Disclaimer: les personnages de cette fiction appartiennent à , et cette histoire n'est pas utilisée à des fins commerciales. Il s'agit d'une traduction de la fiction anglais écrite par RobSt, que je traduis avec la permission de l'auteur.

Chapitre 8 : Attirer des ennuis aux Malfoy

Bill fut choqué quand les jumeaux lui racontèrent come Ron se comportait à Poudlard. La non intervention de Percy soulevait également des questions. Même si on oubliait le fait que Ron était le jeune frère de Percy, il restait préfet de Gryffondor. Un préfet dont les responsabilités étaient de surveiller les nouveaux élèves.

Et le fait que Fred et Georges aient commencé à sympathiser avec Harry, rendait les actions de Ron encore plus incompréhensibles, voire indéfendables. Bill pensait également qu'une excuse publique de la part du jeune Ron n'était pas seulement juste, mais aussi la moindre des choses qu'il pouvait faire. Il pensait même que Ron aurait dû s'excuser immédiatement, sans qu'il y soit forcé.

Une des choses que ses jeunes frères avaient mentionnées, préoccupait également Bill. Sa lettre pour sa mère. La connaissant bien, Bill ne serait pas surpris si elle envoyait une Beuglante à Harry Crow. Il devait impérativement se rendre au terrier après les cours pour désamorcer le désastre à venir. Lorsque leur mère était en colère, elle ne choisissait pas ses mots avec précaution et préférait crier la première chose qui lui venait à l'esprit.

Bill devait aussi choisir ses mots avec attention devant ses élèves car il semblait qu'il venait de faire une erreur.

« Briseur de sorts Weasley, je pense que vous avez mal interprété ma réponse. Je sais qu'il existe des maléfices qu'aucun bouclier magique ne peut arrêter. Mais je me referai à un bouclier gobelin quand j'ai répondu à votre question. »

« Je suis désolé Mr Crow mais ce sont des sortilèges que je ne connais pas. Pourriez-vous peut-être nous montrer ? »

Harry se leva en souriant et sortit un disque de métal de sa poche de la taille de sa main. Il le secoua et une seconde plus tard, un bouclier métallique s'était enroulé autour de son avant-bras gauche. Il était de forme ovale et partait de ses doigts jusqu'à l'arrière de son coude. Il était bien ancré à son bras et n'empêchait pas Harry de le bouger. Le reste de la classe était plutôt impressionné, d'autant plus qu'il s'agissait d'une méthode de défense qui ne nécessitait aucun sort.

Draco était de nouveau de mauvaise humeur ayant dû ravaler ses paroles pour assister au cours de défense, mais voir Potter être de nouveau le sens de l'attention n'était pas quelque chose qu'il pouvait tolérer.

« Qu'est-ce qui te fait croire que tu peux arrêter des sorts avec cette pièce de métal ? Cela ressemble aux plateaux que nos elfes de maison utilisent pour apporter des sandwiches. »

Harry ignora le sarcasme dans la voie de Draco. « Ce bouclier n'est pas fait pour arrêter des maléfices, mais plutôt pour détourner leur trajectoire. Cela ne demande pas beaucoup de pouvoirs et accroit la durée de vie du bouclier. Un puissant sort noir le fragiliserait sûrement un peu, mais ce même sortilège traverserait aussitôt un bouclier magique. Cela permet aussi de libérer votre autre bras, vous permettant d'attaquer en même temps. »

Le jeune Serpentard restait dubitatif et ne le cacha pas. « Prouve-le ! »

Harry haussa ses sourcils, questionnant ainsi leur professeur et eut un bref acquiescement en retour. « Des maléfices cuisants, cela vous convient Mr Crow ? »

Après avoir acquiescer, Harry se plaça devant toute la classe. Il sortit son couteau et prit une position défensive, attendant le premier sort.

Bill dirigea volontairement son sort sur le torse d'Harry, juste au dessus de son bouclier. Le garçon était incroyablement rapide, se déplaçant et déviant son sort aussitôt. Le cri qui suivit alerta le professeur que le maléfice cuisant venant de toucher quelqu'un dans la classe. Le visage de Draco montrait sa douleur et il était en train de se masser l'épaule.

Harry le regarda. « Est-ce une preuve suffisante pour toi Malfoy ou dois-je le refaire ? »

Draco savait qu'il ne pouvait plus faire marche arrière. « Ce n'était qu'un coup de chance, et en plus il avait ciblé ton bouclier… argh ! »

Bill avait lancé trois autres maléfices successifs à Harry tous vers des parties différentes de son corps. Harry avait dévié le premier une nouvelle fois vers Malfoy, évité le second mais le troisième l'atteint à l'épaule. Harry ne cria pas mais s'inclina pour féliciter les capacités de son professeur.

« Je pense que Mr Crow vient de nous montrer l'efficacité d'un bouclier physique et certaines de ses limites. » Bill était sûr que le garçon aurait pu s'occuper de ses trois maléfices, mais Harry semblait prêt à prendre le risque de se faire toucher pour pouvoir atteindre le garçon Malefoy. Il décida de ne pas le mentionner mais de l'utiliser en fait pour appuyer ce qu'il enseignait. « Un bon bouclier magique aurait pu facilement protéger Mr Crow des trois maléfices. S'il utilise une combinaison de ces deux méthodes de défense, il sera mieux protégé à l'avenir. »

Bill pensait que ce serait aussi une bonne idée de donner des cours en plus à Harry, car le lundi et le jeudi avec ses camarades ne l'entraineraient pas suffisamment. Il avait également déjà dû être entraîné par le passé et il fallait qu'il demande des informations supplémentaires à Gringotts.

Le nouveau professeur de Poudlard était en train d'expliquer les meilleures méthodes de défense quand leurs visiteurs arrivèrent.

Albus pensa que cela se passerait sûrement mieux ici que dans la grande salle devant tout le monde, il se souvenait de la façon donc sa proche tentative avait échoué.

« Excusez-moi Professeur Weasley, nous sommes désolés d'interrompre votre première cours mais pourrions-nous échanger quelques mots avec Mr Crow ? »

Cornelius aperçut le garçon aux cheveux noirs assit devant toute la classe et se dirigea vers lui. Il était après tout le ministre de la magie et était habitué à agir comme bon lui semblait. « Harry mon garçon, vous n'avez pas idée à quel point j'ai été mal à l'aise quand j'ai découvert comment vous aviez été élevé. Je suis ici aujourd'hui pour arrêter cette mascarade gobeline et faire en sorte que vous soyez adopté par une vraie famille sorcière. Je suis sûr que nous arrangerons bientôt ces erreurs… »

Des ricanements retentirent dans la pièce et le ministre perdit alors de sa superbe.

« Euh, monsieur… mon nom est Michael, pas Harry. »

Le bruit des rires augmenta, comme la confusion du ministre. « Et bien, si vous n'êtes pas Harry, où est-il ? »

Harry se leva pour faire face à cet idiot avec son chapeau vert. « Mon nom est Harry, mais je ne pense pas être le Harry que vous recherchez. Vous voyez, je n'ai pas besoin d'une nouvelle famille et je ne suis certainement pas votre garçon. »

Lucius était toujours stupéfait de constater que Fudge était toujours capable de se montrer encore plus idiot qu'il ne l'était déjà. Mais les apparences devaient être maintenues. « Ne parlez pas sur ce ton au ministre de la magie jeune homme, montrez un peu de respect devant vos supérieurs. »

« Mon « supérieur », comme vous dites, devrait savoir qu'il est très malpoli de parler comme ça à quelqu'un, sans s'être présenté avant, chose qui ne semble pas vous déranger, ni l'un ni l'autre. Je voudrais également vous informer que la divination n'est pas une option disponible avant la troisième année, comment étais-je être au courant qu'il s'agissait du Ministère de la magie ? Si ce ridicule chapeau vert est une sorte d'image de marque pour votre position, alors je vous conseillerai de la changer rapidement. Une épée serait bien plus cool. Je suis Harry Crow, fils de Barchoke, gestionnaire en chef des comptes de Gringotts. »

Hermione était bien entendu assise à sa place habituelle, à côté d'Harry. Dans la salle de défense, cela la plaçait entre Harry et la porte. Elle mâchonnait ses cheveux en voyant son meilleur ami descendre l'équivalent magique du Premier Ministre moldu. Les deux autres sorciers qui étaient entrés avec le directeur, semblaient aussi choqués, même si les yeux de la femme brillaient presque d'amusement.

«Mr Crow, mon nom est Amelia Bones et je suis la chef du Département de la Justice Magique (DJM). »

Harry s'inclina vers la femme et lui répondit avec respect. « Enchanté Madame Bones, j'espère de tout cœur que vous ne venez pas m'arrêter ? »

Amelia eut un sourire en l'entendant. « Pas pour le moment Mr Crow. Voici le Ministre Fudge et l'autre sorcier est Lucius Malfoy… »

Harry changea immédiatement en entendant ce nom. Il s'adressa immédiatement au père de Draco. « Excusez-moi Monsieur. Dans mon école gobeline, nous avons eu des cours sur Lucius Malfoy. Mais nous n'avons étudié que vos méthodes, ce qui explique pourquoi je ne vous ai pas reconnu. »

Hermione pensait avoir vu tous les visages d'Harry, mais il s'agissait ici d'un visage qu'elle ne reconnaissait pas. Harry était presque servile devant Lucius Malfoy, une attitude qui allait à l'encontre de ce qu'elle connaissait sur son meilleur ami. La seule explication qui parlait à Hermione était qu'Harry préparait quelque chose. Quand elle vit Monsieur Malfoy, fier comme un paon devant Harry, elle songea que cela n'allait pas prendre beaucoup de temps pour le découvrir.

« Vous avez eu des cours sur moi ? »

« Certainement Monsieur, tous les gobelins vous étudient à l'âge de neuf ans dans leurs cours sur l'économie et la finance. »

Dumbledore ne connaissait pas Harry aussi bien qu'Hermione mais même lui suspecta soudainement que le garçon préparait quelque chose. Après des dizaines d'années à avoir vu des étudiants faire des farces, le directeur de Poudlard avait maintenant une sorte de sixième sens pour ces choses-là. Albus décida qu'il voulait en savoir plus, et en ce moment, toute chose qui pourrait détourner l'attention des autres de lui, était une bonne chose. « En quoi consistaient ces leçons Mr Crow ? »

« Oh, il est bien connu que la famille Malfoy fait régulièrement des dons généreux pour des œuvres de charité ou pour la bonne cause. Il est également bien connu que ces donations sont généralement données à des organisations avec lesquelles Mr Malfoy ou sa femme sont plus ou moins connectées, ce qui est explique pourquoi ils sont dans tant de conseils de direction et de décision.»

Ce n'était pas quelque chose dont Lucius parlait souvent, mais cela ne l'ennuyait pas vraiment que ces faits soient révélés. Le garçon avait raison, nombreux étaient ceux qui reconnaissaient qu'avoir un membre de la famille Malfoy dans leur conseil leur était très bénéfique.

Mais Harry n'en avait pas encore fini. En fait, il commençait tout juste. « C'est là que commence le plan ingénieux de Mr Malfoy. Vous voyez, lui ou sa femme insistent pour que leur donation soit gérée par une entreprise en conseil spécifique, Scorpius Enterprises. C'est une bonne chose à faire, je le reconnais, jusqu'à ce que l'on découvre que ceux qui dirigent Scorpius Enterprises sont en fait Lucius et Narcissa Malfoy. »

La voix de Lucius devint plus dangereuse. « Comment savez-vous cela garçon ? »

Harry demeura imperturbable. Hermione reconnu alors le visage qu'il arborait, c'était celui qui indiquait à Hermione que son meilleur ami considérait Lucius Malfoy comme un ennemi. C'était aussi un visage qu'elle n'espérait jamais voir la concernant.

« Maintenant, on pourrait comprendre qu'une bonne partie de votre donation retourne dans votre voûte et vous pardonner, si c'était ce que vous faites en réalité. Remplir votre coffre frauduleusement n'est malheureusement que le sommet de l'iceberg. Ils demandent aussi à ce que des personnes effectuent certaines tâches ou fournissent des matériaux spécifiques avec le reste de leur donation. Et le fait que ces recommandations soient faites pour des amis des Malfoy me laisse penser que cette affaire est donnant-donnant, c'est à dire que de l'argent est payé de façon illégale pour qu'un contrat soit réalisé… »

Lucius Malfoy était maintenant clairement livide mais ce fut Amelia qui posa la question à laquelle il s'attendait. « Mr Crow n'êtes vous pas en train de dévoiler des informations confidentielles ? »

Harry répondit rapidement. « Oh non Madame Bones, toutes ces informations sont déjà disponibles dans le ministère. Il se trouve juste que cela implique plusieurs départements et qu'il y a un vrai manque de communication entre eux. Je ne sais pas comment Mr Malfoy utilise son influence pour s'assurer que ce manque de communication continue, mais c'est un fait avéré. Vous voyez, nous avons tous ri de la manière si simple qu'utilise Mr Malfoy pour faire de grandes donations et ensuite s'assurer qu'une part retourne dans sa propre voute, jusqu'à que ce que notre professeur nous montre ce qu'il se passait vraiment… »

« Je pense que nous avons suffisamment entendu de bêtise pour aujourd'hui… » La voix de Lucius n'intimida personne. Même s'il avait porté son attirail complet de mangemort, il n'aurait pas été capable d'intimider Harry pour l'empêcher de parler. Et le fait qu'Amelia et Dumbledore voulaient en entendre davantage arrangeait bien Harry.

Hermione vit que le Harry qu'elle avait devant elle, était celui qui avait abattu ce troll. Il était calme en surface mais elle était consciente qu'il pourrait rapidement agir. Elle en eut un indice en voyant qu'il se déplaçait subtilement pour se mettre en elle et Mr Malfoy. Elle avait sa baguette dans sa poche mais vu l'entrainement qu'elle avait pour l'instant, elle ne pouvait pas faire grand-chose. Si un combat débutait, elle allait attraper Padma et les faire plonger toutes les deux sous un bureau.

Harry continua, comme si Lucius n'avait pas parlé. « Vous voyez, chaque contrat de travail qu'accepte Scorpius Enterprises concerne une ou plusieurs organisations appartenant à des anciens mangemorts. Mr Malfoy soutient financièrement et en secret bien sûr, des mouvements mangemorts pour préparer le retour de son maitre. »

Le ministre explosa en l'entendant. « C'est allégations sont intolérables garçon ! Lucius Malfoy est un des hommes les plus respectables de la communauté magique britannique et vous-savez-qui est mort… »

Harry coupa immédiatement la parole et ministre et déclencha presque une émeute en classe. Lorsqu'il prononça son nom, la réaction fut bruyante, jusqu'à ce que les gens commencent à comprendre ce qu'Harry était en train de dire. « Voldemort n'est pas mort et était à Poudlard la semaine dernière. Les membres les plus âgés du personnel l'ont combattu dans le couloir du troisième étage, celui dans lequel le directeur nous avait interdit d'aller, sous peine de mourir dans d'atroces souffrances. Pourquoi croyez-vous que Quirrell n'est plus le professeur de défense ? Il était possédé par Voldemort et a laissé entrer un troll dans le château pour faire diversion. Professeur Quirrell est mort quand le directeur a chassé Voldemort hors de ce château. »

Hermione observa la réaction des adultes puisque le regard d'Harry restait fixé sur Lucius Malfoy. Lorsqu'Harry avait mentionné Voldemort, Lucius avait cru défaillir. Le Ministre de la Magie ressemblait à quelqu'un prêt à se faire dessus alors que Madame Bones semblait extrêmement en colère, mais heureusement pas contre Harry. C'est la réaction de Dumbledore qui attira son attention cependant, car il était extrêmement concentré sur Harry, comme s'il essayait de voir à travers lui. Il était également évident pour elle que le directeur ne trouvait pas ce qu'il voulait.

« Harry, comment pouvez-vous savoir tout ça ? »

« Poudlard m'a choisi comme son champion, Directeur, ce qui signifie qu'elle m'informe de tout ce qui se passe d'important dans le château. »

La Dame Grise passa à travers le mur pour se placer aux cotés d'Harry. « Notre champion dit la vérité. Ma mère a aidé à construire Poudlard pour apprendre à la magie à tous les enfants de ce pays, ce n'est pas censé être un terrain de jeu pour le directeur en place. Je vous préviens Albus Dumbledore, le château ne vous laissera plus jamais mettre des enfants en danger. Sans l'intervention de notre champion, trois de nos plus jeunes élèves seraient morts. C'est votre dernier avertissement. »

« ALBUS DUMBLEDORE ! Pourquoi est-ce un enfant de onze ans qui m'avertit que Voldemort est de retour ?! »

Hermione changea rapidement son opinion. Madame Bones n'était pas extrêmement en colère, elle était absolument hors d'elle. Hermione était encore plus soulagée de constater que sa rage était dirigée vers le directeur.

Cornelius réagit finalement. « C'en est assez Amelia, toute cette discussion sur le retour de vous-savez-qui est finie. Il n'est pas de retour, c'est impossible. »

« Vous avez beau l'affirmer, ce n'est pas vrai pour autant, tout comme quand Malfoy dit qu'il n'est pas un mangemort, cela ne signifie pas non plus que c'est vrai. »

« Je vous préviens pour la dernière fois jeune homme… »

Harry se rapprocha de Malfoy. « Je suis sûr que le professeur Rogue a un peu de véritaserum dans son bureau, avec quelques gouttes à peine, cette discussion serait finie une bonne fois pour toute. Ou pourquoi ne pas faire un serment inviolable comme quoi vous ne deviendrez jamais volontairement un mangemort ? Personnellement, si vous releviez simplement votre manche gauche, ce serait suffisant pour moi… »

Malfoy perdit finalement le contrôle de lui-même et il chercha à prendre sa baguette mais puisque Harry avait délibérément provoqué le mangemort, il s'attendait à cette réaction. Le couteau d'Harry fut pointé sur la poitrine de Lucius devant son cœur avant même que le mangemort puisse penser à un sort. « Si vous voulez utiliser cette baguette pour votre serment inviolable, allez-y. Sinon, essayez quelque chose et j'enfoncerai cette lame. Nous aurons alors la chance de voir à quel point le sang des Malfoy est pur quand il jaillira de votre poitrine. »

Cela fut suivi par un bruit de chaise derrière lui, puis par un petit cri que Harry reconnu aussitôt. « C'est juste Draco qui essayait d'intervenir. Je l'ai baffé et maintenant Neville s'occupe de lui. »

Les yeux d'Harry n'avaient quitté Malfoy senior, mais il était triste de ne pas avoir vu Hermione gifler Draco. « Merci Hermione, j'apprécie que tu assures mes arrières. »

La baguette d'Amelia s'était dirigée vers Malfoy à l'instant même où il l'avait saisie, elle était ravie de voir que le jeune garçon maitrisait la situation. Comme Harry, Amelia était certaine que Lucius Malfoy était un mangemort mais n'avait pas le pouvoir d'intervenir à cause de ses contacts au Ministère. Elle n'arrivait pas à croire qu'un jeune garçon puisse l'aider à résoudre son problème de mangemorts mais cela ne l'embêterait pas une seule seconde.

Cornelius ne savait pas quoi faire mais Albus ne pouvait rester là et regarder un jeune homme devenir un meurtrier, mais c'était pour débarrasser le monde de Lucius Malfoy. « Mr Crow, je ne peux pas vous autoriser à le tuer. »

« S'il avait pointé sa baguette sur moi à Gringotts, Malfoy serait déjà mort, Directeur. Ses cheveux blonds seraient rouges et sa tête joncherait déjà le sol de la banque. »

Lucius était figé. Draco lui avait écrit une lettre, lui disant que ce garçon avait tué un troll avec une lame, un regard dans ces yeux verts lui indiqua que le garçon n'hésiterait pas à mettre sa menace à exécution. Le couteau affuté contre ses côtes fit comprendre à Lucius qu'il se trouvait sur le point de mourir, il n'avait jamais été aussi prêt de la mort de toute sa vie.

Dumbledore s'aperçut aussi que Harry était prêt et sur le point d'agir. « C'était peut-être vrai, mais nous ne sommes pas à Gringotts pour le moment. »

« C'est vrai Monsieur, donc répondez-moi s'il vous plait. Quelle est la sanction pour un adulte qui pointe un étudiant de sa baguette à Poudlard ? Vu que nous avons le Ministre de la Magie, le chef du Magenmagot et la chef du DJM en tant que témoins, je ne pense pas que Malfoy lui-même pourra s'en sortir avec un « J'étais sous l'imperium » encore une fois. »

Albus sentit tous les yeux de la salle sauf ceux d'Harry se diriger sur lui et détesta ce qu'il dit. « Je suis désolé Mr Crow, le mieux que je puisse faire c'est l'escorter hors de Poudlard. »

« Poudlard s'assurera qu'il ne remettra plus jamais un pied dans ce château jeune champion. »

« Merci Helena, avez-vous d'autres options pour moi Madame Bones ? »

Amelia détesta aussi donner cette réponse mais ne pouvait pas échapper à ses responsabilités. « Je suis désolé Mr Crow, techniquement Malfoy n'a pas commis de crimes, pas encore. »

« Donc le ministère me laisse une seule option, le laisser faire comme son maitre, c'est à dire me jeter un sort pour essayer de me tuer. Maintenant Ministre, j'espère que vous comprenez pourquoi je ne veux pas arrêter cette « mascarade gobeline ». Dites moi Monsieur, Malfoy était-il l'une de ces familles sorcières respectables que vous vouliez pour moi ? »

Cornelius retrouva un peu de répondant quand le garçon-qui-avait-survécu lui parla. « Posez cette arme garçon, le seul qui viole les lois ici, c'est vous. »

Harry entendit ensuite une voix derrière lui. « J'assure aussi vos arrières Harry. Si Malfoy ne bouge qu'un seul muscle, je l'abats de suite ! »

Cela sembla atteindre l'esprit de Harry. « Merci Briseur de sorts Weasley. C'est sympa de savoir qu'il y a au moins un adulte dans cette salle sur qui je peux me reposer pour me protéger. » Le couteau d'Harry étincela et Lucius poussa un cri, il était coupé de l'épaule au poignet. La blessure n'était pas profonde mais le fait que sa robe était découpée était sûrement plus douloureux pour Lucius. « Vous devriez laisser Madame Pompfresh examiner ça. Elle ne pourra rien faire pour votre marque des ténèbres cependant sinon celle de Rogue aurait disparu depuis bien des années. »

Même le sang de la blessure qu'Harry lui avait infligé ne cachait complètement ce tatouage répugnant. Tout le monde dans la pièce la voyait. Alors que tout le monde était concentré sur l'avant-bras gauche de Malfoy, Harry avait rangé son couteau et avait maintenant sorti l'épée de Gryffondor.

« Les gobelins apprécient l'honneur et la justice plus que tout et ne peuvent pas être achetés, qu'importe la somme qu'on leur propose. L'homme à qui appartenait cette épée comprenait ces deux valeurs, ce qui explique pourquoi les gobelins lui ont forgé cette lame magnifique. Ce sont des valeurs que la communauté sorcière semble avoir oubliées. »

Harry se retourna vers Malfoy. « Lorsque votre maitre reviendra, dites lui bien que j'attends de finir le travail que j'ai commencé il y a dix ans. Et cette fois, je m'occuperai de ce lâche et de tous ses disciples. » Si quelqu'un d'autre qu'Albus Dumbledore avait dit une chose pareille, les gens auraient ri ou essayé de l'enfermer à Sainte Mangouste, mais Harry était debout devant tout le monde, et sa épée magique semblait irradier de pouvoir, un pouvoir que tout le monde dans la pièce pouvait voir et même sentir. Soudain, le fait que Poudlard l'ai fait champion avait un sens certain.

Le champion de Poudlard s'adressa ensuite au Ministre de la Magie. « Mon père a déjà confirmé à Dumbledore que la décision sur mon futur en tant que gobelin ou sorcier m'appartient, à moi seul. Je vais dire quelque chose Ministère, pour l'instant ce n'est pas un choix difficile pour moi. Le ministre n'a aucun droit légal ou moral pour me retirer de la garde de mon père, la personne qui a élevé un orphelin abandonné quand tout le monde dans cette salle m'a fait défaut. Si vous essayez de détruire ma vie, je répondrai en tant que gobelin, en me battant avec tout ce que j'ai. »

Fudge était sur le point d'exploser quand Harry le réduisit au silence en pointant son épée vers le ministre. « Dites moi Ministre. Est ce que le légendaire garçon-qui-a-survécu doit quitter Poudlard et retourner à Gringotts en disant que le Ministre Fudge est la raison pour laquelle j'ai décidé de rejeter la communauté sorcière et d'adopter une vie de gobelin. A votre avis, quelle serait la réaction du public ? »

Cornelius Fudge avait maintenant un visage aussi vert que son chapeau.

« Grâce à ce batard et à ses acolytes masqués, mon père est la seule famille qu'il me reste dans ce monde. Il s'est battu deux fois jusqu'à la mort contre des gobelins qui croyaient qu'un sorcier n'avait pas sa place dans la société gobeline, donc ne doutez pas une seule seconde que je n'hésiterai pas à faire de même pour mon père. Je suis le fils de mon père Ministre et fier de l'être. »

Harry remit son épée dans son fourreau et s'inclina vers Bill. « Briseur de sorts Weasley, je vous remercie pour votre aide et ne prenez pas pour vous ce que j'ai dit sur les adultes qui m'ont fait défaut quand j'étais orphelin. »

Bill s'inclina à son tour sans quitter des yeux Malfoy. « Harry, je pense que j'avais dix ans à cette époque, donc il n'y a pas de soucis. Sachez seulement que cette fois je suis assez âgé pour être à vos côtés. Les Weasley ont toujours combattu aux côtés du bien, donc vous pouvez compter sur ma baguette dans la lutte contre Voldemort. »

Harry s'inclina ensuite vers Amelia. « Madame, c'est un plaisir de vous avoir rencontré. Je sais que dans ma lutte contre Voldemort, Amelia Bones sera toujours au cœur de la bataille. Si vous souhaitez me reparler par la suite, passez par le professeur McGonagall ou par mon directeur de maison. Votre honnêteté et votre respect des lois sont bien connus à Gringotts comme les restrictions que vous avez au sein du ministère. J'espère que ce que vous avez appris aujourd'hui pourra vous aider à l'avenir. »

Et sur ces mots, Harry quitta la pièce.

Les derniers d'Harry furent soudainement compris par quelques adultes dans la salle de classe. Albus et Amelia le comprirent d'abord, puis Bill quelques secondes plus tard. Les gobelins avaient interdiction d'interférer dans les affaires sorcières, et pourtant ils étaient actuellement sur un volcan prêt à exploser. Ils savaient que Voldemort n'était pas mort et que son organisation se préparait pour son retour et pourtant ils ne pouvaient rien faire avec cette information. Harry Crow venait de la leur servir sur un plateau d'argent. Laissant derrière lui un Malfoy ensanglanté, avec sa marque noire clairement visible et un ministre quasiment catatonique à l'idée que sa côte passe sous la barre des zéros.

Amelia était si impressionnée qu'elle voulait courir après ce garçon et l'embrasser pour le remercier de son cadeau. Mais voyant la jeune sorcière lui courir après, elle comprit qu'il serait d'abord bientôt embrassé par quelqu'un de son âge.

Hermione avait bien retenu la leçon du troll, et elle n'avait aucune intention de laisser Harry seul, le laissant avec de mauvaises ou de fausses idées sur cette histoire. Elle attrapa rapidement ses affaires de défense, les mit dans son sac avant de se précipiter hors de la pièce. Elle pensa que Dumbledore allait dire quelque chose sur son départ précipité, mais le directeur changea vite d'avis. Il aurait dû prendre sa baguette et ligoter la jeune sorcière pour l'empêcher de sortir. Harry avait besoin d'elle et cette fois-ci elle avait l'intention d'être là pour lui.

Poudlard avait également retenu la leçon depuis l'incident du troll, laisser son champion seul pendant la nuit n'était pas une erreur qu'elle allait refaire. Les portraits ainsi que le Moine Gras indiquèrent rapidement à Hermione où il était, elle n'hésita pas une seule seconde en voyant que c'étaient des toilettes pour garçons. Elle entra dans la pièce et entendit des bruits venant d'une des cabines.

Harry était en train de vomir dans les toilettes quand il sentit quelqu'un caresser doucement son dos. « Tout va bien Harry, je suis là pour toi. »

Ces mots en plus du geste de Hermione étaient plus efficaces que n'importe quelle potion de Madame Pompfresh pour calmer ses nerfs et son estomac. Cela lui prit quand même quelques minutes avant de pouvoir lui répondre. « Tu n'auras pas de problèmes pour avoir quitté la salle et pour être dans des toilettes pour hommes ? »

« Je viens juste de voir mon meilleur ami rabaisser le Ministre de la Magie alors qu'importe ! On ne vit qu'une fois, alors qu'importe s'il y a quelques risques. Et de toute façon, le Moine Gras est allé chercher Mimi Geignarde pour qu'elle monte la garde pour nous. Fais moi confiance, aucun garçon ne rentrera dans ces toilettes si elles là. Et maintenant réponds moi, tu étais magnifique dans cette pièce, mais depuis combien de temps avais-tu prévu tout cela ? »

Harry ne put s'empêcher de sourire, pas étonné du tout qu'Hermione ait vu à travers ses plans. « C'est raté pour la spontanéité je suppose. Père et moi avions prévu six plans différents selon les circonstances. Je n'arrive pas à croire que j'ai eu tant de chance. Le fait que le Briseur de sorts Weasley et que Madame Bones aient été présents est un bonus incroyable. Nous voulions que les faits de Malfoy ainsi que sa marque des ténèbres soient rendus publics, il est l'acteur central de l'organisation mangemort. L'un de mes plans m'aurait permit de gifler Malfoy Senior et de le défier en duel… »

Hermione ne put pas cacher son horreur. « Comment aurais-tu pu le battre en duel ? »

« Hermione, j'ai onze ans, il m'aurait botté les fesses. Il m'a laissé approcher aujourd'hui, ce qui était une grosse erreur. Avec une lame, j'aurais pu graver mes initiales sur son front avant qu'il ait pu bouger. Pour le duel de baguettes, j'avais prévu de l'obliger à accepter et ensuite de demander à notre directeur de maison à se battre pour mon honneur. Maitre Flitwick était un champion de duel international et Dumbledore est sûrement le seul sorcier à cent kilomètres à la ronde à pouvoir le vaincre. »

« Donc tu n'avais pas l'intention de le tuer, c'était du bluff ? »

Harry regarda Hermione droit dans les yeux et lui répondit aussi honnêtement que possible. « Cela n'a jamais été le plan Hermione, mais s'il avait essayé de faire quelque chose de stupide… merci d'avoir pris soin de Draco pour moi. »

Hermione comprit ce qu'Harry avait dit et l'accepta, elle avait vu une situation similaire avec le troll. Il avait fait tout ce qu'il pouvait pour éviter de tuer la créature, mais cela n'avait pas marché et Harry n'avait heureusement pas hésité. « Concernant Draco, je ne sais pas ce qui m'a pris. Je l'ai vu se précipiter sur toi et j'ai réagi aussitôt, il n'a pas l'air d'avoir apprécié être frappé en plein visage. Neville s'est ensuite assis sur lui et a promis de lui refaire la même chose s'il réessayait ».

Bill ignora le fantôme qui flottait et rentra directement dans les toilettes que les portraits lui avaient indiqué, montrant ainsi à Harry que le château était d'accord pour que Bill aide son champion. Ce que Bill vit lui réchauffa le cœur. Le briseur de sorts était habitué à sentir l'adrénaline quitter son corps après une situation mortelle, une situation récurrente dans son boulot. Mais il n'avait jamais eu quelqu'un pour assurer ses arrières ou pour le réconforter alors qu'il vomissait. Il conjura un verre et le remplit avec de l'eau. « Tiens Harry, bois ça. »

Quand le prit, Hermione lui posa la question qui les travaillait tous les deux. « Monsieur, que s'est-il passé quand nous sommes partis ? »

« Oh, Malfoy a demandé à ce que je baisse ma baguette, sinon il essaierait de me virer de Poudlard. Quand je lui ai expliqué que je travaillais pour Gringotts et que je n'étais à Poudlard que vous vous entrainer car Voldemort avait tué Quirrell, et bien, vous pouvez imaginer ce qui s'est passé. Je lui ai conseillé de se plaindre à mes supérieurs à la banque, il me permettrait sûrement d'avoir une augmentation. »

Hermione gloussa et même Harry sourit. « Dumbledore a ensuite emmené le ministre dans son bureau et je ne pense pas que c'était pour boire un jus de citrouille. Vous avez vraiment frappé Fudge là où ça fait mal, sa côte de popularité. Je pense aussi que Dumbledore essayait désespérément de s'éloigner d'Amelia avant qu'elle ne pose une seule question. Mais dès que le ministre est parti, Lucius a été obligé de l'accompagner au ministère. » Bill sourit. « Apparemment, il y a de nouvelles preuves amenant à croire qu'il était vraiment un mangemort. Elle a promis de revenir, mais j'ai l'impression que c'était pour parler avec toi et ensuite pour arracher la tête de Dumbledore. »

Harry et Hermione sourirent mais Bill n'avait pas fini. « Harry, ce que tu – je peux te tutoyer ? – ce que tu as fait aujourd'hui était courageux, et incroyablement brillant. J'ai quitté Poudlard et je suis directement allé à Gringotts, donc je ne sais pas ce qu'il s'est passé ensuite dans cette salle de classe. Je suppose que, vu l'expression de Mlle Granger, qu'elle est consciente de ce qu'il se passe ? »

« Mes amis ont besoin de savoir dans quoi ils sont impliqués. Je leur ai dit quand nous avons tous déjeuné avec mon père la semaine dernière. Les plus anciens professeurs de Poudlard sont aussi au courant que Dumbledore et Rogue ne sont pas dignes de confiance à Gringotts. »

Bill acquiesça, sachant déjà certains détails. Ce que j'allais dire, c'est que l'on peut continuer nos leçons de défense en classe, mais tu as besoin de plus de cours… »

Hermione n'arriva pas à croire qu'elle interrompait un professeur, mais elle devait dire quelque chose. « Monsieur, aujourd'hui je me suis senti inutile et je n'ai pas aimé ça. Harry nous a prévenu que cela pourrait s'avérer dangereux de trainer avec lui et nous l'avons tous accepté. Ce que je veux dire, c'est que si vous donnez des cours supplémentaires de défense, alors je veux y participer aussi. Et je suis sûre que Padma et Neville le voudront aussi. »

« Quatre est un petit nombre, donc ça ne me dérange pas. Dois-je rapporter cette suggestion à ton père ? »

Harry sourit une nouvelle fois. « Oui s'il vous plait. Pourriez-vous aussi lui dire ce qu'il s'est passé aujourd'hui, je suis sûr qu'il doit s'inquiéter. »

« Okay, mais seulement si vous descendez manger maintenant. Ce que tu as fait aujourd'hui était brillant, mais tu dois te reposer maintenant. Il n'y a aucun intérêt à faire une telle impression pour ensuite se cacher dans des toilettes. Vos deux autres amis sont devant la porte. Miss Patil ne va entrer dans des toilettes pour garçons et Mr Londubat ne sait pas comment gérer Mimi. »

Hermione aida Harry à se remettre sur ses pieds et le prit dans ses bras. Il lui fit un câlin en retour avant de défroisser ses vêtements et d'offrir son bras à Hermione. Harry ne savait pas s'il serait capable de manger quelque chose, mais respectait le conseil que Bill venait de lui donner. Il était temps de descendre diner.