Disclaimer: Cette histoire utilise des personnages appartenant à JK Rowling et n'est pas utilisée à des fins commerciales. Elle a été écrite par RobSt en anglais, je ne suis que le traducteur (avec la permission de l'auteur).

Chapitre 6 : Dumbledore et ses désillusions

Albus regarda son repas qu'il ne voulait plus manger maintenant et se dit que sa perte de poids était le moindre de ses problèmes. Les nouvelles de Minerva lui avaient une fois de plus coupé l'appétit. « Êtes-vous certaine que Barchoke était sérieux en parlant de retirer Harry de Poudlard ? Filius disait que le garçon avait été envoyé ici pour se mêler à ses pairs. »

Son adjointe essaya de lui faire comprendre le sérieux de cette situation. « Quand Barchoke a appris ce qu'il s'est passé hier, il était prêt à décapiter Filius à l'entrée de la Grande Salle. Barchoke a peut-être envoyé Harry ici pour qu'il se lie à ses pairs, mais il n'avait jamais été question de forcer Harry à tuer un troll pour sauver ses amis. »

Le directeur avait fait suffisamment de négociations pour savoir qu'aller à une réunion alors que le parti adverse avait toutes les cartes, ne pouvait aboutir au résultat voulu. Albus n'arrivait pas à trouver quelque chose qu'il pourrait offrir en échange. Mais il n'y avait pas que ça de dérangeant pour lui. Harry l'avait terrifié hier. « Je n'arrive tout simplement pas à oublier l'image de ce jeune garçon, essuyant le sang du troll qu'il venait de tuer sur sa veste. Il n'est pas ce à quoi je m'attendais. »

Pomona devait commenter ça. « L'emploi du temps des premières années me permet de voir Harry en cours plus souvent que quiconque, et ce n'est un pas un jeune James Potter. Le garçon est poli, courtois et ne montre aucun signe de l'arrogance qui caractérisait son père au même âge. Il est également plus grand et certainement plus développé que le garçon maigrichon que James était à onze ans. Il attire déjà l'attention de sorcières un peu plus âgées que lui. »

Minerva devait également ajouter son grain de sel. « J'ai également vu une sacrée paire avant de venir manger. Ne doutez pas une seule seconde qu'il n'y a pas une très grande relation père/fils entre Harry et Barchoke. Je commence à penser que Dursley a pris une bonne décision en emmenant l'enfant à Gringotts. »

Cela lui attira quelques regards dubitatifs de ses collègues, mais Minerva n'allait pas changer son opinion. « J'ai regardé ces moldus pendant une journée et j'ai protesté sur le fait qu'Harry y soit laissé. Le fait qu'ils aient abandonné l'enfant me donne raison. Ce n'est que pure chance qu'Harry ait grandi dans un environnement agréable et stable.»

C'est un professeur de potion agacé qui lâcha son couteau et sa fourchette. « Vous semblez déterminé cepandant à me refuser ce même environnement agréable. Toute cette discussion sur ce gosse vient de me ruiner l'appétit encore une fois. » Le sarcasme de Severus était bien présent, il ne passait pas un bon vendredi. « J'ai prévu de me plaindre au Conseil sur le cours alternatif de potion qui a eu lieu ce matin… »

Il n'eut pas le temps de terminer sa phrase, Minerva le coupa avec une question. « Sur quelles bases repose votre plainte ? »

Severus regarda l'adjointe comme si elle avait posé la question la plus stupide qu'il ait entendu. « Êtes vous sérieuse Minerva ? Les potions étant enseignées à Poudlard par un gobelin, le Conseil ne va jamais l'accepter. Cela dégrade l'image des autres professeurs… »

Une nouvelle fois Minerva le coupa. « Je peux vous affirmer que Maître Pitslay est le meilleur potioniste de la nation gobeline. Après avoir observé son enseignement en classe ce matin, je suis sûr que les étudiants qu'il a, seront au moins bien meilleurs que ceux qui se trouvent dans votre classe. » En voyant l'expression blessée de son visage, on aurait pu penser que Severus avait une arrête de poisson coincée dans la gorge. Sa bouche était ouverte et bougeait mais nul son déchiffrable n'en sortait. « Vous devez également prendre en compte qu'Augusta Londubat est un membre d'une grande influence dans ce Conseil et son petit-fils est l'un des étudiants de Pitslay. Ai-je mentionné le fait que le dernier professeur de Poudlard a prévu de finir le programme de première année d'ici Noël ? »

Pour Severus, c'était la preuve que ce gobelin ne savait absolument pas de quoi il parlait. « Et bien bonne chance ! Weasley n'a réussi qu'à faire fondre le premier chaudron de l'année, et je crains que ce ne soit pas son dernier puisque suivre des instructions pourtant simples semble être au delà de ses capacités. La seule raison pour laquelle il ne passe pas la nuit en retenue ce soir avec moi, c'est parce qu'apparemment il en a déjà une avec vous ce soir."

Puisque Severus avait décidé de parler de l'un des lionceaux à table, Minerva pensa qu'une petite diète supplémentaire serait parfaite pour Severus. La directrice de Gryffondor savait exactement comment titiller son gros nez encore un peu. « Mr Crow suit visiblement des cours privés en potions depuis un petit moment maintenant. Pitslay lui fait préparer du polynectar la semaine prochaine. Si je ne me trompe pas, ce n'est enseigné normalement qu'en fin de quatrième année, non ? »

Ce fut suffisant pour que le maitre en potions quitte la table, la simple pensée du rejeton de James Potter en génie des potions était suffisante pour qu'il se terre de nouveau dans ses souterrains. Dumbledore ne faisait qu'à moitié attention à ce qui se passait entre trois de ses directeurs de maison, il ne pensait à vrai dire plus qu'à la réunion qui allait se dérouler après le repas. Cela pouvait potentiellement très mal se terminer. Si Harry quittait Poudlard, ce serait un désastre.

Filius conduisit le père et le fils dans le bureau du directeur et s'occupa de toutes les présentations. Barchoke s'assit avec Harry à côté de lui, attendant de voir ce qui allait se passer. Dumbledore avait demandé la réunion avant l'incident du troll, donc c'était à lui de commencer.

Albus n'avait donc plus le choix. Quand l'adversaire avait la main la plus forte, alors les options qui restaient étaient soit le bluff ou de passer. Passer son tour n'étant plus en option, il ne lui restait plus que le bluff.

« Au nom de tous les sorciers et sorcières de Grande-Bretagne, j'aimerai vous offrir mes plus sincères remerciements pour avoir si bien élevé le jeune Harry ici présent. Je pense qu'il est temps qu'Harry Potter revienne dans la société magique et si j'ai demandé à vous parler aujourd'hui, c'est pour essayer de trouver une sorte d'accord pour que cela se produise. »

« Je suis désolé directeur, mais ce n'est juste pas possible… »

« Oh voyons Barchoke, bien sûr que c'est possible. J'empêche la presse et le ministère d'intervenir, mais je ne sais pas combien de temps je pourrais le faire encore. »

La réponse qu'eut Albus fut aussi inattendue que la source dont elle venait. La colère et le ressentiment dans la voix d'une personne aussi jeune était certainement perturbante, mais les informations qu'il reçut ébranlèrent sérieusement le directeur. « Arrêtez votre jeu Dumbledore ! Je suis sur que la presse et le ministère aimeraient savoir que j'ai été abandonné devant une maison moldue, une lettre dans mon berceau et un horcruxe de Voldemort dans ma tête. Quelle brillante décision venant du leader de la lumière, une décision qu'il n'avait aucun droit légal de faire ! »

Pomona ne put pas manquer les têtes de ses trois collèges, les voyant passer par des touches de gris ou de vert, elle avait besoin de plus d'informations. « Qu'est-ce qu'un horcruxe ? »

La voix d'Harry fut de nouveau respectueuse quand il s'adressa à la directrice de Poufsouffle. « Il s'agit de la plus noire de toutes les magies professeur, il s'agit de séparer votre âme et de placer un morceau de celle-ci dans un objet et cela requiert un meurtre pour le rituel. Après avoir tué James et Lily Potter, quelque chose de bizarre s'est produit et j'ai fini avec un morceau de l'âme de Voldemort dans mon corps. Il s'agit visiblement de quelque chose que Voldemort avait déjà fait plusieurs fois avant et il ne peut pas être vraiment tué tant qu'une partie de son âme existera. Mon père m'a emmené directement chez un guérisseur gobelin pour que cette partie d'âme me soit enlevée, puis qu'elle soit détruite, pourquoi ne l'avez-vous pas fait immédiatement professeur ? »

Minerva se rappelait cette nuit comme si c'était hier parce que les mots de Dumbledore s'étaient gravés en elle. Elle avait sut instinctivement que quelque chose n'allait pas mais avait accepté ses affirmations car il s'agissait de Dumbledore. Minerva répéta ses propres mots à Albus. « Même si je le pouvais, je ne le ferai pas. Les cicatrices peuvent parfois être pratiques! » C'est ce que vous avez dit, mais sans préciser pour qui ce serait pratique! Vous saviez qu'il y avait un horcruxe dans sa tête et vous n'avez pourtant rien fait ? »

« J'avais quelques suspicions et je ne savais qu'il existait une procédure pour extraire avec succès un horcruxe d'un hôte humain. Habituellement, il s'agit d'objets inanimés qu'il suffit juste de détruire. »

Dumbledore essayait de rediriger la colère dans la pièce vers une autre cible que lui. « Ce qui me préoccupe le plus ici, c'est qu'un enfant de onze ans connaisse la pire forme de magie noire qui soit. Quelle sorte de parent peut apprendre à son enfant de telles choses ? »

Harry fut aussitôt debout, prêt à défendre son père quand il sentit une main familière sur son épaule. « Souviens toi de ton entrainement fils, c'est pour ça que tu as travaillé si dur. »

Tout le monde put voir Harry prendre une grande respiration et reprendre contrôle de ses émotions. Il se rassit et s'excusa. « Désolé père. Perdre son calme peut faire perdre sa concentration. Perdre sa concentration peut nous faire perdre la bataille. C'est difficile de rester assis ici et d'écouter une vieille chouette te critiquer alors que ses crimes devraient lui valoir un séjour direct pour Azkaban ».

Barchoke tourna son attention vers le reste des personnes présentes. « Mon fils a bien sûr raison. Un enfant a été touché par le sort de Mort et pourtant vous n'avez pas arrangé de rendez-vous avec un guérisseur pour vérifier sa santé. Au lieu de vous en occuper, le sauveur de la Grande Bretagne magique a été emmené chez les Dursley par le garde-chasse de Poudlard… »

« Je confierai ma vie à Hagrid ! »

« Venant d'un homme sans honneur, cela n'a pas de valeur pour moi. Cela ne m'a pas échappé que vous avez refusé de vous défendre de vos actions illégales cette nuit, est-ce parce que vous êtes indéfendable ? Mon fils est bien conscient de son passé et du futur qui l'attend. Il est clair pour moi que vous avez caché cette information délibérément pour la révéler au moment qui vous conviendrait le mieux. »

Dumbledore ne pouvait pas croire que tout cela se produisait aujourd'hui. Ce qu'il avait dit à Severus était vrai, ce garçon en savait bien trop. « Cette information ne devrait pas être connue par des enfants… »

Barchoke grogna sa question à Dumbledore. « Même lorsqu'un enfant à réussi à faire ce que vous ne pouviez pas faire ? Mon fils a été annoncé comme celui capable de détruire Voldemort, et pourtant vous vouliez l'élever comme un moldu jusqu'à ses onze ans. Nous devons nous demander, pourquoi ? »

C'était une question à laquelle il n'avait aucune envie de répondre. Albus essaya une nouvelle fois de retourner la situation contre le gobelin. « Vous entrainez un enfant humain à devenir un guerrier pour la nation gobeline. Je n'entends parler que d'entrainements et de leçons. Je voulais qu'il ait une enfance normale… »

Harry se devait d'intervenir. « Comment une enfance normale pouvait être capable de m'aider à défaire un sorcier noir qui avait déjà brisé ce pays une fois ? »

« La prophétie dit que tu auras un pouvoir que le seigneur des ténèbres ne connaît pas – je pense que ce pouvoir, c'est l'amour ! »

Tout le monde regardait Albus maintenant de manière dubitative, ce fut Harry qui répondit. « Ce n'est pas étonnant qu'il était si énervé quand j'ai tué le troll, le directeur s'attendait probablement à ce que je lui fasse un câlin et tout se serait arrangé. C'est ce que vous aviez prévu pour ma confrontation avec Voldemort, l'embrasser jusqu'à la mort ? Désolé, mais je prévois de donner mon premier baiser à une fille. »

« Maintenant vous dites juste n'importe quoi Mr Crow… »

« Quoi ? Et vous étiez sérieux avec cette bouse de dragon ? Je pense que nous en avons assez entendu, n'est-ce pas père ? Il n'y a rien pour nous ici. »

Barchoke approuva son fils avec fierté. « Juste pour reprendre votre point précédent, directeur, vous et moi ne pouvons pas trouver un accord pour que mon fils revienne dans la communauté magique. La raison pour mon refus est que cette décision appartient à mon fils et à lui seul. Je n'influencerai pas sa décision et vous non plus. Mais sachez que quelle que soit la décision qu'il prendra, Harry aura mon plein support et sera toujours mon fils. Un fils dont je suis très fier. »

Le fier père avait maintenant toute l'attention de la pièce. Il venait d'annoncer que son fils était la seule personne capable de défaire Voldemort et tous attendaient de savoir si Harry allait rester à Poudlard. « Je suis venu aujourd'hui, à votre demande, pour discuter du futur de mon fils. Une enfance normale semble idyllique, car cela signifie que mon fils serait mort aujourd'hui. Les enfants seraient en effet morts sous les coups d'un troll dans l'infirmerie de Poudlard, alors que vous étiez censés faire attention à eux ! J'avais espéré que nous pourrions trouver un compromis aujourd'hui, non pas pour vous ou pour moi Dumbledore, mais pour Harry. Ce n'est certainement pas quelque chose que vous êtes prêt à faire directeur, c'est pourquoi nous allons voir si nous pouvons trouver quelque chose de mieux ailleurs. »

Minerva n'arrivait à pas à décider si elle allait mettre Dumbledore en morceaux ou lui jeter son repas sur ses robes pour les colorer encore plus. La directrice adjointe se demandait également si les choses aujourd'hui auraient pu être encore pires pendant cette réunion. Elle voulait désespérément sortir de ce bureau mais elle devait absolument dire une dernière chose. « Nous devrions sortir de ce bureau monsieur, l'air ici devient vraiment irrespirable. Je sens que je dois aussi m'excuser pour le petit rôle que j'ai joué dans l'abandon de votre fils chez les Dursley. Pour ma défense, je dirais que j'ai vivement protesté pour le laisser là-bas et le directeur a balayé mes peurs concernant la cicatrice du jeune Harry. »

C'était mieux que ce que Barchoke avait espéré, il y avait là une ouverture que le gobelin pouvait exploiter. Quand Poudlard avait fait de Harry son champion, cela avait juste confirmé ce qu'ils avaient toujours cru à Gringotts, que le destin de Harry reposait à Poudlard. Il y avait là une chance de marchander avec la directrice adjointe et d'exclure complètement le directeur de ces discussions. Maintenant, Barchoke pouvait laisser Harry dans le château et écraser la fierté de Dumbledore en même temps. C'était parfait pour le gobelin. « J'accepte vos excuses et apprécierai de parler avec vous professeur. Cela me donnera l'occasion de faire des arrangements pour mon fils et ses amis pour qu'ils aient aussi des leçons privées de défense contre les forces du mal. Comme je viens de le dire, je n'ai pas confiance en le directeur ou en ses décisions et je doute qu'il soit capable de trouver un remplaçant compétent à celui qui était possédé par Voldemort. »

Albus voulait demander comment ils avaient obtenu cette information mais était trop rassuré d'apprendre qu'Harry allait rester à l'école pour protester.

Barchoke avait un dernier commentaire pour le directeur. « A propos de votre menace sur la presse ou le ministère, mon fils avait complètement raison. Allez-y Dumbledore. C'est évident maintenant que, contrairement à vous, nous n'avons rien à cacher. Mais je suis d'accord que nous ne voulons pas que la Gazette du Sorcier ou le ministère apprenne que Voldemort a fait des horcruxes. »

Le gobelin ne voulait pas que Dumbledore pense qu'il était d'accord avec ce que le vieux sorcier avait dit. « D'un autre côté, vous n'êtes plus tout jeune. Qu'est-ce qui se serait passé si vous étiez décédé avant d'avoir transmis toutes ces informations ? Aviez-vous un plan d'urgence ou êtes vous si confiant que vous pensiez y arriver seul ? »

C'était tout ce que Barchoke voulait dire sur le sujet. McGonagall quitta ensuite le bureau avec le père et le fils, elle et Barchoke devant maintenant trouver un tuteur en défense pour le lundi et le jeudi car c'était le seul moment disponible pour les Serdaigle de première année.

Filius ne pouvait pas laisser Minerva s'en occuper toute seule, à peine avaient-ils atteints le bas des escaliers qu'il se retourna vers Dumbledore. « Malgré tous mes avertissements, vous avez réussi à vous mettre Barchoke et son fils à dos ? »

Il y avait de l'incrédulité dans la voix de Filius, mais c'était la colère qui prédominait. « Si cela ne m'avait pas encore convaincu que vous étiez plein de désillusions, votre commentaire sur le « pouvoir de l'amour » m'a convaincu. Je crois Barchoke quand il a dit qu'il était venu à Poudlard aujourd'hui pour voir si vous pouviez l'aider avec son fils. Ils sont tous deux partis maintenant en sachant que c'était impossible. Ce garçon a déjà eu une vie extraordinaire, ce n'est pas à vous de décider de sa vie future. »

Dumbledore commençait à en avoir mal de la façon dont les gens lui parlaient de plus en plus. « Ne dépassez-pas les bornes Filius ! Rappelez vous que vous travaillez pour moi. »

« En fait, je travaille pour Poudlard. Informez-moi s'il vous plait avant la fin de la journée si vous voulez changer ce statut. Je viens d'entendre que l'on cherchait un poste de tuteur en défense et ça m'intéresse beaucoup. Je peux aussi vous garantir que les leçons n'auraient pas lieu à Poudlard si c'était le cas. Barchoke obligerait Harry à me suivre, je vous le garantis. » Filius laissa derrière lui un Dumbledore clairement énervé lorsqu'il sortit du bureau.

Pomona essaya de convaincre Albus. « Le garçon va maintenant recevoir des cours privés en potions et en défense. En plus de ça, Minerva doit essayé de comprendre comment il fait ses métamorphoses avant de lui être d'une quelconque utilité et vous venez d'énerver le directeur de sa maison et son professeur de sortilèges. Albus, vous vous accrochez trop à Mr Crow. » Elle eut un sourire quand elle continua. « Je doute trouver quelqu'un capable de savoir ce qu'il se passera la prochaine fois que Binns parlera des rébellions gobelines. Pouvez-vous aussi douter qu'il y aura bientôt un tuteur privé en histoire à Poudlard ? Et il y aura sûrement pleins de volontaires pour joindre cette classe. »

Albus savait qu'il ne s'agissait que d'une question de temps avant que la presse et le ministère n'apprennent toute cette histoire. Pomona essaya donc une tactique différente. « Je vous connais depuis plus de vingt ans Albus, donc ma position sur la question ne devrait pas vous surprendre. D'un côté, j'ai un sorcier qui ne me fait visiblement pas confiance et qui espère pourtant que nous lui obéissions sans discuter. La seule personne à qui vous ayez fait confiance dans cette équipe, c'est cette chauve-souris détestable Ai-je besoin d'une marque noire sur mon bras et de clamer mon repentis pour que vous décidiez que je suis digne de confiance ? »

Elle pouvait voir au tremblement de sa barbe qu'elle avait touché sa cible. « D'un autre côté, j'ai un gobelin que je viens juste de rencontrer et qui me fait confiance avec des informations qui pourraient pourtant ébranler notre monde. Il l'a fait clairement pour gagner mon support pour son fils. Puisque son fils est l'élu contre Voldemort, vous pouvez être sûr qu'il a mon support. Je ne pourrais jamais être du côté d'un Seigneur des Ténèbres, donc ma position est claire comme de l'eau de roche, je ferais tout en mon pouvoir pour aider Mr Crow. Minerva et Filius agirons certainement comme moi, ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi vous vous opposez encore à nous ? »

Albus posa ses lunettes sur la table et frotta ses yeux. « Bien sûr que je veux Voldemort détruit, mais cette situation n'est ni blanche ni noire. Les prophéties sont au mieux vagues, étant complètement comprises seulement après leur réalisation. La prophétie actuelle ne dit pas qui va gagner, seulement que l'un doit tuer l'autre. Regarder ce jeune garçon prendre une vie me terrifier plus que ce que je ne pourrai dire. La dernière chose dont nous avons besoin, c'est d'un nouveau lord noir à place de l'ancien, et cette fois un lord noir avec Gringotts et ses gobelins derrière lui. »

Pomona n'était pas d'accord. « Si je dois choisir entre Voldemort et un jeune garçon qui appelle un gobelin père et a une sorcière née de moldue en tant que meilleure amie, alors une nouvelle fois ce n'est pas une décision difficile pour moi. Quelque fois, vous devriez faire confiance à vos instincts Albus et les miens me crient d'aider ce garçon autant que possible. Il y a dix ans, nous avons miraculeusement évité la victoire des Ténèbres, je ne veux pas retourner à cette époque. »

« Pensez-vous vraiment que ce garçon peut vaincre Voldemort ? »

« Il l'a fait avant Albus, et sans épée. Poudlard connaissait visiblement la prophétie et a fait de Harry son champion. Si vous ne pouvez pas faire confiance à Poudlard, alors j'ai bien peur qu'il n'y ait plus d'espoir pour vous. Cela ne veut pas dire que le garçon n'aura pas besoin de toute l'aide qu'il pourra avoir, il aura certainement besoin de vous le plus. Regardez vous un long moment dans le miroir Albus et décidez ensuite si vous pouvez vivre sans aider Harry. »

Pomona laissa le vieux sorcier plonger dans ses pensées, Albus était à son bureau, sa tête dans ses mains.

Ron Weasley avait une brosse dans ses mains, nettoyant les toilettes des garçons. Cette brosse était certainement un outil bien plus efficace que cette baguette à moitié rafistolée qu'il avait maintenant.

Bien avant de monter dans le Poudlard Express, le plus jeune des Weasley savait que le garçon qui a survécu serait en même temps que lui à Poudlard. Ron était certain qu'ils seraient tous deux à Gryffondor et sûrement meilleurs amis avant Halloween. La forte odeur de désinfectant le ramena à sa pauvre vie.

Le seul réconfort qu'il avait maintenant c'était que cette retenue lui en avait évité une avec Rogue. Le cours de potions d'aujourd'hui avait été un cauchemar et Ron savait que cela n'allait pas s'arranger. Ecouter Neville dire à Parvati pendant le diner à quel point le cours de potions avait été intéressant lui avait presque causé une indigestion, mais le summum avait été quand il avait entendu qu'il n'y avait pas de devoir à rendre.

Il avait donc essayé de rentrer dans les bonnes grâces du garçon-qui-avait-survécu, mais Ron avait été fermement et publiquement rejeté. Il était temps d'utiliser d'autres méthodes alternatives comme ses frères jumeaux.

Avec une baguette brisée, deux semaines horribles de retenue et la perte de cinquante points pour Gryffondor, l'honneur de la famille devait être défendu. Ron était sûr qu'il pourrait enjoliver l'histoire pour que ses frères débutent une guerre de farces contre un certain élève de première année. Cela permettrait à Ron d'obtenir ce qu'il voulait et de rejoindre le paradis des potions : pas de devoirs et pas de Rogue !

Hermione avait vraiment apprécié courir ce matin, surtout après avoir reçu confirmation qu'Harry n'allait pas quitter Poudlard. Ils se dirigeaient maintenant vers la grande salle pour déjeuner et Padma les taquinait pour savoir si elle pouvait se joindre à leurs exercices matinaux. C'était en fait mignon de voir à quel point Harry était innocent quand il comprit de travers la blague de Padma à propos d'Hermione étant seule avec Harry pour leurs exercices matinaux. Son ami avait confié à Hermione la nuit dernière qu'aucun sorcier ou qu'aucune sorcière de sang pur n'irait courir pour le plaisir. Apparemment le concept de garder la forme ou de courir n'était pas répandu dans la communauté magique.

Tous les trois avaient hâtes d'explorer un peu Poudlard après le petit déjeuner puisque c'était le début de leur premier week-end ici. Le trio venait de prendre leurs sièges habituels quand une tête fantomatique traversa la table de bois.

« Bonjour à vous jeune champion, permettez moi de me présenter. Je suis Sir Nicholas, le fantôme de Gryffondor. J'ai peur que certains des mes étudiants aient altérés votre petit-déjeuner, je vous conseillerai de ne rien manger pour le moment. »

Tous les trois posèrent rapidement leur nourriture et Harry demande au fantôme. « Sir Nicholas, pouvez-vous me dire qui a fait ça ? »

« Oh, les jumeaux Weasley sont connus pour être de grands farceurs, rivalisant même avec votre père et ses amis… »

Cette conversation fut interrompue par un grand éclat de rire venant de la table des Gryffondors. Un regard suffit à Harry avait que les autres ne se retournent aussi. Neville était maintenant doté d'une grande paire d'oreilles d'âne et braillait chaque fois qu'il essayait de parler.

Ron Weasley était celui qui riait le plus fort, ce qui n'était pas une vue très agréable puisque sa bouche était pleine de nourriture. « Hey Neville, quelqu'un t'a transformé en âne ! » Puis il rit encore plus fort à sa propre blague.

Harry ne riait pas, il était furieux. Quand Harry et Padma emmenèrent Neville s'asseoir à la table des Serdaigles, Harry se retourna vers le directeur. « Monsieur, quelles actions allez-vous prendre pour punir cette brimade délibérée envers un élève de première année ? »

Albus commençait à croire que le destin s'acharnait contre lui, pourquoi ne pouvait-il pas prendre un repas tranquillement ? « Une brimade Mr Crow ? Je crois que vous faites erreur. Il s'agit tout simplement d'une blague, quelque chose que votre père aimait beaucoup faire mon garçon. »

« Vous devez faire erreur, Monsieur, les gobelins ne font pas de blagues. Ils considèrent cela comme une attaque envers leur personne et agissent en conséquence. Puisque c'est un avertissement qui m'a empêché d'être victime de cette farce, j'aimerai savoir ce que vous allez faire pour cesser cette attaque non provoquée ? »

Severus ne pouvait plus supporter ce garçon arrogant. « Retournez à votre table et surveillez vos manières. C'est la façon dont les jeunes sorciers et sorcières se comportent à Poudlard. Si vous êtes si déterminé à être un gobelin, alors retournez à Gringotts, c'est apparemment là votre vraie place. »

La mention de Rogue à Gringotts rappela à Harry son entraînement. Ce ne serait pas un bon moment par exemple pour perdre son calme, il fallait ici une approche différente. Harry s'inclina, moqueur avant de répliquer. « Merci de me l'avoir expliqué, Monsieur. Il n'y a pas mention de ce phénomène dans l'Histoire de Poudlard. Je ne veux pas et n'ai pas besoin de traitement de faveur et ferai de mon mieux pour m'adapter ici. »

Harry retourna à sa place à la table de Serdaigle et prit son couteau et sa fourchette.

« Harry, que fais tu ? Si tu manges ça, il t'arrivera la même chose qu'à Neville. »

Harry s'assura que tout le monde pouvait entendre sa réponse. « Tu as entendu le professeur Hermione, c'est là façon dont nous devons nous comporter. Puisque cela n'a pas d'importance si nous considérons que c'est une brimade juvénile, pourquoi serions-nous traités différemment des autres ? »

Elle n'était pas sur de ce qu'il allait faire, jusqu'à ce qu'elle vit les oreilles de Harry onduler un peu. Même si elle pensait qu'il était dingue, Hermione commença à manger aussi son petit-déjeuner. Puisque tout les regardaient maintenant, Padma décida de les accompagner et de manger elle aussi. Quand quatre étudiants transformés furent assis tout à coup à la table des Serdaigles, le rire de Ron Weasley retentit dans toute la grande salle. « Je vous avais dit que c'était un idiot ! Il a mangé la nourriture alors qu'il savait qu'elle était piégée. »

Ron fut interrompu par la directrice des Poufsouffles : « Dix points chacun pour Mr Crow, Mlle Granger et Mlle Padma Patil pour n'avoir montré pas seulement du courage mais de la loyauté envers un ami. »

Minerva succéda à Pomona, mais cette fois elle réprimanda l'un des siens. « Mr Weasley, arrêtez de brailler comme un âne. Ce n'est pas une basse-cour donc apprenez à bien vous comporter à table, sinon vous aurez une mangeoire et non pas une assiette. »

Cette dernière remarque fut accueillie par des rires et des applaudissements et Harry se leva et s'inclina vers ses deux professeurs. Finalement ses deux grandes oreilles en valaient le prix. Son directeur de maison devait avoir érigé une bulle de silence puisque Maître Flitwick était clairement en train de crier sur un Rogue énervé et pourtant il n'y avait pas un bruit. Ce fut un élève avec de grandes oreilles, mais un élève satisfait de Serdaigle qui s'assit calmement pour finir son petit-déjeuner.

Les quatre amis sortirent faire une promenade hors du château en attendant que la farce ne s'estompe. Leurs oreilles reprirent leur taille normale quand ils s'approchèrent d'une paire de rouquins identiques.

« Bravo les jeunes, vous avez réussi à renverser notre blague contre nous ce matin. »

« Oui, tout le monde sait qui était à blâmer. C'est la première fois que ça nous arrive. Vous avez réussi à vous mettre toute la grande salle de votre côté ! »

Harry était contente de voir que sa voix était revenue à la normale. « Vous savez bien sûr que ce n'était que le commencement ? L'honneur gobelin m'oblige à vous le faire payer, à vous deux et à votre frère. Nous ne nous sommes jamais rencontrés avant, donc c'est sûrement lui qui vous a mêlé à ça, grosse erreur les gars. »

« Que penses-tu de ça Georges ? »

« Oui, le petit jeunot a tué un troll pour sauver quelques vies et il pense soudain pouvoir se jouer des célèbres jumeaux Weasley. »

« Il ne sait pas ce qu'il va se passer ? Les jeunes d'aujourd'hui n'ont plus de respect envers leurs aînés. »

Celui qui semblait s'appeler Georges redevint sérieux pendant un moment. « Pourquoi cette hostilité envers Ron ? Si vous deviez vous asseoir à côté de lui au moment des repas, nous pourrions peut-être comprendre… »

Harry se surprit à apprécier ces deux là, même s'ils étaient apparentés à Ron. Ces deux là possédaient une personnalité et un charme qui faisaient cruellement défaut à leur plus jeune frère. « Votre frère a essayé d'intégrer notre groupe. Quand ça n'a pas fonctionné, il a attrapé sa baguette et lancé un sort à Hermione. Il n'a même pas pu le faire correctement et a touché Padma à la place. C'est pourquoi les filles étaient à l'infirmerie quand ce troll a attaqué. »

Les jumeaux échangèrent un regard nerveux. « Ce n'est pas exactement ce qu'il nous a dit. »

Hermione soupira en entendant ça. « Pourquoi ne suis-je pas surprise… Votre frère est un idiot et pourtant c'est nous qui avons tous fini avec des oreilles d'âne au petit-déjeuner. Je suis d'accord avec Harry pour prendre une petite revanche. »

Les deux jumeaux rirent. « Il semblerait que nous ayons un peu de compétition pour les farces, il va falloir que nous fassions attention à notre nourriture à partir de maintenant. »

« Oh, mettre une potion dans la nourriture de quelqu'un est vieux jeu, nous avons l'intention d'être un peu plus imaginatifs que ça. »

Les jumeaux rirent encore plus devant l'audace de ces premières années. « Petit Harry, tu as du cran. »

« Oui, George et moi sommes impatients de voir et ce que toi et tes mini-maraudeurs allaient faire. »

« Rappelez-vous juste le crédo des farceurs : ne vous faites pas attraper ! »

Ils firent demi-tour et Padma fut la première à craquer. « Tu as un plan n'est-ce pas ? Même les plus anciens Serdaigles ne plaisantent pas avec les jumeaux Weasley et apparemment pour une très bonne raison. »

« Relax Padma, nous devons juste relâcher notre arme secrète sur eux. Ron Ron, ses frères jumeaux, sans oublier Rogue. »

Cela rendit Neville encore plus nerveux. « Eh Harry, je serais en fait pour oublier Rogue. Même si je ne devais plus jamais le revoir, ce serait encore trop tôt. »

Padma acquiesça rapidement avec Neville mais une chose qu'avait dit Harry fit réfléchir Hermione. « Attendons avant de paniquer d'apprendre quelle est l'arme secrète d'Harry. »

Cela lui valut un sourire de son meilleur ami avant qu'il leur expose ses idées. « Et bien, notre première arme secrète est Neville, il est notre homme dans la maison Gryffondor et va faire payer à Weasley. Ensuite, il s'avère que j'ai quelques recettes qu'un potioniste gobelin m'a donné et Rogue ne va pas vraiment apprécier. »

Neville était choqué de voir que ses amis dépendaient de lui, cela ne lui était jamais arrivé avant. « Que voulez-vous que je fasse ? »

Harry pouvait voir que Neville tremblait presque de peur mais qu'il était déterminé à faire de son mieux. Il rassura rapidement le Gryffondor. « Tout ce dont nous avons besoin Neville, ce sont des informations. Jusqu'à ce que nous en sachions plus nous ne saurons pas comment se venger des Weasley. Si nous donnions juste une potion aux jumeaux, toute cette histoire empirerait juste. Je veux y mettre un terme, pas l'aggraver. »

Ils s'assirent à côté du Lac noir sous le faible soleil de septembre, échangeant leurs idées pour leur plan. Préparer un plan pour se venger de ceux qui vous avaient du tort était un passe-temps digne d'un gobelin. Ce n'est que lorsque Harry annonça quelle était son autre arme secrète que ses amis commencèrent à croire qu'ils avaient une chance d'y arriver.

Quelque chose venait sans doute de se passer avec Fred et Georges lorsqu'ils rentrèrent dans la salle commune de Gryffondor par le portrait de la Grosse Dame ce soir là.

« Retenue avec Rusard, je ne peux pas croire que nous ayons été capturés ! »

« C'est le dernier de nos soucis Fred, la carte a cessé de fonctionner et aucun passage secret ne s'est ouvert pour nous. »

«Comment allons-nous manger sans accès aux cuisines maintenant ? Le seul portait qui accède de s'ouvrir est celui de la Grosse Dame. »

« Oui, et même elle ne semblait pas ravie de nous ouvrir ce soir. Que se passe-t-il ? »

Georges attira l'attention de son frère vers l'élève de première année qui tenait un livre pour cacher son visage. Il était difficile de ne pas remarquer que cet élève essayait de retenir son rire et ce fut assez pour soulever les suspicions des jumeaux.

« C'est un bon livre Neville ? »

« Ou as tu trouvé autre chose de si drôle ? »

C'était trop pour le jeune sorcier, le rire qu'il retenait éclata soudain.

« As tu un mauvais pressentiment sur tout ça George ? »

« Oui mon frère. Se pourrait-il que les mini-maraudeurs aient répliqué ? »

Ce fut un Fred Weasley penseur qui répondit à la question de son frère jumeau. « Le timing le laisse penser, mais je n'ai pas la moindre idée du comment ils ont réussi ça ? »

Entre deux éclats de rire, Neville fut capable de leur donner un indice. « Poudlard n'aime pas la façon dont vous avez piégé son champion, le château se retourne maintenant contre vous. »

L'air horrifié des jumeaux amplifia le rire de Neville.

« Le petit Harry ne nous ferait pas ça ? »

« Nous avons des choses cachées dans tout le château et maintenant nous ne pouvons plus les récupérer ! »

Les deux frères s'affalèrent sur le canapé quand ils comprirent ce que signifiait la défection de Poudlard. « Les fantômes ont dit à Rusard ce que nous allions faire… »

« … et les portraits l'ont guidé jusqu'à nous. Nous n'allons plus pouvoir rien faire ! »

Neville gloussait encore quand il retourna à son dortoir. Il ne pouvait pas attendre de le dire à ses amis et de voir ce qui se passerait pendant le petit-déjeuner le lendemain. »

Le petit-déjeuner était le moment préféré de Ron, suivi par le déjeuner et le dîner. Il ne savait pas que ça allait changer. Il regardait ce qu'il allait prendre dans son assiette quand son assiette disparu.

« Hey, je n'avais pas fini. »

Mais ce n'était là que le sommet de l'iceberg. Lorsque Ron essaya de prendre plus de nourriture mais les assiettes disparurent une nouvelle fois avant qu'il n'ait pu poser la main dessus, puis réapparurent quelques centimètres plus loin. La détermination et l'effort qu'il fournit pour essayer d'attraper plus de nourriture étaient bien supérieurs à ceux qu'il fournissait en classe. Malheureusement pour lui, tous ses efforts ne seraient qu'un entrainement pour les prochains repas. La plupart des élèves dans la grande salle riaient maintenant de lui.

Ce fut Neville qui livra le coup de grâce. « Il semblerait que Poudlard ait prit le conseil du professeur McGonagall à cœur. Tu manges comme un cochon, donc ton assiette disparaît à chaque fois que le château estime que tu as assez mangé. »

Ron comprit lentement qu'il avait été piégé, même si le reste de la grande salle l'avait compris depuis bien longtemps.

Severus Rogue l'avait compris lui aussi et c'était une autre preuve pour lui que le garçon Potter était bien le fils de son père. Il s'était dressé la veille devant tout le monde et avait dit que les gobelins ne faisaient pas de blagues et pourtant en faisait une le jour d'après. Le professeur de potions n'allait certainement pas manquer cette opportunité de le montrer à tous et c'est là que les problèmes commencèrent.

On aurait pu entendre une mouche voler dans la grande salle lorsque tout le monde arrêta de respirer car ils essayaient de comprendre ce qu'ils venaient d'entendre. Toutes les têtes étaient tournées vers le directeur des Serpentards qui était debout à la table des professeurs, ses deux mains couvrant sa bouche. Cela n'arrêta pas pour autant le grand rire qui s'échappa de sa bouche entre ses doigts.

Le fait que le sarcastique et sinistre Severus Rogue sache rire était une surprise pour tous, mais qu'il le fasse ouvertement dans la grande salle était suffisamment choquant pour stupéfier tous les professeurs et les élèves.

Alors que le rire de Rogue devenait de plus en plus incontrôlable, ses yeux en revanche ne riaient pas du tout. Ses deux orbes noirs étaient dirigés vers la seule personne dans la grande salle qui mangeait de manière nonchalante son petit-déjeuner. Harry Crow était peut-être le garçon-qui-avait-survécu, le champion de Poudlard et un pourfendeur de trolls mais sa farce sur Rogue venait de l'élever comme superstar parmi ses pairs.

Reviews

Bonsoir à tous! Puisque je n'aurai pas accès à internet pendant quelques jours, je vous poste dès ce soir mon nouveau chapitre, j'espère qu'il vous a plu! Une nouvelle fois, excusez-moi si des fautes subsistent et à lundi prochain! merci à tous pour votre soutien et vos reviews! Bonne fin de semaine!