le seul, le directeur ne semblait pas être très content de moi. »

« Vous devriez descendre dîner et voir vos amis… »

Harry répondit fermement par la négative. « Je pense que je vais rester dans ma chambre. Mon père vient à Poudlard demain, j'ai hâte de le voir. »

Voyant que le garçon semblait perturbé par les conséquences de ses actions aujourd'hui, le fantôme fit une suggestion. « Poudlard peut s'assurer que vous ne soyez pas dérangé, si vous le voulez ? »

Il eut un petit sourire sur le visage. « Oui, j'aimerai beaucoup. »

Quand le fantôme parti, un plateau de nourriture apparut sur le lit à côté de lui. Poudlard prenait soin de son champion.

Les membres les plus anciens du personnel étaient dans le bureau de Dumbledore, il y avait une bouteille à moitié vide de Whisky Pur Feu sur le bureau du directeur. La bouteille serait sûrement terminée avant la fin de la réunion.

Minerva répéta la question que les trois directeurs de Maison essayaient d'oublier en buvant. « Comment Voldemort peut-il être encore vivant ? Même la mort du pauvre Quirinus ne l'a pas achevé, nous avons tous vu son esprit prendre la fuite. »

Pomona voyait cet incident sous un angle complètement différent. « Je trouve difficile à croire qu'Albus mentionna ce week-end qu'il allait enlever l'objet du troisième étage et que la semaine d'après, nous nous retrouvions à combattre un professeur possédé. Etait-ce la raison pour laquelle la pierre a été placée ici, pour piéger le Seigneur des Ténèbres ? »

Filius n'aimait pas les implications que soulevait l'hypothèse de Pomona. « J'ai aussi du mal à croire que ce soit une coïncidence que cela se soit produit l'année où Mr Crow arrive à Poudlard. » On pouvait presque voir les rouages fonctionner dans la tête du petit professeur alors qu'il repensait à tous les éléments perturbants qui avaient été révélés récemment. La conclusion qu'il en tira était effrayante pour le directeur de Serdaigle. Il s'adressa à Dumbledore. « Vous saviez que Voldemort n'était pas mort et vous avez décidé de ne le dire à personne, n'est-ce pas ? Je parie que les gobelins l'ont découvert et que c'est pour ça que vous avez été chassé de Gringotts. »

Ces affirmations suffirent à Pomona pour tirer ses propres conclusions. « Enfant de la prophétie, Champion de Poudlard et maintenant pourfendeur de trolls. Je parie aussi que la prophétie visait cet enfant et Voldemort et Albus Dumbledore savait tout depuis le début ! »

Minerva n'avait pas de problème à suivre le cheminement de pensées de ses deux amis. Elle ne savait pas non plus où cela allait les mener, mais la Directrice de Gryffondor n'était pas assez timide pour ne pas se plaindre auprès du responsable. « Si je découvre que vous étiez d'une quelconque façon responsable de l'incident du troll d'aujourd'hui, je me rendrai auprès du Conseil. La vie des enfants a été sévèrement en danger avec ce troll perdu dans le château.

Filius ajouta : « Aux vues de nos suspicions, je demande à assister au rendez-vous de Barchoke demain. Je suis le Directeur de maison de Mr Crow et je veux protéger au mieux ses intérêts pendant le séjour d'Harry à Poudlard. »

C'est une Minerva déterminée qui voulait aussi y participer. « Je demande à être présente aussi. Si Voldemort est revenu et que le jeune Harry est impliqué, cela va indubitablement affecter toute l'école. Vous avez perdu la confiance de vos directeurs de maison et nous ne croyons plus que ce soit à vous de remplir vos obligations de directeur. »

Pomona était entièrement d'accord avec ces sentiments. « Cela n'affecte pas seulement une Maison spécifique, les enfants dans l'infirmerie auraient pu appartenir à une autre maison. Poppy est une guérisseuse renommée, mais est la première à admettre qu'elle aurait été inutile aujourd'hui. Le jeune Mr Crow leur a littéralement sauvé la vie et tout ce que vous avez fait, est d'essayer de réprimander le garçon. »

Tous pouvaient entendre le dégoût pour Dumbledore dans la voix de la directrice de Poufsouffle. « J'ai vu Poudlard lui répondre immédiatement lorsqu'il a demandé de l'aide. Je sens qu'elle prendra des mesures contre quiconque essaiera de nuire à son champion. Je ne peux m'empêcher de penser que le fait qu'Harry ait été là aujourd'hui, ayant l'entrainement et les outils appropriés a encore plus confirmé le choix de Poudlard dans son champion. Vous devriez chercher un autre travail Directeur. » Elle se tut pendant quelques secondes avant d'ajouter : « Moi aussi je veux être à ce rendez-vous. Je veux entendre ce qu'a le père du garçon à dire sur cette affaire. »

Minerva se rappela ce qu'il s'était passé plutôt pendant son cours. « Il y a peut-être plus d'une personne à devoir trouver un travail Pomona. Mr Crow a affirmé que la métamorphose était la plus facile forme de magie à maîtriser, ne nécessitant qu'une seule incantation et ensuite l'a prouvé. Il a transformé un livre en poule sans même faire un geste de baguette ou un sortilège connu.

Rogue avait été calme pendant toute la réunion mais ne put pas se retenir. « Vous avez sans douté été piégée par une blague. Un élève de première année ne pourrait pas y arriver. Le livre a sans douté été pré-enchanté pour se métamorphoser en quelque chose. »

La directrice adjointe de Poudlard n'était pas d'humeur à se laisser marcher dessus et attaqua le professeur de potions. « Je sais parfaitement comment fonctionne cette blague Severus, c'est la raison pour laquelle je lui ai donné un de mes propres livres et j'ai déterminé en quoi le garçon devait transformer le livre. Il a métamorphosé ensuite la poule en panier, puis en chaton, en utilisant à chaque fois la même méthode. »

Albus saisit cette opportunité pour changer de sujet. « Et comment Mr Crow a-t-il accompli ce fait ? Sûrement pas avec de la magie sans baguette ? »

« Il a utilisé son couteau. » Minerva avait levé sa main pour empêcher toute interruption de Severus et Albus. « Le garçon connaît l'interprétation du ministre en ce qui concerne la définition d'une baguette. Y-a-t-il quelqu'un qui conteste le fait que le couteau de Mr Crow ne soit pas une baguette à proprement parler ? Et quand vous prenez en considération que ce couteau est un cadeau personnel de Ragnok, alors vous pouvez être sûrs que cela les lois ministérielles ne s'y appliquent pas. »

Rogue ne pouvait pas supporter que le fils de son ancien ennemi reçoive des honneurs. « S'il est si bon en magie, alors pourquoi avait-il besoin de tuer un troll avec une épée ? Je m'attendais à qu'il le transforme en confettis dans ce cas. »

« Et combien d'enfants de onze ans connaissez-vous étant capable de terrasser un troll adulte des montagnes ? » Filius n'allait pas laisser Rogue ou Dumbledore s'en sortir. « Puis-je affirmer vu votre attitude que vous n'assisterez pas à la réunion de demain ? »

« Ce gamin a été parfaitement clair, il ne veut rien avoir à faire avec moi, et ce sentiment est réciproque. Non, je n'assisterai à pas cette réunion. Excusez-moi, mais la simple pensée de continuer à parler de ce garçon me donne la nausée. Je vais me retirer pour la nuit. »

Alors que Rogue partait, Filius glissa un dernier commentaire au professeur de potions. « Je pense que le problème, c'est que Harry a été PUBLIQUEMENT clair qu'il ne voulait rien avoir à faire avec vous, rappelez-vous en Severus. Harry a déjà prouvé un peu plus tôt que j'avais raison, il ne faut pas jouer avec un gobelin. »

Quand Rogue fut parti, Minerva se retourna à nouveau vers Dumbledore. « Alors, Directeur, allez-vous nous réciter la prophétie ou devons-nous attendre de l'entendre d'un gobelin demain ? »

Albus pouvait seulement biaiser les membres de son personnel et espérait que le gobelin ne leur dirait rien demain. Il commençait à regretter d'avoir arrangé cette entrevue demain, le timing n'aurait pas pu être pire.

Harry descendit les escaliers avec l'intention de faire ses exercices matinaux, il trouva une personne inattendue qui l'attendait.

Hermione s'était endormie sur une chaise en face de ses escaliers, voulant apparemment l'empêcher de partir sans elle. Il semblait également évident, vu la tenue de la jeune sorcière quelles étaient ses intentions, même si Harry n'avait jamais vu de pareils vêtements. Le short lui arrivait juste au dessus des genoux et semblait être une seconde peau bleu et rose. Le t-shirt était de la même matière et de la même couleur que le short. De drôles de chaussures complétaient l'ensemble, et le prénom Nike y était écrit. Elle avait également noué ses cheveux en queue de cheval.

La chevelure d'Hermione ne pouvait pas être domptée par un simple élastique et s'échappait déjà pour couvrir son visage. Harry déplaça silencieusement une boucle qui s'était glissée devant ses yeux, lorsque ses yeux noisette s'ouvrirent.

Harry aurait juré plus tard ne pas avoir vu Hermione, mais elle avait du le faire car comment sinon comment pouvait-elle être debout et le serrer dans ses bras.

« Oh Harry, tu n'as pas idée à quel point je suis heureuse que tu ailles bien. Tu es sorti de l'infirmerie couvert de sang et j'étais sûr qu'une partie du sang était le tien. Madame Pompfresh a du pratiquement me calmer de force car je voulais te suivre, elle disait que nous étions toutes en choc et nous a gardé dans son appartement en attendant que l'infirmerie soit réparée et nettoyée. Elle nous a laissé sortir pour le dîner et ensuite je ne pouvais te trouver nulle part. Personne ne le pouvait. Où étais-tu ? »

Harry avait pensé qu'il avait perdu ses amis, mais la façon dont Hermione s'accrochait à lui prouvait bien le contraire. « J'étais dans ma chambre, j'ai pensé que vous ne vouliez plus être mon ami après ce que j'ai fait hier. »

Hermione prit son visage entre ses mains, s'assurant qu'il la regardait droit dans les yeux quand elle répondit à sa question. « Ce que tu as fait hier était la chose la plus brave que j'ai jamais vu. Nous étions tous terrifiés et pourtant tu as pris la situation bien en mains. Je t'ai vu et entendu essayer de faire partir le troll, tu n'as pas eu d'autre option. »

« Tu avais l'air de ne plus jamais vouloir me voir de ta vie, comme si je t'avais effrayé. »

« Tu m'as effrayé oui ! J'ai pensé que ce troll allait te tuer. L'odeur dans l'infirmerie était atroce, il y avait du sang partout et Padma vomissait des limaces quand elle criait, ce n'était pas le meilleur jour de notre vie ! »

Un frisson parcourut Hermione quand elle y repensa. Harry avait du le sentir puisqu'il la serra encore plus fort, donnant du courage à la jeune sorcière pour continuer. « Je ne pouvais pas croire en fait que nous étions encore en vie et je suis restée plantée là, sous le choc, jusqu'à ce que Mme Pompfresh commence à nous traiter. Et c'est là que j'ai réalisé que tu étais parti. Je suis désolée que tu aies pensé ça Harry, je peux t'assurer que tu es bien loin de la vérité. »

« Donc Padma et sa sœur ne m'en veulent pas ? »

Hermione rougit et cela piqua la curiosité d'Harry. Il garda le silence jusqu'à ce qu'elle réponde. « Les jumelles semblent penser qu'elles te doivent une dette de vie – Parvati pense que si tu les épousais toutes les deux, ce serait une bonne manière de payer cette dette. »

Harry ne put pas se contenir et ajouta en riant. « Je t'ai sauvé aussi, que pense Hermione Granger de cette idée ? »

« Oh, Parvati y a pensé aussi. Je devrai t'épouser et devenir une des femmes de ton harem… »

Harry explosa de rire, à la consternation de Mlle Granger. « Je ne vois pas en quoi c'est drôle, Harry… »

« Oh, tu comprendrais, si tu en savais plus sur les gobelins. » Harry se calma avant d'expliquer à Hermione. « Les gobelins n'ont qu'une compagne, et cette compagne est pour la vie. Aucun gobelin de s'engagerait dans une relation multiple comme elle l'entends. J'aimerai beaucoup que ma meilleure amie s'assure que cela arrive aux oreilles des autres. »

Pour une raison qu'il ne connaissait pas, Hermione eut un grand sourire. Harry se dit que c'était un bon moment pour lui demander ce qu'elle avait à l'esprit. « Hermione, que portes-tu ? »

« Oh, c'est ce que ma mère appelle des vêtements de sport. J'avais espéré avoir un bas de survêtement et un débardeur, mais maman voulait acheter soit ça, soit des robes. Dois-je aller me changer ? »

« Non, c'est très bien. Ces vêtements n'entraveront pas du tout tes mouvements. » Ce qu'Harry ne disait pas, c'est que la tenir, habillée comme ça lui plaisait beaucoup.

Cela lui donnait l'ouverture dont elle avait besoin. « Okay, nous savons maintenant que je porte du lycra mais je n'ai jamais rien vu une tenue comme la tienne. Qu'est-ce ? »

« Tu ne voudras plus en voir non plus. Ma tunique est faite du dos d'un magyar à pointes, l'une des quelques espèces en Grande-Bretagne. »

Hermione parcourait son torse des doigts sans réaliser ce qu'elle faisait. « C'est de la peau de dragon ? C'est à la fois doux et dur à la fois. »

« Oui… Et bien, cela est résistant contre les sortilèges et les lames ». Harry tremblait presque mais se ressaisit. « Tu veux qu'on s'entraîne ? Je pense qu'on devrait commencer par un petit footing ce matin ? »

Ils se mirent rapidement d'accord et quittèrent la salle commune, Hermione de nouveau au bras d'Harry.

Padma trouva Hermione assise dans les escaliers et aida la jeune sorcière visiblement épuisée à rentrer dans sa chambre. « Qu'est-ce-qui s'est passé ? »

« Oh, je suis allée m'entraîner avec Harry. Son petit footing s'est transformé en une course de cinq kilomètres, mes jambes m'ont lâché à mi chemin dans les escaliers. J'ai vraiment besoin d'une douche et de me préparer mais je ne penses pas que je puisse. »

Padma avait une idée pour faire bouger son amie. « C'est dommage. Parvati aura raconté l'histoire à tout le monde dans le château, et vu qu'elle a un petit faible pour ton meilleur ami, elle sera sûrement assise sur les genoux d'Harry avant la fin du petit-déjeuner. »

La sorcière épuisée trouva soudainement des réserves qu'elle ne savait pas posséder. Hermione ne vit pas le sourire de Padma et se dépêcha de prendre une douche.

Hermione entra dans la Grande Salle au bras d'Harry, comme d'habitude, mais c'est là que le rituel quotidien cessa. Padma n'avait pas menti sur sa sœur jumelle. Les exploits de Harry de la veille étaient maintenant connus par tous, ce qui expliquait sûrement le fait que tout le monde les regardait.

Harry venait de s'asseoir entre Hermione et Padma quand l'autre sœur Patil s'approcha d'eux.

« Mr Crow, je veux vous informer officiellement que je vous dois une dette de vie. »

Le reste de la Grande Salle ne fit même pas semblant de ne pas les écouter, et ils purent entendre facilement la réponse d'Harry. « Je suis désolé Mlle Patil, mais je ne peux l'accepter. »

Parvati fut chamboulée par la réponse d'Harry, ce n'était pas ce qu'elle prévoyait. « Pourquoi pas ? C'est un fait, tu as sauvé ma vie. »

« En fait, j'ai couru à l'infirmerie pour voir si mes amis allaient bien et il s'avère que tu étais également là. Les gobelins prennent toujours soin de leurs amis et de leur famille, il ne peut pas y avoir de dettes entre Hermione, Padma et moi. »

Ce fut une Parvati dépitée qui retourna à la table de Gryffondor, retenant ses larmes. Harry ne savait pas exactement ce qu'il avait fait et demande à Padma de lui expliquer.

« Tu as dit en gros à Parvati que si nous n'avions pas été à l'infirmerie, tu ne serais pas venu à la rescousse. »

Harry acquiesça. « Si tu toi et Hermione aviez été dans le hall hier, je n'aurai pas bougé. Je ne suis pas allé chercher le troll, je voulais vous trouver toutes les. C'est un hasard si le troll est arrivé et nous a trouvé et Parvati se trouvait aussi là. Je ne peux pas accepter une dette de vie pour ça. Je ne voulais pas offenser ta sœur par contre »

Hermione essaya de lui faire comprendre. « Harry, tu n'as pas idée à quel point tu avais l'air héroïque hier. Tu étais déterminé, calme et la façon dont tu nous as protégées était terrifiante à voir. Ce troll était gigantesque et pourtant tu l'as abattu comme un arbre dès qu'il s'est approché un peu trop. Parvati est juste déçue que tu n'ais pas agi de façon héroïque juste pour la sauver. »

« Je pense que je comprends. Padma, dis à ta sœur s'il te plait que j'ai peut-être tout fait pour que toi et Hermione soyez saines et sauves, mais j'aurais protégé quiconque de ce troll. Ou du moins, je l'aurais peut-être laissé frapper Malfoy ou Weasley un moment avant de l'arrêter. »

Padma savait aussi que ce qui dérangeait sa sœur, c'est qu'elle passait après elle pour une fois. Harry avait couru vers l'infirmerie pour voir si elle allait bien après avoir publiquement frappé Weasley car il lui avait envoyé un sortilège. C'était bien trop pour la santé mentale de Parvati. Et si elle réfléchissait un peu, c'était également un choc pour Padma.

Voyant que cette affaire était finie, Roger posa à Harry la question que tous se posaient. « Harry, pourquoi as-tu utilisé l'épée de Gryffondor sur ce troll ? »

« Oh, mon couteau n'était pas assez grand pour l'abattre – passes moi les saucisses Hermione s'il te plait. »

Cela clôtura le sujet, aucun Serdaigle ne pouvait trouver un défaut dans cette logique. Après ça, les choses revinrent à la normale dans la grande salle. Harry avait une question pour ses amies.

« Mon père vient aujourd'hui à Poudlard. Avez-vous envie de le rencontrer ? »

Hermione et Padma répondirent oui à l'unisson, ce qui fit sourire Harry. Son sourire s'agrandit quand le professeur Flitwick rentra dans la Grande Salle avec un gobelin qu'Harry connaissait visiblement.

Personne dans la grande salle ne sut comment réagir en voyant le garçon-qui-a-survécu sauter sur ses pieds avant de s'incliner devant un gobelin. « Mes respects Maître Pitslay, c'est un réel plaisir de vous revoir. Je ne savais qui était le tuteur de potions que mon père avait engagé et je suis ravi que vous ayez fait le chemin jusqu'ici. »

« Bonjour Harry Crow – oui, votre père m'a demandé d'utiliser ce nom pendant votre séjour à Poudlard. Je n'allais certainement pas laisser un sorcier ruiner le travail que j'ai fait avec vous en potions. Maître Flitwick a gentiment accepté de nous laisser une pièce pour que nous puissions travailler et j'ai compris que quelques étudiants supplémentaires souhaitent apprendre les potions correctement ? »

« Oui Maître Pitslay, trois de mes amis. Est-ce que cela vous convient ? »

« Ça ira. S'ils s'avèrent être convenables, on pourra peut-être ajouter d'autres élèves au fil des semaines. »

Cela fut de trop pour Rogue qui quitta en colère la grande salle. Des étudiants de Poudlard apprenant les potions avec un gobelin ! Il fallait qu'il fasse quelque chose. Minerva McGonagall sentit qu'elle devait agir elle aussi. Elle s'approcha du groupe et Filius la présenta.

Après les politesses d'usage, Minerva alla droit au but. Un trait de personnalité qui convenait à tout gobelin qui se respecte. « Maître Pitslay, en tant que directrice adjointe, j'aimerai observé votre leçon avec nos élèves ce main. Comprenez s'il vous plait que je ne mets pas en doute vos capacités. Certaines personnes pourraient mal réagir en vous sachant à Poudlard, et je pourrais le gérer de façon officielle si j'assiste à votre leçon moi-même. »

Le gobelin s'inclina légèrement vers McGonagall. « Je serai ravi de votre compagnie professeur et merci pour votre honnêteté et prévoyance. »

Ni Hermione, Padma ou Neville n'avait de problèmes pour arrêter plus tôt le petit-déjeuner, ils suivirent donc le professeur Flitwick qui les emmena dans la salle de classe réservée pour eux. Les regards envieux des trois quarts des premières années les suivirent lorsqu'ils sortirent de la grande salle.

Minerva s'assit à l'arrière de la classe, ne sachant pas à quoi s'attendre. Si elle se référait aux capacités de métamorphose d'Harry, alors elle devait s'attendre à tout. Ce à quoi elle ne s'attendait pas, c'est qu'on demanda aux enfants de rendre leurs livres avant d'en recevoir un autre de la part de leur nouveau professeur. Pitslay fut assez gentil de lui passer une autre copie.

« Maintenant, je dois vous donner quelques règles de base avant de commencer pour vous donner un idée de quel sorte de professeur je suis. Tout d'abord, je prévois de terminer les cours de première année avant vos prochaines vacances. » Pitslay attendit un peu avant de continuer. « Je prévois de le faire en ne nous faisant pas perdre de temps, ni à vous, ni à moi, en brassant plusieurs potions différentes juste pour apprendre une technique ou procédure particulière. Quand je vous apprends quelque chose, je m'attends à ce que vous la reteniez du premier coup. »

Harry connaissait déjà ce discours mais était content de voir ses amis approuver cette dernière phrase.

« Deuxièmement, je vous encombrerai pas de devoirs à proprement parler. Cela m'est égal que vous sachiez écrire un essai de trois parchemins sur la façon de brasser une potion. Je préfère m'assurer que vous sachiez brasser la potion en question. C'est ça que moi, j'appelle être des devoirs. Chaque semaine je vous dirai quelle potion nous brasserons la semaine d'après. Votre tâche sera de rechercher toutes les étapes, procédures et ingrédients nécessaires pour pouvoir la préparer parfaitement. Les livres que j'ai distribués vous seront d'ailleurs d'une grande aide pour chaque tâche. »

Minerva pensait que le gobelin en attendait trop de ses élèves jusqu'à ce qu'elle ouvre le livre en question. Comme prévu, la potion et sa préparation étaient bien expliquées, mais ce qu'elle n'avait jamais vu avant, c'étaient la multitude d'informations en plus qui était fournie dans un chapitre à part et qui constituait au moins les deux tiers du livre.

Pitslay les avait emmenés exactement là où il le voulait, montrant clairement à chaque étudiant comment récupérer les informations pour chaque ingrédient et pourquoi il devaient suivre à la lettre chaque étape. Le gobelin montra chaque étape de la procédure en brassant lui-même la potion. Il les encouragea à poser des questions, mais au lieu de leur répondre, il préféra les guider dès que c'était possible, pour qu'ils trouvent eux-mêmes la réponse.

Hermione avait cependant une question qui requérait une réponse directe. « Monsieur, pourquoi le livre de Harry est-il bien plus épais que le notre ? »

« Mr Crow suit mon enseignement depuis quelques années déjà, il travaillera donc sur une potion différente la semaine prochaine. Les pages s'ajoutent elles-mêmes à votre livre quand vos capacités s'améliorent. Si les choses progressent comme je l'espère, vos livres seront actualisés avant la fin du mois de décembre. Il y a également de grandes chances que notre groupe augmente d'ici là. A ce moment, vous trois travaillerez sur une potion que je vous donnerai, pendant qu'Harry travaillera sur une autre. Tous les nouveaux venus commenceront aux mêmes bases que vous aujourd'hui, c'est tout à fait normal dans une classe gobeline d'avoir des étudiants travaillant à des niveaux différents. Une fois que vous aurez préparé quelques potions, je verrai ce que je ferais avec vous par la suite. »

La sonnerie du repas surprit tout le monde, y compris Minerva. Elle n'avait pas prévu de rester pendant toute la leçon, juste assez pour s'assurer que les étudiants étudieraient la même chose que le reste de leurs camarades. Elle trouvait que le livre était l'un des plus pédagogiques qu'elle ait jamais vus et la méthode d'enseignement était fascinante. Minerva pouvait voir les implications positives qui en découleraient. Severus se plaignait toujours des ingrédients chers réduits à néants ou des chaudrons fondus par des étudiants idiots. Ce serait très intéressant de comparer ces deux méthodes. Elle n'avait en fait qu'une question.

« Maître Pitslay, que ferez-vous si un étudiant arrive en classe sans avoir étudié la préparation au préalable ? »

Le petit gobelin sembla vexé par la question. « Aucun de mes étudiants n'oseraient faire ça ! »

Harry rattrapa rapidement la gaffe accidentelle de McGonagall. « Maître Pitslay est le potioniste le plus réputé de la société gobeline. C'est un tel honneur de l'avoir comme tuteur que sa phrase est exacte. Il n'y pas moyen qu'un étudiant arrive en cours sans être préparé, sinon les cours s'arrêteraient pour lui et la disgrâce le suivrait pour le restant de sa vie. »

Hermione, Padma et Neville n'avait aucune envie d'arriver un jour sans être prêt. Non seulement, cela rabaisserait Harry, mais la seule autre alternative serait Rogue. Ils n'avaient brassé aucune potion aujourd'hui mais étaient sûr d'être prêts à faire la potion demandée la semaine d'après. Et c'était beaucoup dire pour Neville.

Alors qu'ils retournaient dans la grande salle, McGonagall aperçut un autre gobelin à côté de Filius. La directrice adjointe aperçut aussi quelque chose qui lui fit chaud au cœur. Pendant quelques secondes, Harry laissa tomber son masque et Minerva fut enchantée par ce qu'elle vit. Il y avait à un jeune garçon, loin de chez lui pour la première fois de sa vie, posant les yeux sur un parent aimé. Après avoir observé les Dursley il y a quelques années, elle ne pouvait pas vraiment imaginer Harry avoir la même réaction en voyant son oncle et sa tante. C'était le premier signe pour elle qu'Harry ayant grandi avec les gobelins était une bonne solution pour le problème du jeune orphelin.

Hermione était au bras d'Harry et pouvait littéralement sentir son excitation quand il vit le gobelin qui devait être son père. Elle fut presque traînée dans cette direction.

« Bonjour père, comme allez-vous ? »

« Mieux maintenant que je te vois, mon fils. » Barchoke souriait aussi intérieurement en voyant la jeune fille au bras de son fils, même s'il n'en montra rien à l'extérieur. « Veux-tu me présenter tes amis ? »

« Voilà Hermione Granger, Padma Patil et Neville Londubat. Voici mon père, le gestionnaire en chef des comptes de Gringotts, Barchoke. »

Hermione ne fit pas attention au costume classique de Barchoke, ni au fait qu'il était plus petit que son fils ou qu'il avait des oreilles pointues. Harry l'appelait père et c'était suffisant pour elle. La jeune Serdaigle lui tendit immédiatement la main pour le saluer en ajoutant. « Enchantée de vous rencontrer Monsieur. »

Padma et Neville imitèrent Hermione et le saluèrent de la même manière. Barchoke ne pouvait plus se souvenir depuis quand il n'avait pas serré la main d'un sorcier ou d'une sorcière. Son fils avait vraiment bien choisi ses amis. « Maître Flitwick nous a organisé un repas ensemble avant nous rendez-vous avec le directeur, et en fait il y aura aussi maintenant les membres les plus anciens du personnel. »

Harry était bien conscient que parler gobelin en présence de personnes ne pouvant pas le comprendre n'était pas poli, mais il savait aussi que certaines circonstances l'exigeaient. Il trouvait que cela était l'une de ces occasions.

« Père, est-ce que mes amis peuvent se joindre à nous pour le repas ? Je sens qu'ils ont besoin de connaître des informations importantes sur moi. »

Cela prit Barchoke de court. Son fils n'était parti que depuis une semaine et il voulait déjà révéler son secret à des amis. Il était enchanté que son fils ait déjà une meilleure amie et que celle-ci soit une née de moldue était en bien des façons un bonus. C'était un côté de ce monde qu'il ne maitrisait pas, mais cela allait trop vite. « Es-tu sûr Harry ? Une fois que ce sera fait, il n'y aura pas de retour en arrière. »

Harry acquiesça avec détermination. « Les filles ont presque été tuées hier, j'ai été forcé de tuer un troll qui essayait de les frapper à mort. »

Le masque de Barchoke glissa un instant, il grogna presque au directeur de maison de Harry. « Vous m'expliquerez ça plus tard et pourquoi je n'ai pas été contacté immédiatement ! »

Hermione avait été surprise quand Harry avait commencé à parler en ce qu'elle croyait être le gobelin, mais ce n'était rien à côté du visage son père qui avait changé pendant un instant. Elle se rappelait que Harry lui avait dit que son père avait combattu deux fois jusqu'à la mort pour le protéger, elle n'avait maintenant pas de problèmes à le croire. Une fois que son visage public fut de nouveau en place, il passa sans effort à l'anglais.

« Harry a demandé à ce que ses amis nous rejoignent pour le repas, j'en serai enchanté. J'aimerai apprendre à mieux vous connaître et surtout savoir ce qui s'est passé hier. » La dernière phrase du gobelin fut dite sèchement à l'attention de McGonagall.

Minerva répondit rapidement. « Monsieur, je serai plus que ravie de répondre aux questions que vous avez pendant la réunion, j'espère que vous répondrez aussi aux miennes ? »

Le père acquiesça brièvement. « J'espère que nous pourrons collaborer, mais soyez assurée que la sécurité de mon fils sera toujours ma première priorité dans nos discussions. Je n'étais pas au courant que le combat de troll était une spécialité de Poudlard. Si c'est ce que cette école a à offrir de mieux, alors, cette réunion sera brève et mon fils retournera à la maison avec moi. »

Harry sentit les doigts d'Hermione serrer son bras et il plaça sa main sur la sienne pour la rassurer un peu. Il était presque sûr que père bluffait. Il était également presque sûr qu'il était le seul à s'en être aperçu. Harry était certain que les mots de son père allaient être répétés au directeur avant la fin de la réunion, ce qui expliquait pourquoi son père les avait prononcés.

Ils furent conduit dans une pièce pour le déjeuner et Harry invita Maître Flitwick à se joindre à eux, prévenant ainsi son père que son directeur de maison devait être considéré comme un allier dans ce qui allait se produire. Barchoke essaya aussi d'offrir un peu de confort à la jeune fille qui était clairement dans un grand état de stress.

« Ne vous inquiétez pas s'il vous plait, Mlle Granger. Si Harry devait partir de Poudlard, je ferais en sorte qu'il reste en contact avec sa meilleure amie. »

« Oh, merci Monsieur, mais Harry connaît déjà mes sentiments à ce sujet… »

« Hermione, avant que tu continues, il y a quelque chose qu'il faut que je te dises. Je dois tous vous le dire. » Harry était assis à la table avec Hermione et Padma, son père était à l'opposé et approuva le déroulement des choses. « Ce que je vais dire pourrait changer les choses à partir de maintenant. Vous avez tous entendu le choixpeau m'appeler Elu de la prophétie, et bien, la prophétie en question me concerne moi et Voldemort. Il n'est pas mort et va venir me chercher, pour me tuer. »

Ce fut Flitwick qui brisa le silence après la révélation d'Harry. Venant d'avoir confirmation des pires craintes du personnel, il était de temps de dire dans quel camp il se situait. « Ce que je vais vous révéler ne doit pas sortir de cette pièce. Voldemort était dans le château hier. Il avait pris possession du professeur Quirrell et a laissé entrer ce troll.

Harry partagea un regard avec son père avant de continuer. « Nous ne pensions pas qu'il serait capable de revenir avant quelques années, c'est pourquoi je devais vous le dire. Etre à mes côtés peut être dangereux… »

Harry se retrouva confrontée à une sorcière déterminée à donner son point de vue. Hermione était si déterminée qu'elle s'était assise face à lui, son visage à quelques centimètres du sien. « Ecoute moi bien Crow, cela m'a pris environ douze ans avant de trouver un meilleur ami. Si tu penses une seule seconde que je vais t'abandonner, alors le choixpeau s'est trompé en te mettant à Serdaigle ! »

Barchoke pensa maintenant que son fils avait pris la bonne décision en voyant les bras de Harry autour de la jeune sorcière. Cela faisait chaud au cœur de voir ses deux là chercher du réconfort entre eux alors que le reste de ses amis le rassurèrent aussi.

Padma était à Serdaigle pour de bonnes raisons et utilisa sa logique pour convaincre Harry qu'elle n'allait pas l'abandonner. « Tu dis que je pourrais être en danger si je restais ton amie, mais je dis que je serais morte si je ne l'avais pas été. Tu l'as dit toi-même Harry, tu n'es venu à l'infirmerie que parce que tes amis y étaient. Nous savons tous que les professeurs seraient arrivés trop tard pour faire quoi que ce soit. Je préfère être en danger car je pense être plus en sécurité et plus heureuse en restant ton amie. »

Neville rougit, mais était déterminé à montrer que le choixpeau l'avait réparti à Gryffondor pour une bonne raison. « Ma raison est la même qu'Hermione, bien que sans les câlins. Cela m'a pris beaucoup de temps pour me faire des amis et je n'y renoncerai pas. De plus, tu m'as dit que nous étions presque de la même famille. Cela n'en serai plus une si je prenais la fuite. »

Hermione était si près d'Harry qu'elle put sentir la tension quitter son corps. Elle se rassit correctement et posa une autre question. « Okay, ça explique les entraînements et les tuteurs. Maintenant, as tu autre chose à nous révéler ou pouvons-nous manger ? Je n'aurais jamais cru que courir le matin pourrait donner aussi faim et nous avons du écourter le repas ce matin. »

Quand Miss Granger commença à manger, Barchoke réfléchit. Les deux lettres de Harry parlaient de la jeune sorcière et il savait à quel point son fils appréhendait de lui dire la prophétie. En voyant leurs réaction Barchoke éclata de rire. « Fils, j'approuve de tout cœur tes amis. Miss Granger, quoi qu'il arrive aujourd'hui, vous pouvez être sûre que vous resterez dans la vie d'Harry tant que vous le voudrez tous les deux. »

Le soulagement parmi les jeunes sorciers était palpable et maintenant tout ce dont Barchoke avait besoin, c'est que la réunion avec le directeur se passe aussi bien. Mais d'abord, il voulait entendre comment son fils avait abattu ce troll.

Reviews

Bonjour à tous! Merci encore d'avoir lu ce chapitre et de suivre cette histoire. je sais que ma traduction est parfois imparfaite et je voudrais savoir s'il y a des personnes parmi vous souhaitant être bêta-traducteur/trice pour cette histoire. Je voudrais vraiment qu'elle soit parfaite, et j'ai beau relire plusieurs fois cette histoire, parfois des termes ou des expressions m'échappent.

merci encore et à jeudi pour le prochain chapitre! PS: n'hésitez pas à me laisser une petite review ^^