Chapitre 33 déjà ! Enfin les choses qui avancent, vous allez voir :D Enjoy le dernier chapitre de l'année 2022 !


Point de Vue Niylah :

Raven et moi avions fini par ne plus parler de la fameuse nuit où nous avions couché ensemble. J'espérais qu'elle avait mis cette histoire de côté et qu'elle ne sortirait plus jamais. Maintenant que j'avais quelque peu rassuré Raven, il allait falloir que je me rassure moi-même. J'avais beau jouer la forte devant ma meilleure amie, j'avais moi aussi une désagréable sensation lorsque j'embrassais Gaïa. D'autant plus que c'était Gaïa qui était tombée amoureuse la première. J'avais l'impression pesante de trahir son amour intarissable, comme si j'étais incapable de l'aimer à la même hauteur, à sa juste valeur. Hier soir par exemple, lorsque j'étais dans ses bras, je me sentais mal vis-à-vis d'elle. J'étais d'accord avec ce que je prêchais, il ne fallait pas que je lui dise la vérité, car ça ne ferait que la blesser, mais je me sentais quand même mal de faire comme si de rien n'était. Quoi qu'il en soit, il fallait que j'arrête de penser comme ceci. Je devais me vider la tête de cette histoire et aller de l'avant.

Pour le moment, après l'épreuve, après le repas, Raven et moi étions de retour dans notre chambre.

- Niylah ? m'interpella Raven au moment où je m'affalais sur mon lit.

- Mmh ?

- Jamais on ne parlera de ce que toi et moi avons fait, à Octavia et Gaïa ?

- C'était le principe.

- Et tu me jures qu'elles ne sauront jamais, jamais, jamais au courant ?

Je ne pouvais pas lui jurer une chose pareille, qui sait ce qu'il pouvait arriver, mais je voyais une certaine détresse dans ses yeux et je devais lui faire plaisir pour qu'elle cesse définitivement de se torturer l'esprit. De plus, cela me rassurerait un tant soit peu moi aussi. Je me levai et me mis face à elle, j'attrapai ses deux mains et la regardai droit dans les yeux.

- Je te le promets, Raven, elles n'en sauront jamais rien.

- Merci… répondit-elle en baissant les yeux, je te promets d'oublier cette histoire et de ne plus me torturer l'esprit avec ça…

Je pris son menton entre mon pouce et mon index et relevai son visage pour qu'elle me regarde à nouveau. Après l'avoir regardé quelques instants, j'avançai doucement et posai délicatement mes lèvres sur sa bouche. Elle ne frémit même pas, comprenant très bien la portée de mon geste.

- Merci, Raven, je garderai précieusement le souvenir de tes lèvres, comme pour ne jamais oublier ce qu'il s'est passé entre nous, mais sans que ça n'altère ma relation avec Gaïa, dis-je une fois que j'eus reculé et que je l'eus lâché complètement. Je suis contente que tu sois ma meilleure amie et je veux que nous le restions à jamais.

Raven me fit un immense sourire, ceux que j'adorais voir sur son visage et qui avaient disparu depuis cette fameuse fois où nous avions dépassé les limites. Puis, elle s'avança et se blottit dans mes bras avant de chuchoter dans mon buste :

- Je ne t'abandonnerai jamais.

Mon visage aussi devint radieux. Je savais que dorénavant, il n'y aurait plus aucun quiproquo entre nous et qu'elle allait enfin pouvoir oublier ses tracas vis-à-vis de O'. Cet état de bonheur m'obligeait donc à prendre mes sentiments en main pour surmonter mon angoisse lorsque j'étais aux côtés de Gaïa. Une envie soudaine me traversa l'esprit. Je repoussai doucement Raven et la regardai de nouveau.

- Excuse-moi, je sors cinq minutes !

Elle fit une mine étonnée, mais ne me posa aucune question et me laissa m'en aller. Je sortis, sans prendre la peine d'attraper une veste, je n'en avais pas vraiment besoin, et me dirigeai vers la chambre d'Octavia et Gaïa. Je toquai vivement à la porte, O' m'ouvrit.

- Tiens, Niylah ? fit-elle surprise.

- Je peux parler à Gaïa ?

- Bien sûr ! Gaïa ! appela-t-elle en se retournant.

L'intéressée arriva aussitôt, je saluai Octavia et nous nous éloignâmes un peu dans le couloir.

- Tu voulais quelque chose, Niylah ?

Mon esprit se mit en route : "J'aime Gaïa, ce qui s'est passé avec Raven devait sûrement arriver un jour, mais ne regarde que nous, elle demeure ma meilleure amie et il n'y aura plus rien de sexuel entre nous, tout est pardonné, Gaïa n'en saura jamais rien, j'aime Gaïa". Après m'être répété cette phrase trois fois, sous le regard interrogateur de Gaïa, j'ouvris enfin la bouche.

- Non, je voulais juste te voir un peu, j'ai eu l'impression qu'avec l'épreuve on ne s'est pas beaucoup vu aujourd'hui alors voilà ! J'avais envie de te prendre dans mes bras, de t'embrasser, et de te dire que je t'aime, c'est tout !

J'avais un visage lumineux en lui disant ça et je la sentis craquer. Ses yeux s'imbibèrent de larmes qui ne coulèrent pas et ses joues rosirent quelque peu. Je ne m'étais pas rendu compte de l'aspect romanesque de ma démarche, mais il était vrai que cela devait être plutôt agréable à entendre venant de la personne que l'on aimait.

- T'es vraiment adorable, Niylah… Je t'aime !

Elle avait lancé ça comme une information irréfutable à jamais. Mon cœur vacilla et je me jetai sur ses lèvres pour retrouver leur goût que j'adorai tant.

- Ça te dit qu'on aille marcher un peu avant d'aller se coucher ? Si on fait ça discrètement, on ne devrait pas avoir de soucis, j'ai envie de marcher main dans la main avec toi.

Gaïa accepta ma proposition et nous nous retrouvâmes dehors, dans le vent frais, nos doigts emmêlés, à marcher lentement, profitant de l'instant sans parler pour ne rien dire, nous arrêtant de temps en temps pour nous regarder ou nous embrasser. Sa langue et ses caresses me firent vite oublier Raven et ma culpabilité. Je ne pensais pas que le stress pouvait être évacué si facilement. En espérant que ces sentiments néfastes ne reviennent pas, j'invitai Gaïa à faire demi-tour. Sur le chemin du retour, un bruit sur la droite attira notre attention. Cela ressemblait à des cris.

- On dirait la voix de Clarke, dis-je.

- Viens, me dit Gaïa en me tirant vers le bruit.

- Je ne pense pas qu'on devrait…

- Mais si, viens !

Je cédai et nous nous guidâmes à l'aide du son. Plus nous nous rapprochions, plus nous arrivions à capter des bruits de conversation. On pouvait maintenant affirmer qu'il s'agissait de Clarke. Soudain, nous la vîmes, ainsi que Lexa. Nous nous cachâmes derrière un arbre pour observer la scène. Elles se disputaient. "… Tu me dégoûtes ! Tu me dégoûtes ! Merde ! Je t'aime, et en plus tu le savais, comment tu as pu te servir de moi comme ça, c'est dégueulasse ! Tu vois, tu m'aurais dit la vérité, on aurait pu parler, on aurait pu essayer de résoudre le problème, mais non, tu as préféré garder ça pour toi et me traiter comme une marionnette. Mais le pire, c'est que tu y es arrivée ! J'ai répondu à tes désirs comme tu le voulais, j'étais tellement accro à toi que t'as réussi à faire de moi ce que tu voulais. T'es même allée jusqu'à me convaincre de faire cette compétition avec toi, alors que tu rêvais de la faire avec Costia !" criait Clarke. Leur dispute continua et d'un coup, la blonde se mit à courir, en pleure, dans notre direction, nous dûmes partir pour ne pas nous faire voir.

- C'était quoi exactement ça ? demanda Gaïa une fois que nous nous fûmes assez éloignées.

- Alors là, aucune idée, enfin, ça ressemblait vaguement à une dispute de couple vu ce que Clarke a hurlé…

- Tu crois que…

- En tout cas, si elles étaient ensemble, c'est mal partit pour la suite !

- Qui sait, avec un peu de chance, Lexa va réagir. C'est vrai qu'elles iraient bien ensemble.

- Avec la compétition qui les a rapprochées, elles ont plus une allure de couple que d'amies…

- J'espère que ça va s'arranger pour elles, soupira Gaïa.

- J'espère aussi ! Mais avec ce que je viens de voir, ça me semble très mauvais…

Je soupirai à mon tour et nous reprîmes notre route vers le dortoir. Une fois à l'étage, nous nous embrassâmes longuement et je la laissai rentrer dans sa chambre avant de regagner mon couloir.

Point de Vue Clarke :

- MAIS TU VAS ME LAISSER FINIR ! s'égosilla-t-elle si fort que mes oreilles sifflèrent.

J'en restai clouée sur place, j'en oubliai même d'essayer de m'enfuir et mon regard resta fixé sur elle.

- Je t'avais dit de me laisser parler jusqu'au bout, Clarke ! Oui, je t'ai prise pour Costia, oui, à un moment, j'ai cru que tu pourrais la remplacer à 100 %, comme si tu étais elle. Mais ne t'y méprends pas, j'ai vite compris que tu ne serais pas ce genre de personne pour moi. Bon sang ! Tu m'as écoutée ou quoi ?! Je t'ai dit que je t'estimais en tant que l'être humain à part entière que tu es ! Tu crois qu'à chaque fois que je t'ai embrassée, je pensais à Costia ? Tu crois qu'à chaque fois que j'ai essayé de t'étreindre je nous voyais, Costia et moi, en train de faire l'amour ?

Lexa parlait si fort et si distinctement que mes larmes avaient cessé sous le choc.

- Non, non, non ! Comment peux-tu croire ça ? Après tout ce que j'ai essayé de te montrer, comment peux-tu penser que je suis ce genre de personne ?! Mais merde ! Il n'y a pas que toi qui es tombée amoureuse dans cette histoire ! Je t'aime, Clarke ! Je t'aime ! Et crois-moi, ça fait déjà un certain moment !

Mon cerveau était embrumé. Je n'avais pas vraiment saisi le sens de ses paroles. J'avais juste remarqué qu'elle avait lâché mon bras et j'en profitai pour de nouveau lui montrer mon dos et m'évader afin de m'éloigner d'elle. Je n'allai pas très loin.

- JE T'AIME ! cria Lexa.

Cette fois, je m'arrêtai net. Sous le choc, un oiseau s'était envolé de la branche de l'arbre sur lequel il devait s'être paisiblement installé. J'avais honte de moi. Honte d'avoir dit tout ce que je venais de lui balancer à la figure. Moi aussi, je l'aimais. Je voulais me retourner et la prendre dans mes bras, mais je ne pouvais pas, j'étais paralysée. Au lieu de ça, mes genoux fléchirent et je me retrouvai au sol plus vite qu'il ne me fallut de temps pour m'en rendre compte. Je me remis à pleurer violemment et mes mains vinrent cacher mon visage pour étouffer mes sanglots. Je devais avoir l'air lamentable, une vraie loque à pleurer comme ça, à terre, dans l'obscurité du parc. Soudain, je sentis des bras frêles m'entourer les épaules et mes sanglots redoublèrent. Lexa posa son menton sur une de mes épaules et chuchota à mon oreille pour que je me calme.

Nous dûmes rester dans cette position un certain moment, car quand nous nous relevâmes, j'avais les genoux qui me brûlaient. Lexa m'avait tendue une main pour m'aider à me remettre sur pieds et à me stabiliser. J'avais quelques soubresauts dus au fait que j'avais trop pleuré, mais mes joues étaient sèches. Il faisait nuit à présent et seule la Lune m'éclairait le visage de Lexa. Elle aussi avait pleuré, plus tôt que moi et elle commençait à en perdre les traces, mais je pouvais toujours lire l'inquiétude sur son visage.

- Je-je suis dé-désolée, finis-je enfin par bafouiller.

Son visage, jusque-là empreint d'une certaine inquiétude, s'adoucit instantanément et un sourire barra son visage.

- C'est plutôt à moi de m'excuser, Clarke. Pour tout ce que je t'ai fait subir, pour toutes les souffrances que tu as dû traverser à cause de… de mon égoïsme ! Même si je l'ai fait inconsciemment et sans chercher à te nuire, j'ai tout simplement joué avec toi, avec tes sentiments. Et j'en suis désolée, je n'ai jamais voulu te faire de mal, mon but premier était de te protéger. Comme je te l'ai dit, je suis allée trop loin. Mais c'est moi qui dois être désolée, pas toi, tu n'as rien fait de mal, au contraire, dans cette histoire, c'est toi qui as fait tout ce qu'il fallait…

Je geignis son prénom et me jetai dans ses bras pour enfouir mon nez dans son épaule. Nous restâmes enlacées sans rien dire. Je ne savais pas comment rompre cette étreinte. Maintenant, je n'avais envie que d'une chose : goûter de nouveau à ses lèvres qui me manquaient tellement. Finalement, se fut elle qui m'attrapa par les épaules pour me reculer d'elle et elle put ainsi me regarder dans les yeux. Les siens retranscrivaient une certaine excitation due à la situation, je savais qu'elle voulait m'embrasser, mais je n'osai pas, pas après tout ce que je lui avais crié. Lexa mit très vite un terme à mes doutes, elle ne dut pas réfléchir trop profondément et se rua sur ma bouche pour y écraser la sienne brûlante de passion. Ses yeux s'étaient fermés sous le choc, au contraire des miens qui demeuraient grands ouverts. Au bout de quelques secondes néanmoins, ils se fermèrent lentement pour apprécier l'instant présent.

Au début, nous nous embrassions doucement, exerçant juste une pression sur les lèvres de l'autre, puis quelques sucions, et nous finîmes par faire sentir le bout de nos langues. La sienne pénétra entre mes dents d'une façon si agréable qu'un frisson me parcouru de l'échine jusqu'au bout des orteils. Nos salives se mélangeaient, nos visages ne faisaient plus qu'un, ses mains s'étaient stoppées sur mes épaules tandis que les miennes s'approchaient lentement de ses cheveux pour fourrager dedans. Bientôt, les siennes aussi montèrent retrouver mes joues pour avoir une meilleure prise sur mon visage et la direction qu'il devait prendre pour optimiser le baiser. Nos langues continuaient de jouer ensemble et ses doigts me caressaient derrière les oreilles, redescendant le long de l'arête de ma mâchoire, pendant que les miens massaient amoureusement son cuir chevelu.

Jamais je ne m'étais sentie aussi bien, aussi bien avec elle. Lexa m'avait fait connaître des moments de joie, de bonheur, mais jamais aussi puissant que celui que je vivais à cet instant. J'avais l'impression que mes jambes allaient lâcher d'un moment à l'autre, mes oreilles bourdonnaient, le sang battait mes tempes et ma respiration saccadée secouait mon corps de minis spasmes. Le plus beau était que je pouvais sentir des émotions identiques chez Lexa. Je sentais son corps vibrer, son souffle enfler, ses joues chauffer et ses moyens s'affaiblir. J'avais envie que ce baiser ne se finisse jamais.

Malheureusement, nous dûmes nous séparer.

- Je t'aime, Lexa, chuchotai-je avant de la prendre dans mes bras et de la serrer du plus fort que je pouvais, comme si j'allais de nouveau la perdre.

Je restai le plus longtemps possible serrée contre elle. Elle se décolla de moi pour de nouveau regarder mon visage. Je ne pleurais plus, mais je n'arrivais toujours pas à sourire. Oui, j'étais heureuse, mais la récente crise de tristesse que je venais d'avoir était dur à effacer. Pendant un instant, j'avais cru que tout était fini, j'avais cru que plus jamais je n'aurais pu sentir son parfum, que jamais plus je n'aurais pu lui parler. Soudainement, la situation me dépassait. Alors c'était bel et bien vrai cette fois ? Lexa et moi étions… ensemble ? Nous allions être heureuses… ensemble ? Je compris enfin. Je venais d'échanger un baiser passionné avec elle, j'étais enfin à Lexa, Lexa était enfin à moi. Mon visage comprit le message et se mit instantanément à sourire, j'avais même presque envie de rire tellement la joie me submergeait. Le sourire de Lexa se joignit au mien et elle colla son front contre le mien en fermant les yeux.

- J'aurais vraiment dû te parler plus tôt… quel temps gâché…

- Non… chuchotai-je. Je sais que c'était dur pour toi de parler de ta sœur, tu avais besoin de temps, je le respecte. Maintenant que tu peux enfin faire un trait sur le passé, ça va aller beaucoup mieux et, tu verras, le temps perdu sera vite rattrapé !

Elle rouvrit les yeux et nos pupilles se croisèrent. Sans nous lâcher du regard, nous avançâmes nos visages l'un vers l'autre. Nos lèvres finirent par s'effleurer et se fondre ensemble. Ce baiser fut plus bref que le précédent, mais tout aussi agréable. Après avoir fini de chatouiller sa langue, je me retirai et me remis face à elle.

- On devrait rentrer, dis-je, il commence sûrement à se faire tard, l'épreuve m'a épuisée, on va être crevées demain.

- Tu as raison !

Lexa me prit par la main et nous tournâmes le dos à la fontaine pour retourner dans notre chambre. Il faisait froid, mais je ne le sentais pas, le contact de la main de Lexa dans la mienne me réchauffait toute entière, le souvenir de ses lèvres et de sa langue avait le même effet. Une chaleur presque étouffante entourait mon cœur et rien n'aurait pu changer cette sensation.

J'étais toujours aussi pudique, ainsi, quand nous arrivâmes dans la chambre, j'allai me changer dans la salle de bains pendant que Lexa se déshabillait. Avant de sortir de la pièce, je m'examinai dans le miroir et m'assurai que tout ce qui était en train de se passer était bien réel. Mes joues étaient rougies par l'émotion et mes yeux fatigués d'avoir trop pleuré. Mon nez aussi rejoignait cet ensemble rosi dû au mélange du froid et de mes émotions. Je souris à mon reflet et sortis. Lexa était devant le bureau, elle tenait le cadre qui contenait la photo d'elle et Costia. J'eus comme un pincement au cœur avant qu'elle ne parle :

- Je me disais que je devrais peut-être l'enlever.

- Non, lui dis-je en posant ma main sur son bras le plus proche, tu n'as pas besoin de faire ça. Après tout, elle a bien le droit de rester dans tes souvenirs, je ne l'ai pas connue, mais si ç'avait été le cas, j'aurais bien aimé garder une trace de son passage sur cette terre. Si cette photo ne te rend pas morose, laisse la.

- Merci…

Je vis une larme tomber sur la photo, Lexa l'essuya du bout du doigt, caressa le visage de sa sœur, puis elle reposa le cadre, frotta ses yeux, secoua sa tête comme pour tout évacuer et se tourna vers moi pour me sourire.

- Aujourd'hui, je prends un nouveau départ avec toi, dit-elle en attrapant mes mains.

- Lexa…

Elle tira sur mes mains et m'attira dans ses bras. Je blottis mon visage dans sa poitrine et elle me caressa doucement les cheveux. Puis, elle m'embrassa le haut du crâne et préconisa que nous allâmes nous coucher. Elle me donna un baiser juste à côté de la bouche et chacune rejoignit son lit.

J'eus un mal fou à m'endormir, j'étais trop excitée pour rester calme. Je finis tout de même par sombrer et je fus presque heureuse lorsque le réveil sonna le lendemain.

Avant de descendre, j'étais dans la salle de bains en train de m'habiller tandis que Lexa opérait dans la chambre. J'avais hâte de sortir pour profiter de son sourire. J'étais pressée et lorsque j'ouvris la porte, Lexa bataillait avec son soutien-gorge. Cette scène avait un agréable goût de déjà vu et me mit de bonne humeur.

- Laisse faire, Lexa, je vais t'aider, dis-je en attrapant les deux bouts de son soutien-gorge.

- Arf, merci !

Je lui attachai sans problème, puis je remontai mes mains pour lui caresser les épaules, je déposai ensuite un léger baiser dans son cou. Elle se retourna en rougissant et rigola en fixant mon nœud de cravate.

- Après tout, c'est comme ça que tout a commencé ! lança-t-elle en défaisant mon nœud pour me le refaire.

Elle s'appliqua et tira bien fort dessus pour me déstabiliser et amener mes lèvres vers les siennes. Cette fois, je n'hésitai pas et nous nous embrassâmes avec passion. C'était peut-être presque mieux que la veille. Mes mains se posèrent sur ses flancs nus et je la collai à moi pendant qu'elle passa ses doigts dans mes cheveux.

Nous dûmes finalement nous lâcher, car nous ne voulions pas être en retard. Elle enfila sa robe en vitesse et nous descendîmes. En bas des escaliers, une foule s'amassait devant le panneau d'affichage. Impossible de passer pour aller voir.

- Hey, les filles ! nous héla Octavia en retrait dans la queue du réfectoire.

Nous abandonnâmes la quête du panneau et la rejoignîmes. Elle était accompagnée de Gaïa qui nous lança un regard étrange.

- J'ai lu ce qu'il y a d'écrit, dit Octavia alors que Niylah et Raven arrivaient, je vous raconte ça devant mon croissant quotidien !

Nous ricanâmes suite à sa phrase et nous attrapâmes toutes un plateau.


Lexa et Clarke sont enfin en couple ! Il en aura fallut du temps haha et on n'est pas passé loin de la catastrophe ! Je ne pourrais pas poster ce week-end, alors vous ne saurez que le 4 janvier ce qu'annonce le panneau d'affichage…

En attendant, je vous souhaite une bonne fin d'année 2022 et un bon réveillon ! Merci à vous de me lire et on se retrouve en 2023 !