Disclaimer: Harry Potter appartient à JK Rowling. Cette histoire est une traduction de la fiction de RobSt que j'effectue avec sa permission et celle-ci n'est pas utilisée à des fins commerciales.
Reviews: merci encore pour vous messages, quand j'en vois, ca me motive à continuer de traduire cette merveilleuse histoire. Bonne lecture et à très vite. Dites ce que vous pensez de cette histoire et je me répéte, si quelqu'un veut devenir un béta correcteur, ça me rendrait bien service ;)
Chapitre 13 : L'histoire est en marche
Les choses revinrent en effet à la « normale » à Poudlard les semaines suivantes. Grâce à l'avertissement de Padma, Hermione était davantage consciente de ce qu'il se passait autour d'elle ou d'Harry, notamment en regardant le comportement des sorcières de Poudlard.
La Maison Serdaigle s'adaptait très bien à ce qu'il se passait entre ses murs bleu et bronze. Morąg, Mandy et Lisa étaient très amies avec le trio, et le fait de partager leurs cours de défense et maintenant de potions les aidaient certainement aussi. Cho faisait continuellement les yeux doux à Harry, cherchant une excuse pour lui parler. Dans ce genre de situations, Harry était poli mais rien de plus. Les filles plus âgées de Serdaigle, sauf Penny, restaient soft, l'exemple de Chambers étant peut-être toujours présent dans leurs têtes.
Les autres sorcières de première année étaient toutes en bons termes avec les amis, et il n'y avait seulement que deux Gryffondors qui essayaient sans cesse de se rapprocher de lui. Parvati et Lavande les approchaient quand ils allaient en classe, discutant avec Harry dès qu'elles le pouvaient. Ce n'est que lorsque Lavande essaya de prendre l'autre bras d'Harry qu'elle fut poliment mais instantanément et fermement repoussée.
« Miss Brown, n'essayez jamais de saisir le bras droit d'un épéiste à moins qu'il ne vous l'offre lui-même. Dans ma culture, c'est considéré comme une attaque et vous connaissez l'adresse avec laquelle je tire mon épée. » Lavande relâcha aussitôt le bras d'Harry comme s'il était brûlant et qu'elle s'était brûlée les doigts. Personne ne voulait qu'Harry pense qu'il était attaqué, ils avaient tous vu ce qu'il savait faire avec une lame.
Il hocha la tête avant de continuer. «Tu n'étais pas consciente de la situation, donc je n'ajouterai rien. » Les deux filles de Gryffondor lui lâchèrent la bride un moment après.
Quand certaines filles plus âgées d'autres maisons approchèrent, Hermione s'aperçut qu'Harry l'utilisait comme un bouclier. C'était une fonction qu'elle était ravie d'occuper. Ces sorcières avaient peut-être un agenda spécifique à Poudlard, mais Harry en avait un aussi, le sien ayant de conséquences bien plus importantes que de simplement trouver quelqu'un avec qui se marier. Hermione s'en souvint quand ils quittèrent leur cours de défense du lundi, car le professeur Weasley avait un petit message pour lui.
« Harry, votre père vous dit qu'il est temps, il m'a assuré que vous sauriez ce que ça veut dire. »
Son sourire était féroce, ce qui alarma aussitôt Hermione. « Harry, dis-moi s'il te plait que va pas te transformer en guerrier gobelin ? »
« Hermione, je suis un guerrier gobelin. »
« Okay, mauvais choix de mots. Ce que je veux vraiment demander, c'est si tu vas te précipiter vers le danger, une lame dans chaque main ? »
Il pouvait voir qu'elle s'inquiétait simplement de sa sûreté et essaya donc de la calmer. « Hermione, je m'apprête à réparer un ancien tort fait aux nôtres, et c'est tout ce que je peux dire pour l'instant. Ce que je vais dire c'est que je n'aurais pas à utiliser mes lames pour me défendre, il n'y aura aucun danger je te l'assure. »
Après l'incident Lucius Malfoy, Hermione avait accepté le fait qu'Harry était un Poudlard pour une raison autre que celle d'obtenir une éducation magique. Il s'agissait sûrement de la prochaine phase de son plan. Cela ne la dérangeait pas de ne pas savoir ce qu'il préparait, du moment qu'il n'était pas en danger. »
Au moins cette fois, elle avait eu six semaines pour s'entrainer à la magie et quelques maléfices dans sa poche. Hermione croyait Harry quand il disait que ce ne serait pas dangereux, mais il valait mieux être préparé.
Elle s'était aussi préparée en lisant le livre que Neville lui avait offert. Hermione pensait que nombre des us et coutumes décrits pouvaient être qualifiés de « désuets», mais ça expliquait au moins le comportement « vieux jeu » d'Harry. Il avait visiblement lu un livre similaire avant d'arriver à Poudlard et pensait que des choses telles qu'offrir son bras à une jeune dame ou de baiser leurs mains étaient la façon normale dont se comportaient les sorciers.
Simplement grâce à son sens de l'observation Hermione pouvait maintenant affirmer que ce comportement n'était pas du tout commun parmi la communauté magique. Peut-être qu'on ne se comportait ainsi que lors d'occasions plus formelles mais la jeune sorcière ne s'en inquiétait pas. Puisqu'elle était en ce moment au bras d'Harry et que c'était sa main qui était embrassée, il aurait pu geler en enfer avant qu'Hermione n'aborde le sujet avec son meilleur ami. Hermione espérait qu'Harry avait atteint la même conclusion mais aimait trop l'avoir à son bras pour arrêter.
Son dernier faux pas contre la culture gobeline faisait travailler son esprit. Elle ne s'était pas précipitée vers la bibliothèque car Hermione était sûre que la meilleure source d'information dont elle avait besoin était juste à côté d'elle.
« Harry, j'ai lu ce livre que Neville m'a donné sur les anciennes et nobles maisons. C'était très inspirant, une source brillante d'information pour quelqu'un comme moi avec aucune famille magique. Je me demandais s'il existait un tel livre sur la culture gobeline ? Je pourrais ainsi le chercher à la bibliothèque ou le commander dans une librairie. »
Harry avait arrêté de marcher quand Hermione lui posa la question. « La réponse est non, il n'y a aucun livre. Je pense que c'est parce que personne ne s'y est jamais intéressé avant. »
« Okay, je suis de nouveau confuse. Comment ça se fait que personne ne s'y est intéressé ? Les gobelins entassent et contrôlent la richesse de la communauté magique, et pourtant personne ne sait rien sur eux ? C'est idiot ! »
Harry recommença à marcher en gloussant et répondit à sa meilleure amie. « Je peux t'assurer que je ne m'y opposerai pas. Je pense que la raison pour laquelle il n'y aucun livre dessus, c'est qu'il faut que ce soit un observateur qui observe notre culture et que les gobelins ne laissent personne s'approcher de trop. » Il pouvait voir Hermione réfléchir à ce concept, donc il lui donna un exemple. « Nous pourrions demander à Padma de nous raconter ses années en Inde, et elle pourrait nous en parler pendant des heures. Ça ne signifie pas qu'elle parlerait de tapis volant, car pour elle, ce serait un comportement normal et donc pas nécessaire d'en parler. »
« Je sais ce que tu veux dire maintenant, il faut être d'une autre culture pour voir ce qu'il y a de différent – de similaire. »
« Exactement, les gobelins ont gardé l'habitude de faire la fête comme les moldus le vendredi, mais qui sait quand les sorciers le font. »
« Harry Crow, n'y pense même pas. Je me fais suffisamment titiller par Padma sans que toi tu ne commences. »
« Comment Miss Granger ? Est-ce une façon de parler à ta seule source d'informations sur les gobelins ? »
Hermione laissa échapper un grognement. « J'allais dire que je pouvais vérifier avec Maître Pitslay mais j'imagine que vous seriez capable de me tendre un piège. Rappelle toi une chose Crow, tu vas rester avec moi pendant les vacances de Noël. Je suis ta seule source d'informations sur les moldus et la revanche peut parfois être salée. » Elle essaya d'avoir l'air sérieuse, mais ne réussit pas, les deux amis explosèrent soudainement de rire quand ils retournèrent dans la salle de Serdaigle.
Dans la salle commune de la tour Gryffondor, Neville essayait de se préparer pour la leçon hebdomadaire de potions, Ron lui s'ennuyait et continuait à pester contre son jeu d'échec sorcier.
« Va voir Seamus, je suis occupé Ron. »
« Dean lui parle encore de ce jeu de football. Sais-tu qu'ils jouent sur la terre ferme ? Vingt-deux joueurs et une seule balle, je trouve ça stupide si tu veux mon avis. »
« Ron, je ne t'ai rien demandé, j'essaye de travailler là. »
Quand il prit le temps de vraiment regarder ce que faisait Neville, Ron eut la claire impression qu'il se faisait avoir. « Tu fais une potion, tu disais que cette créature gobeline ne donnait jamais de devoirs. » Ce n'était pas une question mais plutôt une accusation.
« Maître Pitslay ne nous donne pas d'essais à écrire, mais il s'attend à ce que l'on sache tout de la potion que nous préparerons lors du prochain cours. »
Ron pensait que c'était encore juste une excuse pour se débarrasser de lui. « On n'est que Lundi, tu n'as pas potions avant vendredi. Tu auras tout oublié d'ici vendredi. »
« Non, car je vais relire mes notes chaque soir jusqu'à vendredi. »
« Par la barbe de Merlin, j'ai essayé de t'avertir. Regarde ce qu'il se passe quand on traine avec des Serdaigles, nous les Gryffondors devons rester soudés. »
« Si rester soudés signifie recevoir des cours de potions de Rogue, alors tu peux l'oublier. »
« Où est ta loyauté envers ta maison ? En abandonnant tes camarades de maison et en trainant avec des Serdaigles, tu es une disgrâce pour les Gryffondors Londubat. »
Neville bondit sur ses pieds. « Ca te va bien de m'appeler une disgrâce, tu as jeté un maléfice sur une fille ! Un vrai et brave Gryffondor, et tu n'as même pas eu le courage de t'excuser. »
« Je l'ai fait, tu étais là. »
« Tout le monde peut prononcer ces mots Ron, nous avons tous que tu ne les pensais pas. Harry ne voulait simplement pas se disputer avec toi et gâcher l'anniversaire d'Hermione. Tu dis que je suis une disgrâce pour Gryffondor et pourtant je suis en cours avec neuf Serdaigles, j'ai de meilleures notes que six d'entre eux et je suis presque au même niveau que deux autres. Je dirais, moi, que je rends ma maison fière de moi. Qu'as-tu fait toi à Poudlard ? Retenues, points en moins, une suspension et maintenant une probation, bravo Ronnie ! »
Le complexe de Ron devenait de plus en plus grand et il prenait de vives couleurs rouges, mais Neville l'affronta de nouveau. « Tu as essayé d'ensorceler deux de mes amies et en as touché une autre par accident. Brandis ta braguette Ron et tu verras ce que ton plus vieux frère m'apprend tous les week-ends. »
Leur confrontation était devenue de plus en plus forte et bruyante, et toute une foule les entourait maintenant. Deux personnes attrapèrent soudainement chaque bras de Ron et le soulevèrent du sol, les jumeaux le trainèrent ensuite dans les escaliers. »
Neville se rassit et continua son travail, jusqu'à ce que Parvati ne lui parle. « Neville, six et deux ça fait huit. Tu as dit qu'il y avait neuf Serdaigles dans cette classe. »
« Ah, mais quand ça touche les potions, Harry est dans sa propre classe. Même les jumeaux ne peuvent pas brasser une potion indétectable pour Rogue. »
Comme il travaillait sérieusement, Neville n'était pas conscient des changements autour de lui. La plupart des membres de sa maison changèrent drastiquement d'opinion sur ce timide et calme garçon. Surtout deux sorcières de première année qui n'arrivaient pas à se rapprocher d'Harry Crow. Neville Londubat semblait être une bonne solution de rechange.
Bill avait lui aussi une harpie Weasley à ses basques alors qu'il essayait d'accomplir une tâche, mais il aurait dû s'en douter. Un repas calme au terrier était sûrement impossible.
« Mais il est Albus Dumbledore, il doit sûrement y avoir un moyen pour contourner ses vœux de silence ? »
Il posa son couteau et sa fourchette, Bill en avait assez, de son diner et des tentatives de sa mère. Il était temps de lui donner quelques vérités. « Serais-tu si insistante si c'était Lucius Malfoy qui voulait cette information ? »
« Ne sois pas ridicule, c'est un mangemort qui a utilisé son argent pour échapper à Azkaban. »
« Et pourtant pour les gobelins, ils sont tous deux pareils. Dumbledore a été chassé de Gringotts depuis une dizaine d'année… »
« C'était un malentendu… »
Bill perdit finalement son calme. « Si c'est l'histoire qu'il t'a raconté, alors c'est aussi un menteur. Je vais te raconter qui est ton génial Albus Dumbledore. Il a laissé un enfant orphelin devant une maison moldue, un enfant qui avait été touché par le sort mortel de Voldemort. »
Il ne savait pas si sa mère avait crié car il avait dit le nom interdit du sorcier ou si c'était parce qu'un de ses enfants venaient de dire ça. Bill continua sans faire attention. « Cet enfant avait une cicatrice sur son front, il n'eut pas droit à un guérisseur, ni à un traitement, il fut juste abandonné devant une maison avec une lettre. Et c'est là que son stupide plan a commencé à ne pas fonctionner, les moldus ne voulaient d'un enfant magique dans leur foyer et ils ont donc pris Harry et l'ont emmené à Gringotts et presque vendu le nourrisson qui nous avait tous sauvé. »
Molly avait les larmes aux yeux quand elle secoua la tête. « Ça ne peut pas être vrai… »
« Le père d'Harry a conservé la lettre écrite par Dumbledore, McGonagall et Hagrid étaient présents cette nuit là. Hagrid n'arrête pas d'essayer de parler à Harry à Poudlard mais le garçon ne veut rien avoir à faire avec lui. Il sait que Hagrid est l'homme de Dumbledore et que tout ce qu'il dirait reviendrait aux oreilles de la vieille chouette… »
C'était un pas de trop pour Molly. « Albus Dumbledore n'est pas un idiot, je te laisserai pas le dire dans cette maison. »
« Sais-tu comment ce troll est entré à Poudlard ? Dumbledore essaie désespérément de garder tout ça secret, mais Madame Bones veut l'accuser pour sa participation dans ce fiasco. Voldemort n'est pas mort… »
Cette fois ci, il sut pourquoi sa mère criait. « Tu mens, Harry Potter l'as tué, tout le monde le sait. »
« Oui, mais ce que personne ne sait, c'est qu'il essaie de revenir. Pourquoi penses-tu que je suis revenu d'Egypte et que j'ai pris ce boulot ? Voldemort n'est pas mort et nous savons qu'il est après Harry. Dumbledore le sait et ne l'a dit à personne, surtout pas à Harry. Au lieu de ça, Dumbledore a mis en place un piège dans une foutue école. J'ai quatre jeunes frères dans ce château et ce vieux bâtard joue avec leurs vies. Voldemort a pris possession d'un professeur et était à Poudlard, c'est lui qui a laissé entré le troll. »
Bill n'avait pas réalisé qu'il criait mais il semblait qu'il venait enfin de toucher sa mère, malheureusement, il semblait aussi qu'il avait terrifié Ginny. Elle était sur les genoux de son père et pleurait. « Les gobelins font tout ce qui est en leur pouvoir pour aider ce jeune homme, je ne sais pas du tout ce que fait Dumbledore. En tant que Weasley, ma position sur la question est claire comme du cristal – contre les ténèbres et pour la lumière. Mon champion cependant, ne sera pas un vieux sorcier qui aime jouer, mais un jeune homme qui a déjà défait Voldemort une fois, je suis du côté des gobelins car ils soutiennent Harry, tout comme moi je le fais. »
Arthur était en train de réconforter sa fille mais il fallait qu'il sache une chose avant. « Que sait exactement le ministère de toute cette affaire ? »
« Fudge et Bones étaient là le jour où Harry a parlé de toute cette histoire sur Voldemort, c'était aussi le jour où il a rabaissé Lucius Malfoy. Les détails de ce que Dumbledore a fait à Harry, je les connais grâce à son père. Dumbledore est le président sorcier du Magenmagot, et pourtant c'est Harry qui a fait ce qui aurait dû être fait depuis longtemps. Avec Gringotts soutenant les actions d'Harry, Malfoy a légalement perdu toute sa richesse, et ainsi tout son pouvoir. »
Les évènements récents du ministère commençaient à avoir du sens pour Arthur. « Je me demandais pourquoi il y avait un soudain recrutement au sein du département des aurors, nous nous demandions si Amélia avait finalement réussi à faire chanter Fudge. C'était probablement sa contrepartie pour ne pas avoir réussi à obtenir un procès public contre Malfoy. Le ministre aurait été trop effrayé que Lucius ne révèle certaines choses sous véritaserum. »
L'esprit de Molly cependant ne restait fixé que sur une seule chose, un fait qui changerait sa vie pour toujours. « Tu-sais-qui était prêt de quatre de mes bébés et ce foutu Albus Dumbledore ne l'a jamais mentionné ! »
Bill savait quels seraient les prochains actes de sa mère et essaya de la tempérer. « Maman, ne dis pas que nous nous sommes disputés sur ça. Tu peux dire que tu as entendu une rumeur, mais ne dis pas d'où elle vient. Ça pourrait être drôle d'entendre quelles seront ses excuses. »
Arthur essayait encore de réconforter sa fille. « Ne t'inquiète pas Ginny, tes frères sont en sécurité à Poudlard. »
« Et mon Harry ? Bill a dit que le mauvais sorcier allait le poursuivre. »
Bill ne laissa pas ça passer. « Je pensais qu'on en avait parlé Ginny. Ce n'est pas ton Harry, tu ne l'as jamais rencontré. »
« Bill, ce n'est rien… »
« Non papa, ce n'est pas sain et tu aurais du la décourager depuis longtemps. La dernière chose que je veux voir, c'est Ginny blessée, mais c'est ce qu'il va se passer si elle n'arrête pas rapidement. Comment crois-tu que Ginny réagira quand elle découvrira que toute cette fantaisie sur le garçon-qui-a-survécu qu'elle s'est inventée n'est qu'une fantaisie ? » Il détestait voir sa sœur pleurer, mais il fallait que ce soit dit.
« La fantaisie de Ginny va inévitablement s'effondrer. Harry ne sait même pas qu'elle existe et a déjà de bons amis proches. A ce moment elle aura le cœur brisé et sera à six cents kilomètres de la maison. Les jumeaux et Percy arrivent à peine à passer derrière Ron pour nettoyer ses bêtises, penses-tu vraiment qu'ils arriveront à gérer ce problème ? »
« Comment sais-tu qu'Harry ne m'aimeras pas ? Tu ne peux pas le savoir ? »
Il essaya de formuler sa réponse d'une façon aussi gentille que possible pour sa sœur, pourtant il resta ferme. « Harry Crow est un jeune homme très sérieux, on ne connaît son âge que parce qu'il est en première année. Si on ne le sait pas, on pourrait jurer qu'il est plus âgé. Ses amis aussi sont vraiment sérieux sur leurs études et en ce qui concerne leur ami. Chaque week-end je pense les avoir trop poussés, et pourtant chaque semaine ils ont hâte de me revoir et d'apprendre. Ils sont excellents en défense, mais également en potions et dans toutes les autres matières. Je ne sais pas quel sera leur niveau à la fin de la première année. »
Bill put voir que ce n'était pas très bien pris et savait que le reste le serait encore moins. « Nous avons déjà un Weasley à Poudlard qui se rend ridicule à cause de son immaturité, nous n'avons pas besoin d'une fan Weasley suivant Harry comme un petit chien. Cette rêverie doit cesser avant que Ginny se soit vraiment blessée. Je ne dis pas qu'elle ne sera jamais amie avec Harry – je la lui présenterai même – mais ces fantasmes sur un garçon qu'elle n'avait jamais vu ou rencontré doivent s'arrêter maintenant. »
Ginny n'avait retenu qu'une seule chose. « Tu vas me présenter à Harry ? »
Bill était partagé. Il voulait que sa sœur mette cette histoire derrière lui mais Ginny n'en avait visiblement pas encore fini. Peut-être que lui présenter Harry serait le choc dont Ginny avait besoin pour se réveiller, surtout si Harry avait une jeune sorcière en particulier à son bras. « Je vais te présenter Harry quand il reviendra de Poudlard pour les vacances. »
Il put voir ses yeux étinceler et l'avertit. « Harry va passer Noël avec sa meilleure amie. Hermione lui a demandé à lui et à Padma de venir pendant ces vacances chez elle. »
Ginny avait l'air de quelqu'un qui venait de gagner la loterie nationale et qui avait su quelques secondes plus tard que c'était une erreur. « Sa meilleure amie ? N'est-ce pas la fille dont parlait Ron en disant que c'était sa petite amie ? »
« Hermione Granger porte un bracelet gobelin en or sur lequel est inscrit Harry, Hermione, meilleurs amis pour la vie. Harry l'a offert à Hermione lors de son douzième anniversaire. » Bill sentait qu'il valait mieux être cruel avec Ginny. Il avait vu des sorcières plus âgées et bien plus développées, émotionnellement et physiquement que Ginny être repoussées par son étudiant. Elles étaient cependant assez matures pour l'accepter et Ginny ne l'était pas.
Il regarda sa sœur dire une excuse sur le bout de la langue avant de filer dans sa chambre. Arthur attendit qu'elle soit partie avant de parler à son aîné. « Etait-ce vraiment nécessaire ? »
« Oui papa, ça l'était. Tu as rempli la tête de Ginny avec toutes ces histoires absurdes sur le garçon-qui-a-survécu pendant des années. »
« Ce n'est qu'un livre pour enfant… »
« Pour nous oui, mais Ginny a cru chacun de ces mots. Comment pourrait-il en être autrement ? Son père le lui a lu. La différence entre ça et Lapina et sa queue qui caquetait c'est que les petites filles ne grandissent pas en pensant qu'elles sont destinées à épouser le héros et à vivre heureuses pour le reste de leur vie et ensuite vont en cours avec le héros en question ! »
« Elle n'a que dix ans – Ginny ne pense pas à tout ça. »
Bill savait que Ginny était la préférée de son père, toute la famille le savait et il croyait toujours que sa fille était plus jeune qu'elle ne l'était vraiment. Ce serait un coup dur quand Ginny partirait pour Poudlard en septembre. « Papa, j'ai trouvé Ginny sur son lit en pleurant toutes les larmes de son corps et en serrant ce foutu livre contre elle. Sais-tu pourquoi ? Ron lui a dit que Harry avait déjà une petite amie. C'est une chose de rêver à ce qui pourrait se passer dans sa vie, mais Ginny croit que ça va vraiment se produire. J'ai essayé de la convaincre qu'il n'est pas comme dans les livres, mais maintenant elle semble faire une fixette sur Harry Crow. Peut-être qu'en le voyant dans la vraie vie, elle sera suffisamment choquée. Sinon, nous aurons encore huit mois pour trouver une autre solution. »
Molly secoua la tête. « J'ai toujours pensé que les jumeaux nous causeraient le plus de problèmes, et maintenant je n'en suis plus si sûre. Ron a bien plus d'ennuis que ces deux-là réunis et Ginny semble apporter aussi son lot de problèmes. Qu'avons-nous fait de mal avec ces deux là ? »
Bill avait quelques mots pour réconforter ses parents. « Ni Ron, ni Ginny ne sont de mauvais enfants, ils ont juste besoin de plus de temps pour grandir. Cela les occupera à Poudlard je pense. »
Quand les élèves de première année quittèrent leur cours de sortilège, Parvati pensa qu'il était temps de faire le premier pas, avant que Lavande ne le fasse. Harry et Hermione étaient devant, Neville et sa sœur juste derrière eux, il n'y aurait pas de meilleure opportunité.
« Comment Mr Londubat, je croyais que vous étiez un gentleman ? Votre ami ici présent, Mr Crow, montre pourtant la façon dont on doit prendre une jeune dame à son bras ? »
Neville remarqua que de plus en plus de gens le regardait. Cependant Harry avait beaucoup d'amis, des amis qui lui permettaient de savoir quoi répondre dans ce cas.
« Vous avez raison, je m'excuse pour mon incorrection. Miss Patil, me ferez-vous l'honneur ? »
Parvati était folle de joie en voyant que sa ruse avait fonctionné, jusqu'à ce qu'elle voit Neville offrir son bras à sa sœur.
« Et bien Mr Londubat, j'en serais ravie. » Padma suivit Neville à son bras, mais elle prit le temps de se retourner et de faire un geste à sa jumelle.
« Merci beaucoup Padma, ta sœur et son amie sont un peu trop bruyantes pour moi. »
« Pas de soucis Neville. Je te protégerai dès que tu le voudras. C'est génial pour se moquer des autres, penses-tu que ce serait trop cruel de remercier Parvati ? Je réfléchissais quand elle a parlé à comment me rapprocher de toi. Si elle n'avait rien dit, qui sait combien de temps tu aurais pris pour me demander de sortir avec toi ? » Elle ne put s'empêcher d'éclater de rire en voyant Neville rougir, puis blanchir, puis rougir. « C'est trop bon, ca fonctionne comme avec Pav. Je prendrai ton bras quand tu voudras Neville, comme amie. »
La panique étant passée, Neville trouva ça drôle en fait d'être titillé par une amie. « Veux-tu t'asseoir avec moi à la table des Gryffondors ? Je pense que ta sœur et Lavande seraient vertes de jalousie. »
« Neville, c'est une idée brillante – tant que je n'ai pas à m'asseoir à côté de Ron. » Padma posa sa tête contre l'épaule de Neville quand ils entrèrent tous deux dans la grande salle et essayèrent tous deux de ne pas éclater de rire en voyant la réaction des autres élèves.
Hermione remarqua exactement ce qu'il se passait avec ses amis et mais réussit à peine à sourire. Elle se concentrait trop sur son meilleur ami. « C'est pour bientôt, non ? »
« Les gobelins sont des maitres pour cacher leurs émotions, il est impossible de lire les leurs – des fois, ça m'effraie de voir à quel point tu peux lire dans mes pensées. Souviens toi, personne ne sera en danger. Et maintenant essayons de manger un peu. »
Hermione n'eut pas à attendre longtemps, l'événement se produisit lors du cours suivant.
Le professeur Binns monologuait comme d'habitude et la moitié de la classe essayait de rester éveillée. Tout changea quand Harry Crow se leva, l'histoire était désormais en marche.
Harry attendit jusqu'à ce que le professeur le remarque, debout dans la salle. « En tant que champion de Poudlard, je ne peux plus permettre de continuer à infliger cette torture et à raconter des mensonges à des élèves. En tant que gobelin, vous me dégoûtez presque autant que ce boucher que vous appeliez grand-père. »
« Comment osez-vous souiller le nom de mon grand-père. Il est mort en héros, combattant la rébellion gobeline en 1612… »
« Binns le sanglant et sa bande d'égorgeurs étaient responsables d'avoir commencer ce que vous appelez la rébellion gobeline de 1612. Ils ne sont pas morts en héros, ils ont été jugés coupables et exécutés par la justice gobeline. »
Binns faisait preuve de plus d'émotions pour cette discussion qu'il ne l'avait montré depuis qu'il avait commencé à enseigner, personne ne pourrait s'endormir pendant ce cours. « Quels droits ont les gobelins à juger des sorciers, ils auraient dû être remis aux mains du ministre, ils auraient au moins eu un procès équitable… »
« Et ils auraient été libérés par des sorciers qui pensaient comme eux, qu'assassiner des gobelins n'était pas un crime. Ils s'attendaient à être relâchés et remercier pour leurs atrocités, pensant que la pureté de leur sang les protégeait. Devinez quoi Professeur ? Les dragons n'en avaient rien à faire de la pureté de leur sang, ils les ont dévoré en quelques secondes. »
Si un fantôme pouvait avoir l'air choqué, Binns le réussit. « Leurs corps ont servi à nourrir des dragons ? »
« Non, ils ont été jeté vivants dans la cage des dragons. Ils ont crié pour qu'on ait pitié d'eux, mais ils ont reçu la même chose qu'ils nous avait donnée, c'est à dire, rien du tout. »
« Espèce de bâtard gobelin menteur! » Binns se jeta sur Harry, mais n'ayant pas de corps, il n'eut aucun dommage. Le reste de la classe était choqué, à la fois par les actes de Binns mais aussi par la description du châtiment des prisonniers des gobelins.
Seule Hermione fut assez brave pour poser une question « Harry, les gobelins jettent-ils vraiment des gens dans une cage avec des dragons ? »
« Seulement ceux qui ont commis les pires atrocités Hermione et seulement après qu'un procès équitable les ait jugés coupables. Toutes les cultures ont ou avaient une peine de mort, et aucune d'entre elle n'est ou n'était plaisante. Entre être brûlé sur un bûcher ou avoir son âme aspirée hors de corps par les plus viles créatures foulant la terre, cette méthode étant celle utilisée par la Grande Bretagne magique… »
« Qu'est-ce qu'ils ont fait Harry ? »
Il s'agissait de quelque chose que Binns n'avait jamais connu dans toutes ses années d'enseignement, et il n'était pas sûr de savoir comment gérer la situation mais essaya de réaffirmer son autorité sur la classe. « Ils n'ont rien fait du tout mais ont été assassinés par de vicieux gobelins. Mon père m'a raconté cette histoire depuis que je suis enfant. J'ai grandi avec cette histoire, vous pensez que je ne sais pas ce qu'il s'est passé ? »
Harry resta calme quand il répondit à Binns, il n'y avait aucun intérêt à perdre son calme devant un fantôme. « Si c'est votre seule source d'information, alors oui. Nous vivons dans une communauté qui ne vérifie pas ses informations – si la Gazette le dit, alors cela doit être vrai – ce n'est pas une méthode acceptable pour prouver la vérité. Je vais vous dire ce qu'il s'est vraiment passé… »
Binns n'était pas du même avis. « Vous allez vous asseoir et vous la fermer garçon, je ne tolérerai pas de la propagande gobeline dans cette classe. »
« Vous avez raison sur une chose professeur, il ne devrait pas y avoir de propagande ici. C'est un cours d'histoire et pourtant vous avez utilisé votre position pour prêcher de la propagande anti-gobeline depuis près de trois siècles, installant chez des enfants placés sous votre responsabilité de la peur, un manque de confiance et même de la haine envers nous. Ceci s'arrête aujourd'hui, j'ai prévu de dire à tout le monde la version gobeline des évènements et de les laisser se faire leur propre opinion sur la vérité. »
« Cinquante points en moins pour Serdaigle et ce sera bientôt cent points si vous ne vous asseyez pas enfin. »
« La vérité est bien plus importe que les points de ma maison. Il est temps que de la véritable histoire soit enseignée dans cette classe. Vous savez, les gobelins n'ont pas toujours vécu sous Gringotts… »
« Ils ont été forcé à y vivre par traité, c'est dans le programme des BUSES. »
« C'est peut-être dans le programme, mais ce ne sont que des mensonges, mensonges qui sont aujourd'hui considérés comme des faits. Cela s'est produit car un certain professeur a délibérément asséné les mêmes mensonges à tous les élèves étant venus à Poudlard depuis deux cents quatre vingt ans, un professeur vivant, puis un fantôme. Savez-vous que les BUSES et ASPICS britanniques d'histoire ne sont pas reconnus en dehors de ce pays ? Le reste du monde a compris qu'il n'enseigne que des bêtises et que c'est disproportionné – ce sont apparemment que des rébellions gobelins sur rébellions. Le cours entier est devenu une blague mais pourtant rien n'est fait. »
Ce fut un Terry Boot quelque peu choqué qui posa la question qu'ils se posaient tous. « Pourquoi nous enseigneraient-ils quelque chose de faux ? »
« Ah tu oublies Terry que les gens au pouvoir sont ceux qui ont appris la même merde que nous et ce, par le même professeur. Même l'auteur de nos livres de cours – Bathilde Tourdesac a eut cours avec Binns, elle a été son apprentie. N'est-ce pas bizarre que ses écrits soient au mot prés les mêmes que ceux de Binns ? Dans ce pays, elle est considérée comme une grande historienne, mais en dehors de notre pays, elle est ignorée et certains se demandent même si elle n'est pas folle. »
« Est-ce donc ce que vous essayez de faire garçon ? De détruire la réputation que des gens ont passé des années à construire ? »
« C'est mieux que détruire des maisons, simplement parce que leurs occupants étaient des gobelins. C'est que Bloody Binns a fait, hommes, femmes, enfants, cela n'avait pas d'importance pour lui car ils ont égorgé tous les gobelins qu'ils trouvaient. Ils ne voulaient pas que des gobelins vivent parmi ce qu'ils appelaient de bons sorciers et ils ont tué systématiquement ceux qui, selon eux, polluaient l'air que respiraient les sangs purs. »
Harry essayait de se calmer et laissa parler les faits qu'il avait appris, même ci c'était de plus en plus difficile. « Le ministère détournait les yeux sur ce qu'il se passait, après tout, ils n'étaient que des gobelins qui étaient massacrés et ils ne comptaient pas. Quand les gobelins ont pris les sorciers sur le fait, ils ont demandé à être remis entre les mains du ministère. Ils étaient là, recouverts de sang gobelin et attendaient à être relâchés, ils ont été jugés comme les animaux fous qu'ils étaient et exécutés. »
La classe était suspendue aux moindres mots d'Harry et ignorait Binns qui continuait à retirer des points à sa maison. « Le ministre a dû agir, il y avait maintenant des sangs purs décédés. Comme d'habitude, le ministère a décidé de faire passer des lois sur ce qu'ils voulaient. Le ministère a essayé de réclamer la juridiction des gobelins, ce qui signifie que nous aurions du faire tout ce qu'ils demandaient. Aucun gobelin n'était d'accord, et nous avons donc eu cette « rébellion gobeline de 1612. » Il y a eu des morts des deux côtés alors que le ministère essayait d'imposer ses nouvelles lois. »
« Vos précieux gobelins ont été vaincus et sont retournés dans leurs trous souterrains. C'est là la place de ces animaux répugnants, ils ne doivent pas se mélanger à la décente communauté magique. »
Harry ignora la pique du fantôme et le professeur se mit à lui crier dessus. Harry continua à l'ignora et termina la tâche pour laquelle il s'était tant entraînée. « Le ministère a été forcé de concéder aux gobelins qu'ils étaient leurs propres maitres et que Gringotts était un territoire souverain. Cela ne les as pas arrêté de passer des lois anti-gobelines nous interdisant d'acheter des terres ou des maisons prêts d'une habitation sorcière. Pour certains, ce n'était pas allez assez loin… »
« Bien sûr que ça n'était pas assez, mon grand-père n'était que l'un des nombreux hommes à être morts entre les mains de ces bâtards. Toute votre espèce aurait dû être éradiquée… »
Harry commençait à en avoir assez de ce fantôme. Cela avait été une torture d'être dans sa classe, sachant ce qu'il avait fait. « La raison pour laquelle le professeur Binns ici présent n'a jamais levé sa baguette et n'a jamais vengé son grand-père bien aimé était qu'il n'en avait pas – de baguette bien sûr. Vous voyez, notre professeur était un cracmol. Je n'ai pas de problème avec ça moi, mais notre professeur fantôme en avait un. Il a grandi en étant amer et dérangé, un peu comme le concierge que nous connaissons tous. Son seul but dans la vie était la revanche, la revanche contre la race des créatures qu'il voulait voir exterminée. »
« C'est typique des gobelins, des mots mielleux mais ensuite ils vous poignardent dans le dos. Non contents d'avoir assassiné notre famille, vous l'avez aussi plumé, nous avons tout perdu ! »
« Oui la famille Binns a perdu sa maison, ses terres et son or, mais pas à cause des gobelins. Votre père a été chassé de Gringotts à cause d'un incident pour lequel il a eu de la chance de survivre, vous laissant la chance d'hériter sa fortune quand vous auriez eu l'âge légal… »
« Je n'ai jamais reçu une noise, vous, bâtards gobelins m'avaient tout dérobé. »
« Nous avons simplement mis en place notre accord de location habituel, jusqu'à ce que la voute soit fermée par le ministère. Ce sont les sangs purs du Magenmagot qui ont fait passé la loi interdisant les cracmols à hériter les fortunes des sangs purs. Ils ont aussi introduit une clause dans cet accord de 1612, disant qu'un siècle après, ces voutes non réclamées appartiendraient au ministère. Et puisqu'ils volaient les leurs, nous les gobelins avons décidé que cela ne nous concernait pas. »
C'était une information qui intéressait beaucoup Draco. « Es-tu e train de dire que le ministère a réclamé la voute de la famille Binns ? »
« La voute, les terres, la demeure et toutes ses possessions familiales. Tout a été vendu pour remplir les coffres du ministère. Quand son père est mort, le professeur a été forcé de chercher un job à Poudlard puisqu'il ne pouvait même plus rentrer dans la maison dans laquelle il avait été élevé. Il est mort juste avant la fin du siècle, donc il n'a pas eu le temps de voir le ministère s'emparer de tout, mais il a refusé de passer de l'autre côté car il n'avait pas fini ce qu'il voulait de ce côté… »
« Oui, en effet, je voulais m'assurer que les sorciers ne se fassent plus jamais avoir par des bâtards gobelins manipulateurs et assassins. »
Filius fut alerté que quelque chose n'allait pas quand les points de Serdaigle commencèrent à remonter dans le sablier, et il ne put penser qu'à une seule personne capable de faire perdre autant de points d'un coup. Le directeur de Serdaigle entra dans la salle d'histoire et fut témoin des cris non professionnels du professeur fantomatique de Poudlard.
En voyant qu'Harry était calme et non en danger, Filius décida d'observer simplement ce qu'il se passait.
« Même dans la mort, il n'a pas arrêté le travail de sa vie. S'assurer que les relations entre les gobelins et les sorciers ne progressent jamais et on voit le résultat aujourd'hui. En ayant enseigné à des générations d'enfants, les sorciers de sorcières pensent que les gobelins sont à craindre et détester et qu'il ne faut jamais leur faire confiance. Je parie que tout le monde dans cette pièce, à part les nés de moldus n'ont appris qu'une chose de nous de leurs parents. Ne jamais jouer avec un gobelin. »
Binns était toujours en train de crier, cessant d'essayer de justifier son comportement mais voulant juste se venger. « Vous avez ruiné ma vie et je ne me reposerai pas tant que je n'aurai pas ma vengeance. Je passerai de l'autre côté quand tous les gobelins du pays auront été éliminés. Sachant que j'ai joué un petit rôle dans cette tâche sera suffisant pour moi. »
« Puisqu'il s'agit de votre opinion, je ne peux plus vous permettre de rester dans ce château. »
Le professeur éclata de rire. « Qu'est-ce que vous allez faire l'amoureux des gobelins ? Faire un exorcisme ? Vous n'avez pas les pouvoirs pour m'éjecter du château. J'étais là bien avant que vous naissiez et je serais là encore quand le Seigneur des ténèbres vous aura tué. Il m'a aussi promis de détruire votre race, et c'est pourquoi je l'ai tant aidé quand il était étudiant ici. »
Ces révélations soulevèrent des exclamations de stupeur de toute la classe.
Cette révélation était inattendue, mais Harry savait qu'il avait Binns maintenant, il s'était lui-même condamné. « Je ne peux pas, mais d'autres le peuvent. En avez-vous assez entendu ? »
Les quatre fantômes de Maison entrèrent dans la salle, tous ayant un air grave. Helena parla pour eux. « Oui jeune champion, c'en est assez. » Puis il y eut un grand son qui résonna, le même que pour la cérémonie de répartition.
Le baron sanglant prit la suite. « Poudlard a parlé. Elle vous a hébergé et autorisé à enseigner votre passion et vous l'avez trahie la pire des manières. »
Le moine gras continua. « Il est inadmissible que vous ayez menti à ces enfants pour atteindre vos propres buts. Vous n'êtes plus le bienvenu entre ces murs. »
Enfin, Sir Nicholas prouva qu'ils s'étaient tous mis d'accord. « Vous pouvez passer de l'autre côté ou être banni du château. Ce sont vos seuls choix… »
Le fantôme n'eut pas le temps de prendre une décision. Poudlard avait déjà pris la sienne. Un autre « Bang » résonna et on eut l'impression que des mains invisibles tiraient Binns en dehors du château.
Le directeur arriva en courant dans la classe, ayant entendu « parler » Poudlard et étant parvenu à la même conclusion que Filius. Il entra dans la salle de classe au moment où Poudlard éjectait le professeur d'histoire du château. Il regarda alors le seul étudiant debout. « Mr Crow, je veux des réponses, et je les veux maintenant ! »
