Disclaimer: Cette histoire est une traduction de celle de RobSt, je ne suis que le traducteur. Harry Potter appartient à JK Rowling et cette histoire n'est pas utilisée à des fins commerciales.
Reviews: ma période d'examens étant terminée pour l'instant, je peux enfin republier des chapitres de ma traduction. Désolé pour l'attente et bonne lecture: oui, pour essayer de me faire pardonner, je mets deux chapitres :) Et pour la prochaine publication, je devrais avoir un bêta, donc il y aura moins de fautes. A très vite et laissez-moi quelques reviews.
Chapitre 16: Un centurion et un nouvel ami
Hermione avait l'impression d'être passée à la loupe. Ses habits étaient d'un blanc pur et la robe tombait sur ses formes en plusieurs couches liquides. Sa robe montait jusqu'à son cou et s'arrêtait sur ses chevilles en un ourlet violet, la seule couleur de sa tenue. Enfin, ce n'était pas vrai, outre son bracelet en or, Barchoke lui avait prêtée des joyaux qui appartenaient à sa défunte femme. Elle portait ainsi un collier en or sur lesquel étaient tracés des motifs similaires à ceux de son bracelet, et la tiare en diamants sur ses cheveux était juste magnifique, ces bijoux auraient été à leur place dans la Tour de Londres à côté des joyaux de la Couronne.
Elle marchait à côté de Barchoke dans une allée souterraine deux fois plus large que la Grande Salle, ils étaient les invités d'honneur et devait marcher devant tout le monde. Elle pouvait entendre les murmures alors qu'ils s'installaient sur les sièges attitrés, et grâce au professeur Flitwick, Hermione pouvait parfaitement les comprendre.
Rowena Serdaigle avait inventé un sortilège qui permettait aux sorciers de communiquer avec les gobelins. Helena avait enseigné ce sortilège oublié au directeur des Serdaigles et maintenant Hermione pouvait comprendre ce qui se passait aujourd'hui. Il aurait été malpoli de lui traduire la cérémonie alors qu'un autre gobelin parlait, cela avait parfaitement résolu le problème de Hermione.
Hermione trouvait que la partie de la banque qui faisait affaire avec le public était bien plus grandiose que ces lieux, car hormis quelques gravures, ils étaient plutôt spartiates. Il n'y avait pas de décoration, pas de tapisseries ou de photos, juste des murs de pierre.
La pièce était ovale et Hermione ne pouvait pas trouver un seul morceau de mur qui n'était pas couvert par une œuvre d'art. Certaines de ces œuvres semblaient être directement sculptées dans la pierre, ces sculptures semblaient représenter des scènes d'histoire. Et si on ajoutait les effets de lumière qui se reflétaient sur les murs, ces tableaux de pierre semblaient prendre vie. Quelle que soit la culture à laquelle on appartenait, on ne pouvait trouver cette pièce que magnifique, c'était à couper le souffle.
La plupart de ces tableaux représentaient des gobelins se battant contre de féroces créatures, des scènes typiques pour une race guerrière. Sur son siège à côté de Barchoke elle avait une vue imprenable sur cette immense cathédrale souterraine.
Il y avait une estrade au milieu de la place et dessus une sorte de trône de granit, et de chaque côté environ vingt autres sièges. Hermione, elle, était entre le père d'Harry et Maître Pitslay et elle pouvait difficilement manquer Maître Sharpshard qui était devant la foule. Elle avait pitié pour le pauvre gobelin qui devrait s'asseoir devant le massif Maître gobelin, Hermione ne pensait que l'on oserait lui demander de se déplacer.
Les sons de coups de tambour résonnèrent dans la cathédrale et tout le monde se leva. Les coups de tambour étaient en fait causés par les guerriers gobelins qui avançaient en frappant leurs épées ou leurs haches contre leurs boucliers. Ils s'arrêtèrent devant eux en une manœuvre complexe. Les guerriers étaient maintenant alignés dans chaque coin de la pièce et se faisaient face. Les tambours cessèrent et dans de bruyantes acclamations, tous les guerriers levèrent leurs armes pour saluer.
Un gobelin imposant qui devait être le directeur Ragnok entra dans la pièce. Il portait une armure complète, certainement décorative et cérémoniale, mais qui devait également être capable de remplir sa fonction première. Il portait également la plus étrange hache qu'Hermione ait jamais vu. Et puisqu'elle venait d'en voir plusieurs centaines depuis le début de la journée, elle pouvait en effet dire une telle chose. Derrière le directeur se trouvaient les anciens centurions et deux choses frappèrent immédiatement la jeune sorcière. Même si Harry avait été majeur, il aurait quand même été le plus jeune centurion de l'histoire. De plus, la deuxième chose était en fait une question, une question qu'elle poserait plus tard à Barchoke. Hermione voulait savoir si les gobelins avaient copié les armées romaines ou si les plus célèbres guerriers du monde s'étaient inspirés des gobelins ?
Les centurions portaient des tuniques un peu comme celle d'entrainement d'Harry, mais il y avait aussi comme des lanières en peau de dragon qui formaient une sorte de kilt. Toutes les tuniques étaient ornées d'acier gobelin et elle supposa que les épaulettes indiquaient les rangs des guerriers. Il avaient tous des bracelets en or sur leur avant bras. Même si Hermione pouvait maintenant comprendre et parler le gobelin elle aurait quand même apprécié avoir un guide gobelin pour les nuls. Il y avaient tant de choses sur les gobelins et leur culture qu'elle ne comprenait pas. C'étaient les casques des centurions qui lui avaient fait penser aux romains, avec une crête en plumes au milieu, comme ceux qu'elle avait vus dans des musées.
Puisque les tuniques étaient de différentes couleurs, Hermione supposa que cela dépendait des espèces de dragons qu'ils choisissaient pour faire leurs vêtements. Quand Ragnok grimpa sur l'estrade et s'assit sur son trône, les autres centurions prirent place aux côtés du directeur. A ce moment, Hermione arrêta de respirer, Harry venait de s'avancer et de s'agenouiller devant Ragnok.
Sa tunique était ivoire et son « kilt » était à peine plus grand que sa tenue d'exercice. Elle avait remarqué que même si Harry était bien plus jeune que les autres centurions, il semblait être plus grand et plus musclé qu'une bonne partie d'entre eux. Le directeur se leva et commença à s'adresser à la foule.
« Mes chers gobelins et invités, pendant des millénaires, la position de centurion a été tenue par tout guerrier gobelin à avoir brillé en portant une arme. Le jeune candidat agenouillé devant moi n'est en rien différent des autres. Il n'est peut-être pas né gobelins mais a été éduqué comme tel et a embrassé nos croyances et nos valeurs pour devenir un guerrier d'une certaine renommée. Il étudie à Poudlard, mais pas en tant que sorcier, Crow est ici le premier guerrier gobelin à entrer dans cet ancien lieu d'apprentissage. Là-bas il y est encore entouré par des tuteurs, dont certains sont nos plus illustres maîtres et il encourage ses camarades à apprendre la magie comme nous les gobelins le faisons. Certains de ses camarades ont même rejoints Crow dans certaines de ses leçons, privilégions les gobelins aux professeurs sorciers. »
Hermione était maintenant ravie d'avoir le sortilège de traduction, sinon elle n'aurait pas eu la moindre idée de ce qu'il se disait. Elle pensa que le leader gobelin en faisait un peu trop, mais se demandait si cela avait à voir avec la Gazette du Sorcier de ce jour. Ragnok en tout cas sortait le grand jeu devant Harry.
"Notre jeune guerrier avait à peine mis un papier dans le château qu'il a réussi l'un de ses premiers exploits, la lame perdue et forgée par les gobelins pour Godric Gryffondor est de retour dans nos mains. Elle repose fièrement sur les hanches de Crow, puisque le château lui-même a appelé lui-même un gobelin guerrier son champion. Ce n'est pas seulement une position honorifique puisque cette épée qu'il porte fièrement a déjà goûté le sang. La sécurité de Poudlard a eu une brèche et un troll des montagnes s'est introduit dans le château et avait piégé trois jeunes sorcières et une guérisseuse dans l'infirmerie."
Ragnok était un orateur expérimenté et fit une pause pour laisser monter le suspens, puis il fixa son regard sur Hermione. "La jeune sorcière qui est aujourd'hui notre invitée d'honneur n'est en vie que parce que Crow a réussi à sauver leurs vies. Il a découpé ce troll avant de bondir sur son dos et de lui asséner le coup fatal, réussissant presque à décapiter la bête."
Les applaudissements retentirent une nouvelle fois, les guerriers frappant leurs armes contre leurs boucliers pour saluer la victoire de leur frère guerrier. Hermione rougissait fortement puisqu'elle était maintenant le centre de l'attention et ne pouvait pas imaginer comment Harry lui, se sentait. Il était toujours agenouillé devant Ragnok avec sa tête inclinée, mais Hermione n'avait pas besoin de voir son visage pour savoir qu'il était rouge de gêne. Harry était si modeste que ce devait être une torture pour lui. Malheureusement, le directeur n'avait pas fini son éloge.
" Et si ce n'est pas assez pour que ce jeune guerrier porte le nom de centurion, son prochain acte donne le droit de mériter cet honneur. On apprend à chaque guerrier qu'un esprit aiguisé est la plus formidable des oeuvres, et Crow est aussi aiguisé que la lame qu'il porte. Avec l'aide de son père, il a frappé fort, si bien que cet horrible fantôme nommé Binns le Sanglant a été éjecté de Poudlard."
Les applaudissements étaient maintenant tumultueux et tous les gobelins étaient debout en train de crier. Hermione n'avait pas compris la rancœur qu'ils portaient contre le professeur fantôme, mais elle avait maintenant la preuve visuelle et vocale de la signification de la victoire d'Harry pour la nation gibeline.
Hermione ne put s'empêcher de comparer ce rassemblement avec la réunion qu'ils avaient eu avec le Ministère de la Magie. Elle trouvait que Fudge avec son chapeau vert ressemblait au Docteur Watson, alors que Ragnok lui, ressemblait surtout à Sherlock Holmes. Fudge n'arrivait pas à impressionner une classe de onze-douze ans, mais Ragnok, lui arrivait à captiver une pièce de plus de mille gobelins, et le directeur n'avait pas encore fini.
Ragnok attendit que le calme revienne, puis continua. " Et ce n'est pas encore fini, en plus d'avoir renvoyé ce simulacre de professeur hors du château, Crow a fait venir à Poudlard un professeur qui n'était pas corrompu par Binns pour enseigner réellement l'histoire, telle qu'elle est. Et savez vous comment Crow a convaincu Poudlard n'accepter ce professeur? Il l'a payé avec son propre or!"
Cela sembla les impressionner autant que lorsque le directeur avait parlé du troll. Ragnok attendit encore un peu, puis continua. "Vous avez entendu les actions et réussites de ce jeune gobelin, c'est donc moi, impressionné par ses actions, qui ai décidé de lui faire cet honneur. Comme le veut la tradition, il est temps de vous demander si quelqu'un est contre ma décision. Comme j'ai manqué le combat durant lequel Crow a verré le premier sang contre Maître Sharpshard, j'aimerai bien que quelqu'un avance…"
Il y eut des halètements, tous ceux qui pensaient qu'Harry ne méritait pas cet honneur gardèrent maintenant leurs pensées pour eux. Il y avait quelques membres de la famille de Barchoke qui attendaient qu'il meure pour hériter ce qu'il possédait, mais maintenant que son fils adoptif devenait le plus jeune centurion de l'histoire, leur espoir mourut instantanément. Avoir un centurion pour fils suffirait selon la loi gobeline et ce fils hériterait maintenant de tout. Ces mêmes personnes savaient maintenant que s'ils se levaient pour protester, alors leur espoir d'hériter serait aussi réduit à néant. Les objections conduisaient à un duel et toute personne arrivant à verser le premier sang contre la plus fine lame de la nation était un adversaire bien trop redoutable.
Ragnok savait pour les hyènes qui tournaient autour de Barchoke et savait aussi que ces mêmes hyènes n'attaqueraient pas de face leur adversaire. La récompense de Crow ne souleva donc aucune objection.
"Levez-vous guerrier, acceptez vous cette position que vous offre notre nation?"
Harry se leva, salua comme un centurion avant de répondre fortement. "Oui Directeur, je le veux."
Hermione avait été prévenue du déroulement de la cérémonie et du sang qui devait être versé, elle applaudit donc avec les autres et essaya de se tenir fièrement. C'était difficile pour elle de le regarder se couper profondément la main sur la hache du directeur. Harry ne flancha pas, il serra le poignet et se dirigea vers les tableaux de pierre de son choix.
La scène représentait Binns le Sanglant et sa bande de sorciers capturés par les guerriers gobelins, mais Harry se concentra plus sur les victimes de la scène. Il y avait un enfant gobelin mort sculpté, les plaies étaient rouges et réalistes. il passa sa main sur le sang peint, ajoutant son sang aux tableaux. La pierre commença à luire, et illumina toute la scène alors que la pierre acceptait son sacrifice. Ce fut également le signe pour les plus bruyants avertissements de la journée.
Harry retourna vers le directeur qui tendait sa main, Harry y plaça la sienne et la coupure fut immédiatement soignée. "Le centurion a offert son sang à la nation et la nation l'a accepté. Avancez mes amis."
Barchoke, Maître Pitslay et Maître Sharpshard avancèrent et placèrent trois boites sur l'estrade. Maître Pitslay ouvrit la première boite et sortit deux bracelets en or qu'il tendit à Ragnok.
"Les symboles de richesse et de statut sont contenus dans ces bracelets de pouvoir, puissent-ils vous apporter de la force dans ces temps difficiles." Le directeur les plaça sur les avant-bras d'Harry. Puis ce fut le tour de Maître Sharpshard et donna les épaulettes qui étaient dans la boite au directeur.
"Le badge annonce au monde que vous êtes un centurion, portez les avec fierté."
Ces pièces dorées furent rapidement accrochées aux épaules d'Harry. Ce fut un père très fier qui ouvrit la dernière boite et sortit un magnifique casque doré, la plume étant du même blanc ivoire que la tunique d'Harry.
Harry s'agenouilla de nouveau devant leur leader alors que son père remettait le dernier accessoire qui complétait la cérémonie. "L'esprit d'un guerrier est sa plus grande arme, qu'il vous protège, vous et notre nation."
Quand il eu le casque sur la tête, Harry se leva et salua trois fois. Puis il se tourna vers la foule et brandit sa célèbre épée vers les cieux.
"POUR GRINGOTTS ET LA NATION!"
Le cri fut répété par tous et les applaudissements retentirent encore une fois.
La première fois qu'Hermione avait posé les yeux sur Harry portant sa tenue d'exercice, elle l'avait mentalement comparé à un jeune Ares. Dans sa tenue et sa posture, Harry le lui rappelait, mais avec une intensité dix fois supérieure à la première. Elle ne savait si la couleur de la tunique et de la plume d'Harry était délibérée, mais le Centurion Crow incarnait maintenant le parfait guerrier de la lumière dont Hermione avait si souvent entendu parler. La prochaine phrase du Directeur influença également son opinion sur la question.
Ragnok leva les mains pour avoir le silence avant de faire une annonce. "Certains d'entre vous ont lu aujourd'hui les mensonges de la Gazette du sorcier, nous avons envoyé nos représentants à ce journal pour signaler notre déplaisir dans des termes aussi sévères que possible."
Tout le monde se concentra aussitôt sur lui. Pour un gobelin, une telle annonce équivalait presque à une déclaration de guerre.
"Nous avons annoncé à la presse, au ministère, à la radio sorcière et sur des posters dans le chemin de Traverse que le Centurion Crow allait faire une déclaration sur les marches de Gringotts après cette cérémonie. Cela retardera un peu la fête, mais cela devrait être intéressant et nous vous invitons tous à nous accompagner."
Tous furent enchantés par l'invitation. Mais puisque le fronton de Gringotts ne pouvait pas accueillir mille gobelins, ils devraient se battre pour réussir à être présents quand Ragnok partirait.
Ragnok justement mena la procession, avec Harry et Hermione juste derrière lui. Son père et les invités d'honneur suivaient également, flanqués par les quarante centurions et au moins soixante guerriers.
Avec la radio sorcière présente pour enregistrer une déclaration en direct du garçon-qui-avait-survécu, toutes les personnes ne pouvant aller au Chemin de Traverse avaient leurs oreilles postées sur leur poste de radio.
Dans un château en Ecosse, un vieux sorcier avec une longue barbe blanche suçait un bonbon au citron mais ne trouvait pas de réconfort dans sa sucrerie préférée. Les paroles d'Harry diffusées dans toute la nation pourraient causer beaucoup de dommages et seraient dures à réfuter. Il avait immédiatement contacté Cornelius pour voir s'il pouvait l'arrêter, même s'il savait que c'était virtuellement impossible.
Le ministre avait rapidement pointé ce qu'Albus savait déjà, Gringotts était un territoire souverain pour les gobelins, une interférence ministérielle pourrait causer une guerre. Il n'y avait pas non plus d'intérêt à bannir la radio sorcière puisque toute cette histoire serait dans la presse. Avec plusieurs centaines de sorciers, si ce n'est, des milliers, dans le Chemin de Traverse, il n'y avait pas moyen d'empêcher les dommages collatéraux du garçon.
Albus pensait que c'était un mauvais jour, même si le seul réconfort qu'il avait, était que tous les étudiants étaient en cours, mais c'était parce qu'il ne savait pas que le Professeur Hobson avait un cristal enregistreur de toute la scène qu'elle diffuserait durant ses cours le lundi matin. Son nouveau professeur était fervemment convaincue que l'histoire devait également comporter des leçons sur ce qu'il se passait en temps réel et selon elle, ce qui se passait aujourd'hui était un événement historique capital.
A Devon, une jeune sorcière rousse était également assise avec sa mère à côté du poste familial. Ginny avait été déçue de ne pas pouvoir venir au Chemin de Traverse, mais après, elle avait réfléchi. Vu sa taille, elle n'aurait pas vu grand chose et en plus elle rencontrerait très prochainement son héros. Pour l'instant, entendre sa voix suffirait.
Amélia était dans le chemin de Traverse avec tous les aurors qu'elle avait pu trouver. Même les cadets avaient été requis et pourtant elle avait encore un peu de mal à garder le contrôle sur une foule de cette taille. La foule continuait à grandir car tous les sorciers et sorcières de Grande Bretagne voulaient apercevoir le garçon-qui-avait survécu. Les aurors étaient surpassés, n'étant pas aidés par ces spectateurs étant arrivés en retard et qui poussaient les autres pour avoir une meilleure vue. Cela créa des bousculades dans la foule et Amelia pensa que ce n'était qu'une question de temps avant que les bagarres ne commencent.
La situation se calma soudainement et la foule recula même d'un pas ce qui surprit Amelia jusqu'à ce qu'elle se retourne. Des dizaines de gobelins armés jusqu'aux dents sortaient de la banque et en voyant leur nombre, le cœur d'Amelia rata un battement. Il y avait là une force entrainée et prête à se battre et le fait qu'ils soient au moins deux fois plus nombreux que les aurors l'inquiéta. Comme tout le monde, elle s'attendait à une déclaration d'Harry aujourd'hui, il semblait maintenant que les gobelins voulaient faire une déclaration visuelle aujourd'hui.
Puis ses yeux furent attirés par le couple se tenant au milieu de ces gobelins et elle ne sut plus quoi penser. Mr Crow et Miss Granger à son bras ressemblaient à un jeune prince et une princesse, se tenant fièrement avec une armée conquérante derrière eux. Elle pouvait déjà voir les caméras de presse prendre des photos qui seraient sans aucun doute à la une le lendemain et sûrement pour le reste de la semaine !
La voix profonde de baryton de Ragnok couvrit tout le chemin de traverse, il s'agissait sans doute d'un charme lui permettant de se faire entendre par tous. Le reporter de la WWN tenait son micro proche de sa bouche et décrivait la scène à tous ceux qui ne pouvaient pas être présents ce jour-là. Quand Ragnok commença à parler, il eut le bon sens d'arrêter de parler, tenant simplement le microphone et laissant entendre ses auditeurs ce qu'il se passait.
« Sorciers et sorcières de Grande Bretagne, on vous a mentit. Je le sais avec certitude, mais les relations entre nous étant ce qu'elles sont, mes mots ne sont pas crus. Je vais donc vous laisser entendre quelqu'un que vous croirez je le pense. »
Ragnok jeta le même sort à Harry et sa voix résonna dans toute l'allée et grâce à la radio, dans tout le pays.
« J'espère que vous me pardonnerez si je fais quelques erreurs. C'est la première fois que je parle en public et il semble qu'il y ait là une foule assez importante. » Quelques rires retentirent alors que la foule attendait d'entendre ce qu'avait à dire le garçon-qui-avait-survécu.
Harry avait travaillé son discours avec son père donc il savait parfaitement ce qu'il devait faire. « Hier, mon père m'emmena, moi et ma meilleure amie Hermione visiter la tombe de mes parents. Comme vous pouvez certainement le comprendre, il s'agissait d'un événement privé. Quelqu'un a réussi à entrer dans le cimetière, a écouté nos conversations privées et a prit cette photo à notre insu. Et le pire, c'est que ça a résulté en une soit-disante interview exclusive avec moi à la une de la Gazette de ce jour. Je n'ai jamais donné d'interview et n'ai certainement jamais rencontré le reporter de la Gazette du sorcier. Et cette Skeeter a fait de moi un menteur. Je me tiens ici et suis préparé à l'affronter, car faire appel à l'honnêteté d'un gobelin est un très grave problème. »
Vu le silence qui s'ensuivit, Amelia prit sur elle pour poser une question officielle. « Mr Crow, voulez-vous déposer une plainte au ministère ? »
C'était inattendu, mais Harry laissa son entrainement prendre le dessus. « Bonjour Mme Bones, et c'est Centurion Crow maintenant. Nous venons de terminer la cérémonie durant laquelle ce grand honneur m'a été accordé. Toutes les plaines gobelines au ministère ont été gérées par le Département de Régulation et de Contrôle des Créatures Magiques, je ne sais pas s'ils ont des problèmes de personnel, mais cela fait des années que nous n'avons pas eu de retour favorable de leur part. Je préférerai me tenir ici comme un gobelin et la traiter de menteuse de visu, une action que je suis prête à défendre de mon épée si nécessaire. Mon père avait protégé ce lieu et pourtant elle a réussi à y pénétrer et à nous espionner. J'aurais pensé que cela aurait inquiété également le ministère, à moins qu'elle soit à la solde du ministère ? »
Amelia essaya de réfuter cette accusation. « A ma connaissance, elle ne l'est pas et cela me concerne si elle a réussi à s'approcher autant de vus. Je remarque également qu'elle brille par son absence aujourd'hui, Rita Skeeter n'est pas le genre de femme à rater un tel événement. »
« Si elle a la capacité à nous espionner dans un cimetière, alors je pense qu'elle est présente aujourd'hui et utilise la même méthode qu'hier pour se cacher. Cependant, cette fois, toutes personnes ici présentes ont entendu ce que j'avais à dire, incluant le fait que Rita Skeeter est une menteuse. Pour moi, le fait qu'elle ne soit pas là et ne réfute pas mes plaintes, confirma sa culpabilité. »
« Miss Granger, pouvez-vous corroborer les dires du Centurion Crow ? »
Elle regarda le directeur qui appliqua à son tour le charme sur Hermione avant qu'elle ne réponde. « Oui Mme Bones. Comme vous pouvez le constater sur la photo prise hier, j'étais aux côtés d'Harry en permanence. Si lui ni moi n'avons parlé à quelqu'un d'autre que nos parents. Nous nous demandons aussi qui est la personne à avoir révélé que nous serions au cimetière hier car cette information était peu connue. Je peux également vous confirmer que Harry est le Centurion Crow… »
Le charme du professeur Flitwick entra alors en jeu car Hermione se tourna et s'inclina devant le directeur Ragnok. Quand elle parla, ce fut dans la langue du directeur. « Je voudrais sincèrement vous remercier Directeur Ragnok de m'avoir invité aujourd'hui. Cela m'a plu de voir mon meilleur ami recevoir un tel honneur, je me sens honorée d'être ici aujourd'hui. »
Cela eut un effet sur toutes les personnes présentes, pas seulement sur le leader gobelin. Il avait joué un coup de maitre en récompensant ainsi Crow et encore plus en invitant cette jeune sorcière à la cérémonie.
La seule réponse que la nation pouvait donner à Dumbledore pour cette attaque, c'était de combattre et c'est pourquoi ils se tenaient tous là devant la banque. Il avait entendu de Barchoke et de leurs tuteurs que ces deux là se complétaient, et Ragnok venait d'en avoir la preuve. Crow se tenait fièrement en centurion devant tout le monde et la sorcière à son bras venait de faire plus pour améliorer les relations entre gobelins et sorciers que bien d'autres depuis des décennies. Sa démonstration de respect et l'utilisation de leur langage ne pouvait rater et avait en fait un effet sur les centaines de gobelins regardant et écoutant.
Ragnok lui retourna sa courbette avant de s'adresser à tout le monde – en anglais.
« Pour ceux qui ne parlent pas notre langue, Miss Granger vient de me remercier pour l'avoir invitée à la cérémonie qui a fait de son meilleur ami un centurion. Je voudrais ajouter qu'elle a fait un grand honneur à notre nation en étant présente et avec ses paroles. Je voudrais aussi dire qu'elle sera à l'avenir une amie de notre nation dès qu'elle choisira de venir à Gringotts. »
Un rapide coup d'œil à Harry fut suffisant pour comprendre que c'était quelque chose de spécial et elle s'inclina une nouvelle fois respectueusement devant le directeur, sachant qu'elle aurait plus d'explications plus tard.
Puis le directeur reporta son attention sur la foule de sorciers et sorcières. « Comme vous l'avez entendu, la supposée interview de la Gazette n'est rien d'autre qu'un tissu de mensonges. Nous avons demandé une rétractation du journal, et ils nous ont demandé une preuve. Cette preuve se tient maintenant devant vous, même si je ne vois pas Miss Skeeter la recevoir. En plus de la rétractation, nous demandons à savoir comme cela a pu se produire. Il est dans l'intérêt de tous de découvrir si quelqu'un a une méthode pour passer à travers des barrières magiques. »
Amelia fit un pas en avant et se présenta officiellement au dirigeant gobelin avant de confirmer que son département enquêterait sur ce phénomène. Un mandat serait fait pour que Miss Skeeter soit interrogée dans les plus brefs délais.
Ragnok la remercia avant de faire un dernier commentaire. « Nous devons maintenant partir et retourner à la fête prévue pour célébrer notre nouveau centurion. Je vous souhaite à tous une bonne journée. »
Le directeur avait à peine fini que ses troupes lui frayaient un chemin dans la foule gobeline. Amelia ne put s'empêcher d'être impressionnée par leur efficacité. La foule était venue voir et entendre le garçon-qui-avait-survécu, et elle avait eu encore plus que ça. La Gazette avait fait d'Harry le portrait d'un jeune sorcier comme les autres qui appréciait sa première année à Poudlard, aujourd'hui, ils avaient entendu une toute autre histoire. Puisqu'ils avaient tous vu de leurs yeux ce qu'il s'était passé aujourd'hui, même les sorciers et sorcières les plus crédules de Grande Bretagne avaient compris que la version de la Gazette n'était que mensonges et illusions.
Quand le journaliste décrit le jeune couple qui suivait le leader gobelin dans la banque, un vieux sorcier dans un château écossais sut que sa manipulation avait spectaculairement échouée
« … Je suis venu aujourd'hui comme la plupart des gens ici présents pour voir pour la première fois notre sauveur, le-garçon-qui-a-survécu. Nous avons vu un jeune homme qui a été élevé par les gobelins, et si je puis dire, il a clairement été gâté par cet environnement. La belle jeune sorcière à son bras le complète parfaitement, je suspecte que des cœurs vont être brisés dans les prochains jours quand les photos de ce jour seront imprimées. Puisque le Centurion Crow ne ressemble en rien au portrait que nous a fait la Gazette de Sorcier, nous ne pouvons qu'en conclure qu'on nous a mentis… »
C'est à ce moment qu'Albus éteignit la radio. Si ce crétin sans cervelle que la WNN employait pour poser des questions stupides réussissait à le comprendre, alors le reste du pays le ferait aussi. Il s'attendait rapidement à une visite de William Weasley, le jeune sorcier étant bien trop intelligent pour ne pas comprendre qui avait donné le tuyau du cimetière à la Gazette.
Albus jouerait franc-jeu avec lui, c'était bien mieux que de lui faire du chantage. William devrait maintenant jouer selon les règles d'Albus, sinon Gringotts découvrirait qui avait lâché cette information. Il ne ressentait pas la moindre sympathie pour William, plus que jamais, Albus avait besoin d'informations. Le pire qui puisse arriver était que l'ainé des Weasley finisse à enseigner la défense à Poudlard, ce n'était un grand sacrifice pour le plus grand bien.
Il s'attendait aussi à entendre parler de Skeeter dans l'heure, et Rita allait découvrir qu'Albus Dumbledore était un expert dans ce jeu déjà des décennies avant qu'elle ne naisse. Quand on jouait avec les grands, on risquait d'être brûlé. Si Rita essayait de reporter le blâme sur Albus, alors il lui couperait l'herbe sous les pieds. Il prépara mentalement sa déclaration pour la presse et le DJM dans le cas où la situation dégénérait.
Il avait entendu qu'Harry se rendrait sur la tombe des Potter à Halloween et transmit cette information à Miss Skeeter. Tout ce qu'il avait demandé en retour, c'était que l'article qu'elle écrirait décrive Poudlard sous un bon jour. Il s'attendait à ce que le reporter pose quelques questions à Mr Crow avant ou après sa visite, mais pas qu'elle espionne et invente une interview.
Il était certain que Rita ne dévoilerait pas comment elle était capable d'espionner les gens, ce qui signifiait qu'Albus n'aurait pas à révéler que qu'il savait que Skeeter était un animagus non enregistrée.
Le plan avait toujours été pour Hermione de passer la nuit collée avec Harry, mais son nouveau statut « d'amie » de la nation lui ouvrait tout un nouveau monde. Elle était dans sa tenue d'entrainement et courrait à côté d'Harry dans le tunnel qui les ramènerait chez lui. Il portait sa tenue habituelle, avec son épée accrochée dans le dos. Hermione avait appris que les bracelets en or ne pouvaient être enlevés et que les épaulettes se portaient quotidiennement, sauf sur les pyjamas. Heureusement, le casque était réservé pour les cérémonies officielles ou durant les guerres.
Comme prévu, ils captaient l'attention des gobelins qu'ils croisaient. Même si Hermione apprenait vite à se servir de son épée en bois, elle n'était pas prête à s'entraîner devant une foule de gobelins.
Elle avait cependant amené son bouclier gobelin et ce serait ce qu'ils utiliseraient ce matin pour s'entrainer. Normalement, cela était le seul moment où Hermione retirait son bracelet mais pas aujourd'hui. Ce qui était certain c'était que leur entrainement attirerait de nombreux gobelins et que cette audience rendrait probablement nerveuse Hermione et Harry voulait qu'elle ait une sécurité supplémentaire car si quelques sorts passaient sous sa garde, alors elle serait quand même protégée.
Harry les mena dans une large caverne dans laquelle se trouvaient déjà des gobelins en train de se battre, même si beaucoup d'entre eux semblaient être juste présents pour regarder. D'une certaine manière, cela rappela à Hermione un ring de boxe et cela lui prit des heures avant que cette image ne lui sorte de la tête. Harry avait des petites pierres de protection portatives qui empêcheraient que leurs sorts ne touchent les autres et il les plaça sur le sol. Ils commencèrent à se jeter des sorts de saucissonnage, puis la difficulté augmenta, alors qu'ils les bloquaient avec leurs boucliers gobelins quand ils ne pouvaient pas les éviter ou créer des boucliers magiques. Puis ils s'échangèrent des sorts de stupéfixion jusqu'à ce qu'un grand « Stop » ne les dérange.
Ils s'arrêtèrent tous deux et se retournèrent pour voir qui avait donné un tel ordre et ils furent face à face avec un vieux gobelin qui marchait à grands pas vers eux.
« Posez ces jouets démoniaques, ici, on se bat pour de vrai. »
Hermione était sur le point de faire une réflexion quand la voix d'Harry l'arrêta. « Couvre moi. » Ces deux simples mots suffirent à insuffler en elle de l'adrénaline alors qu'elle se positionnait derrière Harry.
Harry avait immédiatement réduit et rangé son bouclier et toute l'audience put voir qu'il était mortellement sérieux dès qu'il sortit son épée. « Qui-es-tu pour décider ce qu'est un vrai combat ? Es-tu trop vieux ou juste aveugle pour ne pas voir mon rang ? Comment oses-tu interrompre mon entrainement… »
« Espèce de blanc-bec, tu obtiens quelques galons et tu oublies aussitôt qui t'a enseigné… »
« Vous vous adresserez à moi correctement Monsieur ou j'arroserai ce sol de votre sang. »
Le vieux visage du gobelin laisser échapper à un sourire qui fit haleter plusieurs gobelins avant qu'il ne fasse le vrai salut gobelin. « Rappelle toi juste Centurion Crow, ne tend jamais une main aux bâtards… »
« … Ou ils te prendront le bras, je me souviens Whitefang. Tu me l'as dit depuis que j'ai cinq ans, comment aurais-je pu l'oublier. Avons-nous fini ou me prépares tu une autre de tes surprises ? »
Whitefang éclata d'un rire tonitruant. « Et bien Centurion, je peux voir que ce rang a été mérité. J'avais prévu que quelques uns de mes enfants t'attaquent de derrière, mais ta petite sorcière semble être prête à les recevoir. »
Harry savait ce que Whitefang essayait de faire, le déstabiliser pour voir jusqu'où il pouvait être poussé, mais il y avait quand même une trace de col !re dans sa voix quand il répondit. « La petite sorcière s'appelle Miss Hermione Granger, elle est sous ma protection et est considérée par le directeur comme une amie. Insulte la et tu goûteras à ma lame. »
Le gobelin comprit immédiatement qu'il avait presque dépassé la ligne et c'est cette compréhension rapide qui l'avait maintenue en vie si longtemps. Whitefang s'inclina immédiatement et s'excusa rapidement. « Je suis désolé si je vous ai offensé, Miss Granger, ce n'était pas mon intention. »
Hermione s'inclina à son tour. « Excuses acceptées Maître Whitefang. »
Harry éclata d'un rire sarcastique. « La seule chose dans laquelle Whitefang est un maitre, c'est d'avoir la bouche la plus répugnante de la nation et je ne veux pas parler de ses dents. » Personne dans la foule ne savait ce que signifiait la dernière remarque de Harry, mais cela fit sourire Hermione et amoindrit son appréhension. Si Harry arrivait à faire des blagues, alors cela signifiait qu'il avait la situation bien en main.
« Puisque Whitefang a interrompu notre session d'exercice, je suggère que nous retournions chez moi pour le déjeuner. Mon père a pris sa matinée pour la passer avec nous avant que nous rentrions chez tes parents. » Ils reprirent leurs pierres de protection et Harry échangea quelques mots avec des gobelins qu'il connaissait visiblement. Hermione avait aussi noté que Whitefang les regardait avec attention.
Quand ils partirent, Harry commença à répondre aux questions que sa meilleure amie semblait visiblement se poser. « Whitefang est… Whitefang. Je sais que cela ne t'aide pas, mais je n'ai pas d'autres mots que tu pourrais comprendre pour le décrire correctement. »
« Harry, le sortilège de Rowena fonctionne toujours, dis le moi dans ta langue. » Sa réponse la fit rougir. « Oh, je vois, c'est à la fois une crapule mais aussi un filou adorable ? Comment le connais tu et qu'en pense ton père ? »
« Quand j'étais un peu plus jeune, on me bottait – assez souvent – les fesses. Whitefang voyait ce qu'il se passait – mais tu te doutes qu'il n'a jamais rien fait – et me parlait après. Il disait que j'avais du cran mais que j'étais stupide. Tu me connais suffisamment bien pour te douter comme je réagissais. »
Hermione sourit. « Pas vraiment en fait. »
« Et bien, Whitefang disait que j'avais besoin d'apprendre à me battre, et pas de rester là et à me faire frapper. Il m'a emmené ici pour s'entrainer et m'a appris petit à petit à me battre à la déloyale. »
Cela rendit Hermione confuse. « Alors pourquoi étais-tu aussi hostile envers lui s'il t'a aidé. »
« Oh, il m'a certainement aidé, mais c'est compliqué. Si je lui avais montré le respect que je montre par exemple à Maître Sharpshard, Whitefang m'aurait craché au visage et aurait dit que je l'avais insulté. En le traitant comme je l'ai fait aujourd'hui, comme un dangereux spécimen qu'il ne faut pas fréquenter, c'est pour lui une sorte de respect qu'il peut accepter. Mon père le paye occasionnellement pour des informations, il est très bon pour rester en arrière et ne rien manquer. Whitefang accepterait de l'or pour ça, mais jamais pour m'aider. »
Un signe d'exaspération vint de sa meilleure amie. « Chaque fois que je crois comprendre les gobelins, je découvre autre chose et tout change. »
Harry rit. « Nous sommes une race simple Hermione, retournons à la maison et tu pourras boire encore de cette bière que tu aimes tant. Je dois admettre, que cela me manque beaucoup quand nous sommes à Poudlard. Le jus de citrouille est bien trop doux pour moi et la copie que les sorciers ont fait de notre ale – je crois que ça s'appelle biérauberre a la réputation d'être dégoutante. »
« Durant la fête, j'ai remarqué que tout le monde buvait de l'ale, ça ou du vin. »
« Hermione, nous n'avons que quatre boissons et l'une d'elle est l'eau. On ne boit jamais de grog en public car ca t'assomme après seulement quelques gorgées. »
Cela était difficile à croire pour Hermione car sa mère par exemple buvait plus de types de cafés qu'ils n'avaient de boisson. Cela amena une autre question. « Vous devez sûrement avoir plus que quatre boissons, n'avaient vous pas de breuvages chauds ? »
« Bien sûr que si, de l'eau chaude, du vin chaud et de l'ale chaud. Maître Sharpshard est la seule personne que je connaisse qui puisse boire du grog chaud ce qui montre bien à quel point cette boisson est toxique quand elle est chaude. Je te l'ai dit Hermione, c'est simple. »
Hermione secoua la tête, simple – c'est vrai ! Cela allait lui demander des années pour le comprendre. Cette pensée fit naitre un sourire sur son visage, alors qu'elle courrait aux côtés d'Harry pour rentrer chez lui.
Padma trouva sa jumelle l'attendant devant la tour de Serdaigle, elles se prirent dans les bras pour se saluer avant que Parvati ne lui dise pourquoi elle était là. « J'ai dit à Neville que je viendrais avec toi au petit déjeuner ce main, nous ne passons pas autant de temps qu'avant ensembles. Je ne crois pas que j'aime que nous soyons dans des maisons différentes et en plus on ne passera pas les vacances ensembles. »
Contrairement à sa sœur, Padma aimait être dans une maison différente de Parvati. Elles étaient deux sorcières très différentes, avec une jumelle exubérante qui attirait toute l'attention alors que Padma se fondait bien dans le décor. Padma n'en voulait pas à sa jumelle, cela reviendrait sinon à se plaindre car la pluie mouillait, c'était la nature de Parvati. Cependant, maintenant qu'elles étaient dans une maison différente et avaient des différents groupes d'amis, Padma avait l'impression de laisser sortir la sorcière qu'elle avait toujours su être au fond d'elle.
« Pav, tu sembles être si heureuse à Gryffondor, toi et Lavande vous vous êtes disputées ? »
« Quoi, non ! C'est juste que je pensais que cela serait différent. Je veux dire, regarde ce nous avons – Ron Weasley – s'il te plait ! Seamus et Dean ne sont pas mieux, ni les deuxièmes années. Il y a un seul sorcier décent et c'est ma sœur jumelle qui l'obtient. »
« Neville et moi sommes de bons amis Pav, mais je ne m'attends pas à recevoir bientôt une demande en mariage. Nous espérons le voir pendant les vacances mais il ne viendra pas chez Hermione. »
« Non, tu vas juste passer tes vacances avec Harry. Je n'arrive pas à croire que tu l'ais défendu devant tout le monde dans la grande salle, ce garçon a une mauvaise influence sur toi. »
Padma avait du mal à le croire, mais elle pensait qu'Harry et Hermione avaient une excellente influence sur elle. Sans leur amitié, elle n'aurait jamais eu assez confiance en elle pour avoir fait ce qu'elle avait fait la veille.
«Tu veux prendre le petit-déjeuner avec moi aujourd'hui ? Tu me manques Pav, nous pouvons essayer de nous voir davantage maintenant. »
Parvati agréa rapidement, avant d'aborder la raison principale elle voulait parler avec sa jumelle. « J'ai entendu Hermione parler de shopping et de fêtes, tu crois que tu pourrais m'inviter ? »
Padma était bien consciente que Parvati rendrai ses amis fous si elle restait pendant toutes les vacances. « Etais tu là aussi quand elle a parlé de courir tous les matins, d'étudier et de vivre sans magie pendant deux semaines ? »
« Courir… et pas de magie ? Comment peut-on vivre sans magie ? »
« Je n'en ai pas la moindre idée Pav, mais c'est ça que je veux. Je veux apprendre de nouvelles choses et en vivant avec des moldus pendant deux semaines, j'apprendrais. » Soudain l'idée n'était plus si intéressante pour Parvati. Quand Padma proposa de l'inclure quand ils verraient Neville, elle fut enchantée.
Les deux sœurs entrèrent dans la Grande Salle et s'assirent à la table des Serdaigles, ils furent vite rejoints par Neville. Padma était assise entre sa sœur et son ami, et pensa que la matinée était juste parfaite, jusqu'à ce que la Gazette arrive et elle sentit mieux encore.
