Disclaimer: Harry Potter appartien Rowling, cette histoire est une traduction de l'histoire écrite par RobSt que j'effectue avec son autorisation. Aucun profit commercial n'est fait de cette histoire.
Reviews: Ne tirez pas s'il vous plait! Je sais, je publie avec deux semaines de retard, mais comme d'habitude, je fais passer mes examens avant la traduction de cette histoire. Mes examens reprennent demain pour encore une semaine et demie, donc j'en profite pour publier deux chapitres et essayer de me faire pardonner. Il peut parfois arriver que je publie avec retard, mais je n'abandonne pas la traduction, n'ayez crainte. Sur ce, bonne lecture et laissez-moi quelques reviews svp.
Chapitre 19 : L'ale gobelin
Harry entra dans la Grande Salle pour le banquet d'adieu et fut confronté à plusieurs protestations. La raison derrière celles-ci n'était pas dure à déterminer, Harry était dans son uniforme et portait son casque sous son bras. Une sorte de cape de bronze complétait l'ensemble. Hermione était bien entendu à son bras. La source des protestations n'était pas non plus difficile à trouver.
« Mr Crow, ce n'est pas l'uniforme de Poudlard. »
« C'est Centurion Crow et c'est la tenue adéquate pour que quelqu'un de mon rang reçoive une récompense. Si je dois d'habiller différemment je devrais rater l'événement et ainsi ma récompense. »
Dumbledore n'était pas aussi facilement dupé, il essaya une tactique différente. « Cette récompense est donné à un élève de Poudlard, l'uniforme de l'école ne serait-il donc pas plus approprié ? »
« Quand on m' proposé cette récompense, on m'a dit que c'était un événement scolaire. Cependant en arrivant, je n'ai pu m'empêcher de remarquer que le Ministre de la Magie est présent, ainsi que la presse. Vous avez inclus des personnes extérieures au château aujourd'hui, ce qui fait de cette occasion un événement officiel et requiert donc une tenue formelle. Votre alternative serait de demander à ces personnes de partir et alors je serais enchanté de changer de tenue, mais nous ne pouvez pas tout avoir, Directeur. » Harry fit ensuite un petit sourire sournois. « Ayant anticipé que vous changeriez les conditions de cette remise de récompense, je me suis habillé correctement. »
Albus décida de le forcer, après tout, ce garçon était un simple étudiant et lui était le directeur. « Je suis désolé, mais je dois insister, allez vous changer. Nous attendrons votre retour pour commencer la fête. » Vu ses précédentes expériences, il aurait dû avoir réalisé l'efficacité d'une telle technique sur Harry. Albus se rendit rapidement compte de son erreur.
« Je suis désolé, car si ma tenue est inacceptable, alors je vais bien sûr partir, mais je ne reviendrais pas ce soir. Pour un centurion, recevoir une récompense en présense du dirigeant d'une nation et ne pas porter de tenue officielle équivaut à insulter les personnes présentes. Ainsi, c'est avec regret que je dois décliner votre récompense. »
Le premier flash de l'appareil photo des journalistes captura à jamais l'expression de Dumbledore alors qu'on lui disait encore une fois publiquement « non » dans sa propre école. Il ne savait pas non plus que les choses allaient encore se dégrader au lieu de cette publicité positive qu'il avait espérée.
Harry avait des plans pour cette cérémonie. « Poudlard, ton champion demande une audience. »
Les quatre fantômes arrivèrent au milieu de la Grande salle et Harry posa son casque, puis il chercha dans le sac qu'Hermione portait. « Maître Flitwick, avez vous un moment s'il vous plait. »
Le diadème de Rowena Serdaigle était sur un petit coussin bleu et bronze qu'Harry tenait au bout de ses bras tendus. La tiare captura un rai de lumière et le réfléchit dans un kaléidoscope de couleurs, le légendaire diadème de Serdaigle étincelait ainsi majestueusement devant toutes les personnes étant arrivées dans la Grande Salle. Il s'agenouilla devant les fantômes et leur offrit le diadème, comme s'il était une couronne royale. « Ce qui était perdu a été retrouvé, ce qui était tâché est maintenant nettoyé. Votre champion ramène ce précieux artefact dans sa maison légitime. »
La sonnerie de Poudlard sonna une fois encore. On sentait dans ce son sa joie de voir cet objet retourner dans sa demeure.
La Dame Grise n'essaya pas de cacher son plaisir. « Poudlard est heureuse de vos réussites jeune champion, tout comme je le suis aussi. Professeur Flitwick, puis-je vous demander d'accepter le diadème de ma mère pour votre Maison ? Nous ferons en sorte qu'il soit publiquement visible pour que tous puissent avoir la chance de le voir avant qu'il ne retrouve pas sa place légitime dans la Tour de Serdaigle. »
Albus se tenait raide comme une statue alors que la presse se bousculait presque, tant leur désir de s'assurer qu'ils n'avaient rien manqué de cet événement historique était grand. Cela ne les dérangeait pas du tout que l'histoire qu'ils allaient couvrir ne correspondrait en rien au projet initial. C'était évident, même si ce n'était pas un point de vue partagé par le ministre. Le visage de Cornelius devint presque aussi rouge que son chapeau alors qu'il faisait l'expérience de la pire chose au monde pour un politicien, il était totalement ignoré.
Ce qui inquiétait Albus en revanche c'était l'effet médiatique qu'aurait une telle déclaration, il savait exactement que voulait dire le mot « tâché » d'Harry. Il s'agissait sans doute de l'horcruxe caché dans le château, caché juste devant son nez durant toutes ces années. Il trouvait qu'il s'agissait d'une décision très imprudente, prouvant publiquement au Seigneur des Ténèbres qu'au moins l'un de ses horcruxes avait été découvert et détruit. Que tout se soit passé dans son école, une nouvelle fois sans son accord inquiétait davantage Albus que la mauvaise presse qu'il aurait si Harry refusait la récompense. Dumbledore espérait en fait que dans la ferveur générée par le retour du diadème, ce petit fait soit oublié.
Albus ne put pas en tout cas prévoir le prochain acte de Harry. Même s'il le voyait se produire, il n'arrivait pas à croire ce qu'il voyait.
Harry s'approcha de la table des professeurs et s'inclina profondément. « Maître Potion Rogue, c'est dans notre culture d'offrir un précieux cadeau quand on en a reçu un. Je ne pourrai jamais vous offrir un cadeau aussi précieux que le votre et j'espère que vous le trouverez à la hauteur malgré tout. »
Il lui tendit un petit livre apparemment ancien. L'air maussade que Rogue arborait normalement fut soudainement remplacé par un air de totale stupéfaction – faisant même concurrence à celui sans voix de son directeur de maison. Severus cherchait aussi ses mots. « Où… Comment… Ce livre est perdu depuis des siècles. Comment, par la barbe de Merlin en avez-vous trouvé une copie ? »
Harry sourit, se promettant de remercier Maître Pitslay la prochaine fois qu'il le verrait. « Comme pour le diadème, il faut juste savoir où regarder. »
Cela donna à Severus le temps de se ressaisir, il se tint droit avec respect et fit le salut gobelin avant de répondre. « Centurion, pour nous deux, il s'agit de cadeaux précieux et irremplaçables – mais il s'agit quand même d'un cadeau qui n'a pas de prix ! Je vous remercie et pense qu'elle serait très fière du jeune home que devient son fils. »
Harry ne prit pas ombrage de la mention de jeune homme, en fait il accepta le compliment tel qu'il était pensé. Il rendit sincèrement le salut. « C'est plus que suffisant pour moi, je vous souhaite un joyeux noël Monsieur. »
Il passa une nouvelle fois devant Dumbledore sans rien dire avant d'offrir son bras à Hermione et quittant la fête soit-disante organisée en son honneur. Padma et Neville étaient sur ses talons, et la majorité de ses camarades de classe décidèrent de leur montrer leur soutien et de les suivre.
Harry se dirigea vers la pièce qu'il utilisait à présent pour son entrainement matinal. Harry demanda à une tapisserie une pièce pour fêter Noël, ce qui lui attira quelques regards amusés, puis ces mêmes personnes hoquetèrent d'étonnement quand une porte apparut. Ce ne fut rien par rapport à leur réaction quand ils entrèrent dans la pièce. Elle brillait et ressemblait à un palais de glaces sorti de contes de fées – même si la température était normale. Les tables massives de glaces furent rapidement recouvertes de nourriture venant des cuisines de Poudlard, et le baril d'ale attira immédiatement l'attention d'Hermione. « Est-ce que je crois que c'est ? »
« Mon père l'a donné au briseur de sorts Weasley, il s'est dit que puisque tu l'aimais tellement, nos amis l'apprécieraient aussi. C'est caché dans les cuisines depuis le week-end dernier. »
« Tu savais ce que le directeur allait faire aujourd'hui. » Hermione ne posa pas la question mais l'affirma.
« J'ai mes sources Hermione et celles-ci m'ont prévenu de ce qu'il allait faire. » Il ne voulait pas que l'on sache que le choixpeau racontait à Lady Helena ce qui se passait dans le bureau du directeur, ce qui informait régulièrement Harry des plans du directeur.
Padma avait la bouche ouverte. « Cela n'a rien à voir avec la pièce dans laquelle nous étions la dernière fois. »
« Tu devrais la voir pour notre entrainement, c'est brillant ! »
« Hermione, ça m'est égal si la salle est remplie de diamants et d'or, rien ne pourra me faire lever de si bonne heure pour faire des exercices. »
Harry continuait à inviter les élèves à venir dans la salle. « Prenez un fauteuil et de la nourriture. Neville, Terry, Michael et Antony, pouvez-vous me donner un coup de main pour distribuer de l'ale gobelin pour tout le monde ? »
Terry dit ce que tout le monde pensait tout bas. « Par Merlin, Harry, tu sais organiser une fête ! Je pensais bien que tu avais prévu quelque chose, mais tout ça et de l'al en plus ? Je suis vraiment impressionne mon pote ! »
Hermione ne voulait pas qu'Harry ait une mauvaise réputation, elle décida donc de clarifier les choses. « L'ale gobelin n'est pas alcoolisé, c'est aussi la meilleure chose que j'ai jamais goutée. »
Bientôt, tous furent assis et l'ale gobelin fut passé d'élèves en élèves, ils attendaient juste pour commencer et regardèrent Harry pour avoir la permission. « Hey, je ne suis pas Dumbledore, pas de discours, mangez juste ! »
Et c'est ce qu'ils firent.
McGonagall ne pouvait pas trouver le reste des premières années, les fantômes disaient juste qu'ils étaient toujours dans Poudlard, en sécurité et en train de dîner. Elle accompagna ses Gryffondors de la Grande Salle jusqu'à leur tour, le couvre-feu approchait et elle voulait que ses élèves de première année absents soient dans leurs dortoirs avant de se retirer pour la nuit. Elle entendit ses cinq lionceaux bien avant de les voir, ils riaient, plaisantaient et souhaitaient apparemment une bonne nuit à d'autres personnes.
Il entrèrent par le passage secret et ne furent pas perturbés par sa présence, en fait, les deux filles avaient hâte de lui dire où elles avaient été.
« Oh professeur, vous auriez du voir ça. Harry a parlé à une tapisserie et ensuite cette magnifique pièce est apparue, c'est génial. »
« Nous avons eu une fête fantastique, Harry a même réussi à trouver de l'ale gobelin, c'est un peu comme la biérauberre mais en bien meilleur. »
Neville défendit aussitôt son ami. « C'est aussi sans alcool professeur, vous avez passé une bonne soirée ? »
Seules des années d'entrainement empêchèrent Minerva de sourire, elle avait une réputation à maintenir. « Apparemment pas aussi bonne que la votre. Maintenant je veux tous vous voir au lit, le train part directement après le petit-déjeuner. »
Avec un chœur de « Oui professeur », le groupe joyeux monta les escaliers. Minerva était sûre qu'Albus y verrait le signe qu'Harry rassemblait des adeptes autour de lui, comme l'avait fait Tom Jedusor. Mais tous les autres voyaient la vérité, il s'agissait juste d'un jeune homme énigmatique qui se faisait plusieurs amis, mais le directeur ne pouvait pas accepter cette explication. Albus était pire qu'un Pit-bull, quand il avait une idée en tête, il ne pouvait pas la laisser tomber.
Les seuls élèves de première année qui n'étaient pas à la fête étaient Malfoy et sa bande de copains et bien sûr, Ron Weasley. Cela signifiait que toutes les maisons avaient été mélangées et que personne n'avait fait attention au statut de sang de chacun. Minerva ne pouvait pas oublier que chacun d'entre eux était volontairement sorti de la Grande Salle, faisant confiance à Harry pour avoir prévu une fête alternative. Et en plus, le jeune homme allait passer Noël dans la maison moldue de sa meilleure amie, ce qui montrait bien qu'il ne se préoccupait du sang de ses amis.
Ils se dirigeaient tous vers leurs dortoirs respectifs quand Harry se pencha vers Hermione et lui parla en chuchotant pour que seule elle soit capable de l'entendre. « Je dois parler à Susan Bones et lui donner un cadeau de la part de mon père. Peux-tu m'aider et ne pas poser de questions ? »
Hermione était d'accord, mais avait une suggestion. « Préférerais-tu que je lui demande si elle a un moment ? » Le sourire d'Harry fut la seule réponse dont elle avait besoin.
Susan ne savait pas comment elle en était arrivée à regarder ses yeux verts intenses, mais quand Harry mentionna sa tante Amélia, elle fut tout à lui.
« Peux-tu passer un message à ta tante ? C'est très important et ne peut pas passer par des canaux officiels, mon père voudrait lui parler dès que possible. » Harry lui tendit une petite boite en bois laqué. Si ta tante entre à Gringotts en portant cette broche, elle sera directement emmenée auprès de mon père. Cela lui évitera d'attirer l'attention en le demandant par son prénom. Accepte s'il te plait ce cadeau au nom de la Maison Bones, sans obligation et ce, quoi que soit la réponse de ta tante. »
Susan reconnut le langage particulier qu'il adoptait et répondit alors formellement. « Au nom de la Maison Bones, je suis honorée d'accepter ce présent. » Puis Susan perdit son contrôle. « Puis-je l'ouvrir et y jeter un coup d'œil Harry ? »
« Bien sûr que tu le peux. »
Hermione pensa qu'elle devait avoir la même expression sur le visage quand elle avait reçu sa propre boite d'Harry. Les yeux de Susan sortirent presque de ses orbites et elle referma rapidement la boite. « Oh Harry, c'est tout simplement magnifique. Je parlerai avec Tante Amelia dès que je serais seule avec elle. Je suppose que cela à un rapport avec le fait qu'elle soit le chef des aurors ? »
« Je suis presque sûr que c'est le cas, tout ce que je sais, c'est que mon père veut lui parler de toute urgence. Quand il utilise le mot « urgent », alors ce doit être important. Nous ferions mieux de bouger maintenant, sinon nous dépasserons le couvre-feu. Merci encore Susan. »
Ils retournèrent rapidement dans la Tour de Serdaigle. Hermione pensa qu'elle pouvait bien lui poser une question maintenant, puisqu'ils n'étaient plus que tous les deux. « Tu ne sais vraiment pas ce qu'il se passe ? »
« Non, ce qui m'inquiète un peu. Tu as dû le remarquer, les lettres de mon père ne sont pas écrites en anglais. Même avec cette mesure de sécurité, il n'a pas osé l'écrire noir su blanc. Cette broche fera comprendre à Madame Bones que c'est sérieux, un si beau cadeau ne sera pas ignoré par la Maison Bones. Quand elle portera ça à Gringotts, tous les gobelins sauront qu'elle est sous la protection de notre famille, et son service à la banque sera amélioré sensiblement. Mon père nous informera plus tard je pense. »
Le voyage de retour dans le train Express ne pouvait pas être plus différent que celui qui les avait amenés à Poudlard. C'en était fini des deux enfants solitaires qui essayaient de se faire des amis. Dans leur compartiment, il y avait maintenant une jeune sorcière et un gobelin au milieu de leurs amis. Cette fois personne ne cherchait le garçon-qui-avait-survécu. Tout le monde dans le train savait qui était Harry Crow ainsi qu'Hermione Granger. Maintenant, quand quelqu'un venait passer la tête dans leur compartiment, c'était pour leur souhaiter de bonnes vacances et un joyeux Noël.
Quand ils furent enfin tous les quatre seulement, Harry aborda un sujet qui le tracassait. « Padma, je sais que comme moi, tu ne fêtes pas Noël. Je voulais en faire l'expérience malgré tout, donc j'ai demandé au briseur de sorts Weasley de me l'expliquer. J'ai bien aimé l'idée de donner de petits cadeaux à ses amis… »
Harry rencontra aussitôt des exclamations de protestations et il dût lever les mains pour avoir le silence. « Hey, ça correspondait à la seule mention écrite que nous avons pu trouver pour cette coutume. On a compris la mention de l'or, mais par contre, en ce qui concernait l'encens et la myrrhe… »
Harry fut une nouvelle fois interrompu mais cette fois par le rire d'Hermione. A chaque fois qu'elle regardait Harry, elle repartait en fous rires, jusqu'à ce qu'elle finisse enfin par se calmer.
« Quoi qu'il en soit, avant d'être si rudement interrompu… » Hermione montra sa maturité en lui tirant la langue. « J'allais te demander de l'aide pour un problème. Ce n'était pas tellement les cadeaux qui m'ont embêtés mais les personnes à qui les offrir. Vous trois êtes bien sûr sur ma liste, puis j'ai eu un souci. J'ai offert des sucreries à nos camarades de Serdaigle, mais la personne qui me pose le plus de problème est Parvati. »
Les deux filles le fixaient maintenant et Harry se demanda ce qu'il avait encore faite de mal. « Elle n'est pas juste la sœur de Padma, c'est sa jumelle. Je me sens mal d'avoir monopolisé autant le temps de Padma et maintenant elle passe aussi ses vacances ses nous. J'ai trouvé un cadeau pour Parvati, mais je veux éviter tout malentendu quant à la raison du cadeau. Je ne suis pas encore sûr à cent pour cent sur ce que j'ai fait de mal ce jour là après le troll mais les larmes de Parvati étaient réelles. Je veux éviter un autre problème de ce genre. »
Padma regarda Hermione qui lui souriait. Elle se pencha et embrassa Harry sur les deux joues. « Harry, c'est si gentil de ta part, merci. Si tu veux je lui donnerai et éviterai ainsi tout problème ? »
Ce fut avec soulagement qu'Harry attrapa un cadeau dans son sac et le tendit à Padma qui partit trouver sa sœur jumelle. Harry sortit un autre cadeau et le tendit à Neville. « Nous ne nous verrons pas jusqu'à Noël, donc je pense qu'il vaut mieux te le donner maintenant. »
Neville, ouvrit son paquet et y trouva un petit gobelin fabriqué par les gobelins. Son manche était en ivoire et la lame, mesurant une douzaine de centimètres était enveloppée dans une peau de dragon rouge. « Il peut être utilisé pour couper des plantes ou préparer des ingrédients de potion. »
« C'est génial Harry, merci beaucoup. »
Hermione sourit et secoua sa tête en même temps. « Harry, tu me surprends continuellement. »
Il lui sourit à son tour. « C'est une bonne chose, non ? »
Ginny attendait avec Bill sur la plateforme, sa nouvelle robe n'était pas assez longue pour cacher le fait que ses genoux tremblaient. Quand l'engin rouge étincelant arriva à la station, Ginny dut se concentrer fortement pour rester calme aux côtés de son frère. Ginny dut résister pour éviter de se cacher derrière Bill. Les étudiants commencèrent petit à petit à sortir du train et rejoignaient leurs parents, mais Ginny se concentrait sur un étudiant en particulier.
Etant la plus jeune de sept enfants, Ginny avait la capacité de toujours voir ce qu'il se passait autour d'elle. Etant la plus petite et une fille, elle était continuellement ignorée et oubliée, ce qu lui donnait plus d'opportunités pour développer cette capacité. Et puisqu'elle vivait dans la même maison que Fred et George, c'était devenu une technique nécessaire de survie.
Elle remarqua soudain le garçon aux cheveux noirs et habillé avec chic, et la sorcière à son bras permit à Ginny de confirmer son identité. Elle remarqua aussi la sorcière indienne et un autre sorcier qui était proche d'eux. Une sorcière chinoise d'une incroyable beauté déboula pratiquement dans le groupe, essayant d'attirer l'attention d'Harry. Même à cette distance, Ginny put voir que sa tentative était vouée à l'échec. Le langage corporel d'Harry avait soudainement changé et les deux sorcières en sa compagnie ressentirent cette intrusion.
La petite scène fut bientôt dérangée par l'arrivée soudaine d'une autre sorcière. Elle arriva sur Harry et lui jeta les bras autour du cou et l'embrassa sur les joues. Elle se détacha de lui avant de saluer le reste de ses amis et ensuite, elle attira la fille indienne de côté – très certainement sa sœur jumelle.
Quoi que la fille chinoise avait prévu, cette intrusion imprévue détruisit ses plans. Elle murmura quelque chose avant de partir, l'air triste et déçu. Elle vit ensuite que le nombre de personnes venant saluer le duo était impressionnant. Une sorcière rousse, qui était clairement plus « développée » que la petite Ginny Weasley, se déhanchant et lui souriant ce qui fit définitivement oublier à Ginny ses rêves. Ginny ne savait même plus si elle pouvait encore parler de « ses » rêves, puisqu'il était douloureusement évident que la plupart des sorcières sur le quai pensaient la même chose à propos d'Harry. Elle se demanda comment la fille à son bras faisait pour supporter la situation, Ginny savait que son tempérament Weasley lui ferait jeter des sorts à celles qui essaieraient de flirter avec son petit ami.
Il était trop tard pour se cacher maintenant, ils étaient là. Une fois que son grand-frère fut salué, Ginny fit face aux yeux les plus beaux qu'elle ait jamais vues et Ginny comprit la célébrité de Harry. Quand ce garçon la regarda ainsi, Ginny se sentit fondre. Elle oublia sa célébrité et sa richesse, il était juste quelqu'un qu'il fallait connaître.
« Bonjour Briseur de sorts Weasley, ce doit être la sœur dont vous me parliez ? »
« Salut Harry, Hermione, oui c'est Ginny et elle ira à Poudlard en Septembre. »
Ginny vit une main se tendre devant elle, pas forcément celle qu'elle voulait cependant. Ginny était en train d'apprendre comme Hermione réagissait avec les sorcières qui voulaient Harry, et elle apprenait aussi qu'il s'agissait d'une sorcière avec laquelle il ne fallait pas jouer.
« Salut Ginny, je suis Hermione. Je suis sûre que tu as hâte de venir à Poudlard ? Nous t'y attendrons. Ne t'inquiète pas si tu n'es pas à Serdaigle, nous avons des amis dans toutes les maisons. »
Malgré le peu de temps qu'elle venait de passer en leur compagnie, Ginny avait déjà compris que le seul moyen de s'approcher du « vrai » Harry, ce serait par cette sorcière. Même pour les jumelles Indiennes, on voyait facilement laquelle Hermione approuvait. Elle tendit vite la main et serra celle d'Hermione. « J'aimerais beaucoup. Mes frères ont souvent tendance à oublier que je suis là. »
Sa main fut bientôt dans celle d'Harry, et Ginny était sur le point de faire une hyperventilation. « En tout cas, tu es la bienvenue pour nous rejoindre quand tu veux, on a toujours de la place pour plus d'amis. »
Le rougissement de Ginny était si brûlant qu'il aurait pu arrêter tous les trains à Kings Cross, mais son grand sourire réchauffa le cœur de Bill. Il avait su qu'il s'agissait d'un pari, mais cette fois, il avait parié sur un gobelin. Harry avait dit exactement ce qu'il fallait. L'arrivée de Ron menaça de ruiner ce moment, mais Bill réussit à désamorcer la situation d'un simple regard vers Ronnie en lui promettant intérieurement de gros ennuis si Ron ouvrait sa grande bouche.
Quand Padma revint, elle fut aussi introduite à Ginny puis elle s'excusa auprès de ses amis. « Désolé Harry, je pensais que je gérais la situation. Parvati a du ouvrir son cadeau dès que je suis partie et elle a décidé de venir te remercier personnellement. C'est une très belle écharpe et elle ne l'enlèvera sans doute plus jamais, mais elle comprend pourquoi tu l'as offert. Mes parents était ravis aussi, et aimeraient bien te rencontrer. On peut arranger ça plus tard ? »
« Pas de soucis Padma, je suis content qu'elle ait aimé mon cadeau. »
Bill saisit l'opportunité pour faire aussi quelques remerciements. « En parlant de cadeaux, remercie aussi ton père pour moi Harry. Il nous a donné un portoloin pour que Charlie revienne de Roumanie pour passer les vacances avec nous. Tu ne peux pas imaginer à quel point ma mère était heureuse que toute la famille soit enfin réunie pour les vacances, c'était un parfait cadeau de Noël pour elle. »
L'arrivée des jumeaux provoqua un peu du chaos qu'ils aimaient tant créer. Cette fois cependant, toutes les personnes présentes pensèrent que ce chaos n'était pas intentionnel. « Salut tout le monde, salut la moucharde – que viens-tu faire ici ? »
« Cette robe me dit que tu n'es pas là pour saluer tes frères jumeaux extrêmement séduisants… aie ! »
Ginny avait donné un coup de pied dans le tibia de Fred. « D'horribles frères jumeaux tu veux dire… »
Le rire d'Hermione empêcha la situation de s'envenimer. « Oh Ginny, tu vas très bien t'adapter. Nous avons hâte de te voir à Poudlard. Allons-y les gars, maman et papa doivent nous attendre et le ticket de stationnement va sûrement bientôt être obsolète. »
Quand le trio partit, les Weasley purent entendre Padma s'adresser à Harry. « Dis moi s'il te plait que tu ne sais pas du tout ce que signifie la dernière partie de sa phrase ? » Son mouvement de tête négatif semblait rassurer la jeune sorcière.
Une paire d'yeux appartenant à quelqu'un ayant bien plus d'expérience que Ginny pour observer les gens, avait aussi observé la scène sur la plateforme, mais cette personne avait des intentions bien plus sinistres. Lucius cherchait des victimes potentielles pour le journal intime et avait vite découvert, qu'il avait un grand choix. Son plan nécessitait que la victime soit ou une personne proche du garçon ou quelqu'un qui lui en voulait.
Il préférait la première option, imaginant la détresse de Crow si quelqu'un proche de lui devenait prisonnier des ténèbres, mais il n'était pas encore prêt à agir. La sorcière chinoise qui faisait du charme au garçon était une des victimes potentielles, tout comme la plus jeune des Weasley qui était presque tombée dans les pommes en rencontrant le garçon. Lucius se souvenait très bien de son frère qui l'avait menacé de le décapiter et leur père figurait déjà en haut de sa liste noire.
La jeune sorcière Bones était également clairement en bons termes avec Crow et s'il pouvait se venger aussi de sa tante, alors ce serait une bonne revanche. Ce choix particulier de victime était cependant un choix stratégique risqué qui pouvait facilement lui éclater à la figure. Amelia Bones n'était pas une idiote, et il faudrait qu'il prenne ce fait en considération avant de prendre sa décision finale.
Ses trois amis les plus proches seraient certainement sur le haut de sa liste, même si chacun amenait son lot de problèmes. La sang-de-bourbe serait certainement celle qui ferait le plus souffrir Crow, mais Lucius devait admettre qu'il n'avait pas la moindre idée pour la trouver ou lui transmettre le journal intime. Elle n'était pas encore éliminée d'office, mais si elle devait être choisie, il aurait besoin de beaucoup de chance. Londubat entrait également dans la même catégorie, Augusta était connue pour ne jamais quitter son petit-fils de vue. Et il devrait trouver plus d'informations sur la sorcière indienne, et sa source venait tout juste d'arriver.
« Viens Draco, il est temps de rentrer à la maison. »
La jeune sorcière indienne était en train de féliciter son amie sur la façon dont elle avait géré la situation Weasley.
Maintenant qu'ils étaient entre eux, Hermione pouvait parler librement. « C'est déjà suffisamment embêtant d'avoir des sorcières plus âgées faire du charme à Harry, maintenant je vais aussi devoir faire attention à celles plus jeunes essayant de lui faire les yeux doux. »
« Ca pourrait être pire Hermione, au moins, il n'y a que des sorcières qui me courent après. » Le visage qu'avait Harry en faisant cette remarque fit exploser de rire ses deux amies et c'est dans cet état d'esprit qu'ils traversèrent le portail qui les ramènerait dans le monde moldu.
Bill voulait savoir comme sa sœur se sentait. « Je vais bien Bill, mais pas grâce à ces bouffons. J'ai hâte d'avoir ma baguette, et là je pourrais me venger auprès de certaines personnes. »
Cela fit rire Bill, ou plutôt, ce fut la peur qu'il lut dans les yeux de ses frères jumeaux. « Je connais quelques bons maléfices Ginny et je promets de te les apprendre avant que tu ailles à Poudlard. Au moins, il semblerait que tu t'aies fait quelques amis avant d'y aller. »
Ginny rougit à nouveau furieusement. « Je pensais qu'il était beau sur cette photo de la gazette du Sorcier, mais il l'est bien plus dans la vraie vie… »
« Oh, je crois que je vais être malade… »
Bill fut prompt à réagir, il avait bien trop travaillé pour Ginny se ressaisisse pour laisser une personne jalouse la déstabiliser. « C'est probablement parce que tu as encore mangé comme un cochon Ronnie. Harry est à la une de la Gazette parce qu'il a ramené un artefact inestimable des fondateurs à Poudlard et toi tu es toujours en probation pour six mois encore. Si ta sœur veut se lier d'amitié avec eux, ça la regarde. Si un Weasley a un souci avec ça, qu'il vienne me parler. Je vais la surveiller de très près à Poudlard. »
Fred essaya de se rattraper de sa gourde avec sa sœur. « Hey, Harry est un de nos amis, pourquoi aurions-nous un problème avec ça ? »
« Oui, nous avons entendu qu'il a tenu une grande fête hier pour tous les élèves de première année, excepté Ron. Pourquoi aurions-nous un problème avec le garçon qui nous a fait sortir des cours de Rogue ? Euh et désolé pour tout à l'heure Ginny… »
Son sourire leur fit comprendre qu'ils étaient tirés d'affaire.
Quand Percy eut enfin dit au revoir à sa petite amie, les Weasley retournèrent par portoloin au Terrier.
Padma était allongée dans son lit, essayant d'assimiler les choses qu'elle avait vues, des choses que les Granger considéraient comme normales. Harry n'avait jamais gouté de la nourriture indienne, et ils avaient tous décidé que c'était ce qu'ils mangeraient ce soir là. Ils regardèrent le menu et choisirent leurs plats, mais c'était la suite qui l'avait déconcertée.
Ils avaient juste pris quelque chose qui était un téléphone et la commande avait été délivrée à la maison. Il s'agissait de plats que sa mère aurait mis une journée à préparer et qui étaient dans des boites et livrées juste dans leurs assiettes. Et elle fut encore plus choquée en découvrant que le même service était disponible pour presque toutes les cuisines du monde, tout ce qu'il fallait faire, c'était de composer des numéros différents sur le téléphone.
Elle entendit un petit coup à la porte et elle vit Hermione rentrer. « Tout va bien Padma ? »
Hermione s'assit sur le lit à côté d'elle avant que Padma ne réponde. « Je commence à comprendre quel choc ça a été pour toi et même pour Harry en entrant dans le monde magique. Heureusement, notre séjour à Crawley n'est pas aussi dramatique que l'est notre séjour à Poudlard. Tes parents sont géniaux aussi, et Harry semble bien s'entendre avec eux, non ? »
Son amie rougit un peu mais réussit à sourire. « Maman adore littéralement Harry, et papa aime bien le fait qu'il m'entraine et m'apprenne à me défendre. Je suis content que tu les aimes aussi. A part le week-end surprise avec Harry, c'est la première fois que j'ai des amis qui restent chez moi. »
« Et c'est aussi la première fois que je dors chez une amie. » Les deux sorcières se prirent dans les bras et Hermione se leva ensuite. Padma ne put s'empêcher de la titiller encore une fois avant que son amie s'en aille. « Tu vas border Harry maintenant ? »
Hermione était cependant habituée aux piques de son amie et décida de la titiller à son tour. « Je ne crois pas que ce soit une bonne idée. La dernière fois que je l'ai fait, nous avons passé la nuit ensemble. Bonne nuit Padma. » Elle partit au lit avec un sourire satisfait sur le visage, Hermione pensa que l'air purement choqué de Padma valait bien le coup.
Padma avait désespérément envie de demander à Hermione plus de détails, mais son amie était déjà partie depuis longtemps avant son cerveau ne se remette en marche. Hormis son expérience de ce tout nouveau monde, elle trouvait que son amie était bien différente en dehors de Poudlard. Padma voulait que ces vacances soient une expérience, et pour l'instant, elle n'était pas déçue.
Amelia Bones vivait aussi une nouvelle expérience, quand elle entra dans Gringotts avec la nouvelle broche, elle fut immédiatement conduite dans le bureau du père d'Harry. Elle n'eut pas à faire la queue ni à parler avec un guichetier, elle fut simplement accompagnée courtoisement là où elle devait aller. Après les présentations, Barchoke aborda immédiatement le sujet qui le tracassait.
« Laissez-moi commencer en m'excusant pour avoir impliqués nos enfants dans cette histoire. Malheureusement, je n'avais pas d'autres options. Les circonstances m'ont prouvée que les plus hautes sphères du Ministre de la Magie sont corrompues et je ne sais pas vers qui me tourner. »
Amelia fut instantanément sur ses gardes, se demandant à quel jeu elle jouait maintenant. « Puis-je voir cette preuve et puis-je demander comment vous l'avez eu. »
« Nous faisions une enquête sur un tout autre problème et c'est tombé entre nos mains. » Barchoke prit un dossier sur son bureau et le glissa vers la Directrice du DJM.
Elle ouvrit avec attention le dossier et eut l'impression d'avoir été frappée quand elle vit les photographies. Barty Croupton était en train de dîner avec son fils, un fils qui était supposé être mort depuis déjà une décennie. Barty Jr était clairement plus âgé, mais son identité était indéniable. La photo de lui, étant allongé sur un lit avant que son père ne le recouvre d'une cape d'invisibilité était particulièrement parlante et expliquait pourquoi cette histoire était restée secrète si longtemps.
« Je dois vous demander comment vous avez obtenu ces photos, et pourquoi ? »
Barchoke s'y était attendu. « Nous employons Miss Skeeter pour enquêter sur le procès de Sirius Black, Mr Croupton a eu un rôle majeur dans son incarcération. Grâce à ses talents inimitables, elle a découvert cette histoire. » Il oublier délibérément de mentionner l'innocence de Sirius ou même l'absence d'un procès. Si Amelia Bones était la moitié de la sorcière qu'il pensait qu'elle était, alors quand elle découvrirait que Sirius n'avait jamais eut un procès équitable, elle retournerait à Gringotts, au moins pour savoir ce qu'ils préparaient. Il y avait aussi le danger de trop la pousser, une révélation terrifiante à la fois suffirait pour l'instant.
« Nous étions aussi choqués que vous mais ne savions pas qui approcher, car nous ne savons pas si Mr Croupton a agi seul en faisait évader son fils d'Azkaban. Le fait que ce soit un fait historique nous laisse penser que d'autres personnes ont été impliquées et nous ne savions pas quoi faire. Si nous avions contacté la mauvaise personne, son fils aurait put simplement disparaître, et les relations entre nos nations auraient été gâchées à jamais.
Amélia comprenait tout à fait leur problème, comment attraper Barty sans faire de faux pas. Une erreur dans l'enquête et Barty Jr serait perdu pour toujours, comment allait-elle faire pour organiser une fouille pour trouver un homme mort ? Ces photos ne seraient pas suffisantes pour faire tomber Croupton, car il pourrait dire qu'elles étaient faussées et demanderait d'autres preuves. Sans preuves supplémentaires, ils étaient foutus. Cela amena Amelia à poser la question évidente.
« Quel est votre intérêt pour Sirius Black ? »
Barchoke fut capable de répondre en toute honnêteté. « Nous avons récemment découvert qu'il est le parrain d'Harry. »
Le « Oh merde ! » d'Amelia lui fit comprendre qu'elle venait de réaliser que la situation était devenue plus compliquée. Hormis l'implication gobeline, si on ajoutait les noms de Sirius Black, James et Lily Potter et bien sûr celui du garçon-qui-avait-survécu, alors cela voulait dire qu'elle aurait un Noël très chargé.
