Disclaimer : Harry Potter appartient à JK Rowling et cette traduction que je fais de l'histoire de RobSt n'est pas utilisée à des fins commerciales.

Reviews : Bonjour à tous ! Voici enfin mon grand retour après tous ces mois d'absence ! Désolé pour cette attente, j'imagine que ça a dû être très long… j'avoue avoir perdu la motivation de continuer cette traduction mais celle-ci est enfin revenue et je vous promets qu'il n'y aura plus d'attente aussi longue ET que je n'abandonnerai pas ce travail. Sur ce, je vous laisse découvrir les deux prochains chapitres, et rendez-vous la semaine prochaine, même heure, pour la suite ! Bonne lecture J

Chapitre 30 : Dumbledore dupé

Bill jouait davantage avec la nourriture cuisinée par sa mère qu'il ne la mangeait. Si ce n'était pas un signe qu'il pensait à autre chose, le fait qu'il ignore les questions de Ginny en était la preuve.

« Bill, tu ne m'as pas écoutée. Je voulais savoir comment s'est passé la soirée hier soir, Ron s'est-il bien comporté ? »

« Désolé Ginny, je viens d'avoir une très grosse journée. Je n'ai en fait pas eu le temps de parler à Harry et Hermione aujourd'hui. Maitre Sharpshard était là et il les a envoyés tous deux à l'infirmerie de Gringotts. »

Il continua à jouer avec sa nourriture avant que le silence total des autres Weasley ne le frappe. Bill leva la tête et vit que ses parents et sa petite sœur le regardaient, voulant visiblement en savoir plus. « Tout le monde pensait que le duel était terminé mais Maitre Sharpshard a réattaqué Harry. Puis Hermione s'est impliquée et a été mise K.O. par le gobelin. Cela a mis Harry hors de lui et seul son père a pu l'empêcher de tuer Sharpshard. Harry et Hermione allaient bien après les soins et se rendaient chez Sirius pour y passer la nuit. »

Les yeux de sa sœur lui sortaient presque du visage quand elle posa la question que tous se posaient. « Harry l'aurait-il vraiment tué ? »

« Je le pense, quiconque blessera une de ces filles aura de très sérieux ennuis. Il faudrait vraiment être suicidaire pour attaquer Hermione. J'ai entendu dire qu'elle est maintenant sa petite amie, apparemment, il le lui a demandé la nuit dernière pendant la soirée. »

Bill examina très prudemment la réaction de Ginny et fut content de ce qu'il vit. Bien que peu contente d'apprendre qu'Harry avait officiellement une petite amie, elle n'était pas partie de la pièce en pleurant. Apparemment, cette rencontre à Kings Cross avait porté ses fruits car Ginny s'accrochait maintenant à ces offres d'amitié qu'elle avait reçues. Puis sa mère essaya de changer de sujet.

« Ces gobelins te font travailler trop dur, Bill, on arrive à peine à te voir. »

« Les gobelins ne me payent pas pour ne rien faire. Ce qui me rappelle, puis-je te parler seul à seul, papa ? Il faut que l'on discute de quelque chose. »

Le père et le fils se rendirent dans le verger afin de s'assurer qu'on ne les entende pas. « Les gobelins ont tout accepté, ainsi que l'agenda. Mais je dois vraiment te parler de quelque chose. Barchoke m'a proposé d'être son assistant. Comment tu te sentirais si nous nous retrouvions dans deux camps opposés ? »

Cela fit beaucoup réfléchir Arthur qui s'était figé. « Ça dépendrait vraiment de leurs intentions. Je pensais que tes responsabilités consistaient à entrainer Harry ? »

« Papa, ce matin, j'ai vu un garçon devenir un homme. Harry est une personne très concentrée et déterminée, avec du pouvoir et du talent, c'est une véritable joie de l'avoir pour élève. Aujourd'hui, j'ai vu également son côté impitoyable qui m'a à la fois effrayé mais aussi rempli d'espoir. Pour la première fois, je crois vraiment que ce jeune homme peut accomplir la destinée qui a été placée sur ses épaules. »

« Qu'est-ce que ça à voir avec le fait que tu deviennes l'assistant de Barchoke ? »

Son fils ainé sourit. « Il n'y a pas de complot gobelin papa, même si je pense que Barchoke aimerait que toi et moi puissions travailler dans les coulisses avant que l'on obtienne tous ce que l'on veut. On m'a proposé un contrat de cinq ans et après je pourrais obtenir le poste de mon choix à Gringotts. C'est une fabuleuse opportunité et Barchoke m'a autorisé de te dire pour quelle raison ils font cette offre. Après cinq ans, ils espèrent qu'Harry prenne le relais – qu'il devienne l'ambassadeur. »

Les implications frappèrent Arthur comme un cognard en pleine poitrine mais une question importante restait encore sans réponse. « Prendra-t-il cette décision en tant que sorcier ou gobelin ? »

« Je suis quasiment certain que ce sera la décision d'Harry. Ainsi, son père lui donne l'opportunité de tout avoir. Le monde est vaste dehors, papa, et Barchoke semble déterminé à ce que son fils en voit la grande majorité avant de faire son choix. Sirius lui apprend la culture sorcière, les Granger sont moldus et Harry se rapproche beaucoup d'eux. Harry a aussi été élevé comme un gobelin donc il est face à un choix impossible. Selon moi, ils cherchent un compromis qui satisfera tout le monde – y compris le ministère. »

Ces nouvelles allaient ébranler Fudge et ce qui amena une autre question. « Que puis-je révéler de tout ça au ministre ? »

« Barchoke savait que tu allais poser cette question et il a proposé un compromis. Tu peux dire que selon la culture gobeline, il est coutumier que les fils suivent les traces de leur père. Tu peux aussi dire que c'est cette partie de leur culture que Barchoke espère enseigner à son fils – quelle que soit la décision future d'Harry. »

Arthur était certain que le ministre allait aisément comprendre le message caché, ce serait un coup formidable pour le ministère – et la nation gobeline. Il était temps pour lui de maintenir sa part du marché.

« Fudge joue cela très finement, je ne pensais vraiment pas qu'il avait ça en lui. Il va contacter Sirius à propos du bal en l'honneur des Potter et demander son aide afin de choisir ceux qui recevront la bourse scolaire Potter. Il suggère qu'Amélia Bones soit la représentante du Ministère, que Minerva McGonagall soit celle de Poudlard et Sirius celui d'Harry. »

Ni le père, ni le fils n'avaient quelque chose à y redire. Le plan du ministre était même plus structuré et pensé. « Quand toute l'excitation de cette annonce sera retombée et que les gens se précipiteront pour acheter des places, le ministre va contacter le Magenmagot avec sa proposition. En disant que cet événement n'a failli jamais voir le jour, en raisons de difficultés de communication entre le ministère et Gringotts, le ministre pense pouvoir obtenir la plus grande majorité des votes. En laissant échapper quelques détails de cet arrangement avec Gringotts à la Gazette du Sorcier, d'autres votes en sa faveur viendront s'arranger. Le fait qu'Harry assiste au bal sera la cerise sur le gâteau. »

Comme son père, Bill n'aurait pas cru que Fudge soit un politicien si astucieux. Il avait même d'autres bonnes nouvelles à transmettre. « Harry veut que la bourse dure au moins vingt ans – et il va payer pour dix autres années avec ses propres fonds. Il est assez heureux que le ministère en récupère tout le crédit, Harry pense que c'est une idée fantastique et soutiendra le projet avec son or. Il est aussi prêt à faire un petit speech le soir du bal, en félicitant le ministère pour les bourses et en soutenant la proposition du Ministère aux gobelins. Il est peut-être même possible qu'il dise que le travail d'ambassadeur serait un travail qui pourrait l'intéresser beaucoup dans le futur. »

Arthur Weasley sentit que le vent avait enfin tourné. Avec le plan de Fudge et le soutien public d'Harry, cette grande promotion était pratiquement dans sa poche.

C'était fini le temps où ses enfants devraient aller à Poudlard avec des vêtements d'occasion et de vieilles baguettes familiales. Molly n'avait pas été ravie quand ses deux enfants ainés étaient partis pour faire carrière de leurs côtés, et aujourd'hui, lui et Bill étaient sur le point de faire des Weasley, l'une des familles les plus importantes de Grande Bretagne. Il avait tellement hâte de voir le visage de sa fille quand il lui dirait qu'elle pourrait assister au Bal estival du Ministère et être installée à la même table qu'Harry. Arthur avait vraiment hâte d'aller travailler le lendemain.

Il se demandait aussi quelle part de la politique ministérielle / gobeline serait décidée ici, dans le verger familial entre son fils et lui.

Barchoke entra dans la Grande Salle de Poudlard, Henrica à ses côtés, et fut enchanté de voir l'accueil chaleureux que reçurent Harry et Hermione. Padma avait en effet un bras autour de chacun d'entre eux et ne semblait pas prête à les lâcher de si tôt – malgré le fait qu'Harry et Hermione la rassurèrent à plusieurs reprises sur leurs conditions. Barchoke avait vu des combats durant des décennies et son cœur était toujours serré quand il repensait à Hermione sortant son épée et chargeant. Ce n'était pas surprenant que leurs amis aient été si terrifiés.

C'était aussi terrifiant de voir un Albus Dumbledore qui lui souriait. Le directeur essayait sans doute d'avoir l'air jovial et sans danger, mais ses yeux le trahissaient. Il s'agissait plus du sourire d'un tigre, se préparant à se jeter sur sa proie. Heureusement, Barchoke savait que lorsqu'on retirait à un tigre ses griffes et ses dents, il ne restait qu'une grosse bête inoffensive.

« Bonjour Barchoke, je suis heureux que vous ayez accepté de me rencontrer. Pouvons-nous aller dans mon bureau ? »

« Puisqu'elle n'a pas cours avec ce midi, cela vous dérangerait-il que la Professeur Hobson nous accompagne ? » L'expression de Dumbledore montra que c'était le cas mais Barchoke avait déjà paré toutes ses objections. « La professeur Hobson travaille sur un livre retraçant les coutumes de notre nation, nous essayons d'éradiquer les mythes peu flatteurs qui existent sur les gobelins. Je suis sûr que l'opportunité d'assister à des relations entre sorciers et gobelins l'aidera dans son projet académique. En tant que l'un des tuteurs privés de mon fils, elle connaît déjà toute la vie d'Harry. Rien de ce que nous dirons ce matin ne sera une surprise pour elle. »

Ceci étant dit, Dumbledore ne pouvait plus refuser.

Quand ils furent bien installés dans son bureau, Albus commença. « J'ai revisionné notre précédent rendez-vous et je voudrais commencer par dire que j'avais tort. J'ai vu que vous avez fait exactement ce que vous aviez annoncé, à savoir, donner une bonne culture sorcière à votre fils, et même une culture moldue afin de compléter sa jeunesse chez les gobelins. Harry est véritablement un fils dont vous pouvez être fier. »

Voyant que sa tactique avait retenu l'attention de ses deux invités, le directeur continua dans la même veine. « Sachant la décision il doit prendre, je ne peux qu'imaginer le lourd fardeau qu'il a sur ses jeunes épaules. Mais Harry a un fardeau plus lourd encore, avec Voldemort et la prophétie. Je sais que nous avons eu nos différends dans le passé mais même vous devez admettre que j'ai beaucoup d'expériences et de connaissances. Je voudrais mettre cette expérience et ces connaissances au service. Je fais cette offre car je sais que toutes les personnes présentes dans cette pièce ont les mêmes buts. Nous voulons que Voldemort soit vaincu une fois pour toute et qu'Harry fasse le bon choix. »

Henrica et Barchoke étaient tous deux surpris par cette proposition séduisante mais ils n'étaient pas dupés. Ils savaient que le but ultime de Dumbledore était de pouvoir influencer Harry, son changement de tactique ne les avait pas trompés. Le gobelin s'était préparé à cette rencontre et Barchoke devait seulement maintenant changer son message.

« Même si je ne peux qu'agréer sur votre expérience et vos connaissances et, peut-être aussi sur les buts de mon fils, le problème entre nous deux reste le même. Ce ne sont quelques mots gentils qui changeront le problème de confiance. Sans cette confiance, je ne vois pas comment notre situation pourrait évoluer. »

Tant qu'il n'y avait pas de hurlements ou que Barchoke ne sortait pas de bureau en claquant la porte, Albus était certain d'être toujours dans la partie. « Je réalise que cette confiance devrait être rebâtie petit à petit et je ne suis pas naïf au point de croire qu'elle reviendra immédiatement. Mais votre fils va encore passer six années à Poudlard, j'espère pouvoir y arriver durant ce laps de temps. »

Maintenant que Dumbledore était clairement intéressé, Barchoke commença à tendre son piège. « Je confirme que cette confiance devra être bâtie lentement, cependant tout bâtiment doit être posé sur des fondations solides. Il y a une information qu'il me manque, une information que vous possédez, j'en suis certain. En échange de cette information, je serais prêt à vous intégrer dans notre équipe de recherches sur les horcruxes – vous donnant accès à toutes nos informations en la matière. Pour moi, ce serait les bases suffisantes pour démarrer une vraie relation entre nous. »

Bien que très tentante, Albus que l'offre des gobelins cachait quelque chose, après tout, les gobelins avaient la réputation de toujours sortir gagnants de leurs marchés. L'information qu'il voulait devait être vitale et ainsi valoir plus que ce qu'il proposait. « Je voudrais d'abord savoir de quelle information il s'agit avant de m'engager. »

« Comme vous l'avez si bien dit, Directeur, vous avez de l'expérience et je n'attendais pas d'autre réponse de votre part. Nous savons pour la prophétie que Madame Trelawney vous a faite, nous savons même où et quand elle a été faite. L'information que nous recherchons, c'est comment elle a atterri entre les mains de Voldemort. Ce n'est bien évidemment pas la faute de Madame Trelawney puisque une voyante ne peut se rappeler des vraies prophéties. Il ne reste qu'un autre nom… »

Le gobelin ne pensait pas que Dumbledore aurait pu avoir l'air plus choqué que s'il lui avait jeté à la figure un verre de grog chaud et qu'il avait ensuite demandé à un dragon de l'enflammer en lui soufflant dessus.

« Par Merlin, ce que je vous demandez, j'ai fait le serment de ne jamais le révéler. Il doit surement y avoir quelque chose d'autre ? »

Barchoke secoua la tête, mais d'une manière qui suggérait que ce n'était pas totalement fini. « Je ne m'attendais pas à obtenir la réponde aujourd'hui, il s'agit clairement de quelque chose à laquelle vous devez réfléchir encore un peu. Vous avez mentionné le temps tout à l'heure et je pense que c'est ce dont nous avons besoin. Vous avez jusqu'à l'anniversaire d'Harry. Je ferai en sorte de vous voir ce jour là. Si vous ne pouvez toujours pas nous procurer cette réponse, alors nous ne parlerons plus de ce sujet. Mais vous devez comprendre que vos relations possibles avec mon fils seront définitivement impossibles. Bonne journée monsieur le Directeur. »

Dumbledore ne remarqua même pas leur départ, toujours choqué par la requête de Barchoke. Un bref coup d'œil sur l'emploi du temps lui indiqua que Severus serait libre après le déjeuner, il enverrait quelqu'un le chercher. Il était face à un choix impossible. Protéger Severus ou intégrer l'équipe menant le combat contre Voldemort – une équipe dont le membre le plus important était Harry. Heureusement, il avait jusqu'à fin juillet pour prendre une décision.

« Alors qu'en avez-vous pensé ? »

Ils venaient juste de passer devant la gargouille protégeant le bureau du directeur quand Barchoke posa la question. Henrica dût prendre quelques secondes avant de répondre. « Je sais que j'ai loupé quelque chose, je n'arrive pas à saisir de quoi il s'agit. Vous avez quitté ce bureau trop rapidement car je vois bien à quel point cette réponse sera importante pour vous et Harry. »

Le gobelin ricana. « Il y a un dicton que les sorciers aiment bien mais je peux vous assurer qu'il est d'origine gobeline. Il y a plus d'une façon de retirer la peau d'un dragon et je parie que Dumbledore en sera dépourvu d'ici la fin de la journée. »

« Ok, c'est une image dont j'aurais pu me passer. Puis-je demander pourquoi j'étais présente dans ce bureau ? »

« Vous étiez une distraction et aussi parce qu'Harry était en cours de botanique. J'ai agité une carotte devant le nez de Dumbledore, c'est tout. Harry refuserait net de travailler avec le directeur et il ne m'aurait pas laisser entrer dans ce bureau seul avec Dumbledore. Il vous faisait confiance pour protéger mes arrières, Harry a vraiment une très haute opinion de vous, Henrica. »

Un sourire se dessina sur le visage de la vélane. « Oui, Sirius m'a dit qu'Harry était assez protecteur quand il a demandé à son parrain quelles étaient ses intentions avec moi. Il a dit que c'était comme s'il était menacé par un grand frère. »

Barchoke éclata de rire. « Je crains que tous les sorciers qui s'approcheront un jour de Padma passeront un moment plus difficile encore – à moins que le sorcier en question soit Neville bien sûr ! »

« J'ai le sentiment que ces deux-là ne sont que de très bons amis. Peut-être que ça deviendra plus dans quelques années mais ils ne m'ont pas l'air d'un couple pour l'instant. Harry et Hermione par contre… »

« Je suis bien conscient des sentiments de mon fils à l'égard de cette jeune sorcière, je suis plus qu'heureux de savoir qu'Hermione partage aussi ces sentiments. Ce qu'elle a fait hier était incroyablement stupide et pourtant cela a demandé un courage tout aussi incroyable. Hermione devait surement savoir qu'elle n'avait aucune chance et pourtant elle a quand même chargé. Je pense sincèrement que le résultat aurait été bien différent si elle ne l'avait pas fait. Maintenant, pourrez vous informer Harry ce midi que tout s'est bien passé, je dois déjà retourner à Gringotts. »

Le gobelin fut sorti du château avant même qu'Henrica puisse lui demander comment Dumbledore allait être tanné. Henrica aimait beaucoup le petit gobelin mais devait toujours se retenir de compter ses propres doigts dès qu'elle lui serrait la main. Barchoke était l'une des personnes les plus intelligentes et sournoises qu'elle connaissait et il ne prendrait sûrement pas le fait qu'elle compte ses doigts comme un compliment.

Albus avait de nouveau été obligé de recevoir quelqu'un dans son bureau. Severus était si pâle qu'on aurait pu croire que ses jambes n'allaient plus pouvoir le supporter.

« Je pense que vous exagérez, Severus, je suis sûr qu'ils comprendront votre point de vue… »

« … Et je pense que vous devenez sénile. La seule chose que ces gobelins comprennent c'est qui se trouve à la pointe de leurs épées. Nous avons déjà vu ce que Crow peut faire s'il arrive à s'approcher suffisamment. Nulle baguette ne fait le poids face à son épée. Black a passé dix ans à Azkaban, il n'y aura ni pardon, ni compréhension de ce côté non plus. Maintenant, osez me redire que j'exagère ? »

« Sirius et Harry prendront sûrement en considération le fait que vous étiez un ami proche de Lily et que vous ne saviez pas que les Potter étaient ceux mentionnés dans la prophétie. Harry est bien plus comme sa mère, il pense avant d'agir. »

« Oui, mais il a aussi le tempérament de Lily. Vous m'avez dit qu'il a fait de la charpie de ce grand gobelin et nous savons tous deux que Filius le considérait presque comme un dieu avec une épée. Notre professeur de sortilèges est tombé de sa chaise hier quand vous lui avez raconté cette histoire. »

Dumbledore essaya de calmer son professeur de potions. « La décision ne doit pas être prise aujourd'hui, nous avons le temps d'y repenser et d'élaborer une stratégie. »

Severus termina son verre de brandy, sa stratégie déjà prévue. Il savait qu'Albus trahirait ses parents pour s'approcher du garçon. Il savait donc qu'il allait être servi sur un plateau d'argent pour le plus grand bien d'Albus Dumbledore. La seule décision que Severus pouvait prendre, c'était soit d'attendre la fin de l'année avant de s'éclipser discrètement ou de prendre la fuite dès maintenant.

Il restait quatre semaines avant les examens, puis trois autres semaines avant que les étudiants ne reprennent le Poudlard Express pour rentrer à Londres. L'option qui lui plaisait le plus était de quitter le pays le jour suivant, en espérant qu'il soit déjà loin avant que quelqu'un ne réalise qu'il ne reviendrait pas. S'il prenait la fuite maintenant, manquait quelques repas et aussi quelques cours, les langues se délieraient aussitôt.

Ce dilemme en tête, Severus retourna dans ses quartiers. Albus était si inquiet pour son ami qu'il le raccompagna. Aucun d'eux ne remarqua le scarabée qui atterrit sur le chapeau de Dumbledore et s'échappa ainsi du bureau du directeur.

Rita était certaine qu'elle venait de gagner son avance sur son livre sur Dumbledore, cette dernière révélation lui permettrait de rendre son livre explosif. Empêcher Barchoke d'agir contre Rogue serait sans doute son plus gros problème mais le gobelin était suffisamment sage pour savoir que cela pourrait déclencher des soupçons chez Dumbledore. Pour l'instant, le directeur n'avait pas la moindre idée qu'il faisait l'objet d'une enquête – et c'était dans leur intérêt commun qu'il reste ignorant jusqu'à la publication.

Oui, il voudrait faire payer Rogue mais pas à n'importe quel prix. Quand ils annonceraient la date de publication du livre au monde entier, Dumbledore ferait appel à toutes les faveurs possibles. Le livre serait imprimé à Gringotts et il n'avait aucun pouvoir là-bas. Même s'ils étaient obligés de vendre le livre par chouette, Rita était certaine qu'ils réussiraient quand même à vendre toutes leurs copies.

Rita considérait maintenant que son renvoi de la Gazette du Sorcier était la meilleure chose qui lui soit arrivée. Elle était peut-être entrée dans la pièce dans la poche de Barchoke mais elle la quittait maintenant sur le haut de Dumbledore.

La reporter, désormais auteur avait même maintenant un titre pour son premier livre, elle trouvait que « Vie et mensonges d'Albus Dumbledore » sonnait bien. Ça, plus tout l'or qu'elle allait bientôt toucher.

La semaine passa rapidement pour les quatre amis, la seule différence notable était qu'Hermione avait insisté pour qu'ils révisent tous au moins une heure par jour leurs examens. Ce n'est que lorsque Maitre Pitslay demandé à Harry de rester après son cours de potions que leur routine dévia de sa trajectoire.

Hermione était bien sûr restée avec Harry. Même si le charme de Rowena Serdaigle lui permettait toujours de comprendre le gobelin, quand il était parlé, c'était une autre affaire avec l'écrit, qui était un vrai charabia pour elle. Lorsqu'Harry explosa de colère après avoir lu la missive de son père, elle comprit que ce devait vraiment être de mauvaises nouvelles.

« Harry, je suis très contente d'apprendre que la langue gobeline a plus de jurons que n'importe quelle autre langue au monde, même si certaines de tes descriptions sont biologiquement impossible, mais pourrais-tu te calmer et me dire quel est le problème ? »

« Ce n'est biologiquement impossible que lorsque certaines parties sont encore rattachées au corps. Quand on ouvre la personne cependant, tout un monde de possibilités s'ouvre alors et je viens de découvrir une personne que j'aimerai bien transpercer de mon épée. »

Elle le serra dans ses bras pour lui apporter un peu de réconfort – et pour que son petit ami ait le temps de réfléchir encore un peu. « Des fois, j'oublie que tu es un gobelin, mais pas pour longtemps. Qu'est-ce qui a mis mon centurion de si mauvaise humeur ? »

Pas un sourire. Hermione ne vit que de la rage dans ses yeux. Elle savait que c'était mauvais signe mais elle n'avait pas – encore – à quel point.

« Nous avions toujours pensé que Sirius Black avait raconté la prophétie à son maitre et ainsi servi les Potter sur un plateau d'argent à Voldemort. Découvrir que mon parrain n'était pas un mangemort, et ne connaissait rien de la prophétie – et qu'il y en avait une – avait réduit cette théorie à néant. Il n'a appris la prophétie que lorsque mes parents ont été forcés de se cacher car Voldemort était déjà après eux. Il ne restait donc qu'une grande question : qui avait dit la prophétie à Voldemort ? »

Hermione réfléchit à toute vitesse. « Cette information doit être top secrète, donc personne au ministère ne le sait. J'ai lu qu'une vraie voyante ne peut pas se souvenir d'une véritable prophétie, seules les personnes présentes quand elle est faite peuvent donc la connaître. Si tes parents ne l'ont pas dit à leurs meilleurs amis, alors qui cela peut-il être ? »

« La prophétie a été prononcée devant Albus Dumbledore… »

« Oh mon Dieu ! Tu crois qu'il l'a dit à Voldemort ? »

« Directement, non. Mais a-t-il fait en sorte que Rogue transmette le message… c'est ce que nous voulons découvrir. Dans tous les cas, c'est Rogue qui a tout raconté à Voldemort. Il est la raison pour laquelle ma mère et mon père sont morts et aussi pourquoi Neville doit passer à Sainte-Mangouste pour les voir. Cette prophétie pouvait s'appliquer à deux garçons, tous deux ont perdu leurs parents. »

Les larmes d'Hermione calmèrent davantage Harry que n'importe quel mot. La simple pensée qu'il était responsable pour ces larmes le poussa à prendre sa petite amie dans ses bras. « Chut, Hermione, je suis désolé. Je ne vais pas attaquer Rogue – en tout cas, pas pour l'instant. »

« Oh Harry, c'est moi qui veux attaquer ce bâtard. Je suis si en colère, mais aussi si triste. Qu'allons-nous faire ? »

L'emploi du « nous » d'Hermione fit sourire Harry.

Maitre Pitslay n'était qu'un observateur et il était certain qu'il allait rapporter ses observations à Gringotts. Harry aurait peut-être obéi si son père lui avait ordonné de ne pas attaquer le maitre de potions de Poudlard mais il était certain que la seule autre personne capable de ce fait était Miss Granger.

« Mon père s'attelle à faire tomber Dumbledore, c'est comme ça qu'il a déterré cette information. SI nous agissons maintenant, le directeur va faire le rapprochement. Mon père a pour l'instant suffisamment d'informations pour le blesser sérieusement, mais dans quelques mois il espère en avoir assez pour le détruire. Si Dumbledore a vent de cette investigation, nous pourrions courir le risque de le voir tout faire pour briser le nouvel accord gobelin. Nous devons prendre le risque de perdre Rogue si nous voulons écraser Dumbledore. »

Hermione voyait bien à quel point cette décision était douloureuse pour son petit ami. Harry était aussi tendu qu'une corde d'arc. « Comment Rogue est-il payé ? »

Le potioniste gobelin gloussa, rappelant aux deux adolescents qu'il était toujours là.

« Je commence à croire que vous êtes à moitié gobeline, Miss Granger. Votre réflexion est digne d'une amie de notre nation. Tous les salaires de Poudlard, excepté celui de Dumbledore sont versés directement dans leurs voutes de Gringotts. Il y a déjà une alarme placée sur la voute de Rogue. S'il devait venir à Gringotts, le père d'Harry aurait à prendre une grande décision. Si Rogue tente de disparaître, nous pourrons l'aider à le faire proprement. »

Hermione était perplexe, jusqu'à ce qu'elle voit le sourire – vraiment effrayant – de son petit ami.

« Nous pourrons exaucer son vœu Hermione. S'il veut disparaître, je peux t'assurer que personne ne le retrouvera dans une cellule gobeline. Tout dépend s'il veut essayer d'accéder à sa voute ou s'il décide simplement de vouloir quitter le pays immédiatement. Afin de découvrir qui était la personne qui avait vendu la prophétie à Voldemort, mon père a dû avertir Dumbledore que nous recherchions cette personne – voilà pourquoi le directeur comprendrait que nous le visions si j'attaquais soudainement Rogue. Dumbledore a dit qu'il avait besoin de temps pour y penser et il a jusqu'à mon anniversaire pour prendre sa décision. Si Rogue s'échappe avant que nous soyons prêts à abattre Dumbledore, je vais peut-être devoir le laisser filer. L'accord avec le ministère est bien plus important que ma revanche. «

« Une décision très mature, Centurion, et je crois que c'est la bonne. Votre père sera certainement d'accord avec moi, même s'il avait insisté sur le fait que vous aviez toujours le choix. »

« Remerciez s'il vous plait mon père pour moi, Maitre Pitslay. Je suis un centurion et j'ai prêté serment à la nation, et mon désir de revanche doit passer après ce serment. Je peux encore attendre un peu. Entre les entrainements, les examens et nos vacances, je suis sûr qu'Hermione fera de son mieux pour me distraire. »

« Tu as oublié de mentionner le bal ministériel en ton honneur, le plus grand événement mondain de toute l'Europe cet été. »

« Oui c'est vrai, et le ministre va bientôt me contacter officiellement. Mon anniversaire est dans moins de trois mois, et ces choses prennent normalement bien plus de temps pour s'organiser. »

Les deux amis se dirigèrent ensuite vers la tour de Serdaigle. Ils comptaient prendre leur repas dans la chambre d'Harry, puisqu'aucun des deux n'avaient pour l'instant envie de rester dans la grande Salle près de Dumbledore et de Rogue.

L'arrivée de Sirius dans la Grande Salle le lendemain provoqua quelques interrogations, ce qui en soit n'était pas si inhabituel puisqu'il donnait son cours à cette heure là chaque semaine. Ce qui était inhabituel, cependant, c'était qu'il était accompagné par deux personnes. Le ministre Fudge et Madame Bones.

Albus se leva pour les accueillir, faisant appel à toute son expérience pour cacher sa trépidation. Il ne voyait pas en quoi leur venue était une bonne nouvelle. « Sirius, je m'attendais à te voir, mais Cornelius, Amelia, que nous vaut cet honneur ? »

« Le Ministère est en train de réfléchir à un nouveau projet qui affectera Poudlard, nous sommes venus aujourd'hui pour demander à Minerva de nous faire partager son expérience en la matière. »

Albus ne savait pas s'il devait se sentir insulté ou soulagé, mais il voulait au moins leur donner l'impression d'être blessé. « Cornelius, je suis le Directeur de Poudlard. Si le Ministère a un projet en cours qui pourrait affecter mon école, je demande à être impliqué. »

Son ton ne plaisait pas à Amélia et elle le lui fit immédiatement savoir. « Cela ne concerne pas le directeur de l'école mais la directrice adjointe. Cela signifiera du travail supplémentaire non payé pour Minerva, donc nous sommes là pour lui demander si elle veut être impliquée. »

Entretemps, Minerva était arrivée et elle voulait plus de détails avant de s'engager pleinement.

« Pourrions-nous aller dans un endroit privé pour en discuter, nous voulons que cela reste secret pour l'instant. » Albus proposa immédiatement son bureau au Ministre, après quoi, les deux sorcières le fusillèrent du regard.

« … Et en quoi est-ce un endroit privé, avec tous ces tableaux qui vous racontent tout ? » Albus eut la bonne grâce d'avoir l'air embarrassé après l'éclat de voix de Minerva et Sirius proposa ensuite de résoudre le problème.

Arrivant avec Harry à ses côtés, il proposa la solution parfaite. « Il faut que j'attende la fin de cette réunion pour commencer leurs leçons, la pièce que nous occupons d'habitude sera parfaite pour ça. »

Albus était perdu quand il regarda le groupe partir avec Harry, les choses allaient mal s'il ne savait même plus ce qu'il se passait dans sa propre école.

Henrica suivit le groupe avec Neville, Padma et Hermione, sachant que la pièce pourrait aisément s'adapter aux besoins des deux groupes.

Il fut demandé à Harry s'il avait envie d'assister à la brève réunion, ce qui ce le ravit mais rendit Minerva plus confuse qu'avant. Une fois que la Directrice adjointe de Poudlard découvrit enfin de quoi il s'agissait, elle leur affirma immédiatement son soutien absolu, ainsi que son temps, et tout ce dont ils pourraient avoir besoin pour réaliser cette merveilleuse idée.

Harry avait beaucoup réfléchi et avait quelques idées à ajouter. « J'aimerai que l'un des candidats soit né de moldu, en l'honneur de ma mère. Je veux également être impliqué quand ils arriveront à Poudlard. Le château peut être un endroit effrayant, je veux que tous les étudiants boursiers s'occupent de ceux qui bénéficieront de la bourse après eux. Je veux en tous les cas proposer mon amitié aux deux nouveaux élèves de première année qui commenceront en Septembre, et j'aimerai qu'ils le fassent à leur tour aux prochains, l'année suivante. Toutes les traditions ont commencé comme ça. »

Minerva comprit aussitôt. « Vous voulez qu'ils deviennent des mentors, gardant un œil sur ceux arrivant en première année… »

« Pas seulement en première année, professeur. Ceci va être fait au nom de la famille Potter, je veux qu'ils soient considérés comme des membres d'une famille. Des frères et sœurs qui s'occuperaient les uns des autres. Nous sommes très chanceux à Serdaigle d'avoir Penny qui joue déjà ce rôle, elle est formidable et nous a beaucoup aidé à nous adapter ici. Après avoir parlé avec mes amis, j'ai réalisé que toutes les maisons ne sont pas aussi chanceuses. Une de mes meilleurs amis a aussi une jumelle, et il y a aussi Fred et George Weasley. Si jamais des jumeaux venaient à recevoir une bourse scolaire, la fondation Lily Potter ajouterait la différence pour s'assurer que les deux aient le même traitement, et qu'un autre étudiant ne soit pas privé d'une bourse. »

C'était une opportunité en or pour Cornelius pour observer enfin le garçon, et pour l'instant, il était très impressionné. Il avait appris par Arthur que les gobelins commençaient l'école à cinq ans et qu'Harry avait également eu des tuteurs supplémentaires. Le fait que les deux meilleurs élèves de première année étaient une née de moldu et un enfant élevé chez les gobelins – tous les deux ayant commencé l'école à cinq ans – soulevait de nouveau la question de savoir pourquoi ils attendaient jusqu'à onze ans pour commencer l'éducation magique des enfants. C'était peut-être le lieu mais pas le moment de recommencer à étudier ce vieux problème.

« Harry, nous voulons aussi honorer le dernier survivant de cette famille. Après avoir fait quelques recherches, nous avons découvert une récompense correspondant à ce cas de figure. Pour avoir vaincu un Seigneur des Ténèbres, nous voulons te remettre l'Ordre de Merlin, Première Classe. »

Amélia ayant été celle à avoir fait les recherches, elle savait ce que le ministre allait dire. Cela lui permettait ainsi de regarder les réactions des autres. Sirius semblait sur le point d'exploser de fierté, tandis que Minerva luttait pour ne pas pleurer. Harry n'avait pas cillé une seule fois.

« Monsieur le Ministre, le Seigneur des Ténèbres n'est pas encore vraiment parti – et j'aurai l'impression d'être un fraudeur en acceptant cette récompense. »

Cornelius s'était déjà préparé à cette éventualité, le politicien en lui n'accepterait pas de non aujourd'hui. « J'en suis conscient, Harry, tout comme je suis conscient que tu t'entraines sans répit dans l'espoir de pouvoir un jour finir le travail que tu as commencé il y a quelques années. Pour moi, rien que cela justifie d'autant plus le fait de te décerner cette récompense. »

Voyant qu'il avait marqué des points, le Ministre continua sur sa lancée. « J'aimerai aussi dire que quand le temps viendra, mon ministère sera à tes côtés dans cette bataille. Madame Bones est discrètement en train de préparer le département des aurors pour une guerre. Cela n'arrivera pas en une seule nuit, mais quand tu auras besoin de nous, nous serons là avec toutes les baguettes nécessaires pour combattre. »

Sachant qu'il n'échapperait pas à la remise d'une quelconque récompense, Harry fut enchanté par la promesse de soutien et n'eut pas d'autres choix que d'accepter gracieusement.

Cornelius comptait faire l'annonce de sa récompense et du bal à son honneur ce jour même. Il organiserait une conférence de presse durant l'après-midi afin que le pays puisse digérer ces nouvelles lors de leur petit-déjeuner du dimanche. Harry demanda si le professeur McGonagall pouvait également assister au bal maintenant qu'elle était si fortement impliquée dans le programme des bourses Potter.

Le ministre accepta, puis souleva le seul point qui pouvait constituer un problème. « Nous ne savons pas encore comment vous remettre cette récompense. Vous avez gagné cette distinction alors que vous étiez Harry Potter et maintenant vous vous appelez Harry Crow. Quelle que soit la mention figurant sur la médaille, les gens commenceront à émettre des jugements. » Cornelius avait vu comment la cérémonie de décoration de Dumbledore avait viré au désastre à Noël, il ne voulait pas que cela se reproduise alors que tous les yeux du monde magique seraient tournés vers eux. Il voulait que rien ne soit laissé au hasard.

Harry compris immédiatement ce que sous-entendait le ministre, que ce soit le patronyme Potter ou Crow, si un nom de famille figurait sur la récompense, les gens partiraient du principe qu'il avait pris sa décision. Chose qu'aucunes des personnes autour de la table ne voulaient. Après quelques moments de réflexion, Harry fit une suggestion. Mon papa et ma maman m'ont appelé Harry, un prénom que mon père a utilisé toute ma vie, ne pourrait-on pas tout simplement l'utiliser ? »

Le ministre regarda Amélia pour avoir son opinion. « Je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas faire ça. Cela rendra la cérémonie moins formelle et rigide, mais ce n'est pas forcément une mauvaise chose. »

Ce problème étant réglé, Cornelius s'en alla pour organiser sa conférence de presse. Quand les autres adultes commencèrent à parler de leur prochaine réunion, Harry se dirigea vers ses amis.

Padma fut la première à parler. « Okay, Harry, que peux-tu nous révéler ? »

« Et bien, je pense que notre entrainement de danse va devoir être nécessaire – et il se peut que tu ais à défendre un pauvre sorcier sans défense de l'attaque de sorcières. »

Neville comprit la blague d'Harry. « Je ne sais pas de quoi vous parlez tous les deux, mais Padma, veux-tu bien être ma cavalière ? »

« Donc tu veux que je te protège de Parvati ? »

Hermione luttait pour ne pas rire, « … Et de Susan ! »

Harry apprécia ces taquineries et surenchérit. « … et aussi de Hannah ! »

Neville commençait à désespérer et il la supplia. « S'il te plait, Padma ? »

« Oh, qui pourrait dire non à ces beaux yeux bleu de bébé, ce qui, dit en passant, est probablement la raison pour laquelle toutes ces filles te pourchassent. Faisons un marché, je serais ta cavalière, et ton garde du corps, jusqu'à ce que l'un de nous ait un petit ami ou une petite amie ? »

La lueur de soulagement dans les yeux de Neville conclut le deal, ainsi que les rires d'Henrica, rires qui s'arrêtèrent dès qu'Harry leur raconta ce qui allait bientôt arriver. Puisque toute cette histoire de bal/bourse/récompense allait être rendue publique le lendemain, ils devaient garder le silence pour une soirée encore. Il ne parla pas de l'ambassadeur des gobelins, toute cette partie était encore secrète.

Quand Harry expliqua ce qui avait été dit durant la rencontre, Hermione songea soudainement à une catastrophe à venir. « Que porteras-tu ? Il y aura le même problème si tu viens en tenue de centurion ou en robes. »

« Pourquoi ne porterait-il pas les vêtements de Mr Darcy ? » Harry et Neville semblaient perdus tandis qu'Hermione rougissait. « Voyons Hermione, tu m'as donné les livres. Ca ne pouvait que me mettre sur la trace. Certaines des robes me semblaient également être magnifiques, nous pourrions nous nous habiller comme ça – ni gobelin, ni sorcier. »

Hermione lui fit un grand sourire. « C'est parfait, Padma, même ma mère et mon père pourraient se fondre dans le décor. Harry, elle veut parler de vêtements similaires à ceux que tu portais quand je t'ai rencontré pour la première fois. »

L'idée fut aussi approuvée par Henrica. « Oh, j'imagine tout à fait Sirius en Mr Darcy, et oui, moi aussi j'ai lu les livres ! »

Harry et Neville regardaient, amusés les trois sorcières rire entre elles. « Harry, j'avais déjà du mal à comprendre les différences entre nous quatre, mais là… Qu'est-ce qui vient de se passer ? »

« Je suis sûr que c'est une histoire de filles, Neville, et non je ne sais pas non plus ce qu'il se passe. Mais du moment que tout le monde s'amuse, ça me va. »

Neville se souvenait des vêtements d'Harry en Septembre, cela avait également fait la une des journaux avec les photos du cimetière à Halloween et il n'avait aucun souci à s'habiller comme ça. Le fait qu'Harry et Lord Black allaient se rendre au bal, habillés ainsi allait même sans doute lancer une nouvelle mode. Cette pensée fit sourire Neville, puis il secoua la tête : il venait une nouvelle fois de se trouver au milieu d'un tourbillon de fous évènements. Cette année était la meilleure de toute sa vie et l'été semblait s'annoncer encore meilleur.

Henrica finit par calmer les enfants, elle avait en effet toujours une leçon à donner.