Disclaimer: Cette histoire est une traduction de l'histoire de RobSt que j'effectue avec sa permission. Elle n'est pas utilisée à des fins commerciales.
Chapitre 15 : Visiter ses parents.
Halloween tombant cette année sur un jeudi, la cérémonie durant laquelle Harry deviendrait officiellement le Centurion Crow était prévue pour le jour d'après. Savant la pression que portait son fils à Poudlard depuis deux mois, Barchoke s'arrangea pour qu'Harry et Hermione soient aussi absents pour le week-end qui suivait.
L'enseignante qu'était McGonagall avait d'abord été réticente en pensant à ces deux élèves de première année manquant autant de cours, forçant ainsi à Harry à lui avouer la raison pour laquelle il avait besoin d'être hors de Poudlard ce jour là aussi. Après, ce fut une Directrice adjointe en larmes qui signa aussitôt les papiers.
Ils restèrent à Poudlard jusqu'au cours d'astronomie du mercredi soir et partirent donc seulement le jeudi matin après le petit-déjeuner. Padma les serra tous deux dans ses bras puis le professeur Flitwick les escorta jusqu'au portail de Poudlard. Le portoloin d'Harry emmena aussitôt les deux adolescents ainsi que Moonlight dans son sac de voyage vers Gringotts.
Harry voulait terriblement prendre son père dans ses bras, Hermione l'ayant rendu complètement accro à ce comportement tout à fait contraire à ceux des gobelins. « Bonjour père, je suis ravi de te revoir. »
« Bonjour mon fils, et bien sûr Bonjour à vous aussi Miss Granger. Cela fait beaucoup de bien à mes vieux yeux de vous voir aussi en forme. »
« Oh Mr, je pense que je suis bien plus excitée qu'Harry, c'est vraiment bon de vous revoir aussi. »
La sincérité dans ses mots ravit le gobelin, il était cependant temps de parler affaires. « Nous avons beaucoup de choses à faire aujourd'hui, donc je vais donc vous présenter notre programme. D'abord nous avons rendez-vous chez des tailleurs pour que vous portiez quelque chose d'approprié pour demain. Puis nous irons à Godric's Hollow et termineront notre journée à Crawley. »
L'excitation d'Hermione prit de grandes proportions. « Nous allons voir mes parents ? »
« Oui, Harry et moi avons une chose à faire mais vous aussi aurez une tâche à accomplir chez vous. »
Hermione avait appris que les gobelins ne révélaient que ce qu'ils voulaient et savait maintenant qu'il se tramait quelque chose. Elle leva un sourcil attendant qu'Harry s'explique.
« Et bien, mon père s'est arrangé pour que ta maison soit protégée. Tu devras être présente puisque les barrières ont besoin de quelqu'un de magique pour que la protection s'active. Je te parlerai du reste quand je reviendrai. Je ne sais pas ce qui m'attend et ne veux pas gâcher notre journée. Mon père et moi serons parfaitement en sécurité, donc tu n'as pas à t'inquiéter. »
« Et je croyais que c'était moi qui étais censée te connaître si bien ? »
Leur interaction avait fait sourire Barchoke, mais il pressa vite à sortir du bureau. Ils avaient vraiment beaucoup de choses à faire et il n'avait pas vraiment hâte d'être cet après-midi.
Depuis le premier septembre, Hermione avait l'impression d'avoir plongé dans l'un de ses romans favoris, même s'il s'agissait de sa propre version. Ce matin, il s'agissait du livre de Cendrillon, elle s'était sentie comme une princesse alors que les couturières se pressaient autour d'elle et la jeune sorcière avait été stupéfiée par le choix qu'elle avait eu, la couleur, le matériau, le style, etc.
Maintenant Hermione avait eu un violent rappel à la figure en voyant la vie qu'elle avait choisie. Quand elle s'était tenue derrière Harry alors qu'il lui présentait ses parents dans le cimetière, son cœur s'était presque brisé. Ses deux parent n'avaient que vingt et un ans quand il avaient été assassinés et Hermione ne savait pas quoi faire de l'inscription sur leur pierre tombale – le dernier ennemi qui doit être détruit, c'est la mort.
Elle s'était tenue là, essayant d'être une bonne amie alors qu'Harry leur parlait de sa rencontre avec Hermione dans le train et de toutes leurs aventures. Il était toujours modeste quand il décrivait ses actions et quand il leur dit que la nation gobeline l'honorait en le faisant centurion. Il parla de ses cours à sa mère, puis dit à son père qu'il avait apprécié son premier vol sur un balai mais qu'il n'avait pas encore vu un match de Quidditch. Le cœur d'Hermione se brisa un peu plus pour son meilleur ami, elle avait horriblement hâte de voir ses parents, de les serrer dans ses bras et de leur dire qu'elle les aimait beaucoup.
Le portoloin avait à peine amené le groupe dans le jardin arrière qu'Hermione courrait dans la maison pour embrasser ses parents. Harry prit le sac à voyage contenant Moonlight et suivit son père vers la maison à son tour.
Ils virent rapidement les trois Grangers dans les bras les uns des autres. Harry se sentait comme un intrus jusqu'à ce qu'Hermione brise leur étreinte et le traine pour leur présenter.
« Maman, papa, voici Harry. »
Hermione avait pris sa position habituelle sur le bras d'Harry, il dut donc poser le sac de Moonlight pour serrer la main tendue son père. « Enchanté de vous connaître monsieur. »
Tandis que Dan constatait à quel point la poignée de main du jeune homme était ferme et regardait la façon dont Hermione tenait son bras, Harry, lui regarda les parents d'Hermione. Il estimait qu'ils avaient tous deux environ trente cinq ans, son père était le type d'homme que les sorcières de Poudlard semblaient aimer, grand, ténébreux et agréable à regarder. Harry pensa aussi qu'Emma Granger était une femme d'une incroyable beauté, il le lui dit poliment et sincèrement en embrassant le dos de sa main.
Emma Granger ne put pas le croire quand elle vit le meilleur ami d'Hermione. Son costume sombre semblait avoir été fait par un grand couturier même si sa coupe ne pouvait pas vraiment être considérée être traditionnelle. Son polo blanc comme neige ressortait bien avec sa veste gris perle ainsi que sa cravate assortie, tout cela rehaussé par un fourreau contenant une épée certainement mortelle. Les cheveux d'un noir de jais encadrant ce visage et ses yeux d'un vert éclatant complétaient parfaitement l'ensemble et Emme comprit facilement pourquoi tant de sorcières semblaient lui courir après. Son souffle se coupa quand elle regarda dans ces yeux magnifiques tout comme quand Harry lui dit, tout en embrassant le dos de sa main, qu'il comprenait d'où Hermione tenait sa beauté. En entendant leur fille glousser, les deux Granger pensèrent qu'ils voulaient l'entendre rire plus souvent.
« Oh mon dieu, c'est un sacré charmeur Hermione. »
Hermione éclata de rire. « Le truc, maman, c'est qu'Harry ne sait pas du tout ce qu'il fait, il est juste sincère. »
Hermione se pencha pour ramasser le nouveau membre de la famille Granger quand ses parents virent son bracelet. « Jésus ! Hermione, tu ne plaisantais pas en disant que ton cadeau était magnifique. »
« Oh je sais maman, Moonlight n'est-il pas ravissant ? »
Dan et Emma étaient heureux de voir que leur fille estimait davantage son chaton que son bracelet en or et avaient hâte d'écouter leurs histoires autour d'un bon repas. En regardant les deux enfants interagir à table, ils rejoignirent l'avis de Barchoke, Harry était excellent pour Hermione.
Peu après Barchoke dut s'excuser, lui et Harry avaient un rendez-vous qu'ils ne pouvaient pas manquer. Les trois parents virent leurs enfants se serrer dans leurs bras et Barchoke leur promit qu'ils reviendraient plus tard. Les enchanteurs allaient également bientôt commencer à protéger leur maison.
Hermione regarda Harry et son père disparaître et les deux parents l'entendirent soupirer. Dan partit faire la vaisselle, sachant qu'Emma voulait avoir une chance de parler à sa petite fille, qui n'était plus si petite que ça.
Cela faisait longtemps que Sirius Black n'avait pas apprécié un bon repas. Cela faisait en fait une décennie que Sirius n'avait pas apprécié quoi que ce soit. Aujourd'hui était le dixième anniversaire du pire jour de sa vie, le jour où sa vie avait explosé. Ce fut donc un grand choc quand il vit le garde arriver et ouvrir sa cellule.
« Bouge toi Black, il y a là quelques gobelins qui veulent te voir pour des affaires familiales. Je croyais pourtant que tu étais le dernier de ta tribu démoniaque. »
Sirius se demanda si Lucius essayait encore une fois de mettre la main sur la fortune des Black ? Il doit être désespéré s'il envoie maintenant des gobelins à Azkaban. Sa seule pensée heureuse était qu'il avait tout légué à son filleul et qu'ainsi ni les Malfoy, ni le ministère ne pourrait toucher ne serait-ce qu'une noise.
Il fut conduit dans la salle des visiteurs et s'assit sur la chaise qui l'entoura aussitôt de chaines en fer, puis le garde le laissa. Une paire de gobelins entra dans la pièce et s'assit en face de lui. L'un des gobelins avait le visage caché par une cape, l'autre non.
« Bonjour Monsieur, nous nous demandions si vous pouviez répondre à quelques questions ? »
« Et bien, ce n'est pas comme si j'avais autre chose de prévu aujourd'hui. Vous avez fait tout ce chemin pour me voir, donc je ferai de mon mieux. »
Sirius eut soudainement l'impression que tout l'oxygène avait été aspiré de la pièce. L'autre « gobelin » avait baissé sa capuche et le maraudeur fut transpercé par une paire familière d'yeux verts en colère. La dernière fois qu'il avait fut une telle paire verte en colère, c'était quand il avait offert un balai à son filleul pour son dernier anniversaire – Lily avait menacé de le castrer si Harry se blessait.
« Vous pouvez commencer à me dire Mr Black, pourquoi vous avez trahi mes parents à ce bâtard de Voldemort ? »
Hermione faisait les cent pas dans la cuisine, son regard toujours fixé sur le jardin. Leur maison était maintenant protégée mais Harry n'était toujours pas rentré et la nuit commençait à tomber et l'anxiété d'Hermione augmentait de plus en plus. Sa mère et son père essayaient de la faire asseoir mais elle n'arrivait à oublier ce sentiment que quelque chose n'allait pas.
Moonlight était sur les genoux d'Emma, ayant adopté immédiatement les deux adultes. Sa mère caressait le chat tout en essayant de calmer sa fille. « Harry arrivera quand il arrivera, ça ne sert à rien de faire les cent pas. Son père et lui nous ont dit qu'il n'y aurait pas de danger. »
« Maman, Harry trouve toujours le moyen d'être en danger. Il ne cherche jamais les ennuis et … Harry ! »
Les deux hommes venaient d'apparaître dans le jardin et il semblait que Barchoke soutenait son fils. Dan se déplaça rapidement pour aider Barchoke et Harry à entrer dans la maison. Hermione était droite, presque figée par le choc jusqu'à ce qu'Harry relève la tête et lui dise « Hermione », alors elle lui sauta dessus et le serra dans ses bras. Les deux pères installèrent Harry sur une chaise et Hermione s'assit sur ses genoux, le cœur de son meilleur ami battait la chamade, et elle n'avait aucune envie de se déplacer jusqu'à ce qu'il aille mieux.
Les trois parents restèrent en silence, regardant Hermione réconforter Harry qui se trouvait clairement dans une crise émotionnelle. Barchoke regardait peiné son fils, comme si il l'avait laissé tomber. « Je ne savais pas comment gérer les réactions d'Harry, mais Hermione semble exactement savoir que faire. Je ne pourrai jamais vous remercier assez, vous ou Hermione pour ça. »
Emma regarda sa fille sur les genoux d'Harry et qui lui chuchotait des mots à l'oreille et le garçon, lui la serrait dans ses bras comme si sa vie en dépendait. Elle était contente d'avoir eu la chance pouvoir parler avec Hermione et soulagée d'avoir eu le temps d'en parler avec son mari quand sa fille était avec les enchanteurs gobelins venus protéger la maison.
Les révélations d'Hermione sur le fait qu'Harry ne voulait pas de petite amie tant que l'autre fou n'était pas mort avaient apaisé les inquiétudes de Dan. Les trois parents se doutaient déjà vers qui Harry se tournerait à ce moment. Le conseil d'Emma à sa fille était de rester la meilleure amie d'Harry pour l'instant et peut-être après, ils pourraient sortir ensembles. Emma espérait qu'il s'écoulerait encore plusieurs années mais les enfants semblaient grandir de plus en plus vite au fil des générations.
Elle demanda à Barchoke ce qu'il s'était passé.
« C'est une très longue histoire Emma et je vous la raconterai en détails, mais attendons encore qu'Harry se sente mieux avant de vous la raconter. Mon fils vient juste d'avoir le plus grand choc de sa vie. Je l'ai déjà vu épuisé physiquement et recouvert de blessures et pourtant il n'a jamais pleuré. Je me suis habitué à le traiter comme un adulte, mais il est vrai qu'il n'a que onze ans et j'en ai eu la preuve aujourd'hui. »
Le fait d'avoir Hermione dans ses bras avait permit à Harry de reprendre le contrôle de ses émotions. Harry s'était bâti en se fixant trois buts à atteindre dans sa vie, trois raisons pour lesquelles il devait s'entraîner, étudier et être le meilleur possible. Ces trois absolus lui donnaient la force de se battre à nouveau même si son corps en avait assez, lui donnaient la détermination pour réussir sa mission à Poudlard.
Il était déterminé à prouver à sa 'famille' qu'elle avait eu tort en se débarrassant de lui. Son plus grand souhait était un jour de les confronter. Pour lui, le fait qu'il soit magique n'était une raison suffisante pour l'avoir abandonné. Son père était d'une espèce différente et l'aimait beaucoup à sa façon. Les gobelins adulaient leurs enfants et Harry avait été élevé comme un gobelin, son abandon par ses proches était donc une profonde cicatrice pour lui.
De plus, il voulait voir Voldemort disparu pour toujours. Même sans la prophétie, il en aurait fait l'un de ses principaux objectifs. La revanche était un concept latent dans plusieurs cultures, mais Harry voyait ça plus comme un besoin de justice. Voldemort avait tué ses parents et reviendrait pour le détruire à son tour. Si détruire ce monstre était quelque chose qui devait être fait, alors, en suivant la prophétie, il le ferait.
Enfin, Harry voulait avoir un face à face avec l'homme qui avait trahi ses parents et lui demander pourquoi il l'avait fait avant de lui cracher au visage. Aujourd'hui, il pensait qu'il allait accomplir l'un de ces buts, et avait découvert en fait que la mauvaise personne était détenue à Azkaban.
« Hermione, j'ai détesté quelqu'un depuis que je suis enfant. J'ai ressenti de la joie et du réconfort en sachant qu'il était emprisonné dans la pire prison du monde. Aucune punition n'était trop dure pour lui, aucune souffrance n'était trop douce. Aujourd'hui mon père et moi sommes allés à Azkaban pour rencontrer ce criminel… » Le cri de choc d'Hermione fit taire Harry un instant, cela permit aussi à Barchoke d'expliquer aux Granger ce qu'était Azkaban.
Hermione venait maintenant de serrer plus fort Harry dans ses bras, ce qui lui permit de continuer. « J'ai rencontré un homme innocent Hermione, j'ai rencontré une famille que je ne savais pas posséder. J'ai trouvé un parrain, un parrain, qui même après dix ans à Azkaban m'aime toujours… Comment ai-je pu me tromper à ce point ? Sur quoi avais-je tort dans ma vie ? Je ne sais pas quoi faire Hermione ? »
Sa meilleure amie comprit instinctivement quel était le problème, les croyances d'Harry venaient toutes d'être mises à mal. Il y avait aussi le fait qu'une autre personne lui avait dit qu'elle l'aimait, apparemment une chose que les gobelins ne se disaient pas les uns les autres. Hermione comprenait maintenant Harry plutôt bien et sut ce qu'elle devait dire pour aider son meilleur ami. « Aime le en retour Harry, c'est tout ce que tu peux faire. S'il t'aime vraiment, alors c'est tout ce qu'il voudra. Laisses les adultes s'en occuper, tu ne peux rien faire de plus pour l'instant »
Harry pleurait encore, mais cette fois c'était différent. Il ne sentait plus de désespoir ni ce poids sur son cœur, il pleurait en fait de soulagement. Alors qu'il regardait Hermione réconforter une nouvelle fois son meilleur ami, Dan éprouva le besoin de poser une question à Barchoke.
« Cet homme est-il vraiment innocent ? »
« Nous avons cherché pendant des années, essayant de déterrer des informations sur Sirius black – l'homme qui aurait trahi les parents d'Harry. Le fait que nous n'en trouvions aucunes nous a étonné car le ministère n'est généralement pas très efficace pour garder ses secrets et cela ne nous pas laissé d'autre choix que d'approcher directement la source. Sirius se plaint de n'avoir jamais eu un procès ou d'avoir été interrogé ce qui explique notre manque d'informations. Avec sa permission, nous avons eu accès aux voûtes Black. Harry est en effet son petit-fils et le seul héritier du titre des Black et de leur fortune. »
Emma n'arrivait pas à comprendre. « Comment un homme innocent a-t-il pu finir en prison – sans même un procès ? »
« Des personnes puissantes le voulaient en prison Emma, c'est tout. L'homme était en larmes, clamant qu'il avait abandonné son filleul. Il était cette nuit là dans la demeure des parents d'Harry après l'attaque et voulait prendre le bébé avec lui. Dumbledore avait déjà des plans pour lui cependant et Sirius a été lésé de son droit légal. A la place, il a poursuivi le vrai traitre mais a été attrapé avant pouvoir tuer le traire. Sirius a de nouveau été lésé de ses droits légaux, il a été envoyé à Azkaban et y est resté durant les dix dernières années. Harry a ensuite essayé de réconforter Sirius en lui donnant un bref aperçu de sa vie. »
Flashback
« Harry, tu as dû rester caché – je comprends tout à fait et je suis d'accord. Je vois un merveilleux jeune homme devant moi et cela me rend plus heureux que je ne l'ai été en bien des années. Ton père a fait un travail fantastique en t'élevant… »
« Sirius, je suis maintenant à la tête de la famille Potter, je peux faire en sorte de te faire sortir d'ici… »
Sirius vit l'anneau des Potter apparaître au doigt de son filleul. « Pas sans briser l'accord en séquestre qui te garde protégé, et je ne le veux pas. Et comment avez-vous fait d'ailleurs pour le cacher au ministère si longtemps ? »
« Nous avons placé les documents dans une pile de liste de plaintes adressées au ministère et les avons envoyé au Département de Régulation et de Contrôle des Créatures magiques. Nous avons signé un document et le ministère avait 90 jours pour objecter et personne ne l'a fait à temps… »
« C'est vicieux, j'aime bien ça. Maintenant écoute moi, vous n'auriez pas pu enregistré ces papiers avant ton onzième anniversaire, donc les 90 jours doivent être passés cette semaine. Tu n'aurais pas pu venir ici plus vite, même si tu l'avais voulu. »
Harry commença à se sentir mal, sachant pourquoi il était venu ici. Pour confronter celui qui avait trahi ses parents et lui cracher au visage.
« Ecoute moi Harry, le fait de savoir tu es en sécurité et que tu vas bien va me permettre de survivre ici. Oui, je veux sortir, mais pas en te faisant un autre poids sur tes épaules, toi, la personne la plus importante pour moi. »
Ils avaient entendu les garde revenir et Harry s'était dépêché de prendre son parrain enchainé dans ses bras, son père fut obligé de faire sortir Harry de force de la cellule et d'empêcher Harry d'attaquer le garde quand celui-ci insulta et maltraita Sirius.
Fin du flash-back
Dan avait une question. « Etes vous en train de dire que tout ce qu'avait à faire Harry, c'était de mettre une capuche pour pouvoir entrer dans une prison hautement sécurisée ? »
« J'étais clairement un gobelin et je parlai avec mon compagnon dans notre propre langage. Je vous ai déjà dit que pour eux, les gobelins sont à peine supérieurs à Moonlight ici présente. Oui, il y avait des chances que nous soyons découverts, c'est pourquoi nous avons tous attendu aussi longtemps avant d'y aller. Jusqu'à ce qu'Harry aille à Poudlard, personne sauf Dumbledore ne savait où il était. J'ai ensuite ramené Harry à Gringotts, nous étions déjà sûrs que Sirius disait la vérité, mais cette confirmation m'a obligé à emmener Harry ici dans cet état. »
Emma se concentrait sur un autre problème. « Vous avez dit qu'Harry était déjà le Chef de la Maison Potter, cela signifie-t-il qu'il a déjà pris sa décision ? »
« Ce que je veux pour mon fils, c'est que lui et lui seul ait le pouvoir de prendre cette décision. C'était crucial car notre plus grande peur était que le ministère ou Dumbledore trouve ou même invente une loi pour m'enlever Harry. L'accord en séquestre signifie qu'il est considéré comme une propriété jusqu'à ce qu'il ait dix sept ans ou que le Chef de la famille Potter en décide autrement. Puisqu'il s'agit maintenant de Harry, il a le pouvoir le cesser dès qu'il le veut. Mais à ce moment, cela le jettera immédiatement dans la gueule des loups. Il s'est beaucoup entrainé et a étudié encore davantage qu'avant quand il a su qu'il allait aller à Poudlard. Harry n'a ni les connaissances, ni l'expérience d'un sorcier adulte. Il a besoin de grandir, physiquement et émotionnellement avant que sa décision soit viable. »
« Donc c'était surtout pour éviter que quelqu'un le force à décider ? »
« Exactement Emma, nous voulons garder cette information secrète aussi longtemps que possible. Je ne veux pas qu'Harry se précipite et perdre à la fin. Sirius en a fait mention, il ne veut pas qu'Harry se précipite et déclare être le Chef de la famille Potter pour l'aider. »
« Pourra-t-il maintenant s'occuper des contrats de fiançailles à son nom maintenant ? »
Barchoke haussa fortement des sourcils. « Il en a parlé à Hermione ? »
Emma était confuse de sa surprise, voire presque choquée. « Oui, il y a un soucis ? »
« Oh non, c'est juste le niveau de confiance entre ces deux là qui m'a surpris. » Voyant Emma toujours confuse, il essaya de s'expliquer. « Le fait qu'un parent puisse offrir sa propre fille en mariage à quelqu'un sans jamais l'avoir rencontré et ce, pour raisons financières, est quelque chose qui nous dégoute, nous les gobelins. Nous ne pourrions jamais considérer nos enfants comme une propriété. »
Il continua ensuite rapidement, sachant que sa phrase était un peu inexacte et que Dan l'avait remarqué. « Si Harry était né gobelin, un accord en séquestre n'aurait jamais été possible. Je ne l'ai suggéré que pour protéger Harry de l'orphelinat, mes intentions étaient de l'adopter et de l'éduquer comme mon fils. Quand Harry se déclarera officiellement comme Chef de la famille Potter, l'une de ses premières tâches sera de rejeter chacun de ces contrats. Il y en a certains qui l'embarrassent énormément, et c'est pourquoi j'étais surpris qu'il les ai mentionnés à Hermione. »
Les parents avaient parlé à voix basse car Harry et Hermione avaient été très calmes et en les regardant bien, ils virent qu'ils s'étaient tous deux endormis.
Emma ne put s'empêcher de dire : « Ah, ce qu'ils ont l'air mignons comme ça. »
Son mari secoua la tête, mais fit une offre à Barchoke. « Je ne veux pas vraiment les déranger, et Harry est le bienvenu pour rester ici cette nuit. Vous pourriez les récupérer tous deux demain matin ? »
« Demain est une très grosse journée pour Harry, il a vraiment besoin de se reposer. Je pense en effet que cela lui fera beaucoup de bien de rester ici. » Puis Barchoke posa une question. « Cela vous dérangerait-il si je les installais un peu mieux ? »
Emma donna vite son accord, et les deux Granger regardèrent avec incrédulité la chaise se transformer lentement en un canapé extrêmement confortable. La transformation était lente et douce, si bien qu'aucun enfant ne bougea quand leur position changea. Ils étaient maintenant tous deux allongés dans le canapé mais n'avaient pas cessé de s'étreindre.
Un napperon fut transformé en couette et Barchoke leur souhaita à tous une bonne nuit.
Emma revint de la cuisine avec deux tasses de thé et vit Dan regarder les deux enfants endormis. Elle lui donna une tasse en manifestant sa surprise. « Tu le prends mieux que je ne pensais. Je m'attendais presque à te vois sortir ton fusil et chasser Harry au lieu de le regarder dormir avec ta fille. »
Il savait que sa femme le cherchait, mais Dan était décidé à répondre. « Tout d'abord, ce n'est pas un simple garçon, c'est le meilleur ami d'Hermione. De plus, ils dorment et ai-je mentionner qu'il a onze ans ? »
Sa femme l'embrassa sur la joue mais continua. « Pourquoi ne veux-tu pas simplement admettre que tu aimes le garçon ? »
« Oh, il t'a ensorcelé en quelques minutes, je n'ai entendu que charmant et beau garçon quand je faisais la vaisselle ce midi. Je dois admettre que le garçon est poli, courtois et qu'il a très bon goût – il t'a flatté et adore clairement Hermione N'oublions pas qu'il s'est interposé entre neuf brutes et notre petite fille, j'essaie d'oublier toute cette histoire de trolls. »
Emma garda le silence. Et Dan finit par craquer. « Oh, je l'aime bien, satisfaite ? »
« Je veux juste m'assurer que nous sommes sur la même longueur d'ondes, je pense qu'ils sont adorables tous les deux. Je m'étais posée des questions quand Barchoke avait dit qu'ils seraient dans la vie l'un de l'autre pendant plusieurs années, et après les avoir vus aujourd'hui, je ne peux qu'être d'accord et je l'approuve. Quand as-tu vu ta fille plus heureuse et en plus une autre de ses amis vient à Noël. J'ai vraiment hâte de passer beaucoup de temps avec eux. »
Dan fut pensif. « Ni Harry, ni Padma ne fêtent Noël. Je pense que nous devrions faire en sorte de rendre leur Noël inoubliable. »
Noël était la période préférée d'Emma dans l'année et elle approuva fortement. Ils regardèrent les enfants se déplacer un sur le canapé mais ni l'un ni l'autre ne relâcha sa prise. Ils tirèrent même un sourire de Dan.
« Hermione a toujours été une fille qui aimait les câlins. Il semblerait qu'elle ait trouvé un meilleur ami qui les aime autant. »
Emma ajouta : « Hermione dit que les quatre amis rencontrent des différences tous les jours. Ils ont appris que ça ne signifie pas qu'ils ont raison ou tort, mais qu'ils sont juste différents. »
« Elle devient vraiment une jeune femme maintenant… »
Sa femme le coupa encore. « … une jolie jeune femme qui vient de connaître son premier amour. Et le fait que son premier amour soit déjà dans les bras de notre fille en ce moment signifie que les prochaines années seront intéressantes. En tout cas, je suis sûre d'une chose, ce jeune homme ne brisera jamais son cœur… »
Cette fois, ce fut Dan qui la coupa, en se montrant comme le père surprotecteur qu'Emma attendait. « … il n'a pas intérêt ou il aura à faire à moi. »
Poudlard récupérait de ces fêtes d'Halloween. Les conversations du petit-déjeuner tournaient autour du match de Quidditch à venir et de la nouvelle et magnifique professeur d'histoire – bien sûr on ne parlait du nouveau cours qu'à la Table des Serdaigle. Tout cela cessa quand la Gazette arriva, et que tous eurent la Une devant leurs yeux.
Le garçon-qui-a-survécu livre son cœur à la Gazette du Sorcier.
Interview et photos exclusives
Il y avait en effet une photo d'Harry, avec bien sûr Hermione à son bras. Les fleurs dans ses mains faisaient croire qu'elles étaient pour elle.
Puis suivait une liste de questions-réponses pour la plupart vraies, jusqu'à ce Padma attrape une copie et se dirige vers la table des professeurs.
« Professeur Flitwick, ce ne sont que des salades. Harry n'aurait jamais parlé à ce torchon, il ne le lit même pas. »
« Je suis enclin à être d'accord avec vous Miss Patil, mais cette photo représente indubitablement Mr Crow et Miss Granger et plusieurs vérités sont exposées dans l'article. »
Elle fut rejointe par un Neville en colère qui défendit ses amis. « Padma et moi savons ce qu'Harry et Hermione avaient prévu hier. Il n'est pas possible que cette interview ait eu lieu. »
« Et toute cette interview raconte à quel point Harry est heureux à Poudlard, et il n'est pas fait mention du combat de troll et de ses trois tuteurs privés ? »
Neville était tout à fait d'accord avec Padma sur ce point. « Elle ne mentionne pas non plus le fait qu'Harry est hors de l'école pour devenir Centurion Crow, quelque chose qu'il aurait certainement dit dans une interview. »
Severus avait gardé le silence, observant au lieu de parler. La manière dont Harry avait descendu Binns était purement Serpentarde, et le nom de sa mère donnée à une fondation pour payer le nouveau cours d'histoire avait augmenté le respect de Rogue pour le jeune homme. L'interview dans la Gazette de ce jour correspondait au comportement auquel il se serait attendu de la part du rejeton de James Potter. Severus était cependant le directeur de Serpentard et il avait envie de se comporter tel quel.
« Comment pouvez-vous en être si sûr Mr Londubat ? »
Neville et Padma se regardèrent. Ils allaient peut-être trahir une confidence d'Harry mais cette interview faisait paraître leur ami comme un insupportable vantard. Leur décision fut vite prise.
« Son père l'a emmené voir les tombes de ses parents. Ils le font régulièrement et Harry passe son temps à raconter à ses parents ce qu'il a fait depuis sa dernière visite. Il a invité Hermione à venir et les fleurs qu'on voit étaient pour la tombe de sa mère et de son père. Harry n'autoriserait jamais la Gazette du Sorcier à s'inviter à un tel événement. Je ne sais pas comment ils ont eu cette information ou la photo mais je suis certain qu'Harry n'en sait rien. »
Le professeur McGonagall se leva et confirma ce que son jeune lion avait dit.
"Je savais où étaient Mr Crow et Miss Granger hier et je suis totalement d'accord avec Mr Londubat. Le père d'Harry n'autoriserait jamais la Gazette à s'approcher de son fils et surtout pas hier, le jour anniversaire de l'assassinat de ses parents. Connaissant cette famille aujourd'hui, je m'attends à ce que leur réponse soit dure et brutale. Je détesterai être la personne qui a indiqué à la Gazette où se trouvait Harry."
Padma ne vit pas le regard que McGonagall lança à Dumbledore, elle était trop occupée à regarder le journal dans ses mains. "Je pense qu'il est temps de traiter ce journal comme il le mérite." Et elle commença à déchirer la Gazette en plusieurs morveux.
Severus intervint avant tout le monde. "Miss Patil, je ne resterai pas là à vous regarder jeter des ordures par terre. Un point en moins pour Serdaigle." Le directeur de Serpentard fit ensuite disparaître sa propre copie d'un coup de baguette. Severus Rogue avait pris sa décision. Harry Crow était le fils de la meilleure amie qu'il ait jamais eu et aurait jamais. Il pourrait essayer d'oublier le fait qu'il était aussi le fils de James Potter.
Filius pensa qu'il allait être sur le point de se disputer avec Severus, mais le point en moins pour Serdaigle puis la façon dont il avait disparaître le journal le firent sourire. Il bannit aussi sa propre copie de la Gazette, et vit que le reste de la Grande salle l'imita.
Albus regarda les autres copies de la Gazette disparaitre, les unes après les autres, jusqu'à ce qu'il ne reste plus un seul exemplaire, apparemment, les élèves préféraient croire la version de la fausse interview plutôt que celle qu'il avait préparé. il avait espéré que les pairs du garçon se détourneraient de lui, mais au contraire, avec cette histoire, ils allaient se rapprocher de lui. Heureusement, le reste de la Grande Bretagne sorcière avalerait chacun de ces mots.
Dan fut le premier à se lever ce matin là et ne put trouver ni Hermione, ni Harry. il montra rapidement dans sa chambre et réveilla Emma quand ils entendirent tous deux la porte d'entrée s'ouvrir. Quand ils entendirent des rires éclore dans les escaliers, ils se dirigèrent vers le son, ne sachant comment réagir devant ce qu'ils trouvèrent. Les deux enfants portaient des vêtements de sport et étaient rouges, comme s'ils venaient de faire un sprint. Hermione portait aussi une épée en bois et Harry lui, avait dans la main une sorte de dague, qui soudainement se transforma à son tour en épée en bois. .
"Bonjour Maman, papa, je ne pensais pas que vous seriez debout si tôt. Nous venons de terminer notre jogging matinal et nous allions nous entrainer à combattre à l'épée dans le jardin. Harry me donne des cours."
Cela surprit Dan davantage que le jour où il avait appris que sa fille était une sorcière, il semblait plus facile à croire qu'Hermione était magique plutôt qu'elle s'entrainait. "Vous faites ça tous les matins?"
"Nous courons tous les matins, mais Harry nous organise un entraînement différent tous les jours. Le week-end nous courons seulement car le professeur Weasley nous fait travailler dur pendant nos cours supplémentaires de Défense contre les Forces du mal."
Emma était aussi choquée que son mari. "Barchoke nous a dit que vous pouviez faire de la magie chez nous puisque les enchantements le masqueront. Pouvez-vous nous montrer ce que vous apprenez?"
Aussi rapide que l'éclair, la baguette d'Hermione fut dans sa main et Dan fut frappé par un sortilège de jambencoton.
Puis les deux parents reçurent un sort d'allégresse ce qui les fit rire aux éclats. Dan, à cause du sortilège et Emma parce qu'elle trouvait ça hilarant de le voir rire et essayait de garder son équilibre en même temps.
Hermione cessa peu après ses sorts et sa baguette retourna dans son fourreau."Le professeur Weasley nous a donné tous les trois un fourreau pour nos baguettes, Harry en a déjà un pour sa dague. Je n'ai qu'à tourner le poignet et ma baguette jaillit dans ma main. Les sorts que je vous ai jeté sont les plus inoffensifs que nous avons appris."
Son père n'arriva pas à cacher sa fierté. Dan aimait particulièrement le fait que sa fille s'entrainer mais apprenait aussi à se défendre toute seule. Et le fait que son meilleur ami était la raison de ces changements lui faisait gagner quelques points supplémentaires.
Emma détourna son attention sur le jeune homme qui se sentait si mal la nuit précédente. "Comment vas-tu aujourd'hui Harry?"
"Bien mieux Emma, Hermione m'a permit de voir les choses sous un autre angle. J'ai maintenant un parrain, et s'il est en prison, et bien, c'est comme ça que se passe ma vie d'habitude. Je sais également que mon père cherche un moyen pour le faire sortir de prison et mon père est un gobelin très intelligent. S'il n'est pas sorti d'ici Noël, je suis sûr qu'il le sera après les vacances."
C'est à ce moment que Barchoke apparut par portoiloin dans le jardin quelques heures plus tôt que prévues. Il s'approcha d'Harry et lui tendit une copie de la gazette du Sorcier. Puis Harry lâcha rapidement plusieurs mois en gibelin.
"En anglais s'il te plait mon fils."
"Désolé père, mais si je répète ce que j'ai dit en anglais, Hermione va me taper sur le crâne avec son épée."
En fait, il aurait pu s'en sortir sans dégâts car l'attention d'Hermione était totalement focalisée sur le journal. "Comment ont-ils fait? Nous n'avons jamais posé et Harry n'a certainement pas donné cette interview. Cela le fait passer pour un vantard prétentieux comme Malfoy."
"Dès que nous sommes arrivés, j'ai érigé des barrières autour du lieu où nous étions dans le cimetière. Personne n'aurait pu passer à travers sans que je le sache. Nous pensions qu'il devait y avoir une sorte de plume enregistreuse, mais ça n'explique pas la photo, j'étais toujours à moins de 20 centimètres de toi donc ce n'est pas possible."
La pensée d'Harry cependant se focalisait dans une autre direction. "Quelqu'un a dû dire à cette Skeeter où nous serions hier, je ne pense pas qu'elle soit passée par hasard hier sur la tombe de mes parents."
Un gobelin enchanté et fier répondit à son fils. "Bien sûr tu as raison, nous suspectons que Dumbledore est derrière tout ça. Il a fait lâché au briseur de sort Weasley que tu serait là-bas à Halloween, celui-ni nous ayons peu après averti. Nous ne pensions pas ce que cela conduirait à cet exemplaire de la Gazette. Le directeur considère cet article comme une attaque délibérée contre Gringotts, cela ne peut pas à une coïncidence si l'article parait le jour où tu deviens le plus jeune centurion de l'histoire et pourtant ton interview ne le mentionne pas. Notre équipe juridique est actuellement dans les locaux de la Gazette."
Dan était extrêmement mécontent de voir sa fille faire la une de ce qui semblait être un journal national. "Que voulez-vous faire?"
"Ils vont imprimer une rétractation et révéler comment ils ont eu ces informations."
Cela semblait très bien sur le principe, mais les journaux étaient généralement réticents à se traiter de menteurs et encore plus à révéler leurs sources. "Pensez-vous qu'ils le feront?"
Barchoke répondit avec une autre question. "Que se passerait-il si votre banque décidait soudainement qu'elle n'était plus d'accord pour supporter votre entreprise et voulait récupérer l'argent qu'elle vous a prêté? Si on ajoute à ça le fait que vous ne pourriez plus payer vos salariés avec l'argent de la banque et que vous deviez payer des suppléments pour continuer à faire fonctionner votre affaire. oh, et vous ne pouvez pas transférer votre argent dans une autre banque puisqu'il n'y en a pas!"
Il n'y avait qu'une réponse que Dan pouvait donner. "Nous serions ruinés, et pourquoi feriez-vous ça?"
"Le directeur voit ça comme une attaque politique sur Gringotts, une tentative délibérée pour discréditer l'un de ses sujets. Le Centurion Crow vante dans cet article les vertus et qualités de Poudlard et du monde sorcier en général. Cela pourrait provoquer d'immenses dommages dans notre nation. Tout cela porte le sceau de Dumbledore, notre réaction doit être donc rapide et sévère."
Emma était étonnée par le pouvoir qu'avaient les gobelins dans le monde magique. "Pourquoi les sorciers n'ont-ils pas leur propre banque? Je ne veux pas vous offenser Barchoke, mais pourquoi mettre tous les œufs dans le même panier, ou plutôt tout leur or dans votre banque?"
"Vous avez raison Emma mais les sorciers de sang pur sont généralement un peu fainéants. Pendant des générations, ils ont obtenus ce qu'ils voulaient rien qu'en levant leur baguette, et ils ont toujours choisi la solution de facilité. Même leur sport préféré se joue sur un balai, ce n'est guère très physique. Harry et Hermione s'entrainent tous les jours mais leurs amis de sang pur pensent qu'ils sont fous de le faire, car c'est ainsi qu'ils ont été éduqués. Même si Gringotts emploie quelques sorciers ou sorcières, mais nous ne les laissons jamais travailler financièrement parlant. Pourquoi entrainer des gens qui pourraient un jour nous remplacer?"
La mère secoua la tête. "Hermione nous a dit qu'il y avait des différences culturelles entre les quatre amis, mais il faut du temps pour s'y habituer. Pensez-vous vraiment que ce journal va publier des excuses et dire la vérité?"
Hermione ajouta quelque chose. "En tout cas s'ils veulent une autre photo, je serais dessus. Je ressemble à une imbécile heureuse sur celle-ci, même si Harry lui est très beau."
Hermione pensait en effet d'une toute autre manière et cela fit sourire tout le monde. Il était temps de prendre le petit déjeuner, de se préparer pour la cérémonie et d'écraser un journal, sauf si celui-ci imprimait la vérité. Une journée normale donc dans la vie d'Harry Crow.
L'avis d'Hermione sur la photo était partagé par une jeune tête rousse au Terrier. Ginny avait hâte d'emmener le journal dans sa chambre, de prendre des ciseaux et de découper la photo. Elle ne voulait plus que le beau Harry, avec les fleurs à la main bien sûr. Ginny comptait aussi les jours jusqu'à Noël car elle savait qu'elle aurait un cadeau en avance. En effet, qu'y avait-il de mieux que de rencontrer enfin Harry Crow?
