Disclaimer: Harry Potter appartient à JK Rowling et cette traduction que je fais de l'histoire de RobSt n'est pas utilisée à des fins commerciales.

Reviews: Bonjour à tous! comme promis, voilà un nouveau chapitre :) Bonne lecture!

Chapitre 32 : Recrudescence de propositions

Après le diner, les quatre amis se dirigèrent vers le septième étage. Harry ne voulait pas que leur discussion soit entendue. Il était content qu'Hermione ait attendu tout ce temps pour découvrir pourquoi il avait soudainement annoncé à tous les élèves de première année pourquoi il n'avait pas l'intention de passer ses BUSES, et il savait bien qu'elle voulait désespérément le savoir.

Poudlard créa pour le quatuor une pièce confortable avec deux canapés face à face. Harry et Hermione prirent le premier et Neville et Padma le second.

Prenant une grande inspiration, Harry commença à dire à ses amis pourquoi il leur avait demandé de venir.

« Padma, Neville, il y a des choses qui se préparent que vous devez savoir. Je suis désolé de ne pas pouvoir tout vous dire, mais je pense que vous méritez de savoir ce qui pourrait bien nous affecter tous les quatre. Neville, ça va être dur à entendre. Ce n'est que parce que nous avons découvert certaines choses que je peux te le raconter. »

Padma se rapprocha de son ami. Vu la façon dont parlait Harry, Neville aurait bientôt besoin de tout le réconfort qu'elle pourrait offrir.

« Il faut revenir à l'époque où nous n'étions pas encore nés pour comprendre où nos ennuis ont tous commencé. Ils ont commencé avec une prophétie qui me reliait à Voldemort. Vous voyez, jusqu'à ce que Voldemort ne vienne à Godric's Hollow cet Halloween, la prophétie aurait pu s'appliquer à deux garçons, Harry Potter ou Neville Londubat. »

C'était une révélation que même Hermione n'avait jamais entendu avant et cela choqua les trois amis alors qu'ils écoutaient Harry continuer. « Ce n'est qu'au moment où Voldemort a lancé son sort que je suis devenu l'enfant de la prophétie. S'il avait d'abord choisi de venir chez les Londubat, Neville serait devenu le Survivant – et c'est moi qui aurais rendu visite à mes parents à Sainte Mangouste. Ses mangemorts connaissaient la prophétie, et les Potter étant morts, ils sont venus chez la famille Londubat – pour trouver des réponses. »

Les deux sorciers se faisaient maintenant réconforter par la sorcière qui se tenait respectivement à leurs côtés. L'histoire touchait tout autant Harry que Neville.

« Nous savions que la prophétie a été faite à Dumbledore et pensions que Sirius l'avait racontée à Voldemort tout en trahissant mes parents. Quand nous avons découvert que Sirius était innocent, mon père a commencé une enquête pour trouver qui avait envoyé un innocent à Azkaban. C'est là que nous avons découvert ce qu'avait fait Croupton et avons libéré Sirius. Mais l'enquête ne s'est pas arrêtée là, et nous avons découvert le nom du mangemort qui avait raconté la prophétie à Voldemort. C'était Rogue ! »

Seul le bras de Padma autour Neville l'empêcha de bondir sur ses deux pieds. Il regarda Harry, espérant que cette histoire d'horreur n'était pas réelle. « Harry, pourquoi Rogue est-il en liberté à Poudlard ? »

« Crois moi Neville, je veux tailler ce bâtard en pièces. Le problème c'est Dumbledore, il sait ce que Rogue a fait et il l'a protégé durant toutes ces années… »

Cette révélation s'avéra être de trop pour Padma, elle jura longuement en hindou avant de repasser à l'anglais. « Comment ce vieux babouin dégénéré peut-il être assez stupide pour garder Rogue dans l'école avec vous deux scolarisés à Poudlard ? S'il n'y avait pas Maitre Pitslay, vous seriez obligés d'assister à ses cours – ça me rend malade ! »

Neville commençait à réaliser quelque chose, maintenant l'éclat d'Harry en classe était logique. « Tu penses que Dumbledore a donné cette information à Rogue pour qu'il la passe à Voldemort ? C'est la seule chose qui parait logique parce que maintenant je sais à quel point j'ai envie d'attaquer ce bâtard graisseux. Pour que tu ne le fasses pas, il doit y avoir une très bonne raison. »

Harry était enchanté de voir à quel point ce garçon qui avait peur de sa propre ombre avait progressé. « Mon père s'arrange pour que Dumbledore se retrouve dans une position où il devra révéler comment Voldemort a appris la prophétie. Le seul problème est que Dumbledore ne sait pas qu'il a été piégé et que nous savons pour Rogue. Si nous nous attaquons à Rogue, Dumbledore réalisera ce qu'il se passe. Il y a des choses en cours qui pourraient détruire la crédibilité de Dumbledore et peut-être même l'envoyer à Azkaban – si nous arrivons à dénicher suffisamment de preuves exploitables pour le ministère. Il y a une chance pour que Rogue sorte du pays avant que nous ayons achevé notre plan contre Dumbledore, mais je pense qu'est un risque à saisir. Etant donné le passé de Dumbledore, les chances que Rogue ait été manipulé sont énormes. »

Quelque chose dérangeait encore Neville. « Je ne comprends pas ce que ça pourrait lui apporter ? »

« Henrica l'a évoqué durant notre cours d'histoire, Neville. Voldemort et ses mangemorts tuaient toute l'opposition et on pensait à l'époque que le ministère allait tomber aux alentours de Noël. Sirius m'a dit que nos parents étaient très proches et faisaient aussi parti d'un groupe qui luttait contre les mangemorts. Ce groupe était mené par Albus Dumbledore. »

Les implications frappèrent durement Hermione. « Il aura pu être capable de manipuler certaines situations pour que les termes de la prophétie s'appliquent, tu m'as dit que tes parents avaient défié Voldemort trois fois… »

Padma était sur la même longueur d'onde que son amie. « … et s'il avait accès à Rogue dans l'autre camp, il pouvait faire tout ce qui lui chantait. »

« Henrica a essayé de nous faire réfléchir aux faits historiques. Ne voyez-vous pas que Dumbledore pourrait estimer que la destruction des Potter et Londubat est un faible prix à payer comparé à la fin de Voldemort, surtout dans la mesure où ça ne lui coutait rien personnellement. » L'image que peignant Harry était tout à fait concevable pour ses amis.

Hermione venait de calculer deux plus deux et espérait plus que tout au monde que la réponse était en réalité trois cent vingt-sept et non quatre. « Est-ce que tout ça est une mission pour Gringotts Harry, est-ce pour cela que tu ne passeras pas tes BUSES ? »

Voyant la panique dans les yeux de sa petite amie, Harry lui prit les mains.

« Je suis venu à Poudlard en tant que guerrier Gobelin. Ma mission est de promouvoir les relations sorciers/gobelins et en haut de liste, de se débarrasser de Binns. La mission personnelle d'Harry Crow est de se faire des amis et de découvrir quelle est sa place dans le monde. Quand j'ai vu une jeune sorcière se débattre avec sa valise dans le train, j'ai pensé qu'il s'agissait d'une personne qui cherchait aussi un ami. Je t'ai vu t'approcher de ce groupe de filles de serpentards, je n'ai pas entendu ce qu'elles ont dit, mais je suis certain que ce n'était pas un « bienvenue à Poudlard ». »

Hermione se pencha vers Harry, la panique dans ses yeux remplacée maintenant par des excuses.

« Après l'histoire du troll à l'infirmerie, quand j'ai cru que toi et Padma ne vouliez plus avoir à faire avec moi, j'ai décidé de ne pas retourner à Poudlard après Halloween. J'étais sûr que mon père aurait trouvé un professeur remplaçant pour l'histoire d'ici là et aussi que plus rien ne m'attendait à Poudlard. Je comprends que garder des secrets est stupide, c'est pour ça que je vous en ai dit autant que possible au déjeuner avec mon père. Vous en savez maintenant bien plus que les fonctionnaires de haut grade du Ministère. »

Attirant son petit ami vers elle, Hermione se lança ensuite dans le plus long baiser de leur relation. Ce baiser n'était pas un baiser de passion, mais juste pour confirmer qu'ils n'avaient pas perdu quelque chose d'important pour leur couple – le fait même qu'ils étaient bien un couple. « Je peux t'affirmer que je suis désolé Harry mais je pensais qu'il serait mieux que je te le montre. J'ai réfléchi toute la journée à la raison pour laquelle tu suivais les cours sans vouloir passer les examens. Mais la réponse a été si choquante que ça m'a empêché de réfléchir correctement. Depuis le jour où nous nous sommes rencontrés, tu as été aussi honnête que possible avec moi. »

Harry souriait maintenant, pensant qu'un jour, embrasser Hermione deviendrait son action favorite au monde. « Moi aussi je suis désolé, les raisons que j'ai données en classe étaient vraies mais c'était quelque chose dont je voulais vous parler avant que vous l'appreniez en même temps que tout le monde. Dumbledore me rend si en colère que j'ai annoncé ma décision aussi vite. Il ne faut plus que je le rencontre avant les vacances. Je pouvais sentir mon armure se déployer sur mon corps, je ne savais même pas que c'était possible ! »

Padma avait été prête de faire entendre raison à son amie, elle pensait qu'ils avaient lentement changé les habitudes d'Hermione de trop réfléchir à une situation. Puis Hermione avait ensuite sauvé la situation en se basant sur ses instincts et elle avait transformé la grimace de déception d'Harry en un grand sourire.

« Nous t'aiderons à rester hors de portée de Dumbledore, je pense qu'il n'est pas une personne de bonne compagnie pour nous. Miss Granger ici présente a peut-être eu un gel de cerveau, mais Neville et moi n'avons jamais douté de toi. »

Hermione, les joues enflammées essaya de répliquer. « Je vous ferai savoir, Miss Patil, que les jeunes sorcières ne souffrent jamais de gel de cerveau. J'admettrai juste que j'ai eu une Ronaldite aigue pendant quelques instants… »

Son petit ami la coupa avant qu'elle n'ait pu continuer. « Merci pour votre confiance les amis. Heu, Hermione, ne le prends pas mal s'il te plait. Je préfèrerai que ma petite ait quelques fois un gel de cerveau plutôt que de ressembler de quelque manière que ce soit à Ronald Weasley. » Le baiser qu'elle reçut sur sa joue avec ce commentaire lui confirma qu'Harry lui avait pardonné son faux-pas. Pour ça, il pouvait la traiter de tous les noms possibles.

Tournant son attention vers Neville, Harry redirigea la conversation vers une zone délicate. « Je t'ai dit que tu étais la famille la plus proche que j'avais, Neville. Je le crois encore. A cause de ça, il y a quelque chose que je voudrais te demander. La prochaine fois que tu iras voir tes parents à Sainte Mangouste, pourrais-je venir ? J'aimerai vraiment beaucoup rencontrer ma marraine. »

Neville avait maintenant baissé la tête mais il était réconforté par la présence de Padma à ses côtés. C'était un sujet qu'il trouvait extrêmement difficile à aborder, mais c'étaient ses amis et Harry le considérait même comme sa famille.

«Elle ne te reconnaitra pas Harry, elle ne me reconnait pas. Nous lui emmenons quelques sucreries, ma grand-mère dit que ce sont ses préférés. Elle les mange, puis elle me glisse l'emballage dans la main. Grand-mère me dit de les jeter mais je les considère comme des présents de ma maman. Je les ai tous gardés et ils sont tous rangés précieusement dans un tiroir de ma chambre. »

Alors qu'il racontait lentement et douloureusement son histoire, ils purent tous voir les larmes s'accumuler dans les yeux de Neville. Pour être honnête, ses trois amis étaient aussi dans le même cas.

« Neville, les guérisseurs gobelins ont une grande expérience avec ce maléfice, mon père va offrir leur expérience à ta grand-mère quand il la rencontrera pendant les vacances. Ils ne pourront peut-être rien faire, mais ça ne fait pas de mal d'essayer. Cette offre est faite parce que ta mère est ma marraine. Si en plus de ça les relations entre nos deux familles s'améliorent ce ne sera qu'un plus. »

Padma sentit presque le regain d'espoir de Neville. Elle était d'accord avec Harry, ils n'avaient rien à perdre.

Mais son second commentaire déclencha quelque chose au fond de sa tête, et Padma décida de dire à son ami ce qui la troublait. « Harry, pourquoi Gringotts pousse-t-il autant pour améliorer les relations avec les sorciers ? Ca va à l'encontre de tout ce que j'ai entendu sur les gobelins. »

Sachant qu'ils méritaient la vérité, Harry la leur expliqua. « La politique des sangs purs tue lentement la communauté magique mais aussi Gringotts. Il s'agit de maintenir le pouvoir et les lignées. Vous êtes tous deux des sangs purs et vos fiançailles seront certainement négociées. J'ai cru comprendre que dans certaines familles, des cousins se marient entre eux. »

Le commentaire sur ses fiançailles fit rougir Neville mais Harry continua avant qu'il ne puisse l'interrompre.

« Ils sont si désespérés à l'idée de garder leur pouvoir que chaque année, des sorcières et sorciers brillants et talentueux sont forcés de quitter la Grande Bretagne. C'est simplement parce qu'ils n'ont pas les bons ancêtres que l'on considère qu'ils ne peuvent pas avoir des emplois décents ou des conjoints convenables. Dans quelques semaines, les septièmes années de Poudlard vont avoir leur diplôme et découvrir que la ségrégation de Poudlard n'est rien par rapport au reste de la Grande-Bretagne magique. Cette politique n'affecte pas seulement le futur d'Hermione mais aussi le mien. »

Il se tourna vers sa petite amie. « Tu as vu un peu de notre ville sous Gringotts et, même si c'est large, c'est tout ce qu'il y a. En Grande-Bretagne les sorciers dépassent le nombre de gobelins à hauteur de 10 sorciers pour un gobelin. Chaque année de plus de en plus de gobelins talentueux décident que leur futur ne pourra pas exister dans une Grande Bretagne contrôlée par les sangs purs et ils se rendent dans des pays moins restrictifs. Avec une population vieillissante et un nombre croissants de jeunes gobelins s'exilant volontairement, dans quelques générations, nous subirons un déclin de population très important. Peut-être comprenez vous maintenant pourquoi nous insistons autant ? »

Ils étaient captivés par l'histoire d'Harry. « Nous ne savons même pas si ça va marcher mais nous devons constater du progrès afin de ralentir l'exode de notre peuple et cela met encore plus de pression sur la décision que je prendrais plus tard pour mon futur. Mais pas tous les gobelins sont pour ce plan, le sectarisme existe aussi chez nous. Il y en a qui, si les Dursley m'avaient laissé sur leur bureau, m'auraient sans hésiter donné en pâture à un dragon et qui auraient considéré que c'était déjà un sorcier de moins sur cette terre. »

Hermione glapit de peur et se rapprocha encore plus de son petit ami. « Mon père est un gobelin très intelligent et il a immédiatement vu les possibilités. Son intention originelle était simplement qu'Harry Potter arrive à Poudlard et il qu'il ait un peu d'estime pour les gobelins et leurs idées. Quand j'ai grandi, c'est moi qui est davantage insisté. Des cours supplémentaires en histoire, en économie en langues, - tout ce qui pourrait rendre mon père fier de moi et pour lui montrer qu'il avait eu raison d'adopter un jeune sorcier appelé Harry. Quand j'ai reçu le titre de centurion, c'était plus que tout ce que nous aurions pu rêver. »

Puis il se focalisa davantage sur Neville. « Nos guérisseurs ont été capables de retirer le fragment de Voldemort de ma tête, la seule solution des sorciers était de se refaire toucher par un sort de mort. » Les trois amis glapirent mais Harry était déterminé à bien se faire comprendre. « Je ne dis pas que nos guérisseurs sont meilleurs, Neville, juste différents. Depuis plusieurs années, plusieurs recherches ont été faites sur ce maléfice et ces différences pourraient peut-être réussir à aider tes parents. »

Neville voulait s'accrocher à cet lueur d'espoir. « Harry, je vais en parler à ma grand-mère et aussi pour ta visite. Je pense que tu as raison. On a rien à perdre. »

« Mon père en sait bien plus que moi, ils pourront ont parler ensembles quand on sera en vacances. »

La sensation de n'avoir qu'effleuré la surface de la culture gobeline refit surface, car quelque chose qu'avait mentionné Harry troublait Hermione. « Pourquoi les gobelins ont-ils fait autant de recherches sur ce maléfice en particulier ? »

Réalisant qu'il s'agissait d'un élément qui pourrait affecter la décision finale des Londubat, Harry leur raconta une histoire qui avait été, car c'était convénient, oublié par les sorciers. « On l'appelle maléfice de torture pour une bonne raison, i peu près quatre cents ans, ce sort atroce a été inventé par le Ministère britannique de la Magie – dans le seul but de torturer des gobelins capturés. »

Les trois amis le regardèrent avec des yeux incrédules. « Les gobelins sont assez résistants, c'est presque impossible de leur soutirer des informations en les tabassant ou en leur brisant les os. Le ministère se trouvait en pleine guerre et avant besoin d'informations de ses prisonniers, et ils avaient donc besoin de quelque chose de nouveau. Le maléfice était sensé rester secret, chose impossible au ministère. Ce n'était qu'après la guerre que ce maléfice avait été classé comme impardonnable car il avait été utilisé par des sorciers sur des sorciers. Selon la loi ministérielle, l'utilisation de ce maléfice sur un humain engendre une peine de prison à vie à Azkaban, mais vous souvenez-vous du département qui traite avec les gobelins au Ministère ? »

Les trois amis essayaient de répondre à cette question sans utiliser le mot « barbare », mais Hermione trouva aussitôt un autre problème. « Est-ce que ça veut dire que Lucius Malfoy aurait pu utiliser le maléfice de la torture sur toi l'autre jour en DCFM et s'en tirer sans soucis ? »

« Techniquement, oui, même si mon couteau se serait retrouvé planté dans sa poitrine avant même que Malfoy ne lance son sort. Nous sommes classés comme créatures dangereuses, Hermione, cela t'étonne-t-il maintenant que les gobelins quittent ce pays ? Si Gringotts atteint un jour le stade où nous devrons faire venir du personnel de l'étranger, alors ce sera le commencement de la fin. Nous devrons les payer plus cher que nos concitoyens britanniques pour compenser les piètres conditions de vie ici, ce qui signifie que nous devrons faire payer davantage nos clients – l'autre alternative étant de fermer Gringotts. Dans les deux cas il n'y aura pas de gagnants. »

Padma vérifia sa montre et sursauta « Les amis, on discute depuis un sacré bout de temps. Si on ne part pas maintenant, on va dépasser le couvre-feu. »

Ils se dirigèrent vers leurs dortoirs respectifs, Neville tenant avec plaisir le bras de Padma qui avait été là pour lui quand il avait eu besoin d'une amie. Les mots d'Harry avaient aussi touché une autre corde en Neville, et il ne voulait pas qu'une étrangère se retrouve un jour à la place de Padma. « Peut-on transformer nos rendez-vous pour y inclure des fiançailles ? Si nos familles voient qu'on se rapproche, peut-être ne commenceront-ils pas des négociations avec des inconnus. »

Padma, choquée, dût clarifier ce que son ami venait de dire. « Es-tu sûr, Neville, je ne voudrais pas penser avoir profité de toi ? »

« Nous sommes amis et nous nous amusons beaucoup ensembles. Tu me ferais une fleur, car les autres filles m'effrayent complètement. Je ne dis qu'on doit devenir un couple, mais être juste amis et faire attention l'un à l'autre. Si tu as un petit-ami ça ne me dérangera pas. »

Padma savait que Neville Londubat serait une sacrée prise, il était également quelqu'un qu'elle appréciait et elle était contente qu'il ne la voit pas comme une petite-amie – pour l'instant.

Neville soupira de soulagement et serra brièvement Padma dans ses bras avant de souhaiter une bonne nuit à ses amis et d'entrer dans la tour de Gryffondor. Les trois Serdaigles se dirigèrent ensuite vers leur propre Maison, Hermione demandant nerveusement à Harry si tout allait bien entre eux.

« C'était un malentendu et on en a parlé, Hermione, tout va bien. Je savais ce que ça allait te faire quand j'ai dit que je ne passerai pas ces examens. J'aurais dû t'en parler plus tôt. J'étais juste trop occupé à essayer de trouver comment expliquer certaines choses à Neville et Padma, désolé d'ailleurs pour cette leçon d'histoire. »

Neville étant enfin rentré dans son dortoir, Padma pouvait maintenant se concentrer sur le couple de Serdaigle. Elle avait été surprise et ravie de voir à quel point Harry s'était ouvert, et même Neville était un peu sorti de sa coquille. « Oh, ne sois pas idiot Harry, s'excuser auprès d'Hermione pour un cours en plus ! Tu nous as fait confiance ce soir et tu as même offert un peu d'espoir à Neville. Je ne ferai pas comme ma sœur et je ne te sauterai pas dessus, Harry, mais je vais simplement te dire merci. »

Les trois amis se dépêchèrent suite, le couvre-feu arrivant à grands pas.

Gordon avait entendu toutes sortes d'histoires sur cette pièce spéciale de Poudlard et quand il vit les quatre jeunes sorciers quitter la table du petit-déjeuner, il se décida à enquêter.

Ses bribes d'informations le menèrent vers le septième étage et il se dirigea aussitôt vers la seule porte disponible. En entrant, il ne put même pas décrire intérieurement à quoi ressemblait cette pièce, probablement parce que ses yeux étaient fixés sur le garçon.

Harry portait un bouclier métallique sur l'avant-bras gauche et il tenait son couteau de cette main tandis que l'autre brandissait l'épée de Gryffondor. Si on lui ajoutait un kilt on aurait pu se croire revenu à l'époque où les highlanders combattaient les chemises rouges britanniques, même si ces derniers n'avaient jamais envoyé de sorts à leurs ennemis.

Le garçon combattait des mannequins de duels, il s'agissait même de ce qu'il y avait de mieux sur le marché pour répliquer. Ses trois amis l'encourageaient alors que le tuteur aux cheveux roux regardait un chronomètre.

« Stop ! » D'autres applaudissements retentirent avant qu'ils ne remarquent Gordon. Le sourire d'Harry disparut et il se dirigea vers son visiteur inattendu et non désiré.

« Pouvons-nous vous aider, Mr McPhee ? »

Gordon ne put s'empêcher de remarquer que ni son couteau ni son épée n'étaient rangés. Le garçon était prêt à combattre. « Quand j'ai entendu dire que vous aviez des cours supplémentaire en DCFM, j'étais naturellement curieux… »

« Mon père paie pour des cours privés en Défense, et c'est exactement ce qu'ils sont – privés. J'aimerai que vous partiez, maintenant. »

N'arrivant pas à croire à l'impudence du garçon, Gordon s'adressa directement à Bill. « Permettez-vous à vous étudiants de répondre ainsi à des fonctionnaires du ministère ? »

« Je travaille pour Gringotts, pas pour le ministère, ni pour Poudlard. Mon travail ici est d'enseigner ces quatre jeunes à se battre, vous dérangez ma leçon. »

Gordon se concentra de nouveau sur le garçon. Il était venu pour avoir des informations et il comptait les obtenir, d'une façon ou d'une autre. « Si vous avez été entrainé à combattre, montrez moi si vous arrivez à m'éjecter hors de cette pièce. » Cela permettrait au moins à Gordon d'évaluer les capacités du garçon. L'idée qu'il puisse se faire virer de cette pièce ne traversa même pas l'esprit de l'examinateur, il avait hâter d'effacer le rictus arrogant du visage du garçon.

« Okay, monsieur, au revoir ! »

Gordon pensait être prêt pour tout, sauf à ce que le garçon lui tourne le dos et retourne auprès de ses amis. Un maléfice cuisant dans le dos enragerait peut-être suffisamment le garçon pour qu'il combatte, mais quelque chose le surprit. L'examinateur s'aperçut qu'il ne pouvait pas bouger car des lianes venaient de jaillir du sol et de le capturer. Puis elles le projetèrent vers la porte qui s'ouvrit et il atterrit lourdement contre la tapisserie de l'autre côté du couloir.

Ses liens avaient peut-être disparu, mais il lui fallut quand même un moment pour réussir à se dépêtrer de la tapisserie et à reprendre ses esprits. Il mit un long moment à le faire aussi car il n'y avait plus de porte en face de lui. Aucun de ses sorts ne lui permit de détecter l'existence d'une pièce cachée alors qu'il venait juste de la voir pourtant. Il devait rester jusqu'au vendredi dans le château et il garderait un œil sur les quatre jeunes sorcier. Son rapport pour Dolores serait sans aucun doute intéressant à lire, même s'il devait maintenant la rejoindre quand elle disait que ce garçon était une menace pour leur mode de vie.

« Désolé les amis, Poudlard va s'assurer qu'on ne soit plus dérangé. »

« Heureusement que c'était juste un entrainement de défense et que tu ne jetais pas de sorts avec ton épée. Comment te sens-tu avec tes deux armes et ton bouclier ? » Bill fut contenant de sentir l'honnêteté dans la réponse d'Harry.

« C'était bizarre, mais je pense que c'était parce j'étais dans une posture d'attaque et que je devais uniquement me défendre. Ca s'est avéré efficace d'utiliser deux lames durant mon combat contre Maitre Sharpshard, mais ça laisse trop d'ouverture pour des assaillants multiples, surtout s'ils ont des baguettes. C'est pourquoi je voulais utiliser mon bouclier. Puis-je essayer une nouvelle fois, cette fois en attaquant ? »

Bill hocha la tête et démarra son chronomètre. Et ce qu'ils virent, c'était que le jeune sorcier arrivait à gagner encore plus vite que Poudlard contre McPhee. Harry se retrouva soudainement en tenue complète de centurion et il chargea les mannequins, se mouvant comme de l'or liquide tout en évitant ou déviant les sortilèges. Les mannequins avaient été programmés par des sorciers et ne possédaient donc aucun programme leur permettant de répondre à une telle attaque. Harry fut sur eux en quelques secondes et les spectateurs n'eurent pas besoin d'un chronomètre pour constater que le combat fut fini en à peine quelques secondes.

Son bouclier para la baguette du mannequin mais ce fut son couteau qui lui infligea vraiment des dommages. Le couteau d'Harry se planta dans le torse du mannequin et un sort explosif le vit voltiger dans la pièce. L'autre mannequin ne fut pas si chanceux. L'épée lui coupa le bras puis se planta dans son ventre. Un sort de bannissement plus tard et il alla rejoindre l'autre mannequin qui gisait lamentablement par terre.

Harry s'arrêta aussitôt en haletant, plus à cause de l'adrénaline que de l'effort et les autres sorciers regardaient Harry la bouche ouverte. Padma reprit comme d'habitude la première ses esprits.

« Waouh, Harry, McPhee ne connaît pas sa chance d'avoir été viré de là par Poudlard et pas par toi. C'était effrayant à regarder, je n'aurais pas voulu être en face de toi. »

« Merci Padma. J'ai l'impression d'avoir ignoré trop longtemps mon côté gobelin, c'est ainsi qu'un gobelin combattrait un sorcier ou un autre gobelin. Qu'en pensez-vous Briseur de Sorts ? »

Les mots sortirent de la bouche de Bill avant qu'il ne s'en rende compte. « Je suis certain que n'importe quel sorcier se pisserait dessus en te voyant lui foncer dessus ainsi. » Puis il réalisa ce qu'il venait de dire lorsqu'il entendu les gloussements de ses élèves. « Je pense aussi que nous allons avoir besoin de nouveaux mannequins, cette fois avec des armures. C'était une attaque vraiment dévastatrice Harry – et cette fois, sans toiles. »

« J'ai appris ma leçon avec Maitre Sharpshard. »

Bill ne savait pas si un reparo pourrait réparer les mannequins, il les laissa donc de côté pour le reste de la leçon. Il demanda ensuite à Harry de lui parler après les avoir escortés dans la Grande Salle pour le déjeuner.

« Mon père insiste pour que Ginny soit invitée à ce bal, il pense qu'en la plaçant à ta table il réalisera le rêve de sa petite fille chérie. Je voulais savoir si ça te convenait ? »

Harry fronça des sourcils. « Quand nous avons suggéré trois tickets pour la famille Weasley, nous pensions que tu serais le troisième invité. »

Son père avait placé Bill dans une situation embarrassante et cela ne s'annonçait pas bien pour le futur des relations sorciers/gobelins.

« Mon père n'a pas eu de sœurs, puis il a eu six fils avant la naissance de Ginny, il tient beaucoup à elle. Ca le tue en réalité d'attendre que Fudge fasse son annonce au Magenmagot pour qu'il puisse enfin dire à Ginny qu'elle est invitée au bal. »

Harry secoua la tête alors qu'un nouveau problème arriva. « Tu sais que nous allons tous aller au bal dans des vêtements fabriqués par les couturiers de la nation. Cinq des filles autour de la table porteront le même type de robes et ta sœur sera la seule à ne pas en avoir. Si elle porte la même chose que nous, cela pourrait faire porter le message que le ministère nous fait une fleur pour satisfaire les gobelins. C'est bien connu que Susan fait déjà partie de notre groupe et partira en vacances avec nous, donc sa tenue n'aura pas d'importances. Ginny c'est un problème complètement différent puisque son père sera le lien direct du Ministère avec la Nation. »

Harry réfléchit intensément pendant une minute avant de répondre. « Je n'ai pas d'objection quant à la présence de ta sœur, mais au dépends de ne serait-ce qu'un vote pour les gobelins. Je pense qu'il faut que tu en parles à mon père, j'approuverai volontiers tout ce qu'il décidera. »

Le sénior Weasley était supposé être un expert des moldus, mais il semblait qu'il aurait à se remuer les méninges pour s'en sortir avec les gobelins. Il serait intéressant de demander leur opinion à Dan et Emma sur cet homme après le bal.

Fudge avait estimé que le moment était parfait. La moitié du Magenmagot était endormie et l'autre moitié attendait avec impatience que la session se termine pour qu'ils retournent enfin à leurs vies respectives. Quand Dumbledore demanda si d'autres affaires devaient être traitées, le ministre se leva avant que le vieux fou ne puisse abattre son marteau.

« Excusez-moi Président-Sorcier, j'ai une chose à dire aux estimés Membres de cette Cour. Cela le concerne le bal estival du Ministère – un évènement dont parle toute l'Europe – et pour lequel ils recherchent désespérément des places. » Quelques rires. Le fait que des étrangers veuillent assister à cet évènement et qu'ils ne puissent pas obtenir de tickets était tout à fait normal pour le corps de cette cour.

« C'est aisément l'évènement majeur de cette année et j'ai hâte d'y être. Si je me tiens devant vous aujourd'hui c'est pour vous informer que cet évènement a failli ne pas avoir lieu. »

Il avait maintenant toute l'attention de la Cour, et Cornelius poursuivit sa présentation.

« Un brave jeune homme va devenir le plus jeune détenteur de l'Ordre de Merlin, Première Classe. Maintenant, même si ce n'est pas sa faute si quelqu'un au Ministère veut contacter le jeune Harry, nos lois nous obligent à ce que ce soit faire par le Département de Contrôle et de Régulation des Créatures magiques. Je refuse que mettre l'étiquette de Créature sur le jeune Harry et c'est pour cela que je veux que cette Cour change certains statuts légaux. »

Un tollé éclata, Cornelius et Amélia étant les seules personnes calmes de la salle. Même Albus était dans cet état d'esprit, même si c'était certainement parce qu'il n'avait pas été mis au courant avant. Le ministre savait qu'ils imaginaient déjà toutes sortes de scénarios dans leurs têtes, essayant de deviner ce qu'il prévoyait. Son espoir était que quand il leur donnerait tous les détails de sa proposition, qu'ils réalisent que ce n'était en aucun cas aussi horrible que ce qu'ils imaginaient en ce moment.

Quand la première opposition se leva, Cornelius fut déçu – il devait maintenant cinq gallions à Amélia car elle l'avait prédit correctement.

« Hum, Hum, excusez-moi, Monsieur le Ministre. Vous ne suggérez quand même pas que le Département de la Coopération Magique internationale incorpore des relations avec les gobelins ? »

« Non, Madame Ombrage, je ne suggérais rien de tel. Mais cela soulève un point très intéressant. Les deux membres de la famille Croupton ont seulement reçu ce qu'ils méritaient en raison du jeune Harry qui a transmis des informations à Madame Bones par le biais de sa nièce qui est amie avec Harry à Poudlard. Ce département a maintenant une nouvelle Directrice grâce à cette information. Cela révèle aussi le besoin d'un lien plus direct avec une nation qui fait affaire avec tous les membres de cette Chambre – à l'exception d'Albus Dumbledore. »

Quelques ricanements éclatèrent dans la chambre ce qui montrait à quel point la réputation de Dumbledore avait chuté pour que le ministre puisse le ridiculiser ainsi.

Il était temps pour Cornelius de révéler son plan. « Nous avons pour l'instant un Département qui ne traite exclusivement qu'avec les moldus – principalement sur l'utilisation abusive de leurs artefacts. Ma proposition est que ce département prenne en mains nos relations avec la nation gobeline et que son directeur actuel s'occupe de ces deux peuples. Comme beaucoup de vous le savent, le fils aîné d'Arthur est en ce moment employé par Gringotts en tant que briseur de sorts et tuteur personnel du jeune Harry. »

Cette dernière partie était nouvelle pour certains d'entre eux, mais il s'agissait de bonnes nouvelles. « Grâce à ce lien très fortuit, un sondage préliminaire m'a permis de me présenter devant aujourd'hui avec une proposition complète. Si le ministère serait représenté par Arthur Weasley, la Nation gobeline a proposé que l'ambassadeur de leur Nation soit le Manager en Chef Barchoke. Mais vous le connaissez plus en tant que père adoptif d'Harry… »

Cette bombe coupa le souffle à la Chambre. S'ils rejetaient cette proposition, cela signifiait qu'ils rejetaient le père du Survivant.

Ombrage intervint de nouveau. « Hum, Hum, excusez-moi encore Mr le Ministre. Quels pouvoirs ce Département aura-t-il au juste ? »

« Madame Ombrage, vous me surprenez ! Cette proposition n'est pas là pour accorder à une personne ou un département le pouvoir de faire des changements, avez-vous oublié que seule cette Chambre a le pouvoir de changer nos lois ? Le nouveau département aura la tâche d'ouvrir un dialogue entre eux et nous. Si, entre temps, le dialogue entraine des besoins de changement de lois, ce sera débattu et voté dans cette Cour. Je crois que Barchoke voulait aussi que William Weasley travaille comme son assistant, espérant ainsi éviter qu'un problème de protocole ne vienne empêcher la création de cette nouvelle Entité. »

Certains hochèrent la tête, deux sangs purs seraient plus que capables de gérer les gobelins. Ce n'était pas comme si le ministère allait leur reconnaitre de grands avantages, car classer les gobelins dans la même catégorie que les moldus n'étaient pas un grand progrès. Si cela signifiait qu'ils auraient une façon d'intervenir si Gobelin menaçait de fermer la voute d'un autre sang pur, ça en valait bien le coup.

Dolores ne voulait pas lâcher le morceau, elle était comme un chien sur un os. « Monsieur le Ministre, êtes-vous conscient que le garçon en question a publiquement affirmé qu'il ne passerait pas ses BUSES ? »

Cornelius s'y était préparé et il comprenait qu'il devait étouffer cette histoire dans l'œuf. « Je suis conscient de sa déclaration et des circonstances dans lesquelles il l'a dite. J'ai parlé à plusieurs occasions à Harry et Mesdames Bones et Londubat vont passer leurs vacances d'été avec lui. Je suis sûr que je parle en leurs noms quand je dis que nous pensons que c'est un jeune homme respectable. Nous sommes également conscients de la façon dont il réagit quand on essaie de le manipuler, surtout quand il s'agit du Directeur Dumbledore. Il nous reste quatre ans avant qu'il ne prenne sa décision finale, et nous savons tous que beaucoup de choses peuvent se passer en quatre ans. »

C'était l'indication la plus claire du ministre sur le fait que Dumbledore était fini. Tout le Magenmagot avait été témoin de la réaction du garçon vis-à-vis de Dumbledore, donc c'était Cornelius que l'on croyait ici – en dépit des grandes protestations d'Albus.

Le ministre avait encore la parole et termina sa présentation. « La période normale avant de voter un projet de loi étant de quarante jours, je ne veux pas que l'on m'accuse de précipiter cette motion et je propose que nous reportions le vote au 3 août. »

Amélia seconda immédiatement la proposition, et personne ne voulant s'opposer publiquement à ce projet, elle passa.

Albus était toujours assis dans son fauteuil, même si la Chambre s'était déjà vidée. Il était supposé être le grand manipulateur, mais Cornelius venait de jouer en maitre dans cette Cour dont il était supposé être le Chef. Mais le vieux sorcier était forcé d'admettre que c'était du début à la fin jusqu'au choix du jour, le travail d'un pur génie. Au lieu d'accorder plus de temps aux membres de la Cour pour débattre, Cornelius avait aussitôt repoussé le vote jusqu'au lendemain du bal. Les gens allaient bien s'amuser le vendredi soir, puis venir le lundi suivant pour voter.

Il avait essayé de faire travailler William Weasley pour lui, et avait été vigoureusement rebiffé à chaque tentative. Et pourtant Cornelius n'avait pas seulement réussi, mais il avait aussi impliqué Barchoke. Les bourses scolaires, le bal de l'Ordre de Merlin et maintenant un ambassadeur, tout le monde obtenait ce qu'ils voulaient. Albus baissa sa tête vers Amélia et Cornelius quand le duo retourna dans la Chambre et se plaça devant lui.

« Bien joué Cornelius, vraiment bien joué. »

« Nous n'y sommes pas encore Albus et vous me forcez à faire quelque chose que je ne veux pas. Il s'agit d'un évènement très prestigieux, un évènement durant lequel je ne peux pas me permettre d'offenser l'invité d'honneur. Vous avez prouvé à maintes et maintes reprises que vous ne pouvez pas laissé le garçon tranquille, ainsi, je ne peux pas risquer que vous y soyez. Désolé Albus, mais vous être exclu du bal ministériel. »

Il n'avait qu'une seule question. « C'est Harry ou son père qui vous l'a demandé ? »

« Ni l'un ni l'autre, ils ne sont pas au courant. Ce serait trop tentant pour vous d'intervenir si vous êtes dans la même pièce, c'est ma décision et moi de ne pas laisser ça se produire.

Le duo partit et laissa derrière eux un Albus brisé.

Albus essayait de trouver une solution pour jouer la dernière carte qui lui restait : donner Severus à Barchoke. Le commentaire du gobelin sur le fait de venir le voir le jour de l'anniversaire Harry prenait maintenant tout son sens. Barchoke s'attendait à ce qu'Albus soit au bal. Le fait qu'Albus ne soit pas présent à ce bal enverrait des signaux à toute la Grande Bretagne et même l'Europe magique que ces jours de gloire et de pouvoir étaient maintenant menacés. Quelle que soit la décision qu'il allait prendre à propos de Severus, celle-ci était reportée de quelques semaines et il aurait besoin de temps pour convaincre Barchoke et Harry qu'il devait être invité à ce bal.

Ils quittèrent leur examen d'histoire bras dessus bras dessous, et Hermione se pencha pour embrasser Harry sur la joue avant de reposer sa tête sur son épaule.

« Merci Miss, pourrais-je savoir ce que me vaut cet honneur. Je veux que cela se reproduise le plus souvent possible. »

Hermione ne put s'empêcher de rire de la taquinerie de son petit-ami, toute la pression des examens s'étant envolée. « C'était notre dernier examen, Harry, c'est enfin fini. Normalement, je devrai être morte d'inquiétude, relire tous mes cours et compter le nombre de points que je vais perdre. Mais maintenant je t'ai toi, nous avons des amis et tout un été qui se profile à l'horizon. Les dix premiers jours, nous allons passer de maisons en maisons pour se préparer à ce bal, puis nous partirons dans une aventure autour du monde. Je n'ai jamais été si heureuse que les cours s'arrêtent, en fait je n'ai jamais été aussi heureuse ! »

Harry lui retourna son baiser sur la joue avant que Padma ne les interrompe.

« Il fait trop beau pour rester à l'intérieur. Prenons de quoi manger dans la Grande Salle et allons nous installer près du lac. »

Cette idée fut tant acclamée que la plupart des premières années les rejoignirent et se baignèrent dans le lac, profitant déjà de l'été.