Disclaimer: Harry Potter appartient à JK Rowlings. Cette traduction que je fais de l'histoire de RobSt avec son autorisation n'est pas utilisée à des fins commerciales.Bêta Reader: NVJM
Reviews: Non je ne suis pas mort, désolé pour le retard, mais je suis toujours en plein mémoire et je ne publie que quand j'arrive à trouver le temps! Merci à tous pour vos messages, ça fait toujours plaisir de voir que cette traduction vous plait autant! Je n'en dis pas plus et bonne lecture :)
Chapitre 28 : Questions-réponses
Sirius termina la leçon plus tôt afin de permettre aux filles d'avoir davantage de temps pour se préparer pour la fête, et pour avoir une conversation privée avec son filleul. Padma et Hermione partirent en discutant avec Henrica sur ce qu'elles allaient porter le soir-même, et Neville s'en alla rapidement dans la direction opposée à celle des trois sorcières.
Dès qu'ils furent seuls, Sirius donna à Harry les informations qu'on lui avait demandé de transmettre.
« - Ton père a eu une visite d'Amélia Bones hier, et veut venir demain à Poudlard te parler. Il ne voulait pas venir aujourd'hui car c'était l'anniversaire des filles… »
Harry voyait bien que Sirius ne comprenait pas la décision de son père et essaya de la lui expliquer.
« - Nous les gobelins ne fêtons pas Noël ni aucune des autres fêtes des moldus et des sorciers. L'anniversaire de quelqu'un est cependant le plus important jour de l'année pour nous et nous le fêtons avec enthousiasme. Il ne voulait pas interrompre ce que nous avions prévu ce soir. Sais-tu pourquoi Amélia voulait le voir ?
- J'ai eu l'impression que le ministère essayait de créer plus de liens avec la nation et bien sûr, tu étais directement concerné. Je pense que nos hypothèses à Noël sont avérées et qu'une certaine personne aimerait que tu fasses une apparition au bal estival du Ministère.
- Dans ce cas, heureusement que j'ai eu des leçons particulières sur l'étiquette sorcière, merci Lord Black. Tu auras une cavalière pour le bal ? »
Son parrain sourit, ravi que leur relation soit maintenant au stade de pouvoir rire facilement tous les deux.
« - Et bien, puisque je suppose que la plus belle sorcière du monde que nous connaissons aura bientôt un petit ami, j'allais demander à Henrica. A ton avis, quelles sont les chances qu'elle dise oui ? »
Sirius était surpris de voir qu'Harry n'avait pas de remarques narquoises à sortir, son filleul semblait en effet troublé par quelque chose. « Tu crois qu'Henrica va dire non, ou tu t'inquiètes pour ce que pourrait dire Hermione ? »
La situation n'était plus aux rires et Harry lui posa une question sérieuse, probablement la question la plus sérieuse qu'il pouvait poser à quelqu'un. « Sirius, comment sais-tu quand une fille est la bonne ? »
Sirius pédala en arrière. Il était extatique qu'Harry lui fasse aussi confiance pour lui poser cette question et terrifié à l'idée des possibles conséquences. « Wow Harry, c'est une sacré question ! En as-tu déjà parlé à ton père ? »
« - Les gobelins sont différents Sirius, apparemment les couples savent juste quand ils ont rencontré leur âme sœur. Ils disent que le deux sont instantanément attirés l'un par l'autre et qu'ils deviennent très proches en très peu de temps et ne veulent plus être séparés. C'est ça le problème, je pense être plus gobelin qu'on ne le croyait possible. Les propres mots de mon père décrivent parfaitement ce que je ressens pour Hermione. Mon problème, c'est que je ne sais pas quoi faire maintenant. »
- Harry, à ton âge ce n'est pas forcément une mauvaise chose… » Sirius réalisa qu'il venait de faire un faux-pas en entendant de la colère dans la voix de son filleul.
« - Je suis le chef d'une noble et ancienne maison, je suis un centurion et le champion de Poudlard ! Ce troll ne s'est jamais plaint de mon jeune âge quand je l'ai découpé. Si tu ne peux pas prendre ça au sérieux, je vais en parler au briseur de sorts Weasley. »
Cela força Sirius à regarder le jeune sorcier-gobelin devant lui et de concéder qu'il avait raison, Harry n'avait jamais agi comme un garçon de onze ans, il était peut-être temps d'arrêter de le traiter comme tel.
« - Je suis désolé Harry, ta question m'a juste surpris. Je me demande toujours quel est ton problème. Nous savons tous deux ce que ressent Hermione pour toi, je ne pense pas qu'elle change d'avis prochainement.
- Désolé Sirius, je n'aurais pas dû m'énerver contre toi. L'année dernière j'ai dit à Hermione que je ne pensais pas commencer quelque chose avec quelqu'un tant que Voldemort n'avait complètement disparu -ni moi ni elle ne savons combien de temps ça prendra. Hermione est belle, intelligente, et j'adore passer du temps avec elle. Et si elle en avait marre d'attendre et qu'elle allait voir ailleurs ? Je ne crois pas être capable de m'en remettre.
- Harry, il y a aussi peu de chances qu'Hermione aille voir ailleurs que toi. Puisque tout le pays sait maintenant qui elle est et que tu l'emmèneras sans doute au bal du ministère, je ne vois pas en quoi lui demander d'être ta petite amie pourra la mettre plus en danger. Rien qu'en vous regardant je sais qu'elle ne sera pas une distraction pour ton entrainement. Tu travailles plus dur pour la satisfaire et elle agit de même pour toi. Mon conseil serait simplement de lui poser la question et d'en parler aussi à Dan et Emma.
- C'est plus ou moins ce que je voulais faire, mais il y a encore un gros problème. Tu nous as appris le comportement adéquat pour faire la cour à quelqu'un et ce serait génial, sauf que je suis un gobelin. Si je suis cette procédure, la presse sera sur notre dos et dira que j'ai choisi de vivre comme un sorcier… »
Sirius comprit immédiatement la position unique de son filleul. « …et je suppose qu'il y a des règles gobelines qui entraineraient l'exact opposé ? »
Soulagé que son parrain ait enfin compris, Harry hocha la tête. « C'est comme si j'étais coincé et je ne sais pas quoi faire ensuite. Je veux dire à Hermione ce que je ressens pour elle, mais où cela nous mènerait-il ?
- Je pense que tu dois lui dire et lui expliquer le problème. Il y a aussi une troisième option que tu as oubliée, mais je suis sûr qu'Hermione t'en parlera. » L'envie dans les yeux d'Harry signifiait que Sirius ne pouvait pas laisser son filleul attendre plus longtemps.
- Tu réfléchis trop à un problème très simple en soit, avec une solution encore plus simple. Si les options magiques ou gobelines ne sont pas possibles, il doit sûrement y avoir une méthode moldue pour qu'une fille et un garçon soient ensembles ? Demande juste à Hermione d'être ta petite amie, ne formalise rien. La seule différence que je peux voir sur ce qui vous arrivera c'est que tout le monde saura maintenant que vous êtes en couple.
- Crois-tu qu'Hermione sera contente ?
- Harry, je ne crois pas qu'une jeune fille sera plus heureuse qu'elle. Je vous ai vu tous les deux ensembles et vois clairement que tu y as beaucoup pensé. Je n'ai qu'un conseil à te donner, passer de meilleurs amis à en couple est un grand pas. A ce niveau-là, il faut que tu prennes ton temps avant de t'engager davantage.
- Je serais heureux qu'Hermione accepte d'être ma petite amie, on s'occupera du reste plus tard. Depuis septembre des sorcières viennent me voir en permanence et aucune n'arrive à la cheville d'Hermione. Elle peut me faire sentir heureux et aimé rien qu'en me tenant la main. »
Le sourire qu'affichait maintenant Harry ravissait Sirius. La prochaine question de son filleul lui ramena ensuite les pieds sur terre.
« - Sirius, que ressens-tu pour Henrica ? »
Ayant besoin de temps pour y réfléchir, Sirius répondit avec une autre question.
« - Pourquoi ai-je l'impression qu'il y a plus que de la curiosité derrière cette question ?
- En plus de beaucoup l'aimer, elle travaille pour moi -en tout cas pour la fondation Lily Potter. Quand elle n'enseignera pas à Poudlard, elle passera son temps entre Gringotts et nous pendant les vacances. Si cela devient sérieux entre vous, ce sera génial. Si ce n'est pas le cas, alors les choses pourraient être gênantes si ça se passe mal. »
Sirius se demanda comment Harry pouvait se sentir si incertain à propos d'Hermione et être pourtant assez mature pour poser une telle question. Sirius n'avait pas pensé aux conséquences qu'évoquait Harry, étant juste heureux de vivre au jour le jour. Il était temps cependant d'être tout à fait honnête avec son filleul.
« - Harry, après dix ans à Azkaban je ne suis plus le même sorcier qu'avant. Je ne sais honnêtement pas si ce sera sérieux avec Henrica. Je suis cent pour cent positif en disant qu'elle est la meilleure chose qui me soit jamais arrivé. Je vais cependant appliquer mon propre conseil et prendre le temps de réfléchir à mes sentiments. Je pense honnêtement que si nous décidons de ne pas continuer, nous resterons amis. C'est tout ce que je peux dire pour l'instant. »
Son filleul sourit de nouveau et Sirius espéra qu'il avait marqué un point.
« - Nous l'aimons tous Sirius. Je sais que depuis la Saint Valentin, Hermione et Padma la traitent comme une grande sœur ou une tante préférée quand nous ne sommes pas en cours. Je détesterai que ça devienne gênant si ça se passe mal.
- J'approuve totalement, et il y a quelqu'un d'autre que je voudrais te présenter. J'ai finalement réussi à retrouver la trace de mon ami Lunard. Remus était le préfet de Gryffondor avec ta mère ainsi qu'un maraudeur avec ton papa et moi. J'espérais pouvoir l'inviter pendant l'été, même si le cycle lunaire décidera quelle partie de l'été. C'est aussi un expert en défense et il pourrait t'aider pour ton entrainement. »
Cela n'engendra pas la réponse positive que Sirius espérait, ce qui l'inquiéta. « Tu n'as pas de problèmes avec son petit problème de fourrure, si ?
- Les gobelins ne sont affectés par la lycanthropie, pour nous ce sont juste de grands loups. Je sais que je ne suis pas physiquement un gobelin, j'essayais juste de montrer que nous n'avons pas les mêmes préjugés que les sorciers contre les loups-garous. C'était plus cette histoire de défense qui me dérangeait. Ça ne me dérange pas d'apprendre de lui pendant les vacances, mais je veux que le briseur de sorts Weasley soit notre tuteur principal de DCFM. Nos leçons sont plus dures mais il arrive toujours à les rendre amusantes, c'est vraiment un prof génial. »
Sirius décida de ne pas insister. « Cela ne me pose pas de problème, et j'ai aussi une haute opinion de Bill. Nous ferions mieux de partir maintenant et de nous préparer pour la soirée. Tu voulais me dire autre chose ?
- Je pense que cela m'a aidé d'en parler à voix haute. Merci Sirius.
- Pas de problème Harry, c'est pour ça que tu as un parrain. »
Ils se sentaient mieux tous les deux quand ils quittèrent la pièce.
Attendant dans le couloir, Minerva était aussi excitée que les autres invités, quand elle vit une porte apparaître sur le mur de pierre juste parce qu'Harry l'avait demandé. Filius lui avait parlé de ce phénomène car il était habitué à utiliser la pièce pour pratiquer l'escrime avec Harry et Hermione. Rien n'aurait pu cependant la préparer pour ce qu'elle vit en entrant dans ce lieu très spécial. Déjà, il était circulaire – alors qu'ils n'étaient pas dans l'une des tours. Le plafond était très haut et traversé de plusieurs arcs de couleurs différentes. La soie du plafond descendait le long des murs et ne s'arrêtait qu'au niveau du sol, donnant l'impression qu'ils étaient dans une tente. Le chandelier massif accroché au centre du plafond illuminait davantage les couleurs et créait une atmosphère chaude et chaleureuse.
Plusieurs tables étaient dispersées avec autour de chacune quatre ou six places. Le centre de la pièce était vide et seule la douce musique jouée indiqua à Minerva pourquoi il y avait ce vide. Elle avait déjà utilisé des tentes sorcières avec sa famille quand elle était plus jeune, et bien qu'ayant l'air normales à l'extérieur elles ressemblaient davantage à des appartements à l'intérieur. Elle ne pouvait pas se rappeler avoir déjà vu une pièce en pierre ressembler autant à une tente. L'excitante illusion lui indiquait que la soirée allait être magique et ils ne s'étaient pourtant toujours pas assis.
L'excitation était palpable dans l'air, même si deux sorcières de première année de Gryffondor semblaient être plus qu'excitées. Padma attrapa sa sœur et Lavande par le bras et les emmena vers une table à six places, où elles furent rapidement rejointes par Hermione, Harry et Neville.
Minerva se retrouva à une table pour quatre, avec les autres professeurs et Sirius, tandis que les étudiants gravitaient autour des tables avec leurs camarades de maison. Minerva était surprise de voir que Draco Malfoy était présent ce soir, et ce fut sans surprise que lui, Pansy et deux autres garçons s'assirent à une table pour quatre, loin des autres Serpentards.
Ce fut aussi une surprise cependant quand Hermione se leva pour dire quelques mots.
« - Nous sommes tous ici pour célébrer l'anniversaire de nos amies, Padma et Parvati Patil. Nous avons prévu de diner d'abord, puis nous danserons jusqu'au couvre-feu. Commençons par la chanson traditionnelle. « Joyeux anniversaire à vous… »
Pendant que tout le monde chantait, un grand gâteau d'anniversaire recouvert de deux douzaines de bougies apparut sur la table des jumelles. Un côté étant de la couleur des Serdaigles, l'autre de celle des Gryffondors, les filles s'installèrent devant leur côté respectif. Quand la chanson fut finie, Parvati et Padma soufflèrent leurs bougies avec empressement. Ce fut le signe pour que le repas apparaisse sur les tables avec des pichets d'ale gobelin.
Quand Hermione tendit son cadeau à Padma, la sorcière était submergée. « Les amis, je croyais que cette fête était déjà mon cadeau – c'est trop.
- Hey, souviens-toi de notre ami qui pense que les anniversaires sont les jours les plus importants de l'année. Je commence à être d'accord avec lui. Joyeux Anniversaire Padma. » Hermione tendit ensuite un présent à Parvati. La sorcière de Gryffondor déchira le papier cadeau et découvrit un magazine de mode qu'elle n'avait jamais vu avant.
« - Je sais que tu as aimé les vêtements à Harrods et je t'ai vu lire Sorcière hebdo. Je t'ai payé un abonnement d'un an à Vogue, c'est un magazine de mode moldu. »
Les yeux de Parvati lui sortaient presque de la tête devant toutes ces photos en couleur des dernières modes moldues. Ni elle ni Lavande ne connaissaient les personnes mentionnées dans le magazine, mais cela ne signifiait pas qu'elles n'allaient pas regarder tout ce que ces femmes inconnues portaient. Padma était aussi enchantée par son cadeau, l'édition complète des romans de Jane Austen. Elle avait entendu son amie lui dire que c'était son auteur préféré et Padma avait maintenant la chance de se faire son propre avis.
Lavande donna aux deux sœurs du maquillage, ce que Parvati apprécia plus que Padma. Neville avait demandé de l'aide d'un professionnel pour ses cadeaux, il était sûr qu'Henrica avait bien choisi. Même Parvati ne pouvait pas croire que le pull coloré qu'elle avait reçu était un cadeau romantique, car le bracelet en or de Padma était simplement magnifique et très apprécié par la sorcière.
Harry s'était reposé sur Sirius pour ce problème, et donna à Parvati une carte avec un bon à l'intérieur. Le bon indiquait « Bon pour une journée de shopping », ce qui fit sauter de joie la Gryffondor. Les trois amis étaient contents qu'elle ait au moins arrêté de crier aussi fortement que d'habitude quand elle était excitée. Susan et Hannah ayant leurs anniversaires entre maintenant et le premier septembre, les deux filles recevraient exactement le même bon et elles pourraient ainsi faire une journée shopping ensemble durant les vacances d'été.
Hermione et Padma seraient aussi incluses, même si ni l'une ni l'autre n'avaient besoin d'un bon. Il était d'ailleurs assez nerveux quand il regarda son amie ouvrir son cadeau. Ses yeux brillèrent de plaisir et Harry sut qu'il avait bien choisi et soupira de soulagement.
« - Oh Harry, je l'adore ! » Padma commença ensuite à montrer à la table ce dont il s'agissait. Elle tenait un sac à main bronze en peau de dragon qui était bien plus féminin que le sac d'Harry. A part la couleur et la taille, il y avait aussi une autre chose qui assurait que ni l'un ni l'autre ne confondrait leurs sacs. Sur ce modèle était inscrit le prénom PADMA avec des topazes bleues. Il comprenait aussi un sort de fond illimité et de poids plume, ce qui signifiait qu'elle pourrait l'utiliser partout.
Pendant la suite du repas, les deux sorcières reçurent d'autres cadeaux de tous leurs amis. McGonagall leur en donna même un autre en reportant le couvre-feu d'une heure. Quand les assiettes furent finies, elles disparurent et furent remplacées par d'autres avec un morceau de gâteau. C'était le moment qu'Harry avait redouté, même si ni lui ni Hermione ne savait comment l'éviter. Quand la musique augmenta, Neville invita Padma à danser. Etant le seul autre homme de la table, Harry comprit qu'inviter l'autre fille qui fêtait son anniversaire était la seule option possible. Mais il fut suffisamment gracieux, même si tout le monde savait qu'il aurait préféré danser avec Hermione.
Ayant souvent dansé avec Padma, Harry sut tout de suite que Parvati était différente. Elles étaient peut-être physiquement identiques, mais ni lui, ni Hermione ni Neville n'avaient de mal à les différencier. Danser avec Padma était léger, drôle et amusant. Parvati, d'un autre côté, envahissait toujours son espace personnel et essayait toujours de se rapprocher autant que possible. Harry réussit à garder son sourire et à bavarder tout en en faisant en sorte de ne pas l'encourager. Lorsque la musique joua ses dernières notes, il ramena Parvati à sa chaise et ignora poliment les regards envieux de Lavande pour se dirigea vers Hermione. Heureusement, Dean et Seamus s'approchèrent des deux sorcières pour les inviter. Ron, lui, semblait essayer de découvrir combien de parts de gâteau il pouvait manger sans être malade, et ils n'avaient qu'à espérer que son expérience serait un succès. Regarder Ron Weasley vomir n'était pas ce qu'ils appelaient une fête réussie.
Harry était enfin en train de danser avec Hermione dans ses bras, et tout allait de nouveau bien.
Pansy était en train de danser avec Draco tout en parlant à toute allure. Leur situation à Poudlard avait tellement changé que le Serpentard était maintenant forcé de la satisfaire sans se plaindre. « Regarde cette sang de bourbe accrochée à lui. Qui pense-t-elle être ? Se lever et parler devant McGonagall, je ne sais pas combien de temps je vais encore supporter ça. J'arrête pas d'écrire à mon père pour lui dire à quel point Poudlard empire, il me renvoie juste qu'il faut que je continue comme si de rien n'était. J'espère que ton père fait quelque chose pour cette situation.
- Si c'est le cas, alors père ne me dit rien – et je ne veux certainement pas le savoir. »
Pansy trébucha presque en l'entendant, forçant Draco à expliquer quelques vérités en continuant à danser. « Si je me fais attraper en train de faire quelque chose contre Crow, je serais expulsé de Gringotts. Si c'était le cas, ma vie serait foutue.
- Ne dis pas ça Draco…
- C'est vrai, et tu serais la première chose à laquelle je tiens que je perdrai. Ce n'est que le fait que j'hériterai tout quand j'en aurais l'âge qui empêche ton père d'annuler nos fiançailles. Nous savons tous les deux qu'il n'hésiterait pas si je perdais mon héritage. Mon propre père agirait lui aussi. J'aurais à me marier, avoir un enfant et attendre qu'il soit suffisamment âgé. Sans fortune et probablement sans assez d'argent pour envoyer cet enfant à Poudlard, il n'y aura pas beaucoup de sorcières voulant m'épouser. Mon père fera certainement un autre héritier et me déshéritera complètement. »
Pansy était presque en larmes en imaginant le futur que Draco avait évoqué, sachant qu'il avait parfaitement décrit les réactions de leurs parents. Les deux pères étaient prêts à attendre cinq ans si besoin pour que Draco hérite de la fortune familiale, mais le rejetteraient immédiatement s'ils devaient attendre une autre génération pour toucher l'héritage. Le fait que Lucius soit le fautif dans cette histoire ne sauverait pas Draco, le patriarche Malfoy prendrait toutes les mesures nécessaires pour récupérer la fortune familiale, et ce aussi vite que possible. Si Draco n'était plus cette option, il serait rudement rejeté et Pansy serait fiancée à quelqu'un d'autre.
« - Maintenant, tu vois pourquoi il faut que je fasse attention à Poudlard. Ce sera bientôt l'été et nous pourrons sortir de cet endroit, alors profitons de la soirée. Au moins, c'est une bonne soirée. »
Hermione dansait avec Harry, c'était donc effectivement une bonne soirée. Elle savait cependant que quelque chose le dérangeait et supposa que c'était ce dont il avait discuté plus tôt avec Sirius. « Dois-je m'inquiéter ? Le féroce centurion Crow va-t-il faire son apparition ce soir ? »
- J'espère que non. Malfoy se comporte bien et McGonagall garde un œil sur Weasley, je ne m'attends pas à ce que nous ayons des ennuis ce soir.
- Si ce n'est pas ça, alors qu'est-ce qui te dérange – ou n'as-tu pas le droit d'en parler ?
- Si je ne peux pas te dire ce que j'ai en tête, alors je n'ai aucun espoir d'obtenir ce que je veux. » Harry respira un grand coup avant de se lancer. « Je t'apprécie beaucoup Hermione, mais je ne peux pas te faire la cour comme tu le mériterais… »
Hermione termina sa phrase pour lui, y ayant déjà réfléchi quand Sirius leur en avait parlé. « … parce que les gens penseraient que tu as choisi un futur sorcier. Je suppose aussi que l'option gobeline n'est pas possible, n'est-ce pas ?
- Oui, et tout ce que je peux te demander, c'est d'être ma petite copine… »
- OUI ! » Hermione serra Harry fort dans ses bras et l'embrassa rapidement – leur premier baiser en tant que petit-ami / petite amie. Les autres élèves applaudirent et se rassemblèrent autour du jeune couple, les forçant à retourner à leur table.
Hermione était assise à côté d'Harry, se tenant la main et la tête contre l'épaule d'Harry. « Je n'ai besoin de rien d'autre Harry, je suis vraiment heureuse de n'être que ta petite amie. Mes parents auraient peur si c'était plus, du moins tant que je ne suis pas plus âgée.
- Ce n'est juste pas la manière dont les gobelins procèdent normalement, Hermione, il y aurait des engagements et des contrats…
- Tu penses que je suis une petite amie comme les autres, Harry ?
- Absolument pas, et je voudrais le crier au monde entier…
- Contente-toi de le dire à mon père et à ma mère pour l'instant… »
Ils furent interrompus par une Padma ravie qui se pencha vers eux et les serra contre elle. « C'est une fête d'anniversaire tellement géniale, et maintenant nous avons une autre raison de faire la fête. Deux de mes meilleurs amis sont enfin ensembles – je suis si heureuse pour vous ! »
Le couple heureux fut rapidement de nouveau sur la piste de danse, ce qui fit sourire le parrain soulagé. Ce que sa cavalière remarqua. « Tu savais qu'Harry allait le lui demander ?
- Nous en avons parlé précédemment. Harry voulait offrir davantage de choses à Hermione mais ne le pouvait pas en raison des circonstances. Quelque fois je vois en Harry un mini James, puis il se comporte juste comme Lily. Quelque fois cependant, Harry Crow est un pur gobelin et me déroute complètement. Ce garçon est une énigme que je dois résoudre pour être un bon parrain, et tes recherches pour ton livre sur les gobelins vont sûrement m'aider.
- Es-tu prêt à jouer le rôle d'un assistant non rémunéré ? » Henrica posa la question en blaguant mais vit que Sirius ne la prenait pas de cette façon. « Quel est le problème Sirius ? »
Décidant une nouvelle fois que l'honnêteté serait son nouveau crédo, Sirius parla de ce qu'il avait à l'esprit depuis l'après-midi. « On a parlé de toi avec Harry cet après-midi, j'avais l'impression qu'il était ton frère m'interrogeant sur mes intentions avec toi. Tu sais ce que ces quatre pensent de toi ? »
Elle était maintenant nerveuse, se demandant ce qui avait été dit. Henrica lui posa donc une question. « …et qu'as-tu dit à ton filleul quand à tes intentions me concernant ?
- Je lui ai dit la vérité. Dix années à Azkaban m'ont changé, à un point tel que je ne suis parfois plus très à l'aise. Après l'incident chez les Granger à Noël, j'ai vu Harry et Hermione s'endormir ensemble. Ils avaient l'air si heureux et à l'aise, Emma les a bordés et laissé dormir tous les deux. Je suis allé dans ma chambre et j'ai pleuré jusqu'à m'endormir, submergé par la beauté de la scène. Il n'y a pas eu beaucoup de beauté dans ma vie. Puis j'ai rencontré Henrica Hobson – la plus belle personne que j'ai jamais vue. »
Elle se relaxa dans les bras de Sirius tout en se laissant emporter dans leur valse. Elle ne savait pas ce qu'il allait dire, mais ce n'était pas la fin de leur relation et ils arriveraient à tout surmonter.
« - Donc, ce que j'essayais de dire, c'est que jusqu'à ce que je comprenne qui je suis aujourd'hui, je ne sais pas ce que je peux t'offrir. Je réalise que tu peux avoir bien mieux que moi… » Des lèvres incroyablement douces se posèrent sur ses lèvres avant qu'il n'ait eu le temps d'en dire plus.
« - Tu viens juste d'être recruté en tant qu'assistant de recherches non rémunéré pour l'été. Tes responsabilités seront de me suivre partout et de prendre des notes, et de m'aider à les compiler – et de faire en sorte que je n'ai pas de coups de soleils quand nous serons allongés sur ces fameuses plages pour écrire mon livre. J'ai eu beaucoup de demandes de candidature pour ce travail, mais la tienne est la seule que j'ai jamais considérée. C'est peut-être une position temporaire pour l'instant, mais qui sait ce qui nous attend dans le futur ? Nous finirons peut-être par signer des contrats permanents entre nous. »
La sorcière lui coupait vraiment le souffle. « Quand je disais que tu étais une belle personne, je ne parlais pas seulement de ta beauté physique. Tu as une beauté qui vient de l'intérieur et qui brille dès que tu parles. Je t'ai vu aider Hermione et Padma à avoir plus confiance en elles et Neville à lutter contre sa timidité. Et ensuite tu es prête à passer du temps à reconstruire un homme brisé, je crois que je vais rester prêt de toi pendant de très nombreuses années. »
Le sourire d'Henrica rivalisait maintenant avec la luminosité du chandelier. « Un pas à la fois, Sirius, un pas à la fois. »
Minerva fut enchantée de voir deux de ses préfets quand ils quittèrent tous la pièce.
« - Bonjour Professeur, nous nous demandions pourquoi les élèves de première année n'étaient toujours pas rentrés. C'est pourquoi Penny et moi sommes partis les chercher.
- Dix points pour Gryffondor Mr Weasley, et dix autres pour vous Miss Clearwater. J'aime que mes préfets prennent de telles initiatives et je suis très contente de vous. Maintenant, si vous voulez bien escorter vos protégés jusqu'à leur maison, le professeur Flitwick et moi ramènerons les Poufsouffles et les Serpentards. »
Le groupe de premières années excitées partit bientôt avec eux, mais pas avant que les deux sœurs Patil aient remercié tout le monde d'être venu.
Le fait qu'Harry et Hermione s'embrassèrent pour se dire bonne nuit et bonjour au lieu de se prendre dans les bras fut la seule différence dans leur comportement, maintenant qu'ils étaient un couple. Leurs amis ne réagirent pas non plus différemment, Hermione était comme d'habitude au bras d'Harry quand ils se déplaçaient dans le château. Harry et Hermione se sentaient cependant différent, le fait d'être passé de meilleurs amis à couple les faisait sourire en permanence.
Même quand ils virent le visage grognon de Maitre Sharpshard, les attendant avec son père et le briseur de Sorts Weasley, leur humeur n'en fut pas gâchée. Maitre Sharpshard fit pourtant de son mieux pour cela...
« - Un coup de chance et ton père et le directeur pensent que tu peux me battre. Lorsque ton père aura fini ce qu'il a à faire, toi et moi allons croiser nos lames, Crow. Ton joli petit couteau ne va pas sauver tes fesses aujourd'hui. »
Harry ouvrit la pièce, qui contenait maintenant un petit parloir privé dans un angle. Quand il vit qu'il y avait un fauteuil et un canapé, Harry eut la confirmation que la salle savait ce qu'il voulait avant même qu'il ne le sache lui-même.
« - Père, hier soir, Hermione a accepté d'être ma petite amie. Peut-elle participer à ces discussions ? Je ne veux pas avoir de secrets pour elle et n'aimerai pas qu'elle s'inquiète de possibles ennuis. Tu m'as dit que maman et papa partageaient tout, c'est aussi ce que j'ai toujours voulu. »
Hermione et son père furent tous deux étonnés par sa déclaration. Mais son père fit un hochement de tête, se demandant ce qu'il pouvait leur révéler à tous les deux en se dirigeant vers le parloir.
Bill commença à faire travailler Padma et Neville, tandis que le large gobelin s'échauffait, ressemblant étrangement à un ours, si ce n'est pour sa tête rasée.
Barchoke regarda dans les yeux de la jeune sorcière, essayant de lui faire comprendre à quel point la discussion qu'ils allaient avoir était sérieuse.
« - Hermione, ce dont nous allons parler ce matin est effectivement un secret gouvernemental. Harry le sait et doit te faire implicitement confiance pour même suggérer que tu sois présente. Je veux juste que tu comprennes que connaître ces secrets peut-être un fardeau – un fardeau qui ne pourra pas être partagé.
- Je pourrais en parler avec Harry, ce sera suffisant. Chaque fois qu'il a une mission en tête, je m'inquiète de savoir comme l'aider. Maintenant, non seulement je saurais, mais j'espère même pouvoir l'aider à se préparer.
- Elle arrive à voir à travers mon meilleur visage stoïque père, et s'inquiète de ce que je vais faire. A moins que le directeur ne demande spécifiquement à ce qu'Hermione ne soit pas au courant, je ne veux pas vraiment pas qu'il y ait des secrets entre nous. »
Y ayant réfléchi, et voyant que son fils avait fait de même, Barchoke commença à leur dire pourquoi il était là. « Puisque la situation impliquera Hermione, je vais tout vous dire. Une autre chose cependant, j'aurai besoin de la permission du directeur. »
Ils étaient tous trois content quand Barchoke commença son explication. Harry comprit immédiatement les conséquences possibles si son père devenait un ambassadeur, et les effets que cela aurait sur les relations sorciers/gobelins, et approuva tout ce que son père dit, notamment sur le fait d'être prudent.
« - Ils veulent que ce bal honore la famille qui a débarrassé le pays de Voldemort en décorant tes parents de médailles posthumes afin de toujours se souvenir d'eux. Le ministre espère qu'un sorcier et une sorcière de première année intègrent en Septembre Poudlard en tant que boursiers de la fondation scolaire James et Lily Potter. Ils veulent soutenir deux nouveaux étudiants chaque année pendant la prochaine décennie. »
La main d'Hermione était dans celle d'Harry, et elle sentit sa main se serrer en entendant ces nouvelles. La réponse de son petit ami la rendit encore plus fière de lui.
« - La fondation Lily Potter peut peut-être être aussi impliquée ? Donnons tout le crédit au ministre pour avoir eu cette idée, mais donnez suffisamment d'or pour étendre cette période pendant vingt ans. Je pense aussi que nous avons besoin d'un panel pour décider qui seront les élèves à en bénéficier. La dernière chose que nous voulons, c'est que de riches sangs purs sauvent leur argent en bénéficiant de cette bourse. »
Son père était d'accord. « Je pense qu'un représentant du ministère, de Poudlard et Sirius nous représentant jusqu'à ce que tu sois suffisamment âgé pour le faire, ferait l'affaire. S'il y a plus de membres, vous n'arriverez à rien. Tu ne m'as pas demandé ce qu'ils veulent te faire faire ?
- Je suppose qu'ils me donneront une médaille qu'il faudra que je porte. Du moment qu'il n'y a pas de statues ou d'autres choses du même genre, ça me va. »
Barchoke était si fier de son fils, il décida de lui peindre tout le tableau. « Fudge sait que si tu assistes au bal, il aura tous les votes nécessaires pour lancer les démarches. Malgré toutes ses fautes, nous pensons que le ministre a de très bonnes chances d'y arriver. Si je devenais ambassadeur, le directeur aimerait que mon fils me succède. Il pense que Lord Harry James Potter, Ambassadeur des Gobelins sonnerait bien. »
Harry avait tellement envie de sauter dans les bras de son père et de le serrer fort. Tout ce qu'il avait toujours voulu était maintenant possible. Au lieu de faire face à un choix impossible, il pourrait tout avoir.
« - Je pense que Lord Harry James Potter, Assistant de l'Ambassadeur des Gobelins, sonnerait encore mieux. J'aimerai avoir la chance de travailler avec mon père pendant plusieurs années, avant qu'il ne se retire pour passer du temps avec ses petits-enfants. »
Hermione ne savait pas que c'était là le « rêve gobelin. » Elever sa famille jusqu'à ce que les enfants soient prêts à reprendre les rênes et passer ensuite sa retraite en racontant des histoires à ses petits-enfants. Mais ce qu'elle savait, c'était que cette idée rendait Harry et son père très heureux Elle supposa que Barchoke se levant et offrant le salut centurion à son fils était ce qui ressemblait le plus à un câlin pour les gobelins.
La fin de leur réunion approchant, Barchoke avertit Harry. « Maitre Sharpshard s'est fait un peu titiller par le directeur et moi, et il semble déterminé à prouver que ta victoire n'était qu'un coup de chance. Il ne connaît pas les capacités de ton épée et j'ai promis au directeur que je lui donnerai une copie de ce souvenir. Je pense que Maitre Sharpshard a fait quelque chose à Ragnok il y a plusieurs années et que c'est là sa revanche. Sois prudent et rapide. »
Harry se souvint du dicton gobelin qui disait que « même durant les jours les plus ensoleillés, il pouvait pleuvoir un peu ». Mais personne n'aurait pu prévoir le torrent qui s'apprêtait à leur tomber dessus.
