Disclaimer: Cette histoire est une traduction de l'histoire de RobSt que j'effectue avec sa permission. Elle n'est pas utilisée à des fins commerciales.

Reviews: Encore une fois, merci pour vos reviews. Aujourd'hui, exceptionnellement, je publie deux chapitres d'un coup, ne pouvant pas publier la semaine prochaine pour cause d'examens. Donc bonne lecture et à bientôt, et je répondrais individuellement à vos reviews d'ici deux semaines sachez juste que si vous voulez mes chapitres par Word, envoyez un message privé avec votre adresse mail et je le ferais; A très vitre

Chapitre 14 : Henrica Hobson vient à Poudlard

Harry n'eut pas le temps de répondre au directeur, puisque d'une manière qui rappelait terriblement le Professeur McGonagall, la Serdaigle Morag McDougal réagit d'une manière tout à fait écossaise. La Serdaigle en colère se leva d'un bond et posa à Dumbledore plusieurs questions qui devaient absolument être répondues.

« Directeur, vous n'êtes pas seulement l'Enchanteur-en-Chef de Grande Bretagne mais aussi le Manitou suprême de la Confédération Internationale des Mages et Sorciers (CIMS). Comment ne pouviez-vous pas savoir que les qualifications historiques de Poudlard sont la risée du reste du monde. Je pense que vous devez nous dire pourquoi vous avez laissé cette mascarade se produire ? »

Dumbledore était si choqué qu'un élève de première année l'interroge qu'il ne sut pas quoi répondre. Où était passée le respect que les étudiants devaient normalement lui montrer, le respect qu'Albus était certain d'avoir mérité. Harry donna la réponse avant que Dumbledore ne puisse répondre.

« C'est la raison la plus vieille du monde Morag, l'économie. Poudlard enseigne sept magies primordiales et durant les deux cent dernières années, l'une d'entre elle a été enseignée gratuitement. Binns est publiquement reconnu comme un mauvais enseignant mais il était peu cher payé, en effet, on n'a pas à payer un fantôme. Binns a utilisé ce fait à son avantage tout en continuant à répondre son poison à travers les siècles. »

Albus eut la réponse à sa question quand Helena continua. « Poudlard a besoin d'un nouveau professeur d'histoire. Binns utilisait sa position pour faire de la désinformation et poursuivre sa vendetta personnelle contre la nation gobeline. Même si nous sommes tous d'accord pour admettre qu'il s'agit d'un problème dont vous avez hérité, vos inactions sur ce problème depuis que vous êtes devenu Directeur ne nous plaisent pas. Nous avons vécu dans ce château pendant de nombreux siècles et nous nous sommes peu à peu détachés du monde extérieur, nous nous reposons sur chaque directeur pour maintenant Poudlard au sommet de sa renommée. Une renommée qui devrait faire que chacun de nos élèves est recherché dans le monde entier et non pas la risée des autres. »

Harry s'inclina profondément devant Helena. « Milady, avec la permission de Poudlard, nous gobelins avons une solution à vous proposer. »

Albus n'aima pas le son de cette soit-disante solution. « Et en quoi consiste cette solution Mr Crow ? Va-t-il y avoir des leçons sur la meilleure manière de faire des câlins à un gobelin ? »

« Je ne pense pas directeur, même si Hermione et Padma sauront probablement l'enseigner si vous pensez vraiment que c'est nécessaire ? »

Le rire incontrôlable de Neville explosa dans la salle de classe et Harry se tourna et fit un petit sourire à ses deux amies mortifiées.

Filius réussit à cacher son amusement et posa une autre question à Harry. « Je suis sûr que Miss Granger et Miss Patil veulent seulement prendre dans leurs bras un gobelin en particulier, tout comme je suis sûr que les plans de Mr Crow sont bien plus avancés que ça. Pourquoi n'éclairez-vous pas notre lanterne Harry ? »

« Merci Maître Flitwick. Mon père ne voulait pas que son fils quitte Poudlard avec des BUSES ou des ASPICS qui n'étaient pas reconnus. Comme je parle couramment plusieurs langues, il serait aisé pour moi d'étudier et de passer les examens français et allemands d'histoire de la magie, mais en ce qui concerne les autres ? Ce n'était pas assez et nous avons trouvé une solution. »

Plus Harry passait de temps avec ses camarades de maison, plus ils le connaissaient mieux. C'est pour cela que Lisa Turpin eut le courage de poser une question à Harry. « C'est pourquoi tu as attendu jusqu'à aujourd'hui Harry, pour que le problème soit réglé ? »

« Oui Lisa, il fallait mettre en place un cours qui rejoindrait les standards européens et que les livres de cours soient traduits dans notre langue avant de trouver un nouveau professeur, cela a pris du temps. »

Albus était choqué. « … Et qui va payer pour tout ça Mr Crow ? »

Harry avait un sourire malicieux sur les lèvres. « Directeur, s'il y a bien une chose que les gobelins comprennent, c'est l'économie. Nous sommes également conscients de ce qu'il se passerait si Poudlard devait augmenter ses prix. Le professeur et tous les livres seront payés par la toute nouvelle Fondation Lily Potter. Malheureusement, cela ne concernera que les élèves jusqu'en quatrième année pour l'instant. Tout simplement parce les élèves passant leurs BUSES ou au-dessus n'auront pas le temps d'apprendre les nouveaux faits et les quatrièmes années vont devoir travailler d'arrache-pied pendant un temps pour réussir leurs nouveaux examens. Vous devrez trouver un professeur pour les élèves plus âgés jusqu'à ce que tout le monde soit à niveau. »

C'était bien plus que ce qu'Albus aurait pu imaginer, mais il voulait clarifier une chose avant d'accepter cette gracieuse offre. « Les modalités de cours ont été approuvés par le Comité Européen d'Education ? »

« Oui Monsieur, ils ont tout approuvé. Les livres seront disponibles dans la Bibliothèque si des étudiants plus âgés voulaient essayer de passer les nouveaux examens, mais nos experts en éducations pensent qu'ils pourraient avoir du mal avec leurs autres cours s'ils devaient se concentrer sur un nouveau cours d'histoire. »

« Je vais transmettre ces nouvelles et les conseils de vos experts aux directeurs de maison. Je pense qu'ils sont les plus amènes à juger les capacités de leurs étudiants. J'agirai en fonction de leurs recommandations. Je suis ravi de pouvoir travailler avec vous sur ce problème Mr Crow. »

Toute la classe regarda avec dubitation comment le directeur semblait réclamer du crédit pour quelque chose avec laquelle il n'avait rien à voir et dont il ne savait rien quelques minutes plus tôt. La fille de Rowena Serdaigle n'avait pas l'attention de laisser partir Dumbledore aussi facilement. « Notre champion est venu nous voir pour ce problème et nous a demandé de l'aide. Nous avons pris connaissance du problème et notre champion a trouvé la solution, votre aide n'a jamais été demandée ni nécessaire. Poudlard accepte la solution de son champion et nous informerons les directeurs de nos maisons respectives sur ce qu'il s'est vraiment passé aujourd'hui. Le Professeur Flitwick en a vu la plus grande partie et j'aimerai connaître son opinion sur la question ? »

« Quand j'ai entendu un professeur de Poudlard se vanter d'avoir aidé le Seigneur des Ténèbres afin que Voldemort ne venge de la nation gobelins, je me suis senti sale, sale d'avoir connu Binns. »

Le bruyant « QUOI ? » de Dumbledore rivalisa avec le son de Poudlard.

« Nous l'avons tous entendu le dire Albus, sa haine pour la nation gobeline était à peine à la surface et pourtant m'a surprise pas son intensité. Quant aux nouveaux cours d'histoire, je rejoins l'opinion des experts de Mr Crow. Je n'ai à l'esprit que quelques Serdaigles plus âgés qui pourront supporter cette charge de travail supplémentaire tout en continuant à travailler leurs autres matières et je crois qu'on ne trouvera également que peu d'élèves d'autres maisons en étant capables. Et je ne vois pas l'intérêt à laisser mes élèves continuer une matière qui n'est pas reconnue en dehors de ces murs, je vais plutôt recommander à mes Serdaigles de laisser tomber l'histoire et de se concentrer sur d'autres sujets. »

A ce moment, il remarqua que Draco avait levé la main. « Puis-je poser une question Monsieur ? Mr Crow dit avoir trouvé un nouveau professeur, est-il gobelin ou sorcier ? »

Tous les yeux furent sur Harry qui décida rapidement d'utiliser cette opportunité à son avantage. Il s'agissait de quelque chose à laquelle il avait réfléchi pendant plusieurs semaines et venait d'avoir une occasion en or pour dire ce qu'il avait à l'esprit. « Honnêtement, je n'en sais rien et je m'en moque un peu. Je sais juste que la personne que recrutera mon père sera extrêmement douée et sinon elle ne restera pas bien longtemps en poste. Est-ce vraiment important ? »

Harry savait que toute sa maison le soutiendrait sur ce point. Après leurs leçons avec un tuteur gobelins, ils seraient fous de penser autrement et il n'y avait d'idiots à Serdaigle.

« Si on limite ses choix dans la vie à des choses futiles comme la pureté du sang, sa maison de Poudlard ou une équipe de Quidditch, dans ce cas là, tu as toute ma sympathie. Si j'avais agi ainsi, alors qui aurais-je comme ami ? Il n'y a pas beaucoup de personnes dans ma situation. »

Il regarda Hermione, Neville et Padma avant de continuer. « Regarde mes trois meilleurs amis et moi, si on y réfléchit bien alors notre amitié ne devrait pas fonctionner. Un ancien Sang-pur britannique, une Sang-pur indienne dont la lignée est certainement encore plus ancienne, une fille qui ne savait pas qu'elle était sorcière avant son onzième anniversaire et moi, un enfant élevé par des gobelins. Nous avons d'énormes différences culturelles entre nous, des différences qui soulèvent des problèmes presque tous les jours. Lorsque de tels problèmes surviennent, alors nous en discutons. Padma dit préférer voler sur un tapis volant en Inde que sur un balai, moi j'ai aimé volé la première fois sur un balai mais qui ne voudrait pas essayer un tapis volant ? Il y a des choses dont parlent Hermione que l'on pourrait croire inventées si elle ne nous avait pas promis de nous les montrer en vrai. »

Il jeta un nouveau regard à ses amis et les vit sourire, Harry sut qu'il n'allait pas avoir d'ennuis. « Nous avons des différences d'opinion, mais ça ne fait rien. Les amis n'ont pas besoin d'être pareils pour traîner ensembles, mais seulement d'être d'accords sur le fait d'être différents. En quoi cela devrait-il être un problème si notre prochain tuteur était un sorcier, un gobelin ou même un centaure, du moment qu'il nous apprend ce que nous devons savoir ? »

Albus reconnut intérieurement que le jeune homme était impressionnant avec sa logique et son charisme mais voulut mettre fin à ce comportement qui lui rappelait celui d'un autre élève qu'il avait eu et qui pouvait aussi charmer les foules.

« C'est très bien Mr Crow, mais j'ai un professeur en moins maintenant, quand ce nouveau professeur d'Histoire sera-t-il disponible ? »

« Oh, je pense d'ici quelques jours Directeur, et les fantômes des Maison ont déjà donné leur accord pour s'occuper de ces classes jusqu'à qu'il arrive. »

Albus n'avait maintenant droit qu'aux toutes dernières miettes. Il s'agissait de son école mais de plus en plus de décisions étaient prises sans son accord. Il devrait épingler rapidement William Weasley la prochaine fois qu'il viendrait le voir, Albus avait un grand besoin de découvrir l'objectif final des gobelins, de préférence avant qu'Albus lui-même soit éjecté du château. « Continuez dans ce cas. » Alors qu'il s'apprêtait à partir, Filius l'arrêta.

« Qu'en est-il des points que Binns a enlevé à Serdaigle avant qu'il ne soit banni ? »

« Vous savez que j'ai une politique de non interférence sur ce problème professeur, il s'agissait peut-être de points en moins mérités. »

Albus pensa qu'il s'en tirait avec une petite victoire mais il avait oublié les fantômes de Poudlard.

Helena fut la première. « Mr Crow, cinquante points en plus pour nous avoir parlé de ce problème et cinquante points supplémentaires pour avoir résolu le problème. »

Sir Nicholas fut le suivant. « Miss McDougal, cinquante points pour avoir eu le courage de poser au directeur une question essentielle, une question qu'il n'a toujours pas répondu. »

Le Baron Sanglant n'allait pas être laissé de côté. « Mr Boot, cinquante points pour avoir posé une question allant droit au cœur du problème. »

Puis le Moine Gras termina la distribution de points. « Miss Granger, trente points pour être une si bonne et loyale amie. Si je ne me trompe pas, cela ramène Serdaigle au point où vous étiez avant le début de ce cours. »

Albus venant de dire quelques instants plutôt qu'il menait une politique de non interférence sur les points, il ne pouvait rien y faire. Il quitta la classe quand le fantôme de Poufsouffle ajouta les points à la jeune Hermione, retournant se cacher dans son bureau.

Quand ils quittèrent ce cours inoubliable, Hermione posa une dernière question au sorcier qui tenait sa main. « Harry, que voulais-tu dire par savoir ce qu'il se passerait si Poudlard augmentait ses prix ? »

Harry chercha un moyen de le dire en des termes simples, puis finalement le lui dit directement. « La Grande Bretagne Magique est une culture très masculine. La plupart des sorcières de sang-pur sont destinées à élever des enfants et de tenir le bras de leur mari en public, elles sont envoyées à Poudlard dans l'espoir qu'elles y trouvent leur mari. Si les prix étaient augmentés aussi radicalement, certains pères se demanderaient à quoi servirait de payer aussi cher pour une éducation de leurs filles. Ils pourraient juste décider de ne pas les envoyer à Poudlard et de choisir simplement un mari pour leurs filles. »

Hermione était si choquée qu'elle lâcha le bras d'Harry. « … mais c'est - mais c'est… »

Alors qu'Hermione cherchait ses mots, Harry essaya de l'aider. « … une différence culturelle Hermione ? J'ai dit devant tous les élèves de première année que nous pouvions parler de nos différences, s'il te plait, ne me fais pas passer pour un menteur. »

Elle ne pouvait penser qu'à une seule chose. « Harry, s'il te plait, dis moi que la société gobeline n'est pas pareille ? »

La plainte dans sa voix toucha profondément Harry. Il mena sa meilleure amie vers une petite alcôve et tous deux s'assirent sur le banc de pierre. « Les gobelins sont une race guerrière Hermione, il faut que tu t'en rappelles vu ce que je vais te dire. Il existe certaines restrictions dans la culture gobeline sur ses femmes. »

Il put voir qu'Hermione était prête à faire un commentaire et il continua rapidement son explication. « Les femmes assistent aux mêmes cours que les hommes, même si elles apprennent plus l'utilisation d'armes légères en cours de combat. Même si on leur apprend à se battre, c'est plus pour pouvoir se protéger ou protéger leur famille, car aucune gobeline ne peut devenir une guerrière et ne pourra pas se battre dans l'armée gobeline en temps de guerre. »

Il s'agissait de quelque chose qu'Hermione pouvait appréhender. Il y avait en ce moment un grand débat dans l'armée britannique sur cette même question. Il s'agissait d'un débat que l'on ne pouvait pas facilement ou rapidement répondre, donc elle pouvait comprendre la position gobeline sur la question.

Harry prit le hochement de tête d'Hermione comme un bon signe et continua. « Les gobelines ne peuvent pas non plus travailler à Gringotts en tant que guichetières, mais pour la raison à laquelle tu penses. Les gobelins sont entraînés à savoir s'occuper de sorciers ou sorcières un peu rudes qui viennent à Gringotts. Il n'y a pas un guerrier Gobelin qui pourrait rester sans rien faire en voyant une gobeline être traitée de la sorte, en fait, plusieurs têtes rouleraient sur le sol de banque quotidiennement si c'était le cas. »

Hermione avait été plusieurs fois témoin de la surprotection d'Harry, il s'agissait d'un de ses traits de caractère qui la faisait frémir. Une nouvelle fois, elle n'avait de problème à imaginer un garde gobelin brandir une épée devant un sorcier qui essaierait d'abuser d'une gobeline.

« Il y a des femmes dont le plus grand souhait est de se marier, d'avoir des enfants et d'être mère à plein temps, tout comme il y en a qui sont des carriéristes. Tu m'as dit que ton père et ta mère étaient tous deux des sortes de guérisseurs qui travaillent ensemble. Un couple de guérisseurs ne serait pas inhabituel dans notre société. Dans la communauté magique, ce serait beaucoup plus rare. »

« Harry, tout ce que je voulais vraiment avoir, c'était si les femmes gobelins pouvaient prendre leurs propres décisions. Vu ce que tu m'as dit, il semblerait que ce soit le cas. »

« Nous sommes quand même une société très masculine Hermione, aucune femme ne pourrait diriger une Maison. En même temps, aucun chef de maison ne pourrait faire quoi que ce soit avec un mariage arrangé et les contrats de fiançailles gobelins n'existent pas. »

La voix d'Hermione devint aigue lors qu'elle arriva à répéter ses derniers mots. « Contrats de fiançailles ? »

« Oh, les Sang-purs aiment beaucoup leurs contrats de fiançailles, je pense qu'il y en a tout un tas dans Gringotts avec le nom Harry Potter dessus. Obtenir le dernier des Potter est apparemment un grand prestige, il y a sûrement des demandes venant de pères de filles que nous connaissons en ce moment à Poudlard. »

La bouche d'Hermione devint soudainement incroyablement sèche mais elle devait savoir. « Qu'en penses-tu ? »

Harry répondit simplement. « Je suis un guerrier gobelin qui a reçu une mission, une mission que je dois remplir avant de pouvoir vivre paisiblement. Jusqu'à ce que Voldemort ne soit plus une menace, je ne pourrais pas avoir la paix. Quand il sera parti, je sais exactement quel type de vie je veux. »

Hermione avait arrêté de respirer en attendant désespérément qu'Harry continue à parler. Il semblait fixer un point imaginaire alors qu'elle, ne voulait qu'une chose : qu'il arrête cette lente agonie.

« Mon père m'a dit que mes parents, en plus d'être un puissant et formidable couple, étaient très amoureux. C'est ce que je veux. » Il regarda sa meilleure amie et fut touché par le plus grand sourire qu'il ait jamais vu sur ce visage. « Penses-tu que ce soit stupide Hermione ? »

Elle enroula lentement et délibérément ses bras autour d'Harry, sa tête juste à côté de la sienne quand elle murmura à son oreille. « C'est ce qu'on veut tous Harry, mais je pense que personne ne le mérite plus que toi Harry. »

« Donc, il n'y a plus de soucis ? »

« Bien sûr que non, nous avons certes des différences culturelles importantes, mais je ne te ferai jamais passer pour un menteur. Et sinon Harry, ton plan est-il terminé maintenant que Binns est viré ? »

Harry ne pouvait pas secouer la tête car celle-ci était confortablement posée à côté de celle d'Hermione, mais il répondit quand même négativement. « Mon père et le directeur le voient seulement comme un petit pas sur la longue route qu'il nous reste à parcourir ... »

Elle posa ensuite une question qui l'avait préoccupée depuis un certain temps et elle tenait maintenant l'occasion de la dire. « … Mais pourquoi toi Harry ? Pourquoi dois-tu être celui qui risque ta vie en faisant ces choses ? »

Harry avait toujours ses bras autour d'elle et il serra contre lui en répondant. « C'est simple Hermione, c'est parce que je suis le seul à pouvoir le faire. Nous gobelins, nous plaignons de Binns depuis des générations auprès du Département de Régulation et contrôle des Créatures Magiques et tu vois ce qu'il s'est passé… Rien ! Et le garçon-qui-a-survécu à réussir à le faire virer en une seule après-midi. Nous ne verrons peut-être pas les relations gobelins/sorciers au beau fixe de notre temps, mais nos enfants et leurs enfants à eux bénéficieront de ces changements. »

Hermione était dans les bras d'Harry, sa place préférée dans le monde. L'entendre dire « nos enfants » la fit rougir de confusion. Elle savait qu'il ne le disait pas dans ce sens, mais une fille pouvait être libre de rêver, une fille qui devrait aussi parler longuement avec sa mère quand elle la verrait.

Harry aimait bien avoir Hermione aussi près de lui et continua donc à parler pour que ce moment se prolonge, il n'avait pas idée à quel point sa meilleure amie aimerait elle aussi rester comme ça pour le reste de la journée. « Je ne peux que travailler sur l'attitude des sorciers, mon père et le directeur ont probablement plus de difficultés à convaincre le reste de la nation gobeline d'améliorer les relations avec la communauté magique. Sur les sept « rebellions gobelines » dont Binns parlait, seulement deux d'entre elles ont été commencées par les gobelins. Ce qu'il n'a pas dit, c'est que ces deux rébellions ont été sévèrement punies par la nation gobeline. Nous avons encore quelques gobelins qui haïssent avec passion les sorciers, même si eux ne sont pas revenus d'entre les morts comme Binns. »

« Tu sais que Padma ne va plus lâcher maintenant ? »

Harry gloussa à sa question. « N'oublie pas Neville, il devient de plus en plus comme elle. Ces deux là rendent Parvati et Lavande folles de jalousie en se comportant comme un couple. »

« Je me demande si le nom de Padma est sur l'un de ces contrats de fiançailles ? »

« Je ne sais pas, mais je m'en occuperai quand je deviendrai Chef de la maison Potter. Aucun Sang-pur n'acceptera que sa fille soit rejetée par un gobelin, donc il faudra que je le fasse moi-même. »

« Oh mon Dieu, je crois que je serais mortifiée si tu devais me rejeter. »

Un moment de silence suivit cette remarque avant qu'Harry n'arrive pas à répondre. « Je ne pense que je pourrai te faire un telle chose… »

Hermione eut une nouvelle fois du mal à respirer, sa bouche devenant aussi sèche que le désert du Sahara, Harry venait-il vraiment de dire ça ? « Dois-je parler à mon père d'un contrat ? » Elle venait de dire cette phrase, à moitié pour blaguer.

Harry la serra fort contre lui tout en chuchotant sa réponse. « Seulement si tu es d'accord pour rester comme tu es. »

Tous les deux venaient de passer des heures difficiles et aucun d'eux ne voulait être celui à briser leur étreinte. C'est ainsi que Padma et Neville les trouvèrent presque deux heures après. Leurs amis ne se moquèrent pas d'eux mais leur donnèrent juste la nourriture qu'ils avaient emballée dans des serviettes. Ils se doutaient bien qu'ils n'allaient pas venir dans une Grande Salle où tout le monde allait les regarder.

Barchoke marchait le long du couloir qui menait au bureau du directeur. Il n'avait pas de rendez-vous mais ne pensait pas que ce serait un problème aujourd'hui, la lettre dans sa main suffirait aujourd'hui.

Une fois qu'il fut en présence du directeur, Barchoke ne perdit pas de temps à lui transmettre de nouvelles ou la lettre. « Directeur, mon fils a réussi ! » La fierté dans sa voix irradiait presque de Barchoke, s'il était possible pour un gobelin de luire, alors il l'avait fait.

Ragnok prit la lettre et son plaisir fut bientôt égal à celui de Barchoke. « Le petit-fils de Binns le Sanglant enfin éjecté du château ! C'est un grand jour mon ami. » Même s'il était tôt, Ragnok sortit deux verres et un alcool gobelin pour célébrer cette grande victoire. Quand leurs deux verres furent remplis, Ragnok offrit un toast.

« Il y a presque dix ans j'ai nommé votre fils Vieux Corbeau car je trouvais ça amusant. Comme un vrai gobelin, par ses actions, il a retourné la blague contre moi. Je dois maintenant renommer votre fils, à partir de ce jour, il sera connu comme le Centurion Crow. » Ragnok but une longue gorgée de son Armagnac avant de remarquer que son partenaire ne buvait pas.

Barchoke était maintenant à genoux, sa tête inclinée. « Directeur, je vous en prie, ne faites pas ça. Mon fils subit suffisamment de ressentiment de la part de notre nation sans ajouter un autre poids sur ses épaules. »

« Ne pensez-vous pas que le gobelin qui nous a débarrassé de Binns le Sanglant doit être récompensé ? »

« Si directeur, mais… »

« …Mais rien Barchoke. Vous avez élevé un bon fils, un fier guerrier gobelin. Ses tuteurs et ses entraineurs m'ont envoyé de brillants rapports sur lui, vous-même êtes entré fièrement dans ce bureau pour m'annoncer ses exploits. Son travail à Poudlard a été exemplaire, et a élevé notre nation plus que ce que nous pensions. Je sais qu'en tant que père, vous voulez que votre fils prenne ses propres décisions et je promets d'honorer cette décision, mais je serai heureux s'il choisissait de rester à Gringotts. »

Barchoke n'avait jamais été aussi content d'avoir un verre d'alcool dans sa main, après avoir entendu le directeur, il en avait bien besoin. Il ne put le boire cependant, car le directeur n'avait pas fini.

« Je sais que votre intention initiale était de voir votre fils prendre sa place légitime dans la société sorcière, donnant à la nation une voix dans l'élite de leur culture, et c'est toujours un but satisfaisant. Mais ne voyez vous pas que si votre fils rejetait cette vie pour vivre parmi nous, cela aurait un impact tout aussi profond sur notre communauté ? » Le chef de la nation gobelins commença à énumérer ses raisons qui étaient aussi choquantes que celle de Barchoke le jour où il avait demandé à ce qu'Harry soit élevé parmi eux. Les deux gobelins savaient aussi que l'un deux avait failli perdre sa tête ce jour là.

« Il a déjà tué avec son épée en combat et a corrigé un tort historique, il pourrait tout aussi bien être un aussi grand héros pour notre nation qu'il ne l'est en tant que garçon-qui-a-survécu chez les sorciers. Maitre Sharpshard pense que lorsque votre fils maitrisera sa magie, aucun gobelin ne pourra le battre en combat. Cela est en soit une réussite qui doit être récompensée. Maintenant, voulez-vous vous lever et boire à la santé de votre fils avec moi ? Nous devons organiser une cérémonie, et nous devrions aussi inviter sa jeune amie et montrer à tous nos intentions. »

Barchoke sur qu'un seul verre ne serait pas suffisant, il devrait écrire à Harry avant de boire davantage. « Directeur, vous me faites à moi et ma famille un grand honneur. Accorder un tel rang à mon fils et inviter son amie pour la cérémonie va certainement entrainer d'importantes répercussions pour nous tous. J'espère que tout se passera de la manière que nous souhaitons. » Le gobelin choqué termina ensuite son verre.

Hedwige délivra sa lettre à Harry avant de se poser sur la table à côté d'Hermione, la sorcière avait Moonlight sans ses bras et la chouette, sage, savait qu'elle risquait quelques griffures. Elle ne fut pas déçue quand la sorcière lui donna quelques morceaux de bacon, le jeune flaireur ne la regarda pas avec jalousie – sachant visiblement qu'il y en avait assez pour les deux familiers.

« Une chouette blanche comme neige et un chat noir comme la nuit, il ne pouvait pas y avoir deux animaux aussi différents et pourtant ils semblent bien s'entendre, penses tu que nous puissions tous faire comme eux Harry ? »

Harry ne l'avait pas entendu, son attention étant sur le parchemin dans ses mains. Il avait lu le paragraphe en question trois fois et n'arrivait toujours pas à saisir. « QU'EST-CE QUE… »

« Harry, tout va bien ? »

« Honnêtement, je ne sais pas. »

« Comment ça, tu ne sais pas ? »

« Je crois que j'ai besoin de quelques minutes. Ma vie va changer Hermione, et ce n'est pas quelque chose à laquelle je m'attendais à apprendre au petit-déjeuner ce matin. »

Aucun secret ne pouvait être gardé bien longtemps à Poudlard et quand Harry avait crié, toute la grande salle s'était tournée vers lui. Bientôt, tous surent qu'Harry avait reçu d'étranges nouvelles de chez lui. Dumbledore sentit une ouverture et se dirigea vers la Table de Serdaigle. Si le garçon était troublé, peut-être qu'il laisserait échapper quelque chose. Le directeur de maison d'Harry suivit cependant immédiatement le directeur.

Albus commença par une question, il semblait évident qu'il voulait faire parler le garçon. « Des nouvelles de l'arrivée du nouveau professeur d'histoire Mr Crow ? »

« Demain, et en fait c'est Centurion Crow. »

Filius mit immédiatement sa main droite sur son cœur, puis s'inclina devant lui pour compléter le salut réglementaire. « Enchanté Centurion Crow, et puis-je être le premier à vous féliciter ? »

En voyant le professeur Flitwick le féliciter, Hermione s'inquiéta un peu moins, mais elle était maintenant bien confuse. « Centurion ? Comme dans l'armée Romaine ? As-tu maintenant une centaine de gobelins sous tes ordres ? »

Harry était encore en train de digérer cette grande nouvelle, ce fut donc leur directeur de maison qui répondit. « Un centurion est un guerrier qui, par ses actions, a rendu un grand service à la nation gobeline. Il n'a pas de guerriers sous ses ordres, même si un guerrier doit obéir si un centurion lui donne un ordre direct. La chose la plus proche à cette récompensé est un Ordre de Merlin ou une médaille de la légion d'honneur dans le monde moldu. Je pense qu'Harry est le plus jeune gobelin à avoir jamais reçu un tel honneur. Ont-il déjà prévu une date pour la cérémonie ? »

« Mon père dit que c'est pour bientôt. Maître Flitwick, auriez-vous un peu de temps à nous consacrer avec le début des cours ? Hermione doit aussi être présente, puisqu'elle va recevoir une invitation du directeur pour être présente à la cérémonie. »

Le « QUOI ? » du professeur Flitwick rivalisa avec celui du directeur en cours d'histoire, la différence, cette fois, c'était que toute la grande salle était présente et s'était tue. Hedwige s'envola et fit des cercles dans les airs, alors qu'Hermione réconfortait Moonlight, les deux familiers ayant mal réagis à ce cri.

« Donc, le fait que je vienne n'est pas commun ? Je devrais m'y habituer maintenant, à force de trainer avec toi Harry. »

Filius était enchanté par la réaction de la jeune fille, mais il devait lui faire comprendre à quel point c'était exceptionnel. « Miss Granger, je penses que vous serez la première sorcière à voir cette cérémonie. Moi-même, je n'en ai jamais vu. »

Albus fut prompt à réagir, il n'avait pas besoin que les gobelins s'immiscent un peu plus. « Si Miss Granger va être mise en danger, alors, j'ai peur de ne pas pouvoir l'autoriser à … »

Dumbledore était peut-être rapide, mais Harry lui, fut rapide comme l'éclair. Il se leva et regarda le directeur. « Puisqu'Hermione a déjà été attaquée deux fois dans votre école, il est difficile de vous entendre nous donner des conseils en sécurité Albus Dumbledore. Quand ses parents auront signé son autorisation, vous n'aurez plus rien à dire sur la question, directeur. Cela ne vous concerne pas. »

Albus sut qu'il avait fait une terrible erreur, il affrontait certes un élève de première année, mais il était incontestablement dans les ennuis jusqu'au cou. Même s'il était rapide, il était un sorcier âgé de plus de cent ans. Le jeune Harry quant à lui avait la jeunesse et donc plus de réflexes que lui et Albus s'était stupidement placé devant la lame mortelle du jeune homme. Des visions de baguettes tranchées sur le sol des toilettes firent frissonner le directeur. La Baguette de Sureau était peut-être la plus puissante des baguettes magiques, mais elle restait en bois et ne survivrait pas contre une lame gobeline. Ce fut Filius qui dut intervenir et Albus dut reculer devant un élève de première année devant toute l'école.

« Miss Granger sera traitée avec le plus grand respect à l'intérieur de Gringotts, si quelqu'un enfreignait cette règle, il le paierait très chèrement. Elle sera présente en tant qu'invitée du Directeur, et si quelqu'un osait l'insulter, cela reviendrait à insulter Ragnok, ce qu'aucun gobelin sain d'esprit ne ferait. Si on ajoute le fait que le bracelet qu'elle porte indique clairement qu'elle est sous la protection d'une très puissante famille… « Sa dernière phrase constituait une surprise pour tout le monde, sauf Harry, même pour Hermione.

Filius expliqua la signification de ce bracelet pour la culture gobeline devant toute la Grande Salle, s'assurant que tous écoutaient. « Le professeur McGonagall est connue pour porter un morceau du tartan de son clan sur ses robes, le filigrane sur le bracelet a la même fonction. Pour un gobelin c'est aussi simple à lire que pour un écossais voyant ce tartan. Si un gobelin osait manquer de respect à Miss Granger, alors il devrait subir le courroux du directeur de Gringotts mais aussi d'une des familles les plus puissantes de la nation gobeline. Je suis d'accord avec le Centurion Crow, elle sera bien plus en sécurité à l'intérieur de Gringotts qu'à Poudlard. »

Albus était forcé de l'accepter, il n'avait aucun droit de contester ces déclarations. Le directeur essaya malgré tout de se sauver la face. « S'il vous plait, faites en sorte que les papiers appropriés soient à Poudlard avant la cérémonie… »

Harry ne voulait pas justement qu'Albus s'en sorte. « Mon père contactera le professeur McGonagall d'ici peu et avec tous les papiers complétés. Maître Flitwick, mon père souhaite également vous inviter à la cérémonie. »

Le directeur de Serdaigle était enchanté et réitéra son salut au centurion avant de les conduire tous deux vers son bureau.

Hermione était au bras d'Harry, Moonlight dans son autre bras, ils avaient à peine quitté la Grande Salle quand elle lui posa sa première question. « Que vient-il de se passer Harry ? »

« Tu te souviens quand je t'ai dit que je faisais cela car j'étais le seul à le pouvoir ? Je pense que le directeur Ragnok vient juste de changer les règles et veut maintenant que je change aussi l'état d'esprit des gobelins. Je veux en parler avec Maître Flitwick, mais je pense avoir raison. Le fait que le directeur t'ait également invitée est un gros indice. Il veut me montrer que si je choisis Gringotts, je ne perdrai pas mes amis et me soutient publiquement. La cérémonie montre également publiquement que le directeur me considère comme un gobelin. Tous les guerriers gobelins rêvent de devenir centurion, je n'arrive pas à croire que j'en suis un maintenant. »

Hermione n'était pas vraiment troublée par ces nouvelles. « Je te l'ai déjà dit Harry, si tu pars, je viens aussi. Je n'ai encore rien vu depuis ma première nuit à Poudlard qui pourrait me faire changer d'avis. Et en considérant que tu n'as même pas reçu de points en plus pour nous avoir sauvées de ce troll, je dirais que tu le mérites, même si je commence à me demander si toute cette histoire de centurion n'est pas plus importante que je le pensais. »

Filius y pensait aussi et était arrivé à la même conclusion qu'Harry. Si cela devenait un combat entre les deux nations, alors la décision du pauvre garçon deviendrait certainement impossible.

Bill voyait maintenant que les dés étaient lancés, les nouvelles d'Harry avaient ajouté une touche de panique dans les manipulations du directeur. « Albus, vous devez comprendre que je n'étais pas la seule personne en liste pour ce poste, c'est une opportunité fantastique pour moi. Ce que vous me demandez reviendrait à briser ma carrière sans possibilité de faire marche arrière. »

« Mon garçon, ce que vous ne voyez pas, ce sont les implications qui se cachent sous la surface. Plus Minerva s'extasie devant les méthodes de métamorphose des gobelins, plus cette matière change. Vos cours de défense sont également différents des cours habituels, tout comme ces leçons privées de potions enseignées par un gobelin. Demain, nous avons un nouveau professeur d'histoire de la magie et ce cours et le professeur sont payés par les gobelins. »

Albus continua avec une mine impassible. « Ils utilisent l'influence d'Harry et l'or des Potter pour infiltrer notre société d'une manière tout aussi dangereuse que celle du Seigneur des Ténèbres. Leur influence couvre maintenant quatre des sept matières principales, et cinq si on compte le fait que Filius enseigne les enchantements et sortilèges et je dois savoir quelles sont leurs intentions. Il y a sûrement quelque chose que vous pouvez me dire ? »

« Je peux vous dire qu'ils veulent voir Voldemort détruit, un objectif que je sais être commun entre nous. »

Albus hocha simplement la tête et laissa le silence s'installer, voulant plus d'informations. Sa patience fut enfin récompensée.

« Ils ont aussi un plan concernant l'école et je pense que vous en ferez parti. Ils suspectent qu'un horcruxe est caché à Poudlard, Harry espère que son statut de champion l'aidera à le trouver. S'il en découvre un, mon travail sera de l'amener à Gringotts… »

« Si vous en trouvez un, je veux l'examiner. »

« Désolé Albus, mes instructions sont explicites. Protéger Harry coûte que coûte et emmener tout horcruxe directement à Gringotts. Les gobelins ont une procédure pour s'en occuper donc vous pouvez compter sur eux pour s'en charger. »

« Savez-vous s'ils en ont détruit d'autres ? »

« On m'a parlé de celui qu'il y avait à l'intérieur d'Harry, mais rien d'autre. Je sais qu'ils ont une petite équipe qui s'occupe des recherches puis qui suit les pistes pouvant les conduire à ces abominations. En ce moment, leur cible est comme je vous le disais, Poudlard. »

Ce n'était pas beaucoup, mais au moins, il le saurait si un horcruxe était déplacé hors de Poudlard. Maintenant qu'il avait un peu percé les défenses de William, la prochaine information serait plus facile à obtenir. Bientôt, il saurait tout ce que les gobelins avaient confié au briseur de sort. Si c'était nécessaire d'exposer cette information à d'autres, alors William ferait un très bon professeur de défense quand les gobelins l'éjecteraient. Il pourrait même loger dans le château et être loin de sa mère. Après avoir reçu une beuglante de Molly quand elle avait apprit que Voldemort avait été dans le château, Albus pensait qu'être loin du Terrier serait un point de plus en sa faveur pour que le jeune homme accepte le travail.

Le nouveau professeur d'histoire n'était pas un sorcier, mais Harry ne pensait pas que Draco allait se plaindre. Le professeur Hobson n'était pas un gobelin, ni même un centaure, il s'agissait d'une suédoise blonde d'1m80 allant sur ses trente ans. Son visage et son corps étaient tels que même les élèves de septième année se disaient que ce ne serait pas grave de rater certains ASPICS tant qu'ils pouvaient avoir cours avec la plus séduisante sorcière de Poudlard. Non, Draco n'allait certainement pas se plaindre de la nouvelle importation gobeline dans le château.