Bonjouuuur ! La suite tant attendue :D Enjoooy !


Le soir même :

J'étais allongée sur mon lit, je fixai le plafond, mon esprit perdu dans le néant. Des larmes silencieuses coulaient sur mes joues. J'entendais encore résonner dans l'air mes cris lorsque j'avais ordonné à Lexa de sortir de la chambre. Elle n'avait rien su m'expliquer, elle n'avait trouvé aucun mot sur la situation, elle n'avait rien pu dire. Je l'avais simplement virée de la chambre en lui balançant le ruban à la figure, excédée par son silence. Elle était sans doute allée pleurer vers la Fontaine aux Orchidées. Peu m'importait qu'elle dorme dehors cette nuit, j'avais fermé la porte à clef, je ne voulais plus la voir. Demain, j'irai demander à Raven ou à une autre, s'il était possible d'échanger nos chambres pour un temps.

Il restait néanmoins la compétition, je m'étais engagé, je ne pouvais pas me désister. On s'entraînera, tant pis si cela se fait dans une mauvaise ambiance, on fera cette épreuve. Pour la mise en scène, ce sera peut-être raté, mais ce qui comptait, c'était d'arriver les premières. Au moins sans distraction, nous nous concentrerions mieux. Gagner cette épreuve semblait inutile, je savais au fond de moi que nous ne resterions pas fâchées éternellement, mais pour le moment, j'étais juste trop détruite pour lui pardonner.

Accablée par la tristesse qui s'était accumulée en moi ces derniers jours, je passai une nuit blanche, dont une bonne moitié à pleurer ma souffrance. Cette fille m'avait rendue folle amoureuse d'elle, mais elle avait aussi réussi à me faire du mal comme jamais on ne m'en avait fait auparavant. Je pensais que le pire pour moi serait d'entendre Lexa confirmer ce que Raven m'avait appris lorsque j'avais posé ma deuxième question, mais le silence que m'avait imposé Lexa était encore bien plus douloureux. Il voulait non seulement dire que Raven n'avait pas menti, mais qu'en plus, qu'elle n'avait rien de plus à m'expliquer, qu'elle ne voulait pas s'excuser et que, surtout, elle ne m'aimait pas, ou du moins, pas comme moi je l'aimais, vu qu'elle ne se souciait pas de vouloir me dire la vérité.

Toute la nuit, je ruminai l'image du visage blême que Lexa m'avait donné pour toute réponse. J'essayais de lire sur les traits qui me restaient en mémoire, mais je n'y dessellais rien. Plus j'y pensais, plus je pleurais, plus je pleurais, plus j'y pensais. Je finis par m'endormir vers les 5 h 00 du matin, soit 2 h 00 avant la sonnerie du réveil. Lorsque je dus me lever pour aller en cours, je passais plus de temps que prévu dans la salle de bains, me rafraîchissant mainte et mainte fois le visage avec de l'eau froide pour avoir l'air présentable. Je pensais plusieurs fois à sécher les cours, mais j'étais sûre que c'était ce que Lexa allait faire, donc la salle de classe serait le seul endroit où j'étais assurée de ne pas la croiser.

J'avais les yeux monstrueusement cernés, mais après tout, si Lexa n'était pas là, les autres se douteraient bien que mes cernes étaient là pour une certaine raison. J'arrivai en retard pour le petit-déjeuner, n'y croisai pas mes amis, mangeai en vitesse et filai en cours sans avoir eu le temps de remonter pour me brosser les dents. Je pris place près de la fenêtre, toujours au dernier rang, et constatai qu'effectivement Lexa n'était pas là. Je vis du coin de l'œil Raven me regarder tristement, mais je n'y prêtai pas attention. Penser à la situation ne serait que néfaste, je ne voulais pas m'écrouler en pleure devant toutes mes camarades de classe. Le pire moment de la journée fut le repas, car je dus y ouvrir, enfin, la bouche.

- Clarke, me demanda Niylah, tu sais pourquoi Lexa n'est pas là ?

- J'aimerais, s'il vous plaît, ne pas avoir à répondre à cette question pour le moment, je pense que vous saurez les choses bien assez tôt, en revanche, les filles, j'ai un service à vous demander, répondis-je tête baissée, ne voulant pas affronter leurs regards.

- Tout ce que tu voudras, annonça Raven avec un air de reproche à elle-même dans la voix qui devait penser que tout était sa faute.

- J'aimerais échanger de chambre, pour quelque temps, avec une de vous, je suis désolée de demander ça juste aujourd'hui, samedi, alors que c'est un soir de roulement pour vos couples, mais je… Je ne veux plus être dans sa chambre.

Pas la peine, évidemment, de préciser à qui renvoyait le "sa".

- C'est plus grave que ce que je pensais, répondit Niylah un peu triste, mais ne t'en fais pas pour les roulements, viens dans ma chambre avec Raven, je prendrais ta place aux côtés de Lexa. Ça te va, Raven ?

Cette dernière acquiesça vivement, elle y voyait peut-être l'occasion de se racheter, même si à mes yeux, elle n'avait rien fait de mal.

- Merci Niylah, Raven…

- Ne prends pas trop d'affaires avec toi, même si nous sommes du même pavillon, ce genre de choses n'est pas vraiment autorisée. Si tu as besoin de quelque chose, je te l'amènerai, reprit Niylah.

- Vraiment, merci…

Des larmes me montèrent aux yeux. Gaïa s'en rendit compte et elle lança un nouveau sujet, me faisant un clin d'œil discret que j'accueillis avec un demi-sourire.

Lexa ne se pointa qu'au dîner, arrivant au moment où Gaïa, Raven, Octavia, Niylah et moi sortions de table. Je montais avec Niylah et Raven, et Octavia et Gaïa restèrent avec Lexa pour lui expliquer la situation. Nous passâmes dans ma chambre pour que je prenne quelques affaires, puis toutes les trois allâmes dans leur chambre.

- Bon, eh bien, je te confis mon lit, Clarke ! lança Niylah. Je retourne en bas voir Lexa.

Elle prépara quelques affaires, nous souhaita une bonne nuit, je la remerciai une dernière fois, puis elle sortit. Aussitôt seules que Raven prit la parole :

- Il s'est passé quoi pour que la situation dégénère comme ça ?

- Elle n'a pas su me donner d'explications.

- Tu voulais des explications ? Je t'ai pourtant tout dit.

- Je voulais qu'elle réfute tes propos ou bien qu'elle les affirme, mais non, rien, elle n'a absolument rien dit, pas même des excuses pour m'avoir omis la vérité !

- Je suis désolée…

Son excuse me déboussola, comme si cette phrase n'avait rien à faire dans la conversation. Elle s'assit sur son lit et réitéra ses excuses. Une certaine tristesse se lisait sur son visage, pas la même qui l'avait traversée lorsqu'elle m'avait parlé de l'accident de Costia, mais elle semblait tout de même affectée par la deuxième révélation qu'elle m'avait faite, ou du moins par ses conséquences. Je pris place à ses côtés.

- Pourquoi tu t'excuses, Raven ? Tu n'as pas à te sentir coupable de quoique ce soit, c'est moi qui t'ai demandé la vérité, c'est moi qui suis allée te chercher et tu as répondu à mes attentes comme je le désirais, je veux te remercier, pas te blâmer.

- Certes, mais par ma faute, tu ne veux même plus dormir dans la même chambre qu'elle !

- Je… J'ai juste besoin de temps pour mettre les choses au clair dans ma tête, histoire de prendre du recul, rien de grave.

- Arrête, je sais que tu as pleuré toute la nuit, c'est facilement lisible sur ton visage.

- Peut-être… Mais je te jure que je ne t'en veux pas.

Il y eut un moment silencieux où elle sembla réfléchir.

- Et vous allez faire comment pour la compétition ? finit par me demander mon hôte.

- Comme tu l'as si bien dit hier, il nous reste plus d'un mois. Pendant quelques jours, on s'entraînera chacune de notre côté et après, pour les besoins de l'épreuve, je ferai un effort et j'irai vers elle.

- En tout cas, tu peux rester ici autant que tu le souhaites.

- Merci, Raven, encore une fois, vraiment, merci.

Point de Vue Lexa :

Comment diable Clarke avait-elle pu découvrir la vérité à propos de Costia ? Jamais je ne lui avais parlé de rien, jamais je n'avais évoqué le sujet, d'où avait-elle tiré ces informations ?

Après m'être fait virer de la chambre, je courrais en direction de ma fontaine favorite, les larmes aux yeux, le cerveau perturbé. Et puis quelle conne j'avais été ! Pourquoi je n'avais rien pu lui répondre ? Aucun son n'avait voulu sortir de ma bouche, j'étais restée pétrifiée sur place, je ne voulais pas qu'elle apprenne la vérité, je ne voulais pas qu'elle se fasse de fausses idées sur moi, je ne voulais pas qu'elle me haïsse. Et pourtant, qui que ce soit, je n'en voulais pas à la personne qui lui avait livré la vérité. Elle avait le droit de savoir et je n'en aurais peut-être pas eu la force, venait peut-être enfin le temps où nous allions en finir avec tous ces malentendus. Arrivée à mon but, je m'écroulai sur le rebord de la fontaine et me mis à pleurer à chaudes larmes. Lorsque je m'arrêtai enfin, ma tristesse m'ayant empêchée de penser, le soleil pointait déjà le bout de son nez.

Hors de question que j'aille en cours. J'attendais qu'il commence à faire chaud pour retourner discrètement au dortoir. Le réveil indiquait 10 h 30 quand j'entrais dans la chambre. Je pris une douche glacée, puis m'allongeai sur mon lit. Je plongeai dans un sommeil immédiat et ne me réveillai qu'à 19 h 00. Mon ventre criant famine, je me recoiffai et décidai d'aller manger. En entrant dans le réfectoire, je croisai toute ma bande d'amies qui en sortaient. Après m'être installée à une table, Gaïa et Octavia me rejoignirent. Au début, elles ne prononcèrent aucun mot, me laissant manger tranquillement, puis au bout d'un bon quart d'heure, le silence fut brisé.

- Ça va, Lexa ? demanda Octavia de sa voix toujours aussi angélique.

- Je crois…

- Où est-ce que t'as passé ta journée ? demanda à son tour Gaïa.

- Dans ma chambre.

- En parlant de chambre, interrompit Niylah qui avait fait irruption soudainement, ce soir, je dors avec toi,Lexa.

- Hein, mais, que… pourquoi ?... Non, laissez tomber… D'accord.

Elles n'osèrent rien me dire de plus et je finis mon repas en silence.

Une fois à l'intersection des pavillons, Gaïa attrapa Niylah tendrement et elles s'embrassèrent sous mon regard jaloux, puis Niylah me suivit jusque dans ma chambre. En entrant, je pus constater qu'elle avait déjà apporté des affaires. Elle alla se doucher rapidement, pendant que je ruminai mes pensées sur mon lit. Quand elle sortit, les cheveux mouillés enroulés dans une serviette, elle engagea la conversation.

- Ça ne te gêne pas que ce soit moi qui dorme avec toi, Lexa ?

- Non, non, pas du tout…

- Tu te souviens ? La fois où Gaïa et moi nous sommes disputées. Clarke a dormi avec Gaïa et j'ai dormi avec toi. Cette fois-là, vous nous avez aidé à nous réconcilier, j'aimerais pouvoir te rendre ce service aujourd'hui.

Elle retira la serviette de ses cheveux, les secoua un peu, puis, une fois a peu-près coiffée, elle posa la serviette sur le dossier de ma chaise de bureau, avant de prendre place sur celle-ci, en s'asseyant, le dossier entre ses jambes.

- C'est gentil, Niylah, mais ce coup-ci, j'ai bien peur que tu ne puisses pas faire grand-chose pour nous.

- Mais qu'est-ce que t'as bien pu lui dire pour qu'elle t'en veuille au point de ne plus pouvoir supporter ta présence ?!

- Oh, rien ! Justement, rien !

- Je ne te comprends pas très bien là, répondit-elle en appuyant sa tête sur la tranche du dossier de la chaise, posant ses mains sur les côtés.

- Elle sait pour Costia…

- Ah merde… Et elle l'a mal pris…

- Apparemment.

- Mais c'est toi qui lui en as parlé ?

- Non, tu penses bien !

- En tout cas ce n'est pas moi, mais finalement, c'est plutôt une bonne chose, mmh ? C'est quelque chose de quasiment banal, donc il valait mieux qu'elle se sache. Elle fait partie de la bande et ce n'était pas vraiment un secret.

- Oui, oui, tu as raisons, mais… Je ne voulais pas la dégoûter, elle n'était pas obligée de le savoir.

- À mon avis, la personne qui lui a révélé ne l'a pas fait sur un coup de tête, c'est forcément Clarke qui est allée chercher une réponse. Peut-être que pour toi ce n'était pas important qu'elle le sache, mais apparemment, pour elle, ça l'était.

- Je… Je n'avais jamais ressenti ça comme ça…

Une boule se forma dans ma gorge. J'avais pensé la protéger en ne lui disant rien, j'avais pensé lui épargner des souffrances inutiles, mais en fait, j'avais fait tout le contraire. Toutes les fois où j'avais confondu son nom avec celui de Costia, je m'étais dit qu'elle n'y aurait pas prêté plus d'attention que cela, mais en fait, cela la détruisait chaque jour d'avantage. Elle voulait des réponses, sûrement pour aller de l'avant. J'avais été complètement stupide. Une haine envers moi-même m'accabla et des larmes de rages s'échappèrent de mes yeux.

- Lexa, non… ça va aller ! Hein ?!

- Je ne sais pas, Niylah, je ne sais pas… C'est pas une dispute ordinaire…

- Celle que j'ai eue avec Gaïa non plus, et pourtant !

- Niylah…

Ma rage se transforma en indéniable tristesse et je me blottis dans les bras accueillant de mon amie qui me caressait les cheveux en silence pour m'apaiser. Son ultime phrase de la soirée fut : "Je ne t'avais jamais vu pleurer pour une autre raison que la mort de Costia". Phrase à laquelle je ne répondis pas.

Après une nuit de sommeil bien meilleure que la précédente, Niylah m'obligea à aller en cours. Au petit déjeuner, j'aperçus Raven et Clarke à notre table habituelle. Je priai Niylah pour que nous allions nous asseoir ailleurs, elle accepta sans rien dire. Au bout de quelques minutes, Raven débarqua à notre table.

- Lexa, Niylah, dit-elle en signe de salutations.

- Bonjour, répondîmes-nous à l'unisson.

- Clarke voudrait faire une pause dans votre entraînement en binôme. Elle viendra s'entraîner de son côté et voudrait que tu t'entraînes du tien.

- Pour combien de temps ? demandai-je en soupirant.

- Pas plus de trois semaines, après, il ne vous restera qu'un mois pour vous entraîner à deux.

- Trois semaines ? Espérons que les trois premières seront suffisantes pour qu'elle me pardonne et espérons que les quatre dernières seront suffisantes pour nous entraîner correctement.

Sur ce, Raven se retira en posant une main amicale sur mon épaule.

- Ah zut, j'ai oublié de lui demander si je pouvais manger à votre table lors des repas…

- Ne dis pas de bêtises, Lexa, bien sûr que tu peux !

- Trois semaines, hein ? Cette épreuve, le 7 octobre, c'est ça ? Me parait être dans une éternité…

Point de Vue Clarke :

Une toute nouvelle routine s'installa dans nos vies. Réveil, petit déjeuner, cours, déjeuner, à table, Lexa et moi étions placées à l'opposé, cours, entraînements. Chaque soir, Raven et moi parlions longuement, de ce qu'elle m'avait révélée, de comment j'avais réagi, nos discussions m'aidaient beaucoup à mettre de l'ordre dans mes sentiments. Néanmoins, je n'étais toujours pas prête à pardonner à Lexa, du moins, pas tant qu'elle ne viendrait pas me donner d'explications par elle-même.

À la fin de la troisième semaine, je dus me résoudre à aller lui parler, il nous restait peu de temps avant l'épreuve et il fallait au moins que nous communiquions pour tout ce qui touchait à l'épreuve. Nous étions exactement le vendredi 7 septembre, un mois avant l'épreuve, quand j'allais lui parler. Nous n'avions échangé aucun mot depuis notre silencieuse dispute.

Lexa s'occupait de son cheval, après l'entraînement, quand je m'approchai d'elle.

- Lexa, on devrait peut-être commencer à s'entraîner en binôme.

- Mais est-ce toujours nécessaire ? Toute cette mise en scène, cette élection, alors que nous ne nous adressons même plus la parole ?

- La faute à qui ? J'attends juste des explications, donne les moi, après, on verra ce que je peux en faire !

J'avais dit cette phrase avec une légère pointe d'énervement dans la voix. Mais, comme je m'y attendais, elle ne répondit strictement rien.

- Puisque tu sembles avoir perdu ta langue, repris-je, je te propose d'essayer de réaliser l'épreuve dans son ensemble, trois ou quatre fois, de faire le point pour voir là où nous avons des difficultés, pour ensuite travailler les passages qui nous posent le plus de problème. Demain, samedi, nous pourrons nous entraîner pendant un certain temps donc c'est parfait, je trouve. Ça te va ?

Elle acquiesça d'un signe de tête, puis je m'en allais aussi impassiblement que j'étais arrivée, lui marmonnant un léger "à demain".

S'entraîner avec une personne que vous haïssiez n'était vraiment pas chose facile. J'essayais de lui adresser la parole le moins possible. J'avais néanmoins besoin de lui parler, pour lui dire ce qui n'allait pas ou ce qui me semblait bien. La première semaine, surtout, fut difficile. L'épreuve nous obligeait à un contact physique, lorsque Lexa me récupérait sur son cheval alors que je l'attendais sur l'estrade. À chaque fois mon cœur s'emballait, j'avais beau vouer une haine indicible envers elle, je l'aimais toujours du plus profond de mon être. Et lorsque que je devais me cramponner à elle pour éviter de tomber de cheval lorsque nous faisions le parcours de sauts, j'en avais le cœur secoué de terribles tremblements, comme s'il allait exploser sous la contradiction de tous ces sentiments.

Mon cerveau aussi avait beaucoup de mal. J'éprouvais deux sentiments assez simples à distinguer, la Haine et l'Amour : deux sentiments qui étaient complètement à l'opposé. C'était dur à supporter et encore plus quand mes bras entouraient le buste frêle de ma coéquipière. Elle avait sans doute raison, à quoi bon continuer tout ce cirque si nous ne nous parlions plus ? Nous ne dormions même plus dans la même chambre. L'épreuve arrivait à grand pas, il était de toute façon trop tard pour nous retirer de la compétition. J'aurais peut-être dû attendre la fin de cette élection pour m'informer à propos du ruban. Il y avait des choses qu'il valait mieux ne jamais apprendre.


Pardon, je fais durer le suspense xD ! Mais vous saurez bientôt, je promets !