Bonjour ! Petit chapitre de transition, avec tout de même des échanges importants. Enjoy:D


Élections au Conseil des Étudiantes

Quatrième épreuve.

Type de l'épreuve : Biathlon : frisbee + relai aquatique

Lieu : Piscine couverte

Date et heure : Dimanche 4 novembre à 15 h 00

Déroulement : Pour la première partie de cette épreuve, chaque membre d'un binôme sera placé à l'extrémité du bassin. Le duo devra se faire dix passes sans que le frisbee tombe. En cas de chute, il faudra recommencer du début. Une fois les dix passes faites, la partenaire en tête du bassin devra plonger pour commencer le relai. Une fois que sa main aura touché le rebord de l'autre extrémité du bassin, sa coéquipière devra s'élancer à son tour pour un aller-retour. Une fois revenu à son point de départ, le couple devra nager à l'unisson pour arriver exactement en même temps au bout du bassin. Le premier couple qui posera sa main sur le bord aura gagné l'épreuve.

Perdantes : Le couple perdant aidera à la préparation du bal de Noël.

Les deux couples sont invités à se présenter au Conseil des Étudiantes mercredi 10 octobre après le déjeuner.

Le Conseil des Étudiantes.

Je regardai Emori et Luna pour voir leur réaction, mais contrairement à leur habitude, elles ne se vantèrent ni ne firent de remarques désobligeantes. Peut-être avaient-elles peur qu'à cause du poignet de Luna, l'épreuve soit difficile. J'aurais eu envie d'en parler avec Lexa, mais nous étions toujours en froid, peut-être même encore plus qu'avant. Je la vis cependant me jeter un coup d'œil. Peu à peu, la foule diminua et tout le monde monta dans sa chambre.

Point de Vue Lexa :

Mercredi 10 octobre, 14 h. J'étais dans les escaliers et je me dirigeai vers le Conseil pour la réunion. Comme à mon habitude, j'étais un poil en retard. Lorsque j'arrivai, Clarke et nos concurrentes étaient évidemment déjà là. Le soir de la troisième épreuve, j'étais allée voir Luna et Emori pour m'excuser de mon comportement lors de leur chute. Luna avait eu du mal à accepter mes excuses, mais au final, elle m'avait quand même servit un sourire. Sûrement qu'un jour, nous arriverions à être amies.

Lorsque j'arrivai, Anya et Ontari ne tardèrent pas, je pensais même qu'elles avaient été juste derrière moi dans les escaliers. Comme pour les trois premières fois, elles ouvrirent la porte, entrèrent, nous les suivîmes et nous installâmes, toujours à la même place, adversaires face à face.

Comme à leur habitude, les deux présidentes prirent la parole à tour de rôle pour nous expliquer le déroulement de l'épreuve, pour nous dire à quelle heure nous devrons être sur place, quand nous pourrions nous entraîner, et elles nous donnèrent rendez-vous le samedi suivant à la piscine couverte pour une démonstration de l'épreuve, exactement comme pour la précédente.

Moi, tout ce à quoi je pensais, était que je devais impérativement chopper Clarke à la fin de la réunion pour lui parler. Je n'étais pas encore prête à lui parler de ma sœur, je ne voulais pas y penser, je ne voulais pas me remémorer tous ces jours sombres que j'avais vécus, je ne voulais pas fondre en larmes devant elle pour une raison qui lui échapperait sûrement, je ne voulais pas tenter de lui expliquer quelque chose qu'elle ne comprendrait pas tout de suite, qu'elle mettrait du temps à admettre, je ne voulais pas lui faire de mal, mais je voulais essayer d'adoucir la situation.

Bilan de la réunion, démonstration samedi à 16 h, rendez-vous le jour de l'épreuve une heure avant le début et entraînement intensif au programme.

Maintenant, deuxième partie de l'après-midi : essayer de parler à Clarke sans l'énerver.

Ontari et Anya nous souhaitèrent bonne chance et un bon après-midi avant que nous partions. Clarke salua nos adversaires et se dirigea dans le couloir du pavillon blanc, certainement pour passer dans sa chambre de substitution. De même, je saluai rapidement Luna et Emori et me précipitai sur les traces de Clarke. Je réussis à l'intercepter avant la moitié du couloir.

- Clarke !

- Oui ? dit-elle sur un ton nonchalant en se retournant.

- Écoute, même si tu ne veux plus être mon amie, même si tu ne veux plus m'adresser la parole en dehors de la compétition, même si tu ne me pardonneras jamais, s'il te plaît, revient dans notre chambre. Au moins pour la fin de l'année, si tu veux, on demandera un changement de chambre pour l'an prochain. S'il te plaît !

- Pourquoi ? Quelle est l'utilité si on se fait la gueule ?

- Si TU me fais la gueule, (elle me lança un regard noir). Déjà, parce que je pense que les quatre autres en ont marre de ne plus pouvoir faire de roulements, et ensuite parce que… Je t'aime toujours, tu es mon amie, et puis on fait cette putain de compétition à deux !

- C'est facile comme arguments, mais tu sais très bien ce que tu as à faire pour que je revienne.

- Je ne suis pas encore prête, tu sais très bien à quel point il m'est difficile d'évoquer ma jumelle, tu sais très bien quel effet ça produit sur moi, que je ne peux pas parler de ça à la légère. Peut-être que le mois et demi de notre dispute t'a semblé assez long pour que j'y réfléchisse, mais c'est faux. J'ai besoin de temps encore, énormément de temps. Je suis toujours blessée et il serait dangereux de toucher à la plaie alors qu'elle vient à peine de cicatriser. Juste du temps, je te demande juste du temps. Je te promets que tu vas les avoir tes explications, je te fournirai tous les détails dont tu as envie, tu pourras me poser toutes les questions que tu veux, mais laisse-moi juste du temps. C'est tout ce que je te demande. Je t'en prie…

Elle ne répondit pas tout de suite. Ses yeux semblaient chercher un point derrière moi, on aurait dit qu'elle ne voulait pas me regarder dans les yeux, ni même mon visage. Puis, après un petit moment de réflexion, elle prit la parole.

- Bon. Je suppose que tu ne me laisses pas le choix. Je veux bien être un peu plus ouverte au dialogue pendant les entraînements et essayer de te reparler en cours, à table, de prendre part aux conversations que tu engages, etc., mais pour ce qui est de mon retour dans notre chambre, je vais encore y réfléchir. Si tu me le permets. Parce que, Lexa, moi aussi, je suis blessée et crois-moi, la blessure est loin d'être guérie, elle saigne toujours.

Que les gens utilisent mes propres métaphores m'avait toujours énervée, mais je devais avouer qu'elle l'avait parfaitement retourné. Je dus m'avouer vaincu, que pouvais-je faire d'autre ? C'était déjà beaucoup qu'elle accepte de faire des efforts.

- Merci, chuchotai-je avant de reprendre à voix haute, pour samedi, on se rendra à la piscine ensemble ?

- Je n'ai pas le choix de toute façon, je ne sais plus où elle se trouve.

C'était déjà mieux que rien, il fallait que je m'en contente.

- Rendez-vous à 15 h 45 devant le dortoir, ça te va ?

- Parfait. Sur-ce, Lexa, je te laisse.

Je n'eus le temps de rien répondre, car elle tourna les talons aussi vite qu'elle avait quitté la réunion. Je la regardai pénétrer dans la chambre de Raven et Niylah, puis je fis demi-tour et entrai dans ma propre chambre. Niylah n'était pas encore là, les activités de club n'étaient pas encore finies, elle devrait rentrer dans une demi-heure. Ne sachant pas quoi faire, je décidai de me faire couler un bain chaud pour essayer de me détendre.

Une fois quasiment immergée, j'essayai de penser à l'épreuve, pour éviter de me prendre la tête et de souffrir.

- Frisbee et natation, drôle de mélange !

Je me demandai bien comment elles avaient eu cette idée. Le frisbee était simple, plus un jeu qu'un sport, mais se l'envoyer d'un bout à l'autre d'un bassin de 25 mètre n'était sûrement pas si aisé que ça. Ensuite, la natation. Je nageais plutôt bien, mais pas forcément très vite, il allait falloir que je m'entraîne correctement et régulièrement pour m'améliorer quelque peu, surtout que je ne connaissais pas vraiment les capacités nautiques de Clarke. Les cours de piscine dans cette école n'étaient obligatoires qu'en troisième année. Je m'étais souvent demandé pourquoi, d'ailleurs. Quelle était l'utilité de ne nager qu'en dernière année de lycée ?

Le lycée, trois ans, je trouvais cela beaucoup trop court. Le lycée était censé nous apporter les plus belles années de notre vie et pourtant, il ne durait que trois ans. L'an prochain était notre dernière année. Année que j'avais pensé passer avec Costia, ainsi que l'année en cours. À la fin du collège, je nous voyais déjà, Costia et moi, à la cérémonie de remise de diplômes, entourées de toutes les amies que nous nous serions faites. Mais non, non, tous mes rêves avaient volé en éclat en une fraction de seconde.

Je m'affaissai dans l'eau du bain pour plonger ma bouche dedans et soufflai fortement, provoquant une multitude de petites bulles. Je m'étais promis de ne pas penser à elle, rien n'y fit. J'essayai de remettre mon cerveau sur la route de la quatrième épreuve, mais c'était peine perdue, il s'était déjà abandonné aux souvenirs que j'avais partagés avec ma jumelle.

Notre enfance complice, nos nombreuses fêtes de Noël, nos dîners de famille, nos secrets avidement gardés, nos bêtises en classe. Sa jalousie lorsque je lui avais présenté mon premier copain, ma jalousie lorsqu'elle m'avait présenté le sien trois jours plus tard. Notre entrée au lycée des Pétales d'Orchidées, notre premier baiser, tous ceux qui suivirent, notre première fois, toutes celles qui suivirent, notre grand bonheur... et ma tristesse, ma grande et accablante tristesse, qui s'était abattue sur moi d'un coup, sans que je comprenne pourquoi. Des larmes, encore des larmes, après la mort de Costia, ma vie avait été rempli de larmes, le néant. Les larmes, encore et toujours les larmes. Jusqu'à ce que Clarke arrive ici. Les larmes s'étaient, presque, taries peu à peu, le soleil avait recommencé à briller. Mais non, j'avais tout gâché…

Cette fois-ci, je plongeai ma tête entièrement dans l'eau, et après un peu moins de cinq secondes, j'ouvrai les yeux pour découvrir le plafond de la salle de bains déformé par les petites vaguelettes et les bulles à la surface. Je sentais que je pleurai, mais dans l'eau chaude mes larmes se confondaient et c'était plus supportable. Bien sûr, je dus me résoudre à remontrer pour reprendre de l'oxygène et, cette fois, la tristesse m'accabla bel et bien.

Point de Vue Clarke :

Donc, Lexa n'était toujours pas prête à me parler. Soit, c'était assez compréhensible, je n'avais jamais perdu un être aussi cher qu'une sœur, mais je pouvais, dans une certaine mesure, comprendre qu'elle avait besoin de temps. Je verrai bien comment la situation évoluerait pendant cette nouvelle "cession" d'entraînement.

Lorsque j'entrai dans ma chambre de substitution, Raven n'était pas là, les activités de club n'étaient pas fini, elle serait normalement de retour une demi-heure plus tard. Mais à vrai dire, peut-être passerait-elle un peu de temps avec Octavia. Je décidai d'enfiler le pull fourni avec l'uniforme et de sortir m'aérer l'esprit.

Le jardin était désert, toutes les filles étaient à leurs activités de club, à part Lexa, Luna, Emori, le couple président et moi. Je me demandai alors où chacune de ces personnes pouvaient bien être. Lexa avait dû retourner dans sa chambre. Luna et Emori, par ce beau temps, elles se promenaient probablement quelque part dans le jardin, mais il était tellement grand que même si je me mettais à les chercher, je ne les trouverais sûrement pas, ou alors après un bien long moment. Le couple président, à vrai dire, j'avais du mal à imaginer leurs occupations. Je ne les connaissais pas vraiment, ne savais même pas à quel club elles appartenaient, étaient-elles dans le même ? Ça non plus, je n'en avais aucune idée. Préféraient-elles s'assoupir au pied d'un arbre ou traînasser dans une chambre confortable ?

Ce fut sans le vouloir que j'eus ma réponse. Alors que j'empruntai un chemin bordé d'Azalées, j'aperçus sur la droite, au bout d'un petit sentier, non conçu pour être un sentier à l'origine, mais plutôt tracé à force de se faire piétiner par les écolières, une espèce de bulle paradisiaque, entourée de Saules Pleureurs autour d'un tout petit point d'eau, presque comparable à une flaque d'eau après une pluie diluvienne. N'ayant jamais vu cet endroit auparavant, je m'y aventurai, mais au moment où je m'apprêtai à écarter les feuilles d'un des Saules, j'entendis des bruits de tissus froissés qui arrêtèrent ma route. Je restai derrière l'arbre et aperçus Anya et Ontari posées dans l'herbe à l'ombre du plus grand des Saules Pleureurs du lieu. Anya était assise, adossée contre l'arbre, Ontari était allongée à ses côtés, la tête posée sur les genoux de sa compagne. De cette scène émanait une douceur tellement agréable que j'en ressentis mon cœur se pincer. Je les avais vues plus autoritaires que douces, mais en fait, elles étaient humaines et surtout, elles étaient amoureuses. Évidemment, une grande jalousie me submergea et je rebroussai chemin sans me faire voir. Je n'avais aucune raison de pleurer, d'après ce que Lexa m'avait dit, elle comptait bien m'expliquer un jour pourquoi elle m'avait menti. Il fallait que je prenne la vie du bon côté et positiver était, contrairement aux apparences, une des choses que je savais le mieux faire !

Je continuai ma route en appréciant l'air frais et les mille et unes odeurs que dégageaient fleurs et arbres. Plus le temps avançait, plus le nombre d'étudiantes dans le jardin augmentait. Jeunes filles tout sourire sortant de leurs activités de club, certaines se tenant par la main, d'autres discutant à cinq ou six et riant à gorge déployée. L'environnement si jovial me rendait joyeuse, m'emplissait de plénitude. Oui, c'était vraiment les plus beaux instants de ma vie, pour l'instant.

Je retournai vers le dortoir à l'heure du dîner où je retrouvai toute ma bande d'amies dans la queue. À table, j'essayai de moins haïr Lexa et de prendre un peu plus part à la discussion, mais j'eus quand même un peu de mal. Avec le temps, j'y arriverai sûrement.

Après le repas, je filai sous la douche, Raven avait déjà pris la sienne. Lorsque je sortis de la salle de bains, mon "hôtesse de maison" lisait tranquillement, allongée dans son lit.

- Tu ne fais pas le travail pour demain ? lui demandais-je.

- Je l'ai fait cet aprèm en arrivant.

- Arf, j'aurais dû faire pareil au lieu d'aller me promener.

Elle ricana et je m'installai au bureau avec livres et cahiers pour bosser. Je ne devrai pas en avoir pour très longtemps. Après avoir fini les maths, alors que je commençai mon devoir d'espagnol, j'entendis Raven poser son livre et elle m'appela.

- Oui ? répondis-je en regardant son reflet dans la fenêtre en face de moi.

Le soleil était couché, de ce fait, je la voyais comme dans un miroir.

- Je, eum, je voulais te parler de quelque chose. Enfin, je ne veux pas te déranger dans tes devoirs, ça peut attendre si ça t'embête !

- Non, non, vas-y, ce n'est que l'espagnol, au pire, je le ferai en vitesse demain matin.

- Continue à travailler, ce que j'ai à dire ne demande pas forcément une grande attention !

- Mmh, fis-je en replongeant mon nez dans mon cahier, je t'écoute alors !

- Eh bien, par où commencer… Tu te souviens de votre dernier jour d'entraînement pour l'épreuve d'équitation ? Il pleuvait.

- Ça pour m'en souvenir, je m'en souviens ! C'était bien chiant toute cette flotte !

- Eh bien, à cause du temps, Niylah, Gaïa, Octavia et moi avions décidé de passer l'après-midi dans une chambre. Bon. On parlait tranquillement, discussions normales d'adulescentes. Puis ça a dérapé sur nos vies de couples, sur le fait qu'on ne faisait plus de roulements à cause de votre dispute, à Lexa et toi.

À l'entente de ce problème, je relevai le nez de mon devoir et la fixai dans les yeux, toujours à travers son reflet sur la vitre.

- Désolée pour ça, chuchotai-je.

- Mais je ne vous en veux pas pour ça ! Au contraire, c'est même marrant de changer de partenaire de chambre pour une fois. En plus, je t'adore et on a pu passer un peu de temps ensemble. Puis ce n'était pas de ça dont je voulais te parler, mais de ce qui s'est passé après. Comment dire ça…

Elle se mordillait les lèvres tout en réfléchissant. Voyant qu'elle allait reprendre la parole, je me retournai sur ma chaise pour, cette fois, la regarder bien en vrai.

- Disons que, je ne sais même plus comment on en est arrivé là, mais au fil des discussions et des situations, on a couché ensemble en même temps.

Mes yeux sortirent littéralement de leurs orbites. Elle m'avait clouée sur place. Et surtout, je me demandai bien pourquoi elle me parlait de ça !

- Ah ! Mais pas toutes les quatre ensemble, hein ! Niylah et Gaïa de leur côté, Octavia et moi sur l'autre lit. C'était spécial quand même comme situation, je l'admets ! Mais bref, ça je l'ai assimilé, j'assume de l'avoir fait, c'était, on va dire, une expérience à tenter. Il y a autre chose qui m'a troublée.

- Je t'écoute, Raven, dis-je sur un ton de compréhension.

Je voyais bien qu'elle hésitait à parler.

- Voilà, pendant qu'on… faisait l'amour, mon regard a croisé celui de Niylah. Et le sien a croisé le mien. On s'est fixé durant quelques minutes seulement, c'était déjà beaucoup. Et j'ai ressenti quelque chose de particulier. Je dois bien avouer qu'après quelques instants de fixation intense, je n'avais plus envie de faire l'amour à Octavia, mais plutôt à Niylah. C'est ma meilleure amie et pourtant maintenant, depuis ce jour, quand je croise son regard, je me sens mal, j'ai des frissons désagréables, une espèce de pulsion qui monte en moi. Mais il n'y a rien de sentimental, tu vois, je suis folle dingue d'Octavia ! Niylah, j'ai juste envie de son corps, je crois… Et ça me trouble ! J'ai l'impression de tromper Octavia alors que je ne fais rien !

- Je suppose que tu ne lui as rien dit.

- À qui ?

- Ah, je pensais à Octavia, mais effectivement, Niylah est aussi concernée.

- Je ne l'ai dit à aucune des deux. Il fallait que j'en parle à quelqu'un pour me libérer, en quelque sorte, désolée que ça soit tombé sur toi !

- Il n'y a pas de soucis ! Au contraire, tu m'aides, je t'aide, tu m'écoutes, je t'écoute, c'est ça l'amitié ! Et donc, tu penses qu'il y a quelque chose à faire pour y remédier ?

- Non, vraiment… Mais bon, je me dis qu'avec le temps ça passera. Déjà, rien que le fait de t'en parler ça me soulage !

- Mmh, peut-être que tu devrais en parler à Niylah, voir si elle pourrait te rassurer par rapport à la situation, t'aider peut-être, et à Octavia, histoire qu'elle te console, qu'elle te dise qu'elle ne pense nullement que tu la trahis.

- Je ne peux pas ! Imagine que Niylah ressente la même chose que moi ! Ce serait encore pire, parce qu'au fond de moi, je me dirais toujours que si je voulais, je pourrais ! Et O', j'ai tellement peur de la blesser, elle est vraiment du genre jalouse, et j'ai pas envie de lui faire du mal…

- Oui, t'as raison, mieux vaut éviter, ou attendre un peu que tes sentiments s'éclaircissent !

- Aaaaaah ! soupira-t-elle en levant les bras au ciel. Je désespère !

Elle lâcha un petit rire gêné.

Je finis en vitesse mon exercice et préparai mon sac pour le lendemain avant de venir m'asseoir devant Raven en lui prenant la main.

- Je pense que tu es troublée parce que la situation est récente et était inhabituelle. Tu verras, déjà, dans quelques jours, tu y penseras moins et tu te sentiras mieux vis-à-vis de ce que tu as ressenti. Après tout, vous n'étiez pas en train de jouer aux cartes, c'est presque normal d'avoir ressenti de l'attirance pour une des filles qui étaient dans la pièce. Dis-toi que si tu avais croisé le regard de Gaïa, ça aurait peut-être donné la même chose.

- Mmh, oui, tu as sans-doute raison. Merci de m'avoir écouté en tout cas !

- Mais de rien ! répondis-je presque triomphalement.

Sur-ce, je lui déposai un baiser sur le front et m'installai à mon tour dans mon lit. Nous ne tardâmes pas à éteindre les lumières et à nous coucher.


Ça sent le roussi du côté de Raven et Niylah ! Et sinon, j'ai hâte de vous présenter un peu plus le couple d'Anya et Ontari, je les adore ! A mercredi :D