Disclaimer : Harry Potter appartient à JK Rowling et cette traduction que je fais de l'histoire de RoBst n'est pas utilisée à des fins commerciales. Ce chapitre est corrigé par NVJM, un super bêta-reader.
Reviews : Merci pour vos derniers commentaires ! Aujourd'hui, je n'en dirais pas plus et découvrez ce nouveau chapitre (un de mes préférés pour l'instant !). Dites moi ce que vous en pensez ! A bientôt !
Chapitre 26: Entraînement de choc
Dan Granger était en train de trembler de peur, il n'avait même pas remarqué que sa femme lui broyait presque le bras tant elle serrait fort. Ils se tenaient tous deux côte à côte à regardaient leur fille unique se battre pour sa vie ou du moins c'était l'impression qu'ils en avaient.
Bill et Harry avaient amené quelques pierres spéciales qui empêchaient la magie de s'échapper, et si les deux parents avaient été excités à l'idée de voir les enfants s'entraîner, leur excitation s'était vite transformée en terreur. Le sort de chatouillis qu'Hermione avait jeté sur Dan ne les avait en rien préparés à un tel déploiement de magie.
Trois d'entre eux étaient en train d'attaquer Harry qui semblait bizarrement se retenir. Quand un rayon de lumière rouge frappa Neville, Emma poussa un cri fort et perçant. Cela attira l'attention d'Hermione et Harry en profita pour la mettre hors-jeu. Seule, Padma ne réussit pas à tenir bien longtemps.
Ce n'est qu'une fois qu'Harry eut réanimé ses amis que les parents réussirent de nouveau à parler. « Par tous les dieux ! C'était quoi ça ?! »
La question/demande de Dan était aussi puissante que n'importe lequel de leurs sortilèges et visait directement Bill.
« - Deux fois par semaine, ces quatre enfants ont des leçons normales avec leurs amis. Le weekend, j'entraîne Harry afin qu'il puisse avec un peu de chance survivre à Voldemort ou à ses mangemorts. Les trois autres voulaient participer à ces leçons spéciales et nous ont donc rejoints. Harry leur a acheté des robes de duels afin de minimiser les dégâts, même s'ils viennent de recevoir des stupefix sur les zones non protégées de leurs corps. Un stupefix permet de mettre quelqu'un hors-jeu jusqu'à ce qu'on utilise le contre-sort ou que l'effet s'estompe. »
Ils furent ensuite rejoints par les quatre enfants et Emma serra Hermione dans ses bras et l'inspecta sous toutes les coutures.
« - Maman, je vais bien. On s'entraîne comme ça tous les weekends. Tu croyais que c'était quoi les leçons spéciales de défense ? »
Bill ne laissa pas le temps de répondre aux parents et repris les leçons. « Très bien, qu'avez-vous fait de mal ? »
« - Nous ne nous battions pas sur un sol plat, j'ai trébuché et Harry a pu me toucher."
« - Exactement Neville, nous retravaillerons ça la semaine prochaine. Je suis sûr que la salle pourrait nous générer différents terrains. Ensuite? »
Hermione baissa la tête. « J'ai été distraite quand maman a crié, c'était tout ce dont Harry avait besoin. »
Bill insistait pour qu'ils soient aussi honnêtes que possible. C'était vital qu'ils apprennent de leurs erreurs. Padma fut donc totalement honnête quand elle raconta ce qu'il s'était passé. « Je ne pouvais pas m'occuper d'Harry toute seule et il ne m'a clairement pas laissé le temps de les ranimer. »
Bill hocha la tête pour l'approuver. « Une chose à ajouter Harry ? »
« - Ils restent trop souvent ensembles. Neville a mentionné le terrain et pourtant personne n'a pensé à l'utiliser. Si quelqu'un s'était caché derrière cet arbre, il aurait pu compliquer la tâche et me forcer à l'abattre. »
« - Vous avez tous soulevé des points importants. Souvenez-vous que le meilleur moyen de ne pas se faire toucher, c'est de ne pas être là. Et c'est une excellente idée de se cacher derrière un objet solide. Maintenant, travaillons sur vos boucliers. »
Personne ne grogna ou ne protesta quand ils se séparèrent en deux équipes, l'un envoyant des sortilèges et l'autre s'en protégeant. Puis ils échangèrent quand c'était le tour de leur partenaire de se protéger.
Bill était accaparé par un père très inquiet. « Cela ressemble beaucoup à un entraînement de combat, je ne suis pas sûr d'aimer que ma fille apprenne ce genre de chose."
« - Comme je le disais Dan, la tâche que m'a confié Gringotts est d'entraîner Harry. Les trois autres ont spécifiquement demandé à être impliqué. Je sais que je les pousse, mais une nouvelle fois il s'agit de mon travail. Si vous voulez qu'Hermione ne participe plus à ces leçons, alors il n'y a rien que je puisse faire. Une chose est sûre cependant il faudra que vous le lui disiez vous-même. »
Même si elle était aussi inquiète que son mari, Emma n'était pas certaine qu'ils doivent aller si loin. « Pouvez-vous me donner une idée du niveau des enfants ? C'est tout nouveau pour nous et ce n'est peut-être pas aussi dangereux que ça en a l'air. »
C'était une question pertinente et Bill mit un moment avant d'y répondre. « Ils ont eu au moins six heures de plus de leçons de défense chaque week-end depuis six mois. Notre travail ne repose pas sur les manuels. Tout ce temps est purement passé sur l'application pratique de la défense. En termes de duels magiques, je dirais qu'ils sont au niveau de mes frères jumeaux et sont en troisième année. »
Cela choqua Emma, « Ils sont si avancés ? »
« - Côté pratique oui. Je dois vraiment attendre qu'ils soient un peu plus âgés avant de leur enseigner des sorts plus puissants. Il s'agit plus de construire leur puissance magique jusqu'à ce qu'ils soient assez âgés, et ce travail de bouclier les aide beaucoup. Aucun autre élève de première année ne peut produire un bouclier ou même un stupefix. »
Cela parlait aux deux parents. « Puis-je supposer que vous essayez maintenant de les sensibiliser à l'aspect tactique d'une bataille ? Comme ça, quand ils seront matures ils auront déjà ça en tête. »
« - Pour être honnête Dan, une partie de l'éducation d'Harry repose sur le côté tactique. Il s'agit de quelque chose qu'il fait maintenant sans même y penser. Cela prendra quelques années pour les autres d'atteindre ce niveau mais ils sont déjà bien plus sensible à ça que leurs pairs. »
Puis il arrêta leur travail avant qu'ils ne soient trop épuisés. Il était temps maintenant de s'amuser. « Bien, prenez cinq minutes de repos pendant que j'installe les cibles. Voyons si nous pouvons réussir à vaincre notre champion actuel. »
Bill sortit de son sac ce qui semblait être de prime abord deux poupées. Celles-ci grandirent soudainement jusqu'à atteindre la taille d'un adulte moyen. Puis les mannequins furent animés et déambulèrent rapidement dans le jardin.
Les enfants firent un Pierre-papier-ciseaux pour décider de l'ordre dans lequel ils commenceraient. Padma fut la première.
Quand Bill donna le top départ, elle commença à jeter plusieurs maléfices sur les deux cibles. Avec ses trois amis criant leurs encouragements, Padma réussit rapidement la tâche. Bill expliqua aux Grangers ce qu'il venait de se passer.
« - Ces mannequins d'entraînement se déplacent aléatoirement jusqu'à ce qu'ils reçoivent cinq sortilèges, puis ils vont s'arrêter pendant 10 secondes. Il faut qu'ils arrêtent les deux mannequins au même moment afin de réussir la tâche. Cela leur enseigne la précision, la vitesse pour lancer des sortilèges et aussi l'attention. Ils doivent savoir combien de fois ils ont touché chaque cible, sinon le premier mannequin pourrait se redéplacer avant que le second soit arrêté. Bien joué Padma, tu viens de passer la barrière des deux minutes. »
La sorcière ravie fut félicitée par ses amis, c'était maintenant au tour d'Harry. Quand il commença, la main sa main fut floue quand son couteau surgit de nulle part et jeta de nombreux maléfices.
Dan comprenait maintenant pourquoi les deux garçons avaient été si peu enthousiastes l'autre jour au club de tir, une réaction plutôt inhabituelle pour des personnes tenant pour la première fois une arme à feu entre les mains. Comparé à ça, ce n'était pas surprenant que les petites cibles en papier n'aient pas excité Harry ou Neville. Dan n'eut pas besoin d'entendre l'annonce du temps pour savoir qu'Harry avait été plus rapide que Padma, mais ce qu'il fit ensuite le surprit complètement.
Le couteau d'Harry disparut et une épée apparut à la place. Sachant qu'il n'avait que quelques secondes avant que les mannequins ne soient réanimés, Harry fit de son mieux. Une toile sortit de son épée et captura les deux pantins, mais il n'avait pas fini. Son épée dirigea la toile dans les arbres et les mannequins se retrouvèrent accrochés à une branche. Après avoir essayé de faire ça depuis Noël, Harry exprima son plaisir par un grand cri.
Emma secoua la tête. « …et c'est pour ça qu'il ne faut pas donner à un jeune homme pouvant faire de la magie des bandes dessinées de Spiderman. »
Son tuteur, lui, était très impressionné. « C'est un moyen très efficace pour mettre un adversaire hors d'état de nuire Harry. Si tu peux les accrocher suffisamment haut, alors toute personne essayant de relâcher les prisonniers devra aussi les attraper avant qu'ils ne touchent le sol. Sinon, ils seraient incapables de se battre. »
Le tireur en Dan avait une autre façon de voir les choses. « Pourquoi as-tu utilisé ton épée ? Cela t'a pris quelques secondes le temps de ranger ton couteau. »
Harry tout content fut félicité par ses amis. Hermione l'avait regardé ce matin essayer ce sort, c'était la première fois qu'il y arrivait. La question de Dan le figea et le fit réfléchir. « J'ai bien de plus de puissance quand je jette un sort avec mon épée, mais je perds de la vitesse. »
C'était exactement la réponse que Dan attendait. « Ton couteau est un pistolet alors que ton épée est un fusil. Peux-tu lancer d'autres sorts avec ton épée ? »
Hermione comprit de suite l'allusion de son père, mais aucuns des autres sorciers, sorcières ou gobelins présents ne savaient ce dont Dan parlait. « Un fusil est une arme bien plus grande que les pistolets que toi et Neville avez utilisés. Non seulement c'est plus puissant mais ça a aussi une plus grande portée. Si ton épée fonctionne de la même manière, tu pourrais abattre quelqu'un avant même que cette personne soit suffisamment proche de toi pour lever sa baguette. »
Leur tuteur pouvait également voir les avantages de cette discussion mais une nouvelle fois, il voulait que leur leçon reprenne. « Il faudra attendre d'être de retour à Poudlard pour le découvrir, pour l'essayer ici il faudrait aller en dehors des barrières. Puis-je récupérer mes mannequins maintenant ? Neville est le prochain. »
Il dépassa aussi la barrière des deux minutes avant qu'une Hermione nerveuse ne soit prête à se lancer. Elle avait besoin de montrer à ses parents que ces leçons étaient bénéfiques pour elle. Ses leçons d'escrimes avaient amélioré ses réflexes et sa coordination et c'est ce qu'elle leur montra.
Une nouvelle fois, Dan n'eut pas besoin de regarder le chronomètre pour savoir qu'Hermione avait été plus rapide que Padma et Neville. Quand Harry la souleva dans les airs, il comprit qu'elle n'avait même jamais été aussi rapide. Il avait dit à ce connard de Dursley que chacun des enfants aurait pu mettre le gang de Dudley en pièces et sa fille venait de lui prouver qu'elle en était plus que capable. Dan était empli de fierté, en fait il était tellement fier qu'il ne ressentait presque plus la terreur qui l'avait habitée quelques minutes plus tôt. Ils venaient d'assister à une démonstration sur l'utilité de ces leçons pour Hermione, ils seraient idiots de les arrêter maintenant.
Rien n'avait préparé Vernon à la terreur qu'il ressentait en ce moment. Se réveiller en entendant sa femme hurler et les sirènes approcher au loin n'était pas la façon dont il avait imaginé son dimanche matin quand il s'était couché la veille. D'ailleurs, la nuit dernière, sa chambre avait quatre murs, il n'en restait plus que trois. C'était difficile à dire de là où ils se trouvaient, lui et Pétunia, appuyés contre l'un des murs de leur chambre, mais il semblait qu'il y avait maintenant un tunnel vertical à l'endroit où se trouvait normalement leur jardin.
Ce même tunnel semblait avoir aussi avalé la devanture de la maison. Dieu merci, la chambre de Dudley était à l'arrière. Leur parking avait aussi disparu, ainsi que leur voiture que Vernon avait fièrement garée la veille. La pancarte « À vendre » avec l'autocollant « VENDUE » trônait toujours sur un coin de leur propriété. La pancarte causait une bonne partie de la terreur de Vernon.
Il n'y avait pas de doute pour lui que l'assurance de Vernon ne couvrirait pas cette catastrophe, qu'ils devraient déménager sans toucher un sou de la vente de cette maison et même qu'il n'y aurait aucune trace de puits de mine existant à cet endroit.
La compagnie d'assurances dirait simplement que c'était un accident causé par la main de Dieu, mais Vernon savait ce que c'était. Ce n'était pas un acte divin, plutôt une punition des gobelins – une punition qui signifiait la ruine financière des Dursley.
Emma avait préparé le déjeuner mais Bill dû agrandir la salle de séjour des Granger afin de placer toutes les personnes qui allaient manger avec eux. Barchoke était arrivé avec Sirius et Henrica, ils étaient donc dix ce midi. Bill restait aussi puisque Minerva lui avait envoyé un hibou annulant tous ses cours supplémentaires de défense du week-end. Onze Serdaigles se trouvant à l'infirmerie, la directrice adjointe n'avait pas d'autres choix. Cela éviterait en fait à Bill de retourner à Gringotts, il avait besoin de connaître l'information que Barchoke voulait qu'il transmette à son père.
Le briseur de sorts réussit à garder son sourire en parlant avec Sirius, même si celui-ci avait maintenant Henrica à ses côtés. Il avait envie de se maudire car il avait eu une opportunité avec la belle sorcière, mais avait perdu du temps à réfléchir à cette situation sans prendre de décision. Il semblait que Sirius ne se soit pas posé autant de questions.
Mais il devait relativiser cette situation, le timing n'était tout simplement pas bon pour lui. Il venait juste de recevoir ce qu'il considérait comme la plus importante tâche de toute sa vie, puis avait rencontré la plus belle sorcière qu'il ait jamais vue. Le fait que Gringotts lui ait donné une autre tâche tout aussi importante que la première et qui concernait aussi sa famille faisait que Bill pensait que cela valait peut-être mieux. Henrica Hobson était une sorcière qui méritait qu'on lui donne toute son attention et il n'était pas capable de lui fournir ça pour l'instant. Les prochaines années de sa vie allaient aider à redéfinir le futur de la Grande Bretagne magique, qu'était une possible romance en comparaison ?
Toutes ces pensées l'aidaient peut-être à gérer la situation actuelle, mais cela n'empêcha pas Bill de se promettre silencieusement de ne pas se retenir la prochaine fois. Le seul problème cependant, c'était de savoir maintenant où il allait trouver une sorcière comme Henrica Hobson ?
Barchoke avait saisi la chance de pouvoir déjeuner avec Harry et ses amis. Cela lui donnait aussi l'opportunité de tenir tout le monde informé ce qu'il se passait et de transmettre au briseur de sort Weasley une information pour son père.
« - Mes sources me tiennent bien informé. Apparemment, le ministre a explosé quand il entendu les nouvelles. Lui et Madame Bones se rendent à Poudlard aujourd'hui, c'est probablement aussi pour cette raison que les cours supplémentaires de défense ont été annulés. » Le gobelin rusé n'avait pas l'intention de mentionner qu'Amélia Bones lui avait en fait envoyé un hibou avec toutes les informations pertinentes quant à cette affaire. Puisque c'était son fils qui était la victime présumée, Amélia avait décidé de traiter Barchoke de la même manière que les autres parents ayant un enfant à Poudlard. Cela avait convaincu Barchoke qu'il avait eu raison d'écouter Harry et de laisser le ministre s'occuper de cette affaire.
« - Les aurors ont rapporté que les deux couples de parents ont promis d'autres excuses de la part de leurs filles, chacun des pères ayant exprimé leur horreur sur la si grande disponibilité de ces potions. L'impression qu'ils ont donnée était cependant qu'ils étaient plus inquiets à l'idée que ces potions soient utilisées sur leurs filles. Vous pouvez vous attendre à des excuses par hibou prochainement. »
Les deux parents Granger étaient ravis, et bien sûr soulagés qu'Hermione ait de si bons amis. Quiconque essaierait d'utiliser une de ces abominations sur Hermione ou Padma devrait faire face à Harry et Neville. Aucun des deux garçons n'épargnerait celui qui utiliserait une potion contre les deux filles. Dan était certain quant à lui que la lame affutée d'Harry serait utilisée contre le sorcier qui essaierait de droguer Hermione.
« - Les parents de la Serpentarde ont nié avoir envoyé des instructions ou des chocolats, et elle avait bien sûr détruit le parchemin en question depuis longtemps. Le maitre de potions de Poudlard pense que cette potion est bien au-delà des capacités de la fille, Maître Pitslay a analysé ses échantillons et l'a confirmé. Les potions « pour rire » n'étaient rien d'autre que de puissantes potions de persuasion qui auraient poussé à Harry à les embrasser de bon cœur. L'autre lui aurait fait promettre un amour éternel aux filles en question et l'aurait poussé à s'enfuir avec elles, ce n'est pas quelque chose qu'une étudiante de troisième année pourrait possiblement faire ou acheter dans le commerce. Gringotts envisage déjà de prendre des mesures contre la famille et n'attends que la fin de l'enquête ministérielle avant d'agir. »
Il y avait une chose qui embêtait Emma avec cette situation. « Nous avons des enchantements sur la maison qui empêchent précisément de recevoir ce genre de choses ici, voulez-vous dire que Poudlard n'a pas cette protection ? »
Ce fut Bill qui répondit à la question d'Emma. « J'ai regardé les enchantements sur cette maison, je voulais savoir si elles tiendraient le coup pour notre leçon de ce matin. De même que ceux sur la propriété Patil, il s'agit des meilleurs enchantements que j'ai vus, hormis ceux de la banque. Les capes d'invisibilité ou les animagus ne pourraient pas entrer. Tant qu'Hermione ne valide pas les noms des personnes autorisées, aucun sorcier ne pourra les franchir. »
Harry rougit et même Barchoke baissa la tête. Emma ne voulait pas les mettre plus mal à l'aise. « Je voudrais tous deux vous remercier pour aider à protéger ma famille. Plus j'en apprends sur le monde magique, plus j'apprécie ce que vous avez fait pour nous. »
Voyant l'embarras de son filleul, Sirius décida de réagir. « Je pense que vous avez tous les quatre mérité un « Optimal » pour votre comportement la nuit dernière. Aujourd'hui, nous allons nous pencher davantage sur les origines de la société sorcière et comment le code de conduite a évolué. Même aujourd'hui, si vous ne connaissez pas la manière officielle de vous conduire, vous risquez de devoir vous battre en duel. »
Barchoke intervint dans la discussion. « La société gobeline est similaire quant au respect à adopter. Les duels sont découragés pour régler des disputes mais quelques fois il n'y a pas d'autres alternatives. Un duel formel requiert cependant la permission du directeur. Si le challenge est plus une affaire de cupidité que d'honneur, cela peut se terminer en décapitation avant même que le duel ne commence. »
« - En tout cas, je suis d'accord avec Sirius. Je pense que vous vous êtes tous comportés en jeunes hommes et en jeunes femmes respectables. » Ce que Dan ne dit pas, c'est qu'il avait dû se retenir d'éclater de rire quand Harry lui avait demandé la permission de danser avec Emma. En voyant les regards des deux femmes de sa vie, il s'était forcé à répondre correctement. Sa réponse « seulement si je peux danser avec ta jolie cavalière » lui avait valu plusieurs sourires qui avaient embelli sa soirée. Cet après-midi ils allaient découvrir ce que leur fille et ses amis apprenaient chaque week-end et ils espéraient que ce serait bien moins violent que leur leçon matinale.
Comme c'était non seulement la première fois que Neville voyait les Granger mais qu'il était aussi dans une maison moldue, ils décidèrent de prendre un film à emporter et de le regarder ce soir. Hermione ne pensait pas que Neville était prêt pour aller au cinéma.
Sirius mentionna que la leçon du jour concernerait les façons officielles de faire la cour, ce qui intéressa immédiatement les quatre jeunes et les parents.
Le ministre de la magie se concentrait entièrement sur le directeur de Poudlard et il n'aimait pas ce qu'il entendait. « Vous avez des combats qui ont éclaté partout dans le château, au moins une douzaine de vos étudiants ont passé la nuit à l'infirmerie et ce n'est que par un pur coup de chance que Poudlard n'a pas eu de blessés plus graves. Puis vous avez le culot de vous tenir ici et de faire passer cet incident comme une « blague sans importance. » Je commencer à croire que vous passez bien trop de temps assis dans cette pièce à parler à plusieurs anciens directeurs Albus, plutôt que de voir ce qu'il se passe dans votre école. »
« - Je n'aime pas cette accusation… »
Cornelius ne voulait pas lâcher le morceau et répliqua aussitôt. « …Et je n'aime pas devoir être ici, un dimanche, pour essayer de résoudre vos ennuis. Ces étudiants sont sous votre responsabilité, ne serait-il pas temps d'agir en conséquence ? »
« - Je n'ai pas besoin que vous me réprimandiez sur mes responsabilités… »
Ses espoirs de se rapprocher du garçon-qui-a-survécu brisés à cause de cet incident alimentèrent la rage du ministre.
« - Alors peut-être qu'il est temps que vous commenciez à les assumer ou que vous démissionniez pour qu'une personne compétente le fasse à votre place ! Nous savons que ce n'est qu'une question de temps avant que la presse ne l'apprenne et le père du garçon va sûrement réagir lui aussi ! Je dois savoir ce que vous allez faire avec cette situation et je dois le savoir maintenant ! »
Albus étant trop choqué par cette nouvelle version de Cornelius, ce fut Minerva qui répondit. « Les trois filles ont immédiatement été suspendues pour une semaine et seront sous probation pendant un an. Nous considérons tous que Miss Bole est un problème plus sérieux, comme le ministère, mais nous ne pouvons pas prouver que ce sont ses parents qui lui ont donné ces instructions. Mais pour éviter qu'un évènement de ce genre ne se reproduise, je ne sais quoi dire pour l'instant puisque les enchantements ne sont pas mon domaine de prédilection. »
Amélia offrit une suggestion. « Pourquoi ne pas contacter les gobelins pour avoir des conseils sur les enchantements de l'école ? Puisque Harry est ici neuf mois l'année, ils pourraient peut-être être d'accord pour donner leur avis. »
Cette suggestion ne plaisait pas au directeur. « Les parents ne seront jamais d'accord pour que la sécurité du château soit remise entre les mains des gobelins… » Une nouvelle fois, Albus fut rudement interrompu
« - Vous oubliez, Albus, que je suis l'un de ces parents. Je n'aurais aucune inquiétude si les gobelins amélioraient les enchantements de Poudlard, puisque je suis sérieusement inquiète quant au niveau de protection actuel. Si les choses ne s'améliorent pas, je penserai sérieusement à changer Susan d'école. Et je peux vous assurer que d'autres parents penseront de la même façon pour protéger leurs enfants. »
Le directeur commença à penser qu'il était en train de recevoir le traitement d'un bon/méchant auror quand Cornelius prit le relais. Le seul problème avec cette analogie était que le ministre et la directrice du DJM semblaient tous deux auditionner pour le rôle du méchant auror.
« - La situation serait bien pire si c'était une sorcière qui avait reçu ces potions. Je comprends qu'Harry soit très protecteur envers sa meilleure amie, je n'imagine pas ce qu'il se serait produit si c'est elle qui avait été visée… »
Tout le monde put voir l'inquiétude d'Amélia. « C'est précisément là où je voulais en venir Cornelius. Avec la configuration actuelle des enchantements de l'école, nous ne pouvons pas savoir si d'autres personnes ont reçu des potions similaires. Et puisque tout le monde reste assis et ne fait rien à moins que la situation n'explose, cela n'inspire pas confiance. »
Minerva avait une confession à faire, et elle était sûre qu'elle ne serait pas bien accueillie. « J'ai contacté le père d'Harry à propos de cet incident et des enchantements ont été mentionnés. Barchoke m'a indiqué que les gobelins n'aideront pas Poudlard, du moins pas tant qu'Albus Dumbledore en sera le directeur. »
Trois des personnes présentes dans le bureau du directeur ne trouvaient pas cette pensée trop déraisonnable, mais Albus était d'un autre avis. « Même si son propre fils est à Poudlard ? Les gobelins n'aideraient pas ? Où est passé ce père attentionné dont je vous entends tant parler ? »
La directrice adjointe avait une réponse toute trouvée pour son patron « Barchoke sait que Poudlard protégera Harry des individus essayant de mettre quelque chose dans sa nourriture, et nous avons vu comment son fils a géré la situation alors qu'il ne savait pas d'où venaient ces chocolats. Barchoke a également pointé le fait que c'est notre responsabilité de protéger les étudiants, pas la sienne ou celle de Gringotts. Il prendra toutes les mesures nécessaires pour protéger son fils, mais rien de plus, pas tant qu'Albus sera directeur. Albus a été banni à vie de Gringotts depuis plus de dix ans, ils ne vont donc pas se précipiter pour l'aider maintenant. »
Ni le politicien, ni la femme de loi n'estimaient que c'était déraisonnable, mais Albus n'était une nouvelle fois pas d'accord. « Les gobelins interviennent une nouvelle fois dans les affaires des sorciers, il faut que cela soit porté à l'attention du Magenmagot. »
Le ministre réagit immédiatement, ce n'était pas encore le bon moment pour en parler dans la chambre. « En quoi interfèrent-ils ? Depuis quand refuser de travailler avec Albus Dumbledore devient une interférence avec les affaires sorcières ? »
Comme d'habitude, Amélia dit de qu'elle en pensait. « Si vous en parlez devant la chambre, cela pourrait provoquer des actions pour vous jeter hors du château. Votre position n'est pas vraiment à son plus haut point en ce moment, même avant ce désastre avec la Gazette. Les membres penseront certainement qu'il vaut mieux que leur famille soit protégée par des enchantements gobelins, même si cela signifie se débarrasser du directeur de Poudlard actuel. Un directeur qui semble plonger d'une crise à l'autre. Susan est le dernier membre de ma famille et je n'hésiterai à valider cette décision pour qu'elle soit protégée. »
Albus se demanda combien de temps sa malchance durerait encore. A chaque fois qu'il pensait que les choses ne pouvaient pas empirer, cela se produisait. S'il avait su à quelle réunion il allait assister le soir venu, Albus aurait réalisé qu'il allait encore tomber plus bas qu'il ne l'était déjà.
Rita fut introduite dans le bureau habituel, nerveuse d'apprendre comment ses derniers efforts journalistiques avaient été considérés. Elle aimait le mot « journalistique » car c'était précisément ce qu'elle avait fait – se conduire comme une journaliste le devait. Elle était assez fière du parchemin sur le bureau du gobelin, c'était facilement son meilleur travail. Sa première phrase brisa cependant ses espoirs.
« - Miss Skeeter, nous n'enverrons pas cela à la Gazette. Pour être franc, c'est trop bon pour eux. En fait, le mot « bon » ne fait pas justice à votre travail, c'est tout bonnement brillant. Cela me pose juste un problème, comment exploiter votre travail de la meilleure manière possible. Dites-moi Miss Skeeter, avez-vous déjà pensé à écrire un livre ? »
Elle était un animagus, par une métamorphomage, mais Barchoke aurait juré avoir vu ses yeux prendre l'apparence et la couleur d'un gallion.
« - J'aimerai beaucoup. » Ce sera incroyable pour Rita. Un livre reprenant les informations qu'elle déterrait sur Dumbledore serait un bestseller, si on y ajoutait le Survivant et vous-savez-qui, ce serait un carton. Elle décida de voir à quel point le gobelin voulait son travail – les compliments ne payaient pas les factures. « Je pense que nous devrions parler d'une avance basée sur les futures ventes de livres, sur un possible pourcentage des profits et je veux avoir un avis éditorial – je ne veux pas que mes découvertes soient changées afin d'éviter les plus puissants. »
« - Miss Skeeter, je peux vous assurer que nous espérons agacer de puissantes personnes avec ce livre. Si vous pouvez prouver vos allégations, nous imprimerons ce livre tel que vous le souhaiterez. Vu la pertinence de votre travail actuel, je suis plus que prêt pour parler d'une avance pour ce livre. Je prévois d'acheter une presse d'impression afin que le projet demeure top secret. Les gens n'entendront parler de ce livre que quand nous annoncerons la vente officielle de la biographie de Dumbledore. »
Le gobelin vit qu'il avait ce qu'il voulait, Miss Skeeter était bel et bien captivée. Il était temps pour Barchoke d'asséner le coup final. « Je pense qu'un pourcentage des profits est également envisageable, nous avons juste besoin d'avoir plus d'informations pour l'instant avant de déterminer le pourcentage exact. »
Elle donna vite son accord. Pour pouvoir devenir un auteur de best-seller, Rita aurait donné son accord pour absolument tout ce qu'il voulait.
Barchoke pensa que la part des profits que Gringotts tirerait de ces révélations sur Albus Dumbledore servirait à payer l'impression du livre du Professeur Hobson sur la Nation. Cela ferait sans doute sourire le directeur. Dumbledore publiquement saqué, la Nation reflétée sous un meilleur jour et un profit fait par la même occasion. Pour un gobelin, il n'y avait rien de mieux.
Il expliqua à Rita qu'elle n'avait pas à se presser pour faire ses recherches, ils fixèrent une échéance initiale de six mois pour qu'elle finisse le premier échantillon de son manuscrit. Ils parlèrent aussi d'une possible date de publication, Halloween étant leur date de prédilection. Le mois de septembre fut d'abord envisagé mais la sorcière et le gobelin étaient d'accord sur le fait que deux mois supplémentaires leur donneraient le temps de le faire proprement, il valait mieux ne pas se précipiter et réussir leur opération.
Rita quitta Gringotts avec le pied léger, la vie s'annonçait merveilleuse pour l'ancienne reporter et elle avait hâte de voir les gens dévorer son futur livre. Si la Gazette n'était pas la plus grande source de publicité gratuite elle aurait considéré de ne pas donner une seule interview à ces bâtards pour la sortie de son livre. Cela ne voulait pas dire cependant qu'elle les traiterait correctement. En fait, bientôt, la Gazette la supplierait de revenir…
Harry ne savait pas à quoi s'attendre quand il s'approcha de la table de Serdaigle pour le déjeuner, en revenant le lundi matin. Il ne fallait pas qu'il s'inquiète en fait. Toutes les récriminations de la maison avaient été gérées la nuit dernière par trois sorcières de première année, chacune insistant sur le fait qu'elles avaient prévenu leurs camarades de Serdaigle de ne pas manger les chocolats.
Ils furent aussi accueillis par la vue d'une Cho Chang contrite, et qui s'excusa avec franchise, et bien mieux que lorsqu'elle avait parlé avec Hermione après l'incident.
Cela rendit confus les nouveaux arrivants. « Je ne savais pas qu'il y avaient des Serdaigles impliqués dans cette affaire de chocolats ? »
« Il n'y en avait pas Harry, et je n'étais pas impliquée. En fait, j'ai mangé quelques-uns des chocolats que cette connasse de Bole a essayé de te donner. Je me suis retrouvée en train de me glisser dans le cours de métamorphose des sixièmes années et me suis retrouvé dans un combat avec deux cinquièmes années et une sixième année qui avaient eu la même idée. Tu peux tout à fait t'imaginer que je me suis fait botter les fesses mais ces maudites potions que nous avons bues à notre insu étaient bien pires – pour nos corps et nos égos. »
Harry était amusé de voir où voulait en venir Cho, comme la plupart de leur maison qui regardait la scène tout en prenant leur petit-déjeuner. La petite élève de deuxième année ne les fit pas attendre plus longtemps.
« - Le fait d'être restée toute une nuit à l'infirmerie m'a fait repenser à mon comportement envers toi et je n'en étais pas fière. J'aurais pu être une de tes amies et au lieu de ça je suis devenue une petite égoïste pourrie gâtée et pleurnicheuse déterminée à obtenir toute ton attention. Pour tous les problèmes que j'ai causés, je suis vraiment désolée. »
Puis Cho partit pour se préparer à son premier cours et Penny s'avança pour essayer d'expliquer la situation à la table abasourdie.
« - J'étais l'une de ces cinquièmes années me battant pour Bole et je suis absolument dégoutée par moi-même. Je savais ce que je disais et faisais mais je n'avais aucun contrôle sur mes actions – ou mes émotions. La potion avait une emprise totale sur moi, tout ce que je disais ou faisais était pour satisfaire la nouvelle personne la plus importante de ma vie. Je comprends ce qui est arrivé à Cho, toutes les personnes présentes à l'infirmerie y ont réfléchi. Même si cette Saint Valentin était nulle, nous savons que cela aurait pu être bien pire. Si c'était un garçon qui m'avait donné cette même potion, j'aurais tout fait pour le satisfaire… »
Penny était un personnage très populaire à Serdaigle et tout le monde sentit sa douleur quand un violent frisson de révulsion la traversa. C'était également évident que toutes les sorcières présentes partageaient ses peurs quant à ces potions, cet incident leur avait toutes montré à quel point elles étaient vulnérables. Et tout le monde avait aussi remarqué que c'était l'insistance d'Harry qui avait provoqué l'implication des aurors.
L'histoire était sortie la veille dans la Gazette et avait provoqué l'arrivée de nombreux hiboux de parents inquiets, tous voulant désespérément savoir comment allaient leurs enfants. La décision de Madame Bones de présenter une loi au Magenmagot pour classer ces potions en tant que forme liquide de l'Imperium avait été soutenue par tous. La majorité des élèves estimaient en effet que l'utilisation d'une de ces potions valait bien un aller simple pour Azkaban.
Revenant d'un fabuleux week-end, le quatuor ne pouvait s'empêcher de remarquer le fort contraste entre les rires et la joie de Crowley et l'atmosphère déprimante de Poudlard. Penny était généralement une sorcière pétillante, une sorcière qui prenait ses responsabilités de préfète très au sérieux. Tous les Serdaigles de première année la considéraient comme une amie et une confidente. Harry était en train de découvrir que ces potions étaient autant haïes par les sorcières que par les gobelins mais il avait fallu qu'elles soient victimes de ces choses répugnantes pour que quelque chose soit fait pour y remédier. Une nouvelle fois, la nation influençait la communauté sorcière par l'intermédiaire du Survivant.
Harry pensa aussi à un moyen simple et rapide pour remonter le moral de Penny, il s'inquiéterait des dépenses plus tard. « - Comme tu le sais, nous les gobelins trouvons ces potions répulsives et pensons que ce sont nos propres Impardonnables. Ainsi nos maitres de potions n'ont pas seulement développé un antidote. Ils ont inventé un élixir préventif qui neutralise les effets de la plupart de ces potions, un élixir qui offre au buveur des mois de protection. Une victime saurait immédiatement que quelqu'un lui a donné une potion d'amour – et même quelle personne elle est sensée aimer mais garderait le contrôle. Plus important encore, elle aurait suffisamment de contrôle pour lutter contre les effets ou demander de l'aide. Je vais contacter mon père et demander si Maitre Pitslay peut en apporter vendredi. Une dose te protégerait au moins jusqu'aux vacances d'été.
Les larmes coulant des yeux de Penny contrastaient fortement avec le sourire qu'elle affichait maintenant.
« - Il faudra cependant que tu boives cet élixir en présence de Maitre Pitslay, nous ne voulons pas que la formule tombe entre de mauvaises mains. La dernière chose que nous voulons c'est que quelqu'un développe une potion pouvant contourner les défenses de notre élixir. Marietta, peux-tu dire à Cho que cette offre s'applique aussi à elle ? »
Harry indiqua rapidement à ses amis qu'il voulait aussi les protéger ce qui fit sourire Hermione et Padma. Le bracelet d'Hermione la protégeait déjà mais l'élixir était meilleur. Un signe de la tête vers Lisa, Morag et Mandy les fit aussi sourire largement. Il prévoyait aussi d'offrir l'élixir à Parvati, Hannah et Susan dans la matinée.
Quand la Gazette arriva, ils furent tous concentrés sur sa lecture. Comme prévu, les suites de l'incident de potion faisaient la une. Le ministère avait admis à contrecœur qu'il ne pouvait rien faire sauf poursuivre ceux ayant utilisés une de ces viles potions. La déclaration de Gringotts était plus percutante. Ils indiquaient que même s'ils comprenaient que le ministre avait besoin de preuves pour les poursuivre en justice, Gringotts n'avait besoin d'en savoir davantage pour décider s'ils voulaient continuer à faire affaire avec ces personnes. Il était évident qu'un membre de la famille Bole avait essayé d'attaquer un centurion en utilisant une potion illégale pour l'ensorceler. C'était suffisant pour la banque pour supprimer tous les services de la famille Bole et de demander le paiement de tous les prêts et dettes en cours.
Il n'y avait aucune sympathie pour la famille Bole à la table des Serdaigle et aux autres tables d'ailleurs. Miss Bole allait convaincre ses parents de la transférer hors de Poudlard avant la fin de la semaine ce qui soulagea beaucoup de personnes dans le château.
Les jumeaux Weasley avaient aussi un plan, ou plutôt une farce pour égayer Poudlard. Le seul côté négatif fut que le directeur eut la chance d'expérimenter lui-même ce que cela signifiait d'être contrôlé par une potion. Fred et Georges avaient été présents quand Dumbledore avait refusé que les aurors soient impliqués, les deux farceurs étaient sûrs qu'il ne les appellerait pas pour ça. Le fait de travailler avec le Maître Pitslay avait grandement amélioré leurs compétences en potion et finalement l'intouchable Albus Dumbledore était à leur portée.
Un silence envahit la Grande Salle quand Dumbledore grimpa sur la table des professeurs et commença à sauter dessus, ses bruits de chimpanzé clairement audibles. McGonagall souleva son assiette et la posa sur ses genoux, mangeant toujours son petit-déjeuner tout en appréciant le spectacle. Le reste des professeurs réagit de la même manière.
Henrica était revenue ce matin avec les quatre premières années et ce spectacle impromptu terminait merveilleusement son week-end. Elle imaginait facilement Sirius, Barchoke et Maître Pitslay regardant ensembles ce souvenir qu'elle allait leur envoyer et riant aux éclats grâce à ces inconnus qui avaient fait de Dumbledore un véritable singe.
