Je vous préviens, ne lisez pas ce chapitre en présence d'une tierce personne… Maintenant que vous êtes prévenues, enjoy !
Point de Vue Clarke :
Crevées, Lexa et moi nous étions endormies dans les bras l'une de l'autre sans prendre le temps de nous embrasser ou de nous souhaiter une bonne nuit. Le lendemain matin, le bisou du réveil fut donc meilleur qu'à l'habitude et je lui souris avidement avant de regarder l'heure.
- 14 h ! m'exclamai-je. Wouw ! Je me demande si les autres dorment toujours, sinon j'espère qu'elles sont débrouillardes et qu'elles ne meurent pas de faim…
Lexa rigola et nous décidâmes de descendre, toujours en pyjama, histoire de faire un état des lieux. Octavia et Raven se câlinaient doucement sur le canapé en regardant le paysage, pas de trace de Gaïa et Niylah.
- Salut les filles ! nous salua Octavia qui nous avait aperçu dans le reflet de la vitre.
- Bien dormi ? demanda Lexa.
- Super, et vous ? rétorqua Raven.
- Pareil, dis-je, vous êtes levées depuis longtemps ?
- Moins d'une demi-heure, je pense, on attendait tout le monde pour commencer à penser à faire à manger, répondit Octavia.
- J'aime la tournure de ta phrase, continuai-je, du coup, on attend que les deux autres marmottes descendent et on verra pour le repas !
Comme je constatai qu'elles étaient habillées, je leur demandais si elles s'étaient douchées, elles me répondirent que oui, alors je proposai à Lexa de monter la première pour se doucher et j'attendis qu'elle redescende pour y aller à mon tour. Lorsque je reviens, Niylah et Gaïa étaient habillées, coiffées, lavées, dans le salon à papoter avec les autres.
- Ah bah, c'est pas trop tôt ! dit Niylah sur le ton de la rigolade. L'hôtesse de maison qui se fait attendre, on aura tout vu ! J'ai faim moi !
Je lui souris allégrement et les menai à la cuisine. Juste dos au salon, elle avait la même superficie que lui. Un grand comptoir était au milieu de la pièce, servant de plan de travail et de table à manger. Sur le mur derrière, celui qui, plus loin, encadrait la porte de sortie, se trouvait tout l'ameublement, en commençant du frigo, jusqu'à l'évier à côté de la fenêtre. En haut, il y avait les placards qui contenaient les ustensiles, et sur le mur en face, d'autres placards contenaient les condiments et autres aliments n'ayant pas nécessairement besoin d'aller au frigo, ainsi qu'un grand congélateur et la poubelle surplombée d'un tableau blanc pour y apposer quelques notes.
Nous décidâmes de ne pas prendre de petit déjeuner, vu l'heure tardive, bientôt 15 h 30, et de nous faire un déjeuner frugal, nous mangerions mieux le soir. J'ouvris le frigo, le congélateur et les placards, histoire de leur montrer ce que nous avions à manger, et nous décidâmes de nous faire cuire une pizza, simple pour ce premier repas, en ce premier jour où nous étions encore un peu claquées. En déjeunant, nous établîmes le programme de la journée. Après manger, je leur ferais visiter la maison et les alentours, s'il nous restait du temps, nous ferions sûrement de la luge dans les champs à côté ou nous reposerions sur le canapé en bavardant.
Une fois la pizza avalée, nous allâmes à l'étage et je leur ouvris chaque porte. Nous passâmes d'abord par les six chambres, chacune équipée d'une salle d'eau, puis nous passâmes aux trois autres portes de l'étage qui les intriguaient. Leur émerveillement me faisait rire. Une des trois portes contenait une septième salle de bains, la deuxième menait au grenier, grenier dans lequel elles ne voulurent absolument pas monter. Réflexion faite, ce fut plutôt Niylah et sa frousse qui réussirent à les convaincre de passer leur chemin.
- Mais les décorations de Noël sont là-haut, la prévins-je.
- Pas grave, vous irez les chercher sans moi ! répondit la blonde en frissonnant.
- C'est pas drôle ! dit Lexa. Et le sapin ?
- Normalement, la femme de ménage en a ramené un et il doit être au garage, je vous le montrerai en dernier !
Nous n'ouvrîmes pas la dernière porte et je les fis redescendre pour aller dehors. Les toilettes du bas se trouvaient sous l'escalier, Lexa y alla pendant que nous enfilions nos chaussures et manteaux et elle nous rejoignit avant que nous sortions. Nous fîmes le tour de la maison et je les menai directement au garage. Niylah sauta comme une puce devant le sapin en demandant quand nous le décorions. Après avoir choisi une date, je leur montrai la petite pièce connexe au garage où se trouvaient luges, raquettes, skis et tout le matériel pour les sports d'hiver. Ce fut limite si des étoiles brillaient dans leurs yeux. Octavia et Niylah se précipitèrent pour attraper une luge chacune et ne demandèrent même pas l'avis aux autres avant de se ruer dehors à la recherche de la première pente, si petite soit-elle, qui se présenterait à elles. Nous rîmes de leur comportement et prîmes des luges à notre tour. N'en n'ayant pas assez, Raven et moi décidâmes d'en partager une, assez grande pour deux, et Gaïa et Lexa en firent de même.
Même si Octavi et Niylah avaient l'air de se contenter du petit bout de terre qu'elles avaient trouvé pour glisser, je les emmenai toutes sur la colline juste derrière la maison - nous en voyions le haut par la baie vitrée du salon. Nous grimpâmes le plus rapidement au sommet et nous mîmes toutes à la même hauteur pour démarrer une course. Gaïa fit le compte à rebours et une fois le départ donné, Raven et moi donnâmes des grands coups de pieds pour démarrer en trombe. Ce fut malheureusement la luge de Gaïa et Lexa qui arriva en premier, suivit par la nôtre, puis celle d'Octavia et enfin celle de Niylah.
- Mais c'est pas juste ! protesta Niylah, s'adressant aux deux vainqueures. Vous êtes deux sur une luge, alors forcément, vous êtes plus lourdes et vous avancez plus vite !
- Hé ho, dis-je pour les défendre, c'est toi qui t'es jetée sur les premières luges, mais t'en fais pas, va, on va faire des roulements !
Niylah se précipita pour se coller à Gaïa et stipuler implicitement qu'elle voulait faire la prochaine descente avec elle. Raven se joignit à Octavia et Lexa et moi eûmes une luge chacune. L'après-midi continua ainsi, entrecoupées de chutes et d'énormes fou-rires.
Vers 18 h, nous commencions à fatiguer, les traces du décalage horaires étaient toujours là, nous décidâmes de rentrer au chaud. Nous rangeâmes les luges et je leur allumai un feu pendant que Gaïa et Niylah nous préparaient du chocolat chaud. Nous le bûmes paisiblement devant le feu qui crépitait. Toutes silencieuses, nous profitions simplement de l'instant présent. Comme après quelques minutes, nous nous endormions, je décidai de les bouger un peu en leur demandant ce qu'elles souhaiteraient faire pendant cette semaine.
- Du ski ! s'exclama Niylah.
- Bien sûr, c'est au programme, dis-je, mercredi, ça vous irait ? Histoire qu'on se repose un encore peu demain.
Elles acquiescèrent.
- Une rando en raquette me dirait bien, proposa Gaïa.
- Moi, j'aimerais bien visiter un peu les alentours et voir à quoi ressembles les villes françaises dans cette région, proposa Lexa.
- Pour les raquettes, on fait ça dès que vous voulez, et pour la ville… Avant de faire les courses pour la deuxième semaine, on ira en ville ! Ah et pour le 25, j'avais pensé à faire une journée posée, à ouvrir les cadeaux et à manger, puis on pourrait refaire de la luge aussi.
Elles trouvèrent tout ça très bien et nous mîmes d'autres idées de côté. Après cela, nous allâmes dîner, pour finir la soirée devant un film avec un peu de pop-corn. Nous allâmes nous coucher de bonne heure pour être en forme le lendemain, où je leur ferai découvrir les paysages alentours.
Une certaine routine s'installa, sorties, à ski, à pied, en luge ou en raquettes, moments calmes et posés, bêtises hilarantes, activité décoration du sapin, moments câlins exposés ou cachés. Le 25 décembre arrivait à grands pas.
Le 24 au soir, après une longue journée à marcher en raquettes dans la neige et après un repas assez copieux, en effet, nous avions fait une raclette, ce qui nous offrit une soirée plutôt sympathique, j'étais blottie dans les bras de Lexa, dans le lit, je fermais les yeux et l'écoutais respirer.
- J'espère que mon cadeau de Noël te plaira !
Nous avions pratiquement toutes acheté notre cadeau le jour où nous avions pu sortir pour aller acheter nos robes de bal. Comme je m'étais retrouvé avec Octavia, cela avait été super facile, je l'avais semé pendant un moment pour acheter mon cadeau. Je réservais à Lexa un pendentif en forme de cœur, sertit d'un petit rubis éclatant, entouré d'une paire d'ailes en argent, le tout accroché à une chaine en argent qui contenait un autre rubis au trois-quarts de sa longueur et qui rajoutait une touche de brillance et d'élégance. J'avais hâte de voir ce que Lexa avait pour moi.
- Tant que ça vient de toi, je sais que ça me plaira, lui répondis-je en retour.
- J'ai hâte de voir le tien ! dit-elle.
Je lui déposai un bisou sur le front et m'endormis.
- Joyeux Noël mon cœur, me souhaita-t-elle au moment où je me blottis contre sa poitrine pour me réveiller en douceur.
- Joyeux Noël à toi aussi, Lexa, soufflai-je à mon tour.
Je restai quelques instants dans cette position avant de me redresser pour l'embrasser. Elle me rendit mon baiser et nous nous levâmes pour nous habiller et descendre. En bas, et le contraire m'aurait étonné, Gaïa et Niylah étaient là, près du sapin, assises sur le canapé, nous attendant.
- Je parie que t'es debout depuis 7 h 00 du matin, dit Lexa à Niylah en riant.
Il était alors 10 h 00.
- Même pas ! Que depuis 8 h 00 ! Et encore, Gaïa s'est réveillé 00, j'ai attendu sagement qu'elle se lève !
- Wow quelle prouesse ! lançai-je.
Nous rîmes, puis Octavia et Raven arrivèrent à leur tour. Après les salutations habituelles, nous allâmes nous installer sur les canapés, le sapin était à côté de la télé et Niylah s'était mise le plus près possible de lui. Niylah et Gaïa s'échangèrent leur cadeau, Raven et Octavia firent de même. Comme Lexa et moi n'étions pas officiellement en couple, nous avions prévu de nous les offrir le soir, en attendant, nous devions jouer les pauvres esseulées qui n'auraient pas de cadeau cette année.
Nous les observions donc ouvrir les leurs. Niylah reçu de la part de sa copine un petit panda en peluche arborant un nœud papillon bleu ciel sur l'oreille droite. Elle sauta au cou de sa copine en jouant la carte de l'enfant toute fière et toute contente. En échange, Gaïa ouvrit un petit paquet renfermant une bague qu'elle sortit, émerveillée. Cette dernière était en argent, fine, avec, gravé tout autour, des sillons qui rappelaient ceux d'une ligne de vie. Niylah argumenta son cadeau d'un "parce que tu fais battre mon cœur" qui nous fit toutes fondre. Je ne m'étais pas rendu compte que Niylah était tombée autant amoureuse de Gaïa. Cela me fit chaud au cœur, puis j'examinai Octavia et Raven.
La première reçue un médiator en bronze vieillit, il était gravé de leurs deux noms de famille entrelacés, un cœur était gravé de l'autre côté. Octavia en eut les larmes aux yeux, c'était grâce à la musique qu'elles s'étaient rencontrées. Elles se sautèrent dans les bras, puis Octavia se ressaisit pour que Raven ouvre son cadeau. Son paquet était plus grand que ceux déjà ouverts, il contenait un bonnet, une écharpe et des moufles. Le bonnet était rayé mauve et blanc avec un énorme pompon mélangeant ces deux couleurs. Les moufles étaient assorties au bonnet et pouvaient se transformer en mitaines. L'écharpe était du même ton. Ç'aurait pu être un cadeau banal, mais il était des couleurs de notre école, et des deux pavillons qu'elles partageaient, cela avait donc une immense portée symbolique, cette école avait un énorme pouvoir sur nos émotions et nos choix.
- Vous ne vous offrez pas de cadeaux ? nous demanda Niylah.
Lexa déglutit, mais finit par répondre que non puisque nous étions justes amies. J'avais espéré qu'elle profiterait de l'instant pour leur avouer… Je ne comprenais pas pourquoi elle ne voulait toujours pas, ça allait bientôt faire un certain temps. Je décidai de lui en parler le soir.
En cet après-midi festif, nous décidâmes d'aller nous balader en raquette dans les environs, par le deuxième sentier. Raven arborait fièrement son nouveau "kit de survie contre l'hiver" et tout le monde semblait joyeux en cette journée.
Pour l'instant, nous étions de retour et nous mangions ce que nous venions tout juste de préparer, dans une ambiance toujours aussi joviale et agréable. Nous nous amusâmes ensuite à regarder les programmes télé en français et ce n'était pas avec mes notions que je pouvais leur traduire l'intégralité. Vers minuit, nous commencions à fatiguer, alors nous décidâmes d'aller nous coucher. Un peu comme à l'école, nous nous souhaitâmes bonne nuit devant les portes et chaque couple entra dans sa chambre.
- Maintenant qu'on est seule, les cadeaux ! s'enthousiasma Lexa en allant chercher le sien.
- Avant, promets-moi qu'une fois nos cadeaux déballés, tu répondras à la question que j'ai à te poser.
Elle fut surprise, mais elle promit. Je l'embrassai et allai chercher mon cadeau, elle fit de même. Nous nous les tendîmes en même temps, toujours debout en face du lit tellement nous étions pressées, mais j'insistai pour qu'elle ouvre d'abord le mien. Ses yeux brillèrent lorsqu'elle ouvrit le paquet et un sourire éclatant s'afficha sur son visage quand elle sortit le collier de son écrin. Je lui attachai et elle me pressa pour que j'ouvre son cadeau. Il était dans une petite boîte orange, assortie d'un nœud. Je souris tout en ouvrant la petite boite. Dedans se présentèrent deux petits bracelets identiques. Une chaîne en argent avec en son milieu le signe infini en or. La boucle avant le fermoir était serti d'un petit diamant.
- Bon, ça fait un peu comme si je m'étais fait un cadeau à moi-même, admit-elle, mais comme ça, toi et moi, on sera toujours lié.
Ce qu'elle venait de dire me provoqua une sensation violente dans l'estomac. Le bonheur. Je sortis aussitôt le premier bracelet et lui attachai. Lexa prit le second et me le mit. Je lui sautai au cou et l'embrassai.
- Je t'écoute maintenant, dit-elle.
J'hésitai un peu, ayant peur de gâcher l'instant et me lançai finalement.
- Pourquoi tu ne veux toujours pas le dire aux autres pour nous deux ? Surtout après ce qui s'est passé au bal de Noël.
Je sentis immédiatement que ma question la bloqua, mais elle voulut quand même répondre au plus vite.
- Je… Je crois que j'ai besoin d'un peu de temps. J'ai mis du temps à me remettre de Costia, il me faut encore du temps pour évoquer le fait que je sois amoureuse d'une autre personne.
Cette phrase me serra le cœur.
- Je ne sais pas comment les autres vont réagir…
- Elles ne vont pas t'engueuler, hein…
- Je sais bien, mais je sais que ça va les faire penser à Costia et qu'elles vont se poser plein de questions… Laisse-moi jusqu'à la fin des vacances, s'il te plaît.
- Pas un jour de plus.
- Promis… T'es un ange avec moi, Clarke… Je ne te mérite pas…
- Tatata, ne dis pas n'importe quoi, Lexa.
Je m'approchai d'elle et pris son visage dans mes mains pour qu'elle garde son regard fixé dans le mien. Sa lèvre trembla et je l'embrassai pour la calmer. Je savais qu'elle s'en voulait de réfléchir de cette façon, mais moi, je ne lui en voulais pas, je l'aimais, et je comptais bien le lui prouver.
Après l'avoir embrassée longuement, je lui chuchotai au coin de ses lèvres que je l'aimais avant de l'embrasser davantage. Ses mains se plaquèrent sur mon dos et elle me colla à elle tandis que les miennes s'enroulèrent autour de sa nuque. Avec un mouvement de mon corps contre le sien, je la fis avancer et nous basculâmes en travers du lit. Nous nous calâmes en son milieu avant de reprendre où nous en étions. J'étais sur elle, alors j'avais tous les pouvoirs. Ma main gauche quitta le lit pour venir lui caresser les bras, les mains, les épaules, le ventre, la poitrine. Puis je lui retirai doucement son pull. Elle se laissa naturellement faire et je commençai à déboutonner son jean quand elle se mit, elle aussi, à me déshabiller.
Après quelques moments d'hésitation et de galère avec les pantalons, après de nombreux bisous, je lui demandais si nous pouvions passer sous les draps et elle accepta. Une fois recouvertes, je recommençai à l'embrasser et, petit à petit, je descendis les brettelles de son soutien-gorge pour lui faire comprendre mes intentions. Ses épaules étaient douces et son souffle si lisse. À chaque fois que j'approchais de sa poitrine, je sentais son cœur soulever ses côtes et tambouriner contre son torse, je m'y attardai même, posant mon oreille entre ses deux seins pour l'écouter battre, en fermant les yeux.
À l'habitude, c'était plutôt elle qui prenait les initiatives lorsque nous nous câlinions assez intensément. Ici, aujourd'hui, en ce jour spécial, je voulais lui montrer que moi aussi, je la désirais. Une fois ses brettelles descendues au maximum, elle m'aida à retirer son soutien-gorge. Comme elle était allongée sur le dos, je ne pouvais pas le faire toute seule, par contre, elle arriva sans difficulté à retirer le mien. Jamais nous ne nous étions retrouvées à moitié nues et si proches l'une de l'autre. Cela m'excitait et me gênait en même temps.
C'était la première fois que ça m'arrivait alors que Lexa l'avait déjà fait. J'avais peur, terriblement peur, qu'à l'instar des débuts, elle prononce le nom de Costia à un moment ou à un autre. Je l'aimais et j'avais confiance en elle, mais j'avais peur de souffrir. J'essayai de chasser mes pensées négatives pour profiter de l'instant et je me remis à embrasser son ventre avant de remonter vers sa poitrine pour finalement embrasser et suçoter ses tétons.
Son souffle s'accéléra instantanément et des gémissements commencèrent à émaner de sa bouche. Ces sons me mirent tout de suite en confiance et j'oubliai tous mes soucis, j'avais juste envie de lui faire plaisir et de passer un merveilleux moment avec elle. Je remontai vers sa bouche et elle en profita pour plaquer ses mains sur mon dos et le caresser doucement. Elle glissa ensuite sur mon ventre et ses mains remontèrent lentement sur ma poitrine qu'elle caressa tout aussi prudemment. Sous l'émotion, mes bras fléchirent et mon corps se retrouva collé à celui de Lexa, pas désagréable, mais pas très pratique pour s'embrasser. Elle m'allongea alors à ses côtés, ainsi, nous nous mîmes toutes les deux sur un de nos flans et nous recommençâmes nos baisers et caresses. Ma main passa sur sa culotte pour la caresser et elle fit de même avec moi. Puis je glissai vers ses fesses et introduisis un doigt dans sa culotte pour commencer à lui enlever, avant, je me stoppai.
- Mon Amour, chuchotai-je, je peux éteindre la lumière ? Non pas que je n'aie pas envie de te voir, mais, comme tu le sais, je suis…
- Pudique, me coupa-t-elle, bien sûr que tu peux éteindre.
Elle me sourit et je lui donnai un cours baiser avant de me pencher sur la table de chevet, d'allumer la loupiote, puis de me lever pour aller éteindre la lumière principale de la chambre. Je revins m'allonger et me remis à califourchon sur elle avant déteindre la lampe de chevet. Nous étions plongées dans le noir et je trouvais la chose encore plus excitantes. Dès que je fus bien calée sur elle et que ma bouche rejoignit la sienne, elle se précipita sur ma culotte, peut-être un peu trop vite, pour me la retirer, je fis donc la même chose.
Nous étions nues, collées l'une à l'autre et j'explorais son corps de mes mains pour essayer de deviner chaque parcelle de son être. Je passai légèrement ma main sur sa poitrine pour lui provoquer des petits frissons, puis j'insistai plus sur ses mamelons pour lui insuffler plus de plaisir. Je lâchai sa bouche à regret et l'embrassai dans le cou pour descendre sur les épaules et le buste et enfin arriver sur ses seins.
C'était la première fois que je faisais tout ça, mais je devais me lancer sans réfléchir, je savais que tout ce que je ferais lui plairait, parce qu'elle m'aimait. Ma langue vint jouer avec son sein gauche et son souffle devint saccadé. Ma main gauche me soutenait et j'utilisais l'autre pour lui caresser son sein esseulé.
Finalement, cette même main descendit et s'aventura sur son ventre, sa cuisse, pour approcher timidement son intimité. Je l'effleurai d'abord, ayant peur de lui faire mal ou de la brusquer, puis voulant répondre à ses menus gémissements, j'insistai plus et la caressai avec mon majeur. Son corps commença à se cambrer sous le plaisir, et mon excitation bondit. Je faisais des mouvements plutôt simples, mais son souffle se brusqua d'un coup et sa main posée sur mon dos me griffa légèrement. Cela me fit sourire et je remontai pour goûter de nouveau à sa langue, avant de redescendre vivement pour arriver, cette fois, directement devant son sexe.
Même dans le noir, je savais très bien vers où me diriger. Je lui embrassai d'abord le bas du ventre et les cuisses pour finir par donner un petit coup de langue sur son clitoris. Lexa sursauta, mais un gémissement plus fort que les autres lui échappa, je pris donc cela comme une autorisation à continuer. J'étais sans doute un peu maladroite, mais j'essayai de répondre en fonction de ses réactions. Si ses gémissements et les mouvements de son corps baissaient en intensité, je bougeais ma langue de quelques millimètres, si au contraire, ils augmentaient, je faisais en sorte de les rendre encore plus fort. Après quelques instants, je décidai de me stopper pour laisser le désir, à son paroxysme, redescendre un peu pour que la suite n'en soit que meilleure et pour ne pas en finir tout de suite. Je remontai donc petit à petit en essayant de couvrir son corps de baisers pour enfin retrouver sa langue. Elle plaqua ses mains sur mon dos et me retourna pour m'allonger sur le lit. Et Lexa entreprit à peu-près la même démarche que j'avais adoptée.
À chacun de ses baisers, à chacune de ses caresses, à chacune de ses léchouilles, mon esprit arrivait toujours plus près du paradis. Jamais je n'avais ressenti autant de choses. De désir pur mélangé à l'Amour sincère, c'était tellement bon. Je sentais mes joues chauffer et rougir, je fourrageais ma main dans ses cheveux pour lui montrer que j'appréciais ce qu'elle faisait -même si les soubresauts de mon corps et de ma respiration devaient lui faire comprendre que j'étais en proie à un désir immense. Je ne pus m'empêcher d'ouvrir la bouche pour parler.
- Je t'aime, Lexa… réussis-je à chuchoter entre deux respirations embuées.
Et comme si ma phrase avait été un déclic, elle se stoppa net et revint à ma hauteur. Au lieu de répondre à ma déclaration, elle me demanda de m'asseoir, ayant une petite idée de ses pensées, mais n'osant pas trop espérer non plus, je m'exécutai. Elle s'assit tout près en face de moi, mes yeux s'étaient habitués au noir et je pouvais juste distinguer sa silhouette, puis elle passa ma jambe gauche sur sa jambe droite et sa jambe gauche sur ma jambe droite.
Ainsi, nos sexes se rencontrèrent, provoquant une sensation assez étrange, mais très agréable. Sa bouche retrouva la mienne et nos langues recommencèrent leur valse. Nos mains revinrent caresser les seins de l'autre et nos corps se remirent à bouger naturellement, si bien que nos clitoris s'entrechoquaient, provoquant un plaisir de plus en plus fort. Je n'arrivais même plus à l'embrasser, ma bouche ouverte se heurtait contre la sienne tout autant ouverte et parfois nos langues arrivaient à se rencontrer. Mais le plus souvent je lui mordais la lèvre inférieure pour lui signifier à quel point j'étais bien. Nos souffles accélérèrent encore pour parfois se stopper net, afin de mieux savourer le plaisir et la presque jouissance.
Ce fut tout simplement une première fois magique puisque nous jouîmes en même temps. Alors que nos respirations s'étaient arrêtées depuis quelques secondes, je jouis, et mon souffle, jusqu'ici retenu, s'évacua en un torrent mélodieux qui se mêla à celui de Lexa qui venait, elle aussi, d'avoir un orgasme puissant. Je l'agrippai à la nuque et nous tombâmes à la renverse, elle s'allongea à côté de moi et nous reprîmes notre souffle. Nos mains s'enroulèrent en attendant. Une fois calmée, Lexa vint se blottir tout contre moi.
- Moi aussi, je t'aime, Clarke… dit-elle à voix haute avant de déposer un baiser sur mon buste.
Je ris faiblement de bonheur, lui attrapai le menton d'une main et amenai son visage au mien pour lui donner un baiser passionné.
- Mon Amour… chuchota-elle tout près de ma bouche avant de m'embrasser de nouveau.
Ayant sûrement mal au cou, elle se rallongea sur moi et je fermai les yeux.
Ces vacances étaient merveilleuses, enfin, cela n'allait pourtant pas durer...
Enfin leur première fois ! J'espère qu'elle vous aura plu hihi… Maintenant, les ennuis commencent… !
