Disclaimer: Cette histoire utilise des personnages appartenant à JK Rowling et n'est pas utilisée à des fins commerciales. Elle a été écrite par RobSt en anglais, je ne suis que le traducteur (avec la permission de l'auteur).

Reviews

Voici comme promis le chapitre du lundi! Bonne lecture et merci pour votre assiduité! Au fait, si l'un ou l'une d'entre vous veut être mon ou ma bêta relecteur/trice, n'hésitez pas, ça m'aiderait à corriger les fautes que je ne vois pas... Merci et à jeudi!

Chapitre 7 : L'ordre des « Avis »

Severus arpentait le bureau du directeur de long en large, comme un lion en cage attendant qu'on le nourrisse. Puisque ni lui ni Albus ne pouvaient approcher directement le garçon, Filius et Minerva devaient s'occuper eux-mêmes de l'incident du déjeuner.

Pomona s'était également invitée dans le bureau de Dumbledore ne voulant pas manquer un moment comme celui-ci. Les choses avaient été trop sérieuses dernièrement et ils avaient bien besoin de rire, surtout Severus qui faisait perpétuellement la tête.

Les deux autres directeurs de maisons étaient à peine entrés dans le bureau que la chauve-souris demanda des réponses. « A-t-il admis être derrière tout ça ? Quelle est sa punition ? »

Filius s'amusait beaucoup et les fit attendre jusqu'à ce que lui et Minerva soient assis confortablement. « Mr Crow a en effet joué un rôle dans ce qu'il s'est passé ce matin… »

« Voyez, je vous l'ai dit ! Comme son père mais personne ne veut l'entendre ! Quelle est sa punition ? Je sais qu'Albus ne laissera pas son précieux petit gamin être expulsé. »

Minerva ne savait pas si c'était mal de s'amuser autant et cela lui était un peu égal. « Mr Crow a fait une remarque, et nous devions être d'accord avec lui: vous et le directeur lui aviez dit que c'était un comportement normal pour les étudiants de Poudlard. Toute la Grande Salle vous a vu le dire à Mr Crow lors du petit-déjeuner hier. »

Severus ne voulait pas croire ce qu'il se passait. « Je n'ai jamais dit qu'il était normal de glisser des potions dans la nourriture d'un professeur. »

Filius ne peut retenir un sourire en répondant au professeur des potions. « Vous n'avez jamais dit que ça ne l'était pas. »

Comme toujours, Pomona essaya d'être la voix de la raison. « Les deux farces de ce matin étaient plutôt inoffensives. Le jeune Weasley a simplement dû cesser de manger trop et il y a des choses bien pires qui auraient pu être faites à un professeur que de le faire rire aux éclats. »

Albus savait qu'il devait intervenir, sinon, des mots seraient dits et ne pourraient pas être retirés. « Je suis d'accord avec Pomona, les blagues n'étaient pas seulement bien pensées, mais elles étaient relativement inoffensives. Ils auraient facilement pu prendre un chemin plus vindicatif Severus, auriez-vous préféré porter des oreilles d'âne et brailler ? »

Minerva avait d'autres choses à leur dire et ne pouvait pas attendre davantage pour le leur dire. « Il n'y a pas eu que deux personnes piégées aujourd'hui à Poudlard. Harry et ses amis s'en sont pris aux jumeaux Weasley. »

Cela réduisit tout le monde au silence. Fred et George Weasley avaient mérité leur réputation comme les meilleurs ou les pires - selon les points de vue - farceurs de Poudlard. Leur directrice de maison n'avait pas fini. « Le portrait de Gryffondor m'a assuré qu'elle était le seul portrait à Poudlard autorisant les jumeaux à entrer. Les autres ne font pas que leur refuser accès, eux et les fantômes de Poudlard reportent chacun de leurs faux-pas au personnel. Fred et Georges ont déjà une retenue avec Rusard ce soir. »

Albus fut estomaqué par ces nouvelles. « Le château donne-t-il vraiment autant de contrôle à Harry ? »

Ce fut une directrice de Poufsouffle souriante qui répondit au directeur. « Je vous l'ai dit Albus, le château a choisi Harry comme champion. Travailler contre lui vous verra éjecter de Poudlard. »

Severus voulait se venger, mais dû se résoudre. Avec autant de pouvoir, le gamin aurait pu l'humilier ce matin. Il faisait toujours des cauchemars se voyant la tête en bas alors que tout le monde riait sur ses sous-vêtements. En pensant à ce que le rejeton du père et ses amis pouvaient faire, il eut un frisson. Severus reconnaissait un avertissement quand il en voyait un, peut-être qu'il était temps d'arrêter de se préoccuper de ce garçon. Il ne pouvait s'empêcher de penser que Filius avait raison quand il disait qu'il ne fallait jamais jouer avec un gobelin.

Pendant le dîner, Ron essaya une approche différente. S'asseoir à la table des Poufsouffles pendant le déjeuner n'avait rien changé, il ne pouvait pas se resservir. Son nouveau plan de maître lui permettrait de résoudre ce problème, assis à sa table, il était temps de mettre son plan en action. Ron commença à prendre de la nourriture comme d'habitude, mais ne la posa pas sur son assiette. A la place il mit les pommes de terre directement dans ses poches. Des morceaux de bœuf séché suivirent rapidement.

Personne ne riait de lui. La simple pensée de manger de la nourriture venant de la poche de Ron Weasley suffisait à leur donner la nausée. Quand la nourriture sur la table commença à disparaître une nouvelle fois, ce fut un jeune gryffondor inconsolable qui s'assit en larmes, grignotant la nourriture qu'il avait réussi à récupérer.

Les jumeaux cherchèrent Harry et compagnie juste après le diner. « Ok, les gars vous nous avez surpassé. »

« Que devons-nous faire pour que les choses retournent à la normale ? »

Harry était content de voir que certaines personnes de cette famille étaient sensées. « Deux choses les gars, la première étant de s'excuser publiquement pour la farce que vous avez joué à Neville. »

Cela rendit confus les jumeaux, donc Georges demanda des éclaircissements. « Juste Neville ? Et pas vous autres ? »

Hermione avait une réponse pour eux. « Et bien, techniquement vous ne nous avez pas piégé. Nous savions ce qui allait arriver si nous mangions la nourriture. »

Les deux jumeaux étaient heureux de pouvoir satisfaire cette condition et attendaient maintenant que la seconde ne tombe. Padma ne les laissa pas attendre. « La seconde condition est que vous nous excluiez de vos farces pour le reste de votre séjour à Poudlard. »

Fred et Georges discutèrent un instant avant de répondre. « Si nous pouvons avoir un accord qui nous permet quand même de faire des blagues affectant toute l'école, alors c'est d'accord. »

« Ce serait trop difficile de vous exclure de toutes nos blagues, mais nous serons heureux de ne plus jamais vous viser. »

Il y avait de l'admiration dans la voix de Fred quand il complimenta le groupe. « Votre blague sur Rogue était brillante. Personne de sain d'esprit n'a envie de s'attaquer aux mini-maraudeurs. »

Alors qu'ils se serrèrent la main, Hermione eut une question. « Pourquoi nous appelez-vous les mini-maraudeurs ? Je n'ai jamais entendu ce nom avant. »

« Les maraudeur étaient un groupe de quatre amis qui étaient les plus grands farceurs que Poudlard ait jamais connus. Puisque vous essayez de faire des farces, je pensais que ce serait drôle. »

« Oui Georges, regarde ce qu'ils ont fait, ils nous ont bien eu ! »

Les parents de Neville ayant été à Poudlard, il espérait qu'ils puissent être les membres de ce groupe. « Savez-vous qui étaient les maraudeurs ?

« Désolé Neville, tout ce que nous savons sur Messieurs Patmol, Lunard, Cornedrue et Queudver ce sont leurs farces.

« Nous n'avons rien trouvé sur eux. »

« Ok, c'est tout ce que je voulais savoir. La dernière chose dont j'ai besoin, c'est d'un autre nom. »

Padma aimait bien titiller ses amis et ne put manquer cette opportunité. « Je ne sais pas Harry, un surnom serait plutôt pas mal.

Hermione rejoignit aussitôt Padma. « Oui nous pourrions nous appeler les perruches par exemple. »

Padma comprit immédiatement où Hermione voulait en venir et joua le jeu. « Oh, ce serait génial C'est si coloré comme nom. Harry ne pourrait pas avoir un autre surnom. »

« Tu pourrais même dire que c'est ton sens de l'humour gobelin. »

Neville appréciait la blague de ses amis mais sentit la blague que le destin allait lui jouer. « Si vous choisissons un thème sur les oiseaux alors je suppose que je serai un titi ? »

Padma fut la première à prendre sa défense. « Oh non Neville, je te vois plus comme un rouge-gorge avec ton plumage rouge Gryffondor et prêt à défendre ton territoire. »

Neville rougit puis eut aussi une suggestion. « Dans ce cas, je propose que Padma s'appelle Colombe. Nous en avons au manoir et elles sont d'une nature douce et gentille »

Hermione sourit à ses deux amis qui rougissaient. « Cela sonne bien mais qui serais-je ? »

Harry, Padma et Neville parlèrent à l'unisson : « Chouette ! »

Ce fut Harry qui s'expliqua. « Les chouettes sont des animaux de grande sagesse, c'est parfait pour toi. Dans la mythologie gobeline, la chouette est la déesse de tous les oiseaux. Tu ne pourrais pas quelqu'un d'autre. »

Les joues rouges de Hermione firent une nouvelle fois rire ses amis ainsi que les jumeaux. « Ok, oublions les mini-maraudeurs. Messieurs Perruche, Chouette, Rouge-gorge et Colombe, nous vous connaîtrons maintenant sous le nom de l'ordre des Avis »

Tout le monde gloussa avant que Fred ne redevienne sérieux. « Les gars, que dois-faire Ron pour que vous cessiez votre farce. Cela devient embarrassant de le regarder. »

Harry devint moins indulgent. « Il a délibérément lancé ce sort répugnant sur Hermione, il devra au moins s'excuser. »

Les deux jumeaux acquiescèrent, cette condition étant plus que juste.

Mais Harry n'avait pas fini. « Mon amie Padma est une jeune et belle sorcière. Tous les élèves de première année l'ont vu cracher des limaces par la bouche. Je pense qu'une excuse publique est au moins nécessaire. »

De nouveau Fred et Georges pensaient que c'était un moyen équitable pour résoudre le problème, mais ils savaient aussi que Ron ne voudrait jamais le faire. Ron pouvait sans doute être persuadé de marmonner une excuse à Hermione en privé mais il n'y avait aucune chance pour qu'il le fasse en public. « Harry, je suis si heureux que tu ne fasses pas de farces. »

« Oui, sinon vous nous ruineriez tous les deux ! »

« Comme je l'ai dit les gars, les gobelins ne font pas de farces. Mais ça ne signifie pas que je n'aiderai pas Chouette, Rouge-Gorge et Colombe pour leurs petits projets. »

Les deux jumeaux grognèrent avant que Georges ne réponde. « Harry, tu es bien le seul qui pourrait dire que piéger Rogue est un petit projet ! »

Le lundi matin, Ron se donna encore une fois en spectacle. Il était arrivé avec un sac sans fond prêt à rafler le plus de nourriture possible. Mais il s'aperçut que Poudlard était une nouvelle fois plus rusée que lui. Une fois encore, la nourriture disparut de son sac lorsque le château magique eut le sentiment qu'il avait assez mangé.

Fred et Georges avaient au moins réussi à détourner un peu l'attention de leur plus jeune frère en faisant des excuses très publiques à Neville. Et ils le firent dans leur style inimitable. Tous les deux étaient à genoux devant le jeune Gryffondor, s'inclinant sans cesse et essayant de se faire pardonner.

« Excusez-moi Ô grand farceur… »

« Nous ne savions rien de vos prouesses quand nous avons accompli notre farce diabolique… »

« Si nous avions su que nous étions en présence du roi des farces… »

« Nous n'aurions jamais farcé un membre de l'ordre des volatiles… »

« Pardonnez-nous s'il vous plaît… »

Les jumeaux avaient agi à la perfection. A peine eurent-ils fini de parler qu'ils commencèrent à brailler et de longues oreilles grises apparurent. Cela pris trois essais à Neville pour accepter leurs excuses car il riait trop fort. Cela fut accueillit par une série d'applaudissements avant que chacun ne retourne à leur petit-déjeuner.

La grande-salle était bruyante pour un lundi main, mais l'arrivée de la Gazette du Sorcier changea ça. L'histoire était enfin devenue publique.

Le garçon-qui-a-survécu rejette son héritage sorcier

Si jamais une première page de journal voulait choquer, alors c'était bien celle-ci. C'est ce qu'Harry pensa. L'article continuait en proclamant son horreur de voir que le sauveur du monde magique ne s'appelait plus lui-même Harry Potter. Leur jeune héros répondait maintenant au nom de Crow. Le journal expliquait ensuite comme c'était arrivé – le-garçon-qui-a-survécu avait été élevé depuis ce fameux Halloween à l'intérieur de Gringotts par des gobelins ! La Gazette n'avait pas de réponses sur la façon dont une telle chose avait pu se produire et posait juste des questions sans réponses pour l'instant.

Pourquoi le Ministère de la Magie le supportait et avait autorisé que cette anormalité se produise ?

Albus Dumbledore avait clamé pendant dix ans qu'Harry Potter était en sécurité et qu'il allait bien, savait-il que l'enfant vivait avec les gobelins et quel rôle avait-il joué dans cette décision ?

L'histoire continuait ensuite avec la première semaine d'Harry à Poudlard. Ils avaient appris que Harry avait bien été réparti à Serdaigle mais ne parlèrent pas du fait qu'il avait été désigné comme champion de Poudlard. Ils préféraient se concentrer sur le fait qu'il avait apparemment et délibérément rejeté les avances d'enfants venant de familles importantes magiques. L'incident du troll avait été couvert même s'il avait été dit que Harry l'avait tué avec une épée gobeline.

Le papier provoqua la réaction qu'ils voulaient de la meilleure amie d'Harry, but la colère de Hermione n'était pas sur ce que la Gazette avait prévu. « Ce ne sont que des conneries ! Comment peuvent-ils écrire une telle chose ? »

Padma secouait aussi sa tête. « Oh, tu n'as apparemment pas lu la meilleure partie Hermione ? Le paragraphe de la fin qui invite toutes les jeunes sorcières de Poudlard à montrer à Harry les avantages de rejoindre la communauté sorcière. Et en plus, ils indiquent que la jeune sorcière qui aura la chance de se marier avec le fameux sorcier deviendra un jour la très riche Lady Potter ! »

Hermione ne pouvait presque plus respirer quand elle se tourna vers Harry pour confirmation, la jeune sorcière ne savait pas exactement ce qu'elle voulait lui dire.

Harry ne put dire que la vérité. « Le chef de la famille Potter deviendra en effet Lord Potter et sera assez riche pour faire passer les Malfoy pour des pauvres. Non pas qu'il afficherait sa fortune comme ça, ces choses là ne sont faites que par les gens qui essaient d'impressionner les autres. »

Hermione avait maintenant la bouche ouverte. Son meilleur ami dont elle était amoureuse depuis qu'elle avait posé ses yeux sur lui était une sorte de Lord multimillionnaire et toutes les filles de l'école allaient maintenant essayer de le séduire. »

Harry remarqua ce qui se passait et décida d'arrêter cette mascarade le plus vite possible et offrit sa main à Hermione. « Milady ? »

Les yeux d'Hermione lui sortirent presque de la tête lorsqu'elle comprit le double sens de ces mots. Elle prit la main d'Harry pour se lever et agrippa son bras pour prendre sa position habituelle.

« Tu l'as dit toi-même Hermione, toute cette histoire, c'est n'importe quoi. Je suis toujours Harry et toujours ton meilleur ami. »

Hermione agrippa le bras d'Harry avec ses deux mains et releva la tête lorsqu'ils traversèrent la grande salle. Hermione était si soulagée qu'elle ne fit pas attention aux yeux de toutes les filles de la pièce qui la fixaient. Elle était au bras d'Harry et le monde d'Hermione Granger était ainsi fantastique.

Padma et Neville les rejoignirent bientôt comme le reste des premières années qui avaient cours dans les serres.

Draco souriait aussi, mais pour une toute autre raison. Son père l'avait autorisé à prendre du recul et à observer pour lui envoyer toutes les informations qu'il pouvait découvrir. La tête de la famille Malfoy avait décidé d'attendre que toute cette histoire ne sorte avant d'agir, car il pensait avoir plus de chances de réussir à manipuler ceux dont il avait besoin. Après avoir lu la Gazette, Draco était sûr que son père viendrait bientôt à Poudlard.

Albus s'attendait aussi à quelques visites après avoir lu la Gazette. Cornelius viendrait bientôt au château et le directeur ne savait pas vraiment comment il allait gérer le problème. Rien ne l'avait jamais préparé pendant toutes ces années pour une situation comme la sienne. Albus devrait improviser et il ne se souvenait pas depuis quand ça lui était arrivé.

Ron Weasley était le seul élève de première année à ne pas assister à la botanique. Au lieu de ça, le Gryffondor se rendit à la volière. Ron pensait que son problème de repas était bien plus important que n'importe quelle classe. Ses frères jumeaux lui avaient dit ce qu'il fallait qu'il fasse pour que sa punition s'arrête. Il savait qu'il ne ferait jamais une telle chose, il était donc temps d'appeler des renforts. Ron décida que cette fois, il ne ferait pas d'erreurs et qu'il allait s'adresser à une personne bien au-dessus des jumeaux. Il était temps que sa mère apprenne comment on torturait son jeune fils à Poudlard.

Le professeur Chourave les fit vite tous travailler, si bien qu'ils ne purent pas discuter de la Gazette du matin. Harry en était heureux. Après la leçon, il entendit les trois autres garçons de première année de Serdaigle discuter de ce qui allait se passer après le déjeuner, tout le monde savait maintenant que Quirrell avait 'quitté' Poudlard.

Harry pensait que c'était un bon moment pour diffuser quelques rumeurs. « Les gars, mon père a prévu de me faire donner des cours par un tuteur privé en défense. Si vous voulez, je peux lui demander si c'est okay pour que le nombre augmente un peu ? »

Michael, Anthony et Terry étaient toute ouïe, mais Malfoy l'avait aussi entendu. C'est avec un ton supérieur qu'il s'adressa à Harry, suffisamment fort pour que tout le monde l'entende. « Si tu pensez qu'un sang pur digne de ce nom accepte qu'un gobelin leur enseigne la défense, alors tu est aussi idiot que Weasley le prétend Crow. »

Padma fut la première à réagir. « Ma famille a été reconnu de sang pur magique alors que tes ancêtres s'occupaient de chèvres dans les montagnes françaises. Nous n'avons apparemment pas la même conception de ce qu'est un vrai sang-pur. Papa a beaucoup d'argent, mais ça ne change pas le fait que ça ne fait que quelques générations que la branche britannique des Malfoy a été chassée de France la queue entre les jambes. »

Draco était livide et s'avança, menaçant vers Padma, juste pour se trouver devant Harry et Neville. C'était la première fois que Neville s'affirmait à Poudlard, et cela surprit tout le monde, Malfoy y compris.

« Comme l'a dit Padma, nous avons une conception différente des vrais sangs-purs. Alors que tes ancêtres se baladaient encore avec des chèvres, les Londubat et les Potter étaient déjà des Lords sorciers dans ce pays. Selon tes propres définitions, mon sang est plus pur que le tien. »

Padma était à côté d'Hermione et ne put s'empêcher de lui murmurer. « Je t'avais dit que Rouge-gorge était un bon nom pour Neville. »

Cependant Neville n'avait pas encore fini. « Si le professeur de défense que le père d'Harry va nous trouver est à moitié aussi bon que Maître Pitslay, alors je serai le premier à être dans cette classe. Qu'il soit gobelin ou non, il peut nous apprendre ce qui est vraiment important et même un elfe de maison serait un meilleur professeur que Quirrell. »

Neville avait en effet coupé l'herbe sous les pieds de Malfoy et le Serpentard partit en courant. Les gryffondors, moins Ron Weasley, et les Poufsouffles confirmèrent rapidement à Harry qu'ils aimeraient bien participer à ses leçons si possible.

Les acolytes des Malfoy ainsi que le reste des serpents l'accompagnèrent quand le blondinet parti en courant. Les autres Serpentards n'avaient délibérément rien dit, attendant de voir ce qui allait se passer. Tracy, Daphné et Millicent cependant firent soudainement demi-tour et s'approchèrent d'Harry pour demander si elles pouvaient se joindre aux leçons elles-aussi.

Harry était agréablement surpris et dit qu'il essaierait de les inclure aussi. Quand le groupe d'amis arriva dans le hall d'entrée, le mystère du soudain revirement des trois filles fut résolu. Le sorcier à côté de McGonagall était clairement en bons termes avec le professeur puisqu'ils parlaient avec animation tous les deux, alors que chaque sorcière dans le château souhaitait soudain être à la place de la directrice adjointe et parler au beau sorcier.

Il était bronzé et semblait avoir près de vingt ans. Il avait les cheveux roux foncés et les portait en queue de cheval. Il faisait à peu près 1m80 et son blouson en peau de dragon mettait parfaitement sa silhouette en valeur. Quand McGonagall le conduisit vers Harry, ils aperçurent aussi une boucle d'oreille formée d'une dent de dragon. Hermione sentit des papillons dans son estomac. En dehors de la couleur de ses cheveux, c'était plus ou moins ce à quoi ressemblerait Harry dans quelques années. Cela fit sourire la jeune sorcière et la poussa à resserrer davantage le bras de son meilleur ami.

« Mr Crow, je voudrais vous présenter le dernier Gryffondor à avoir été Préfet-en-Chef de Poudlard, William Weasley. »

« Salut Harry, j'espère que ça ne te dérange pas si je t'appelle comme ça ? Je suis briseur de sorts à Gringotts et Ragnok lui-même m'a demandé de rentrer d'Egypte pour être ton tuteur en défense. Une fois qu'il m'a informé de la situation actuelle, et bien, je ne pouvais pas vraiment refuser. » Ce que Bill ne disait pas c'est qu'il avait refusé cette mutation becs et ongles jusqu'à ce qu'on lui dise la prophétie. Après, toute ses plaintes sur enseigner à des enfants disparurent. Son argument sur le fait que désensorceler des tombes était une meilleure utilisation de ses capacités ne tint pas la route comparé à l'opportunité d'entraîner le garçon annoncé pour vaincre Voldemort.

Harry cependant avait reçu l'information que cette personne connaissait la prophétie. « Enchanté de vous connaître Monsieur. C'est okay si vous m'appelez Harry et merci d'avoir accepté de faire ce travail. Je ne sais pas qui Poudlard a choisi pour remplacer le professeur Quirrell mais j'ai dit à mes camarades de classe que je vous demanderai s'ils pouvaient venir en cours aussi ? »

Le sourire de Bill fit soupirer toutes les sorcières de la grande salle. « Harry, vu le salaire que je vais toucher, c'est ta décision. Si tu veux que je prenne toutes les premières années, ce sera ok pour moi. »

Harry allait demander au professeur McGonagall si cela posait un problème quand ils furent rudement interrompus par le plus jeune des Weasley.

« BILL ! C'est fantastique. Je viens juste d'écrire ce matin à maman et maintenant tu es là. Je ne sais pas quel sort on m'a jeté, mais je suis sûr que tu peux le briser – je meurs de fin à Poudlard. »

L'aîné des Weasley était embarrassé par cette grosse et bruyante interruption pendant ses heures de travail. « Désolé Ron, je ne sais pas du tout de quoi tu parles. Je suis à Poudlard pour apprendre à Harry ici présent à se défendre. « Ce n'est pas juste ! Il a tout. Mais pas cette fois Crow, Crache-limaces ! »

Ses actions avaient été si inattendues que personne n'eut le temps de réagir et Harry était si prêt de Ron qu'il sut qu'il ne pourrait pas l'éviter cette fois-ci. Malheureusement, la baguette défectueuse de Ron avait d'autres idées en tête. Le sort sortit en effet de sa baguette mais se retourna contre lui et le toucha.

McGonagall était outragée et ne put se retenir. « Mr Weasley, jamais à Poudlard je n'ai rencontré quelqu'un d'aussi stupide que vous. Il semblerait que vous n'ayez pas appris depuis la dernière fois que vous avez lancé ce sort, nous allons donc essayer autre chose avec vous… »

La première limace qui sortit de la bouche de Ron stoppa le discours de sa directrice de maison, pour l'instant. « Percy, emmenez votre frère à l'infirmerie. Informez Mme Pompfresh qu'en aucun cas il ne peut en sortir, jusqu'à ce que j'ai pu échanger un mot avec lui. »

Lorsque Ron fut emmené à l'infirmerie, McGonagall dut attendre quelques secondes avant de retrouver son calme. Quand les Gryffondors attaquaient sans raison, cela avait toujours le don de l'agacer au plus haut point. Le faire deux fois, et cette fois devant elle, signifiait qu'elle devrait aller au Terrier plus tard. Mais d'abord, il fallait qu'elle s'occuper de quelque chose.

« Mr Crow, j'apprécie vraiment votre suggestion de permettre aux autres premières années de rejoindre votre cours. Vous avez ma bénédiction puisque l'alternative serait pour le moment d'aller étudier dans la bibliothèque. Je peux également vous assurer que le jeune Weasley apprendra dorénavant à garder sa baguette dans sa poche ou il ne restera pas à Poudlard bien longtemps. William, puis-je vous suggérer de déjeuner avec les jumeaux et de découvrir ce qu'il se passe ici ? »

Les jumeaux s'étaient approchés de leur frère aîné et de leur directrice de maison, n'ayant jamais vu McGonagall aussi furieuse avant, même pas avec eux. « Désolé Harry, Ron a toujours eu un caractère difficile, nous allons rapidement mettre Bill au courant du problème actuel. »

Neville retourna à la table des Gryffondors pendant que le trio de Serdaigle reprenait sa place habituelle. Roger eut un sourire en coin quand il s'approcha d'eux. « Je vais te le dire Harry, les choses se sont jamais simples quand tu es dans le coin. »

Il y avait de la sincérité dans la voix d'Harry quand il répondit. « Roger, tu n'as pas idée à quel point je voudrais que les choses soient simples pendant quelques mois. Tu sais, pas de sorts contre moi, pas de troll à décimer et mon nom non traîné dans la boue par les journaux. Est-ce trop demander ? »

Le Serdaigle riait maintenant. « Avec toi Harry, probablement ? »

Cho état toujours raillée par ses amis depuis sa première tentative d'approche avec Harry. Elle devait cependant lui poser une question, même si on se moquait d'elle encore. « Harry, penses tu que ton tuteur va également enseigner à des élèves plus âgés ?

Harry réfléchit un moment avant de répondre. « J'en doute Cho. Les briseurs de sorts de Gringotts sont parmi les travailleurs les plus entraînés et efficaces qu'ils ont. La banque aura sûrement d'autres tâches pour lui le reste de la semaine. Pour Mr Weasley, ne serait-ce qu'enter dans ce programme le rend plutôt spécial. Je n'arrive pas à croire que mon père ait réussi à m'avoir un briseur de sorts comme professeur. »

Cho ne put pas cacher sa déception. « Je n'arrive pas à croire qu'il est un Weasley, aucun d'entre eux ne lui ressemble. »

L'une des septièmes années contredit aussitôt Cho. « Son jeune frère Charlie était le capitaine de l'équipe de Quidditch de Gryffondor. Un attrapeur brillant mais aussi la chose la plus chaude que j'ai jamais vue assise sur un balai. » Ses joues rouges ne laissèrent aucun doute sur ce qu'elle voulait dire par «chaude ».

Avec un sens du timing absolument parfait, Padma ne put résister à la commenter. « Je me demande si Ronald a été laissé tombé sur la tête quand il était bébé ? »

Tout le monde rit, puis Hermione se posa une question. « Je me demande si cet idiot réutilisera ce maléfice après l'avoir reçu de plein fouet ? »

Padma était d'accord mais songea soudainement que c'était une occasion parfaite pour railler sa meilleure amie encore un peu. « Je n'ai pas pu m'empêcher de remarquer que tu as l'air ravie de notre nouveau professeur de défense, non ? »

« Oh absolument Padma. As tu vu la façon dont les autres sorcières ont réagit. Si elles sont toutes accros au professeur Weasley, peut-être qu'elles laisseront Harry tranquille. »

La réponse d'Hermione avait un peu choqué Padma mais elle fut récompensée par un grand sourire de Harry, le premier depuis l'arrivée de la gazette.

Le même exemplaire de la Gazette du sorcier était sur le bureau de Ragnok, les deux l'ayant tous deux lu.

« Et bien Barchoke, le jeu vient de commencer. Nous allons bientôt découvrir si votre fils nous sera aussi profitable que nous l'espérions. »

« J'ai toute confiance en lui directeur, il nous rendra fier. »

« Il en aura besoin, sinon Gringotts pourrait se retrouver enrôlée dans une guerre. »

« Avec tout mon respect Directeur, nous savons tous que même sans l'intervention de mon fils, cette issue est inévitable. Si le Seigneur des Ténèbres revient au pouvoir, le ministère tombera peu après. Puis il se tournera vers nous et notre race préfère se battre plutôt que de s'incliner devant des sorciers qui s'autoproclament Lords ou Voldemort. Une guerre contre les gobelins sera utile pour affirmer sa position sur la communauté magique, ils n'oseront pas s'opposer à lui avec une « rébellion gobeline » en cours. »

« J'en suis bien conscient Barchoke, c'était la raison pour laquelle j'ai accepté votre plan pour l'enfant de la prophétie. Contrairement à vous, je ne peux pas me permettre de montrer mes sentiments pour Crow. Malgré son jeune âge, il est un guerrier gobelin en mission et nous devons nous en souvenir. Les gobelins ont été interdits par un traité d'interférer dans les affaires des sorciers. Si le ministère vient à considérer que nous avons rompu ce contrat, alors il pourrait y avoir une guerre. »

Barchoke essaya de paraître plus confident qu'il ne l'était. « Cette issue signifierait que le ministère aurait reconnu qu'Harry Potter est maintenant un gobelin, et nous savons très bien qu'il ne le fera jamais. »

« Ils vont plutôt essayer de prendre contrôle sur votre fils, êtes vous certain que votre scénario est bien rôdé ? »

« Oui directeur, si les choses en arrivent là, Harry a le pouvoir d'empêcher toute attaque de façon permanente. Ce la serait bien embêtant mais pas autant que si le ministère avait un contrôle sur lui. Nous avons en effet évincé Dumbledore mais en même temps les actions du vieux sorcier étaient faciles à prévoir. »

« C'est exactement ce que je veux dire Barchoke. Il est très difficile de prévoir ce que cet idiot de Fudge va faire puisque cela dépend qui murmure à son oreille à ce moment. »

C'était aussi ce qui inquiétait le père d'Harry. « Nous espérons nous débarrasser prochainement de sa plus grande influence du moment et relâcher le renard dans le poulailler pour y semer la pagaille. Cela semblait être une bonne idée quand nous l'avons prévu et j'espère que tout n'ira pas hors de contrôle prochainement. »

Ragnok pouvait voir l'appréhension du gestionnaire en chef de Gringott et son tourment à propos de l'enfant qu'il avait élevé comme le sien. « Vous pouvez être fier de votre fils Barchoke, nous savons tous les deux qu'il fera de son mieux. La présence du briseur de sort Weasley est également une bonne chose. Il y a une grande animosité entre les Weasley et Harry. Il pourrait surveiller cette affaire pour nous aussi »

Barchoke savait tout cela et acquiesça avec tout ce qu'avait dit le directeur. Il savait aussi qu'eux deux ne pouvaient qu'espérer qu'Harry agisse au mieux. Il n'avait après tout que onze ans.

Albus commençait à trouver cela difficile à croire qu'un enfant de onze ans puisse lui causer autant de problèmes. Il avait dans son bureau en ce moment le Ministère de la Magie, le chef du département de la Justice Magique et Lucius Malfoy, un membre du Conseil de Poudlard, tous en train de lui poser des questions dont il n'avait pas la réponse. Ou du moins, aucune réponse qu'ils voulaient entendre.

Le ministre demanda de savoir depuis quand Poudlard acceptait des gobelins comme étudiant.

« J'allais refuser l'admission du garçon à Poudlard en tant que Harry Crow mais le château a pris les commandes, le faisant Champion de Poudlard avant de lui remettre l'épée de Gryffondor. »

Cornelius ne fut pas impressionné par cette réponse. « Je trouve ça dur à croire, comment un bâtiment de pierre pourrait faire quelque chose comme ça ? »

Le choixpeau magique était sur son tabouret habituel dans le bureau du Directeur. Normalement il ne parlait entre les cérémonies de répartition mais fut prompte à prendre la défense du champion de Poudlard. « … Et je trouve difficile de croire que le garçon qui mouillait son pantalon à chaque fois qu'un professeur lui posait une question a fini Ministre de la Magie. Dis moi, jeune Cornelius, as-tu toujours ce petit problème ? »

L'intervention du Choixpeau coupa le souffle à tout le monde, mais Amelia Bones avait encore quelques questions pour Dumbledore. « L'épée de Gryffondor est-elle la lame gobeline qui a abattu un troll ? Et pendant que nous sommes sur le sujet, comment cet incident a-t-il pu avoir lieu ? » Sa nièce Susan lui avait écrit une lettre sur cette histoire à dormir debout, mais Amelia n'y avait pas fait attention vu les rumeurs qui circulaient à Poudlard en permanence.

Cornelius n'était pas connu comme étant un sorcier patient et avait récupéré depuis les révélations du choixpeau. Sa patience avait également été mise à rude épreuve après avoir été bombardé de hiboux lui réclamant des réponses, réponses que le ministère de la magie espérait obtenir aujourd'hui. « C'en est assez Dumbledore. Je suis un homme occupé. Amenez le garçon ici et voyons ce qu'il a à nous dire. »

Albus était réticent à admettre qu'il ne pouvait pas faire grand-chose, surtout à Poudlard. Il n'avait pas d'autres options que de dire la vérité. « Je suis désolé Cornelius, je ne peux pas faire ça, son père doit aussi être présent. C'est la loi gobeline et il n'y a rie d'autre que nous puissions faire. »

« Ainsi, les rumeurs sont vraies. Albus Dumbledore est chassé de Gringotts et persona non grata parmi les gobelins ? » Lucius ne pouvait cacher sa joie devant le déclin du directeur.

Le ministère cependant, n'était pas venu jusqu'à Poudlard pour qu'on lui refuse quelque chose à cause de ce problème technique. « Puis-je supposer que vous pouvez être par contre dans une salle de classe avec le garçon, en notre compagnie bien sûr ? »

Une nouvelle fois, Albus n'avait pas de réponses ni d'autres alternatives, ils se dirigèrent donc tous vers la salle de défense contre les forces du mal.