Disclaimer: Harry Potter appartient à JK Rowling et cette traduction que je fais de l'histoire de RobSt n'est pas utilisée à des fins commerciales.
Quand Dan ouvrit la porte, il vit un policier sa collègue, elle, aidait les trois enfants à sortir de la voiture de police garée devant chez eux. En voyant sa fille avec un mouchoir en coton sur la bouche, Dan se précipita avant même que l'agent ne puisse parler.
« Mr Granger, puis-je parler avec vous ? »
« Monsieur l'agent, venez à l'intérieur. Donnez-moi juste un instant pour m'assurer que ma fille va bien. »
Harry était à côté d'Hermione, un de ses bras enroulé autour de ses épaules. Dan n'essaya de faire bouger le garçon, mais au lieu de ça, il enleva gentiment la main d'Hermione de sa bouche. Il grogna de colère en voyant la lèvre fendue et les dents endommagées, mais il essaya de ne pas le montrer quand il conduisit le groupe à l'intérieur.
Les trois enfants étaient sur le canapé avec Hermione au milieu, sa mère fut bientôt agenouillée devant elle avec un kit de premier soin.
Le policier se présenta, puis sa collègue, ils étaient P.C. Murphy et W.P.C. Johnstone, puis ils expliquèrent ce qu'il venait de se passer. « Il y a eu une altercation en dehors du cinéma entre ces trois-là et un groupe de cinq garçons, toutes les personnes impliquées avaient le même âge. Nous aimerions vous poser quelques questions et pensions que ce serait plus agréable de le faire ici plutôt que de faire venir tout le monde au poste de commissariat. Votre fille a également refusé tout traitement, elle a dit que ses parents étaient dentistes. »
Puis W.P.C. prit le relai. « En comptant votre fille, il y a cinq blessés – l'un d'eux l'étant suffisamment pour devoir être hospitalisé. En raison de leur âge, nous ne leur avons demandé que leurs noms et leurs adresses. Lord Potter et Miss Patil ont donné cette même adresse. »
Dan ne comprenait pas pourquoi Harry avait choisi son titre ou le nom Potter, mais jouerait le jeu. « Harry et Padma sont tous deux amis avec ma fille et fréquentent la même école privée en Ecosse. Ils passent leurs vacances de Noël avec nous. Voici le parrain de Harry, Lord Black. Allez-vous l'accuser ? Devons-nous appeler notre avocat ? »
P.C. Murphy secoua la tête. « Pour l'instant, ce n'est qu'une enquête préliminaire. Vous pouvez bien sûr appeler votre avocat mais ce n'est pas nécessaire pour l'instant. »
Alors qu'Emma nettoyait la bouche de Hermione, Sirius pouvait voir son filleul trembler de rage. Il aurait parié sa fortune que le garçon qui se trouvait à l'hôpital était celui-là même qui avait blessé Hermione. « Harry, peux-tu nous dire ce qui s'est passé ? »
« Nous attendions devant le cinéma quand un groupe de cinq garçons s'est approché de nous, et ils ont immédiatement commencé à nous insulter… »
« J'espère que vous ne les avez pas provoqués ? » Dan détestait penser que sa fille était défigurée à cause de railleries.
« Non Dan. J'ai découvert que l'un d'eux est en fait mon cousin. J'ai proposé de lui serrer la main. Ils ont cru que c'était une insulte et ont attaqué. Celui qui a blessé Hermione était derrière moi, je suis vraiment désolé… »
W.P.C. Johnstone notait toute l'histoire. « La personne qui a frappé Miss Granger, s'agit-il de Mr Dylan ? »
Emma explosa. « Il t'a encore frappé ? Nous devrions aller voir ses parents ce soir… »
« Mrs Granger, vous devriez reporter ça pour l'instant. Mr Dylan a été emmené en ambulance, je ne pense pas que ses parents reviendront chez eux pour l'instant. Puis-je vous demander si l'un de ces trois enfants pratique les arts martiaux ? »
Ce fut Dan qui répondit à la question de la policière. « Harry court pour garder la forme, mais le seul sport qu'il pratique à ma connaissance est l'escrime. Il enseigne aussi les bases à Hermione. »
P.C. Murphy posa ensuite la question qui l'intéressait vraiment. « Pouvez-vous nous dire comment Mr Dylan s'est retrouvé autant blessé ? »
Harry haussa les épaules. « Si ce Dylan est la personne qui a attaqué Hermione, c'est seulement de la malchance. Padma a sauté sur son dos au moment où je l'ai frappé. Mon coup l'a fait tomber et il a touché le sol alors que Padma était encore sur son dos. »
« Votre coup a disloqué son genou gauche ! Puis-je vous demander comment vous avez réussi à vous occuper des trois autres ? Des témoins ont dit que cela semblait très facile pour vous. »
« Comme Dan l'a dit, je fais de l'escrime. Cela n'aide pas vraiment dans un combat sans épée mais ça affute les réflexes. Je n'ai pas utilisé de techniques spéciales, mais j'étais juste plus rapide que les autres – surtout Dursley. »
En entendant ce nom, en plus de celui de l'autre trou du cul, c'en était trop pour Dan. « Mr l'agent, Mme, il y a un long historique entre ma fille et ces garçons – même si c'est la première fois que la police est impliquée. L'école primaire de St Andrew doit avoir leurs archives, ma femme et moi avons souvent porté plainte contre ces brutes. Hermione étant maintenant dans une école privée, nous pensions que les problèmes de harcèlement cesseraient. Il semblerait que nous ayons torts. »
Hermione avait maintenant les larmes qui coulaient de ses joues, et non pas à cause de la douleur de sa bouche. « Ils pensaient que les choses se passeraient comme d'habitude, ils ne s'attendaient pas à ce que mes amis m'aident. Je n'ai jamais rien fait à Tony, et pourtant c'est la deuxième fois qu'il me frappe en plein visage. »
Personne ne douta de Harry quand il dit que cela n'arriverait pas une troisième fois. W.P.C. Murphy revint sur un point précédent. « Mr Dylan est-il le garçon supposé être votre cousin ? »
« Non, ça, c'était Dursley. »
« Y avait-il de l'animosité ? »
« Non, pas de ma part. Dursley ne savait même pas que j'existais, donc il ne l'était pas. Enfin pas à cause ça. Ses parents lui ont apparemment dit que les miens sont morts dans un accident de voiture, un accident que mon ivrogne de père aurait provoqué… » Sirius était sur le point de sortir pour toucher deux mots aux Dursley mais Harry l'arrêta. « Sirius, mon père s'en ait déjà occupé. Les documents que les Dursley ont signés font qu'ils ne sont plus membres de ma famille. »
W.P.C. continua son interrogatoire. « Vous avez dit que vos parents sont morts et pourtant vous avez parlé de votre père… »
« J'ai été adopté quand j'avais un peu plus d'un an, et normalement je me fais appeler Harry Crow. Les Dursley n'auraient pas reconnu ce nom, c'est pourquoi j'ai utilisé celui avec lequel je suis né. Mon père adoptive est l'un des meilleurs banquiers de Londres, s'il vous plait, dites moi si nous devons contacter ses avocats. »
P.C. Murphy ne voulait se trouver dans les feux croisés du commissariat, de deux Lord et d'avocats travaillant pour un banquier de renom – surtout pour une bagarre de rue. Puisqu'aucune arme n'avait été utilisée, et que la seule blessure ayant nécessité des soins hospitaliers avait été faite accidentellement, il se doutait bien du verdict final.
« Je ne crois pas que nos supérieurs voudront poursuivre l'affaire. Les parents porteront peut-être plainte mais je pense qu'il s'agira d'un problème pour les avocats et les tribunaux. Ce que je viens d'entendre correspond aux déclarations de ceux qui étaient dans la queue au cinéma. Les cinq garçons se sont approchés et les ont insultés, et ces trois enfants n'ont pas réagi aux insultes. Lord Potter a alors tendu sa main et c'est le gros garçon qui a essayé de le taper le premier. En raison de leurs âges, ils ont tous été ramenés chez leurs parents par un de nos agents. Ils vont recevoir un avertissement officiel et devront avoir un comportement respectable à l'avenir s'ils ne veulent pas avoir plus d'ennuis. »
W.P.C. Johnstone mit son calepin de côté avant de continuer à parler. « Personnellement, je suis d'accord avec Lord Potter, je ne crois pas que ces garçons embêteront Miss Granger encore une fois. Crawley n'est pas exactement un grand quartier, tous sauront bientôt ce qu'il s'est passé. Quatre d'entre eux ont fini au sol alors que le cinquième essayait de fuir, je ne pense pas qu'ils vous embêter quelqu'un d'autre avant un petit moment – et nous les surveillerons. »
Quand Dan montre la sortie aux agents, Emma attrapa leurs vestes. « Nous devons t'emmener au cabinet chérie, il y a trop de dommages pour que nous puissions te soigner ici. J'aimerai encore vous remercier vous deux pour être restés aux côtés d'Hermione… »
La voix d'Hermione était hachée mais c'était Harry qu'elle regarda quand elle parla. « Ce n'est pas ta faute Harry. Tu m'as appris à faire attention à moi-même et comment m'occuper d'idiots pareils – mais j'ai brisé moi-même la règle première. J'étais trop occupée à te regarder et je ne l'ai remarqué que quand il m'a frappé. Il a toujours été le plus sournois de la bande. Toi et Padma vous êtes assurés qu'il ne recommencera jamais. »
« Je l'ai quitté des yeux aussi et j'aurais dû regarder pour nous deux… »
Padma n'était pas d'accord. « Nous avons des leçons supplémentaires de défense toutes les semaines donc ne devrions êtes capables de faire attention à nous Harry, Professeur Weasley va nous tuer quand il va entendre ce qu'il s'est passé. Hermione et moi étions tout à fait capables de le battre, mais nous n'avons simplement pas fait attention – et c'est la règle première que nous a enseignée le professeur. »
Dan mit sa veste, puis donna son avis. « Les Dylan sont aussi détestables que les Dursley, ils n'emmèneraient pas leur petit ange à l'hôpital sans bonne raison. Nous devrions nous attendre à une petite visite de leur part. »
Sirius avait envie d'un bon combat. « Qu'ils viennent, j'espère juste qu'ils emmèneront les Dursley avec eux. »
« Sirius, je pense que nous devrions laisser mon père s'en occuper. Gringotts peut aider et nos guérisseurs pourront soigner Hermione en quelques minutes seulement. Mon portoloin peut tous nous y emmener. »
Dan et Emma savaient combien de travail et de souffrances seraient demandés pour soigner les blessures d'Hermione. Recoudre l'intérieur de la bouche d'Hermione, puis essayer de réparer des dents cassées ne correspondait en rien à leur idée d'une soirée amusante. Le groupe partit pour Gringotts.
Albus avait l'impression d'avoir reçu un point dans le visage, Alastor Maugrey était dans le château et il ne le savait même pas. En plus, il était évident que le vieil auror n'était pas là pour voir le Directeur de Poudlard. Albus avait accidentellement rencontré le groupe qui quittait le bureau de Minerva, et Filius lui aussi été présent.
« Bill Weasley est parfait pour les faire commencer, mais ils auront peut-être besoin de plus. Quand ils seront prêts à apprendre à se battre salement, dites au père du garçon de me contacter. »
« Alastor, que faites vous à Poudlard ? »
« Je pars ! »
Ce fut la seule réponse que reçut Albus car le groupe le contourna ensuite pour passer, ce qui laissa le directeur, seul, en train de se demander à quel point son influence avait disparu. Cette photo de la Gazette avait sérieusement nuit à sa réputation et attiré l'attention sur les allégations d'Harry. Il lui faudrait un peu de temps pour recouvrer un peu de sa gloire d'antan, mais il ne pouvait s'occuper que d'une chose à la fois.
Harry était à la moitié de sa première année et Albus devait absolument apprendre des nombreuses erreurs qu'il avait faites depuis que le garçon était entré à Poudlard. Il jetait également des regards envieux autour de lui tant le succès de certains l'irritait.
Le cadeau de Rogue n'avait peut-être pas réconcilié le professeur de Potions et Harry, mais au moins cela avait signifié la cessation des hostilités entre les deux. Aujourd'hui, c'était le mieux que Albus pouvait espérer entre lui et Harry. S'il remettait personnellement au garçon un objet ayant appartenu à James Potter, peut-être que leurs blessures respectives commenceraient enfin à guérir.
Il était également réticent à admettre que le nouveau professeur d'histoire de Poudlard était une vraie merveille. Albus était peut-être réticent à l'admettre, mais cela ne signifiait pas qu'il n'essaierait pas de l'imiter. S'il embauchait un fameux professeur de défense, il parviendrait à atteindre deux de ses buts. Poudlard aurait enfin un professeur compétent de défense et Harry n'aurait plus à nécessiter les services de William Weasley.
Emma n'arrivait pas à croire les changements chez sa fille, et elle ne référait pas à la guérison miraculeuse que les gobelins avaient réalisée chez Hermione. Quand cette même situation s'était produite avant, elle avait été terrifiée et avait peur de sortir de la maison. Aujourd'hui elle parlait et riait avec ses amis comme si rien de spécial ne s'était passé plus tôt. Le fait qu'Harry avait tenu sa main en permanence, même quand le guérisseur avait soigné sa bouche, jouait certainement un rôle dans cette toute nouvelle attitude positive. Mais Emma distinguait aussi une touche de colère chez elle, Hermione refusait en effet catégoriquement d'être perçue comme une simple demoiselle en détresse. Emma pensa que sa fille allait maintenant mettre les bouchées doubles dans son entrainement.
Après leur retour de Gringotts, Emma n'était pas d'humeur à cuisiner et aucun d'eux n'avait envie de sortir pour diner, le repas devrait donc une nouvelle fois être livré. Sirius ayant dit être un amoureux de la cuisine chinoise, qu'il avait découvert avec Lily Potter, la décision fut facile à prendre. Emma se dirigea vers la porte d'entrée pour payer le livreur. Un cri de rage informa les occupants de la maison que ce n'était pas le livreur qui était là.
Un Vernon Dursley enragé arriva dans la salle de séjour, son visage rouge écarlate quand il trouva sa cible. « Où est le petit monstre ? Je vais apprendre à ce foutu Lord Potter à ne pas attaquer mon fils… »
Dan et Sirius bondirent sur leurs pieds pour stopper ce géant, mais furent poussés de côté. Ce n'était pas cependant l'œuvre de Vernon. Un Harry frappa si fort l'intrus que son oncle obèse fut renversé sur le dos. Les veines sur le front de Dursley pulsaient visiblement de colère, mais au moins il avait cessé de se comporter comme un éléphant constipé. Mais la cause de ce soudain silence n'était pas si évidente.
Cela pouvait être parce que son neveu en armure l'avait frappé si fort que Vernon n'arrivait plus à respirer. Puis le fait que Harry serrait la gorge de son oncle obèse avec un gantelet d'or pouvait aussi expliquer le fait que plus personne ne parlait. Mais l'hypothèse la plus probable était sans doute qu'Harry avait sorti son couteau gobelin et le tenait à un centimètre de l'œil gauche de Vernon.
Puis Pétunia Dursley montra que c'était sa sœur cadette qui avait hérité de toute l'intelligence de leur famille car elle commença à frapper Harry avec son sac à main. « Laisse mon Vernon tranquille sale brute ! Comme si frapper mon pauvre petit Dudleynouchet n'était pas assez… »
Heureusement, et pour le bien de l'œil de Vernon, l'armure de Harry était telle qu'on avait l'impression qu'elle le tapait avec une simple fleur. Emma poussa rapidement la garce de côté au moment même où Harry lui posait une question.
« Emma l'as-tu invité dans la maison ? »
« Non, je ne l'ai foutrement pas fait, ce gros m'a juste poussé pour passer. »
Le sourire sur le visage d'Harry en l'entendant était terrifiant, surtout quand on s'appelait Vernon Dursley. « Ecoute moi bien Dursley, je n'ai pas l'intention de me répéter. Tu t'es introduit dans cette maison sans y avoir été invité, et puisque cette maison est sous ma protection, cela signifie que peux légalement te tuer dans la minute. La seule raison pour laquelle je ne le fais pas, c'est que nous étions sur le point de manger et que je ne veux pas leur couper l'appétit. Mais sache-le, j'étais éduqué par les gobelins avec lesquels tu m'as laissés. Je pourrais tout à fait te couper la gorge et utiliser ton cadavre comme canapé et manger tranquillement du canard laqué au caramel. »
L'odeur âcre d'urine qui se répandit dan la pièce indiqua à tout le monde que Harry avait bien été cru. « Cette maison et cette famille sont protégés par mon peuple. Si ton gros fils s'approche encore d'Hermione, il disparaitra purement et simplement. A dragon ne laisse pas beaucoup de restes, mais la bouse de dragon constitue un très bon engrais. Si tu ne veux pas que votre précieux Dudleynouchet ne devienne un fertilisant pour les roses d'Emma, assure-toi bien qu'il passe aussi le mot à ses amis. »
Harry se leva et réussit à relever Vernon. « Avez-vous quelque chose à ajouter Lord Black ? »
« Seulement que votre mère aurait été très déçue par sa sœur Lord Potter. Sinon, ils ne méritent pas qu'on perde du temps avec eux. »
« Nous en avons fini Dursley, vous avez tous deux pris votre décision il y a maintenant dix ans. J'étais prêt à donner le bénéfice du doute à votre fils, il l'a gâché. Comme vous, il a chargé et a mordu la poussière. Mon père n'a qu'un regret quant à mon adoption, c'est qu'il ne t'ai pas frappé ce jour là dans son bureau. Vous auriez dû voir sa tête quand je lui ai dit que votre fils et son gang nous ont attaqué. Il aime beaucoup Hermione, donc je pense que le nom des Dylan va rejoindre le votre sur sa liste noire. »
Dan avait un dernier mot pour le couple terrorisé. « Vous ne savez pas à quoi vous vous attaquez. Chacun de ces enfants aurait pu redécorer le trottoir avec votre fils et sa bande de voyous. N'oubliez pas le conseil de Lord Potter et tenez-vous à l'écart, son père n'est pas un gobelin que vous avez envie d'énerver. »
Dan et Emma sortirent ensuite les deux Dursley hors de la maison, et quand ils revinrent, ils virent Sirius jeter des sortilèges de nettoyage sur le tapis alors qu'un Harry malheureux avait rangé son armure.
« Ça va Harry ? »
« Non Emma. C'est le T-shirt que Hermione m'avait offert à Noël et maintenant je l'ai déchiré. »
La fille en question aida Harry à l'enlever, le laissant torse nu. Hermione sortit ensuite sa baguette et lui lança un Reparo ce qui le fit paraître neuf à nouveau. Harry la prit dans ses bras et la fit tourner dans la pièce.
En regardant le torse de Harry, Emma posa une question. « Harry, tu es visiblement un jeune homme assez fort. Mais comment as-tu réussi à relever ce gros porc ? »
Harry posa Hermione mais ne remit pas encore son T-shirt. « Quand le directeur m'a remis mes bracelets, il a dit « Qu'ils vous donne la force en cas de besoin. » L'armure de centurion est connu pour rendre plus fort le guerrier qui la porte, mais je suis la première personne non gobeline à en porter une. Quand elle est activée, j'ai découvert, que je peux demander à ma magie de me rendre un peu plus rapide ou un peu plus fort. Avec mon armure, je pourrais sans doute battre en bras de fer Hagrid.
Son armure couvrit nouveau son corps et il procéda à une démonstration et en soulevant d'une main la table à manger du salon.
Sachant que lui et Sirius auraient eu du mal à la soulever tous les deux, Dan secoua la tête. « J'avais déjà du mal à combiner cette histoire de sorcier et de gobelin, mais maintenant il faut qu'on y ajoute un mélange de Iron Man et de Hulk. » En voyant l'air de confusion sur le visage d'Harry, Dan fut enchanté. « Oh, il faut aussi que je te présente Peter Parker, j'ai toute la collection. »
En entendant Hermione et Emma grogner, Harry ne sut pas ce à quoi il devait s'attendre. Quand la sonnette retentit, Dan se leva pour répondre et cette fois Sirius l'accompagna aussi. Ils passèrent tous un très bon repas et Dan essaya d'introduire Harry dans le merveilleux monde des bandes dessinées. »
Hermione vit Harry allongé sur son lit, étudiant une BD de Spiderman que son père lui avait donné. Leurs regards se croisèrent et ils dirent en même temps « Tu vas bien ? »
Hermione sourit et s'assit à côté de son meilleur ami. « Je vais bien Harry, tes guérisseurs ont tout fait pour. Je suis plus inquiète pour toi après avoir rencontré les Dursley. »
Harry eut besoin d'une longue minute pour poser des mots sur ses pensées. « Je me sens plus déçu en fait. J'avais rêvé de ma confrontation avec ces gens depuis des années et la réalité ne s'approchait pas du tout de mes rêves. Mais après avoir rencontré leur fils, j'aurais dû être prêt à être déçu. »
Hermione lui prit la main avant qu'il ne continue. « Je pense que Sirius l'a bien dit, ils ne valent pas la peine que l'on perde du temps pour eux. Ils ne sont pas de ma famille et j'en arrive à penser que la famille que j'ai aujourd'hui est parfaite. Tu as eu l'expérience infortunée de grandir à côté de Dursley et pour cela j'en suis désolé. »
« Ce n'est pas ta faute Harry, je suis d'accord, ils n'en valent pas la peine. Je sais aussi que tu t'es retenu aujourd'hui, ça n'a pas dû être pratique ? »
« En fait, c'était bien plus simple que tu ne le penses. Je suis un centurion Hermione, ce qui signifie que ce que je fais se reflète sur cette position. Cela n'aurait pas seulement eu un impact sur moi, mais aussi sur le directeur, mon père et mes amis. Etre un centurion est une grande responsabilité, surtout vu d'où je viens. Il y a des gobelins et des sorciers qui attendent de me voir échouer. J'espère qu'ils attendront encore longtemps. Et la revanche sur les Dursley ne vaut pas ce prix. »
« Je crois que je comprends Harry. Je pense aussi que mes amis sont parfaits eux aussi – et je détesterai aussi les laisser tomber. »
Ils rougirent tous deux en souriant et Hermione décida de changer de sujet. « Comment tu t'en sors avec Spiderman ? »
« Je ne comprends pas vraiment. Qu'est-ce qu'une araignée radioactive ? Je n'ai jamais entendu parler de cette espèce, y-en-a-t-il à Poudlard ? »
Hermione se retint de rire, et remercia au lieu de ça la providence que son père n'ait pas commencé à parler des Quatre Fantastiques à Harry. « Reprenons tout du début, ça va demander du temps. » En effet, expliquer le monde de Marvel à un gobelin n'était pas possible en seulement cinq minutes.
Dan et Sirius retrouvèrent Emma sur le pas de porte de Harry, un magnifique sourire sur le visage, et des larmes coulant lentement sur les joues. Les deux hommes étaient inquiets mais leurs inquiétudes s'envolèrent quand ils regardèrent ce qui troublait tant Emma. Hermione était allongée sur Harry, une BD de Spiderman à moitié lue était posée à côté du jeune couple.
La voix d'Emma était basse mais laissant quand même paraître son émerveillement. « Tu te souviens comment elle était la dernière fois que quelqu'un l'a frappée ? »
Parlant aussi bas que sa femme, la réponse de Dan laissait aussi transparaitre quelques émotions. « Elle a pleuré pendant plusieurs nuits, et je voulais étranger cette petite merde ! Ils ont l'air si paisibles, surtout après la journée qu'ils viennent de passer. »
Emma acquiesça. « C'est ce qui m'a conduit ici, je voulais vérifier si Harry allait bien. Il semblerait que Hermione ait eu la même idée, et soit venue ici en premier. Elle semble avoir même fait un boulot bien meilleur que ce que j'aurais pu faire. »
Sirius avait du mal à quitter ce jeune couple des yeux, et à comprendre pourquoi ces deux parents n'étaient pas en colère en les voyant ainsi. Hermione était collée contre Harry, sa tête contre son torse. Le bras droit de son filleul était autour d'Hermione et son bras gauche avait visiblement tenu la BD. Les deux enfants avaient véritablement l'air paisibles et Emma avait visiblement décidé de ne pas les déranger. Elle posa la BD sur la table de nuit d'Harry, puis posa une couverture sur les deux enfants.
C'était étrange pour Sirius de voir Dan sourire alors qu'Emma embrassait les deux enfants endormis. « Barchoke a été le premier à voir leur connexion et a expliqué à quel point il était inhabituel pour Harry de s'attacher autant à quelqu'un. Hermione est exactement pareil, nous pensions que c'était une fille différente qui nous envoyait des lettres avec cette magnifique chouette des neiges. Il est évident que leur amitié les aide tous les deux, et comme Emma, je approuve de tout cœur. Pour le reste, nous nous en inquiéterons quand ils seront plus âgés – j'espère en tout cas qu'ils seront bien plus âgés quand nous aurons à y penser. »
« Dan, je suis complètement ignorant ici, je ne sais absolument pas quoi dire ou faire. Mais en toute honnêteté, ces deux là étant allongés ici de façon si paisible et ayant l'air si contents, il s'agit de l'une des plus belles choses que j'ai jamais vues. »
Emma les poussa gentiment hors de la pièce. « Je suis d'accord Sirius, et le méchant Dan aussi. Il ne veut juste pas que sa stratégie paternelle ultra protectrice qu'il a mis des années à concevoir soit rendue obsolète par un garçon avant qu'il ait eu la chance de l'utiliser. Il adore votre filleul tout comme moi, Dan n'est juste pas prêt à l'admettre. Pour l'instant. »
Dan changea rapidement de sujet. « Quoi qu'il en soit, qu'allons-nous faire à propos des Dursley – et des Dylans ? »
« Nous savons tous deux que Pétunia et Vernon sont tout juste tolérés à Crawley, cette garce détestable parle dans le dos de tout le monde. Moi, je prévois de faire en sorte que notre version de la vérité soit entendue et soit celle crue. »
Sirius était stupéfait par cette femme qui était si gentille et tendre avec les enfants mais qui était maintenant prête à détruire les Dursley. Dan avait cependant une question. « Notre version de la vérité ? »
« Oui, enfin, ce sera presque toute la vérité. Comme quoi nous en avions marre de leur maltraitance et que nous avons envoyé Hermione dans un internat privé, une école dans laquelle elle a rencontré son meilleur ami – Lord Harry James Potter. Un enfant orphelin que les Dursley ont rejeté même s'il était leur unique neveu. J'ai également l'intention de faire savoir que Tony Dylan a encore donné un coup de poing dans le visage de notre fille et qu'il a essayé de s'enfuir. Je suis sûr que Barchoke pourrait nous trouver des factures pour le traitement médical exclusif et privé que Lord Potter a payé à sa meilleure amie, juste pour que les Dylan y réfléchissent à deux fois avant de prendre un avocat. »
« Okay, c'est en effet presque l'entière vérité… » Dan savait à quel point ils étaient tous deux protecteurs envers Hermione, Emma semblait avoir étendu cette protection à Harry.
Le maraudeur avait lui aussi quelque chose à ajouter. « Vous croyez peut-être que ce sera assez pour eux, mais je ne pense pas que ce sera l'avis de Barchoke. Je suis sûr que les Dursley vont avoir des soucis prochainement, mais aussi ces Dylan s'ils s'en mêlent. Vous étiez tous les deux naturellement inquiets pour Hermione, mais comme Harry l'a dit plut tôt, Barchoke est tout aussi en colère que son fils pour ses blessures. »
Peu après, ils se souhaitèrent tous bonne nuit et les adultes retournèrent dans leurs chambres respectives.
Le lendemain matin, Vernon, très nerveux et avec une légère gueule de bois ouvrit sa porte d'entrée. Ce fut presque un soulagement pour lui de voir Calum Dylan qui irradiait de colère. Il l'emmena dans la cuisine où il y avait laissé sa troisième tasse de café. Dudley y était aussi, mangeant en slip kangourou son gros petit-déjeuner. La raison pour ce manque de vêtements fut vite flagrante, sa mère était en effet en train de lui appliquer une lotion sur une grosse plaie qui s'étendait sur ses hanches et son dos.
C'était tout ce que Calum avait besoin de voir, il n'arrivait plus à contenir sa colère. « J'ai passé la plus grande partie de la nuit à l'hôpital, Deirdre y est encore. Tony a passé des heures en chirurgie, ils ont dû reconstruire son genou et sa mâchoire avec des câbles d'acier – et c'est sans compter ses dents et son nez cassés. Mon fils a l'air de quelqu'un qui a été renversé par un bus et la police a le culot de nous dire qu'ils ne porteront pas plainte. Ils prétendent que Tony a agressé la fille Granger et que ses blessures lui ont été accidentellement infligées quand il essayé de s'enfuir. J'avais prévu d'aller y faire un tour afin de donner mon opinion aux Granger et à leurs invités, j'ai fait une halte ici pour demander si tu voulais aussi venir ? »
Vernon eut involontairement un haut le cœur en y pensant et il décida que le café ne l'aidait en rien. Il le repoussa et alla chercher une bouteille de whisky ainsi que deux verres. Vernon en rempli un et indiqua à son visiteur de s'asseoir et de se servir un verre.
« Calum, nous y sommes allés la nuit dernière et ce n'était pas plaisant. » Vernon eut besoin d'une gorgée avant de pouvoir continuer. « Nous connaissons le garçon qui lui a fait ça, comme ne pourrions-nous pas le connaître, il est le neveu de Pétunia. Il y a dix ans, ils ont essayé de ne nous refiler le morveux après l'assassinat de ses parents, mais nous avons refusé et l'avons fait adopter. C'est pourquoi nous avons déménagé à Crawley, dans l'espoir qu'ils ne nous retrouvent pas. Pétunia et moi avons décidé la nuit dernière qu'il était temps de redéménager. Cet homme que le garçon appelle père n'est pas quelqu'un de plaisant à rencontrer, il ferait passer la mafia pour des gens biens. »
Il frémit une nouvelle fois et but une autre gorgée. « Il y a même un parrain qui vient d'arriver. Quand nous pensions déménager il y a dix ans, Pétunia s'est renseigné sur lui. Il a été enfermé dans une prison hautement sécurisée pour de multiples meurtres, et pourtant il a réussi à s'en sortir. Donc tu vois Calum, il est plus probable que je gagne cette année le concours de l'homme le plus mince que de retourner chez les Granger. Ton Tony a donné un coup de poing dans le visage de leur fille, une fillette qui tenait la main du garçon quand ils se baladaient à Crawley. Vas-y si tu le dois vraiment, mais tu ne ressortiras peut-être pas en un seul morceau de cette maison. »
Calum attrapa la bouteille et se versa un peu d'alcool dans son verre, que devait-il donc faire maintenant ?
Chez les Granger, la maison se réveilla une nouvelle fois aux sons de coups – ceux d'Harry et d'Hermione dans le jardin de derrière. Sirius se remplissait une tasse de café tout en regardant ces deux jeunes enfants s'entrainer avec des épées en bois et des boucliers. Leur concentration semblait immense, tellement en inadéquation avec leurs âges respectifs.
Le maraudeur pensa qu'il fallait un peu plus de détente et lança ainsi un faible incarcerem sur son filleul. Sirius glapit de surprise, puis de douleur quand son sortilège lui fut renvoyé en pleine figure. Il renversa du café bouillant sur sa main en lâchant sa tasse. Sa baguette rejoignit rapidement le café gaspillé et la tasse, Hermione avait jaillit et frappé son autre main avec son épée.
L'épée, heureusement en bois, était sur le torse de Sirius et la jeune sorcière sûre d'elle lui parla. « Harry fit que si on allonge sa baguette à un sorcier, il est impuissant. Il semblerait qu'il ait raison… »
Sirius avait cependant une autre corde à son arc et soudain Patfoot fit son apparition et réussit presque à avoir la jeune fille par surprise – mais le chien n'eut pas le temps de bouger.
De la lame du couteau d'Harry sortirent d'étranges fils, enroulant le gros chien noir comme un cadeau de Noël. « Harry ? »
« J'essayais de faire une toile, tu sais – comme Spiderman. Le briseur de sorts Weasley nous dit toujours que la magie n'est qu'intention. Mais il ne semble pas que j'ai vraiment réussi cette fois. »
« Non Harry, d'où vient ce chien ? Est-ce Sirius ? »
« Je suppose que c'est un animagus, comme le professeur McGonagall – sauf que lui est un chien. Je n'en sais pas plus, cette forme de métamorphose est incompatible avec les gobelins. C'est pourquoi nous n'avons que peu de livres traitant de ce sujet. »
En entendant les gémissements venant du chien, Harry brisa son sort et Sirius fut rapidement de retour parmi eux. « C'était sacrément brillant les jeunes, je ne peux pas vous dire à quel je suis impressionné. Vous avez équitablement et carrément désarmé un sorcier adulte et je n'aurais jamais essayé ce coup là contre une véritable épée. Bien joué Hermione. »
Sirius vit la jeune fille se redresser avec fierté, sa confiance en elle-même en avait prit un coup la veille. Dan avait aussi regardé cette scène et n'avait pu s'empêcher de sourire fièrement en voyant sa fille réagir. Cela expliquait aussi pourquoi elle n'avait pas pleuré la nuit précédente, Hermione savait se défendre.
Après avoir arraché une promesse à Sirius de tout leur apprendre sur la façon de devenir un animagus, Hermione et Harry rentrèrent pour prendre une douche. Peu après, ils furent rejoints pas Padma et le trio prit rapidement le petit-déjeuner ensembles, et ils furent salués par Emma qui souriait fièrement.
« Je viens d'avoir Martha Jenkins au téléphone, elle disait prendre des nouvelles d'Hermione – l'histoire semble avoir déjà fait le tour de la ville. Elle a en fait passé ce coup de téléphone pour découvrir si les rumeurs étaient vraies, et si nous avions vraiment un Lord chez nous. Quand je lui ai dit que non, nous en avions deux, elle était presque en train de saliver au téléphone. Nous sommes tous invités à passer le Nouvel An avec eux. Quand l'histoire sortira, et ce sera le cas, je m'attends pas recevoir d'autres invitations similaires. Vous pouvez également parier que les Dursley n'en recevront aucune, j'ai peut-être mentionné qu'ils ont abandonné leur unique neveu… »
Le nez d'Hermione se plissa de dégoût. « Je ne rien avoir à faire avec eux s'ils n'invitent Harry que parce qu'il est un Lord. »
Sirius éclata de rire. « Je pense que tu ferais mieux de t'y habituer Hermione, le Ministre de la Magie avait désespérément envie d'inviter Harry au Bal ministériel de la Nouvelle-Année et vient de découvrir que ce n'est pas possible. »
Ces nouvelles firent aussi rire Harry. « Notre nation refuserait toute invitation venant du Département de Contrôle des créatures dangereuses et leurs propres lois les empêchent d'en envoyer par le biais d'autres départements. C'est pourquoi j 'ai demandé à Susan si sa tante pouvait parler à mon père. Comme nous ne sommes pas à l'école, ils n'ont pas cette option. »
Puis Sirius lâcha une bombe. « Ton père pense que les règles peuvent être changées, ce qui te permettrait d'être officiellement invité au Bal estival du Ministre. »
« On ne sera pas en vacances… » Les mots d'Hermione moururent dans sa gorge quand elle remarque le changement chez Harry qui semblait réfléchir aux implications en questions et aimer ce qu'il venait de trouver.
« Hermione, c'est énorme – c'est même plus qu'énorme ! Si pour changer les choses pour ma nation, je n'ai qu'à bien m'habiller et à sourire au ministère pendant une soirée, tu peux être sûre que nous y serons. »
Sirius sourit et personne ne manqua le « Nous y serons. » « C'est pourquoi ton père t'a prévu un nouveau tuteur, il faut que tu apprennes toutes les choses à faire ou non quand on est un Lord. Augusta Londubat a sans doute instillé ce genre de choses chez Neville depuis qu'il est en mesure de comprendre. Nous voulons cependant qu'il assiste aux leçons car quatre sera un bon nombre pour apprendre à danser par exemple. »
Cela retint aussitôt l'attention des filles mais les pensées d'Harry, elles, s'étaient dirigées ailleurs. Il y avait là quelque chose de louche. « …Et qui mon père a-t-il choisi pour nous l'enseigner ? »
Sirius n'arriva pas à cacher son sourire. « Moi ! Vous aurez Lord Sirius Orion Black pour vous enseigner tous les week-ends les traditions et les coutumes sorcières. Ni Dumbledore, ni le ministère n'oseront s'y opposer. Par Merlin, ils seraient même prêts à payer ces cours de leur propre proche. Vous aurez toujours vos cours le matin avec Bill, puis moi l'après-midi. Il y a tant de choses que je dois vous apprendre… » Sirius avait sorti sa baguette sous la table alors que les trois enfants l'écoutaient intensément. Il était temps de leur jouer une petite farce pour se venger de ce qu'il s'était passé un peu plus tôt.
Harry put presque sentir la chaleur générée par le rougissement de la sorcière à côté de lui. Il essaya d'en trouver la cause, puis leva les yeux. « Du gui ? »
Hermione était rouge brique quand elle posa sa question. « Tu sais ce que c'est Harry ? »
« Oui, une plante parasitaire. Qui en voudrait dans sa maison ? »
Padma essaya d'aider ses amis. « Quand un garçon et une fille sont sous un plant de gui, la coutume veut qu'ils s'embrassent… »
Harry haussa des épaules et embrassa Padma sur la joue, puis se tourna pour en faire un à Hermione.
Padma rougit davantage. « Pas ce genre de baiser Harry… »
Harry avait entre temps compris que Sirius s'était joué de lui, il avait son couteau tout en se tournant vers Hermione. En entendant Padma, il décida quoi faire. « Bon, je n'ai donc qu'une seule option… »
Harry métamorphosa le gui en chauve-souris vivante, une chauve-souris qui poursuivit immédiatement son parrain. Sirius, ne pouvant pas lancer de sorts offensifs à l'intérieur dû courir dans le jardin pour pouvoir s'occuper de la créature. Dan et Emma avaient été un peu préoccupés par le drame qui venait de se jouer devant eux, mais maintenant ils étaient pliés en deux.
Harry se pencha et embrassa doucement Hermione sur les lèvres. « Aucune de vous n'a besoin de gui, vous êtes toutes deux de magnifiques sorcières. »
Sirius avait regardé la scène du jardin et compris que le score était maintenant à : parrain 0 – filleul 2. Mais il en était heureux. Il était évident qu'il n'aurait pas à enseigner à son filleul à ensorceler les sorcières. Harry rougissait peut-être, mais son filleul était bien plus précoce que Patmol ou Cornedrue au même âge.
Dan venait de voir un garçon embrasser sa fille mais n'arrivait pas à arrêter de rire, Harry avait brillamment renversé la blague de Sirius. Ce n'était pas tous les jours que l'on voyait quelqu'un sortir du petit-déjeuner en étant poursuivi par une vraie chauve-souris. Les enfants ne seraient là que quelques jours, mais Dan était prêt à parier que ces jours seraient remplis de rire.
Smita eut de mal à croire leur réaction quand ils arrivèrent sur la plateforme neuf trois-quarts. En quelques secondes, tout le monde sut qu'ils étaient arrivés. Padma avait essayé de l'y préparer, mais de simples mots ne pouvaient pas préparer quelqu'un à être regardé et fixé même par une foule de personnes. Harry et Hermione avaient passé la nuit chez les Patil la nuit dernière ce qui avait permis à leur maison d'être protégée et c'est pourquoi Ramrao et Smita avaient emmené tout le monde à Kings Cross ce jour là.
Sa fille avait aussi expliqué qu'ils devaient tous montrer qu'ils étaient unis car il s'agissait de la première fois qu'ils apparaitraient publiquement depuis que les photos d'Harry au procès de Sirius avaient été publiées après Noël. Padma et Hermione portaient leurs robes de Noël, la née-de-moldue montrant aussi son épée pour la première fois en public. Harry avait réduit toutes leurs bagages et les avaient mises dans son sac, leur seul autre sac était celui contenant le chat d'Hermione. Le groupe fut bientôt rejoint pas Neville, portant lui aussi sa robe de duel ce qui marqua le début des flashs de la presse sorcière.
Harry resta debout avec ses amis pendant un moment, attendant que les photos soient prises, mais refusa de répondre aux questions. Ramrao demanda ensuite à la presse d'arrêter de les déranger, ce qui permit à Smita et Augusta de faire monter les cinq enfants dans le train. Leurs adieux furent brefs, afin qu'ils soient dès que possible en sécurité dans leur wagon, ils n'allaient pas se revoir tous ensembles avant au moins six mois.
Leur planning estival était terminé et les Londubat et les Bones avaient envoyé une copie, les Patil s'étaient réunis la nuit dernière et Padma leur avait expliqué avec excitation où ils iraient et quand.
Ramrao et Smita n'avaient pas envie que leurs jumelles soient absentes pendant tout l'été et les filles ne le voulaient pas non plus. Ils étaient tous deux enchantés de les plans de cet été incluaient aussi Parvati. Padma voulait visiblement passer autant de temps que possible cet été avec ses amis et ils avaient prévu de les rejoindre après les trois premières semaines. Ils espéraient rester au moins deux semaines, Parvati elle, restant pour la dernière semaine. Il y avait encore pleins de détails à régler, mais ils avaient provisoirement donné leur accord pour que Padma, Harry et Hermione passent dix semaines ensembles cet été.
Smita avait caché son sourire quand Harry avait déclaré que leur liste d'invités était désormais complète. Elle avait du parler avec Parvati pour modérer son exubérance quand elle était dans le groupe. Malheureusement, son exubérance naturelle augmentait quand elle était en compagnie de son amie Lavande. En faisant cette déclaration, Harry avait réussi à exclure Lavande avant que Parvati ne puisse mentionner le nom de son amie.
Amelia Bones les rejoignit quand Susan et Hannah montèrent dans le Poudlard Express, les parents et gardiens parlèrent encore un peu jusqu'à que le son annonçant le départ du train ne résonne dans la gare. Aucun des quatre adultes ne savaient quand ce que l'année 1992 apporterait, mais ils savaient qu'elle serait certainement différente, notamment parce qu'il y avait maintenant Harry Crow.
