Disclaimer: Harry Potter appartient à JK Rowling et cette traduction que je fais de l'histoire de RobSt n'est pas utilisée à des fins commerciales.
Reviews: Joyeux Noël! J'espère que vous avez tous passé de bonnes fêtes de Noël et que vous avez tous été gâtés. Voilà mon petit cadeau pour vous: deux chapitres d'un coup. Bonne lecture. PS: Ceux qui voulaient que je leur envoie les chapitres par mail, envoyez moi un MP pour que je le fasse!
Chapitre 22: Tirs, Shopping et Ennuis
Le groupe prit un portoloin pour Gringotts et fut chaleureusement accueilli par Barchoke. Ils furent aussi accueillis par un homme lavé, rasé et qui devenait réellement Lord Sirius Orion Black.
"C'est un plaisir de vous rencontrer, surtout les amis d'Harry." C'était difficile de ne pas titiller son filleul surtout qu'il tenait la main d'une jeune sorcière, mais Sirius réussit à résister. Il avait passé des heures à discuter avec Barchoke sur leur sujet favori et il avait rapidement découvert à quel point Harry était proche d'une certaine Miss Granger. Sirius voulait désespérément en savoir plus sur son filleul.
"J'ai cru comprendre que vous aviez des plans pour aujourd'hui, mais je me demandais si nous pouvions tous diner ensembles ce soir? J'ai loué une salle privée au Chaudron Baveur et nous pourrions en profiter pour y passer quelques heures pour apprendre à mieux nous connaitre?"
Dan et Emma trouvèrent que c'était une très bonne idée et l'enthousiasme des enfants leur confirma à tous qu'ils se verraient le soir venu.
Sirius s'adressa ensuite à son filleul. "Je sais que tu vois d'autres amis aujourd'hui Harry. S'il te plait, invite les aussi s'ils veulent venir. Plus on est de fous, plus on rit, c'est mon credo."
Barchoke donna ensuite une grosse enveloppe d'argent à Emma. "Harry veut payer l'addition aujourd'hui. Je sais que vous avez déjà acheté toute une nouvelle garde-robe pour mon fils et nous vous sommes vraiment reconnaissants. Cependant, aujourd'hui, nous voulons vous rendre la pareille."
Emma n'eut pas d'autre option que celle d'accepter gracieusement avant qu'ils ne se dirigent vers le Chaudron Baveur où tous leurs amis devaient les rejoindre.
Neville et sa grand-mère, Lady Augusta Londubat - resplendissante avec son chapeau de fourrure - étaient déjà dans le pub. Quand ils virent que leur ami ne se précipitait vers eux, ils surent que quelque chose se passait.
Sa grand-mère s'avança et s'inclina devant Harry. "Centurion Crow, la Maison Londubat voudrait vous remercier, vous, votre père et la nation gobeline pour avoir réparé un grand tort. Notre Maison vous doit une dette…"
Harry savait que ce n'était pas poli d'interrompre quelqu'un dans une telle situation, mais il se sentit obligé de le faire. "Madame Londubat, non, s'il vous plait. J'ai dit à Neville en Septembre qu'il était la famille la plus proche que j'avais, il ne peut y avoir de dettes entre nous. C'est aussi ma marraine que les mangemorts ont attaqué, les gobelins prennent toujours soin de leur famille Madame Londubat. Mes amis et ma famille m'appellent Harry, je serais honoré que vous fassiez de même."
Il y avait une touche de fierté dans les yeux de la vieille sorcière quand elle regarda le jeune homme devant elle. "Merci Harry, je peux constater que Neville s'est fait quelques bons amis depuis son court séjour à Poudlard."
"Mon parrain nous a tous invité à diner avec lui ce soir, nous serions tous contents si vous étiez d'accord pour vous joindre à nous?"
Elle n'eut qu'à jeter un coup d'œil à son petit-fils pour comprendre qu'il voulait vraiment qu'elle dise oui. Les amis de Neville lui avaient manqué et elle donna rapidement son accord. Il semblait que c'était tout ce que Neville attendait, il surgit de derrière sa grand-mère pour saluer ses amis.
Ramrao Patil sortit de la cheminée et vit l'une de ses filles jumelles en compagnie de deux des sorciers les plus potentiellement puissants de Grande-Bretagne. Et il était particulièrement ravi que son autre fille, portant toujours le cadeau d'Harry, serait avec ce groupe pour la journée.
En entendant qu'ils étaient invités à diner avec Lord Black le soir venu, il se dit qu'il tenait là une opportunité en or qu'il ne devait pas manquer et lui et Smita acceptèrent cette offre.
En découvrant quelques minutes plus tard que Madame Bones et que ses deux protégées seraient aussi présentes, Ramrao crut que sa tête allait exploser. Depuis leur arrivée en Grande-Bretagne, les Patil avaient sans cesse fait face à l'hostilité de l'élite des sangs-purs de ce pays. Ils gardaient jalousement leurs privilèges et cela avait été très douloureux pour lui et sa magnifique épouse de ne pas être désirés parmi eux.
Les jumelles étaient à moitié comme sa magnifique épouse. Smita était aussi sérieuse que Padma ou aussi frivole que Parvati, selon son humeur et les circonstances. Le fait qu'ils ne soient pas invités aux fêtes et aux bals parce qu'ils n'étaient pas anglais était aussi une autre injustice en ce qui concernait les Patil. Et la raison première de l'agacement de Ramrao était que sa femme aimait danser durant les fêtes.
Chaque jour, Ramrao se levait et remerciait leurs familles respectives pour avoir fait entrer Smita dans sa vie, il l'aimait plus que sa propre vie. Il aimait aussi ses filles et c'était la raison principale pour laquelle il les avait toutes deux offertes en mariage à Harry Potter. Que la femme de Lord Potter soit d'origine moldue ou sang-pur ou sang-mêlé, la Lady Potter serait respectée.
Le fait que ses deux filles devaient maintenant une dette de vie au jeune homme était une chose qu'il utiliserait plus tard pendant le diner, mais pas avant d'en avoir parlé avec Smita. Il était peut-être le chef de la famille Patil mais seul un idiot n'écouterait pas de bons conseils, et sa femme en donnait toujours.
Et le père de famille n'oubliait pas que c'était grâce à l'amitié de Padma avec ces personnes que la famille Patil était invitée à diner avec toutes ces personnes importantes. Il voulait à tout prix que sa fille soit heureuse. Il salua toutes les personnes présentes avant de retourner chez lui pour parler avec sa femme. Le fait que des moldus et peut-être même des gobelins seraient présents pendant le diner ne dérangeait pas le moins du monde la famille Patil.
En dehors du pub, le groupe se sépara en deux groupes selon les genres. Dan emmènerait les garçons à son club pendant quelques heures tandis qu'Emma poussait les filles dans un taxi. Emma avait décidé qu'il serait mieux de contenir les jeunes sorcières dans un magasin. Etant à Londres, ce serait donc Harrods. Elles pouvaient facilement y passer la journée, les hommes les rejoindraient plus tard pour déjeuner.
Dès que le groupe entra dans le magasin, Padma dut prendre sa jumelle de côté pour essayer de la calmer. Parvati était si excitée qu'il y avait un vrai danger pour elle de faire de la magie accidentelle.
« …Mais Padma, regarde, mais regarde… »
« Je regarde Pav, mais il faut que tu te calmes et ainsi on pourra toutes les deux apprécier davantage ce moment. Nous avons des heures avant que les garçons nous rejoignent pour le déjeuner. Puis il y aura encore plus de shopping et encore un diner mais cette fois avec tout le monde. »
C'était vraiment comique de voir les yeux de sa sœur lui sortir de la tête. « Tu veux dire qu'on peut vraiment acheter quelques une des ces choses ? Padma, je n'ai pas d'argent. »
Sa jumelle sourit. « J'en ai et le père d'Harry en a donné un tas à Emma pour notre shopping. Je voulais acheter un peu de parfum pour maman et peut-être des chaussons pour papa. Tu peux m'aider ? »
C'était exactement la chose à dire, Parvati prit Padma par le bras et la tirait davantage dans cette caverne aux trésors.
Hannah et Susan étaient presque en train de baver ce qui fit rire Hermione. « Parvati ne sait sans doute pas non plus que ce n'est que le premier étage de ce magasin. »
Susan se reprit en première. « Tu veux dire qu'il y en a plus ? »
« Il y a sept étages. Maman, nous allons au rayon mode. Tu veux bien garder un œil sur les jumelles ? »
Hannah se reprit à son tour. « Mrs Granger, mentionnez le rayon mode devant Parvati, et elle nous rejoindra dans la seconde. »
Hermione emmena les filles sur l'escalator, ce qui fit encore réagir Hannah. « Ça c'est que j'appelle un escalier qui bouge, pourquoi ceux de Poudlard ne sont pas comme ça ? »
« Hey, tu devrais essayer ceux de Serdaigle. Nous devons monter en haut de cette tour un nombre calculable de fois par jour. » Hermione les dirigea ensuite vers la bonne section et vit une nouvelle fois leur mâchoire se décrocher.
« Le père d'Harry a donné à maman de l'argent pour payer nos dépenses aujourd'hui. Donc si vous aimez quelque chose, prenez le simplement.
Susan ne put s'empêcher de parler. « Et si on aime tout ? »
Hermione éclata de rire encore une fois. « Allons-y et regardons quelques hauts, à moins que vous préfériez que nous allions d'abord au rayon lingerie avant que les garçons n'arrivent… »
Dan emmena Harry et Neville au quatrième étage de Harrods à l'espace restaurant, avant d'être envahi par la foule. Enfin, ce fut Harry qui fut assailli par trois jeunes sorcières excessivement joyeuses. Parvati enroula ses bras autour d'Harry et l'embrassa sur les joues ce qui le fit furieusement rougir. « Merci Harry, merci. Cet endroit est tout simplement incroyable ! »
Neville gloussait devant l'inconfort de son ami, mais c'était avant qu'une Parvati surexcitée lui donne le même traitement. « C'était pour quoi ? Je n'ai rien fait… »
« Je ne voulais pas que tu sois laissé de côté. »
Suivant la même logique, Susan et Hannah prirent Neville dans leurs bras et l'embrassèrent – après Harry bien sûr.
Emma contourna les sorcières et prit place à une table où elle fut vite rejointe par Dan. Harry s'assit entre Hermione et Padma et Neville se retrouva coincé entre Parvati et Susan, les deux sorcières étaient serrées contre Neville, utilisant comme excuse le fait qu'elles voulaient faire plus de place pour qu'Hannah s'assoit aussi sur le banc.
Hermione demanda à Harry comment ça s'était passé au club de son père, quand il se figea, elle comprit que ça n'avait pas été parfait. « C'était okay. Nous avons passé un temps interminable à apprendre les protocoles de sûreté, puis on a dû porter des cache-oreilles et des lunettes spéciales – tout ça pour juste tirer quelques fois sur des cibles en papier. Je m'attendais à plus en fait… tu comprends ? »
Hermione réalisa en effet qu'après avoir appris tous ces sorts avec le professeur Weasley, tirer sur des cibles en papier pouvait en effet paraître ennuyeux. « Je demanderai à papa de te faire une démonstration d'une vraie utilisation des pistolets avant que nous retournions à Poudlard. Tu peux aussi toucher d'autres choses que des cibles en papier et leur portée est même plus grande que certains sortilèges. »
Harry laissa ce problème de côté, impatient de savoir comment leur matinée s'était passée. Il avait prêté son sac à Hermione et c'était la seule raison pour laquelle les filles avaient pu acheter autant de choses. Il avait pensé acheter un sac similaire à Hermione pour Noël, mais il aimait tant porter ses affaires qu'il avait abandonné cette idée.
Emma commanda plusieurs entrées, boissons et burgers. Les deux parents ne purent retenir leurs sourires en voyant leur fille manger si gaiement avec ses amis. Les dentistes se moquaient qu'ils soient des sorciers et des sorcières, tout ce qui importait était qu'ils étaient les amis d'Hermione. Aucun d'eux n'aurait jamais admis qu'ils avaient presque abandonné l'idée que cela arrive à leur fille.
C'était une bénédiction que Sirius avait loué une pièce privée, car quand les jeunes sorciers entrèrent dans le Chaudron baveur, leur excitation et leur exubérance renversèrent toutes les personnes présentes. Emma et Dan, un peu épuisés mais soulagés les suivaient de près. Sur les sept enfants dont ils s'étaient occupés, quatre d'entre eux n'étaient jamais entrés dans un magasin moldu avant – et l'expérience d'Harry et Padma n'était pas très importante non plus. Les parents Granger se sentaient un peu comme des chiens de berger à la fin de cette journée, ils avaient hâte de manger et d'aller se coucher.
En voyant que tout le monde était déjà arrivé, Emma essaya de s'excuser. « Désolé d'être en retard, mais le magasin était encore ouvert et nous avons pratiquement dû les trainer hors des boutiques. » Elle avait dit ça en souriant et tous les invités purent voir qu'ils s'étaient vraiment tous amusés.
Amelia Bones se dirigea vers Emma et lui proposa un siège. « Vous avez l'air de quelqu'un qui aurait bien besoin d'un verre avant de diner, que voulez-vous ? »
« Oh, j'aimerai beaucoup boire un verre de vin rouge… »
Les mots avaient à peine quitté la bouche d'Emma que sa boisson se matérialisa sur la table devant nous. Alors qu'elle regardait avec admiration le verre, Amelia continua.
« Je voulais vous remercier pour ce que vous avez fait pour les enfants aujourd'hui. On voit bien qu'ils se sont tous amusés. Je ne sais pas comment vous avez réussi à tous les garder à l'œil aujourd'hui. »
« C'était simple Tatie, nous n'étions que dans un magasin. Puisque nous n'en sommes pas sortis, et crois moi nous ne le voulions pas, nous avons pu admirer toutes les merveilles qu'il y avait. »
Hannah ajouta ce que Susan avait oublié de dire. « Ce magasin est plus grand que tous ceux du chemin de Traverse réunis. Il y avait sept étages et on pouvait trouver de tout, de l'équipement ménager jusqu'aux chaussures – je n'avais jamais vu un magasin pareil avant. »
Emma dut intervenir. « Les filles ont fait un malheur au rayon lingerie, j'ai essayé de faire en sorte que leurs achats soient appropriés pour leurs âges, mais je ne sais pas si les choses sont différentes dans votre société. Vous voulez peut-être vérifier ce qu'elles ont achetées ? »
Une femme indienne d'une incroyable beauté et portant un sari magnifique multicolore était maintenant à côté d'elles. S'il y avait le moindre doute quant à son identité, celui-ci fut éclipsé quand Emma vit le cadeau dans ses mains, celui qu'elle avait vu Padma et Parvati acheter pour leur mère.
« Bonjour Mrs Granger, je suis Smita Patil et je voudrais vous remercier pour ce que je vous avez fait pour mes filles. Je sais que Parvati aime souvent dépasser les limites, je vérifierai donc ses achats, mais ne croyez pas que cela aura des conséquences sur ce que je pense de vous. Padma dit énormément bien sur vous et votre mari et je suis vraiment reconnaissante pour l'opportunité que vous avez donnée à Parvati et elle. »
Emma se leva et serra sa main avant d'être rejoint par Augusta. Hermione étant en train de sortir et de donner les achats de la journée à leurs propriétaires respectifs, les quatre femmes en profitaient pour discuter un peu avant le diner.
Ramrao avait discuté avec Lord Black et Barchoke avant que les enfants n'arrivent. Sirius se dirigea immédiatement vers Dan Granger. Le père des jumelles entendit ensuite l'impossible, un gobelin riant aux éclats.
« Vous devez excuser Lord Black, il n'a pas encore totalement récupéré. Depuis qu'il est libre à nouveau, il est tout le temps resté avec moi – pour en savoir le plus possible sur son filleul. C'est la deuxième fois que Harry reste chez les Granger et il a hâte d'en savoir plus sur lui. Les deux parents d'Hermione aiment beaucoup mon fils, ce qui fait que ce sont des personnes que Sirius veut vraiment apprendre à connaître. Il faut que je demande à Hermione de l'inclure aussi dans les barrières de protection. »
Voyant qu'il n'y avait là aucun affront, Ramrao posa une question qui le troubla. « Je me pose des questions sur ces barrières de protection quand Padma m'a dit que nous devions passer par Gringotts pour la contacter. Pouvez-vous protéger ainsi une maison moldue ? »
« Le directeur a nommé Hermione amie de notre nation. Et puisque mon fils reste chez eux, cela nous autorise à protéger leur maison. Comme vous pouvez vous en douter, Dan et Emma seraient impuissants face à des courriers malfaisants. Normalement ce ne devrait pas être un problème, mais ce n'est pas une situation normale. L'amitié d'Hermione avec mon fils est maintenant connue nationalement, et mon fils a des ennemis depuis la dernière guerre et contre lesquels le ministère ne peut rien faire. Aucun de nous ne voulons prendre le risque que ces mêmes ennemis ne s'en prennent à une cible si facile. »
C'était une chose à laquelle Ramrao n'avait jamais pensé. Quand il regarda sa femme discuter avec les autres femmes puis ses filles rire avec leurs amis, il eut l'impression que le gobelin avait lu dans ses pensées.
« Padma et Neville ne sont peut-être pas encore apparus avec lui dans la Gazette, mais vous pouvez être sûrs que les mauvaises personnes apprendront bientôt à quel point ils sont proches de mon fils. Le Manoir Londubat est protégé par de fortes barrières très anciennes mais je ne sais pas quelles protections vous avez sur votre maison ? »
« Je n'y ai jamais pensé, et notre maison possède juste des barrières très basiques, si ma famille est en danger, alors l'argent ne sera pas un problème, le plus important pour l'instant, c'est la rapidité avec laquelle vous pouvez ériger ces barrières ? »
« Comme je l'ai dit à Dan et Emma, il s'agit plus de mesure de précaution. Si Harry devait rester chez vous… »
« Les amis de mes filles sont toujours les bienvenus chez moi. »
C'était tout ce que Barchoke voulait entendre. « Allons-y et parlons de cela avec Dan et Sirius… »
Il y eut une chose sur Dan Granger que Sirius aima instantanément, hormis le fait que Dan prenait soin d'Harry. Il semblait que l'homme était simple, et façade cachait un homme fait d'acier. Quand on était auror il fait savoir si son partenaire était prêt à protéger l'autre et à couvrir ses arrières. Sirius avait là l'impression qu'il s'agissait d'un homme sur lequel on pouvait compter.
Et le fait qu'il pouvait donner au maraudeur d'autres informations pour titiller son filleul le faisait encore plus monter dans son estime. Sirius avait entendu de Barchoke que Harry avait été relativement brisé après avoir découvert qu'il était innocent et pourtant qu'il devait encore rester à Azkaban. Après avoir entendu que son filleul avait ensuite passé la nuit dans les bras d'Hermione, il sut qu'il tenait là une autre munition.
Barchoke et Ramrao arrivèrent ensuite et la proposition du gobelin fut vite agréée, enfin ce n'était pas complètent exact. Ramrao objecta jusqu'à ce que l'éclat de rire de Dan ne l'arrête.
« Bonne chance avec vos arguments. Emma et moi avons aussi essayé et avons perdu. Je dors mieux en tout cas maintenant que je sais que ma famille est en sécurité derrière ces barrières. »
Cela coupa l'argumentation de Ramrao et les arrangements furent rapidement pris, même si l'homme marié insista sur le fait qu'il devrait en parler avec sa femme dans un premier temps.
Les enfants avaient finalement fini de faire leurs piles de sacs de vêtements, et la taille des piles surprit même Emma. « Je suppose que c'est le seul côté négatif d'un sac magique, on ne réalise pas combien de chose on a déjà acheté. »
Ce fut une Amelia époustouflée qui résuma l'humeur des autres parents. « Je ne peux pas vous permettre de payer pour tout ça, laissez-moi au moins vous en payer une partie ? »
« Amelia, la seule chose que Dan et moi avons payé aujourd'hui, c'est le repas. Harry voulait vraiment que la journée soit pour lui et son père m'a donné de l'argent. J'en ai encore à leur rendre mais je voulais me poser un instant avant. »
Barchoke refusa l'argent. « S'il vous plait, partagez le reste entre les trois pour le reste de leurs vacances. »
C'était une opportunité en or pour Sirius pour résoudre un autre problème d'Harry et il n'hésita pas. Se raccrochant à son crédo « plus on est de fous », le maraudeur se lança. « En parlant de vacances, en tant que parrain d'Harry, nous pouvons maintenant accéder aux propriétés Potter. Son père et moi planifiions d'en explorer certaines avec Harry durant l'été à venir, et avec les Granger bien sûr. J'aimerai bien vous inviter aussi à nous accompagner durant cette période. »
Sirius ne regardait que le grand sourire d'Harry, il ne remarqua rien d'autre. « Harry, Hermione et Padma sont déjà en train de travailler sur notre itinéraire. Une fois que ça sera réglé, nous pourrons nous occuper des détails. »
Tout le groupe était bien excité avant de s'asseoir pour manger, tous les jeunes membres voulant vraiment passer l'été ensemble.
Sirius était assis en face d'Harry et voir son filleul aussi heureux avec ses amis l'aidait au moins tout autant que ses incroyables potions gobelines. Ce n'était pas non plus difficile de comprendre la « hiérarchie » au sein de leur groupe d'amis. Harry pensait visiblement qu'Hermione était à part et la traitait tel quel. Barchoke avait dit qu'ils étaient inséparables, Sirius voyait maintenant le phénomène lui-même. Padma et Neville arrivaient ensuite après. Une fois encore, Sirius avait appris de Barchoke qu'ils étaient tous amis depuis leur première semaine à Poudlard et qu'ils n'avaient fait que se rapprocher depuis.
Le maraudeur comprit que leur amitié avec Padma devait être vraiment importante pour eux, il ne pouvait pas voir d'autre raison pour la présence de Parvati parmi eux. Peut-être qu'en trainant avec eux, elle se débarrasserait de certaines de ses habitudes comme pousser des cris stridents pour se réjouir de la moindre chose.
Sirius était assis à côté du père de la jeune fille, un homme qui avait visiblement quelque chose en tête. « Si vous ne posez pas la question Ramrao, je ne pourrais pas vous répondre. »
« Pardonnez-moi Lord Black, je réalise que ce n'est pas un sujet à aborder à table. Je me demandais si vous avez d'autres responsabilités maintenant vis à vis de la Maison Potter ? »
« Ah, je vois. Ramrao, je vous donnerai l'information que vous voulez, si vous me promettez que ça ne quittera pas la Maison Patil. Cette promesse s'appliquera jusqu'à ce que ce que je me sois occupé de cette affaire, - sûrement jusqu'à fin janvier. »
Recevant une rapide réponse positive, Sirius raconta la vérité au père. « Mon filleul a été élevé comme un gobelin et même si j'aurai préféré n'avoir pas passé la dernière décennie à Azkaban, je n'ai aucun problème avec l'éducation d'Harry ou de son père. Les gobelins n'utilisent pas normalement de contrats de fiançailles, pensant que leurs enfants devraient pouvoir choisir leurs propres compagnes. Harry m'a demandé de donner une suite négative à tous les contrats de fiançailles qui se trouvent dans son coffre. En tant que son parrain, j'ai choisi de respecter ses volontés. »
Ce n'était pas dur de voir la déception sur le visage du père. Sirius essaya de se rattraper. « J'ai trouvé que ces amitiés que j'ai forgées à Poudlard étaient les plus fortes de ma vie et seul un aveugle ne pourrait pas voir à quel point ces quatre jeunes gens sont proches. Je ne sais pas comment les choses évolueront dans les années à venir, mais je sais ça n'inclura pas de contrats de fiançailles. »
Cela rassura Ramrao. Un simple refus aurait signifié que ses filles étaient traitées comme toutes les autres sorcières et Padma était clairement proche de ces deux garçons. C'était étrange de voir que c'était la plus calme de ses filles qui était le centre de l'attention, quelque chose qui dérangeait visiblement Parvati. Il était sûr que Smita l'avait remarqué et qu'elle aurait une petite discussion avec elle quand ils rentreraient chez eux.
Sirius ne voulait pas qu'il y ait un malentendu quant à son rôle dans la vie d'Harry. « Ramrao, je suis le parrain de Harry, mais c'est son père qu'il consultera en premier pour avoir des conseils et c'est ainsi que cela doit se passer. J'essaie de me construire un rôle propre, le mieux que je peux espérer, c'est celui d'un oncle préféré – ou quelque chose comme ça au moins. Mon rôle sera d'assister Barchoke et Harry du mieux que je peux. C'est la décision d'Harry, supportée par son père et transmise par moi. »
« Merci de me l'avoir expliqué Lord Black, cela explique aussi une chose à laquelle je pensais. Votre filleul a sauvé la vie de mes filles et pourtant refuse de reconnaître une dette de vie. Padma m'a expliqué que les gobelins aident toujours leurs amis et leur famille et qu'ainsi il ne peut y avoir de dettes. Je commence enfin à comprendre comment me comporter avec cet extraordinaire jeune…gobelin ? »
Sirius fut soulagé. « Si vous pouvez le faire, alors vous aurez de l'avance sur moi. Cela me semble être hier quand je commentais les essais de James pour changer les couches d'Harry. Je suis passé de ça à la jeune personne que nous voyons aujourd'hui. Ce n'est pas tant le temps enfermé à Azkaban qui me chagrine mais plutôt toutes les années que j'ai loupées avec mon filleul. »
Dan était assis de l'autre côté de Sirius et avait tout entendu. « Pourquoi ne venez-vous pas passer le Nouvel An avec nous ? Cela vous permettrait de passer du temps avec Harry et pour nous de vous connaître un peu mieux. Depuis que tous nos biens sont à Gringotts, nous pouvons nous permettre maintenant de prendre de plus longues vacances pendant l'été. » Dan regarda les personnes présentes. « Je pense que nous allons tous nous voir beaucoup dans les années à venir. »
Sirius était submergé par la gentillesse qu'on lui montrait et ce, depuis qu'il était libre. Ce qui rendait cette gentillesse encore plus précieuse aux yeux du maraudeur, c'était qu'ils agissaient comme ça avec lui, non parce qu'il était Lord Black mais le parrain d'Harry. Il hocha d'abord la tête, puis, sa voix fonctionna de nouveau. « J'aimerai beaucoup Dan, j'apprécierai vraiment. »
Les invités du diner s'étaient divisés petit à petit en trois groupes. Les enfants constituaient le plus grand groupe et le plus bruyant. Les femmes étaient également entre elles et le seul indice qui prouvait qu'elles passaient un bon moment, c'étaient les rires qui fusaient de temps en temps. Enfin, les hommes étaient en retrait, surveillant la pièce tout en discutant du récent procès de Sirius. Dan et Ramrao voulaient absolument entendre tous les détails de Barchoke et Sirius car ces photos de la Gazette étaient iconiques. Quand il fut dix heures, ils se dirent tous au revoir et rentrèrent chez eux.
Alors qu'il allait se coucher, Dan vit que quelque chose troublait sa femme. A l'instar de tous les maris du monde, Dan espérait que ce n'était pas quelque chose qu'il avait fait u dit. « Quel est le problème mon amour ? Es-tu en colère parce que j'ai fait en sorte qu'Hermione et Harry passent une nuit chez Padma ou parce que j'ai demandé à Sirius de rester ici ? »
« Quoi ? Non, pourquoi cela me dérangerait-il ? Comme ça la maison des Patil sera protégée comme la notre et Sirius semble vraiment vouloir en savoir plus sur Harry. C'était ma rencontre avec Smita Patil… »
« Pourquoi ? Qu'est-ce qu'il ne va pas avec elle ? »
« C'est là mon problème, absolument rien. Je m'étais préparée à détester cette femme qui permettait que ses filles soient offertes comme ça en mariage mais j'ai découvert que je ne pouvais en rien la détester. C'est une charmante sorcière qui aime son mari et adore ses filles – cela ne devrait pas être possible ! Ses parents lui ont choisi Ramrao comme mari et pourtant ils sont aussi heureux en mariage que nous. Je ne sais pas comment fait Hermione au quotidien, c'est tellement différent… »
« Je comprends ce que tu veux dire chérie, j'ai beaucoup apprécié moi aussi la compagnie de Ramrao. J'ai remarqué qu'il analysait Harry et Neville, mais étant le père de deux filles étant amies avec les garçons, qui peut le blâmer ? J'ai entendu une discussion pendant laquelle Sirius expliquait à Ramrao que Harry allait refusé tous les contrats de mariage. Je dois dire que Ramrao l'a bien pris. »
Emma secoua la tête. « Discuter du mariage possible de ses filles de onze ans n'est pas une conversation que l'on s'attend à avoir durant un diner. »
Il essaya de réconforter sa femme en la taquinant gentiment. « Donc tu ne veux pas que je commence les négociations avec Barchoke et Sirius pour que Hermione soit promise à Harry ? »
« Haha ! Ça pourrait être drôle en fait si je ne pensais pas que notre fille changerait soudain d'avis sur les fiançailles – et en plus, peux-tu imaginer Harry la refuser ? »
Dan arrêta d'essayer de la réconforter car maintenant sa femme riait à cause de son expression paniquée.
Hermione passait les meilleures vacances de sa vie. Elle n'avait jamais eu d'amis avant et donc personne n'avait donc vécu chez eux. L'arrivée de Sirius dans la maison avait eu pour conséquence les nombreux rires dans le foyer des Granger, l'homme était encore plus gamin que son filleul !
Ce même filleul tenait en ce moment sa main alors qu'elle montrait à Harry et Padma le quartier de Crawley. Normalement, elle évitait comme la peste de se promener à Crawley sans ses parents. Mais elle avait mis ces jours sombres derrière elle et appréciait maintenant d'y être avec ses amis. Il était maintenant temps d'emmener Harry et Padma pour la première fois au cinéma, Hermione pensait qu'ils apprécieraient beaucoup de voir la Famille Adams.
Alors qu'ils attendaient dans la queue, la voix haïe qu'Hermione n'avait pas entendu depuis six mois fut comme un douloureux rappel à la réalité. Elle aurait dû se rendre compte que les choses allaient trop bien.
« Oh regardez, les parents de Granger ont dû aller sur pour Noël. Une paki (N.d.T. = britannique d'origine pakistanaise) et une pédale, je suppose que c'est le mieux que tu puisses avoir. »
Les rires désobligeants qu'elle méprisait qui avaient suivi ces insultes très « spirituelles » entrainèrent aussitôt une réponse automatique de sa part, et la jeune sorcière retourna immédiatement dans sa coquille. Mais quand elle sentit Harry serrer sa main dans la sienne, elle se souvient qu'elle n'était plus cette petite fille solitaire et effrayée.
« C'est qui ce comique Hermione ? Certainement pas quelqu'un qui te connaît très bien. »
Les cinq garçons avaient immédiatement cessés de rire, mais l'un deux avait un commentaire à faire. « Oh regarde Big-D, il sait parler – et je ne voix pas Granger tirer les ficelles derrière lui. »
Harry n'avait jamais vu le garçon susnommé avant, mais reconnaissait le type de gars qu'il était. Dans chaque gang, il y en avait toujours un qui provoquait, tout en étant bien au chaud derrière d'autres brutes.
Le sarcasme était évident dans la réponse de Padma, elle n'était pas le moins du monde intimidée par les brutes devant elle. Elle n'allait pas tolérer qu'on l'insulte ainsi. « Oh Hermione, pourquoi ne nous présentes-tu pas aux sauvages du coin ? Ils ont des noms ou juste des numéros sur leurs colliers ? »
Hermione puisa du courage dans ses amis, et acheva les brutes. « Padma, Harry, voici Dudley Dursley et ses « amis ». J'allais en cours avec eux à côté d'eux, Ron Weasley est intelligent. »
« En effet, ils ont du chercher longtemps pour trouver le surnom Big-D. Il semblerait aussi qu'il mange autant que Weasley. »
Hermione était ravie par le soutien de Padma. Mais quelque chose semblait avoir dérangé Harry car il était figé. Hermione regarda son meilleur ami et vi qu'il fixait Dudley avec insistance. Elle avait déjà vu ce regard avant, en général juste après il sortait son couteau pour être prêt à se battre.
Alors que les garçons se demandaient si ces garces avaient vraiment osés les insulter, Harry posa une question. « Dudley, tes parents ne s'appelleraient-ils pas Vernon et Pétunia ? »
« Hey Big-D, tu deviens célèbre ! Ce mignon a entendu parler de toi. »
De nouveaux rires surgirent mais le regard d'Harry s'intensifia. Il ne pouvait pas y avoir de nombreux Vernon et Pétunia Dursley avec un fils du même âge que lui. Il posa une autre question pour être certain.
« Ta famille habitait-elle avant à Little Whining ? »
« Oh merde Big-D, tu as ta propre groupie ! »
L'imbécile qui les avait apostrophés avant saisit l'opportunité de commenter. « Oui, c'est juste dommage que ta groupie soit gay. Merde, ses cheveux sont encore plus longs que ceux de ma sœur. »
Harry n'avait jamais mentionné sa « famille avant », mais sa question était trop spécifique concernant les Dursley pour qu'il ne s'agisse pas de sa tante et de son oncle qu'il méprisait. Hermione connaissait aussi les Dursley et n'avait aucun doute qu'ils oseraient faire ça à un bébé. Dudley Dursley avait été son fléau avant sa vie à Poudlard, et pourtant ses parents avaient refusé de voir que leur fils n'était pas un gentil petit gentleman. Ni le mot petit, ni celui de gentleman ne pouvaient être associés à cette brute obèse.
A ce moment précis, Hermione ne rigolait plus de Dudley et de son gang. Elle était en fait inquiète de la façon dont son meilleur ami allait réagir. Hermione se plaça devant Harry, ses deux mains posées sur le bras sur lequel son couteau était caché. « Harry, tu ne peux pas ! »
Il utilisa son autre main pour déplacer délicatement une mèche de cheveux qui était tombée sur son visage. « Hermione, tu ne dois pas t'inquiéter pour moi. Dudley a notre âge, il avait autant de responsabilité dans la décision de ses parents que moi, c'est à dire aucune. »
Cela calma grandement les inquiétudes de Hermione, mais elle pouvait toujours voir que Harry préparait quelque chose. Il la poussa doucement sur le côté avant de tendre sa main vers Dudley.
« Lord Harry James Potter, ravi de te rencontrer cousin. »
Les deux filles regardaient maintenant avec amusement la confusion sur le visage de Dudley, il ne savait plus comment réagir. Hermione savait aussi que les Dudley appartenaient à la pire classe des snobs, Harry qui se présentait en tant que Lord n'avait pas de prix. Qu'elle aurait aimé être une mouche sur un mur quand Dudley leur parlerait de cette rencontre.
« Cousin ? Je n'ai pas de cousin. Ma tante Marge n'est pas mariée. »
« Ta mère et ma mère étaient sœurs, ce qui fait que nous sommes cousins. »
Dudley le coupa. « La sœur de ma mère s'est mariée avec un monstre alcoolique, ils sont morts dans un accident de voiture qu'il avait causé, tu racontes de la merde ! »
C'en était trop pour Harry, son attitude se durcit. « Lily Potter, née Evans était ma mère. Elle et mon père sont morts assassinés quand j'avais juste un an. On m'a confié à ta famille pour y vivre mais tes parents ne voulaient pas de moi. En te voyant, je comprends maintenant que j'ai eu de la chance. Remercie s'il te plait tes parents pour moi. »
Le garçon boutonneux saisit sa chance. « Il raconte vraiment de la merde, pourquoi un Lord trainerait avec une merde comme Granger ? Vas-tu laisser cette tantouse s'en sortir Big-D ? Ce trou du cul mérite une bonne correction, venir sur notre territoire et ensuite essayer de nous entuber. »
Harry ne voulait vraiment pas se battre, Dudley n'avait pas joué de rôle dans la décision de ses parents quand ils avaient rejeté leur unique neveu. Ce gros garçon était peut-être la brute locale mais il était un centurion, il y avait une grande différence entre eux. Le choix lui fut rapidement retiré, le grognement de Dudley et son mouvement rapide ne laissèrent pratiquement aucun doute quant à ses intentions.
« Attrapez-le ! » Le point de Dudley se leva mais il ne frappa rien.
Harry s'était déplacé sur le côté et avait lancé son genou dans l'estomac de son cousin quand le gros garçon avait bougé, mettant Dudley à terre en lui causant aussi peu de dégâts que possible. Un autre garçon essaya de mettre la main sur Harry, mais il fut soulevé de sol et projeté plus loin. Harry continua et leva son pied pour frapper une autre brute, cette fois dans le nez. Celui-ci s'écroula en criant et Harry entendit un autre cri derrière lui.
Quand il se retourna, Harry sentit son sang bouillir, le garçon boutonneux avait tapé dans le visage d'Hermione et essayait maintenant de s'enfuir. Padma refusait peut-être de s'entrainer avec eux, mais cela ne la ralentissait pas pour autant. Elle sauta sur son dos comme un chat sauvage, le mordant et le griffant à la fois. Harry réagit aussitôt, en donnant un grand coup dans le genou gauche du bâtard qui s'écroula en hurlant de douleur, le poids de Padma sur son dos le forçant à tomber face contre terre sur le sol, et suffisamment fort pour qu'il se brise le nez et quelques dents. Harry aida Padma à se relever, puis ils retournèrent auprès d'Hermione
L'une de ses mains était posée sur le mur du cinéma pour garder l'équilibre, et une autre couvrait sa bouche, du sang coulait à travers ses doigts. Harry enleva son manteau et le posa au sol et Padma aida Hermione à s'y asseoir. Elle avait visiblement très mal mais le choc que quelqu'un l'avait frappé avait aussi un effet sur elle.
Harry s'assit à côté d'elle et enroula ses bras autour d'Hermione. « Je suis désolé Hermione, je pensais que c'était le moins dangereux de tous. Je n'arrive pas à croire qu'il ait fait ça, encore moins qu'il pensait vraiment s'en tirer. »
Harry murmura « il l'avait déjà fait avant », ce qui fait que Harry dû retenir Padma qui voulait y retourner et le frapper une nouvelle fois. Hermione regarda la scène de dévastation qui se trouvait devant elle. Dudley essayait de se lever, mais n'avait visiblement plus aucun contrôle sur sa jambe droite. Jake était couché sur le dos et grognait tandis que Johnny était recroquevillé en position fœtale, tenant son visage entre ses mains. Mais le pire, c'était Tony, sa jambe reposait dans un angle inhabituel et son nez recouvrait le trottoir de sang.
Les sirènes au loin leur firent comprendre qu'ils allaient louper la séance de cinéma, il semblait que quelqu'un avait appelé la police.
