Disclaimer: Harry Potter appartient à JK Rowling. Voici une traduction que je fais de l'histoire de RobSt avec sa permission. Cette histoire n'est pas utilisée à des fins commerciales.

Reviews: Bonsoir et bonne année à tous. Désolé pour ce retard de traduction, mais la fac m'a beaucoup accaparé ces derniers temps si bien que je n'ai pu retourner à ma traduction qu'aujourd'hui seulement. Voilà un petit chapitre pour me faire pardonner! Bonne lecture et à bientôt!

Chapitre 24 : Souvenirs d'une terrible nuit

Il y avait comme une sorte d'attente qui planait dans l'air, une tension qui avait été sentie dès la montée dans le train mais celle-ci avait grimpé en intensité quand les quatre amis étaient entrés dans la grande salle. Les amis semblaient être les seuls à ne pas être affectés par cette atmosphère lourde, discutant entre eux du fait que trois d'entre eux pouvaient voir les Sombrals et pourquoi Neville ne le pouvait pas. Le groupe s'assit à la table des Serdaigle parlant du fait qu'Harry avait sauvé Hermione et Padma du troll et qu'ils avaient tous vu ce troll mourir. Ils ne prêtaient délibérément aucune attention à ce qui se passait autour, mais ça ne pouvait pas continuer ainsi.

« C'est du bronze, Fred. »

« Du bronze ? Notre Harry n'a rien à voir avec quelque chose d'aussi commun que du bronze. C'est un pur diamant, la matière la plus solide qui soit. »

« Messieurs les gentlemen, enfin, Fred et George – comment étaient vos vacances ? »

« Apparemment pas aussi excitantes que les tiennes… »

Harry éclata de rire. « Les gars, vous n'en savez pas la moitié ! Maintenant, un certain Patmol se demande si les plus grands farceurs de l'école ne seraient pas tombés par hasard un vieux parchemin lui appartenant ? »

Les jumeaux étaient estomaqués, mais ils se ressaisirent rapidement.

« Car si c'était le cas, il se demandait si vous seriez d'accord pour transmettre ce bout de parchemin au fils de Cornedrue – moi en l'occurrence ! »

Oui, Fred et George étaient de nouveaux estomaqués.

Appréciant de voir les jumeaux dans cet état, Harry utilisa sa voix la plus officielle pour délivrer la dernière partie de son message. « Si la réponse à ces deux questions est oui, je suis autorisé à organiser une rencontre entre vous et le susnommé maraudeur, Patmol. »

Harry se retrouva immédiatement avec un vieux parchemin entre les mains tandis que les jumeaux s'agenouillèrent et s'inclinèrent. « Oh puissant fils de Cornedrue, nous sommes honorés d'être dans le château avec quelqu'un comme vous… »

« Pouvons-nous vraiment rencontrer Patmol ? »

C'en était trop pour Harry et il commença à rire. « Samedi, ça vous va ? » Harry fut pris en sandwich entre deux jumeaux excités.

« Tu ne te moques pas nous hein… »

« … Car sinon ce ne serait vraiment pas drôle. »

Ce fut Hermione qui répondit à leur question et en fait donna le coup de grâce. « Les gars, il vient de passer la semaine dernière chez moi. Je ne pense pas avoir déjà vu mes parents rire autant, il y a vraiment eu une guerre des farces entre nous trois contre lui. En dormant chez Padma la nuit dernière, j'ai enfin pu dormir les yeux fermés cette semaine.

Les jumeaux voulaient des détails mais en voyant les professeurs entrer dans la salle, Neville et eux retournèrent à la table des Gryffondors. « Je te l'avais dit George, ce garçon est un diamant brut ! »

« Mais il nous faut un meilleur nom que « Budgie » pour le fils de Cornedrue… »

Roger, comme le reste de la salle avait regardé Harry. « Ca ne te dérange vraiment pas que Dumbledore soit dans la même pièce que toi ? »

« Si c'était le cas Roger, je ne serais pas revenu. Mes problèmes avec le vieil homme sont toujours les mêmes depuis septembre. Il y a peut-être une question ou deux en plus dont je souhaiterais avoir la réponse, mais sinon, rien n'a vraiment changé. »

« Tu penses vraiment que brandir une épée devant Dumbledore ne change rien ? »

« Pour moi, non. » répondit Harry avec honnêteté. « Cet homme a brandit une baguette devant un membre désarmé de ma famille, ce que je n'accepterai jamais. Le problème est réglé et derrière moi maintenant, et je parie que Dumbledore veut aussi l'oublier maintenant. »

Roger secoua la tête. « Je n'aurais jamais cru être un jour d'accord avec les jumeaux Weasley, mais tu es définitivement un diamant Harry. »

Quand Dumbledore se leva, souhaita la bienvenue à tous et lança le début du festin, toute la tension commença à quitter le château. Il semblait qu'Harry avait raison et que le directeur ne voulait rien d'autre que d'oublier cette photo humiliante.

Ce fut une photo différente qui avait ébranlé le manoir Malfoy. La vue de Crow dans les bras du nouveau Lord Black avait mis le coup de grâce à ce Noël qui avait déjà mal commencé.

Normalement la famille Malfoy aurait dû décider quelle fête ou quel bal ils honoreraient de leurs présences. Mais pour ce Noël, ils n'avaient pas reçu la moindre invitation, même pas pour le Bal Annuel du Ministère. N'ayant plus d'or et devant supporter l'indignation que ni l'un ni l'autre ne seraient invités, c'était facilement le pire Noël de Draco.

Puis, en voyant la première page de la Gazette, l'espoir de recevoir l'héritage des Black s'était lui aussi envolé en fumée. Il devenait évident pourquoi sa mère n'avait jamais pu accéder aux coffres des Black. Sirius avait dû nommer quelqu'un d'autre en tant qu'héritier. La réaction des deux personnes sur la photo montrait clairement qui était cet héritier. Non content d'avoir gelé la fortune des Malfoy, Crow avait maintenant volé son héritage Black.

Son père lui avait demandé de garder un œil sur Crow et en particulier sur ses proches. Draco l'aurait fait dans tous les cas. Ce dont il avait besoin, c'était que quelqu'un aille énerver Crow. Le problème avec cette idée cependant, c'était que Draco n'arrivait pas à imaginer quelqu'un étant assez stupide pour le faire, toute la Grande-Bretagne magique devait l'avoir vu pointer une épée sur la gorge de Dumbledore.

Et comme si ce n'était pas assez, la sang de bourbe se pavanait maintenant avec une épée visiblement forgée par des gobelins. Draco aurait aimé lui causer des problèmes, mais il était sûr qu'ils avaient vérifié le règlement de Poudlard et trouvé un précédent qui l'autorisait. Si quelqu'un d'autre voulait se plaindre, Draco resterait bien en retrait et regarderait le spectacle. Son objectif principal à Poudlard était de rester hors du chemin de Crow. Avec sa mère ayant payé ses frais scolaires pour les sept années à venir, il n'avait vraiment pas d'autre choix.

Hermione s'extasiait sur le charme utilisé pour faire la carte du maraudeur, les yeux de Padma étincelèrent quand elle comprit qu'ils pourraient espionner les personnes qui utilisaient les placards à balais de l'école. Harry cependant avait une approche différente de ses amis. Il pensait aux extraordinaires avantages techniques que la carte allait leur procurer et se demanda si les professeurs avait un objet similaire.

Hermione s'offusqua. « Pourquoi est-ce que tout se rapporte toujours aux batailles à aux tactiques avec toi Harry ? »

Il montra Moonlight qui était allongé sur un canapé de la salle de commune et qui jouait avec une pelote de laine. « Est-ce que tu penses que ton chaton s'amuse ? »

« Bien sûr que oui… »

« … Et pourtant en même temps Moonlight développe en ce moment des compétences dont elle aura besoin quand elle sera adulte. Les gobelins sont une race guerrière, donc ce qu'ils apprennent à leurs enfants a un côté pratique. L'une des compétences qui doit être encouragée c'est de gagner un avantage sur un opposant, que ce soit à la banque ou en combat. Tout comme on t'apprends à ne pas toucher un objet brulant ou manger des choses qui pourraient te rendre malade, nous avons juste différents outils pour survivre. Padma et moi ne savons pas comment traverser Londres sans nous perdre, je parie que c'est quelque chose que l'on t'a appris dès ton plus jeune âge. »

« Oui, c'était une émissions télévisée qui l'expliquait. L'acteur est ensuite parti pour jouer Dark Vador dans Star Wars. »

« Okay, je rejoins Harry. En fait parce que je n'ai pas compris un seul de tes mots. Enfin, c'est pas vraiment vrai. Je sais que c'était de l'anglais, mais c'est juste l'ordre dans lequel tu as mis tes mots qui me perturbe. »

Hermione semblait prête à donner plus de détails mais Padma posa ses doigts sur les lèvres de son amie. « Arrête Hermione. Ça ne m'aidera pas que tu m'en dises plus sur Star Vador ou Dark Wars. Nous n'avons rien pour faire une comparaison. »

Elle reconnut sa défaite, pour l'instant. Hermione leur promit à tous les deux qu'ils regarderaient Star Wars dès qu'ils en auraient l'occasion. Mais il était temps d'aller au lit, ça avait été une journée épuisante.

La semaine sembla interminable, ils attendaient tous le week-end avec impatience. Le samedi arriva enfin, et ils se dirigèrent avec hâte vers leur leçon de défense. Harry et Hermione avait continué à faire leurs exercices pendant les vacances et avaient bien tenu, mais Padma et Neville n'avaient pas été aussi chanceux – le professeur Weasley avait dur avec eux.

Le Professeur Flitwick étant présent pendant la seconde moitié de la leçon, leurs deux épées furent utilisées. Flitwick était impressionné par la rapide progression d'Hermione, mais fut sans voix après son combat avec Harry.

Lorsque leurs lames se heurtèrent, chacun essayant de prendre l'avantage, le professeur de sortilèges se retrouva soudainement avec une longue pousse de céleri dans la main – là avant il y avait une épée. Celle-ci fut tranchée et ensuite jaillirent de l'épée de Harry d'étranges cordes qui s'enroulèrent autour du directeur de maison abasourdi.

« Comment avez-vous fait ça ? » réussit à dire Filius.

« Je ne sais pas Monsieur, mais depuis ce combat lors du procès de Sirius je suis capable de lancer des sorts avec mon épée. »

« A votre place, je n'en parlerai à personne Harry, cela pourrait être un grand avantage pour vous. »

« Mon père est déjà excité à l'idée de mon prochain duel avec Maître Sharpshard, il veut une copie de ce souvenir pour lui et le directeur. »

Après le repas, il était temps pour la leçon qu'ils attendaient tous avec impatience. Sirius ne les déçu pas. Il aborda les bases des comportements en politique avant de transformer le décor pour pratiquer la danse. Il avait également plus d'une corde à son arc, car il avait invité le Professeur Hobson pour qu'elle soit sa partenaire de danse.

Ils leur montrèrent les pas, puis invitèrent les deux couples à les imiter. Harry et Hermione apprenaient vite mais Neville avait du mal, sûrement parce qu'il avait la jeune sorcière dans ses bras. En le constatant, Padma réagit.

« Alors Londubat, ça ne te dérange pas de m'avoir lancé des sortilèges toute la matinée, mais tu n'arrives pas à mettre ta main sur ma taille ? »

« Quoi, non… enfin, pas vraiment. »

« Neville, nous sommes amis. Calme toi et apprécie ce moment. Si tes mains se posent à un endroit inapproprié, mon genou te le rappellera bien vite. »

Neville rit et se calma rapidement. Il s'assura ensuite que sa main ne glisse pas d'un pouce, Neville savait que Padma ne rigolait pas à propos de son genou.

Harry et Hermione étaient sûrs que cette leçon allait devenir leur préférée de la semaine, ils aimaient pouvoir se tenir pour apprendre à danser. Sirius cependant mit un frein à leur enthousiasme.

« Lors d'un bal officiel, vous devrez danser avec d'autres personnes… »

Sirius le dit tout en séparant les meilleurs amis, laissant Harry danser avec le professeur, alors que lui virevoltait avec Hermione sur la piste de danse.

« Harry, je sais que je ne suis pas Hermione, mais la bienséance veut que l'on prête un minimum d'attention à son partenaire de danse. »

« Désolé Professeur, j'ai en quelque sorte perdu mon enthousiasme pour les bals, si ça signifie que je devrais regarder Hermione danser avec d'autres personnes. Je n'ai pas de problèmes avec ma famille ou mes amis, mais est-ce que ça veut dire que quelqu'un peut juste arriver et elle devra danser avec lui ? »

Henrica ne put s'empêcher de rire, c'était si étrange pour elle. Elle avait un jeune homme dans ses bras et pourtant il s'inquiétait des personnes qui pourraient danser avec son amie. Pour une vélane, c'était simplement stupéfiant. Normalement c'était les femmes qui s'inquiétaient quand elle dansait avec leurs compagnons. « Harry, tu es vraiment quelqu'un de spécial. Si Hermione devait participer à un bal en étant ton invitée, tout gentleman devrait demander ton autorisation avant de danser avec elle. Je m'assurerai que Sirius t'enseigne les us et coutumes pour ce genre d'occasions. Même si tu penses qu'elle le mérite, je suis sûre que le directeur ne voudrait pas que l'un de ses centurions commence une « rébellion gobeline » pour une danse avec Hermione. »

Même si à la simple pensée de Malfoy ou de Ron Weasley dansant avec Hermione, il avait envie de sortir son épée, ces nouvelles le firent sourire. Il était un centurion pour une bonne raison. « Pourquoi Professeur Hobson, êtes-vous en train de me draguer ? J'ai remarqué que vous étiez très proche de mon parrain, devrais-je être inquiet ? »

Elle ne put s'empêcher de sourire à sa répartie. « Il est rare de trouver des hommes qui ne sont pas affectés par moi, mais deux dans une même famille ! Heureusement, ton parrain n'est ni mon employé, et n'a pas onze ans, même si parfois il semble plus jeune que toi. »

« J'ai entendu ça ! Je t'ai manqué ? »

« Alors que j'avais un cavalier si charmant ? Je ne pense pas Lord Black. Malheureusement, ce jeune gobelin regrette sa partenaire de danse, me laissant le cœur brisé et avec vous. »

Elle dit tout cela en souriant alors que les couples de départ reprirent leurs places.

« Tu semblais triste en dansant Harry, je croyais que tous les hommes du château voulaient être dans les bras du professeur Hobson ? »

« Elle m'expliquait qu'il y a des règles pour les bals et les danses, je n'aime pas l'idée que quelqu'un puisse venir et que l'on soit forcé de danser avec. Sirius devra m'enseigner ces règles avant, sinon je risque de devoir me battre en duel à chaque fois. Il doit y avoir une façon polie de refuser sans avoir à sortir mon épée, il faut juste que je l'apprenne. »

Hermione mit sa tête contre sa poitrine. « Mon protecteur de trolls, même dans ses robes de bal. Nous devrions vraiment te trouver un meilleur nom que « Budgie », je pense que Swift (NB : Martinet ou rapide) t'irait mieux et c'est toujours un oiseau. »

« Je pense que nous devrions rapidement aller danser avec Padma et Neville avant que Sirius décide de les séparer eux aussi. Neville vient tout juste de se remettre de Padma, Professeur Hobson l'achèverait complètement. »

Harry aimait danser avec Padma et il vit qu'Hermione et Neville s'amusaient bien eux aussi. Il les imagina tous ensemble dansant à un bal et il commença à se relaxer après avoir réaliser que les choses n'étaient pas si mal que ça finalement.

Ce fut un groupe tout joyeux qui quitta la salle sur demande et qui trouva Dumbledore les attendant dans le couloir. Sirius, Henrica et surtout Harry furent tout de suite vigilants. Dumbledore essaya d'être aussi peu menaçant que possible alors qu'il tenait un paquet dans ses mains.

Albus avait besoin que ça fonctionne et avait préparé avec soin ce qu'il allait dire. Il avait remarqué que Harry faisait toujours référence à Barchoke en tant que son père, alors que James et Lily étaient son papa et sa maman. Même un simple détail comme celui-ci pouvait faire la différence et permettre une connexion avec le garçon et ne pas recalé encore une fois.

« Harry, ton papa m'avait laissé ceci. Je crois qu'il est temps que ceci revienne à son vrai propriétaire. »

C'est avec grande précaution qu'Harry prit le paquet, il utilisa même son couteau pour couper l'emballage. La cape brillante provoqua un cri audible de Sirius. « Harry, c'est la cape d'invisibilité de ton père. Il l'a eut de son père et c'est dans la famille Potter depuis des générations… »

Son visage semblait figer dans la roche mais Harry ressemblait maintenant vraiment à ce que les jumeaux avaient dit. Les yeux du jeune centurion étaient comme des diamants, des diamants qui transperçaient maintenant un Dumbledore inconfortable. « Puis-je demander comment ceci est arrivé en votre possession, Directeur Dumbledore ? »

Encore une fois, Albus n'arrivait pas à comprendre l'hostilité du garçon, qu'avait-il encore fait de mal cette fois ? « J'ai demandé à ton père si je pouvais emprunter la cape pour l'étudier, je n'ai jamais eu la chance de la lui rendre… »

Harry tourna le dos au directeur. Il avait besoin que son parrain lui donne des informations. « Sirius, mon père dit toujours que mon papa et ma maman étaient un couple très intelligent, es-tu d'accord avec cela ? »

« Ton papa était très intelligent Harry, mais ta maman était brillante. »

« Alors aide moi à comprendre Sirius, parce j'ai l'impression qu'ils étaient un sacré couple d'idiots. Pourquoi ces deux personnes intelligentes auraient donné un avantage tactique important, juste qu'Albus Dumbledore puisse l'étudier ? » L'hostilité d'Harry s'était transformée en véritable furie et seule une personne avait l'espoir de pouvoir contenir l'explosion.

Sa meilleure amie avait déjà sa main sur son bras et parla aussi doucement que possible. « Harry, nous ne comprenons pas ce que tu veux dire. Peux-tu expliquer… »

Il sembla être transporté en un autre lieu, en un autre temps, c'était comme si Hermione et lui étaient maintenant les deux seules personnes au monde. Aussi rapide que l'éclair, Harry mit la cape sur les épaules d'Hermione.

« Lily, prends Harry et pars ! C'est lui ! Pars ! Cours ! Je vais essayer de le retenir… »

Hermione fut aussitôt capturée par le moment elle aussi, hypnotisée par l'intensité de ces yeux verts. « Je…Je ne crois pas que je peux te laisser… tu ne peux pas me le demander… »

« Tu le dois, notre fils va avoir besoin de l'un d'entre nous… »

Le front d'Harry était maintenant contre celui d'Hermione. Puis il se pencha en arrière et sortit de la cape. Hermione avait peut-être disparu mais plus personne ne regardait dans sa direction, tous les yeux étaient sur Harry.

Il fallut trois tentatives à Sirius avant de réussir à parler. « Par Merlin, Harry, te souviens-tu de cette nuit ? »

Le jeune garçon était vide de toute émotion lorsqu'il répondit glacialement à son parrain avec des mots qu'il n'avait pas prononcé depuis qu'il était un petit garçon effrayé se réveillant d'un cauchemar. « Non Harry, non Harry, pas Harry s'il vous plait ! Pousse-toi espèce d'idiote… pousse-toi maintenant ! – Pas Harry, s'il vous plait, prenez-moi, tuez-moi à sa place… Pas Harry ! S'il vous plait… ayez pitié…ayez pitié… »

Une fille invisible en train de pleurer rentra dans sa meilleure amie, le ramenant à la réalité. Harry remarqua que tous les yeux étaient humides dans le couloir, même les joues de Dumbledore ruisselaient de larmes. Cela n'empêcha pas Harry de fixer le vieux sorcier, même si sa rage était sous contrôle. « Ma maman et mon papa auraient pu aller n'importe où dans le monde, et en fait ils sont restés dans un cottage, cachés par un sortilège obscur. Ils avaient un moyen de s'enfuir et pourtant ils vous l'ont donné. Ce ne sont pas là les actions des gens intelligents que l'ont m'a décrit. Il n'y a pas l'ombre d'un doute qu'ils m'aimaient, ma maman et mon papa ont donné leurs vies pour que je puisse vivre. En tant que leur fils, je jure que je découvrirais tout ce qu'il s'est passé cette nuit là et le rôle que vous y avez joué, Directeur. Je vous remercie pour m'avoir rapporté mon bien. »

Ce fut déconcertant et étrange de voir une paire de bras émerger de nulle part et s'enrouler autour d'Harry. Tout comme de voir le bras d'Harry suspendu dans les airs, là où on entendait encore quelques reniflements. « Sirius, je n'ai plus vraiment envie d'aller manger avec les jumeaux et tu avais promis. Je te verrai demain pour les leçons… »

Harry s'en alla, chuchotant toujours à une Hermione invisible. Padma tenait aussi Neville et pleurait. Henrica les regardait avec attention. Sirius ne savait pas s'il devait pleurer ou frapper quelqu'un. Dumbledore essaya de ne pas s'attirer sa colère.

« Sirius, tu ne crois sûrement pas que j'avais quelque chose à voir avec… »

« Je ne croirai pas Albus Dumbledore s'il me disait que demain c'est dimanche. Je peux cependant vous promettre ceci, vous serez frappé par une lame gobeline si on apprend que vous aviez quelque chose à voir avec la mort de James et Lily. Je ne sais pas cette lame sera tenue par Harry, son père ou même Miss Granger, ça, je pense que vous le découvrirez bien assez tôt. »

Henrica aida ses deux étudiants à avancer, Sirius, fermant la marche. Albus fut laissé seul dans le couloir, son plan brisé en des milliers de morceaux. Le pire, c'est qu'il ne savait pas du tout ce qu'il s'était passé – comment ce simple cadeau avait-il pu tout détruire ainsi ?

Hermione utilisait un mouchoir pour essuyer ses larmes et essayait de remonter le moral de Harry. « Ton père et ton parrain seraient très fiers de toi. Tu n'as même pas cette cape depuis une heure et déjà tu l'utilises pour introduire une fille dans ta chambre. »

Il essaya de sourire mais le cœur d'Harry n'était pas encore prêt à ça. « Pas s'ils découvraient que j'ai fait pleurer cette même fille… »

Hermione s'assit rapidement à côté de lui et lui prit la main. « Oh Harry, tu ne m'as pas fait pleurer. C'était juste de découvrir que tu te souvenais de cette terrible nuit qui a choqué tout le monde. »

« Nos guérisseurs pensent que c'est une conséquence d'avoir eu une partie de Voldemort en moi, même si c'était seulement pendant quelques jours. Ils ne savent pas si ce sont mes mémoires ou ses dernières secondes. On a proposé à mon père de m'enlever ces souvenirs mais il a refusé, et je suis content que ce soit le cas. Ces souvenirs ne sont peut-être pas agréables mais ils sont les seuls que j'ai de ma maman et de mon papa, je ne veux pas les perdre. Ces souvenirs sont aussi la raison pour laquelle je veux en finir avec Voldemort, et pas à cause d'une stupide prophétie. »

Hermione serra sa main, ne sachant pas quelle autre réponse elle pouvait donner.

Harry demanda à Poudlard si elle pouvait dire à Sirius et leurs amis qu'ils allaient bien. Le château en fit même plus et leurs fournit un repas pour deux. Ils passèrent une bonne soirée ensembles puis ils utilisèrent la cape et la carte pour qu'Hermione retourne discrètement à son dortoir.

Les choses revinrent à la normale le lendemain lorsqu'ils firent leur course et leurs exercices matinaux, même si Padma remarqua quelques regards étranges dans la salle commune quand elle prit Harry dans ses bras avant de descendre prendre le petit-déjeuner.

« Je vais bien Padma. Je n'y avais pas pensé depuis un moment… »

« Je suis juste content que tu aies eu Hermione avec toi, personne ne devrait se souvenir de ça seul. »

« Le choixpeau m'a mis à Serdaigle pour une raison Padma. Cela aurait été incroyablement stupide de ne pas me mettre avec Hermione et un Serdaigle stupide est une contradiction en soi. Il y aussi le fait qu'il faudrait un pied de biche pour que Hermione lâche mon bras… »

Une main reprit sa place habituelle sur son bras. « T'aimerais bien Crow, t'aimerais bien. »

Hermione étant celle qui se moqua de lui, Padma et Harry eurent un sourire et le trio partit prendre le petit-déjeuner et rejoindre Neville.

Albus et Henrica étaient contents de voir qu'Harry était de nouveau égal à lui-même, même si c'était pour des raisons différentes. La jeune professeur d'histoire avait été choquée comme tout le monde la nuit dernière après les révélations d'Harry, il lui avait fallu un diner avec Sirius et les jumeaux Weasley pour se changer les esprits. Il semblait qu'une soirée avec Hermione avait été tout autant nécessaire pour le jeune centurion.

C'était plus du soulagement que ressentait Albus, du soulagement de ne pas avoir trop de dommages hier soir. Le jeune homme assis avec ses amis à la table de Serdaigle était l'image même de la santé et du bonheur. Si Harry s'était assis en colère et lançant des dagues avec ses yeux au directeur, cela aurait soulevé des questions qu'Albus ne voulait pas répondre. Sa plus grande question par contre, c'était de savoir comment il en était arrivé là ? Albus devrait maintenant attendre que la providence lui offre une autre opportunité à exploiter car il n'avait plus rien à sa disposition maintenant.

Après leur leçon avec Sirius, il demanda un peu de temps pour parler avec son filleul. Professeur Hobson emmena les trois autres avec elle, laissant aux deux hommes un peu de temps pour discuter.

« J'ai parlé à ton père la nuit dernière, il m'a parlé de tes cauchemars quand tu étais plus jeune. »

« J'avais trois ou quatre ans Sirius, je m'en suis remis. Je pensais juste qu'ils auraient pu utilisé la cape de mon père , mais après avoir passé un peu de temps avec Hermione, j'ai chassé ces idées noires. »

Voyant que son filleul ne voulait pas en parler et ayant été averti par Barchoke qu'il pouvait avoir cette réaction, Sirius changea de sujet. « Henrica m'a dit que tu étais inquiet que d'autres gars essaient de te voler Hermione, il faut que tu saches qu'il y a quelques façons d'y mettre un terme… »

Harry était maintenant toute ouïe et le château fit apparaître après des sandwichs car le temps passa très rapidement.

« Maintenant, quand j'ai parlé à ton père la nuit dernière, il ne savait rien du très important rendez-vous qui a lieu dans quatre semaine. Je suppose donc que tu n'as jamais entendu parler de la Saint Valentin ? Le 14 février est un jour qui peut faire ou briser des couples. La pire chose possible est de se trouver sans rien le jour J et d'essayer de trouver un cadeau pour la personne que l'on aime. Nous savons tous deux que Hermione mérite mieux que ça. »

« Sirius, si c'est une blague, je te jure que … »

« Demande à Neville, puis décide ce que tu veux. Mon offre d'aide s'applique à lui aussi, ayant été élevé par sa grand-mère, je ne m'attends pas non plus à ce qu'il soit préparé. Je promets que je ne me moquerai pas de toi, car je me doute que la prochaine fois ce ne sera pas une épée en bois que Hermione aura à la main. »

Harry décida de ne rien ajouter pour l'instant, pas avant d'en avoir parlé avec Neville.

« Oh, je voulais te le dire hier. Tu peux être tranquille, tous ces horribles contrats de fiançailles ont été refusés. J'ai juste écrit une lettre standard pour tous et ton père s'est arrangé de les livrer… » Sirius arrêta de parler en voyant que Harry avait un regard inquiet, il sortit immédiatement la carte du maraudeur.

« Harry, quel est le problème ? »

« Je ne sais pas… oh merde, j'aurais dû le savoir. Ma chance semble de nouveau disparaître, s'il te plait, dit moi que ces deux là ne font pas parti de celles que tu as refusées ? » La carte montra clairement Hermione et Padma se diriger vers la tour de Serdaigle. Ce qu'aucunes des filles ne pouvait voir, c'était que Marietta et Cho semblaient les attendre.

Les deux filles avaient vraiment apprécié leur leçon du jour et gloussaient entre elles sur la façon dont Sirius et le professeur Hobson semblaient bien s'accorder. Ce semblait être sur que Sirius serait là si et quand elle se joignait à eux cet été. Ils étaient aussi sûrs que Sirius se remettrait mieux du choc de voir la belle blonde en maillot de bain que Neville. C'était mal de glousser en imaginant leur ami mourir d'embarras mais cela ne les empêcha pas de rire. Ce furent qu'après que les filles remarquèrent qu'elles avaient de la compagnie.

« Il y a là deux sorcières heureuses Marietta, il semblerait que ces deux-là n'aient pas reçu de lettres disant qu'elles n'étaient pas voulues. »

« Ouais, nous n'avons jamais eu la moindre chance. Ces deux là lui ont mis le grappin dessus dès la première nuit. C'est pas juste, mon père est en colère et m'a accusé de ne pas avoir vraiment essayé. Qu'étais-je supposé faire ? »

Hermione essaya de rester calme et d'éviter un combat. « Cela n'aurait pas fait de différence, quoi que vous ayez fait… » Cho sauta à sa gorge avant qu'elle ne puisse continuer.

« Tu es si sûre de toi Granger, n'est-ce pas ? Ce n'est pas étonnant que personne ne puisse te supporter. »

Pendant un temps, Hermione aurait pu être effondrée par ces mots mais aujourd'hui elle savait qu'ils n'étaient dits que par dépit. La fille à ses côtés était restée à ses côtés en toute circonstance et ne semblait pas vouloir partir. Hermione était aussi très amie avec Neville et avec des sorciers et des sorcières de toutes les maisons et puis il y avait Harry. Rien qu'en pensant à lui, elle retrouva la force et le courage dont elle avait besoin.

« Tais toi et écoute, je vais te donner l'information dont tu as besoin. Les gobelins n'utilisent pas de contrats de fiançailles, ils croient que leurs enfants doivent choisir eux-mêmes leur compagnon. Lord Black a refusé tous les contrats de fiançailles que son filleul a reçus. »

Marietta s'arrêta et commença à penser mais Cho avait trouvé un bouc émissaire. Qui s'appelait Hermione Granger. « Tu crois que tu peux te pointer à Poudlard et t'en aller avec le gros lot, le Survivant n'est pas pour ceux de ton engeance. »

Padma souhaitait ne pas avoir changé leurs robes de duel pour leurs robes de bal. « Oh je ne sais pas, Cho, Hermione vient juste de passer les dernières heures à valser dans les bras d'Harry. Cela ne semble pas l'avoir dérangé… »

Cho savait que sa famille comptait sur elle pour sortir avec le Survivant, le prestige, sans mentionner la fortune du garçon catapulteraient les Chang au sommet de la société magique britannique. Et que tout s'envole en fumée à cause d'une petite sorcière sans lignage n'était pas quelque chose acceptable pour elle.

« Je vais montrer à Harry qui est la meilleure sorcière…Diffindo ! » Cho jeta le sort de découpe avec suffisamment de force pour couper les vêtements et même faire jaillir du sang. Mais tout le sang quitta soudainement son visage quand le sort ne fonctionna pas.

Hermione avait totalement confiance en son bracelet qui la protégerait de tous les sorts de Cho Chang. C'est pourquoi elle n'esquiva pas et accepta d'être touchée tout en sortant son épée. Quand le sort rebondit, Cho fut sous le choc et Hermione eut tout le temps dont elle avait besoin. Son épée trancha les airs et découpa le haut de la baguette de son adversaire.

Marietta leva les mains en l'air pour montrer qu'elle abandonnait. Padma avait sorti sa baguette pour vérifier que Marietta n'allait pas s'en mêler.

Harry avait facilement dépassé son parrain, quand il arriva, il vit que l'épée de Hermione menaçait d'épingler Cho contre le mur. Padma avait sorti sa baguette pour couvrir les arrières d'Hermione car elles commençaient à attirer du monde. « Vous allez bien tous les deux ? »

« Nous allons bien Harry. Cho ici présente voulait te prouver à toi et à l'école qui était la meilleure sorcière. Je pense qu'Hermione vient de le prouver, tu ne crois pas ? » Padma voulait s'assurer que personne ne doute de la gagnante, mais il suffisait de voir le visage terrifié de Cho pour le comprendre.

McGonagall arriva vite. « Baissez cette lame maintenant Miss Granger et je voudrais une explication. » Le ton de la directrice adjointe montrait bien que ce n'était pas une requête, mais un ordre.

Hermione rangea son épée. Dégoûtée car le regard de terreur de Cho l'avait excitée, Hermione se rappela qu'elle n'était pas une brute. « Nous avions un désagrément privé professeur. Cela n'aurait pas dû dégénérer ainsi et j'en m'en excuse. »

« Je veux savoir quel était ce 'désagrément privé' et pourquoi vous avez sorti une épée devant l'une de vos camarades ? »

Ne voulant pas que les problèmes personnels de Cho se répandent dans tout le château, Hermione ne dit pas toute la vérité. « La première partie ne doit pas être racontée par moi, professeur. J'ai sorti mon épée pour me défendre et parce qu'il est interdit par le règlement d'utiliser la magie dans les couloirs. »

Harry avait rapidement parlé avec Padma et ses suspicions ayant été confirmées, il s'avança à côté de Hermione. « Professeur, peut-être que je peux donner une explication. »

« Etes vous également impliqué dans cette histoire, Mr Crow ? »

« Pas directement, mais je crois qu'une incompréhension a pu être la cause. J'aimerais clarifier la situation pour être sûr que cela ne se reproduise jamais. »

McGonagall ne pouvait pas vraiment refuser. La dernière chose dont elle avait besoin, c'était que des étudiants se battent dans les couloirs.

« Les gobelins n'utilisent pas les contrats de fiançailles, professeur et il y en avait quelques uns avec le nom d'Harry Potter à Gringotts. Mon parrain, Lord Black a respecté mes souhaits et a décliné chacun d'entre eux. Cela ne dépendait pas des personnes, ni de leurs noms ou de leur lignage. N'ayant pas accès à ma voute, je ne sais même pas quels étaient leurs noms. Je suis désolé si certaines personnes ont été déçues mais ma meilleure amie n'était en rien impliquée dans ma décision. »

Cho se sentait humiliée et voulait se venger. « Granger a détruit ma baguette, que va-t-elle recevoir en punition ? »

McGonagall regarda Hermione pour avoir une explication. « Miss Chang m'a jeté un sort de découpe. Je ne voulais pas lui en lancer un. Comme je l'ai dit, c'est interdit d'utiliser la magie dans les couloirs du château – donc j'ai utilisé mon épée pour désarmer mon attaquante. »

L'inquiétude était évidente dans la voix du professeur. « Etes vous blessée Miss Granger, avez-vous besoin de voir Madame Pompfresh ? »

« Non professeur, nos leçons de défense avec le professeur Weasley ont été utiles. C'est vraiment un brillant professeur. »

« … Mais j'ai vu mon sort la toucher, en plein dans la poitrine… » Ce fut qu'à ce moment que Cho réalisa qu'elle n'aurait pas dû le dire. McGonagall la prit par le bras et Marietta les suivirent, avertissant Hermione et Padma que le professeur Flitwick leur en parlerai plus tard. »

Ce ne fut que quand la foule se dispersa que Sirius s'approcha du trio. « Bien joué vous trois, tu t'es débrouillée comme une chef Hermione. Je sus heureux que tu n'aies utilisé que ton épée de bois contre moi. Bonne tactique Padma, tu avais sorti ta baguette et couvrais Hermione. Désolé Harry, mais j'aurais dû prévoir ce problème. Juste parce que nous avons expliqué nos raisons aux pères ne signifie pas qu'ils allaient l'expliquer à leurs filles. Ton explication aura fait le tour du château d'ici ce soir… »

Sirius avait sous-estimé la rapidité de transmission des rumeurs dans le château, en tout cas, elle était plus rapide que Neville et Parvati quand ils arrivèrent en courant vers le groupe. « Il semblerait que l'on soit encore arrivé trop tard Parvati. Il faut vraiment que je me fasse transférer à Serdaigles, toutes ces courses vont me tuer. »

Parvati était dans les bras de sa jumelle, oubliant presque de respirer. « Hey Pav, on va bien. Cette garce de Chang a voulu jouer et Hermione lui a botté le cul. Elle a aussi tranché la baguette de Chang, l'autre morceau doit certainement être quelque part dans le coin. Tu le veux en souvenir, Hermione ? »

Harry avait son bras autour de sa meilleure amie. Hermione avait répliqué et pour la première fois de sa vie, elle avait gagné. Elle ne savait pas ce qu'elle était supposée ressentir en ce moment, mais Hermione était sure qu'elle n'aurait pas dû trembler.

« C'est juste l'adrénaline qui quitte ton système, tu iras bien d'ici peu. Souviens-toi ce qui s'est passé avec moi. Non, c'était stupide, oublie tout ça – nous ne voulons pas passer la nuit dans les toilettes. »

Hermione sourit, c'était le but de Harry. Il n'avait vraiment pas envie de la voir vomir dans les toilettes pour ça. « Je suis si fier de toi, mon père sera extatique quand il saura que tu as utilisé ton épée. Ta mère et ton père seront eux aussi ravis, je suis sûr qu'ils vont m'acheter d'autres BD de Spider-Man avec cette histoire ! »

Quand elle pensa à ses parents et à quel point Harry s'entendait bien avec eux, Hermione sourit largement. Elle était aussi contente d'avoir son bras autour d'elle. Harry ne lui donnait pas seulement le courage de se défendre mais il lui avait aussi appris à s'entrainer. En jetant un regard au sourire de Sirius, Hermione sut qu'elle irait bien. Avec de tels amis, comment ne le pourrait-elle pas.

« Je me rendais à Crawley pour dire à tes parents comment s'est passé le weekend, attends qu'ils entendent cette histoire… »

« Ne l'embellis pas Sirius. Mes parents se font suffisamment de soucis comme ça. Ils n'ont pas besoin d'imaginer leur fille attaquer des sorciers avec son épée. »

Sirius sembla déçu. « Oh, Hermione, s'il te plait ? Il faut absolument que je leur dise. Je pourrais abasourdir Dan et Emma. »

« Ouais, c'est exactement ce que je crains. Sinon ils vont venir me chercher à Poudlard. Chang a lancé le premier sort, j'étais protégée et j'ai donc coupé sa baguette en deux. »

« … Mais Hermione, où sont l'excitation, le drame et la tension dans tout ça ? »

Padma commençait à s'habituer au maraudeur et était suffisamment à l'aise pour plaisanter elle aussi. « Il y a eu assez de tension et de drame pour moi, merci bien. Cependant, il sera difficile de battre l'excitation ressentie quand Harry a battu neuf d'entre elles en quelques secondes. »

Sirius éclata de rire et leur souhaita à contrecœur une bonne nuit. Harry lui demanda ensuite ce qu'il avait prévu pour le weekend. « J'espère retrouver un vieil ami… » Voyant l'inquiétude de son filleul, il le rassura aussitôt. « Non, pas celui-là. Ton père m'a persuadé de laisser les autorités s'en occuper, ton père peut être assez persuasif quand il le veut. »

Barchoke avait passé une soirée avec Sirius, lui expliquant qu'Harry avait besoin de lui dans sa vie. Cela avait été un coup dur pour lui. Mais il l'avait accepté quand il avait appris à mieux connaître le gobelin, c'était un père qui ferait tout pour son fils. Et puisque ce fils était son filleul, comment Sirius aurait pu argumenter. Peter lui avait coûté dix ans de sa vie avec Harry et toute chance d'élever son filleul. Le fait que Barchoke et Harry le voulaient dans leur vie était une opportunité inattendue et merveilleuse, une opportunité qu'il ne voulait pas jeter en l'air.

Le rat en question sortait justement de sa petite cachette, derrière un mur de briques dans les souterrains de Londres. Peter avait creusé ce petit nid, et c'était tranquille malgré le son des trains qui passaient. Il se trouvait à quelques kilomètres à peine du chemin de traverse et du Ministère de la magie. Non pas qu'il voulait y aller, mais les informations étaient aussi vitales que la nourriture.

Il ne manquait pas de nourriture, pas alors qu'il était prêt à manger des ordures. Ce n'était pas un problème pour Peter, ayant passé presque toute son existence transformé en rat. Avant il avait rêvé de grandeur et de pouvoir et ce pouvoir l'avait corrompu et l'avait fait trahir ses amis. L'ancien maraudeur s'était ensuite surpris lui-même quand son petit show avait brisé Sirius.

Alors que Black avait passé une décennie à Azkaban, lui avait vécu dans un certain luxe en tant qu'animal de compagnie d'un jeune garçon. Peter avait même passé les quatre dernières années dans les dortoirs de Gryffondor, se rappelant les bons souvenirs et les moments innocents. Tout changea quand Sirius fut libéré d'Azkaban, obligeant Peter à fuir.

Seule l'implication d'Harry lui avait donné le temps de s'enfuir. S'ils avaient placardé par tout qu'il était un rat animagus, Peter doutait qu'il aurait pu s'enfuir du Terrier. Mais quelle était l'importance de cette nouvelle en comparaison avec celle du survivant brandissant une épée devant Dumbledore ?

Peter pensa que c'était sûr pour l'instant. Mais il ne savait pas combien de temps cela durerait. Il était un sorcier de trente ans qui avait passé un tiers de sa vie en tant que rat et qui ne savait pas combien de temps il devrait vivre ainsi. La marque noire incrustée sur son bras avait changé sa vie pour toujours. Et pas en mieux.