Disclaimer: Harry Potter appartient à JKR, et cette histoire n'est pas utilisée à des fins commerciales. Il s'agit là d'une traduction de l'histoire appartenant et étant écrite par RobSt.
Chapitre 17: Bill est cru
Chapitre 17 : Bill est cru
La une de la Gazette du Samedi ne pouvait pas se manquer et ils avaient même réussi à trouver un bouc émissaire pour leurs problèmes.
Pénitence de la Gazette & Consécration du Centurion Crow
Le personnage imposant sur notre photo, portant le casque en or et l'épée de Godric Gryffondor est le Centurion Crow. Le fait que ce soit aussi le garçon-qui-a-survécu montre immédiatement qu'il y a une erreur dans l'histoire imprimée précédemment dans ce journal. La belle jeune sorcière à son bras cependant est une nouvelle fois Miss Hermione Granger. C'est là que s'arrêtent les similitudes avec l'édition d'hier.
Centurion Crow et Miss Granger démentent véhément avoir rencontré Miss Skeeter, et encore moins avoir participé à une interview exclusive avant de poser pour une photo. Il apparaît maintenant que Miss Skeeter a espionné le jeune couple quand ils se rendaient sur la tombe des Potter pour Halloween, à l'occasion du dixième anniversaire de l'assassinat de James et Lily Potter. La Gazette du Sorcier n'était nullement complice des actions de ce reporter et ne veut pas faire d'autres commentaires pour l'instant, puisque Miss Skeeter fait actuellement le cas d'une enquête au sein du Département de la Justice Magique. Ce journal suivra bien sûr toute cette affaire de près.
Dan Granger lâcha un juron en voyant la première page du journal que Barchoke venait de lui tendre.
Sa femme lisait par dessus son épaule et avait son propre commentaire à faire. « Ce juron était-il pour l'excuse du journal ou pour la photo ? »
Emma avait regardé deux fois la photo afin de s'assurer qu'il s'agissait bien de Hermione et de Harry. Sa fille ressemblait à une princesse, et les joyaux qu'elle portaient devaient valoir la rançon d'un roi alors qu'Harry lui, semblait prêt à se battre. La pose et les vêtements lui rappelaient un fameux couple historique, Marc Antoine et Cléopâtre. Si ils montraient à quelque cette photo, personne n'arriverait à croire qu'ils avaient 11 et 12 ans.
Ces similitudes royales furent renforcées par l'autre image que la Gazette avait imprimée, notamment celle où Harry et Hermione se trouvaient au centre d'un cercle de gobelins richement habillés. La seule comparaison qu'Emma pouvait trouver était la photo d'un mariage royal, ceux dont la presse était si friande quand la Famille Royale saluait son peuple du balcon du Palace de Buckingham. Et le fait que plus de mille personnes étaient présentes lors de cette photo et que la Gazette avait écrit un article de neuf pages, renforçait l'image du Mariage Royal dans sa tête. Elle espérait juste que son mari suivait un autre chemin dans sa tête.
Dan pensait en effet à toute autre chose, il se trouvait en fait coincé dans un cul-de-sac et ne trouvait pas d'issue. Le père avait du mal à accepter que cette belle jeune femme sûre d'elle était en fait sa petite fille. Elle se trouvait devant des milliers d'étrangers et pourtant elle était la confiance même. Le journal continuait à parler de sa beauté et de sa pose, du fait qu'elle parlait le gobelin et que le leader gobelin lui avait accordé un grand honneur.
« Et bien, s'il y a bien une chose de sûr, Hermione, c'est que maintenant on ne pourra plus dire que tu ressembles à une imbécile heureuse. L'opinion de ton père est peut-être faussée, mais je pense que ma fille est vraiment belle. De toute façon, je le pense depuis le jour où tu es née. »
Le gloussement joyeux de sa fille était une somptueuse musique pour lui. « Merci papa, j'aurais presque voulu être à Poudlard ce matin pour voir la réaction de certaines sorcières. Il faudra que je demande à Padma si Cho était choquée et si elle a pleuré devant son porridge, j'espère que c'est le cas. »
« Hermione, n'est-ce pas un peu méchant ? »
« Non Harry, ça ne l'est pas. Je suis généralement à ton bras quand Cho essaie de flirter avec toi. Je sais que tu ne fais rien pour l'encourager, et je ne peux pas vraiment la blâmer. Regarde ce qu'a écrit la Gazette – un jeune homme incroyablement beau, se tenant à côté du leader de la nation, comme s'il y appartenait. Je comprends pourquoi toutes les filles sont après toi, mais ce qui a le don de m'énerver c'est quand elles font comme si je n'étais pas là. »
Harry décida de citer la Gazette à son tour. « Et bien, je ne vois pas comment elles ont pu manquer la « belle jeune sorcière qui brille à mes côtés » et je ne pense pas qu'ils parlaient de la tiare que tu portais. »
Les trois parents rigolèrent du comportement de leurs enfants. Ils étaient peut-être à la une du quotidien pour le second jour consécutif, mais ils semblaient plus faire attention l'un à l'autre que de laisser la célébrité leur monter à la tête.
« Je suis juste content que nous ayons protégé ta maison avant toute cette histoire, car elle renvoie toutes les chouettes hormis Hedwige et celles officielles de Gringotts. Les autres finissent à Gringotts et on examine leur contenu avant de faire suivre le courrier. » Cela avait préoccupé les Granger mais ils avaient reconnu que même dans leur monde, un tel spectacle médiatique pouvait attirer des gens bizarres et fous. Ils étaient enchantés que les problèmes potentiels soient traités avant de pouvoir approcher Hermione.
Barchoke avait d'autres bonnes nouvelles pour eux. « Le statut d'amie de la nation d'Hermione vous permet d'ouvrir un compte à Gringotts et d'obtenir nos meilleurs taux. Cela peut vous faire économiser des milliers de livres sur votre hypothèque et votre commerce. Si vous le voulez, je serais heureux de faire affaire avec vous, je vous assure que ce que vous gagnerez sera substantiel. »
Dan pensa qu'il devait commencer à s'habituer aux chocs – surtout avec sa fille étant une sorcière et étudiant dix mois de l'année en Ecosse. « Et bien, il semblerait que nous passions de bonnes vacances d'été cette année. »
Un Harry un peu nerveux l'interrompit. « Euh, excusez-moi Monsieur. Puisque vous avez été assez généreux en m'invitant chez vous à Noël, j'espérai vous retourner la faveur cet été. »
Cela souleva l'intérêt d'Emma. « Qu'as-tu en tête Harry ? »
« En fait, puisque je devais rester caché, je ne suis pas vraiment sorti de Gringotts. Il y a de nombreuses propriétés Potter dans le monde que je n'ai jamais vues, mais auxquelles j'ai maintenant accès. J'espérai que vous puissiez être mes invités et les explorer avec moi. Elles sont vraiment tout autour du globe, du sud de la France jusqu'aux Seychelles en passant par le Sud du Pacifique. »
Dan était ébranlé par la richesse du jeune homme. « Cela semble… incroyable en fait. Mais n'allons-nous pas passer la plupart de ces vacances dans les aéroports ? »
Harry eut l'air confus. « Je ne crois pas Dan – puisque je ne sais pas ce qu'est un aéroport. » Il regarda Hermione pour qu'elle l'aide.
« Les aéroports sont des lieux dans lesquels on monte dans un avion qui vole vers sa destination. Puis-je supposer que nous voyagerons par portoloin ? » Un hochement de son meilleur ami la poussa à expliquer à ses parents et sa mère fit un bond excité juste après.
« Oh, ce jeune homme Weasley en a utilisé un pour nous emmener à Londres en quelques secondes, es-tu en train de dire que c'est ce que nous allons utiliser pour voyager dans le monde ? »
Barchoke pensa que l'excitation d'Emma pour une chose aussi simple était un délice à voir. « Un portoloin nous emmènera d'une propriété Potter à la prochaine directement. »
Les deux parents Granger étaient abasourdis.
« Pas d'attente dans les aéroports pour cause de retard… »
« Pas d'ennui à rester assis pendant des heures dans un avion… »
« Pas de bagages perdus à Tombouctou… »
« Pas de trajets interminables pour aller et sortir de l'aéroport… »
« OK ! »
Tout le monde fut ravi de leur réaction, puis Hermione sauta sur Harry, enroulant ses bras et ses jambes autour de lui, les faisant presque tomber. « Je vais passer Noël et cet été avec toi ! Oh Harry, c'est génial ! »
Dan regardait sa petite fille s'enrouler autour d'un garçon et sa seule réaction fut de rire, comment pouvait-il être agacé alors qu'Hermione était si heureuse.
Ce fut Barchoke qui parla des choses pratiques. « Je vais faire un dossier de ces propriétés pour que vous puissiez y jeter un œil quand Harry sera là pour les prochaines vacances. J'ai prévu de prendre quelques vacances moi aussi cet été, donc on pourra s'organiser pour rester ensemble ou se séparer et allonger les vacances de ces deux-là.
« Je pense que ces deux là apprécient l'idée de passer plus de temps ensembles, mais je pense que nous devrions faire en sorte de pouvoir passer du temps tous ensembles. »
Barchoke était submergé par la suggestion d'Emma. Le fait que ces gens organisent leur emploi du temps juste pour passer du temps avec un gobelin n'était pas simplement incroyable mais aussi un événement historique. « Je pense que j'aimerai beaucoup ça. Nous pourrions même avoir un peu de compagnie. Si nous arrivons à faire sortir Sirius d'Azkaban, je ne vois personne qui pourrait avoir plus besoin de vacances que lui. Cela donnerait aussi une chance à Harry de connaître son parrain. »
Dan était très intéressé, la simple pensée d'un homme innocent pourrissant en prison le scandalisait. « Quelles sont ses chances selon vous ? »
« Pour être honnête, deux hommes très puissants ont enfermé Sirius là-bas. Et le fait qu'ils soient encore toujours aussi puissants va rendre notre tâche très difficile. En ce moment, c'est au-dessus de nos forces. Et le fait que ces deux là ont fait cet acte illégale suggère qu'ils ont d'autres squelettes dans leur placard. Si nous pouvons les discréditer, les gens seront plus enclins à croire que Sirius est innocent. »
Ce n'était pas assez rapide pour Emma. « Le fait que cet homme n'ait jamais eu du procès ne peut-il pas rouvrir l'affaire Black ? »
Cela ne sembla déranger personne que ce soit un gobelin qui explique à des moldus comment fonctionnait le monde magique. « Azkaban est un endroit extrêmement dangereux, la mort là-bas est commune. Je pense que ce serait le destin de Sirius si nous rendions cette affaire publique. Dumbledore prône peut-être le pardon, mais seulement quand c'est bon pour ses objectifs. Barty Croupton est l'ultime rempart entre la liberté et l'enfermement de Sirius. Cet homme a condamné son propre fils à une vie à Azkaban et c'est justement sa vie qu'il a perdue dans ce lieu de perdition. »
Dan regarda les deux enfants, toujours dans les bras l'un de l'autre en train de planifier leurs vacances. « Nous devons vous remercier pour votre honnêteté Barchoke, tout comme pour la protection de notre fille. Plus j'en apprends sur ce monde, plus je m'inquiète d'y avoir introduit Hermione. Puis je regarde ces deux-là, et je vois ce que j'ai toujours voulu, le bonheur de ma fille. »
« Nul besoin de me remercier Dan, je vois aussi mon fils qui est très heureux. Je prendrais toutes les mesures nécessaires pour les garder en sûreté. Gringotts a maintenant un employé à qui nous faisons confiance qui est 24h sur 24 à Gringotts, sept jours par semaine. De plus, Maître Pitslay et le briseur de sort Weasley sont fréquemment dans le château. Je suis sûr que nous pouvons aussi faire confiance à leur directeur de maison et à McGonagall que je crois être de notre côté. A part Dumbledore, je ne vois pas comment la situation pourrait être plus sûre. »
Les deux Granger voulaient savoir si il y avait un risque pour Dumbledore et Barchoke fit de son mieux pour leur expliquer.
« Dumbledore, malgré toutes ses erreurs, est un sorcier très puissant et intelligent. Il a tellement eu l'habitude de voir son entourage faire tout ce qu'il eut, que nous avons du mal à le bloquer. Je suis certain qu'il a mis en œuvre cet incident avec Skeeter, tout comme je suis certain qu'il a couvert ses traces. Certains de ses derniers coups étaient stupides et faits à cause de son excès de confiance, il ne fera pas deux fois la même erreur. »
« Je ne comprends pas, comment une personne peut-elle avoir autant de pouvoir ? »
« Je pense que c'est de la fainéantise Emma. Ils ont tellement eu l'habitude de demander aux autres quoi faire, que nous avons maintenant à faire à des hauts fonctionnaires du ministère qui ne savent pas penser par eux-mêmes. Il y a eu plusieurs fois des demandes pour que Dumbledore devienne Ministre de la Magie mais il a toujours refusé. Le ministre peut en effet être tenu responsable quand les choses tournent mal. Ceux qui manipulent le ministre n'ont pas ce genre de désagrément et choisissent généralement le prochain ministre. Il n'y a pas de personne plus stupide et influençable que Fudge, prêt à tout pour garder sa place de Ministre de la Magie. C'est un système corrompu, mais ceux qui tirent les ficelles n'ont aucune envie qu'on le change aujourd'hui. »
« Je veux des changements– cela nous fait passer pour des idiots incompétentes ! »
Albus se demanda quels changements voulaient opérer le ministre ?
« Le garçon a tué un troll, sauvé trois élèves et l'infirmière de Poudlard, et pourtant n'a pas gagné un seul point ? Les gobelins lui ont donné un casque en or pour avoir chassé un fantôme de ce foutu château ! Le garçon-qui-a-survécu, s'est tenu sur les marches de Gringotts et a raconté à quel point il était honoré d'avoir reçu une récompense des gobelins ce qui a valu au ministère d'être envahi par des chouettes. Ils veulent tous savoir pourquoi la personne qui nous a débarrassé de Voldemort n'a pas reçu de remerciement du ministère. Il est le champion de Poudlard pour l'amour de Merlin et pourtant ni l'école, ni le ministère n'a eu de commentaire positif dans les dix pages dédiées au garçon. Cette histoire ne peut plus continuer ainsi. »
Albus avait permis à Cornelius de vider son sac quand le ministre avait déboulé dans le bureau du directeur, et il était en fait d'accord avec la plupart des choses de ce qu'il disait. « Je ne sais pas vraiment comment nous pourrions le faire. Si Poudlard ou le ministre commence à offrir au garçon des récompenses, cela va montrer exactement que ce sera – une tentative de notre part pour gagner les faveurs d'Harry. Il le verra directement et pourrait refuser de les accepter – imaginez à quel point ce serait embarrassant ! Les gobelins nous ont battu à pleine couture, je pense que nous devons l'admettre et continuer le combat sous un autre angle. »
« Vous ne pouvez pas être sérieux – le reconnaître publiquement ne serait-ce pas pire pour nous ? »
« Je pense que vous devez ajouter vos félicitations pour le Centurion Crow. Ce ne serait pas une mauvaise idée de laisser échapper que le ministère avait prévu quelque chose de similaire mais qu'il ne veut pas avoir l'air de se battre pour l'affection du garçon, et que c'est donc reporté pour plus tard. Je pourrais approcher Minerva pour donner une récompense spéciale pour services rendus à l'école pour ses actions de ce jour là et la lui remettre pendant la fête de départ avant Noël. Elle comprend mieux Crow et pourra nous dire si le garçon l'acceptera avant que nous donnions cette information à la presse. »
Cornelius était en train de comprendre ce que suggérait le vieux sorcier. « Donc nous faisons comme si le ministère s'apprêtait à reconnaître les exploits du garçon-qui-a-survécu mais que les gobelins nous ont devancés. Nous félicitons le garçon car cette récompense est bien méritée et nous le féliciterons davantage dans le futur ? »
« Exactement, quelque fois, la seule option restante est de tirer son chapeau devant les compétences d'un opposant et de montrer sa détermination à gagner la prochaine manche. Je pense qu'il s'agit d'une de ces situations. Et à la question comment nous allons l'emporter, tout ce que je peux dire ce que j'y travaille. »
Cornelius en tira du réconfort, ne sachant pas que Dumbledore n'avait pas la moindre idée de ce qu'il devait faire après. « Un autre coup pareil des gobelins et je crains que la bataille ne soit perdue. J'ai déjà dû remercier publiquement les gobelins pour avoir si bien élevés le garçon. Le garçon-qui-a-survécu se tenait vêtu comme un gobelin, avec une sorcière à ses côtés portant des joyaux gobelins inestimables, c'était une image très puissante. Surtout que la hiérarchie gobeline se tenait derrière lui, montrant leur soutien. La population magique de Grande Bretagne va finir par croire que Harry Potter nous a déserté, et ni vous ni moi ne pourrions y survivre, politiquement parlant. Encore un article de ce genre, et nous pourrons manger notre chapeau ! »
Albus était une nouvelle fois d'accord avec le ministre. Mais ce n'était pas si étonnant, la seule chose dans laquelle Fudge excellait, c'était juger l'opinion publique, et changer d'opinion rapidement pour rester dans la course.
Poudlard était en effervescence quand Hermione et Harry y revinrent, Padma commença immédiatement à les titiller en imaginant tous les élèves avec des épaulettes sur les robes de Poudlard. Hermione l'arrêta à temps.
« Je trouve moi qu'elles sont pas mal et bien plus pratiques que les badges de préfets ou de capitaine de Quidditch. » Une telle logique coupa Padma dans son élan, elle se contenta donc à leur raconter ce qu'ils avaient manqué à Poudlard. Ce fut presque un soulagement quand ils durent aller en Botanique. Pendant le déjeuner, ce fut comme s'ils n'étaient jamais partis. »
Bill regardait ses élèves quitter la salle de classe et ne put manquer Dumbledore qui attendait pour entrer. Il n'avait aucune intention d'écouter le vieux sorcier aujourd'hui, la soit-disante interview de Harry imprimée dans la Gazette lui avait donné des frissons. S'il n'avait pas dit à Barchoke que Dumbledore avait réussi à lui extorquer cette information, Bill serait maintenant sans emplois, sans domicile et sa carrière prometteuse serait brisée. Il n'aurait pas à feindre la colère pendant cette confrontation.
Albus entra et ferma la porte et fut reçu avec hostilité.
« Je vais vous éviter de perdre votre temps en me disant les paroles que vous avez préparées. Je n'ai rien à vous dire et je refuse de continuer à jouer à ces petits jeux. »
« Des jeux ? Vous croyez que ce sont des jeux ? »
Bill ne recula pas d'un centimètre. « Je sais que ce n'est pas un jeu, ce sont les vies de vraies personnes qui sont ici affectées. Mais pour voir, nous ne sommes que des pièces dans un jeu, un jeu dans lequel vous vous êtes autoproclamé Dieu. Tout votre speech sur le plus grand bien et les sacrifices qui doivent être faits, ce n'est que de la connerie. Vous pouvez continuer vos foutues manipulation Directeur, mais je n'ai pas l'intention de faire des sacrifices pour le plus grand bien du foutu Albus Dumbledore ! »
Bill passa à côté du Directeur, quand Albus lui agrippa le bras. « Cela n'a rien à voir avec ce que je veux, j'essaie de sauver notre monde de changements qui pourraient le détruire… »
Le briseur de sort dégagea son bras. « Avant que je ne prenne ce travail, je passais mes journées dans des tombes de personnes qui ne pouvaient s'adapter aux changements. Ils étaient des dieux pendant un temps, avec un pouvoir de vie et de mort sur des millions de personnes. Maintenant, tout ce qu'il reste d'eux, ce sont des pierres, des pierres impressionnantes mais leur mode de vie est parti pour toujours. »
Dumbledore bondit sur cette analogie. « Si nous autorisons les choses à continuer ainsi, Poudlard ne sera qu'une ruine dans quelques générations. Notre mode de vie est attaqué de tous les côtés, il est plus important que jamais de s'entraider. »
« Mon problème avec cette phrase, c'est que nous sommes supposés rester tous ensembles et faire ce qu'Albus Dumbledore veut. Qu'est-ce qui donne le droit au directeur d'une école de déterminer quelle direction doivent prendre nos vies ? Je n'ai pas l'intention de suivre aveuglément quelqu'un dont les motivations sont au mieux questionnables et dont les actions sont presque criminelles. »
Cela ne se passait pas comme Albus l'avait prévu. S'il y repensait, peu de choses s'étaient bien passées récemment. « Donc vous préférez vous ranger aux côtés des gobelins plutôt qu'avec les sorciers de votre espèce ? »
« Je me range aux côtés de Harry, il se trouve juste que les gobelins sont de son côté. Je préfère placer ma confiance dans ce jeune homme que dans le soi-disant et autoproclamé leader du bien. » Bill avait posé sa main sur la porte avant qu'Albus n'ajoute quelque chose.
« Vous prétendez supporter Harry, et pourtant vous étiez impliqués dans une majeure brèche de sécurité dans la sûreté du garçon. Je me demande ce que feraient vos maitres gobelins de cette information s'ils venaient à l'apprendre. »
« C'est donc vous qui avez transmis l'information à Skeeter ? »
Dumbledore pensa qu'il le tenait. « Ah, mais je n'en aurais pas été capable si vous ne me l'aviez pas dit. Je suis vraiment désolé William, mais vous ne me laissez pas le choix. J'ai désespérément besoin d'information, si vous ne coopérez pas peut-être que votre remplaçant sera un peu plus accommodant. »
Les yeux de Bill transpercèrent le vieux sorcier. Dumbledore semblait confiant devant lui. Le briseur de sort pouvait voir qu'Albus pensait se trouver dans une position victorieuse – il était temps de briser ses désillusions. Il était temps aussi d'admettre qu'il n'était pas fait pour être espion, il avait bien trop de caractère à la Weasley, pour jouer avec amabilité avec des gens come Dumbledore.
« Vous êtes un sorcier bien érudit directeur, donc je vais vous laissez avec une simple devinette. Réarrangez ces mots dans le bon sens : FOUTRE FAIRE ALLEZ VOUS ! (NT : version originale = OFF, FUCK).
Puis Bill quitta la salle de classe, claquant la porte derrière lui. Laissant derrière lui un Dumbledore confus et surpris.
Harry discutait avec ses amis pendant le diner, essayant de leur expliquer les choses moldues qu'il avait vu chez les Granger tandis qu'Hermione les regardait en souriant. C'était une scène plaisante, et Bill était désolé de devoir l'interrompre. Il murmura quelque chose dans l'oreille d'Harry et celui-ci hocha la tête pour marquer sa compréhension et ses amis purent voir que son masque de Centurion Crow éclipsa celui d'Harry.
Bill donna une petite tape sur le dos d'Harry avant de partir, personne dans la Grande Salle n'était étonné de le voir parler avec ses étudiants.
Ce fut naturellement Hermione qui demanda à Harry ce qu'il se passait. « Oh, juste ce que nous suspections, Dumbledore a encore voulu joué. J'essaie juste de trouver un moyen de l'utiliser au mieux. »
Le directeur entrant dans la salle par une petite porte et prenant place à la table des professeurs sembla faire sortir Harry de ses pensées. Avant qu'il ne puisse se lever, la main d'Hermione se posa sur sa jambe.
« Es-tu sûr Harry ? »
Il lui sourit. « Non, mais je ne devrais pas être en danger. Il vaut mieux le confronter dans la Grande Salle avec McGonagall et Maître Flitwick présents. »
« Ne pourrions-nous pas aller chercher Maître Sharpshard aussi ? »
Il caressa sa main sur sa jambe et l'embrassa sur la joue. « Hermione Granger, je crois que vous êtes en train de développer un sens de l'humour gobelin. »
Harry se leva et marcha devant toute la grande Salle. Il attirait souvent l'attention à Poudlard mais presque toutes les paires d'yeux le regardaient avant qu'il atteigne la table des professeurs.
Harry ne s'embêta pas avec des préliminaires. « Dumbledore, vous avez dit à cette Skeeter que j'allais rendre visite aux tombes de mes parents à Halloween. »
Le silence qui s'ensuivit fut brisé par Rogue. « Mr Crow, c'est une sérieuse accusation. Avez-vous des preuves ? »
« C'est Centurion Crow Monsieur, et oui, j'en ai. Le briseur de sort Weasley a laissé échappé devant le directeur où je serais et ce vieux bâtard vient tout juste d'essayer de faire du chantage à mon tuteur pour avoir plus d'informations. Il a admit avoir dit à Skeeter où je serais avant de menacer de révéler à mon père comment il avait obtenu l'information – si le briseur de sort Weasley ne faisait pas ce que Dumbledore lui ordonnait. »
Minerva n'arrivait pas à en croire ses oreilles. « Connaissez-vous la réponse de Mr Weasley ? »
« Oui professeur, je crois qu'il a dit au directeur d'aller se faire foutre. »
Quelques rires retentirent et une paire de jumeaux roux à Gryffondor souriait de plaisir.
Cependant Harry n'avait pas fini. « Pendant dix ans j'ai été en sécurité entre les murs de Gringotts, je ne suis là que depuis dix semaines et pourtant il n'y a eu qu'attaques sur attaques. Le premier soir, vous avez essayé de me faire renoncer à mon éducation gobeline, alors que Voldemort était présent, assis à la table des professeurs. Si on ajoute les trolls, les brutes et les mangemorts, vous voyez le tableau directeur ? Puis, quand je suis sorti de Poudlard, vous avez dit à quelqu'un où je serai exactement. Vous m'avez mis en danger, mais aussi Miss Granger. »
Dumbledore parla finalement. « Puis-je supposer que vous croyez les pathétiques tentatives de diffamation de Mr Weasley pour essayer de sauver son travail ? »
« Le briseur de sort Weasley est un sorcier intègre et plein d'honneur, deux qualités qui vous font cruellement défaut. Il a reporté l'incident à mon père le jour où c'est arrivé, nous ne pensions juste pas que vous tomberiez aussi bas. Nous savions déjà que vous étiez derrière cette soit-disante interview, le fait que vous ayez essayé de faire du chantage, nous l'a confirmé. Je suis très heureux du tuteur de défense que mon père a trouvé, le briseur de sorts Weasley n'ira nulle part. »
Minerva sentit qu'elle devait intervenir avant que la situation ne dégénère. « Centurion Crow, je suis désolée, mais traiter le directeur de « vieux bâtard » est contre les règles e l'école et vous gagnez ainsi une autre retenue avec moi. Soyez assuré en tout cas, que je suis d'accord avec vous, la personne qui a donné cette information a mis en danger deux étudiants de Poudlard. J'en parlerai au DJM et au conseil de Poudlard. »
Harry hocha respectueusement la tête, conscient que la retenue ne serait rien d'autre qu'une leçon de tutorat. « Je comprends Professeur et comme les autres élèves, j'obéirai au règles de Poudlard. Informez les deux groupes auxquels vous parlerez que je serais heureux de leur parler de ce problème. Puis-je vous demander que ce problème soit traité au plus vite ? La patience de mon père envers Albus Dumbledore commence à être épuisée et Hermione et moi parlons tous les deux suffisamment français pour recevoir des cours à Beauxbatons. »
Alors qu'Harry retournait à sa place, McGonagall l'interpella. « Centurion Crow, je suis contente que vous soyez de retour. Ce serait un bien triste jour à Poudlard si vous et Miss Granger deviez partir. »
Il hocha brièvement la tête pour montrer qu'il avait attendu, mais les élèves à côté desquels il passa purent le voir sourire. Harry et son père savaient que seules plusieurs actions successives pourraient conduire à la chute de Dumbledore. Le directeur, lui était toujours assis, se disant que non seulement son plan avait échoué, mais qu'il lui avait spectaculairement explosé à la figure. La mention de Beauxbatons le musèlerait sans doute quelque temps et donnerait assez de temps aux gobelins pour préparer leur prochain coup.
Hermione était juste contente de voir Harry lui revenir sans qu'aucune arme n'ait été sortie, même si Percy devait retenir ses frères jumeaux depuis que Dumbledore avait essayé de blâmer leur frère ainé. Le nom de Dumbledore devenait maudit parmi les Weasley et un seul coup d'œil dans la salle suffisait pour constater que c'était la version d'Harry qui était crue.
Severus croyait en tout cas qu'Albus aurait essayé de faire du chantage à Bill Weasley pour devenir son espion, le maître de potions aurait juste souhaité avoir été dans une position aussi forte pour donner la même réponse à Dumbledore il y a quelques années auparavant. Il avait étudié la version « Centurion Crow » de la Gazette du Sorcier, et tout ce qu'il pensait, c'était que Lily aurait été fière de son fils.
Regardant « l'armée » derrière lui, Severus ressentit de l'espoir, l'espoir que ce garçon pouvait vraiment être capable de défaire le Seigneur des Ténèbres. Il était maintenant évident que Dumbledore était dans la ligne de mire de Crow. Etant le Serpentard qu'il était, il devait faire quelque chose pour que lui, Severus Rogue ne tombe pas avec les deux sorciers qui lui avaient dicté sa vie depuis qu'il était adolescent.
Plus il pensait à Harry en tant que fils de Lily, plus Severus découvrait qu'il appréciait ce que faisait ce garçon. Il ne savait pas qu'Harry était sur le point d'améliorer encore sa vie.
Ils venaient à peine de quitter la Grande Salle que les jumeaux Weasley s'approchèrent du groupe d'amis. « Harry, nous souhaiterions te remercier pour avoir défendu notre frère… »
Harry leva les mains pour les empêcher d'ajouter quelque chose. « Les gars, non seulement j'aime votre frère, mais en plus il est un brillant enseignant. Travailler pour Gringotts entraine quelques restrictions assez sérieuses, mais nous faisons aussi attention à nos employés et nous les récompensons. Maintenant, j'ai une question à vous poser – pouvez-vous être sérieux ? »
« Bien sûr que nous le pouvons… »
« Que penses-tu de nous… »
« Que nous sommes un couple de farceurs ? »
« Quelque chose me dit que je vais le regretter, mais quels cours avez-vous le vendredi matin ? »
« Divination pourquoi ? »
Georges comprit soudainement et il fut à genoux les implorant, son jumeau le suivant quelques secondes plus tard.
Hermione avait aussi compris et questionna Harry sur son choix. « Tu es sûr Harry ? »
« Bien sûr que non, mais je pense que je devrai leur donner une chance. Maître Pitslay a quelques autres places de disponibles, qui d'autre pourrais-je choisir ? Je ne peux choisir des Poufsouffles ou des Serpentards sans énerver les autres. Même chose pour Gryffondor, même si je pense pas que les autres premières années soient capables d'accomplir le travail à fournir – désolé Padma. »
« Pas de problèmes Harry, Parvati est la première à dire qu'elle n'aime pas étudier. »
Harry se retourna une nouvelle fois vers les jumeaux. « Okay les gars, mais il faut que McGonagall donne son accord, ainsi que Rogue ! »
Harry fut soudainement dans les airs quand les jumeaux le serrèrent dans ses bras. Les éclats de joie attirèrent l'attention des autres élèves ainsi que quelques rires. Les deux jumeaux reposèrent gentiment Harry par terre avant de lui serrer la main.
« On ne te décevra pas Harry. »
« La plupart de nos blagues requièrent l'utilisation de potions – nous comprenons que c'est une opportunité pour changer nos vies. »
« Réserve deux autres places à ta table Neville – nous allons voir McGonagall ! »
Quand ils montèrent sur le Grand Escalier, Hermione partagea avec eux ce qu'elle pensait. « Oh mon dieu, je me demande si maître Pitslay sait ce qui l'attend ? »
« Hermione, à ton avis, qui m'a appris à concocter la potion que j'ai utilisée sur Rogue ? Maître Pitslay connaît plus de potions farceuses que n'importe qui dans le pays – elles sont juste plus subtiles que les oreilles d'âne que les jumeaux affectionnent. Pour l'humour gobelin, être dans un dîner formel et voir sa victime se lâcher un peu est considéré comme le summum de l'hilarité. »
« Oh, il faut que j'écrive une lettre pour mes parents, je suis sûr que nous trouverons plusieurs vidéos de comédies pour Noël. Tu dois apprendre une autre définition du mot drôle. »
Les yeux d'Harry brillèrent presque. « Tu veux dire qu'il y a plus de vidéos que celles que tu as déjà ? »
« Des milliers Harry, avec de nouvelles sortant presque chaque semaine. »
Harry eut un grand sourire et cela fit rire ses amis.
Bill n'eut le droit à aucun éclat de rire quand il entra dans la chambre de sa sœur. Au lieu de cela, il trouva une jeune fille se regardant dans un miroir avec des yeux rouges d'avoir trop pleurés.
« Maman a dit que tu n'allais pas bien Ginny, tu veux en parler ? »
Quand le bras de son frère fut autour d'elle, Ginny se laissa aller à son étreinte et les larmes retombèrent. « Tu as essayé de me prévenir, n'est-ce pas ? »
Ginny montra la copie de la Gazette du Sorcier sur son silt. « Comment puis-je me battre contre elle – comment quelqu'un le peut-il ? Elle est comme une princesse à son bras et il est déjà fou amoureux d'elle. »
Bill détestait voir sa sœur comme ça, mais pensa que Ginny avait enfin retrouvé ses esprits. Il voulait cependant découvrir comment elle en était arrivée à cette conclusion. Elle attrapa une image qui portait encore les traces de ses larmes, elle semblait l'avoir regardé un long moment.
« Regarde et tu le verras lui lancer des regards pour être sûr qu'elle va bien. Son sourire fait presque briller ses yeux. Tu m'as dit qu'ils n'étaient qu'amis, mais tu ne regardes pas une simple amie comme ça. Elle est belle, si intelligents et elle parle déjà le gobelin – la petite Ginny Wesley n'a pas la moindre chance. » Elle pleura encore un peu avant de poser une autre question. « « Tu n'es pas allé à Poudlard ce week-end, Harry n'est pas là ? »
« Il est resté quelques nuits chez les parents d'Hermione, mais en ce moment ils dorment chez lui. »
« Elle dort à Gringotts ? Comment est-ce possible ? »
« Hermione est une amie de la nation gobeline, cela lui octroie quelques privilèges.
Bill pouvait sentir les larmes de Ginny sur son T-shirt, car elle réalisait que ses rêves ne deviendraient jamais réalité. Il la serra contre elle et laissa Ginny pleurer.
Il lui fallu un moment avant qu'elle ne parle. « Tu vas toujours me présenter à lui ? »
« Es-tu sûr que c'est ce que tu veux ? »
Il pouvait sentir Ginny hocher la tête. « Je pense que je dois le voir moi-même. Au moins, maintenant, je sais à quoi m'attendre. Je vais passer six ans avec lui à Poudlard, peut-être pourrons-nous être amis. »
Bill était d'accord, enchanté que sa sœur préférée revienne à la raison. « Rappelle toi juste ce que je t'ai dit, pas de petits amis avant que tu n'aies au moins vingt-six ans. » Il avait espéré qu'elle sourie, mais dut la serrer encore davantage dans ses bras, elle venait de passer la première étape d'un long chemin à parcourir.
Padma était allée se coucher, laissant Harry et Hermione seuls sur un canapé.
« Donc, es-tu contente d'être de retour ? Ces derniers jours étaient riches. »
« Ça c'est peu dire Harry. J'ai adoré passer du temps avec toi à Gringotts, mais passer du temps avec mes parents, c'était juste magnifique. Savoir que nous serons tous ensembles à Noël m'excite vraiment, et je t'avais dit que mes parents aimeraient mon meilleur ami. »
« Tes parents sont géniaux – désolé de t'avoir caché mes projets pour cet été. C'est quelque chose à laquelle j'ai pensé pendant un petit moment et j'ai à peine eu le temps d'en parler avec mon père. Quand ton père en a parlé, je ne voulais qu'il prévoie des choses avant que nous nous revoyions à Noël… »
Il fut dans les bras d'Hermione. « Il n'y a que toi Harry pour s'excuser pour prévoir les vacances d'été de quelqu'un. Je ne pensais pas que ma mère puisse être plus excitée qu'à Noël, mais tu as réussi à l'exciter davantage. J'ai maintenant deux amis qui restent avoir moi, c'est génial. » Hermione l'embrassa sur la joue. « Merci Harry, pour tout. Je te vois demain pour notre footing. »
Hermione monta dans sa chambre laissant un Harry souriant derrière elle.
