Aujourd'hui, c'est le grand départ ! Nos six amies prennent l'avion pour leur trip en France. Enjoy :D


Après quelque temps, elle descendit ses deux mains et attrapa le bas de ma robe pour la soulever dans le but de me l'enlever. Mais lorsque le tissu effleura mon ventre, j'attrapai ses poignets pour la stopper.

- Je… réussis-je seulement à articuler.

Elle comprit sans que j'aie besoin de parler et laissa tomber ma robe, je libérai alors ses mouvements et elle me prit dans ses bras pour me serrer contre elle. Je l'avais stoppée sans savoir moi-même pourquoi, j'étais sûre que Lexa le savait mieux que moi. J'avais envie d'elle, mais quelque chose m'avait bloquée. Peut-être à cause de Finn, peut-être à cause de Costia, je n'en savais rien et je m'en voulais. Je la voulais, alors pourquoi ? Mes jambes fléchirent et je glissai des bras de Lexa pour me retrouver accroupie sur le sol. Elle s'accroupit à son tour et se mit face à moi. Je pleurais.

- C'est pas grave, Clarke, me chuchota-t-elle. Je te l'ai promis, j'attendrais que tu sois prête.

- Mais j'ai envie de toi… dis-je en pleurant de plus en plus.

- On peut avoir envie de quelqu'un, mais ne pas être prête. Ne te presse pas, ne te force pas, tu sauras quand ce sera le moment. En attendant, je t'aime, Clarke.

- Je suis tellement amoureuse de toi, Lexa…

Elle eut un sourire qui me fit fondre et elle me reprit dans ses bras. Cela calma tout de suite mes pleures et je me laissai bercer par ses caresses. Au bout d'un certain temps tout de même, elle se releva et m'aida à en faire autant. Nous nous mîmes en pyjama et je me blottis dans ses draps, tout près de son corps.

Samedi matin, nous fîmes la grâce matinée et sautâmes le petit déjeuner. Nous descendîmes vers midi pour manger et nous retrouvâmes nos amies comme à l'habitude. Dans le hall, une foule d'étudiantes s'amassait. Je pensais qu'étaient enfin affiché les modalités pour la prochaine épreuve, mais en nous approchant, nous découvrîmes un panneau entier remplit de photos de la soirée de Noël. Évidemment, sur la grande majorité d'entre elles se trouvaient immortalisés les visages des quatre participantes à l'élection. Une photo en particulier avait l'air d'être appréciée, on nous y avoyait toutes les quatre, Luna, Emori, Lexa et moi, en train de rire devant notre stand. Je ne savais même pas que quelqu'un avait été chargé de prendre des photos, du coup, nous avions l'air naturel. J'espérais pouvoir ensuite la demander au couple président pour en avoir une copie et la garder en souvenir.

Une fois les photos toutes regardées, nous allâmes retrouver nos amies pour manger. Le reste de l'après-midi fut réservé au bouclage des valises. Au dîner, nous étions presque toutes fin prêtes.

- On part à quelle heure demain alors ? demanda Gaïa avant de croquer dans une carotte.

- Alors, l'embarquement est à 11 h 50, il faut au moins une heure pour aller à l'aéroport en partant de l'école, prévoyons d'y être deux heures et demie à l'avance…

- Deux heures et demie ! s'exclama Niylah.

- Oui, il vaut mieux prévoir, pour l'enregistrement des bagages et le passage des portiques au cas où il y ait du monde, donc il faut prendre le bus vers 8 h 15 !

- 8 h 15 ! s'étouffa de nouveau Niylah. Ça veut dire rendez-vous devant le dortoi 00, donc levé au plus tard à 7h !

- Arrête de te plaindr, Niylah, lança Raven, tu dormiras dans l'avion !

- C'est pas confortable !

- Même dans les bras de Gaïa ? plaisanta Lexa.

Niylah rougit et se renfrogna en signe de démission. Nous rîmes, puis tout le monde accepta le rendez-vou 00.

Comme il fallait nous lever assez tôt, Lexa et moi restâmes sages, se limitant aux baisers et simples caresses, puis nous nous endormîmes dans les bras l'une de l'autre.

Enfin le jour J. Le réveil sonna, Lexa ronchonna, mais après maints bisous, elle finit par céder et se leva. Nous descendîmes déjeuner au tout premier service, il n'y avait que Gaïa et Octavia. Apparemment, Niylah et Raven finissaient de faire leurs valises et elles ne mangeraient pas. Le temps de remonter pour nous brosser les dents et d'attraper nos valises, à 8 h 00 nous étions devant le dortoir, nos amies aussi. Niylah avait un bonnet en forme de puma sur la tête et un sourire remonté jusqu'aux oreilles.

- Niylah, fis-je remarquer, pour quelqu'un qui ne voulait pas se lever tôt, tu as l'air en forme !

- Ouiiiiiiiii ! J'ai trop hâte de partir !

Tout le monde rigola devant la voix enfantine qu'elle venait juste d'utiliser, Gaïa l'embrassa et nous nous dirigeâmes vers la sortie. Sur le chemin, nous aperçûmes d'autres élèves qui partaient pour prendre le bus à la même heure que nous. Comme nous étions un peu toutes fatiguées, le voyage en bus fut très silencieux. Niylah se reposait sur l'épaule de Gaïa, Octavia et Raven étaient enlacées. J'aurais voulu faire pareil, mais Lexa et moi cachions toujours notre relation aux autres. C'est là que me revient en mémoire notre comportement du bal de Noël, nous étions tellement immergées qui nous en avions presque oublié de nous cacher, mais pourtant, nos amies n'avaient fait aucune remarque. Avaient-elles cru qu'il s'agissait d'un jeu ? Raven avait-elle compris ? Pourquoi aucune n'avait relevé ? …

Nous arrivâmes à l'aéroport à une heure convenable et faillîmes nous perdre en cherchant le bon terminal. Bien que je sois déjà allée plusieurs fois en France, j'avais une très mauvaise mémoire pour me repérer dans les lieux immenses comme ceux-ci. Heureusement, je savais que je me repérerais bien une fois arrivée là-bas. Pour l'instant, après avoir enregistré nos bagages et passé les portiques, nous étions toutes assises dans un hall, attendant l'embarquement pour notre avion.

- Clarke ? m'interpella Gaïa.

- Oui ?

- Ça se passe comment une fois arrivées à Paris ?

- De l'aéroport, on prend un RER qui va nous emmener à une gare, de laquelle on prendra un train direct pour une grande ville pas loin du chalet dans les Alpes. À la gare, on prendra un taxi. À la maison, il y a la femme de ménage qui nous a fait les courses pour une semaine, il ne nous restera qu'à les faire pour la deuxième.

- Mais t'es sûre qu'on s'en sortira une fois là-bas ? demanda Niylah, inquiète.

- Mais oui ! Le plus dur, c'est d'acheter les tickets de métro, mais j'ai assez de base en français pour ça, donc ça devrait aller, pas de souci !

- T'inquiète pas Niylah, fait comme moi, dit Raven, laisse-toi guider !

- Flemmarde va ! répliqua Lexa.

- Enfin, y'a plus important ! coupa Octavia. Vous êtes à quelle place ?

Tout le monde rigola et donna sa place. Comme c'était un long courrier, les places étaient par quatre. Octavia, Raven, Lexa et moi étions sur la même rangée et Gaïa et Niylah étaient juste derrière nous, proches de la fenêtre. J'avais la sale impression que Lexa et moi allions tenir la chandelle.

- C'est pas cool le côté fenêtre ! s'exclama Niylah.

- Bah pourquoi ? demanda Lexa. Justement, c'est la meilleure place, tu peux voir les paysages au décollage et à l'atterrissage !

- Peut-être, mais tu dois déranger tout le monde quand tu veux aller aux toilettes ! Et sur les longs vols, en général, il y a un moment où les gens dorment et du coup, faut les déranger…

- Ahah le petit coup de stress tout mignon ! dit Gaïa. T'en fait pas, j'irai à chaque fois avec toi, comme ça on fera chier les gens à deux !

- Merciiiiiiiiiiiiii !

Niylah sauta dans les bras de Gaïa et elles s'embrassèrent furtivement, un énorme sourire aux lèvres. Du coin de l'œil, je vis Raven et Octavia s'échanger un baiser. Moi aussi, je voulais embrasser Lexa…

Finalement, nous dûmes nous lever pour embarquer. J'aimais bien ce moment avant de prendre l'avion, celui où vous passiez dans la passerelle couverte qui reliait l'aéroport à l'avion, c'était un peu comme si vous flottiez dans le vide pendant quelques mètres, une sorte de préparation aux longues heures de vols devant vous. Nous avions douze heures de vol. Ça promettait d'être long, mais bon, comme d'habitude, les sièges étaient fournis d'écrans, ça aiderait. Nous prîmes places quasiment au fond de l'avion, Niylah était surexcitée, par contre Raven était devenue assez pâle. Octavia était à côté du hublot, Lexa côté couloir, j'étais donc à côté d'elle.

- Ça va, Raven ? lui demandai-je en lui tapotant l'épaule alors que les derniers passagers prenaient place.

- J'ai horreur de l'avion… chuchota-t-elle profitant du fait qu'Octavia riait avec Gaïa et Niylah juste derrière. Je l'ai déjà pris plusieurs fois, quand j'étais petite, je suivais souvent mon père en voyage d'affaire, mais je n'ai jamais aimé ça, puis il y avait toujours ma mère pour me prendre dans ses bras…

- Oh ! Mais il y a Octavia tout près de toi !

- Je ne lui ai jamais dit, j'ai peur qu'elle se moque de moi…

- Enfin ! Pourquoi elle se moquerait de toi ?! Elle t'aime ! Je veux bien t'aider à supporter ça, mais tu sais, je pense qu'elle va s'en rendre compte, et que tu préfères sûrement que ce soit elle qui te prenne dans ses bras plutôt que moi.

- Oui peut-être… Mais je vais essayer de me contrôler ! Je suis grande maintenant, la dernière fois, j'étais enfant, j'ai peut-être changé depuis ! Mais, je pourrais juste te tenir la main, s'il te plaît ?

- Bien sûr ! répondis-je en souriant.

Elle me sourit en guise de et les autres se calmèrent, Lexa me caressa furtivement la main lors des explications de sécurité et l'avion se mit enfin en place pour décoller. Notre commandante de bord annonça le décollage imminent et je sentis la main de Raven venir serrer la mienne, je lui rendis sa pression pour la rassurer. Je jetais un coup d'œil, elle tenait aussi la main d'Octavia, mais la serrait moins fort, pour ne pas éveiller de soupçons. Après que l'avion se fut stabilisé dans les airs, Raven avait toujours un peu de mal, néanmoins, elle lâcha ma main et posa sa tête sur l'épaule de sa copine avant de fermer les yeux.

Ne sachant pas trop quoi faire pour le moment, je regardais par le hublot le paysage qui disparaissait petit à petit pour laisser place aux nuages. Au bout de quelques instants, Raven souffla un grand coup, chuchota dans l'oreille d'Octavia et elles se levèrent toutes les deux pour aller aux toilettes. Quand elles revinrent, Raven, au moment où elle passait presque sur moi pour retrouver son siège, fit exprès de prendre un peu plus de temps pour me chuchoter qu'elle avait parlé à sa copine, et que cette dernière avait presque réussi à la rassurer. Je lui envoyai un clin d'œil discret et elle se rassit finalement en se blottissant contre sa copine qui l'entoura fermement de ses bras pour la protéger.

Un premier repas nous fut servi et une fois les tablettes débarrassées, je décidais de regarder un film.

- Tu vas regarder quoi ? me demanda Lexa voyant que je cherchais sur l'écran.

- Avengers, je pense, je ne l'ai jamais vu, il est assez long donc ça fera bien passer le temps !

- Mmh, je vais le regarder aussi alors, comme ça on pourra en parler après !

Je lui souris, trouvai le film et le lançai. C'était parti pour 2 h 20 de distraction, sur douze heures de vol, c'était déjà ça de gagner.

Au bout de deux heures et quelques minutes, alors que le générique de fin apparaissait, Lexa et moi nous étirâmes presque en même temps, ce qui nous fit rire, puis comme je décidais d'aller aux toilettes, elle m'accompagna. Comme l'avion était grand, il y avait un sous-étage prévu pour les toilettes, l'escalier permettait de se dégourdir les jambes, c'était plutôt agréable. Il menait sur une salle où se trouvait une dizaine de cabines plus une table à langer et une rangée de lavabos alignés devant un long miroir bordé de sèches mains. J'entrai dans une cabine au hasard, Lexa entra dans une autre.

Une fois finis, Lexa et moi nous retrouvâmes seules dans ce petit espace, elle s'approcha donc de moi, m'entoura de ses bras, et se hâtant avant que quelqu'un arrive, elle m'embrassa tendrement avant que nous remontions nous asseoir.

Point de Vue Octavia :

La plupart des passagers étaient en train de dormir ou essayaient de s'endormir. J'étais dans la deuxième catégorie, il nous restait sept heures de vol et avec le violent décalage horaire qui nous attendait j'avais tout intérêt à dormir, mais je n'y arrivais pas. Je repensai à ce que Raven m'avait dit quelques heures plus tôt. Je n'avais jamais su qu'elle avait peur en avion. Ce n'était pas un fait très utile en soi, mais étant donné qu'il était prévu de longue date que nous prendrions l'avion, pourquoi ne m'en avait-elle jamais parlé ? Je pensais qu'elle et moi nous disions tout, elle n'avait donc pas assez confiance en moi pour me dire ça ? Elle m'avait dit qu'elle avait peur que je me moque d'elle, comment diable avait-elle pu penser cela ? Je l'aimais de tout mon cœur, jamais il ne me serait venu à l'esprit de lui rire au nez, quand bien même j'aurais pensé que cette peur était débile. Cela m'attristait, mais je ne devais pas trop me plaindre non plus, elle avait tout de même fini par me l'avouer et j'avais pu essayer de la rassurer. Et maintenant, elle dormait la tête posée sur mon épaule, un de mes bras l'entourant et je savais qu'ainsi, elle se sentait en sécurité.

Je réussis visiblement à m'endormir, car je fus réveillée par une petite secousse et pus constater que Raven regardait un film. Je jetai un coup d'œil alentour et vis Lexa et Clarke discuter ainsi que Niylah et Gaïa qui dormaient. Je sortis donc un livre et m'installai confortablement lorsque je sentis Raven me prendre la main. Elle tourna son visage vers le mien, je lui souris, et nous retournâmes toutes les deux à nos occupations, main dans la main. Nous fûmes interrompues par un nouveau plateau repas qui nous donna l'occasion de discuter toutes ensemble.

- Clarke ? interpella Niylah de derrière, nous nous retournâmes et elle reprit. Tu nous as dit qu'il y avait assez de chambres, c'est ça ?

- Oui ! Il y en a six, donc une pour Gaïa et toi, une pour Raven et Octaviai, et, pour éviter qu'il n'y ait trop de ménage et puisque nous sommes colocataires, une pour Lexa et moi. Mais je vois la lueur dans tes yeux Niylah, je vous ferais visiter TOUTES les pièces du chalet !

- Et pour la cuisine, on va se débrouiller comment ? demanda Gaïa.

- J'avais pensé qu'on ferrait la cuisine ensemble, ou bien qu'on la ferait par deux à tour de rôle, sauf si certaines ont plus envie de faire la cuisine que d'autres.

- J'aime bien l'idée de la faire toutes ensemble ! proposa Raven.

Les autres acquiescèrent.

- Et pour la vaisselle, bah à tour de rôle hein, ou sur base du volontariat, on verra bien, poursuivit Clarke, pour la lessive si y a besoin, je ferais tourner une machine le week-end !

Après que les hôtesses de l'air eurent débarrassé nos plateaux, nous continuâmes à parler.

L'avion commença sa descente pour atterrir une demi-heure plus tard, à 19 h, à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle. J'étais fatiguée, mais tellement surexcitée que je tenais parfaitement debout. Le passage par les douanes fut assez rapide. J'étais déjà allée aux États-Unis et cela avait pris beaucoup plus de temps, je ne m'impatientais donc pas et nous cherchâmes la bonne sortie.

Ce fut un peu long pour arriver au RER, nous dûment prendre une ligne intérieure à l'aéroport pour y arriver, et déjà, nous étions émerveillées par ce nouvel environnement. Rien que les panneaux écrit en français dont je ne parlais pas un mot me donnaient une sensation de dépaysement. Et voir Clarke se diriger quasiment sans problème était stupéfiant. Nous arrivâmes aux bornes pour acheter les tickets et Clarke s'étonna du monde, d'après elle, à l'habitude, il n'y avait pas tant la queue aux bornes.

- Excusez-moi, nous interpella une personne qui visiblement nous avait entendus parler entre nous, on m'a dit à l'accueil qu'il y avait une grève des taxis, du coup tout le monde se précipite sur les autres moyens de transport, ça explique la queue !

- Oh ! s'exclama Clarke, toujours en grève ces Français ! (nous ricanâmes) Merci pour l'information !

- C'est normal ! Eh bien, bon voyage !

- Merci, vous aussi !

Ce fut enfin notre tour pour les bornes. Clarke paya les tickets et nous cherchâmes le bon quai. Clarke nous y mena et il nous restait cinq minutes avant que le train arrive, alors elle nous expliqua en détail le trajet que nous nous apprêtions à faire.

- Alors ! On prend ce train jusqu'à Châtelet, à Châtelet, on prend un autre train, là, on descendra à Gare de Lyon. À la gare, on a un train à 21 h qui est direct jusqu'à Grenoble. Une fois là-bas, il sera aux alentours de 23 h 30, on prend un taxi, si on en trouve un… qui nous emmène au chalet ! On devrait arriver au chalet vers une heure du matin !

- Une heure ! s'exclama Lexa.

- Oui, on va être claquées, répondit Clarke, mais je vous conseille de ne pas dormir dans le train, sinon ce sera dur de dormir vers 1 h 00, préférez la fatigue et nous dormirons jusqu'en milieu d'après-midi le lundi.

- On note tes conseils ! répondit Raven en souriant.

Le train arriva et nous montâmes dedans avec hâte. Il était presque bondé. Sortir à Châtelet fut difficile, mais heureusement, beaucoup de monde y descendait. Clarke nous guida dans les couloirs et nous montâmes dans le second train. Nous en descendîmes tout aussi difficilement et nous arrivâmes enfin à la gare. Le train étant déjà à quai, nous nous installâmes. Nous étions toutes assises deux par deux.

- Aaaaaaah ! Fatiguant les transports, souffla Niylah, j'avais oublié ! Ça fait longtemps que je n'ai pas pris le métro chez nous…

- Regardez-moi ce discours de riche olala ! plaisantai-je.

- En même temps, c'est ce qu'on est, j'ai envie de dire… chuchota Gaïa.

Comme à notre habitude, nous rîmes, puis nous nous calmâmes, car le train démarrait et qu'il fallait rester un minimum silencieuses. Raven et moi lutions pour ne pas sombrer, elle avait apporté un jeu de cartes, nous faisions donc une bataille, mais c'était assez soporifique.

Après deux heures de lutte acharnée, le train arriva à son terminus et nous descendîmes toutes à la suite en nous étirant pour nous réveiller. Il faisait nuit depuis déjà un bon bout de temps et la gare semblait sinistre. Clarke nous emmena vers la borne des taxis. Par chance, ils n'étaient pas en grève ici et nous pûmes en avoir un très rapidement. En charmant français, Clarke indiqua l'adresse au chauffeur et la voiture démarra. La fatigue, plus le long voyage, faisaient que j'avais la nausée. Je blottis mon nez dans l'épaule de Raven qui était à côté de moi (Lexa était à ma gauche et Gaïa, Niylah et Clarke étaient assises derrière) pour me changer les idées. Nous arrivâmes à bon port sans aucun dégât, malgré une légère somnolence de ma part.

Clarke paya le taxi, le remercia et la voiture s'en alla, seule source de lumière et de bruit s'enfuyant au loin. Il faisait froid et noir. Heureusement, l'hôtesse de maison s'avança et un détecteur de mouvement alluma une lumière automatiquement, nous laissant entrapercevoir un bout de la façade du chalet qui avait l'air magnifique. Sans plus tarder, Clarke se baissa pour attraper une clef dissimulée sous le paillasson et alluma la lumière avant de nous faire entrer. Le hall était assez simple, mais beau, c'était un petit couloir bordé d'un miroir à sa gauche et de porte-manteaux à sa droite, qui menait au salon et à la cuisine, pièces qui communiquaient, un peu à l'américaine, ce qui donnait une impression de grandeur extrême. Tous les murs étaient faits de planches beiges, irrégulières dans leur couleur, tirant parfois sur le marron, donnant un aspect assez charnel. Le côté salon comprenait deux longs canapés en L qui se rejoignaient et qui formaient donc un carré ouvert sur un côté, côté où se trouvait, un peu plus loin, une télé écran plat d'une taille assez impressionnante. Au centre du carré était posée une table basse de la même forme, en bois poli. Comme seule la lumière du vestibule était allumée, je ne voyais pas la décoration accrochée aux murs, mais distinguais quand même une cheminé au fond de la pièce, et la baie vitrée derrière la télé. Je voulais examiner le côté cuisine, mais Clarke me coupa dans ma contemplation :

- Je vous propose qu'on aille se coucher maintenant, je vous ferrais visiter demain dès que tout le monde sera levé, ça vous va ?

Tout le monde acquiesça et nous nous dirigeâmes vers l'escalier en colimaçon juste en face de nous. Nous nous débrouillâmes du mieux que nous pûmes chacune avec nos valises et nous arrivâmes en haut, essoufflées. L'arrivée de l'escalier donnait sur un long couloir qui s'étalait dans les deux sens, je n'arrivai pas à compter le nombre de portes. Nous suivîmes notre guide sur la droite.

- La première chambre, dit-elle en posant la main sur la poignée de la première porte, à qui l'honneur ?

- Bah euh, peu importe, dit Gaïa.

- Bon, eh bien, ce sera pour toi et Niylah !

- Ça marche, répondit Niylah.

Nous nous souhaitâmes bonne nuit, elles entrèrent et nous continuâmes. La prochaine chambre fut pour Octavia et moi, donc la suivante serait pour Lexa et Clarke. Nous leur envoyâmes une bonne nuit à notre tour et nous refermâmes la porte derrière nous.


Si vous pensez que ces vacances vont se passer dans la joie et la bonne humeur, vous avez tort. Je vous préviens, le drama arrive ! J'espère pouvoir vous poster la suite ce week-end !