Nous commençâmes l'entraînement dès le lundi soir après les cours. En chemin, nous avions retrouvé Luna et Emori qui, une fois arrivées dans les boxs, nous expliquèrent plein de petits trucs techniques, mais fondamentaux. Par exemple : comment bien attacher la selle, le harnais, comment s'occuper des chevaux après chaque entraînement, pour le laver, lui donner à manger, bref, nous passâmes une heure à discuter. Une fois que nous fûmes bien rodées, elles décidèrent de nous laisser nous débrouiller seules et allèrent trouver les chevaux qui leur avaient été attribués.

- Clarke ? Tu prends Somaki ou Saya ?

- Euh lequel est lequel déjà ?

- Somaki, le mâle, c'est le noir, et Saya, c'est la jument blanche.

- Tu as une préférence ?

- Je sens que j'arriverai mieux à dompter la femelle ! dit Lexa en insistant sur le mot dompter.

- Très drôle Lexa ! Mais ça me va ! Et qui fait la princesse ? Qui fait le cavalier ?

- On verra plus tard, non ? Pour l'instant, on va juste s'entraîner à avancer, on avisera après !

- Ça marche !

Nous réussîmes à nous hisser sur le dos de nos montures et à nous diriger, laborieusement, vers la piste. Luna et Emori nous rejoignirent après quelques instants. Voyant que nous hésitions à nous lancer, elles commencèrent par un tour du stade au trot, histoire d'apprivoiser leurs nouvelles montures. Lexa et moi décidâmes de nous lancer aussi et le premier se passa plutôt bien, Somaki et Saya firent sagement le tour. Quand il s'agît de les faire aller plus vite, cela se passa tout aussi bien. Vers 18 h 10, nous décidâmes d'arrêter. Le lundi était une journée difficile et nous étions crevées, nous resterions sans doute plus le lendemain. Luna et Emori restèrent un peu plus longtemps.

Après avoir remis les chevaux dans leur box, en sortant du stade, nous les vîmes s'embrasser toutes les deux avant de repartir en course. Un sourire s'afficha sur le visage de Lexa et elle me prit la main. Nous rentrâmes en silence jusqu'au dortoir. Ce silence était paisible et agréable. Une fois dans la chambre, je me mis face à elle et me blottis dans ses bras.

- Clarke…

Elle enfouit son nez dans mes cheveux et me caressa la tête d'une main, de l'autre, elle caressait mon dos doucement. Nous restâmes un certain temps dans cette position, puis je décidai de relever la tête pour l'embrasser. Nos bouches restèrent longtemps en contact avant de s'ouvrir pour que nos langues se rencontrent. J'adorai l'embrasser, c'était tellement agréable, mais je me sentais coupable. Je mis un terme à notre baiser et, avec un rire gêné, elle alla se laver. La scène m'avait paru bizarre, je tâchais de l'oublier.

Tous les soirs de cette première semaine d'entraînement furent paisibles. Nous apprenions à courir de plus en plus vite, nous faisions même des courses à quatre avec nos deux adversaires pour améliorer notre niveau. Elles étaient vraiment sympas avec nous.

Puis, samedi, nous avions décidé de commencer à nous entraîner pour le saut. Après avoir mis les barrières, Luna se proposa pour nous faire une petite démonstration. Elle inventa un parcours de quatre sauts assez simples. On voyait bien qu'elle n'était pas habituée à son cheval, mais elle ne rata aucun obstacle. Lexa et moi étions bouches bées. Nous nous y mîmes donc et dûmes essuyer quelques cuisants échecs avant de sauter notre première barre. Il était quand même évident que nos chevaux avaient de l'expérience, nous n'y serions pas arrivées si vite autrement.

Nous avions, le dimanche après-midi, constitué un parcours plus long et l'affrontions chacune notre tour. Je revenais vers la ligne de départ, quand, avant de partir, Emori m'interpella.

- Si tu veux perdre moins de temps quand Somaki retombe sur ses jambes après un obstacle, fait le sauter juste quelques centimètres avant, il se rattrapera plus près et repartira plus vite vers l'obstacle suivant.

- M-merci du conseil !

J'étais perturbée, elle était ma rivale et pourtant elle m'aidait, elle n'aurait pas dû me donner un conseil qui me permettait de gagner quelques secondes de plus. Cette fille était vraiment sympa. La fois où elle m'avait consolée près de la fontaine me revint en mémoire et je lui offris un immense sourire avant qu'elle ne s'élance sur le parcours. Ce ne fut pas le seul conseil que nos adversaires nous donnèrent. Luna apprit à Lexa que Saya, pour faire une bonne course, aimait bien qu'on lui grattouille l'oreille droite juste avant le départ. Elles nous apprirent aussi comment bien préparer nos chevaux avant une grande épreuve qui pouvait les stresser.

Vers 17 h 00, soit après pas moins de quatre heures d'entraînement, nous allâmes toutes ramener nos montures dans leur box. Emori et Luna vinrent dans le nôtre une fois que nous eûmes fini pour dorloter Somaki et Saya.

- Vous les adorez vraiment, ces deux-là, fit remarquer Lexa.

- On les monte depuis un peu plus d'un an et pourtant on a l'impression de les connaître depuis des années, répondit Luna en caressant Somaki.

- C'est comme s'il y avait une connexion entre nous, ajouta sa compagne en donnant un bisou sur le museau de sa jument.

- C'est beau, je trouve, renchéri Lexa.

Puis sans un mot de plus, nous les saluâmes et allâmes retrouver nos amies dans le parc. Nous leur contâmes nos quelques entraînements, elles nous écoutaient avec une grande attention et avaient toutes hâte que l'épreuve arrive, pour admirer ce spectacle.

- Tu as réfléchi à ma proposition ? me demanda Lexa une fois que nous fûmes seules dans notre chambre.

- Mmh ?

- Pour ce qui est d'annoncer notre relation lors de l'épreuve, par exemple en s'embrassant au moment de se récupérer sur l'estrade.

J'avais complètement oublié.

- Ah oui… Je ne sais pas trop, Lexa. Je-j'assume de ressentir tout cela pour toi, mais notre relation a toujours été compliquée et j'ai peur qu'en le disant aux gens ça complique encore les choses. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai cette impression, comme si ça avait besoin de rester secret encore un petit moment, le temps que ça se consolide, un truc du genre.

J'avais plus sorti cela pour l'embrouiller que comme excuse, je ne pouvais tout de même pas lui dire que je voulais d'abord comprendre qui était réellement Costia.

- Je crois que je comprends… Je vais prendre sur moi alors…

Elle regarda le sol et me fit de la peine. Je m'approchai tout près d'elle et attrapai son visage à deux mains pour le relever et plonger mon regard dans ses yeux.

- Ça ne veut pas dure que je ne t'aime pas, Lexa.

- Cla-

Et avant qu'elle puisse finir, j'emprisonnai ses lèvres dans les miennes. Je la poussai contre un mur et l'embrassai de plus belle. À un moment, je décollai mon visage du sien et vis quelques larmes couler.

- Lexa ?

- Ce n'est rien, juste, embrasse-moi…

Je ne cherchai pas plus loin et replongeai sur sa bouche tremblante. Notre baiser s'éternisa, puis je passai mes mains sur ses hanches et les caressai doucement. Je remontai légèrement son t-shirt pour effleurer le début de son ventre, mais je la sentis glisser entre mes mains et, avant que je ne m'en rende compte, elle était assise par terre, le regard dans le vide. J'avais peur de ce qui allait suivre, quand elle s'arrêtait comme cela, c'était mauvais signe. Elle ne dit rien, serra les dents, son poing, et l'abattit contre le sol. Puis, soudainement, elle se mit à pleurer à chaudes larmes. Je réfléchis en silence et trouvai enfin un moyen de la consoler, pensant que son mal venait de moi, à cause du fait que je ne voulais pas nous montrer au grand jour.

Je m'accroupis et approchai mon visage tout près du sien, attrapai son menton et orientai sa tête pour qu'elle me regarde. Ses larmes coulaient toujours et, quand je fus assurée qu'elle ne rebaisserait pas la tête, je la lâchai pour diriger mes deux mains dans mes cheveux. Mes doigts effleurèrent mon ruban et je le détachai délicatement. Au début, Lexa ne dut pas comprendre ce que je voulais faire, car elle écarquilla les yeux. Une fois mon ruban dénoué, je voulus le retirer, mais la main de Lexa s'avança vers moi pour attraper mon bras, afin d'arrêter mon geste.

- Non… chuchota-t-elle. Garde-le, pas tant que je… pas tant que nous ne sommes en pas en couple officiellement.

- C'est pourtant bien parce que je ne veux rien officialiser que tu es triste, non ? Alors pourquoi ?

Elle ne donna aucune réponse et se remit à pleurer. Je renouai sommairement mon ruban et la pris dans mes bras pour essayer de la calmer. Elle se lâcha, mais petit à petit se calma. Une fois les joues sèches, je l'aidai à se relever et à la mettre dans son lit.

- Tu veux bien dormir avec moi, Clarke ?

- Bien sûr, répondis-je en souriant chaleureusement.

Je pris place à ses côtés et l'entourai de mes bras. Elle enfouit sa tête dans ma poitrine et s'endormit rapidement.

Je dormis extrêmement mal cette nuit, ruminant encore et encore la même question ! « Y avait-il encore un rapport avec Costia ? ».

Ce fut exténuée que je me réveillai le lundi matin. Nous n'échangeâmes aucun mot jusqu'au réfectoire, ce ne fut qu'en présence de nos amies que je pris la parole :

- Lexa ? On pourrait ne pas s'entraîner ce soir ?J'ai mal dormi, je ne me sens pas la force de…

- Mmh moi non plus, d'accord.

- Je préviendrai Luna et Emori qu'elles auront l'hippodrome pour elles.

Je fis un signe de tête puis nous allâmes en cours. À la pause déjeuner, je laissai mes amies pour aller parler à Luna qui attendait Emori devant la porte des toilettes.

- Salut, Luna !

- Bonjour, me rendit-elle avec un sourire, visiblement heureuse qu'on lui adresse la parole.

- Je voulais te dire, ce soir, Lexa et moi ne nous entraînerons pas, vous aurez plus de liberté comme ça !

- Oh, mais on n'en a pas vraiment besoin.

- On n'a juste pas le courage de faire du sport aujourd'hui.

- Je vois, mmh, on aura qu'à vous laisser un soir de libre dans la semaine, comme ça on sera quitte, pas de désavantage quant au temps d'entraînement.

Un sourire avait fendu son visage. Comment quelqu'un qui m'avait paru si hautain pouvait être aussi gentil ? Était-ce une stratégie ? Je ne pensais pas. J'acceptai sa proposition, la saluai et retournai en cours. J'en parlai à Lexa pendant le cours d'anglais et elle acquiesça. Comme nous étions libres le soir, Gaïa proposa que nous travaillâmes toutes ensemble, pour une fois. Comme nous avions pleins de gros devoirs à rendre, il nous semblait judicieux d'allier nos différentes compétences, comme nous l'avions fait pour les révisions d'examens.

Le soir, nous nous retrouvâmes donc dans une salle d'étude pour travailler. Je pensais que ce serait le bordel, mais nous avions étonnamment bien travaillé. Lexa aidant Raven et Octavia, moi aidant Gaïa et Niylah. Cette journée passa si vite que je n'eus même pas le temps de penser à ce qui s'était passé la veille avec Lexa.

Le soir se déroula comme si rien n'était arrivé. Une fois douchées, nous nous retrouvâmes elle et moi sur un de nos lits à nous embrasser. Cette fois, je n'eus pas à l'interrompre, car elle s'arrêta d'elle-même.

- Tu es fatiguée, mieux vaut nous coucher tôt, préconisa-t-elle avant de m'embrasser une dernière fois et de se glisser sous ses draps.

- Tu as raisons !

- Ah, j'ai vu Emori en coup de vent, elle m'a dit qu'elles ne viendraient pas à l'hippodrome jeudi.

- Ça marche !

Nous nous souhaitâmes une bonne nuit et je sombrai immédiatement dans un sommeil profond. Je fis un rêve sans aucun sens, presque épique. J'étais dans une forêt dans une sorte de combinaison violette et, à l'aide de mon coéquipier, je devais arrêter un méchant qui voulait provoquer la fin du monde. Moi et mon coéquipier avions formé un bouclier antimagnétique pour anéantir le méchant et voilà-t-il pas qu'il s'était transformé en Raven. Le réveil sonna juste après cela. Ce rêve m'amusa plutôt, comme si je venais de regarder un film d'action, il me mit de bonne humeur pour la journée.

Le mardi et le mercredi passèrent vite, la routine c'était déjà réinstallée. Le jeudi aussi s'écoula librement, mais le soir, un incident que je n'aurais jamais soupçonné se produisit.

La journée se passa comme les autres, repas rempli de délires et cours barbants, puis vint le soir. Nous avions l'hippodrome pour nous deux. Nous nous y rendîmes d'un pas léger, il faisait lourd, la chaleur devenait toujours plus dure vers 17 h 00. S'entraîner était donc assez épuisant.

- Je pense qu'on est bien avancées maintenant, on devrait peut-être choisir qui d'entre nous sera le cavalier, dit Lexa alors que nous entrions dans le box.

- Oui. Le cavalier a la tâche la plus dure donc il faudrait que ce soit la plus habile d'entre nous qui le fasse. Personnellement, je trouve que Saya est plus habile que Somaki, alors je te verrais plus faire le cavalier. Et puis ça fait prince sur son cheval blanc !

Elle rigola et me déposa un baiser sur le front.

- Alors, je viendrai sauver ma princesse ! répondit-elle en me souriant. Ça me va, je vais essayer de faire de mon mieux !

- Je vais commencer à m'entraîner au slalom alors !

- Et moi, je vais me perfectionner au saut.

Nous nous tapâmes dans la main et préparâmes nos chevaux avant de nous diriger sur la pelouse. Nous occupions chacune une moitié de terrain. Lexa se confectionna un parcours de saut d'obstacles, en asseyant de reproduire, de mémoire, celui sur lequel Anya et Ontari nous avaient fait une démonstration. Je l'aidai à placer les barres et, une fois satisfaite, elle m'aida à installer mon slalom.

Je n'eus pas besoin de m'entraîner aussi longtemps qu'elle. Je décidai alors de m'accorder une pause. J'allai boire un peu d'eau aux toilettes et revins admirer Lexa. Saya lui allait très bien, sur ce cheval blanc, elle avait l'air majestueuse. Peut-être croyais-je moi aussi au stéréotype « prince sur son cheval blanc », toujours était-il que cela lui allait drôlement bien. Elle n'avait certes pas la grâce d'Anya ni le zèle de Luna ou Emori, mais je la trouvais plus douée que moi.

Quand Saya se courbait pour sauter, Lexa avait l'air d'être propulsée dans les airs. Lorsque la jument retombait sur ses pattes, le corps de sa cavalière en été tout secoué. C'était vraiment un beau spectacle. Lorsque qu'elle arriva en fin de parcours, j'allais à sa rencontre.

- On s'est assez entraînées pour aujourd'hui, tu ne crois pas ? lui dis-je en levant les yeux pour la voir.

- Il est quelle heure ?

- 18 h 30.

- Oui, tu as raison, je saute encore deux ou trois barrières et on y va !

Je lui souris en guise de réponse et elle fit tourner Saya pour repartir au galop. Dans l'élan, je vis un bout de tissu tomber au sol. Je pensai en premier à un mouchoir et me rapprochai. Il s'agissait en fait d'un ruban, le sien avait dû tomber lorsqu'elle avait démarré. Le temps que je le ramasse, Lexa avait sauté ses obstacles et, tout en caressant le ruban avec mes doigts, je la hélai :

- Lexa, tu as fait tomber ton rub-

Je m'arrêtai net en découvrant l'inscription qui brillait en dorée sur le tissu blanc.

- Tu m'as dit quelque chose, Clarke ? demanda Lexa qui, une fois descendue de cheval, s'était rapprochée de moi.

- Ah euh non rien, rien d'important ! répondis-je en cachant le ruban dans ma poche, on y va ?

- Oui, oui ! dit-elle en se tournant vers les écuries.

Je la laissai passer devant moi et la suivi d'un pas chancelant. J'avais envie de crier, presque de vomir, même si cela pouvait paraître exagéré. Je ne dis rien, je fis comme si de rien n'était, car après tout, je n'étais sûre de rien. Je ne comprenais même pas ce que cela signifiait.

Une fois les chevaux brossés et nourris, nous empruntâmes le chemin du retour, sur lequel je fus la plus silencieuse possible, ce qui ne parut pas inquiéter Lexa. Nous n'eûmes pas le temps de remonter nous débarbouiller, nos amies nous attendaient déjà pour manger.

- Ah, Lexa, il est passé où ton ruban ? demanda Niylah en passant sa main dans les cheveux de son amie.

- Mon ruban ? demanda Lexa en mettant à son tour ses doigts dans sa chevelure. Oh ! Tu as raison, il n'est plus là !

Elle chercha autour d'elle, mais ne trouva, évidemment, rien. Niylah et les autres regardèrent un peu autour de leurs chaises, je les imitai histoire de ne pas éveiller de soupçons, mais nous cessâmes vite.

- Tu as dû l'oublier dans la chambre ce matin, proposai-je, je crois que tu ne l'avais pas aujourd'hui.

- Possible, répondit Lexa sur un ton inquiet.

- Bah, c'est pas grave ! Tu n'auras qu'à en redemander un au secrétariat ! lança Octavia.

Raven toussa anormalement en faisant les gros yeux à sa copine. Je ne compris pas le geste, mais sus immédiatement que si je voulais interroger quelqu'un, ce serait elle.

Le repas se finit normalement, la perte du ruban fut oubliée et nous montâmes, comme chaque soir, dans nos chambres. Et comme chaque soir, Raven et Octavia s'embrassèrent en haut des escaliers, tandis que Niylah et Gaïa les imitaient, avant de se séparer, sous le regard jaloux de Lexa. D'habitude, je les jalousai aussi, mais pas ce soir. Ce soir, j'avais juste envie de m'évader sous l'eau chaude.

Une fois dans la chambre, je laissai Lexa prendre sa douche la première et, sans un mot quand elle sortit, je m'enfermai dans la salle de bains. Je ne voulais pas pleurer, je ne devais pas pleurer. J'inspectai mon visage dans la glace, puis me déshabillai entièrement. Je me dirigeai vers la douche, mais fis demi-tour pour aller chercher le ruban dans la poche de mon uniforme, afin de vérifier ce que j'avais vu à l'hippodrome. « Costia Woods », c'était bien ce prénom qui était inscrit sur le ruban qui s'était frivolement détaché des cheveux de Lexa. Je le chiffonnai avec rage, le remis dans ma poche et entrai sous la douche, faisant couler de l'eau peut être un peu trop chaude.