Disclaimer: Harry Potter appartient à JK Rowling et cette fiction n'est pas utilisée dans un but commercial. Il s'agit d'une traduction que je fais avec l'autorisation de l'auteur RoBst.
Chapitre 10 : Une réponse de gobelin
Amelia n'était pas heureuse d'avoir été bloquée pour administrer du véritaserum à Lucius Malfoy et avait été ni douce ni silencieuse quand elle exprima son déplaisir au ministre. Sa rage avait été en quelque sorte décuplée quand elle avait entendu le raisonnement de Cornelius, ou était-ce celui de Dumbledore ?
Le fait que le ministre avait un plan d'action était un choc. Ce choc cependant n'était rien à côté de celui qu'elle reçut quand elle fut informée que son département allait être complètement remodelé. Il y a aurait un programme de recrutement qui permettrait au nombre de ses aurors de doubler en l'espace de trois ans.
Amélia était prête à oublier de trainer Malfoy en justice si elle pouvait obtenir un département d'aurors armés jusqu'aux dents. Elle ne le dit pas au blond, non, Amelia ne dit rien à Malfoy mais préféra le laisser encore un peu dans sa cellule pour le faire suer. Elle pouvait légalement le garder encore un jour mais Jeudi serait la deadline. Amélia prenait juste un grand plaisir à le garder enfermé, savourant chacune de ces minutes.
Ce jour là, elle était de retour à Poudlard. Elle parlait à Harry Crow en présence de son directeur de maison. Amélia était déterminée à obtenir autant d'informations que possible de la part du jeune homme avant son rendez-vous avec Dumbledore. Plus la directrice du DJM réfléchissait, plus elle était en colère. Il était évident que Dumbledore était au courant que Voldemort n'avait pas disparu pour de bon, pourquoi sinon aurait-il installé un piège pour le Seigneur des Ténèbres ? Et le fait qu'il ait utilisé Poudlard pour y installer son piège donnait à Amélia des envies de meurtre. Ce n'était donc par surprenant que les fantômes de Poudlard lui aient dit que c'était son dernier avertissement.
Harry était en train d'expliquer ce qui s'était passé à l'infirmerie quand le Baron Sanglant passa à travers le mur. « Jeune champion, vos amis ont besoin de vous… »
Amelia regarda stupéfaite Harry, qui, alors que fantôme n'avait pas fini de parler, était déjà en train de franchir la porte. Elle et Filius la suivirent mais Harry était plus jeune et plus en forme qu'eux et il les distança rapidement. Ils le suivirent aussi vite qu'ils le pouvaient pendant que les portraits du château et les fantômes dirigeaient leur champion vers là où il devait être.
Padma était à côté d'Hermione quand les deux filles se lavèrent les mais dans le lavabo. Elle remarqua dans le miroir que les toilettes se remplissaient derrière elle et son cœur rata un battement. Neville était parti devant dans la grande salle et Harry était en entretien avec Madame Bones, ce groupe les avait approchées au parfait moment. Elle en compta neuf, toutes plus âgées qu'elle et Hermione avant que la « leader » du groupe ne se décide à parler.
« Granger, nous voulons te parler. »
Hermione se retourna et vit que neuf filles se dressaient en face d'elle. Il s'agissait principalement de serpentards, mais elle fut déçue de voir un couple de Poufsouffles et ce qui lui fit le plus de mal, ce fut de voir aussi une Serdaigle. Cette scène lui rappelait des moments particulièrement désagréables de l'école primaire, des souvenirs qu'Hermione pensa ne jamais devoir revivre.
« Oui, que puis-je faire pour vous ? »
« Tu peux rester loin de Potter, sa lignée n'a pas besoin d'une autre sang de bourbe. »
Hermione se sentit mal mais elle n'était pas prête à le montrer aux filles, elle l'avait appris depuis qu'elle fréquentait Harry. « Et bien, cela ne devrait pas être un problème puisque je ne connais personne du nom de Potter »
« Ne joue à la plus maline avec nous Granger, tu sais parfaitement de qui nous parlons. Cela nous a pris presque trois jours pour trouver un moment où tu serais à plus d'un mètre de lui. Cela va changer maintenant, si tu sais ce qui est bien pour toi. »
Hermione tremblait peut-être intérieurement, mais la jeune sorcière était déterminée à ne pas les laisser voir ses larmes. Elle prenait leur menace sérieusement, mais ce n'était pas possible pour Hermione d'accéder à leurs demandes. Elle savait déjà que ne plus être la meilleure amie d'Harry serait plus douloureux que ce qu'elles pouvait lui faire.
« Oh, je sais ce qui est bon pour moi, c'est pour ça que je n'ai pas l'intention de quitter Harry. »
Padma essaya d'intervenir, sachant qu'Hermione ne changerait pas d'avis. « Savez-vous ce qu'Harry va faire quand il en entendra parler ? Vous êtes dans de sacrés ennuis, vous n'avez pas idée. »
« Tais toi Patil, personne ne va dire quoi que ce soit à Potter. »
« Oui, nous n'avons pas oublié la tentative de ta sœur de se rapprocher de lui. Cligner des yeux tout en lui offrant une dette de vie, la lignée des Potter n'a pas besoin d'être tachée par votre sang non plus. »
Hermione ne pouvait pas rester là et ignorer les commentaires racistes contre ses deux amis. « Cela ne doit-il pas être la décision d'Harry ? »
La seule Serdaigle du groupe décida de se faire entendre. « Ecoute Granger, une fois que tu casseras avec lui, une vraie sorcière de sang pur s'avancera et pourra consoler le garçon-qui-a-survécu. »
A la seule pensée de voir Harry dans les bras d'une autre fille, Hermione se sentit mal. « Cela n'arrivera jamais, je resterai aux côté d'Harry, tant qu'il voudra encore de moi. »
« Il semble que nous devons utiliser la manière forte les filles. Il faut s'assurer qu'Harry ne s'approchera plus jamais de cette pétasse. »
Hermione sentit deux sorts lui toucher le visage avant que Padma ne s'avance pour la couvrir. Son amie fut donc touchée elle aussi. Il y eut ensuite une sorte de feulement animal, puis l'enfer se déchaina dans les toilettes.
Harry entra dans les toilettes et agit rapidement. Il n'y eut pas de « Que se passe-t-il ici ? » - son entrainement lui avait appris à ne pas perdre de temps avec de telles civilités. Il y avait neuf ennemies autour de Padma et Hermione, toutes semblaient être plus âgées que ses amis et utilisaient leurs baguettes. Ses deux amies avaient déjà été touchées quelque fois et Padma avait clairement sauté devant Hermione pour essayer de la protéger. Harry poussa un rugissement et sortit son couteau.
Les neuf filles pensaient qu'elles ne pouvaient pas perdre, après tout il ne s'agissait que de deux filles de première année. Soudain, il y eut un démon parmi elles, un démon qui donnait des coups de poings, de pieds et passait de l'une à l'autre en quelques secondes. Des cris de douleurs furent entendus avant que les baguettes et les corps ne s'écroulent sur le sol. Entretemps, Filius et Amelia étaient arrivés et huit filles gisaient sur le sol. La plus part avaient des dommages physiques sur des parties différentes du corps mais toutes avaient soit le dos de leur main ouvert ou leur baguette déchirée. Harry s'occupait pour l'instant de la plus grande des Serpentards, pour l'instant plaquée contre le mur, la lame d'Harry pointée devant son œil gauche. Du sang gouttait de sa main droite et un liquide d'une autre couleur coulait entre ses jambes. La Serpentard semblait s'être fait dessus de peur.
« Dis moi pourquoi et sois claire. Sinon je t'arracherai ton œil en contrepartie. »
La fille tremblait maintenant de terreur et semblait être incapable de parler. Amélia avait sorti sa baguette et allait intervenir quand les deux victimes la devancèrent.
Hermione était incapable de parler pour l'instant mais sa main se posa sur l'épaule d'Harry, attirant ainsi son attention. La férocité qu'avaient utilisé les filles en lançant leurs maléfices cuisants la rendait méconnaissable, ça plus ses deux dents de devant qui mesurait maintenant vingt centimètres et continuaient de grandir.
Le visage d'Harry était couvert maintenant de grosses pustules, mais elle pouvait parler. « Elles voulaient qu'Hermione cesse de te parler. Quand elle a dit que ça n'arriverait jamais, elles ont commencé à lui jeter des sorts. Apparemment, Hermione et moi ne sommes pas des amies convenables pour toi. »
Le calme d'Harry chuta une nouvelle fois en entendant ça et les yeux de la Serpentard roulèrent dans leurs orbites quand ses jambes lâchèrent. Il la laisser tomber sur le sol mouillé des toilettes, bien plus concerné maintenant par ses amis.
Amelia et Filius regardèrent la colère disparaître du jeune Serdaigle et être remplacée par de la tendresse et de la compassion.
« Tu as dit à ces neuf filles que ça n'arriverait jamais ? »
Hermione pouvait à peine acquiescer mais elle réussit à se faire comprendre. Harry rangea son couteau et lui offrit son bras. « Milady ? »
Elle n'était pas capable physiquement de sourire mais intérieurement Hermione était extrêmement contente quand elle prit le bras d'Harry. Pour elle, ça valait la douleur qu'elle endurait pour l'instant. Il offrit son autre bras à Padma avant de faire face aux deux adultes, toujours devant la porte. « Maître Flitwick, j'emmène mes amies à l'infirmerie. J'y resterai si quelqu'un a besoin de me parler Cependant, je souhaiterai laisser un dernier avertissement, si une telle chose venait à se produire encore, je ne serai pas si clément. »
Les filles sur le sol essayèrent de ramper pour laisser passer le trio, elles avaient hâte qu'Harry Crow sorte de la pièce.
Filius envoya un message par patronus dans la grande salle, il voulait que les autres directeurs de maison et le directeur voient ça. Voir la Serdaigle de troisième année sur le sol était particulièrement désagréable pour Filius. Filius ne s'étonnait pas que ce soit Miss Chambers la plus blessée. La fille avait déjà un hématome sur la joue pour faire bonne mesure avec son œil au beurre noir, elle essayait d'arrêter le sang qui coulait de sa main gauche tout en regardant sa baguette en morceaux.
Amélia, elle, regardait le carnage devant elle, sachant qu'Harry était arrivé à peine trente secondes avant eux. « Il n'a pas regardé s'il s'agissait de filles ou non, Crow leur ai juste rentré dedans. »
« Quand quelqu'un tient une arme devant vous Madame Bones, cela importe peu s'il s'agit d'un homme ou d'une femme. Pour que Maître Sharpshard enseigne au garçon, c'est qu'il doit être exceptionnel avec une épée. Pour être honnête, même moi j'aurai eu du mal à accomplir ce qu'il a fait en aussi peu de temps. Il n'y a pas une seule blessure que Poppy ne sera pas capable de réparer en dix minutes, mais ce qu'Harry Crow vient de réussi à faire durera bien plus longtemps que la douleur. »
Les autres directeurs arrivèrent et Pomona regarda agacée les deux Poufsouffles impliquées. « Seul Mr Crow aurait pu causer autant de dégâts. Laissez moi deviner, ces filles ont pris trop à cœur ce qui était écrit dans la Gazette et ont attaqué Miss Granger ? J'avais entendu quelques rumeurs, mais je pensais que Poufsouffle aurait fait comme Gryffondor, c'est à dire ne rien faire. Qu'ont-elles fait à Miss Granger ? »
Filius était impressionné par le raisonnement de Pomona et expliqua ce qui s'était passé aux autres. « Miss Granger a reçu des maléfices cuisants et un dentesaugmento, il semblerait que leur objectif ait été de la défigurer. Miss Patil a également reçu un furunculus, mais je ne sais pas encore si elle a été visée ou si elle essayait de défendre Miss Granger. Les deux jeunes filles sont parties au bras de Mr Crow. »
Minerva et Severus jetaient des episkey sur les mains des filles pour guérir leurs coupures et arrêter le saignement. Le professeur de potions n'était pas un directeur de maison heureux. « C'est ce qui arrive quand on laisse un enfant utiliser un couteau… »
Filius n'allait pas laisser passer ça. « Oui six brutes de Serpentards avec des baguettes se sont fait botter les fesses. Avant que vous n'envisagiez de punir Mr Crow, vous devez savoir que c'est le Baron Sanglant lui-même qui a averti Harry que ses amis étaient attaqués. Poudlard l'a guidé vers le lieu. Le château semble avoir pris son côté pour cette affaire, aller contre Poudlard n'est pas une sage décision Severus. » Filius dirigea maintenant son regard vers la seule Serdaigle présente. « Je peux vous assurer que Miss Chambers va payer très cher son rôle dans ce coup bas. »
« Ainsi que mes deux Poufsouffles, je peux vous dire à quel point j'ai honte d'elles. »
Severus ne pouvait se retenir. « Et qu'en est-il de Mr Crow, va-t-il une nouvelle fois échapper à toute punition ? »
Elle n'était pas vraiment impliquée dans cette discussion mais Amélia proposa son opinion. « Il y avait neuf filles ici, toutes voulant blesser Miss Granger. Je dirais que la réponse de Mr Crow était adaptée à la situation. Aucune de ces filles ne devra passer la nuit à l'infirmerie, et Miss Granger aurait dû si Mr Crow n'avait pas été si rapide. »
« Amélia et moi sommes arrivés moins d'une minutes après li, et pourtant il s'était déjà occupé de la situation. Il a promis de ne pas être aussi clément si cela se reproduit. »
« Mais il découpé ma baguette, que vais-je dire à mes parents ? »
« Ne vous inquiétez pas pour ça miss Chambers. Je peux vous assurer que vos parents sauront exactement tout ce qu'il s'est passé aujourd'hui. Je n'accepterai jamais qu'un élève de Serdaigle maltraite un autre élève de sa propre maison. »
« Directeur, vous pouvez quand même voir que ce garçon doit être dompté sinon la prochaine chose qu'il tuera ne sera pas un troll mais un autre élève. »
Albus était bien conscient que son poste de directeur ne tenait plus qu'à un fil. Il n'avait pas l'intention d'aller contre Poudlard pour donner raison à son maître de potions. « Je suis également d'accord pour dire que la réponse de Mr Crow était mesurée et appropriée. Un sorcier aurait jeté des stupéfix ou des sorts du saucisson. Les méthodes de Mr Crow sont peut-être différentes mais pas moins efficaces. Je l'ai vu utiliser sa lame contre Lucius Malfoy, sa vitesse et son contrôle sont éblouissants. Il est venu à Poudlard comme un gobelin, je présume que c'est une réponse à la gobeline pour une attaque contre ses amis ? »
Sa question était destinée à Filius et le professeur de sortilège ne le déçut pas. « En fait Directeur, sa réaction était plus mesurée que je l'aurai pensé. Une réponse à la gobeline signifierait qu'aucune de ces filles n'auraient pu recommencer, je m'attendais à voir des cadavres par terre. »
Les filles étaient restées silencieuses mais ce dernier commentaire les fit éclater en sanglots, maintenant les adultes étaient sûrs que ce groupe ne s'approcherait plus jamais de Miss Granger. Ils pensaient que c'était aussi l'intention de Mr Crow, chacun de ses mots seraient répétés dans le château avant le couvre-feu. Qui irait maintenant attaquer Miss Granger alors que son protecteur venait de terrasser neuf ennemis plus âgés pour la protéger. Si on ajoutait le fait qu'il ait tué un troll pour les protéger à nouveau et que le château ne l'avait pas seulement prévenu mais aussi aidé aujourd'hui, Miss Granger serait l'une des sorcières les plus en sécurité dans le château.
Minerva était déterminée à être impliquée dans ce problème elle aussi. Le fait qu'il n'y ait aucun Gryffondor l'enchantait plus qu'elle ne pouvait le dire, mais la directrice adjointe voulait renforcer la discipline. Severus aurait préféré punir les étudiantes de Serpentard pour avoir été prises la main dans le sac, mais elle n'allait pas le laisser faire cette fois.
« Poudlard a déjà un étudiant suspendu pour une semaine et en probation pour le reste de l'année. Si je découvre que la raison de cette attaque est le statut de sang de Miss Granger, et je suis presque sûre que c'est le cas, ces filles recevront la même punition. Albus, pourriez-vous gérer mes classes pour le reste de la journée ? Je vais sûrement devoir visiter neuf foyers aujourd'hui. »
Severus semblait être sur le point d'intervenir, mais Pomona le coupa. « Cela me semble juste… »
Filius ajouta : « Miss Chambers ne pourra également plus se rendre à Pré-au-lard et elle ne pourra pas postuler pour l'équipe de Quidditch cette année. Je trouve ses brimades sur deux élèves de première année inacceptable. J'espère que vous le direz à ses parents Professeur McGonagall ? »
Les filles semblaient maintenant inconsolables lorsqu'elles suivirent Poppy à l'infirmerie. Albus les suivit, content d'avoir une bonne excuse pour reporter encore une fois son rendez-vous avec Amélia. Le directeur préférait éviter cette réunion aussi longtemps que possible.
Severus ne pensait pas qu'il pourrait rejoindre l'infirmerie sans se disputer avec Crow. Après avoir entendu ce qu'il avait fait à Lucius, le professeur de potions préféra sagement retourner sans ses souterrains.
La seule chose qui circulait plus vite que les informations dans le château, c'étaient les spéculations. Les spéculations étaient courantes dans la vie des étudiants, surtout après avoir vu les directeurs de maison courir hors de la grande salle. Il n'était donc pas surprenant de voir Neville et Parvati arriver à l'infirmerie quelques secondes à peine après le trio de Serdaigle y arrive. Les deux Gryffondors avaient vite remarqué qui était manquant et c'était le lieu le plus probable où ils pouvaient tous être. Parvati était en larmes quand elle vit le beau visage de sa jumelle dans cet état. « Je t'ai prévenu qu'elles allaient s'en prendre à Hermione, comment cela a-t-il pu se produire. »
Harry releva immédiatement la tête, Hermione était pour l'instant derrière un paravent pour recevoir son traitement. Padma baissa la tête en répondant à sa jumelle. « Nous ne savions pas qui allait agir, ni où, ni quand, j'ai donc décidé de ne pas inquiéter Hermione mais de rester à ses côtés. »
Harry attrapa la main de son amie pour que Padma la regarde. « C'est la seconde fois que tu prends un sort destiné à Hermione, mais si cette fois c'était pour la protéger. Elle ne peut pas te dire merci pour l'instant, donc je vais le dire pour nous deux. »
« Vais-je devoir m'habituer à visiter ma sœur ici si elle continue à trainer avec toi Harry ? »
En entendant la colère dans la voix de sa sœur, Padma coupa Harry avant qu'il ne puisse répondre. « C'est pourquoi j'ai des cours supplémentaires en défense avec le professeur Weasley et tu devrais voir ce qu'Harry a fait aux filles qui nous ont attaqué. »
Les yeux de Parvati brillèrent en entendant ça, sa sœur passait du temps avec les deux sorciers les plus canons de Poudlard. Elle n'eut pas le temps de faire de commentaires car Parvati et Neville eurent l'opportunité de voir eux-mêmes ce qu'Harry avait fait aux autres filles. Les directeurs de maison conduisaient les filles à l'infirmerie, ce ne fut pas difficile de les voir éviter Harry au maximum.
Neville était stupéfait par le nombre des attaquantes, elles semblaient de plus en plus nombreuses à mesure qu'elles franchissaient les portes. Professeur McGonagall entra avec le directeur, son attention directement focalisée sur Harry dès qu'elle le vit. « Mr Crow, suivez-moi s'il vous plait. » Tous ceux dans la pièce savaient que ce n'était pas une question quand la directrice adjointe emmena Harry avec elle.
Elle s'arrêta dans un couloir vide. « Nous nous retrouvons dans la même situation Mr Crow… »
« Seulement parce que des personnes continuent à attaquer mes amis professeur. »
« Je comprends vos inquiétudes et faites moi confiance quand je dis que chacune de ces filles sera sévèrement punies. » Elle put voir que cela calma Harry, donc Minerva continua. « Je n'ai que de l'admiration devant votre volonté à protéger vos amis mais vous souvenez-vous de la discussion que nous avons eu la dernière fois ? Aujourd'hui, vous étiez avec votre directeur de maison et la directrice du DJM. Doutez-vous que l'un d'entre eux n'aient pas agi rapidement pour protéger vos amis ? »
Harry n'y avait pas pensé. Quand il avait vu qu'elles avaient besoin d'aide, il avait juste foncé. Même son entrainement lui disait que c'était la mauvaise attitude à adopter, sauter comme ça dans une situation inconnue alors qu'il avait des adultes tout à fait capables de l'aider à côté de lui. « Non professeur, je leur fais tous deux confiance. »
« Donc vous comprenez pourquoi je dois vous donner une nouvelle fois une retenue ? Non pas pour avoir sauvé vos amis, mais parce que vous aviez deux adultes dignes de confiance à portée de main pour s'occuper de cette situation à votre place. »
« Je comprends Professeur, vous ne pouvez pas sanctionner les attaquants et ne pas me punir pour avoir violé les règles de l'école. Cela laisserait les autres penser que vous faites du favoritisme. »
« Je suis impressionné par votre maturité Mr Crow. Je sens que deux nuits avec moi pour travailler sur la métamorphose suffiront comme punition. »
Harry accepta cette décision, sachant que ce seraient plus des cours en plus qu'une vraie punition. Le professeur McGonagall le confirma lorsqu'ils se redirigèrent vers l'infirmerie. « Je comprends que vous ne vouliez pas laisser vos amis seuls pendant quelques jours, c'est pour ça qu'ils peuvent vous accompagner pour vos retenues. Je m'occuperai de ça lorsque je me serai occupée de ces filles. »
Filius monta aussitôt au créneau. « Suis-je en train de comprendre que Mr Crow est en retenue pour ses actions d'aujourd'hui ? »
Ce fut Harry qui répondit à son directeur de maison. « Monsieur, j'ai mérité d'aller en retenue. J'aurais du vous laisser vous occuper de ce problème et je m'en excuse. Je suis sûr que le professeur McGonagall est également consciente que je referais surement la même chose la prochaine fois, ce qui explique aussi pourquoi je mérite ces retenues. »
Poppy s'occupait toujours de Miss Granger donc ce fut Minerva qui parla avec Padma pour découvrir ce qu'il s'était vraiment passé dans ces toilettes. Quand Hermione revint, elle sourit nerveusement à Harry et il s'aperçut tout de suite de la différence.
« Tes dents de devant sont plus courtes qu'avant, non ? »
« Madame Pompfresh a réussi à annuler les maléfices cuisants puis a réduit mes dents de devant. Elle m'a donné un miroir et m'a dit de dire stop quand elles seraient à la bonne taille, on s'est toujours moqué de mes dents de devant qui étaient trop grandes. »
« Et bien, je pense que ceux qui se moquaient de toi étaient soit aveugles, soit stupides. Merci d'être restée mon amie Hermione, ça n'a pas dû être facile… »
« Harry, c'est la décision la plus simple que j'ai jamais prise. J'ai prévu de rester ton meilleur ami pour aussi longtemps que possible… »
Harry la prit dans ses bras avant qu'elle ne puisse continuer. « Merci Hermione, je suis si heureux que tu dises ça et que ailles bien. »
« Padma a bondi devant moi et ensuite tu es arrivé, sinon ça aurait été bien pire. »
« Qu'est ce que ces idiotes pensaient en t'attaquant ? Qu'on allait arrêter d'être amis ? C'est juste stupide ! »
« Elles pensaient être mieux qu'Hermione car ses parents sont moldus. Ils ne peuvent pas attaquer mon statut de sang, donc me jettent à la figure que mes parents viennent d'Inde. Comme je le disais, pensent-elles que je ne me vois pas dans le miroir tous les matins ? Ce sont juste des brutes, quels que soient les mots qu'elles utilisent pour se justifier. »
Hermione serra dans ses bras Padma qui était maintenant soignée. « Merci d'être restée avec moi aujourd'hui, je n'ai jamais eu d'amis qui feraient ça avant. »
« Je sais que tu aurais fait la même chose pour moi. Le professeur McGonagall a déjà entendu ce qu'il s'est passé dans les toilettes et Madame Pompfresh dit qu'on peut partir. Devons-nous prendre le conseil du professeur Weasley et marcher la tête haute dans la grande salle ? »
Harry avança, Hermione à son bras, Neville et les jumelles juste derrière eux. Les trois Serdaigles se demandaient juste ce que Roger aurait à dire sur ce qu'il s'était passé.
Lucius avait beaucoup de choses à dire quand il rentra enfin chez lui, après avoir passé quatre jours en cellules au ministère. « Je savais que Fudge était un idiot fini, mais je pensais qu'il était au moins notre idiot fini, nous avions suffisamment payé pour ça. Cornelius ne pourra même pas travailler comme laveur de vitre quand j'en aurais fini avec lui. Quant à cette salope de Bones, ses jours sont comptés. Elle sera sur la tête de liste de notre maître… » Lucius remarqua alors que sa femme semblait démoralisée, plus que lui alors qu'il avait passé ses derniers jours en prison. Cela inquiéta son mari puisque Narcissa était normalement si réservée, les émotions étant pour les moins que rien. Elle lui tendit nerveusement un parchemin.
Le sceau de Gringott sur le parchemin alerta le chef de la famille Malfoy que c'était sérieux mais ce qu'il lut le terrifia plus que cette lame contre son torse. « Ces bâtards ferment notre voute à cause de cette petite raclure ? Je ferai mieux de m'y rendre maintenant, cela va nous prendre presque les vingt-quatre heures qu'ils nous donnent pour tout reprendre. »
Mais sa femme avait de vraies mauvaises nouvelles pour lui. « Lucius, nous l'avons reçu mardi. Les vingt-quatre heures sont déjà finies. »
« QUOI ? Tu ne leur as pas dit que je ne pouvais pas venir à la banque ? »
« Ils ont dit que ce n'était pas leur problème… »
« Et qu'en est-il de nos contacts au ministère, n'as-tu pas pu les contacter ? »
« J'ai tout essayé, je suis même allée voir Bones et l'ai supplié de te laisser sortir quelques heures – tout ce que j'ai eu, ce sont des excuses ou des portes qui se sont refermées. »
Lucius se tenait au mur le plus proche pour ne pas tomber. « As-tu réussir à sortir quelque chose ? »
Narcissa essaya de ne pas montrer sa colère mais ne put pas la masquer complètement. « Tu as mis une clause comme quoi je pouvais retirer au maximum cent milles gallions. »
Il était maintenant complètement adossé au mur et était assis contre le sol. « J'ai réussi à transférer de l'argent à Poudlard et à payer les sept années d'études de Draco, mais à part mes bijoux, je n'ai rien pu prendre d'autre. Tout ce qu'il nous reste, ce sont le manoir et son contenu. »
Juste quand il pensait qu'il avait touché le fond, il découvrait que ce n'était pas encore le cas. « Nous avons aussi reçu une corbeille pleine de parchemins, chacun d'entre eux nous remerciant de nos efforts mais nous disant qu'ils n'ont plus besoin de nous dans leurs conseils et comités. Quelqu'un a sûrement tout raconté, mais que s'est-il dont passé à Poudlard lundi ? »
Lucius commençait à peine à comprendre ce qu'il s'était passé dans cette salle de classe. Il avait été plumé puis farci comme une dinde de Noël. Il jura de se venger sur toutes les personnes impliquées dans cette conspiration, en particulier Potter, Crow ou quel que soit le nom de ce petit batard.
Lucius avait bien sûr des fonds bien cachés. Leur rythme de vie allait changer mais ils étaient loin d'être aussi pauvres que les Weasley. Avec ce changement, ils allaient arrêter de donner des dons et ils n'auraient plus autant d'influence, il était temps d'essayer de trouver une solution.
Le trio des Serdaigles était en train de prendre son petit-déjeuner et avait hâte de rejoindre son cours de défense supplémentaire. Bill avait arrangé leur emploi du temps avec le père d'Harry et ils avaient conclu que le meilleur moment serait le week-end. Harry avait reçu un mot de son père lui disant que le briseur de sorts était complètement impliqué dans leurs plans et qu'on pouvait lui faire confiance. Avec Bill étant dans le château le lundi, le jeudi, le samedi et le dimanche, sans oublier Maître Pitslay le vendredi, Harry se sentait un peu mieux à Poudlard.
Le fait que l'un des leurs ait été impliqué dans l'attaque d'Hermione et Padma avait refroidi la table des Serdaigles. La plupart des Serdaigles savait que Chambers était ambitieuse mais considérait qu'elle était allée trop loin. En entendant qu'il y avait des cours supplémentaires disponibles, beaucoup d'élèves vinrent voir Harry toute la matinée mais il déclina toute requête.
Personne ne fut énervé d'apprendre que les cours étaient seulement pour les quatre élèves, la sœur jumelle de Padma ne pouvait même pas venir, bien que la plupart d'entre eux savaient que ses raisons étaient plus pour se rapprocher d'Harry que pour des raisons académiques.
Harry partageait déjà son tuteur de défense avec le reste des premières années, alors que le reste de l'école avait des heures d'études en attendant que le directeur ne trouve un remplaçant. Il y avait aussi six premières années de Serdaigle assis à leur table avec de grands sourires sur leurs visages, le professeur de potions d'Harry les ayant admis dans sa classe. Chaque élève de chaque maison comprenait ces sourires et espérait être à leur place. Etre exempté de cours avec Rogue était certainement une raison suffisante pour sourire.
Harry nourrissait mécaniquement Hedwige avec un peu de son petit-déjeuner tout en lisant la lettre que sa belle chouette de neige venait de lui apporter. Son père l'avertissait que la gazette avait finalement choisi un sujet qui leur avait été confié quelques jours auparavant. Harry riait seul quand Hermione lui demanda ce qu'il y avait de si drôle. Lorsqu'il remarque la Gazette était en train d'être distribuée, Harry dit à sa meilleure amie que la grande salle allait très bientôt le savoir.
Le ministre avait mis en place une campagne pour charmer Harry et les gobelins, donnant des petits détails à la presse comme comment l'éducation du garçon-qui-a-survécu avait été saine à Gringotts et qu'il était extrêmement en forme. La gazette ne laissait aucun doute quand à celle qu'elle entendant par « en forme ». Les jeunes sorcières essayaient justement de savoir qui elles pouvaient payer pour avoir une photo de leur jeune sauveur. Et il n'y avait aucun mot sur un éventuel retour du seigneur des ténèbres.
Hermione se moqua d'Harry en disant qu'une photo de lui dans sa tenue d'entrainement couterait une vraie fortune et comment elle regrettait que son appareil soit resté dans sa chambre chez ses parents. Harry lui proposa de lui donner une photo de lui si elle était d'accord pour lui donner une propre photo d'elle dans ses vêtements Nike.
Cela ne prit pas longtemps à Malfoy pour se précipiter à la table des Serdaigles en criant en jetant l'exemplaire de la gazette à Harry. « Espèce de sale voleur gobelin, tu m'as volé mon héritage ! »
Harry faisait calmement face au garçon enragé et pour une fois les professeurs se déplacèrent rapidement pour pouvoir intervenir. Les deux directeurs de maison voulaient s'assurer que le conflit ne dégénère pas.
« Mr Malfoy, la seule partie de votre phrase que j'accepte, c'est gobelin. Maintenant, je vous conseille de retirer ce que vous avez dit et de vous excuser, sinon cette affaire empirera. »
« Il est clairement dit dans la gazette que les gobelins ont saisi la voute Malfoy, en quoi n'est-ce pas du vol ? »
Harry ne se laissa pas affecter par la rage du Serpentard, il avait prévu cette confrontation après avoir lu la lettre de son père. « La Gazette a fait une petite erreur. Ces voutes appartiennent à Gringotts et sont louées par la famille Malfoy. Comme dans tout contrat de location, il y a toujours des conditions. Quand un sorcier ou une sorcière adulte essaie d'attaquer un jeune gobelin avec sa baguette, le contrat et rompu et la personne est virée de Gringotts. Quand mon père a entendu ce que le chef de la famille Malfoy a essayé de faire, il est allé voir le directeur. Il faut également ajouter que ton père a eu vingt-quatre heures pour retirer tout ce qu'il voulait de ces voutes avant qu'elles ne soient scellées. »
« Mon père n'a pas pu y aller à temps… »
« Une fois encore, les conditions du contrat de location autorisent nos actions. Si ton père avait été trop malade pour aller à la banque, les vingt-quatre heures auraient été annulées le temps qu'il soit rétabli. En accord avec le contrat de location, être enfermé dans une cellule du ministère n'est pas une condition prévue et acceptée pour suspendre le délai. C'est la façon normale dont la banque de Gringotts est gérée, tous les jeunes gobelins le savent et c'est parfaitement légal. »
Filius posa ensuite une question dont il connaissait déjà la réponse mais il voulait que tout le monde l'entende. « Qu'arrive-t-il au contenu de ces voutes scellées ? »
Harry sourit presque au directeur de maison mais cela aurait ruiné ce qu'il essayait de faire. « Puisque les voutes n'étaient pas vides quand elles sont été scellées, la banque va continuer à prendre son pourcentage annuel pour leurs frais de dossier. Le reste des affaires restera intouché jusqu'à ce que quelqu'un soit capable de les réclamer. »
Les gens commencèrent à comprendre, mais Harry ne voulait laisser aucun malentendu. « Dans le cas des voutes Malfoy, ce sera Draco quand il aura atteint l'âge légal. Bien sûr, sous réserve qu'il n'ait pas brisé les conditions du contrat. Juste pour être clair Mr Malfoy, m'appeler publiquement « espère de sale voleur gobelin » à propos de cette affaire pourrait rompre ce contrat. »
Harry laissa un moment à Draco pour qu'il comprenne le sens de ses mots avant de parler de nouveau. « Une fois encore Mr Malfoy, voulez-vous retirer vos mots et vous excuser ou cette affaire doit-elle empirer ? »
Draco était beaucoup de choses mais il n'était pas un idiot fini. Les gobelins se méfiaient des Malefoy et il venait de leur donner une excuse parfaite pour les saigner à blanc. Il était temps de se faire petit, même si c'était désagréable. Etre pauvre était bien pire que de s'excuser. « Je m'excuse profondément Mr Crow, pour mon manque de manières et pour le commentaire injustifié que j'ai fait. Je vois clairement maintenant que j'avais tort et je retire tout ce que j'ai dit. Je n'étais pas conscient du fonctionnement des voutes et j'ai agis trop hâtivement et avec colère. »
« C'est tout à fait compréhensible Mr Malfoy, même si c'était regrettable. Je veux bien accepter vos excuses et oublier tout cet incident, pour cette fois. »
Draco s'inclina pour le remercia avant de tourner les talons et de quitter la grande salle. Tout le château savait maintenant que Crow avait les pleins pouvoirs sur la famille Malfoy et que la pensée de devoir être habillé avec des robes de seconde main pour le reste de sa vie suffisait pour que Draco baisse la tête. Il avait pris la seule décision possible et continuerait jusqu'à qu'il ait dix-sept ans. Puis il déplacerait toute la fortune Malfoy avant de chercher à se venger. Cela nécessitait une lettre urgente pour son père.
Les deux directeurs de maison retournèrent à la table des professeurs, contents que le problème ait été résolu sans qu'une règle de l'école ne soit brisée, et Harry lui, se rassit pour reprendre son petit-déjeuner. Hermione lisait l'article sur les Malfoy mais avait une question dont elle ne trouvait pas la réponse dans la Gazette.
« Gringotts a fait une annonce officielle dans la Gazette. Cela redit en détails tout ce que tu as dit, incluant les conditions qu'il ne faut pas rompre. Malfoy aurait pu s'éviter ces ennuis s'il avait fini de lire. Je suppose qu'il s'est arrêté à « Malfoy perd sa voute ». Mais ça ne dit pas pourquoi sa mère ne pouvait pas simplement retirer ce qu'il y avait ? »
Padma fournit la réponse à son amie née de moldue. « Aucun chef de famille sang pur ne donnerait à sa femme accès à tout, probablement trop effrayé qu'elle ne dépense tout. »
Harry ne le savait pas et ça allait à l'encontre de ce qu'il croyait savoir. « Ma mère le pouvait, mon père lui avait laissé un plein accès aux voutes Potter. Il y avait certainement des affaires que seul le chef de la famille Potter pouvait retirer, mais pour le reste, ils étaient égaux. »
Cela intrigua ses deux amies, mais ce fut Padma qui lui demande comment il le savait.
« Mon père est le gestionnaire en chef de Gringotts, et vu que la famille Potter était l'un des plus anciens clients, il s'en occupait. Mon père connaissait ma maman et mon papa et les aimait beaucoup. Il dit que j'ai les yeux de ma maman. »
« Ta maman devait être si belle… »
Les mots étaient sortis de la bouche d'Hermione avant qu'elle ne le réalise. Padma les regardait tous les deux rougir et décida de les aider, même si elle titillerait Hermione sans pitié quand elles seraient seules toutes les deux. « Hey Harry, je pense que tu pourrais demander à Malfoy de nettoyer nos chaussures. Je pense que tu pourrais obtenir tout ce que tu veux de Malfoy maintenant ! »
« Ce n'est pas ce que ferait un gobelin Padma. »
« Peut-être pas mais tu dois admettre que ce serait bien drôle… »
Les trois amis explosèrent de rire.
Bill entra dans la Grande Salle et vit ses étudiants rire ensembles, il ne put s'empêcher de les comparer à ses plus jeunes frères et sœurs. Ginny était maintenant enchantée quand Bill lui racontait des histoires sur le vrai Harry après le repas. Il ne voulait pas que sa sœur s'enlise dans ses rêves mais il était indulgent avec Ginny en ce moment. Et regarder le visage de Ron quand il décrivit ce qu'Harry avait fait aux neuf autres étudiants valait bien le coup. Sa mère et son père avaient été sur le dos de Ron toute la semaine et son plus jeune frère avait maintenant hâte de retourner à Poudlard.
Utilisant la technique de la carotte et du bâton, Bill avait payé lui même une autre baguette à Ron aujourd'hui. Il lui avait aussi promis de nouvelles robes s'il finissait tous les devoirs que Minerva lui avait donnés. Il n'était pas très heureux de devoir payer Ron pour qu'il fasse quelque chose, mais il n'avait pas d'autres options pour l'instant. Le plus jeune des frères Weasley avait droit à une seule autre chance concernant son éducation à Poudlard. Bill et Percy s'assureraient qu'il ne la gâche pas.
Il put presque sentir les yeux de Dumbledore dans son dos quand l'employé de Gringotts marcha vers ses élèves. Bill était certain qu'il se ferait approcher prochainement.
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Merci pour vos reviews :) Me voilà rétabli et un nouveau chapitre de traduit! Bonne lecture et à lundi!
