Oups, j'ai encore oublié de poster hier… Mais voici enfin le chapitre 40 ! Le temps passe vite, on arrive déjà presque vers la fin de cette histoire… Il reste encore un peu d'action, ne vous en faites pas ! Enjoooooy
Point de Vue Octavia :
Lexa fonça dans les escaliers, faisant mine de ne pas m'avoir entendue. Je me ruai dans sa direction, titubant pour m'être encore levée trop vite, et la suivi jusqu'à la porte de sa chambre. Je réussis à glisser mon pied entre le mur et la porte avant qu'elle ne la referme totalement.
- Lexa… Je sais que ce n'est pas vraiment le jour pour venir t'embêter, mais les autres sont parties à ta recherche… t'étais où ?
Pas de réponse. Elle maintenait toujours la porte fermée et faisait pression sur mon pied.
- Laisse-moi rentrer, s'il te plaît. Avec ce qui s'est passé hier, je ne pète pas la forme moi non plus, tu sais. On pourrait essayer de parler un peu pour se changer les idées ?
Toujours rien, mais cette fois, elle arrêta de faire pression sur la porte.
- Je sais que tu es plus triste que moi, mais si tu ne veux pas que je te console, tu veux bien me consoler moi ?
Elle lâcha finalement la porte et j'entrai doucement pendant qu'elle alla s'asseoir à même le sol, adossée au lit. Ce fut là que je pus découvrir qu'elle avait une griffure ensanglantée sur la joue. Je savais que je ne devais pas en parler, elle se fermerait sinon. Même s'il fallait désinfecter, j'allais essayer d'y aller progressivement.
- T'étais passée où ? Les autres doivent te chercher encore… Je suis sûre qu'elles sont mortes d'inquiétude…
- Tu veux que je te console ? Alors ne parlons pas de moi, s'il te plaît…
Je regardai ses mains, elles étaient presque violettes. Je me levai sous le regard interrogateur de Lexa pour aller dans la salle de bains, pris la petite serviette qui servait pour s'essuyer les mains et la fis baigner dans l'eau bouillante avant de l'essorer et de retourner auprès d'elle pour lui enrouler les mains avec.
- Merci… chuchota-t-elle en fourrant son visage dans le linge humide.
Ce geste me rassura, ça nettoierait un peu la plaie. Elle retira la serviette et regarda la trace rouge qu'elle y avait laissée. Elle fut surprise, comme si elle avait oublié d'où cette couleur provenait.
- Dis-moi que Raven est amoureuse de moi et qu'elle ne me trompera plus jamais…
- Octavia…
Elle se racla la gorge et prit un ton attendrissant.
- Bien sûr qu'elle t'aime, et tu le sais autant que moi. Raven est complètement dingue de toi. Elle veut passer le reste de ses jours avec toi. C'est pas parce qu'elle a fait une connerie qu'elle ne t'aime plus. Il faut que tu lui pardonnes, vous êtes faites l'une pour l'autre. D'ailleurs, elle ne compte pas te larguer à ce que je sache, mmh ?
- Non, elle ne compte pas le faire.
- Alors, il n'y a pas de problème, n'est-ce pas ? Vous vous aimez. Je conçois que tout ça soit dur à avaler, mais il va falloir que tu lui pardonnes si tu l'aimes.
- C'est dur le pardon…
- Si Clarke a pardonné mes actes, tu peux pardonner ceux de Raven et Niylah.
- Mais je sais qu'à chaque fois que je referai l'amour avec Raven, je repenserai à elle et Niylah… ça va me gâcher la vie !
- Mais non, tu sais, l'être humain est quand même parfois bien foutu…
Elle hésita avant de reprendre.
- Avec Clarke… … … Au début, elle me faisait penser à Costia, mais depuis que je suis amoureuse d'elle, je ne pense qu'à elle quand je suis dans ses bras. Et je ne veux pas minimiser la situation actuelle, évidemment que je sais que tu souffres, mais tu as la chance que Raven soit toujours en vie. Mon grand Amour est mort, je ne peux plus rien lui pardonner. Toi, elle est toujours là, ne gâche pas ça.
- Tu as raison…
Maintenant qu'elle avait prononcé le nom de sa sœur, je pouvais sûrement me risquer sur le sujet.
- Et toi, Lexa, ça va ?
Il y eut un grand moment de silence, je voyais qu'elle voulait parler, mais elle hésitait à ouvrir la bouche. Sans doute, car elle savait que le prochain mot qu'elle dirait la ferait éclater en sanglots. Finalement, aucun son ne sortit et elle vint s'écrouler dans mes bras, en pleurs. Je l'accueillis avec amour et amitié et lui caressai les cheveux. En parallèle, j'espérais que les autres se diraient qu'elle était rentrée et qu'elles reviendraient vite.
- Ça va aller, Lexa, je suis là…
Un sanglot de plus et une boule se forma dans ma gorge. Costia. Moi aussi, je l'adorais. Moi aussi, elle me manquait. Son rire. Sa voix, un ton en dessous de celle de Lexa. Ses cheveux teints en blond "pour se démarquer", disait-elle. Son nez un peu plus gros que celui de sa jumelle. Tout. Mon amie me manquait. Des larmes silencieuses coulèrent sur mes joues. Costia… J'aurais pu tomber amoureuse d'elle si je n'avais pas déjà été en couple avec Raven lorsque j'avais fait sa connaissance. C'était une personne importante pour moi. Pour nous. Pour nous toutes. J'enfouis mon nez dans la chevelure de Lexa et fermai les yeux pour essayer de me calmer. Je devais la consoler, pas la rejoindre dans ses sanglots. Je reniflai un bon coup, puis relevai la tête avant de prendre celle de Lexa dans mes mains.
- Regarde-moi, Lexa. Ça va aller. On est là. Cette année, on ne te laissera pas pleurer seule. Je sais qu'il est déjà presque 19 h, mais la journée n'est pas finie. Nous sommes tes amies, en plus tu as une nouvelle femme dans ta vie. On est là pour t'aider à te relever.
- On partageait le même sang ! Je l'aimais ! Je l'aimais à en mourir ! J'aurais voulu disparaître avec elle !
Elle pleura à nouveau avant de reprendre plus calmement.
- Tu sais, j'envie tellement Raven de l'avoir vue dans ses derniers instants, même s'il est sûrement préférable que je garde en souvenir son visage souriant. Je sais qu'elle adorait Raven, mais je sais aussi qu'elle aurait préféré mourir dans mes bras. J'ai peur, tu sais.
- De quoi exactement ?
- De ne jamais l'oublier.
- On ne te demande pas de l'oublier. Au contraire. Mais tu as Clarke maintenant, n'est-ce pas ? Alors fait de Costia un bon souvenir, fait de Costia ton premier amour, ta jumelle, morte prématurément. Mais ne t'empêche pas de vivre la vie que tu dois avoir avec Clarke. Cette fille est quelqu'un de bien, même si elle a un peu foutu la merde hier, elle ne mérite pas de vivre dans l'ombre de ta sœur. Je sais très bien que chaque année à cette date ça va être dur pour toi, mais je te le répète, nous sommes toutes là, et maintenant, Clarke sera là aussi. Le fait qu'elle n'ait pas connu Costia ne change rien, elle sera toujours là pour t'épauler. Alors, je t'en supplie, arrête de te renfermer comme ça et laisse-nous t'aider. Pleure dans nos bras si tu le veux, mais ne nous éjecte pas. Tu sais, ça a été dur pour nous aussi.
- Tu n'as pas perdu une sœur…
- Non, en effet, mais j'ai perdu une de mes meilleures amies. Tu sais, j'ai pleuré moi aussi ce jour-là. D'abord quand j'ai appris l'accident de Raven, puis réellement quand j'ai compris que je ne reverrai jamais Costia de ma vie. Je sais que tu as noté que je n'avais pas pleuré à l'enterrement. C'est simplement parce que j'avais trop pleuré la veille au soir. Je voulais honorer son souvenir et rester digne, je voulais avoir la tête haute pour vous consoler toutes. Gaïa m'a très bien aidée dans cette tâche en ne pleurant pas non plus, mais crois-moi, elle était aussi affectée que tout le monde. Je me souviens encore, de retour à l'école, une fois que Raven fut endormie, je suis sortie prendre l'air. J'ai rencontré Gaïa et on s'est écroulées en pleurs dans les bras l'une de l'autre. Costia nous manque à toutes. Alors, laisse nous te consoler et console-nous aussi. Tu as besoin de nous, on a besoin de toi, Lexa Woods.
Son nom de famille, le même que sa sœur, claqua dans l'air et elle cessa de pleurer.
- Tu as raison, Octavia… Tu pourrais m'apporter un mouchoir, s'il te plaît ?
Je m'exécutai en souriant, me levai et allai dans la salle de bains. J'y attrapai une compresse et un flacon de désinfectant au passage. Je les cachai derrière mon dos et tendis le mouchoir à Lexa. Elle se moucha avec entrain et reposa le bout de tissu sur la serviette maintenant froide.
- Ça va mieux ? demandai-je.
Elle hocha la tête.
- Alors, laisse-moi désinfecter ça.
Je sortis le flacon et la compresse de derrière mon dos et pointai sa joue. Elle ne broncha pas, alors je versai du produit sur la compresse avant de venir l'appuyer doucement sur son visage. Elle eut une petite réaction de recul face au picotement du désinfectant, mais se laissa faire. Je nettoyai abondamment la plaie. Elle me semblait assez profonde néanmoins. La désinfecter l'avait fait saigner à nouveau. Je demandai à Lexa de tenir la compresse sale sur sa joue et retournai dans la salle de bains à la recherche de nouvelles compresses et de sparadrap. Une fois mon bonheur trouvé, je retournai au chevet de Lexa, toujours assise par terre. Je nettoyai à nouveau, puis pliai une compresse en deux avant de la fixer avec un bout de papier collant.
- Voilà, ça devrait aller, change-la chaque soir et chaque matin. Si dans deux jours ça n'a pas diminué, il faudra qu'on aille demander conseil en pharmacie, d'accord ?
- Merci, O'…
- Puis-je savoir comm…
J'allais lui demander comment elle avait fait pour se faire cette marque, mais la porte d'entrée s'ouvrit. Je me levai alors, demandant à Lexa de ne pas bouger et je me précipitai en bas des escaliers. C'était Clarke et Niylah qui revenaient.
- Elle est rentrée, hurlais-je à peine arrivée en bas.
- C'est vrai ? demanda Clarke, affolée.
- Elle est dans votre chambre, vas- y !
Clarke balança ses chaussures par terre et ne prit pas la peine de retirer le reste. Je me retrouvai donc seule avec Niylah.
- Elle n'a rien ? me demanda cette dernière.
- Une blessure à la joue, mais ça devrait aller. Niveau psychologique, on a parlé un peu, ça devrait passer pour cette fois, j'espère…
- Mon Dieu… On l'a cherché tellement longtemps, j'ai eu si peur… Je me suis imaginée le pire des scénarios. Costia, puis Lexa, je n'aurais pas supporté de perdre les deux…
Des larmes incontrôlées jaillirent de ses yeux et elle s'écroula au sol.
- Oh mon Dieu, Octavia… Je suis tellement rassurée…
- Niylah…
Un sourire affecta mon visage et je m'abaissai pour venir la prendre dans mes bras. Oui, elle avait couché avec la femme de ma vie, mais elle était aussi mon amie et je savais que j'arriverais à lui pardonner. À ce moment précis, elle avait besoin de ma présence, alors je la lui donnais. Elle m'enlaça.
Point de Vue Clarke :
Je me précipitai dans les escaliers tout en enlevant mon manteau, mes gants, mon bonnet et mon écharpe en les balançant aléatoirement sur les marches. J'arrivai devant la porte de notre chambre et l'ouvris avec fracas.
- Lexa ! criai-je. Lexa !
Je me jetai sur elle et l'enlaçai aussi fort que je pus.
- J'ai cru que… j'ai eu peur que tu fasses une bêtise…
- Pardon… Pardon, pardon, pardon, je ne voulais pas te faire peur… Pardon, Clarke…
Je desserrai mon étreinte et me jetai sur sa bouche. Ses lèvres accueillirent les miennes avec passion et soulagement. Puis, je la lâchai et plongeai mon regard dans le sien avant de pleurer.
- Je suis désolée, Lexa…
- Mais, pourquoi ?
- Je ne peux pas comprendre ce que tu ressens, alors je dois être nulle pour te consoler, c'est sans doute pour ça que t'as voulu partir pour te retrouver seule…
- Mais non, pas du tout ! Tu sais bien que j'aime la solitude, rien à voir avec toi. Et c'était stupide, j'aurais dû te laisser me consoler… Je t'aime, tu sais. Je t'aime. Et le souvenir de ma jumelle ne changera jamais ça. Je t'aime, Clarke et je te promets que maintenant, je ne partirai plus sans te prévenir.
- Je promets de te chérir et de te consoler du mieux que je le pourrais…
Son visage sourit, puis fut déformé par des pleurs, elle se jeta à son tour dans mes bras pour pleurer. Elle devait évacuer toutes ses émotions et je la laissai pleurer en silence. Au bout de presque une demi-heure, elle releva enfin la tête et vint m'embrasser doucement. Ce fut là que je remarquai le pansement sur sa joue.
- Qu'est-ce que tu t'es fait à la joue ?
- Je ne vais pas te raconter tout mon périple, mais j'ai trébuché en courant et une roche m'a entaillée la joue. C'est O' qui m'a soignée…
- Rappelle-moi de la remercier, dis-je en souriant.
Je reposai ma bouche contre la sienne quand j'entendis la porte d'entrée s'ouvrir.
- Ça doit être Gaïa et Raven.
- Elles étaient aussi parties pour me chercher ?
- Évidemment, on s'inquiétait toutes pour toi…
- Je suis nulle…
- Mais non !
J'entendis des pas précipités dans l'escalier et Raven et Gaïa débarquèrent dans la chambre.
- Lexa ! crièrent-elles à l'unisson avant de nous foncer dessus et de la prendre dans leurs bras.
En même temps, Niylah et Octavia arrivèrent calmement. Une fois que Raven et Niylah se décollèrent de Lexa, Niylah s'approcha d'elle et lui donna une petite claque.
- Ça, c'est pour être parti sans prévenir !
Puis, elle la prit dans ses bras et la serra comme je ne l'avais jamais vue serrer quelqu'un dans ses bras.
- Et ça, c'est parce que je t'aime et que j'ai eu terriblement peur…
Tout le monde rigola. Niylah essuya une larme et Lexa éclata en sanglots.
- Je suis désolée, casa-t-elle entre deux respirations, je ne voulais pas vous inquiéter… Je ne pensais pas que vous réagiriez comme ça… Je n'avais pas pensé qu'à vous aussi, Costia vous manquait… Je vous aime tellement toutes…
- Et si on changeait de sujet pour parler de quelque chose de plus joyeux ! dis-je, aucunement sûre de moi, ayant peur de jeter un énorme blanc.
Il y eut un petit moment de silence qui me mit mal à l'aise, mais finalement Gaïa, qui semblait m'en vouloir le plus, prit la parole.
- Elle a raison ! On doit encore prévoir le dîner du nouvel an, non ? C'est dans trois jours, on devrait s'y mettre tout de suite !
- Tu as raison ! dit Niylah en se relevant. Viens, Lexa !
Elle l'attrapa par le bras et la souleva. Tout le petit monde sortit de la chambre et nous descendîmes. Gaïa, juste derrière moi, fermait la marche. Elle agrippa mon bras pour me ralentir et nous nous arrêtâmes en plein milieu de l'escalier.
- Clarke, je t'en veux énormément pour le moment, même si je sais que tu n'as rien à voir dans cette histoire, que tu as voulu défendre Lexa en révélant ce secret. Mais je vais mettre du temps à te pardonner, comme je vais mettre du temps à pardonner Raven et Niylah. Je vous aime toutes, comme l'a si bien dit Lexa, et je veux continuer à être ton amie.
- Merci…
- De rien ! répondit-elle en souriant.
Elle me poussa légèrement pour que je continue ma descente. Nous arrivâmes dans le salon, Niylah avait sorti un bloc note et un crayon.
Point de Vue Lexa :
Après le dîner, un peu silencieux, car l'ambiance était toujours tendue, mais pas désagréable non plus, nous allâmes toutes nous coucher tôt, car les évènements nous avaient toutes épuisées. Je pleurai dans les bras de Clarke, c'était bon et délivrant, je me sentais bien avec elle. Octavia avait raison, je ne devais pas gâcher notre relation en me rappelant Costia, je devais profiter d'elle. Je me blottis contre elle et nous nous endormîmes.
Finalement le réveillon arriva. J'étais en bien meilleure forme, ma joue commençait à cicatriser, ainsi que tout le monde, et nous étions sincèrement heureuses de fêter ce passage à la nouvelle année ensemble. Je sentais qu'il y avait une tension dans l'air due aux évènements passés, mais cependant, rien ne gâcha la fête. À minuit, nous nous sautâmes toutes dans les bras, nous étions vraiment inséparables, et j'étais tellement heureuse de voir comment Clarke s'était bien intégrée. C'était comme si on l'avait connue en même temps que nous nous étions toutes rencontrées. Finalement, nous allâmes nous coucher vers trois heures du matin et Clarke et moi finîmes la soirée dans la chambre en faisant l'amour tendrement. Je l'aimais.
Le samedi 2 janvier, nous étions dans l'avion. Clarke dormait sur mon épaule pendant que je regardais un film sur le petit écran devant moi. Octavia et Raven lisaient la même bande dessinée, un truc loufoque dont elles étaient fans toutes les deux. Niylah écoutait de la musique en somnolant et Gaïa regardait par la fenêtre, pensive. Je suivais le film distraitement et me mis à penser que Luna et Emori me manquaient, j'avais hâte que la compétition reprenne pour me battre contre elles, j'adorais cet esprit qui nous unissait. J'avais aussi hâte que nous devenions réellement amies.
Nous arrivâmes le dimanche matin. Le voyage nous avait crevé et nous marchions lamentablement dans le parc de l'école dans le but de rejoindre le dortoir. Une fois les portes poussées, une foule de filles toujours en tenues de vacances -il était rare de voir autant de filles à cet endroit, habillées autrement qu'en uniforme- s'était amassée devant le panneau d'affichage. Déjà, j'entendais chuchoter des "épreuve finale" et "fin de la compétition". Les élèves, nous reconnaissant, nous laissèrent nous faufiler entres elles pour que Clarke et moi puissions lire le panneau.
Beaucoup de l'armes et d'amour… Maintenant, place à la compétition et à l'amitié !
