Oups, j'ai oublié de poster hier… Un chapitre haut en couleurs en plus ! Enjoy...


Je ne me rappelais pas m'être endormie quand nous nous réveillâmes le lendemain. J'avais à peine émergé et je me rapprochai de Lexa pour me blottir contre elle. Elle répondit à mon moment de tendresse en m'entourant de son bras et en déposant un baiser dans mes cheveux.

Après un moment sans bouger, Lexa se leva pour aller aux toilettes et j'en profitai pour regarder l'heure. 9 h 15. Je supposai que les autres, ayant sûrement passé la même nuit que nous, ne se lèveraient pas avant 10 h 30, nous avions donc encore un peu de temps. Lorsqu'elle revint, elle s'allongea littéralement sur moi, provoquant mes rires. Je l'entourai de mes bras avant de déposer un bisou sonore sur son front. Elle rit à son tour et se releva pour se mettre à califourchon sur moi. Son regard se posa dans le mien et j'amenai mes mains à son cou pour approcher ses lèvres des miennes et l'embrasser. Nos langues se rencontrèrent bientôt et déjà l'excitation monta en moi. Nous étions nues de la veille, alors je ne me privai pas pour passer mes mains sur sa poitrine. Un hoquet lui échappa, mais je sentis ses lèvres former un sourire. Lexa accentua nos baisers et commença, elle aussi, à me caresser.

Après quelques minutes, sa bouche descendit pour embrasser et lécher mes seins, en même temps, sa main descendit et s'arrêta sur mon sexe. Je lâchai un râle de plaisir et elle commença ses caresses. Plus je prenais du plaisir, plus elle devenait insistante et elle finit, petit à petit, par pénétrer un doigt en moi. Cette nouvelle sensation était très agréable, toute douce. Elle commença une série de va-et-vient et s'empressa de remonter vers ma bouche pour faire taire mes gémissements qui devenaient de plus en plus forts. À force d'insister, j'eus un orgasme assez puissant et elle ralentit le rythme avant de retirer ses doigts doucement. Ils étaient légèrement couverts de sang.

- Je t'ai fait mal ? me demanda-t-elle sur un ton emplit d'amour.

- Non, pas du tout, c'était parfait, chuchotai-je avant de l'embrasser.

Elle attrapa un mouchoir qui traînait et s'essuya la main. Elle eut à peine le temps de se remettre sur le matelas que je lui sautai dessus, toujours essoufflée, et me mis à mon tour sur elle. Je l'imitai en lui caressant d'abord les seins pour ensuite descendre à son entre jambe. Une fois que ma main y fut, ma langue descendit sur sa poitrine. Je caressai du mieux que je pus avec mon majeur et mon index et je finis par entrer mon majeur en elle. C'était étrange comme sensation, je n'arrivai pas à me dire que j'étais en elle, mais j'aimais plutôt bien l'idée et je continuai. Puis je remontai l'embrasser en commençant de très légers va-et-vient. À un moment, sa bouche se crispa et je pris peur, je me stoppai.

- Désolée, chuchotai-je avec une grimace.

- Ne t'inquiète pas, me dit-elle, essaye d'appuyer un peu plus vers l'avant, vers toi, c'est juste que tu as les ongles un peu longs, conclut-elle en m'envoyant un sourire éclatant.

J'essayai de recommencer en appliquant ses ordres. Effectivement, ce fut beaucoup mieux et Lexa se mit à souffler de plus en plus. J'accélérai mes mouvements avec prudence tout en continuant à l'embrasser. Finalement, elle jouit à son tour et je fis comme elle avait fait avec moi avant de me retirer et de m'allonger à ses côtés pour la laisser respirer. Aussitôt décollée d'elle qu'elle se plaqua contre moi pour me serrer fort dans ses bras.

- Je t'aime, Clarke… Je t'aime !

- Je t'aime aussi ! dis-je en rigolant de joie.

Elle répondit à mon rire en me serrant encore plus fort. Puis, elle se leva pour aller se doucher et j'attendis patiemment qu'elle revienne pour y aller à mon tour. Sous l'eau chaude, je repensais à tout ce qui venait de se passer. Ma première fois. Ç'avait été si beau et si merveilleux que j'avais encore du mal à y croire. Un sourire automatique s'afficha sur mes lèvres et je me dépêchais de me laver pour vite retrouver les bras de Lexa. Une fois sèche et habillée, je me coiffai en observant ma mine réjouit dans le miroir et j'attachai mon ruban blanc dans mes cheveux avant de sortir. Dans la chambre, Lexa m'attendait au milieu de la pièce, bras croisés derrière son dos, l'air grave. J'eus peur un instant, mais finis par deviner ce qui allait se passer.

- Approche, dit-elle à voix haute.

Je m'exécutai et me stoppai à quelques centimètres de son visage. Nos poitrines s'effleuraient, tellement nous étions proches.

- Je t'aime, Clarke, et c'est pour ça que… Je veux te confier ceci.

Elle enleva ses mains de derrière son dos, elles étaient vides, alors je compris. Ses doigts se dirigèrent vers sa chevelure fraîchement coiffée et elle détacha le nœud qu'elle avait dans ses cheveux. Elle le regarda longuement à la lumière et monta ses mains pour venir nouer le bout de tissu blanc aux reflets dorés à côté du mien. Une fois attaché, ses mains retombèrent. J'avais cru qu'elle portait encore le ruban de sa sœur, je m'étais trompée, elle avait dû l'enlever quand j'avais tout découvert. Une larme coula sur ma joue et je m'empressai de détacher mon ruban blanc, en faisant attention d'enlever le bon, l'observai à mon tour à la lumière et me postai derrière elle pour faire une boucle avec, autour de sa queue de cheval. Puis, mes mains se posèrent sur ses épaules et je nichai mon nez dans son cou parfumé. Je humai un temps son odeur et elle se retourna pour emprisonner mon visage dans ses mains et me donner un baiser tendre comme elle savait si bien les faire.

- Je suis à toi jusqu'à la fin des temps, murmurai-je collée à son visage.

- Mon me…

Elle m'embrassa le front et nous nous serrâmes l'une contre l'autre.

Nous finîmes par nous lâcher, car nous devions descendre. En bas, il était 10 h 30, il n'y avait personne. Lexa et moi décidâmes de nous caler sur le canapé et de regarder la neige tomber par la baie vitrée, un chocolat chaud dans les mains, blotties l'une contre l'autre. À l'entente de pas dans l'escalier, nous nous décollâmes. Niylah, Gaïa, Octavia et Raven nous saluèrent. Nous y répondîmes, elles se préparèrent un petit déjeuner et nous les rejoignîmes autour de la table.

- On fait quoi aujourd'hui ? demanda Gaïa avant d'avaler la fin de son croissant.

- Les courses ! dis-je avec un grand sourire.

- Arf, c'est vrai, reprit Gaïa la bouche pleine.

- On va faire un tour en ville avant, continuai-je, donc je vous propose qu'une fois prêtes, on aille en ville, on mangera dans une auberge sur place et on ira faire les courses l'après-midi. Ça vous va ?

Elles n'avaient de toute façon pas le loisir de refuser.

- On y va comment ? demanda Octavia.

- Si vous vous en sentez capable, on peut y aller à pied, la ville est à une heure et demie de marche. Au retour, on prendra un taxi.

Elles étaient toutes partantes pour commencer la journée par une petite rando. Nous fîmes tourner le lave-vaisselle avant de monter nous brosser les dents et nous habiller plus chaudement pour sortir. Une fois nos après-ski et gants chaussés, nous partîmes pour notre exploration de la ville.

À mi-chemin, Lexa s'arrêta brusquement et posa une main contre un tronc d'arbre comme si elle voulait reprendre ses esprits. Je rebroussai chemin pour aller la rejoindre, le reste des filles, qui avaient sûrement comprit, me laissèrent aller devant. Lorsque j'arrivai derrière Lexa, j'aperçus Raven se réfugier dans les bras d'Octavia et je compris à mon tour. Costia était morte pendant les vacances de Noël de l'an passé, le jour où elles étaient sorties faire leurs courses, de plus, l'anniversaire de sa mort était dans deux jours. Je posai mes mains sur les épaules de Lexa et lui demandai ce qui n'allait pas.

- Rien… finit-elle par chuchoter. Rien, c'est rien, vraiment. Remettons-nous en route !

Je la connaissais maintenant, je savais qu'elle se forçait à sourire et à avancer, je savais qu'elle n'avait qu'une envie, se jeter au sol et pleurer, mais elle voulait être forte, et surtout, éviter cette vision d'elle à ses amies, éviter de leur rappeler cet évènement désagréable pour toutes. Mon cœur se serra, je n'étais pas là l'année précédente, je ne pouvais pas comprendre leur peine, je ne pouvais rien faire, strictement rien faire. Les filles devant ne firent aucun commentaire et nous reprîmes notre route en silence, un silence qui fut pour moi pesant. Heureusement, je réussis à me concentrer sur la neige onctueuse et nous arrivâmes finalement en ville. Là, Niylah brisa le silence en s'émerveillant sur l'architecture des villages français. Je lui appris que nous étions dans les Alpes et qu'ailleurs les maisons et villes n'étaient pas configurées de la sorte. Elle n'en fit rien et commença à accélérer le pas pour découvrir le plus de choses possible, Lexa sur ses talons, aussi avide de découverte qu'elle.

Nous parcourûmes la ville, entrant de temps à autre dans des boutiques, de souvenirs ou non. Niylah en profita pour acheter une petite marmotte en peluche, quant à Lexa, elle s'acheta plusieurs cartes postales et une boule à neige. Les autres se décideraient à acheter un souvenir après avoir mangé. Nous commençâmes à chercher une auberge. En nous promenant, je m'en souvins d'une où j'étais allée petite et j'essayais de me remémorer où elle se situait, en espérant qu'elle soit toujours ouverte. Par chance, je la trouvai vite et nous entrâmes timidement dans ce lieu rustique et typique de la région. Je dis facilement au serveur que nous étions six et il nous installa dans un coin de la salle, les places devant les fenêtres étant déjà prises. Je fis une traduction approximative des menus et pour plus de simplicité, nous décidâmes de toutes commander le plat du jour, accompagné d'un verre de vin rouge.

- J'adore ton accent français ! s'exclama Gaïa.

- "Six menus du jour s'il vous plaît", m'imita Raven avec un fort accent.

- Ahah ! ris-je de bon cœur. Merci, je vous apprendrais quelques mots si vous voulez !

Le repas arriva assez vite et nous mangeâmes avec appétit et passion. Après un petit détour par les toilettes, nous prîmes la direction du supermarché. Avant, nous passâmes par quelques boutiques pour que les filles, qui n'en avaient pas encore, puissent acheter des souvenirs. Nous arrivâmes enfin devant la "corvée", comme l'appelait Octavia. Au fur et à mesure des rayons, les filles s'extasiaient des produits français, elles auraient voulu tout acheter. Une fois passées aux caisses, nous en eûmes pour plus que prévu, nous nous empressâmes de ranger et de nous partager les charges. J'appelai un taxi d'une cabine téléphonique et il nous ramena à la maison.

Sur le trajet, il avait commencé à neiger et je m'étais perdu dans la contemplation de la chute de flocons. Je voulais oublier que ce soir, Lexa allait sûrement aller mal et les jours à venir, et que j'étais la personne la plus mal placée pour la consoler.

De retour à la maison, nous rangeâmes les courses et comme il commençait à se faire tard, nous décidâmes de préparer à manger. Pour cette soirée, nous fîmes un jeu de société, assez mouvementé, puisque Niylah était incapable de ne pas tricher et que ça avait le don d'énerver Raven, son énervement même nous faisant rire aux éclats. La joie générale redescendit aussi vite qu'elle était montée lorsque Niylah arrêta de tricher pour redevenir sérieuse et prendre la parole sur un tout autre sujet :

- Bon, Lexa, Clarke, quand est-ce que vous allez nous dire officiellement que vous sortez ensemble ?

Raven manqua de s'étouffer, je lâchai les dés que j'avais en main et Lexa arrêta pendant un temps de respirer.

- Pas la peine de nier, continua-t-elle sur un ton sarcastique, on a compris à la fête de Noël.

Je savais bien qu'on n'avait pas fait attention, peu m'importait que les autres le sachent, mais Lexa…

- Bah bah euh… commença Lexa en balbutiant. Oui, oui, c'est vrai, on sort ensemble, Clarke et moi.

Il n'y eut pas le choc attendu. Niylah avait dû en parler à Gaïa, Raven savait déjà et Octavia devait également s'en douter.

- Ça fait combien de temps ? continua Niylah.

- Je ne saurai pas te dire exactement, c'est plutôt compliqué…

- Mmmh, je vois, et vous comptiez emporter ce secret dans votre tombe ou bien ?

Niylah commençait à hausser le ton, je n'aimais pas trop ça. À côté, les filles restaient silencieuses, presque gênées de l'intervention de leur amie.

- Non mais… Je n'étais pas prête à vous le dire, chuchota Lexa de plus en plus mal.

- On est censé être meilleures amies ! On se dit tout, non ?

J'avais l'impression que Lexa allait fondre en larmes, il fallait que je réagisse, mais je n'avais pas envie de faire ça, je ne voulais pas faire ça à Raven… Mais Niylah ne me laissait pas le choix, elle montait en pression en s'énervant sur Lexa qui n'avait pas besoin de ça maintenant. Je me levai et posai mes mains à plat sur la table, le visage tourné vers celui de Niylah. Tout le monde me dévisagea et je pris un ton imposant.

- C'est toi qui parles d'honnêteté, Niylah ? C'est toi qui dis qu'entre amies, on doit tout se dire ? Tu te fous de moi !

- Je ne vois pas de quoi tu parles ! répondit-elle sur un ton trop arrogant à mon goût.

Le visage de Raven se décomposa, mais j'étais lancée, je ne pouvais plus faire marche arrière. Surtout après sa dernière réplique.

- T'es sûre ? dis-je sur un ton ironique. Toi couchant avec Raven, ça ne te rappelle rien ?

Je regrettai à moitié. Je voulais protéger Lexa, mais à côté, je faisais du mal aux quatre autres filles en face de moi. J'observai les dégâts alentours. Gaïa et Lexa semblaient prises d'une incompréhension totale tandis qu'Octavia et Raven parurent désemparées. Niylah, elle, me foudroya du regard, puis foudroya Raven, car il n'y avait que par elle que j'avais pu l'apprendre.

- Raven ! fulmina Niylah ! J'avais confiance en toi ! T'avais pas à lui en parler !

- Woh woh woh ! cria soudain Octavia. Niylah, tu vas te calmer tout de suite ! Tu n'es pas en mesure de donner des leçons ! Bordel ! C'est quoi cette histoire ?

- Fais pas semblant de pas avoir compris, m'emportai-je à nouveau tellement j'étais énervée, Raven t'as trompée, oui, oui, avec Niylah. Vous vous rappelez la fois où vous avez couché ensemble toutes les quatre dans la même pièce ? Ça les a excités, elles n'ont pas pu se retenir et elles se sont baisés !

Mes mots dépassaient ma pensée, je n'aimais pas parler comme ça, je ne voulais pas faire autant de mal à tout le monde, mais Niylah m'avait fait exploser de rage en mettant Lexa dans cet état. Cette dernière ne comprenait d'ailleurs rien à la situation et semblait juste vouloir disparaître. Elle n'avait vraiment pas eu envie que la nouvelle de notre couple s'annonce de cette façon. Une partie de moi-même voulait d'ailleurs retirer mes propos, mais j'avais lancé une bombe et il était impossible de faire marcher arrière.

- C'est vrai ? demanda Gaïa, s'adressant un peu à tout le monde sur un ton presque posé.

- Oui… avoua finalement Niylah en serrant les poings.

- Raven ? s'assura Octavia.

- Oui, c'est vrai… répondit l'intéressée… Merde, Clarke ! Tu m'avais promis !

Raven avait hurlé et des larmes avaient jailli de ses yeux, elle se leva brusquement de table et voulu s'enfuir pour pleurer ailleurs, mais Octavia lui choppa le bras.

- Hop, hop, hop ! Crois pas que tu vas t'en tirer comme ça en allant pleurer à chaudes larmes et en espérant que je vienne te consoler !

Les propos d'ordinaires si doux d'Octavia nous scotchèrent toutes. Elle força Raven à se rasseoir en tirant sur son bras et nous lança, à Lexa et à moi, un regard glacial pour nous signifier que nous devions, nous aussi, rester là.

- Je demande des explications, dit-elle froidement.

- Il n'y a rien à expliquer, grinça Niylah.

- Vous êtes horribles alors, intervint Gaïa qui semblait blessée à présent, vous nous avez trompées toutes les deux et vous n'avez pas d'explications à nous donner ?

- Des explications, ça rime à rien ! dit Niylah. Vous allez nous en vouloir de toute façon…

- J'estime tout de même qu'on a ce droit, poursuivit Gaïa, ça pourrait peut-être nous aider à vous pardonner.

- Pas sûr… marmonna Octavia.

Raven eu un fort sanglot et elle baissa la tête pour essayer de dissimuler sa tristesse et sa culpabilité. Elle secoua cependant la tête, s'essuya le visage et prit la parole :

- Je veux bien vous raconter comment on en est arrivé là et ce que ça signifiait tout ça…

- Eum, si je puis me permettre, dis-je doucement, Lexa et moi ne sommes pas vraiment concernées, on devrait peut-être vous laisser toutes les quatre…

- Tu t'échappes ? demanda Raven. Après ce que tu viens de lâcher, tu t'échappes ? Tu vas pas t'en tirer comme ça !

Sa voix triste avait viré en voix haineuse envers moi.

- Je ne fui pas, mais chaque chose en son temps, vous vous expliquez. Toi, Niylah et moi, on s'expliquera après, puis on parlera de Lexa et moi…

- Elle a raison, tempéra Gaïa qui était restée jusque-là la plus calme si on ne comptait pas Lexa qui faisait la morte.

Je hochai la tête, posai mes mains sur les épaules de Lexa pour lui signifier de bouger, elle se leva avec difficulté et nous montâmes à l'étage. Arrivées en haut de l'escalier, les éclats de voix reprirent. J'étais vraiment une personne sans gêne… Une fois la porte de notre chambre refermée, je m'écroulai au sol et me mis en boule contre la porte. Lexa alla s'allonger sur le lit. Nous restâmes silencieuses toutes les deux, nous entendions les filles s'engueuler les unes les autres. Même d'ici, je pouvais sentir la tension qui régnait en bas. J'avais gâché ces vacances, et en plus, demain était l'anniversaire de la mort de Costia... Des larmes commencèrent à couler doucement sur mes joues, puis j'éclatai en sanglot. Cela dut interpeller Lexa, car elle s'approcha de moi et m'entoura les épaules de ses bras.

- Ça va aller, Clarke, calme-toi, tu n'as rien à te reprocher mon amour…

Son "amour" se coinça dans sa gorge et les pleures qu'elle avait retenus jusque-là sortirent en trombe. Elle me rejoignit dans mon désespoir.

Nous avions l'air bêtes à pleurer toutes les deux, l'une assise à côté de l'autre. J'essayai de me calmer en regardant le plafond, mais avec les cris venant d'en bas, c'était difficile de ne pas penser que j'avais foutu un beau bordel. J'avais mal à la tête maintenant. Je me levai, un peu calmée, contrairement à Lexa, allai nous remplir deux verres d'eau dans la salle de bains et apportai un paquet de mouchoirs. Elle but avec générosité en me remerciant et se moucha difficilement à l'unisson avec moi. Elle posa son mouchoir au sol et me prit dans ses bras. Nous respirâmes fort pendant quelques instants avant de fondre en larmes de nouveau. Elle avait besoin de mon réconfort plus que je n'en avais besoin, j'essayai donc de me calmer, je finis par y arriver au bout de quelque temps.

Elle pleurait toujours autant et je la serrai du mieux que je pus dans mes bras. Je finis par remarquer que les cris provenant du salon avaient cessés. Du coin de l'œil, j'aperçus le réveil qui indiquait 2 h 00 du matin, nous avions pleuré aussi longtemps ? Je me demandai ce qui s'était passé en bas et si les filles étaient parties se coucher. J'aidai Lexa à se lever et l'assise sur son lit en lui tendant un mouchoir, elle souffla, et j'allai jeter tous ceux que nous avions déjà utilisés, avant de nous servir un autre verre d'eau.

- J'ai mal à la tête… chuchota-t-elle entre deux sanglots.

- Tu veux que je t'apporte un Doliprane ?

- Je veux bien…

Pour cela, je devais descendre à la cuisine. J'avais peur de ce que j'allais trouver au rez-de-chaussée, mais je pris mon courage à deux mains et m'aventurai dans l'escalier à pas de loup. Pas de lumière. Arrivée sur la dernière marche, je tournai la tête vers le salon et découvris, grâce à la lueur de la Lune, Raven allongée sur le canapé. Je ne savais pas si elle dormait donc je me fis le plus silencieuse possible en accédant à la trousse à pharmacie. En fouillant dans celle-ci, je supposai que Niylah était allé se coucher seule et que Octavia et Gaïa étaient allées dormir dans la même chambre. Je me demandais si elles deux avaient une quelconque haine l'une envers l'autre, au vue de la situation. J'empoignai la boîte de Doliprane, sentant que j'en aurais également besoin, et remontai aussi doucement que j'étais descendue. J'en présentai un à Lexa et après quelques secondes d'hésitation, j'en avalai un accompagné d'une grande gorgée d'eau. Elle s'était un peu calmée en mon absence, cela me rassurait.

- Je suis désolée, dis-je finalement.

- Pour quoi ?

- D'avoir gâché ces vacances, de pleurer alors que tu es celle qui a besoin d'être consolée…

- Tu n'as pas besoin de t'excuser pour ça. Tu as voulu me défendre contre les propos agressifs de NIylah, rien n'est de ta faute, tu n'as rien gâché, ces vacances resteront un merveilleux souvenir à mes yeux. Et oui, j'ai besoin d'être consolé, mais tu as le droit de te réfugier dans tes larmes toi aussi. Viens là.

Elle ouvrit ses bras et je m'y blottis en recommençant à pleurer.

- Trop de larmes, dit-elle sur un ton de la plaisanterie, demain, on va avoir des têtes de ratons laveurs, ahah !

Cette réplique me fit sourire et j'essayai de me calmer encore une fois. Nous nous allongeâmes sur le lit, vers 3 h 00 du matin, pour essayer de dormir un peu. Je fermai les yeux sur une soirée agitée en ne sachant pas ce que le lendemain nous réservait de pire.


Putain Clarke, pourquoi tu viens foutre la merde comme ça mdr. La suite ce week-end si je ne vous oublie pas encore !