Disclaimer: Harry Potter appartient à JK Rowling et cette traduction que j'effectue de l'histoire de RobSt n'est pas utilisée à des fins commerciales.

Reviews: Voici un chapitre que j'ai beaucoup aimé, notamment en raison du cours de notre chère vélane. Bonne lecture et à bientôt!

Chapitre 18 : Les objets cachés

Harry et Hermione avaient tous deux le visage rouge en cours d'histoire. Le professeur Hobson avait un projecteur de mémoire de fabrication gobeline et un cristal contenant le souvenir du discours du Centurion Crow sur les marches de Gringotts. Le dispositif avait la forme d'une pyramide noire et on pouvait placer sur le dessus un cristal qui projetait au dessus des images et du son.

La scène se termina quand Ragnok retourna à la banque, tous les yeux étant une fois encore focalisés sur un Harry stoïque. Cette attention renforcée ne pouvait pas durer longtemps cependant, le professeur Hobson étant en effet dans la classe.

« Les raisons pour lesquelles j'ai montré cette scène à toutes mes classes n'était pas pour embarrasser deux Serdaigles en particulier, mais plutôt pour montrer que l'histoire est en marche. Maintenant je veux entendre vos réponses à la question suivante : en quoi cet événement était-il historique ? Miss Granger et le Centurion Crow seront nos experts attitrés pour compléter vos réponses. »

La main de Morąg fut la première à se lever, ce qui était presque un exploit vu que les tous les garçons étaient généralement les premiers pour satisfaire leur professeur préférée. « Hermione était le premier témoin non gobelin à être présent durant une cérémonie de centurion. Avez-vous un souvenir de cette cérémonie Professeur. »

« C'est exact Miss Dougal et désolé, je n'en ai pas. Ces cérémonies sont depuis toujours voilées par le mystère et le secret, peut-être que Mr Crow pourra nous en parler un peu quand nous aurons fini. Quelqu'un d'autre ? »

Quelques autres suggestions furent proposées, incluant le commentaire de Lavande sur la collection la plus chère de joyaux jamais portée par une sorcière, avant que Neville ne lève la main.

« J'ai rencontré le père d'Harry, Barchoke et je reçois des cours par Maître Pitslay. Nous nous souvenons tous de la visite de Maître Sharpshard, mais je ne crois pas avoir jamais vu une photo du directeur gobelin ? »

Neville fut récompensé par un grand sourire et un « bien joué » du professeur Hobson, ce qui le fit sourire. « Le fait que Mr Londubat reconnaisse tant de gobelins est en soit un événement historique, ce qu'il a souligné est cependant correct. Jusqu'à ce jour, personne en dehors de Gringotts ne savait à quoi il ressemblait. C'est la première apparition publique du Directeur Ragnok en dehors de Gringotts, et la première fois que le directeur laisse sa photo être prise par un sorcier. Qu'avons-nous oublié Miss Granger ? »

Hermione était toujours concentrée sur le fait que le professeur Hobson avait montré cette projection à toutes ses autres classes. Ce n'était pas étonnant que Cho semblait lancer des dagues avec ses yeux quand Harry ne regardait pas. Elle devrait poser des questions à Harry sur ce projecteur de mémoires, ses parents seraient excités de pouvoir avoir un tel appareil.

Elle retourna à la réalité et répondit au professeur. « Et bien, si on oublie le fait qu'il est le plus jeune guerrier à avoir reçu le statut de centurion, Harry est aussi le premier guerrier qui n'est pas né gobelin à avoir reçu ce grand honneur. »

« Une fois encore, c'est correct, mais pas exactement ce que je voulais. Okay Mr Crow, c'est vous qui devez nous dire pourquoi c'est une occasion historique. Un événement historique qui pourrait tous nous affecter un jour. »

il ne la déçut pas. « Madame Bones a parlé avec le directeur Ragnok, ce qui était le premier contact officiel entre le ministre et le chef de la nation gobeline depuis plus de trois siècles. »

Cela créa une vive réaction de la part de la nièce d'Amélia. « Quoi ! Comment est-ce possible ? »

« C'est simple Susan. Le ministre a décrété que nous devons passer par le Département de contrôle et de régulation des créatures magiques pour vous parler. Pour les dirigeants de Gringotts, les contacter officiellement par ce département signifierait que nous acceptons être classé comme de simples créatures magiques – et je peux vous assurer que cela n'arriverait jamais. »

Susan Bones savait plus ou moins comment le ministère fonctionnait et se demandait comment les gobelins avaient contourné ce problème. Elle posa la question à Harry.

« Oh, chaque mois, un employé de la banque envoie une pile de documents au ministère. Puisque rien n'a jamais été fait par le passé ou que personne ne s'est jamais plaint, nous ne sommes pas sûrs que quelqu'un les ait déjà lu. Chaque mois, par contre, l'un de ces documents est un canular. Une recette pour un soupe de dragon, la meilleure technique pour se couper les ongles de pieds, avec les bouts pour le prouver, ce genre de choses. Il y avait même une compétition à l'école une fois pour celui qui trouverait la meilleure idée, le gagnant eut le droit de mettre en pratique son canular le même mois. Le ministère croit nous avoir eu, mais en fait ça nous fait bien rire. Bien sûr, c'est le sens de l'humour gobelin – c'est presque impossible pour les non gobelins de nous comprendre. » Harry regarda vers ses amis. « Croyez-moi, j'ai essayé. »

« Je pense aussi que la modestie empêche le Centurion Crow d'élaborer un point que nous avons déjà évoqué. Les dirigeants gobelins ont fait une apparition publique à ses côtés. Le message que cela envoie au grand public, c'est que les gobelins soutiennent un enfant né d'une sorcière et d'un sorcier et lui prédisent un avenir des plus prometteurs au sein de leur nation. Jeunes élèves, ceci est un fait historique. D'une façon très officielle, les gobelins montrent qu'ils ne font plus de différences entre nous et eux. Seule notre attitude peut causer une différence. »

Draco voulait désespérément que le professeur le remarque, il dit donc quelque chose qu'il pensait être évident. « Professeur Hobson, Centurion Crow est différent. Il n'est clairement pas un gobelin. »

« Oh Mr Malfoy, laissez-moi vous demander ceci – je vais même poser la question à toute la classe. Pensez-vous que la nation gobeline pourrait récompenser un détraqueur avec le statut de centurion ? Ou un dragon ? Gryffon ? Ou une Acromantule ? »

« Qu'est-ce qu'une acromentule professeur ? »

« Imaginez une tarentule de la taille d'Hagrid et vous ne serez plus tellement loin de la vérité… »

Elle fut interrompue par Ron Weasley qui tomba de sa chaise, donnant à Draco une chance de plus pour attirer son attention. « La réponse à toutes vos question est non, mais ça ne nous dit toujours pas pourquoi le Centurion Crow est différent. »

« Toutes les créatures que j'ai mentionné précédemment sont sous la juridiction du département de Régulation et de Contrôle des créatures magiques – comme les gobelins. » Elle aimait enseigner car elle pouvait voir, comme à cet instant la compréhension se frayer dans les esprits de jeunes élèves. « Si nous pouvons voir quel est le soucis, alors pourquoi le ministre ne le peut-il pas ? La réponse est simple – ils ne le veulent pas. Le ministre de la Magie britannique est l'un de rares gouvernements magiques du monde dans lequel les êtres magiques pensants sont toujours considérés comme de simples bêtes. »

Elle laissa ce fait pénétrer un peu plus leurs esprits avant de continuer. « Mon travail ici n'est pas de vous bourrer le crâne de dates et de non, mais plus de vous faire comprendre que des faits historiques se produisent tous les jours autour de vous. Un très sage moldu a inventé une citation qui est en quelque sorte devenue mon credo. « Ceux qui ne peuvent apprendre de l'histoire sont condamnés à répéter les mêmes erreurs. » Nous allons toujours nous concentrer sur des évènements historiques en particulier, mais creuser chacun d'eux en profondeur pour découvrir ce qu'il se passe vraiment. Ce n'est que lorsque vous le comprendrez que vous pourrez espérer éviter de faire les mêmes erreurs. »

La jeune enseignante suédoise pouvait voir que cela avait du sens pour ses étudiants, elle espérait que cela continuerait. « Je pense que l'une des principales raisons pour lesquelles les cours d'histoire à Poudlard ont été autorisés à se détériorer, c'était que les gouvernements ne voulaient pas que leurs actions soient étudiées de trop près. Chaque cours d'histoire auquel j'ai assisté comportait également un peu d'histoire moderne. »

Le professeur fit une pause, se demandant à quel point elle pouvait continuer avec les premières années. Elle décida qu'il fallait qu'ils sachent. « Il y a une dizaine d'année maintenant, la Grande Bretagne magique a atteint un stade proche de la guerre civile. La croyance générale est que certains sorciers de sang pur voulaient reprendre leurs vraies places dans la société et diriger le pays – ce ne sont que des sornettes ! Les mangemorts étaient un groupe de terroristes essayant de renverser le gouvernement légal du pays alors que le reste de la communauté magique surveillait étroitement la situation dans le cas où ils devraient intervenir. Ne me comprenez pas de travers, les autres gouvernements n'allaient pas se précipiter pour aider ce pays, mais plutôt régler le problème avant qu'il ne se propage à leurs communautés. »

La jeune professeur était habituée à avoir ses classes accrochées au moindre de ses mots, elle se demanda qui serait le premier à poser la première question après sa révélation. « La propagande a joué un grand rôle dans la stratégie du Seigneur des Ténèbres, personnellement, je pense qu'il a copié un grand nombre d'idées des allemands pendant la Seconde Guerre Mondiale. Remplacez les aryens avec le mot sang-pur et vous verrez que les idées étaient les mêmes. »

La main d'Hermione se dressa aussitôt, ce qui fit sourire le professeur.

« Professeur, mes amis sont des sangs-purs et un gobelin. Mon point, c'est qu'aucun d'eux ne sait rien d'Hitler ou de ses plans pour une suprématie d'une race. Comment le Seigneur des Ténèbres pouvait-il le savoir ? »

« Dix points pour Serdaigle pour avoir touché le cœur du problème Miss Granger. La réponse est étonnamment simple, le Seigneur des Ténèbres n'est pas un sang-pur… »

Tous les élèves parlèrent à la fois jusqu'à ce que le professeur ne lève la main pour obtenir du silence. « Quand je vous dis quelque chose, je ne m'attends pas à ce que vous me croyiez immédiatement. Je veux que vous fassiez des recherches et que vous me prouviez que j'ai tort. Ce que vous avez besoin, ce sont des faits, pas des on-dit. »

Elle pointa sa baguette sur le tableau et y inscrit le nom Tom Marvolo Jedusor, les lettres bougèrent ensuite pour former la phrase « Je suis Lord Voldemort ». « Le seigneur des ténèbres n'était pas un Lord, savoir faire des anagrammes n'octroie pas un tel titre. Sa mère était une sang-pur pauvre et non mariée qui est morte en donnant naissance à son fils, mais son père était un moldu. Le jeune Tom a passé son enfance dans un orphelinat moldu – il y a des traces de son inscription à l'école moldue et même quelques bulletins. Vous pouvez vérifier les registres de Poudlard et voir qu'il était à Serpentard, et aussi Préfet-en-Chef. »

Neville était comme la majorité de ses camarades de classe, abasourdi. Puis il se retourna et demanda à Harry. « Tu le savais ? »

« C'est vital de connaître son ennemi Neville. »

Le Professeur Hobson avait d'autres révélations pour sa classe. « Maintenant que nous avons établi sa vraie identité, il est important de découvrir quels étaient les vrais buts de Tom. C'est simple, ce soi-disant Lord voulait diriger le monde – et était prêt à tout pour le devenir. Voyant qui possédait la richesse et le pouvoir politique, il s'est aligné avec les sangs-purs. Tout le monde n'a pas adhéré à ses idées, mais Tom avait une réponse pour ça aussi. Il inventa le terme « traitre-à-son-sang », classant ainsi les sangs-purs qui s'opposaient à lui. »

Cela provoqua de nouveau des exclamations de la part des étudiants. « Le mot Traitre est un mot très singulier. Même en Grande Bretagne moldue, l'acte de trahison équivaut à une pendaison. L'acte de trahison n'a pas été utilisé depuis plus de cinquante ans, mais figure toujours dans leurs lois. Quelques unes des plus grandes familles magiques de ce pays ont été catalogués en tant que traitres à leur sang, simplement parce qu'ils étaient contre ce maniaque. Cela donnait l'occasion à des familles qui avaient été proches depuis des générations de se détacher et de ne rien faire, tandis que les autres sangs purs étaient presque tous décimés. Des familles comme les Bones, les Londubat, Potter, Abbot et plein d'autres personnes sont mortes entre les mains de ce maniaque et de ses adeptes. »

Le professeur vit les yeux humides de certains, mais elle n'avait pas encore fini. « Miss Granger, désolé de vous poser la question, mais j'ai besoin de quelqu'un ayant une éducation moldue comme Tom pour pouvoir répondre. Pouvez-vous penser à un groupe de moldus qui portaient des costumes et un masque et s'attaquer à un groupe spécifique de personnes. »

Une image surgit aussitôt dans la tête d'Hermione. « Le Ku Klux Klan, ils voulaient la suprématie des blancs. »

Le professeur bougea sa baguette et le dessin d'un membre du Ku Klux Klan s'afficha avec aussi celui d'un mangemort. « La suprématie aryenne, la suprématie des blancs, la suprématie des sangs-purs, voyez-vous un motif récurrent ? Tom Jedusor est un sorcier incroyablement puissant et aussi très intelligent. Prenant ce qu'il avait appris des deux côtés, il s'est fabriqué une nouvelle identité. Nous avons là un sorcier qui n'avait rien mais qui a presque réussi à diriger la Grande-Bretagne magique. Pas de richesse – il a pris celle des autres, pas d'ancien nom de famille – il en a inventé un, pas de sang-pur… Il a monté les sorciers les uns contre les autres pour ses propres buts et a presque réussi à détruire ceux qui l'entouraient. »

Pansy leva nerveusement la main et posa sa question quand le professeur lui fit un signe. « Professeur, n'avez-vous pas peu de ce qui pourrait vous arriver en disant ça ? »

« Miss Parkinson, si vous êtes effrayée par la vérité, alors vous vivez dans un mensonge. Ces faits sont enseignés dans la plupart des écoles magiques européennes. Si Tom ou ses adeptes devaient revenir, je peux vous assurer que je me battrais contre eux. Je le ferais de mon propre chef, même si malheureusement votre ministère devra me recenser dans le même département que le Centurion Crow. Concernant vos devoirs… » Elle s'arrêta car une main venait de se lever. « Oui Miss Brown ? »

« Professeur, vous avez dit que quand nous aurions fini, nous pourrions poser des questions à Harry sur la cérémonie de centurion. Avons-nous fini ? »

Henrica Hobson avait cru que ce qu'elle aborderait aujourd'hui serait un peu trop avancé pour ces étudiants. Elle était contente de voir qu'elle avait réussi à atteindre la plupart d'entre eux, même si l'attention de Miss Brown était clairement ailleurs. Le jeune professeur jeta un coup d'œil à Harry. « Centurion, je ne vous demande de révéler des secrets, mais pourriez-vous nous dire quelque chose, comme sur la fonction de centurion ? C'est une simple requête, donc vous n'êtes pas obligés de répondre. »

« Professeur, je déteste l'idée de rendre triviale l'une des plus importantes leçons d'histoire que nous ayons eu. »

« Pas de soucis centurion, je pense que la classe pourrait apprécier le fait que nous terminions sur des choses plus légères. »

Harry jeta un coup d'œil dans la classe et vit quelques visages terrifiés et en larme. Le professeur l'invita à se rendre devant la classe et il se leva.

« La position de centurion est ancienne, elle existait avant que les romains n'utilisent ce terme pour leurs commandants d'escadrons. Ce n'est pas une vraie comparaison puisque je n'ai pas d'hommes à mes ordres. Le professeur Flitwick a mentionné l'ordre de Merlin ou l'ordre de la chevalerie moldue, ni l'un ni l'autre n'est proche de la vérité. Les chevaliers médiévaux de l'Ancien temps se rapprochent sûrement le plus du statut de centurion. Nous vivons notre vie en suivant un code d'honneur très strict et nos lames sont toujours prêtes à défendre la nation. »

Tracy voulait confirmation de ce qu'elle entendait. « Parlons-nous des Chevaliers de la Table Ronde ? Du roi Arthur et de ses chevaliers ? »

« En fait Merlin était un ami de la nation gobeline, comme Hermione, donc je ne pense pas que soit si surprenant. »

Sa meilleure amie rougit car en Grande Bretagne magique, être comparé à Merlin était un grand honneur. Lavande avait cependant une autre question. « Portes-tu une sorte d'armure toi aussi ? »

« Je porte mon armure avec moi tous les jours, l'armure gobeline est différente de celles que l'on voit dans le château… » Harry réalisa soudainement ce que tout le monde voulait à présent la voir. Il secoua la tête avant de retourner à son bureau et d'enlever ses chaussures. Quand il enleva sa robe et la posa sur le bureau, le professeur Hobson l'interrompit.

« Centurion, que faites-vous ? »

« Je suppose que toute la classe veut voir mon armure. J'aime ces chaussures et cette chemise j'en ai déjà détruit quelques uns comme ça. Ma tenue est en peau de dragon et peu supporter la transformation. »

Quand il déboutonna sa chemine, toutes les sorcières bavaient devant le torse exposé de Harry, mais ça ne dura pas. Ses bracelets grandirent soudainement, se propageant en un instant sur Harry, formant comme une seconde peu. Finalement, seul son visage fut exposé, le reste de son corps étant recouvert d'une armure en or.

« L'uniforme de Poudlard n'est pas fait pour qu'une armure grandisse en-dessous. Les chemises ont tendance à craquer et les chaussures à exploser. »

Terry regardait Harry dubitatif. « Tu peux toujours te battre avec ça ? Ca m'a l'air lourd et encombrant. »

Il regarda Harry. « Devrions-nous leur donner une démonstration ? »

« Je n'ai jamais combattu dans cette tenue avant… »

« Tu le devras un jour, un ennemi ne te permettra de changer de vêtements. »

Henrica prit aussitôt le contrôle de la situation, voulant savoir ce qui allait vraiment se passer. « Que suggérez-vous exactement centurion ? »

« Désolé Professeur, j'aurais du vous demander la permission d'abord. J'enseigne à Hermione à utiliser une épée. Je voulais suggérer une brève démonstration pour montrer comment mon armure fonctionne dans un combat – avec des épées en bois bien sûr. »

Hermione sortit son bouclier gobelin de sa poche, l'étendit et le glissa à son bras – et à ce moment, la sonnerie retentit, signifiant la fin du cours.

La classe grogna de déception, même si Harry donna une réponse à Terry. « L'armure n'est pas vraiment lourde, même s'il faut s'y habituer, au début, c'est comme marcher dans l'eau. Je l'utilise pour nos entrainements à l'épée, j'espère y être complètement habitué d'ici Noël. »

« Parlant de vacances centurion, je viens d'entendre que vous avez changé mes plans pour cet été ? »

« Désolé Professeur, ce n'était pas mon intention. Je sais que vous serez occupée au début, mais vous êtes plus que la bienvenue pour nous rejoindre à la fin. »

« Et bien, merci centurion, c'est une offre très généreuse que je vais accepter. Je pourrais tout aussi bien écrire d'une plage que d'un sous-sol. »

Quand Harry remit sa robe, il reçut des regards jaloux – mais cette fois de la part des garçons. Il pouvait sentir l'indignation d'Hermione quand ils quittèrent la classe, même s'il ne savait pas pourquoi il l'avait mérité. Neville lui donna un premier indice.

« Vas-tu vraiment passer tes vacances d'été avec le professeur Hobson sur une plage ? »

Harry décida de faire comme d'habitude, dire la vérité. « Comme vous l'avez-vu, le professeur Hobson est une brillante enseignante. Pour l'attirer à Poudlard, mon professeur lui a proposé quelque chose qu'elle n'aurait pas pu trouver ailleurs. Le professeur va passer ses vacances avec nous à Poudlard… »

Hermione s'arrêta de marcher, forçant Harry à lui demander ce qui n'allait pas. Quand elle dit « rien », il comprit qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas. « Je pensais que tu serais contente, c'est ce que tu voulais non ? »

« Harry, si c'est de l'humour gobelin, je ne vois pas ce qu'il y a de drôle. »

« Je pense que nous étions d'accord pour qu'une personne extérieure nous observe et mette en évidence les différences. Je pensais aussi qu'elle faisait un superbe travail. »

« Harry, je ne comprends pas. »

« Mon père a eu la permission du directeur pour autoriser le professeur Hobson à rester avec nous – pour qu'elle étudie notre culture avant d'écrire un livre sur les gobelins. Ce n'est que cette unique opportunité qui l'a convaincue de quitter son ancienne école et de venir à Poudlard. Elle va passer encore plusieurs étés à Gringotts. »

Hermione comprit soudainement ce qu'il se passait et elle lui adressa un grand sourire.

« On est ok ? »

« Bien sûr Harry, je suis vraiment désolé, j'ai été idiote, mais nous avons parlé du problème et l'avons résolu. Je pense que c'était parce que j'ai vu le reste des garçons se mettre en quatre pour faire plaisir au professeur Hobson, et ensuite tu lui as proposé de venir avec toi en vacances – comme je le disais, j'ai été idiote. »

Harry lui sourit. « Hermione Granger idiote ? Je ne le crois pas. C'est l'héritage veela du professeur Hobson qui fait tourner les têtes des garçons, cela n'affecte pas les gobelins. »

Cela souleva plusieurs questions dans la tête d'Hermione, mais elle choisit de les mettre de côté pour l'instant, la jeune sorcière en avait déjà trop fait pour aujourd'hui. La jalousie s'était emparée d'elle en un instant, sans qu'Harry ou le professeur Hobson ne fasse quelque chose en particulier. Elle était habituée à voir les autres étudiantes s'intéresser à Harry mais Hermione savait qu'elle ne pourrait jamais être comparée avec la très belle professeur. La simple idée d'être à la plage avec la sorcière blonde lui donnait des frissons. La vue du Harry souriant à son bras chassa rapidement toutes ces pensées et lui montra que ce n'étaient que des bêtises.

Ils atteignirent la grande salle et venaient à peine de s'asseoir quand ils remarquèrent à quelle vitesse les rumeurs se propageaient à Poudlard. Roger semblait être la personne à avoir été désignée pour poser la question que tous les garçons de Serdaigle voulaient maintenant savoir.

« Harry, tu vas vraiment inviter le professeur Hobson à venir en vacances avec toi ? »

Une nouvelle fois, Harry dit la vérité. « Elle travaille sur un projet pour mon père pendant les vacances. Puisque nous serons sur la plage, je ne vois pas ce qu'il y a de mal à l'inviter aussi. »

Un des garçons de sixième année l'apostropha. « Ton père cherche-t-il quelqu'un pour l'aider sur le projet ? Je travaillerai gratuitement. »

Quelques garçons rirent et Roger résuma ce qu'ils pensaient tous. « Par Merlin, Harry, si tu croyez être populaire avant, cela va tout éclipser. Comment peut-on comparer le fait d'aller à la plage avec Hottie Hobson et ne pas assister aux cours de Rogue ! »

Cette fois il n'y eut pas de rire, juste plusieurs sorciers qui laissaient courir leur imagination.

Puis Harry retourna discuter avec Padma et Hermione, comme si de rien n'était.

Il n'y eut aucun sourire durant la conversation privée qu'eut Harry un peu plus tard cette nuit. Les suspicions des gobelins ayant été confirmées par Poudlard, cela signifiait qu'ils devaient encore faire des plans.

Les jumeaux étaient agacés quand ils apprirent que leur frère aîné était dans le château mais manquerait leur match contre Serpentard. « Désolé les gars, mais je travaille. Si le match dure toujours quand nos leçons seront finies, alors je viendrais sans doute encourager Gryffondor. »

Les deux rouquins regardèrent Harry, mais furent déçus. « Désolé les gars, l'entrainement passe en premier. Votre frère est un brillant enseignant et nous avons besoin de toute l'entrainement en défense que nous pouvons avoir. »

Bill conduisit les quatre amis hors de la Grande Salle au moment où les équipes de Quidditch appelaient leurs équipes pour se rendre sur le terrain de jeu.

La salle de classe venait à peine de se refermer qu'Harry se retourna vers ses amis. « Je suis désolé de vous décevoir, mais il n'y aura pas de leçons aujourd'hui. Il y a une mission que je dois accomplir à Poudlard et avec toute l'école se trouvant au match, c'est le moment idéal. »

Hermione réagit aussitôt. « C'est évident que ce doit être secret, mais dis moi, est-ce dangereux ? »

« Le briseur de sorts Weasley et moi allons chercher quelque chose. Le seul danger, c'est la possibilité qu'il y ait une sorte de piège magique autour de l'objet, mais il sait s'en occuper. »

« Ok, cela veut dire que nous pouvons venir et aider ? »

Bill commença à rire. « … Et c'est pourquoi je ne parie jamais avec les gobelins. Harry voulait me faire parier que ce serait votre réponse, mais je ne voulais pas le faire. »

Hermione sourit et Padma voulut savoir exactement ce pourquoi ils signaient, et ce qu'ils cherchaient.

« L'objet est le diadème de Rowena Serdaigle. »

Les deux filles eurent le souffle coupé et Padma fut la première à retrouver sa voix. « Tu sais quoi Harry, tu ne fais pas les choses à moitié » Voyant l'air confus de Neville, Padma aida son ami Gryffondor. « C'est une tiare Neville, un peu comme celle que portait Hermione pour la cérémonie de centurion. Notre Harry ici présent semble cependant oublier le fait qu'elle est perdue depuis des siècles et crois-moi, beaucoup de gens l'ont cherché. Le centurion espère poser les mains dessus pendant qu'un match de Quidditch a lieu – plutôt ambitieux de sa part, tu ne trouves pas ? »

Harry sourit. « Pas si tu sais où il est. Apparemment la pièce est grande et pleine d'objets en tous genres. Nous pouvons nous diviser en deux équipes de trois, mais seul le briseur de sorts Weasley a le droit de s'approcher de l'objet. »

Hermione posa une question. « Pourquoi, c'est dangereux ? »

« Cela pourrait l'être, la dernière personne à l'avoir touché est Tom Marvolo Jedusor. Nous prendrons toutes nos précautions et il sera ensuite envoyé à Gringotts pour nous assurer qu'il est sûr. »

Neville avait aussi ses propres questions. « Le château est d'accord pour que tu le déplaces ? Et comment veux-tu faire deux équipes de trois alors que nous ne sommes que cinq ? »

« Poudlard m'a dit où il était… » Harry n'eut pas de répondre à la deuxième question puisque le professeur Hobson venait d'arriver.

Hermione ne pouvait s'empêcher passer sa main libre sur sa nouvelle robe. Harry avait été si sûr qu'ils voudraient l'accompagner, qu'il n'avait pas seulement invité le Professeur Hobson, mais il leur avait aussi fait des robes de duels protégées pour tous les trois. Comme la tunique d'Harry, elles étaient faites en peau de dragon. Son autre main était bien sûr au bras d'Harry. Quand ils s'arrêtèrent devant un mur de pierre, Hermione s'inquiéta. Elle aurait dû le prévoir.

« Poudlard, ton champion veut accéder à la salle des objets cachés. »

Une large porte en bois apparut et ils entrèrent dans une salle pleine de -tout !

Bill prit le relai. « Padma, Neville, vous venez avec moi. Tout le monde met ses gants en peau de dragon et reste sur ses gardes. Si vous voyez une tiare, ne vous approchez pas et n'y touchez pas. Henrica, envoyez des étincelles rouges si votre équipe la voit et j'arriverai aussitôt. Faisons ça à notre rythme, si nous n'avons pas fini aujourd'hui, nous recommencerons dès le prochain match de Quidditch. »

Les yeux d'Hermione scannaient la vaste caverne et pas seulement à cause de la tiare. « Il a des objets qui sont là depuis des centaines d'années, peut-être même des choses précieuses. »

Harry remarqua que ses yeux étaient posés sur un vieux livre quand elle parla. « Oui, et certains de ces objets peuvent être dangereux. C'est une mission Hermione, tu dois rester concentrée. »

Elle hocha la tête pour montrer qu'elle avait compris et ils commencèrent à chercher dans la salle. Le professeur Hobson demanda d'une voie conspiratrice « Il est toujours si intense ? »

« Oh non professeur, là Harry n'est pas intense. Attendez de le voir devant un troll, là il sera intense. »

Henrica rit du commentaire de la jeune sorcière, puis elle s'aperçut qu'Hermione ne riait pas. Peut-être aurait-elle du avoir fait des recherches sur ce job avant de l'accepter.

Bill commençait à croire qu'ils n'auraient jamais fini à temps, puis il vit des étincelles à l'autre bout de la pièce. Le trio se dépêcha d'aller dans cette direction.

L'autre équipe se tenait en arrière, respectant l'avertissement de Bill, mais Padma ne put s'empêcher. Harry et Hermione durent la retenir de toutes leurs forces pendant que Bill scannait le lieu.

« Il y a un fort sort de compulsion, je veux que tout le monde recule. »

Les trois amis et le professeur Hobson mirent rapidement Padma de côté, celle-ci s'excusant aussitôt. « Je suis désolée, je ne sais pas ce qu'il s'est passé. Comment ça se fait que je sois la seule à être affectée ? »

Harry répondit tout en regardant le travail du briseur de sorts. « Le bracelet d'Hermione la protège, comme mon armure. Neville a simplement autre chose en tête… »

Neville était à côté du professeur Hobson, un sourire niais sur le visage ce qui fit glousser les deux filles. Elles cessèrent quand elles virent que le briseur de sorts Weasley semblait avoir désactivé les pièges, il tendit alors la main et s'empara de l'objet légendaire. Il le mit dans une boite qu'il avait emmené exprès et le glissa ensuite dans son sac.

Quand ils quittèrent la pièce, ils virent la Dame Grise et le Baron Sanglant qui les attendaient. Harry s'inclina aussitôt. « Madame, le diadème de votre mère a été retrouvé. Il sera emmené à Gringotts et la sombre tâche qu'il a sera enlevée. Lorsqu'il aura retrouvé sa véritable splendeur, il fera un triomphant retour chez lui. »

Le fantôme sourit pour la première fois depuis mémoire d'homme. « Poudlard est ravie des actions de son champion. Le poids que je porte depuis des siècles sur mes épaules a disparu, la maison Serdaigle a une dette envers vous. »

« Il n'y aura jamais de dettes envers nous Madame, car votre Maison a estimé que j'étais digne d'en faire parti, et pour cela, je vous serais éternellement reconnaissant. »

Bill regarda autour de lui avec anxiété. « Harry, je pense qu'il est temps que je sorte cet objet du château, avant qu'un vieux directeur manipulateur ne fourre son nez dans cette affaire. »

Henrica était d'accord. « Vas-y Bill, je vais les escorter dans la Grande Salle et les couvrir au cas où quelqu'un nous demande ce que nous faisions au septième étage. »

Bill partit, mais Helena avait une autre surprise pour eux. « Jeune champion, la pièce que vous venez de quitter a la capacité de devenir tout ce que vous souhaitez. Quand vous allez courir tous les deux, le château est plutôt sombre et froid, mais cette pièce peut se transformer en un lieu éclairé et confortable pour votre entrainement. »

« Vous voulez dire que cette pièce peut se changer en ce que je veux ? »

« C'es la Salle sur Demande, appelée ainsi car elle s'adapte à la demande de son utilisateur. Vous devez juste dire à la pièce ce que vous souhaitez. »

Harry s'inclina une nouvelle fois. « Il s'agit clairement d'un cadeau somptueux, je vous remercie Lady Helena. »

Le match de Quidditch venait de se terminer, et le temps qu'ils arrivent dans la Grande Salle, celle-ci se remplissait petit à petit des spectateurs enthousiastes. Vu les célébrations venant de la table de Gryffondor, il était évident de voir qui avait gagné. Neville ne risquait pas d'avoir des soucis pour avoir manqué le match. En effet, tous pouvaient voir qu'il marchait à côté de la professeur blonde et même l'obsédé du Quidditch Olivier Dubois admit qu'il préférait passer une matinée avec le professeur Hobson plutôt que de regarder un simple match d'école.

Minerva était dans son appartement du château, buvant une coupe de thé tout en repensant au semestre le plus occupé et révolutionnaire qu'elle ait jamais eu. Il ne faisait nul doute que cette révolution était menée par un jeune Serdaigle aux yeux verts. Révolutionnaire, c'était le seul mot qu'elle pouvait trouver pour décrire l'effet qu'il avait eu en métamorphose. Il ne restait qu'une semaine avant les vacances de Noël et pourtant les élèves de première année commençaient à travailler sur des métamorphoses de seconde année. Et le fait qu'ils n'utilisaient aucune des formules connues ou de mouvements de baguette, la rendait incertaine quant à l'avenir.

Elle avait une classe qui excellerait en tests pratiques mais qui échouerait pour l'épreuve théorique. Ils passaient leur temps à étudier et à utiliser leur magie au lieu d'écrire des essais sur des procédures qu'ils n'utilisaient pas. Puisque le plus lent de la classe était toujours bien au dessus du niveau habituel de ses classes, comment pouvait-elle se plaindre ? Non pas que Minerva en avait l'intention.

Le nouveau professeur d'histoire avait aussi un grand impact sur l'école ainsi que la matière qu'elle enseignait. Henrica avait gagné le respect de Minerva car elle se battait bec et ongles avec Dumbledore et ne reculait pas d'un pouce. Il avait rapidement demandé à ce qu'elle arrête d'enseigner à ses étudiants l'histoire de Voldemort et il avait essuyé un refus sec.

« Je suis ici pour enseigner un programme pré-approuvé par mon employeur, je ne vais faire échouer mes étudiants parce que le directeur aura estimé que je ne dois pas leur donner des informations essentielles. Je voudrais également souligner que ni vous ni Poudlard n'est mon employeur, je travaille pour la fondation Lily Potter. Si vous voulez changer quelque chose, vous devez la contacter. Je crois que la fondation est actuellement gérée par le gestionnaire en chef de Gringotts, Barchoke. »

Minerva ne put s'empêcher de sourire à ce souvenir, ou à l'effet que ce nom avait sur le vieux sorcier. Albus était parti en tempêtant. Elle avait aussi remarqué que la jeune sorcière passait du temps avec William Weasley quand il était au château, à la plus grande tristesse des étudiants.

Filius lui aussi été enthousiaste. Le directeur de Serdaigle croisait régulièrement sa lame avec le jeune centurion pour lui apprendre comment se battre à l'épée et avec magie à la fois. Il trouvait que le contrôle d'Harry sur les deux disciplines avait incroyablement augmenté.

Même Severus était moins grognon que d'habitude. Severus ne pouvait guère faire mieux. Le fait qu'il avait accepté Harry comme le fils de Lily semblait avoir changé son comportement et si on ajoutait le fait que les jumeaux Weasley quittaient sa classe, il avait de quoi être plus calme.

Même Albus semblait avoir temporairement arrêté de manipuler le garçon, peut-être que ses refus perpétuels semblaient le faire réfléchir. Minerva en doutait et elle pensa que la cérémonie de départ de la semaine d'après pendant laquelle le Centurion serait récompensé allait être mémorable. La chouette blanche d'Harry livrait toujours des lettres donc son père saurait ce qu'il se passait et c'était aussi incroyable que les gobelins soient présents à Poudlard. Albus semblait penser qu'il traitait avec un jeune homme qu'il pouvait facilement duper mais il n'avait prévu les personnes qui soutenaient Harry. Minerva considérait aussi que son équipe de soutien comprenait maintenant trois des Directeurs de Maison de Poudlard, puis un coup sur sa porte lui prouva qu'elle avait tort.

Elle trouva un Severus relativement nerveux derrière la porte. « Puis-je entrer un moment Minerva ? J'ai à vous parler d'une affaire relativement délicate. »

Minerva l'invita à entrer. Au lieu d'essayer de deviner, elle attendit que Severus commence.

« J'ai quelque chose à transmettre au centurion Crow de ma part. En voyant cette photo de lui emmenant des fleurs sur la tombe de sa mère, puis le fait qu'il ait créé une fondation à son nom, tout cela m'a fait réfléchir. Comme vous le savez, Lily et moi étions aussi proches que lui et Miss Granger – avant que je ne ruine tout. Ce que j'ai, ce sont des années de souvenir que son fils devrait avoir à mon avis. J'ai trouvé plusieurs photographies de Lily et les ai rassemblés dans un petit album. J'apprécierai vraiment si vous pouviez le donner à son unique enfant. »

Minerva dut s'asseoir. « Bien sûr que je le ferai Severus, c'est très généreux de votre part. Je comprends parfaitement que vous n'ayez pas de photos du père d'Harry, cela vous dérangerait-il si j'en ajoutais quelques unes à votre cadeau ? »

Severus prit un instant pour réfléchir à l'offre de Minerva avant d'acquiescer. Tant qu'il n'avait pas à les voir, il pouvait vivre avec. Il lui tendit le petit album de photos avant de souhaiter une bonne nuit à Minerva.

Rita Skeeter ne passait pas une bonne nuit, il n'y avait plus rien de bon dans sa vie maintenant. Elle avait subi un interrogatoire au DJM, se défendant en disant qu'un journaliste devait protéger ses sources et ses méthodes. Son avocat avait demandé une fortune pour prouver que Rita n'avait brisé aucune loi. Ces bâtards de la Gazette de Sorcier l'avaient viré rapidement puis annoncé dans leur journal. N'ayant plus personne pour l'employer, Rita était assise dans un coin du Chaudron Baveur. Elle était seule et buvait un énième verre.

Elle fut interrompue par un vieux gobelin. « Vous pouvez soit rester assise le reste de votre vie en vous sentant désolée pour ce que vous avez fait ou vous pouvez vous bouger le cul et vous venger de ces bâtards qui vous ont fait ça. »

Rita répondit vertement au vieux gobelin. « Je ne me souviens pas vous avoir demandé votre opinion ? »

Le gobelin lui fit un sourire édenté. « Je ne vous donnais mon opinion, je vous proposais un job. » Il eut tout à coup toute son attention, surtout quand Whitefang posa un petit sac d'or sur la table.

« Vous possédez une capacité pour obtenir des informations quand personne d'autre ne le peut, la personne pour laquelle je travaille aimerait que vous utilisiez cette capacité sur certaines de ses cibles. Il a même un projet incluant la publication d'un livre, ça vous intéresse ? »

L'argent disparut rapidement dans les robes de Rita et elle suivit rapidement Whitefang en dehors du pub.