Disclaimer: Il s'agit d'une traduction de l'histoire de RobSt que j'effectue avec la permission de l'auteur. Harry Potter appartient à JK Rowling et cette fiction n'est pas utilisée à des fins commerciales.
Reviews:
Bonjour à tous, à partir de maintenant, je ne mettrais plus qu'un chapitre par semaine, du moins le temps de refaire la traduction complète de l'histoire (mon pc est HS, et mes données aussi du coup...)
Sinon, merci à tous pour vos nombreuses reviews et messages privés, je suis content que cette histoire vous plaise autant qu'à moi. Pour répondre à certaines questions qui m'ont été posées, notamment vis à vis de la position de Rogue, vous verrez qu'il se réveillera et qu'il finira peut-être par se racheter. Maintenant tout dépend ce que l'on appelle se racheter, notamment pour satisfaire les gobelins... Je n'en dis pas plus.
bonne lecture et à très vite!
Chapitre 12 : Barchoke, les Granger et Sharpshard
Six Serdaigles de première année semblaient planer. Ils avaient oublié de manger car ils décrivaient leur premier cours de potions en détails, en montrant à ceux qui étaient intéressés leur nouveau livre. Puisqu'il s'agissait de la Table des Serdaigle, cela signifiait que toute leur table était intéressée et ils voulaient tous savoir comment se procurer un tel livre de potions. Enfin, seuls quelques élèves ne les écoutaient pas, il s'agissait de trois premières années et d'un Gryffondor qui étudiaient tranquillement avec d'autres livres.
Ils furent interrompus par deux voix enjouées.
« Le Quiddich à travers les âges ? »
« Le noble sport des Sorciers ? »
« Il volait comme un fou ? »
« Nos yeux nous trompent-ils George ou ces quatre jeunes gens sont-ils en train de réviser pour leur leçon de vol ? »
« Oh, je pense que c'est pire que ça Fred, l'Ordre des Avis semble avoir peur de voler. »
« Peut-être aurions-nous du les appeler l'ordre des Pingouins, qu'en penses-tu Robin ? »
'Robin' fut prompt à répondre aux blagues de ces deux farceurs. « La seule fois où ma grand-mère me laissait seul, c'était quand j'allais dans les serres, elle n'allait donc certainement pas me laisser essayer un balai dans le manoir. »
Hermione se rallia rapidement à son ami, leur rappelant ses origines. « Je ne savais pas que la magie était réelle avant de recevoir ma lettre, donc comment aurais-je pu apprendre à voler ? »
Harry fut le suivant à répondre. « Les gobelins vivent sous la terre, il n'y a donc que peu de place pour voler, à moins d'être une chauve-souris. On utilise nos balais pour nettoyer, c'est tout. »
Et Padma, elle avait eu un tout autre problème. « J'ai grandi avec des tapis volants, je pensais que les balais étaient instables et qu'il n'y avait pas de selle. Donc, je préférais voler sur un tapis persan que d'en essayer un. »
Tous les yeux furent scotchés sur Padma. « Quoi ? Il n'y a que l'Europa à avoir interdit l'usage des tapis volants, et ce seulement, parce que les fabricants de balais ont insisté car ils ne voulaient pas de compétition. Avant de déménager en Grande-Bretagne, nous avions un tapis que nous utilisions pour voyager partout dans le pays. Nous avions souvent des pique-niques en volant, essayez de faire ça avec un balai. »
Cette idée plaisait à Hermione. « Je pense que je préfèrerai bien plus cette option que celle du balai, on pourrait même ajouter des ceintures de sécurité. »
Neville ne savait pas exactement ce qu'était une ceinture de sécurité, mais il avait compris le concept. « J'aimerai bien être attaché en volant, ce n'est pas tant voler qui me fait peur, mais de tomber de haut. »
« Attends avant de voir ton premier match de Quidditch. »
« Oui, Fred et moi sommes les batteurs de Gryffondor. »
Les deux jumeaux semblaient en être très fier, mais Miss Granger n'était pas si impressionnée. Harry et elle avaient lu « Le Quidditch à travers les âges » et elle savait donc ce qu'était un batteur. « Donc, vous tapez tous deux dans les cognards et visez d'autres élèves pour les faire tomber de leurs balais ? Et c'est le sport le plus populaire… »
« Harry la coupa avant qu'elle ne continue. « Les différences culturelles Hermione, attendons de voir notre premier match avant d'en parler. »
« Tu as raison Harry, il est vrai que cela m'échappe aussi toujours de voir des gens jouer au golf. » Le silence qui s'ensuivit amena Hermione à s'expliquer. « Il utilisent des clubs pour frapper une petite balle blanche dans un petit trou dans l'herbe, et il peut y avoir plusieurs centaines de mètres entre la balle et le trou. »
Ils attendirent que Georges pose la question évidente. « Et que se passe-t-il quand ils ont mis la balle dans le trou ? »
« Oh, ils la sortent et cherchent un autre trou… »
Les jumeaux explosèrent de rire. « Oh Fred, ils sont bons ! »
« Oui, mon frère, la plupart des sorciers ne comprendraient pas, mais… »
« … pas les jumeaux Weasley. Ta phrase était parfaite Hermione, un beau mélange de naïve innocence. »
« Oui, c'était ta dernière partie qui t'a trahi. Il faut que inventes quelque chose de plus crédible que ce jeu si tu veux vraiment draguer quelqu'un. Mais sinon, ta blague était excellente. »
« Nous étions juste venus vous remercier pour avoir pardonner à Ron et vous essayez de nous avoir. Vous êtes brillants ! »
Les jumeaux s'éloignèrent tout en riant alors que le reste de leur maison regardaient ces élèves suffisamment braves pour se moquer des jumeaux Weasley.
Harry ne dit que trois mots. « Différences culturelles Hermione ». Puis, « Ne dis rien Roger. »
Barchoke se leva pour accueillir les Granger dans son bureau. « Je suis Barchoke, Gestionnaire en chef de Gringotts et le père d'Harry. J'aimerais vous remercier tous deux pour être venu aujourd'hui, surtout, sachant que vous êtes très occupés. »
« Oh, pas de soucis, en fait, j'ai vraiment aimé le moyen de transport que votre jeune Mr Weasley nous a donné, je crois que ça s'appelle Portoloin ? Il en a pris un autre pour retourner en Ecosse, pour donner aux enfants des cours de défense. »
Dan sourit et tendit sa main. « Bonjour, je suis Dan Granger et voici ma meilleure moitié, Emma. Excusez ma femme s'il vous plait, elle est très excitée par toute cette magie. Nous avons reçu une lettre d'Hermione ce matin, nous disant qu'ils ont essayé un balai volant hier, je crois que c'est suffisant pour que tout parent soit excité. »
Barchoke serra la main tendue, avant de faire de même avec Emma. Ils n'étaient dans son bureau que depuis une minute, et pourtant ils montraient bien plus de courtoisie que la plupart des sorciers qu'il avait rencontré au fil des ans.
Dan avait une question avant que la discussion ne commence vraiment. « Puis-je vous demander si cette réunion se passe avec le gestionnaire en chef de la banque ou avec le père du meilleur ami d'Hermione ? »
Il commençait maintenant à vraiment aimer ces gens et les invita à s'asseoir avec de répondre. « J'ai travaillé toute ma vie pour arriver là où je suis actuellement, et j'en sui très fier. Mais rien ne me donne plus de fierté et de plaisir que d'être le père d'Harry, et c'est à lui que vous parlerez aujourd'hui. »
Emma en était enchantée. « Je veux vraiment remercier votre fils pour embellir autant la vie d'Hermione à Poudlard, surtout ce qu'il a fait contre ces brutes. Ca c'était déjà passé quand elle était à l'école primaire, et c'est Dan et moi qui avions du intervenir. »
« M'dame, je crois que c'est moi qui dois remercier votre fille. J'ai vu mon père grandit dans un monde qui n'était pas le sien et je me suis toujours demandé comment Harry s'adapterait à Poudlard. Il a eut une enfance solitaire et s'est jeté à corps perdu dans ses études pour compenser le manque d'amis proches. Harry et votre fille se sont rencontrés dans le Poudlard Express et depuis, ces deux solitaires sont devenus inséparables. J'ai eu le plaisir de déjeuner en leur compagnie et je pense qu'ils sont bons l'un pour l'autre. »
Emma en était heureuse mais Dan tenait à saisir cette opportunité pour avoir d'autres réponses. « Barchoke, j'espère que vous ne m'en voudrez pas, mais certaines choses dans les lettres d'Hermione nous rendent confus. La question identitaire Potter/Crow est assez difficile à comprendre, tout comme celle gobelin/sorcier, mais nous ne savons pas comment comprendre cette histoire de champion de Poudlard. Je trouve ça difficile à croire que l'école laisse un élève de première année se promener avec une épée, même si j'en serais toujours reconnaissant. »
Barchoke leur offrit le thé, leur faisant ainsi comprendre que la discussion allait durer un certain temps. Il venait de comprendre que ce couple serait maintenant impliqué à part entière dans la vie d'Harry. Avec Harry et leur fille autant amis, il n'y avait pas d'autres alternatives. Il leur raconta tout, en commençant par le début, commençant par la prophétie que le Seigneur des Ténèbres avait entendue et qui l'avait poussé à essayer de tuer un bébé. Il leur raconta ce qu'il s'était passé ensuite, ravi de voir la colère sur le visage de ces deux parents, il termina par l'histoire du troll, expliquant aussi comment celui-ci était arrivé et pourquoi.
Les Granger avaient entendu une partie de cette histoire par leur fille, mais maintenant qu'ils savaient tout, ils comprenaient plus de choses. Dan fut le premier à se reprendre et montra qu'il comprenait vraiment le problème. « Puis-je supposer que vous savez pourquoi cet homme ne meure pas ? »
« Oui, je suis désolé mais la méthode qu'il a utilisée doit rester secrète pour l'instant. Vous pouvez avoir ma parole que nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour que cet être reste mort de façon permanente. »
Cette discussion sur la mort fit frissonner Emma, elle essaya donc de changer de sujet et demanda ce qui l'intéressait depuis le début de cette réunion. « Ne le prenez pas mal s'il vous plait, mais vous avez déjà rencontré Hermione alors que nous n'avons que lu des histoires sur lui. Auriez-vous une photo de lui ? »
Tout parent fier de son enfant ne pouvait répondre que par l'affirmative. Barchoke se déplaça derrière son bureau et sortit une photo dans son cadre. « Elle a été prise le jour de son départ pour Poudlard. »
Emma vit Harry dans son costume de « Mr Darcy » et un « Oh mon Dieu » s'échappa de ses lèvres.
Emma n'avait pas de mal à comprendre pourquoi Harry et Hermione s'étaient trouvés. La description que Barchoke avait faite de son fils était familière aux Granger. Hermione aussi avait été solitaire et s'était jetée dans ses études. Mais ces deux enfants seuls avaient partagé un compartiment pendant des heures et étaient ainsi devenus amis à leur arrivée à Poudlard. Hermione lui avait dit qu'elle ne savait pas pourquoi elle avait demandé à Harry de partager son compartiment avec elle, mais un regard sur cette photo avait suffi à Emma pour comprendre. Sa petite fille était éprise.
Elle passa l'image à son mari. « Votre fils est un très beau jeune homme, je veux dire sorcier, euh gobelin. Je suis désolé, peut-être pouvez vous comprendre que c'est étrange pour nous. »
Barchoke ria. « M'dame, j'étais heureux avec votre « très beau. » »
« Hermione a mentionné le fait qu'elle devait sortir de l'école pour accompagner Harry à un événement familial, elle dit qu'on devait signer un document de sortie ? »
Ouvrant un dossier, Barchoke tendit le dit document à Emma. Mais Dan avait aperçu bien d'autres documents avec leur nom dessus. « Puis-je demander ce que vous avez d'autre dans ce dossier? »
Barchoke lui tendit le dossier avant de lui expliquer exactement ce dont il s'agissait. « Il y a beaucoup de gens qui semblent déterminés à jouer un rôle dans la vie de mon fils, votre fille en a déjà subi les conséquences et je m'en excuse sincèrement. »
« Serait-ce pour cette raison qu'Hermione a reçu ce bracelet dont elle parlait avec émerveillement ? Nous pensions qu'Harry lui offrirait un chaton pour son anniversaire mais pas les deux. Je vais être honnête avec vous Barchoke, même si j'aime bien ce côté protecteur, le père en moi n'est pas sûr de la façon dont gérer le fait que ma fille de douze ans reçoit de la joaillerie « ridiculement chère », surtout de la part d'un jeune garçon que je n'ai jamais rencontré. »
« Le chaton était en effet le cadeau principal d'Hermione, mais la voir attaquée, a profondément affecté Harry. Il voulait la protéger et savait que nous pouvions le faire. »
Dan et Emma montrèrent tous deux leur gratitude et leur compréhension et Barchoke expliqua pourquoi le bijou était « ridiculement cher ».
« C'est un phénomène que nous gobelins n'arrivons pas à comprendre ou contrôler, pourquoi les sorciers et même les gobelins paient des montants incroyablement hauts pour posséder ce que nul autre n'a. Prenez un bout de bois, peignez le et vous aurez un bel objet. Ensuite, selon la personne qui l'a peinte, l'image pourrait valoir des centaines, des milliers voire des millions de gallions. Nos joailliers ont la réputation d'être les meilleurs dans leur domaine. Puisque nous ne laissons que rarement des objets gobelins quitter nos mains, les sorciers peuvent payer des sommes astronomiques pour les acquérir. »
« Je pense que je vois ce dont vous parlez, une chose n'a de la valeur que si des gens sont prêts à payer pour l'obtenir. »
« Exactement Emma. James et Lily ont ouvert un compte pour leur fils pour sa scolarité à Poudlard. Ayant acheté ce bracelet comme un gobelin, cela a à peine entamé son compte, mais il n'y aurait pas eu assez d'or s'il l'avait acheté comme un sorcier. »
Dan était confus et demanda donc quelque chose qui le dérangeait. « Avec un tel marché lucratif, pourquoi n'y a-t-il pas plus de bijoux vendus ? »
« Ça ne marcherait jamais, notamment car les gobelins sont très possessifs avec les objets qu'ils fabriquent. Une permission spéciale du directeur est nécessaire avant qu'un objet passe dans des mains non gobelines, et c'est l'une de ces autorisations qui se trouve dans ce dossier devant vous. Cette permission vient avec quelques restrictions, la pire étant que si la personne ayant l'objet décidait de le vendre, alors il devrait un jour ou l'autre le racheter et ce, à un prix bien plus élevé que celui sorcier. Et puisque cette personne devrait avoir ces fonds disponibles sur son compte avant que la permission soit validée, il est peut-être compréhensible que cela n'arrive que rarement. »
Dan remarqua une incohérence. « Je croyais que vous aviez dit qu'Harry ne pourrait acheter ce bracelet aux prix sorciers ? »
Barchoke lui répondit en souriant. « J'ai dit que son compte d'étudiant ne le permettait pas, dans c'est une simple goutte dans l'océan de richesse des Potter. »
« Oh mon cher, j'espère que toute cette discussion sur l'argent ne va pas nous faire passer pour des mercenaires avec ce que nous voulions demander. Hermione nous a écrit que Harry ne célébrait pas Noël, nous voulions donc l'inviter à le passer avec nous cette année. » Emma était gênée jusqu'à ce qu'elle voit le grand sourire sur le visage de Barchoke.
« Je suis sûr qu'Harry aimerait passer ses vacances avec Hermione et cela rejoint ce que j'allais aborder ensuite. L'une des choses que je voudrais faire cet Halloween, c'est de protéger magiquement votre maison, et c'est également présent dans votre dossier. Comme vous le savez, votre fille porte actuellement un bracelet qui lui offre quelques protection contre des attaques. Ces enchantements fonctionneront de la même façon dans votre maison et pour ses occupants.
Les deux Granger étant les premiers concernés, Dan lui demanda alors : « Pensez-vous vraiment que c'est nécessaire, sommes nous vraiment en danger ? »
« Personne ne pense jamais que sa maison ava être cambriolée ou détruite par un incendie. Cela signifie pas qu'il faut pas prendre quelques précautions pour éviter que ça se produise. C'est tout ce que ferons ici et puisque vous invitez Harry pour Noël, cela autorise que nous utilisions le compte des Potter pour le payer. »
« Nous serions plus que prêts à payer nous mêmes le système de protection de notre maison… »
Le gobelin l'interrompit poliment. « Désolé Dan, mais en tant que personne non-magique, il vous faudrait probablement vendre votre maison pour le payer. Puisque vous invitez Harry à rester chez vous, nous pouvons maintenant protéger votre maison comme celle d'un gobelin, c'est à dire que nous baissons drastiquement les prix que proposerait le ministère de la Magie. James et Lily Potter ont donné leurs vies pour protéger leur fils et ils donneraient bien volontiers un peu d'or pour assurer sa protection et celle de la famille de sa meilleure amie. »
Emma avait remarqué quelque chose et ne put s'empêcher de le signaler. « Vous semblez faire passer Harry pour un gobelin ou un sorcier selon la situation qui vous arranger, comme s'il avait une double nationalité. »
« Mon fils avait mentionné qu'Hermione était très intelligente, je ne me demande plus maintenant de qui elle tient. Nous espérons qu'Harry pourra bénéficier de cette double nationalité jusqu'à ses dix-sept ans, puis il devra choisir. La communauté magique veut désespérément qu'Harry la choisisse, il serait inimaginable pour eux que le garçon-qui-a-survécu fasse autrement. Nous avons l'intention d'utiliser ce « désespoir » pour que des torts anciens soient réparés. » Barchoke savait qu'il avait atteint un carrefour, il devait maintenant décider combien de choses il dirait à ces gens.
« Des personnes désespérées vont quelques fois des choses stupides pour obtenir ce qu'elles veulent. Et si pour influencer la décision mon fils, elles doivent s'intéresser à votre fille alors elles le feront. Ils se connaissent peut-être que depuis moins d'un mois, mais il est déjà clair pour moi que Miss Hermione Granger fera partie de la vie de mon fils pendant encore plusieurs années. Ayant rencontré votre fille, je peux vous assurer que j'en suis enchanté. Je suppose que vous l'avez aussi compris grâce à ses lettres ? »
Emma acquiesça avec enthousiasme. « Nous avons relu sa première lettre plusieurs fois. L'écriture était la même mais la lettre semblait avoir été écrite par quelqu'un d'autre. Je ne l'ai jamais connue aussi heureuse, c'est Harry par là, Harry cela. Elle mentionne aussi d'autres amis, Padma et Neville. »
« J'ai eu le plaisir de déjeuner avec tous ces jeunes gens, ces quatre enfants deviennent des amis très proches Les sorcières de Poudlard savent déjà qu'Harry et Hermione sont très proches, et ce même avant la tentative de ces brutes. Les Sangs-Purs le savent sûrement déjà et c'est pourquoi je veux que votre maison soit protégée. » Le regard incrédule des Granger l'informèrent qu'ils venaient d'apprendre l'existence du statut du sang par le gobelin.
« Donc Hermione a été attaquée car elles pensaient que ma fille n'était pas assez bien pour votre fils ? » Dan était furieux.
Barchoke fit de son mieux pour calmer l'ire du père. « Ce n'est ni mon opinion, ni celle de mon fils. Hermione a le même statut de sang que la mère d'Harry et ce sont ces mêmes Sangs purs qui considèrent les gobelins comme des bêtes. Des bêtes utiles mais ni plus ni mois de simples créatures. Vous ne trouverez aucun soutien pour les sangs purs dans Gringotts. »
« Je trouve ça un peu inconcevable que rien de tout cela n'ait été mentionné avant que nous acceptions qu'Hermione intègre Poudlard. »
Ce commentaire de Dan fit sourire étrangement Barchoke et étant un gobelin, on aurait put croire que c'était une grimace. « La dernière personne que j'ai entendu faire la même remarque était Lily Evans, peu après qu'elle était fiancée à James Potter. Je pense que la phrase était alors que Lily n'était rien d'autre qu'une sang de bourbe opportuniste qui essayait de s'améliorer. Cela m'attriste de voir que tant de choses ont été sacrifiées et que presque rien n'a changé. Nous voulons utiliser le désespoir du ministère pour arriver à certains changements, et c'est une autre raison pour que vous et votre fille soyez protégés. »
Il essaya de faire saisir la gravité de la situation aux deux parents. « S'il vous plait, n'en parlez pas à Hermione dans vos lettres, je voudrais attendre Halloween pour expliquer tout ça à Harry et Hermione. Harry va bientôt commencer à utiliser la presse pour atteindre nos objectifs. Et puisque votre fille est toujours à ses côtés, elle va sans doute être mise aussi sur le devant de la scène. Les enchantements que nous voulons mettre en place interdiront à tous les sorciers et sorcières non autorisés à pénétrer chez vous. Il n'y aura qu'Hermione, Harry et le briseur de sorts Weasley. Toute autre personne non autorisée sera incapable de venir chez vous et des alarmes se déclencheront ici pour que nous venions à votre secours. »
La dernière chose que voulait Barchoke, c'était effrayer ces gens et ces moldus avaient dû absorber beaucoup de chose en une matinée. « Nous n'avons pas besoin de prendre cette décision aujourd'hui, et je voudrais insister sur le fait que ce n'est qu'une mesure préventive. Les enchantements de ce type sont communs autour des bâtiments magiques et bien sûr Gringotts possède ce genre de barrières. Je ne prévois pas d'attaques sur votre maison, mais cela serait mieux de prendre quelques précautions. Nous les gobelins passons notre vie à protéger nos objets précieux mais rien n'est plus important pour nous que nos enfants. »
Les deux Granger réfléchirent un instant avant que Dan ne réponde. « Je ne vois pas comment nous pourrions refuser une offre aussi généreuse et avons hâte de voir les enfant à Halloween. Nous savions que ce serait difficile d'être loin d'Hermione mais nous avions sous-estimé à quel point elle nous manquerait. Seules ses lettres pleines de bonheur nous convainquent que nous avons pris la bonne décision. »
Emma était d'accord avec tout ce que venait de dire son mari mais elle avait encore quelques question. « Vous avez dit que nos enfants resteraient dans la vie de l'autre pendant encore quelques années. Puisqu'ils vont passer les sept prochaines années ensembles à Poudlard, c'est compréhensible. Je voudrais cependant savoir ce qui se passera quand Harry aura dix-sept ans ? Ses choix affecteront-ils leur amitié ? »
« Harry devra prendre une grande décisions et pour être honnête, je ne sais pas quel sera ce choix. Tout ce que je peux faire en tant que père c'est de donner toutes les options à mon fils pour que la décision qu'il prendra soit la meilleure possible. C'est la raison pour laquelle j'étais si heureux d'apprendre que vous l'avez invité à passer ses vacances avec vous. Je veux qu'Harry connaisse le monde en dehors de Gringotts et de la communauté magique. »
Puis Barchoke répondit à la principale inquiétude d'Emma aussi honnêtement que possible. « Aujourd'hui, je ne vois pas Harry prendre une décision qui l'éloignerait de votre fille. Mon fils ne serait jamais capable d'abandonner sa meilleure amie, ce n'est comme ça qu'il fonctionne. C'est bien plus dans sa nature de courir dans l'école, son épée à la main pour la garder en sécurité. »
Les deux Granger étaient ravis de l'entendre. Les lettres d'Hermione les avaient choqués, en voyant à quel point elle était devenue proche de ce garçon en aussi peu de temps. Ils étaient ravis de l'opportunité de voir leur fille à Halloween, mais aussi de pouvoir enfin voir son meilleur ami. « Cela nous semble parfait, j'espère juste que nous pourrions faire plus. Nous avons l'impression d'avoir obtenu pleins d'avantages pour nous, sans vraiment contribuer à quoi que ce soit. »
Barchoke ne put s'empêcher de saisir cette chance. « C'est drôle que vous disiez ça Dan, quelque chose qu'Hermione a dit nous intéresse beaucoup… »
Hedwige délivra une lettre à Hermione le dimanche matin qui la remplit de joie. « Il a dit oui ! » Elle sauta de joie sur Harry et le prit dans ses bras, toute à son excitation.
« Les gars, vous vous donnez encore en spectacle ! »
« Oh Padma, il a dit oui, c'est formidable ! »
« Nous l'avions compris Hermione, mais maintenant nous aimerions savoir ce à quoi il a dit oui et pourquoi c'est si magnifique. »
« Quand Harry a dit qu'il ne célébrait pas Noël, je l'ai dit à maman et papa. Ils ont demandé à son père si Harry pouvait passez Noël avec nous et Barchoke a dit oui. Harry, voudrais-tu passer Noël avec nous ? »
Ce n'est qu'à ce moment qu'Hermione remarqua qu'Harry était aussi raide qu'une planche, son meilleur ami s'éloigna ainsi et se leva de son siège. Hermione fut un instant dévastée, pensant avoir fait quelque chose de mal puis elle suivit son regard et comprit. Le professeur Weasley venait d'entrer avec un grand gobelin effrayant et devant lequel Harry s'inclina profondément. Hermione pensait qu'il ressemblait aux gobelins de Tolkien, bien différents de Barchoke et de Maître Pitslay.
« Maître Sharpshard, vous m'honorez en venant ici… »
« Ce n'était pas mon intention Crow. J'ai entendu des histoires dérangeantes disant que tu t'adoucies. Je suis venu ici pour voir moi-même ce qu'est devenu l'entrainement que je t'ai donné – va te changer ! »
Harry s'inclina et courut vers la sortie.
Filius avait presque recraché ce qu'il avait dans la bouche quand il vit celui qui accompagnait Bill Weasley. « Albus, Minerva, quoi qu'il arrive, nous ne devons pas intervenir. Maître Sharpshard est le plus combattant que j'ai jamais vu, aucun étudiant ne sera en danger ni blessé. »
Minerva fut immédiatement alarmée. « Que voulez-vous dire Filius ? »
« Rappelez-vous Alastor Maugrey enseignant la défense – Les méthodes de Maître Sharpshard correspondent sûrement aux goûts de Fol'œil et il serait capable d'adopter ses méthodes. Elles semblent peut-être sévères pour ceux qui regardent, mais Harry y est habitué. Excusez-moi, il faut que je le dise à ses amis, même si je pense que je devrais ligoter Miss Granger. »
Bill ne savait pas ce qui allait se passer. Maitre Sharpshard lui avait juste dit un peu plus tôt qu'il accompagnerait le briseur de sort à Poudlard. Voyant Flitwick se diriger vers ses étudiants, Bill décida de suivre son exemple.
« Professeur Weasley, est-ce lui qui a appris à Harry à se battre avec une épée ? »
Ce fut Filius qui répondit. « Oui Miss Granger et je dois vous demander de ne pas intervenir. Les méthodes de Maître Sharpshard peuvent paraître brutales pour les non initiés, mais il est vraiment la plus fine lame du pays… »
Il fut interrompu par le cri d'Hermione. Harry venait d'arriver dans le hall portant sa tenue en peau de dragon, quand le large gobelin entra en action l'attaquant avec une immense hache semblant sortir de nulle part. Harry était flou tant il esquivait rapidement les coups et fut acculé devant l'entrée du château. Le fait que Maître Sharpshard lui parle en anglais donnait à Harry une bonne idée de ce qu'il se passait ici. »
« Tu avais un mangemort à portée de main et tu l'as laissé partir ? Puis tu as affronté neuf ennemis et non seulement tu n'en as tué aucun mais tu les laissés en état de pouvoir t'attaquer encore ! Ai-je gâché mon temps en t'enseignant Crow ? »
Harry avait maintenant son bouclier sur le bras et l'utilisait pour dévier la hache. Il esquiva pour pouvoir l'attaquer avec son couteau mais reçu un coup à l'épaule et fut propulsé par les portes. Il atterrit à contre les portes du hall et fit une roulade, sachant que le maître allait l'attaquer encore. Tout en faisant sa roulade, il abandonna son bouclier et rangea son couteau. Il sauta sur ses pieds, les cris d'Hermione résonnant toujours dans ses oreilles, et sortit l'épée de Gryffondor.
Des bruits forts retentirent dans le hall quand l'épée de Gryffondor déviait les attaques répétées de la hache. Hermione tremblait, pleurait et criait en même temps et seule la prise du professeur Weasley sur son bras empêchait la jeune sorcière de se précipiter sur Harry. Puis elle remarqua qu'Harry semblait se retenir, et personne d'autre ne semblait le voir.
Filius avait abandonné son épée pour une baguette, mais il ne pouvait qu'admettre qu'Harry avait bien plus de talent qu'il n'en avait jamais eu. La peau de dragon d'Harry permettait à tous de voir ses fluides mouvements quand il brandissait l'épée de Gryffondor, comme si elle était une extension de son corps. Le physique développé du jeune homme s'expliquait maintenant, car soulever une telle épée heure après heure musclait sensiblement un corps.
Harry était maintenant pris entièrement dans son combat, le son de son épée déviant l'hache était familier pour lui. Il n'avait cependant jamais soulevé une telle épée ce qui lui donna une idée. C'était un risque qui pouvait lui coûter, mais une nouvelle fois, ce n'était pas comme s'il avait déjà gagné un combat contre son maître avant.
Quand l'occasion se présenta, Harry ne para pas et dévia la hache mais fit en sorte que l'épée de Godric Gryffondor rencontre le manche de l'arme. Normalement cela aurait du lui briser le bras, mais cette épée n'était pas ordinaire. Elle trancha aussi tôt le manche.
L'attaque suivante d'Harry fut cependant bloquée par une courte épée qui semblait être apparue dans la main du maître. « J'étais attaché à cette hache Crow, cela va te coûter. »
La rapidité du combat augmenta soudainement et Harry utilisait maintenant et son épée et son couteau pour tenir la distance. Harry fut soudainement recouvert de sueur alors que Maître Sharpshard essayait et attaquait ses défenses. Il se rappela alors Hermione quand elle avait dit qu'il n'y avait de règles dans un combat.
Quand il bloqua la prochaine attaque avec son épée, il utilisa son couteau pour lancer un sort qu'il avait appris dans le livre que Padma avait offert à Hermione pour son anniversaire.
Le sort de découpe était si inattendu qu'il atteignit la joue de Maître Sharpshard une fraction de seconde avant que celui-ci ne se baisse. Le premier sang signifiait normalement la fin du combat, mais avec Maître Sharpshard, rien n'était jamais sûr.
Le large gobelin cependant arrêta de combattre. « Tu m'as coupé avec un sort Crow ? »
Harry essayait de reprendre son souffle mais conserva sa garde. « Vous m'avez appris d'utiliser tout ce que j'avais dans un combat et c'est ce que j'ai fait. »
L'énorme éclat de rire qui suivit était aussi inattendu. La courte épée disparut aussi rapidement qu'elle était apparue et le gobelin maintenant jovial donna un petit coup dans l'épaule d'Harry, un rare signe d'affection. « Il semblerait que je t'ai bien enseigné – même si je vais devoir demander à ton père de me rembourser la hache que tu détruite. Filius, c'est bon de te revoir. Puis-je te demander de croiser ton épée quelque fois avec celle de Crow ? Je détesterai voir ce talent être gâché. »
Cette transformation de combattant assoiffé de sang en perdant jovial étonna tout le monde. Et Padma finit par crier. « Bravo Harry ! Tu l'as fait ! »
Toutes les personnes du hall avaient été ébahies par le combat, et voir l'un d'entre eux réussir à gagner les réjouit tant que des acclamations retentirent. Et Hermione réussit à échapper à Bill.
Elle frappa Harry presque aussi fort que Maître Sharpshard un peu plus tôt, même si cette fois, ce furent des bras chauds qui l'entourèrent. Harry la tint dans ses bras et lui murmura à l'oreille. « Différences culturelles Hermione. Tout ce que je risquais, c'était qu'on me botte les fesses, rien d'autre. »
Le large gobelin avait bien sûr remarqué la jeune sorcière. « Seriez-vous l'amie de Crow ? »
Harry lui serra la main pour la rassurer puis elle se tourna vers l'impressionnant tuteur. Il fut ravi de la voir s'incliner.
« Enchanté Maître Sharpshard. Je suis Hermione Granger, la meilleure amie d'Harry. » Puis elle lui tendit la main pour serrer la sienne, son bracelet étincelant à son poignet.
Le large gobelin s'inclina à son tour avant d'accepter sa main. « Enchanté Miss Granger. » Son grand rire retentit une nouvelle fois dans le hall d'entrée. « Barchoke m'a dit qui vous étiez, et je le vois maintenant moi aussi. Il y a quelques instants, j'ai cru que vous alliez m'attaquer à mains nues pour protéger votre ami – et maintenant vous me saluez avec honneur. Portez ce bracelet avec fierté Miss Granger, vous avez le cœur d'un gobelin. »
Hermione se demanda ce que signifiait ce dernier commentaire quand le directeur décida de signaler sa présence. « Je n'apprécie pas que mon école soit dérangée par hooligans. »
« Et je n'apprécie pas que mon étudiant vedette soit attaqué par des trolls et des sang-purs dans votre école. Son père a arrangé le fait que cette heure soit prévue pour un cours supplémentaire de défense, vous venez d'en voir une ». Les étudiants de Poudlard n'étaient pas habitués à voir quelqu'un parler ainsi au grand Albus Dumbledore. Mais le gobeline effrayant n'en avait pas fini.
« La défense doit toujours être variée, on ne sait jamais qui ou quoi va nous attaquer. C'est sûrement aussi ce que vous apprenez à vos élèves ou dois-je en déduire que la variété vient de la multitude de personne que vous engagez pour ce poste ? » Le sarcasme de Sharpshard était bien présent et rappela à tous les professeurs qui s'étaient succédés à ce poste à Poudlard. Puis Hermione le lui confirma.
« C'est exactement ce que nous apprend le professeur Weasley dans nos cours supplémentaires de défense, d'être alerte devant l'inattendu. »
La voix de Sharpshard retentit une nouvelle fois dans le hall d'entrée. « Bien, je vais donc vous laisser dans les mains capables du briseur de sort Weasley. Crow, vous savez maintenant que le directeur va être insupportable quand il saura que c'est que son arme qui m'a coupé la joue. A la prochaine fois, jeune homme. »
Harry s'inclina profondément. « A la prochaine fois Maître Sharpshard. »
Quand le gobelin partir, Neville s'approcha d'Harry avec son bouclier « Tu l'as vraiment battu Harry ? »
Il prit le bouclier et le réduisit, avant de l'accrocher au fourreau de son épée. « Je ne l'ai pas battu Neville, personne ne bat Maître Sharpshard. J'ai eu de la chance et l'ai surpris, il aurait pu me battre une douzaine de fois avant. On appelle ça un entrainement pour une bonne raison. Je n'apprendrais rien s'il me battait toujours en moins d'une minute. »
« Ca avait l'air brutal Harry, j'étais terrifiée pour toi. »
Harry pouvait encore sentir la peur dans les yeux d'Hermione. « Les premières fois que je l'ai combattu, j'était terrifié moi aussi Hermione. Et maintenant, c'est comme pour nos leçons de défense. Le briseur de sort Weasley nous a attaqué pour que nous nous entrainions à esquiver et à nous protéger. »
Padma portait-trainait à moitié la hache du gobelin. « Si jamais le professeur Weasley nous attaque un jour avec quelque chose comme ça, je démissionne les gars. »
« Merci Padma, je vais l'accrocher à mon mur. Merci aussi pour ton livre Hermione, il m'a été d'un très grand secours. »
Padma hésitait à demander de quel livre d'Hermione il parlait, mais Hermione avait déjà eu une matinée compliquée et en plus elle venait de voir le nombre de sorcières qui regardaient Harry.
Le fait qu'Hermione tremblait toujours lui confirma qu'elle n'avait toujours pas récupéré de ses frayeurs. Elle croyait que son ami allait mourir ce matin-là. « C'était visiblement encore un truc gobelin Harry, mais je ne vois pas l'intérêt. »
Harry sourit à sa meilleure amie, sachant exactement cette fois comment la réconforter. « Maître Sharpshard voulait juste me rappeler à moi et à tout le monde que je suis un gobelin guerrier… »
Padma avait déjà laissé passé une occasion, elle n'allait pas laisser celle-ci passer. Elle le coupa avant qu'il ne puisse terminer. « La prochaine fois, tu pourras le montrer sans te donner en spectacle, surtout dans cette tenue. Allons en classe maintenant, la vue de ma sœur et de Lavande en train de relooker Harry me donne des frissons. On pourrait croire que personne n'a jamais vu un beau garçon dans une tenue moulante en peau de dragon avant. »
Harry rougit et Hermione semblait outragée mais Padma commença à rire. « Oh les gars, vous être trop faciles à avoir. Sérieusement par contre, certaines de ces sorcières me donnent des frissons. Si un sorcier me regarde un jour comme ça, je veux qu'Harry et Neville lui bottent les fesses pour moi. »
« Pas de problème Padma. » Harry voulait sortir d'ici et offrit son bras à Hermione. Puis il dit ce qu'il voulait dire à Hermione depuis le début de la matinée. « Hermione, je serai ravi de passer Noël avec toi. »
« Oh Harry, ce serait magnifique. Padma et Neville, vous êtes invités vous aussi. »
Neville était enchanté de voir qu'il était inclut, mais il avait des choses à faire, donc il dit à Hermione qu'il ne pouvait pas le faire. Padma devrait envoyer une lettre à la maison avant de pouvoir répondre. Elle aimait tendrement sa sœur mais la pensée de passer deux semaines à l'écouter parler de garçons, de modes de garçons et encore de garçons ne la tentait pas vraiment. Et il était presque certain qu'Harry serait l'un des garçons dont elle parlerait le plus.
Elle savait quel était l'agenda de la plupart des sorcières sang-purs de Poudlard. Rencontrer leur futur mari et être fiancée avant de quitter l'école et de préférence être mariée et avoir un premier enfant avant d'avoir vingt-ans. Si elles attendaient trop longtemps, il y avait le risque de leur famille leur trouve un mari à leur place. Padma savait que cet agenda était bien, enfin, si l'on rencontrait quelqu'un de bien avec lequel passer le reste de sa vie. Elle voulait profiter de son expérience à Poudlard et passer des vacances dans une maison moldue serait très certainement une expérience.
Elle devrait avoir un petit tête à tête avec Hermione et lui expliquer pourquoi tous les regards jaloux de l'école étaient fixés sur elle. Elle était peut-être née de moldue mais Hermione était dans une position pour laquelle la plupart des sorcières sang-purs vendraient leur âme. Ayant la chance de connaître Harry, Padma savait qu'il serait considéré comme un prix de grande valeur pour toute jeune sorcière. Si on ajoutait tout le reste et son corps en grande forme, et bien, elle ne pensait pas que les autres sorcières puissent être découragées encore bien longtemps. Elle suspectait que leurs méthodes seraient différentes cette fois, à moins qu'elles ne soient vraiment stupides.
Bill regarda ses étudiants se diriger vers la classe mais il voulait échanger quelques mots avec son plus jeune frère avant. « Et bien Ronnie, tu penses toujours qu'il n'a rien de spécial ? »
Ron avait ses yeux grands ouverts et ses yeux avaient presque jaillis de ses orbites en regardant le combat. « La fille Patil pouvait à peine soulever cette hache, hache qui aurait pu le couper en deux. Le gobelin ne retenait pas vraiment ses coups. »
« C'est vrai Ronnie, et pourtant il a battu ce gobelin guerrier qui l'avait attaqué. Quelle chance aurais-tu eu dans un tel combat ? Peut-être que maintenant, tu arrêteras d'être un petit imbécile et que tu les laisseras seul. »
Puis, Percy arriva. « J'ai prévu cette heure pour aider Ron à faire ses devoirs, je prends le relai Bill. »
Le briseur de sorts laissa Percy et retourna s'occuper de ses étudiants. Comme tout le monde ici, il avait été impressionné par le combat. Son frère Charlie avait les plus vifs réflexes qu'il ait jamais vu, jusqu'à aujourd'hui. Le regard de concentration sur le visage du garçon en train de combattre était quelque chose à ne pas oublier. Toute personne s'approchant de trop prêt d'Harry alors qu'il tenait une épée perdrait – même Voldemort.
Dumbledore était également abasourdi par les réactions d'Harry et par sa vitesse. De même, il pensait que Filius avait bien raison sur les méthodes similaires d'enseignement entre son vieil ami Alastor et Maître Sharpshard. Comme le reste de Poudlard, le mot « s'adoucir » ne lui avait pas échappé. Après cette démonstration, les ennemis d'Harry ne le sous-estimeraient pas la prochaine fois. Albus s'attendait à avoir quelques mois au calme avant que les joueurs ne se remettent à avancer.
Cette situation posait un dilemme à Albus, il voulait enlever le garçon hors du contrôle des gobelins, mais il savait aussi que Voldemort devait être vaincu. Il avait besoin d'un moyen pour accomplir son premier objectif mais sans réduire les chances d'Harry à vaincre Voldemort. Il était tenté de laisser les choses telles quelles, mais il ne pouvait pas. Maître Sharpshard avait attaqué son étudiant car il avait fait preuve d'un peu de pardon et c'est là que se trouvait le problème d'Albus.
Un Harry victorieux aurait la communauté sorcière à ses pieds et souhaitant réaliser ses moindres vœux. Sans pardon dans le cœur du garçon, leur société serait changée à un point inimaginable. Il avait besoin de savoir ce que les gobelins avaient prévu de faire, et il venait de voir sa seule source d'information rejoindre le jeune Harry et ses trois amis pour leur donner cours.
William Weasley devait comprendre les dégâts qui pouvaient être causer et reconnaître rapidement que sa loyauté devait être envers lui. Avec une situation aussi délicate, il fallait juste utiliser le bon levier et il n'y avait pas de plus grand levier pour le faire changer d'avis que sa propre famille.
Il était sûr que cela ne lui prendrait pas longtemps avec la mère de William pour que Molly lui dise qu'elle serait enchantée d'avoir Bill de retour à la maison. Cela serait son ouverture pour qu'il exprime son regret car William avait refusé de coopérer avec lui et que tout ce temps à travailler avec les gobelins avait changé l'ancien préfet en chef de Poudlard.
Molly n'aimait pas l'idée que l'un de ses fils puisse changer, surtout si l'origine de cette influence n'était pas humaine. Elle s'occuperait du cas de son fils à temps plein dès qu'il serait au Terrier et Albus intensifierait ses efforts quand William devrait retourner à Poudlard. Cette double attaque finirait par faire apparaître une faille dans son armure, et c'était tout ce dont avait besoin Albus pour exploiter la situation.
Une information en amènerait une autre, et enfin il aurait le jeune homme en son pouvoir. Il deviendrait son espion à Gringotts, lui donnant toutes les informations qui pourraient aider Albus à prendre le contrôle de la société sorcière britannique, pour le plus grand bien, bien entendu.
Lucius essayait de son côté à améliorer son futur, et n'ayant pour l'instant que peu de succès, il n'avait pas hâte que son maitre ne revienne. Le chef de la famille Malfoy savait que son utilité en tant que mangemort était à cause de sa fortune et de son influence. N'ayant plus ni l'un ni l'autre, il serait sévèrement limité dans la manière d'aider les plans de son maitre. Lucius avait témoin de ce qui été arrivé à des mangemorts dans cette position et c'était tout sauf beau.
Lucius contemplait maintenant ce qui serait son prochain mouvement, il regardait un petit journal intime noir. Les gobelins ayant empêché Narcissa d'accéder aux voutes Lestrange ou Black, ce journal était la dernière carte à sa disposition. Il suffisait juste de l'utiliser au bon moment.
Son désir de revanche sur Crow était tempéré par le fait que le « Champion de Poudlard » serait incapable de se défendre contre ça. Comme un bon vin, la revanche de Lucius serait meilleure s'il la laisser vieillir. S'il le jouait finement, il pourrait bientôt voir le corps mort de Crow quitter Poudlard, avec Dumbledore humilié et Fudge éjecté de son poste de ministre.
Lucius était un homme patient et son besoin de revanche ne le ferait plus jamais reculer maintenant. Il pouvait se permettre d'être patient. La patience était tout ce qu'il avait maintenant et ce n'était pas comme s'il pouvait faire autre chose maintenant.
