Disclaimer: Harry Potter appartient à JK Rowling et cette traduction que je fais de l'histoire de RobSt n'est pas utilisée à des fins commerciales
Reviews: Bientôt 600 reviews, je suis si content! Je vous laisse avec ce nouveau chapitre et à la semaine prochaine :)
Chapitre 34 : Un avertissement
Albus faisait une ronde dans le château, c'était mieux que rester dans son bureau à déprimer. Il avait été si occupé à penser à l'humiliation publique de manquer le bal de ce soir qu'il avait totalement oublié le grand problème auquel il faisait face. Albus avait réfléchi encore et encore à ce qu'il devait faire à propos de Severus quand il réalisa qu'il n'avait pas vu son professeur de potions depuis un moment.
Durant les vacances d'été, il n'était pas inhabituel que les professeurs soient absents pendant plusieurs semaines mais Severus lui disait habituellement quand il partait à la recherche d'ingrédients. Maintenant qu'Albus y pensait, la dernière fois qu'il avait vu le Directeur des Serpentards, c'était quand il avait dit au revoir à ses étudiants avant qu'ils ne prennent l'Express. Cela amena Albus à faire quelque chose qu'il ne faisait jamais, entrer dans les appartements d'un professeur sans leur autorisation. Dans l'appartement de Severus il ne trouva aucun signe du professeur de potions, littéralement aucun. Il était évident que Severus avait fait ses valises et qu'il avait fuit – sans dire au revoir ou sans laisser de mots.
Cela laissait Albus dans une situation précaire. S'il disait à Barchoke que c'était Severus qui avait transmis la prophétie, ça donnerait l'impression qu'il avait aidé Severus à fuir avant de révéler l'identité de l'informateur. Le directeur devait aussi penser à trouver un autre professeur de potions avant Septembre. Severus n'avait pas posé de préavis et s'il se mettait à chercher un nouveau professeur, cela pourrait alerter certaines personnes qu'il avait un professeur disparu. Juste au moment où Albus pensait avoir résolu le problème du poste de professeur de DCFM, un autre problème surgissait. Il commençait à se demander pourquoi le sort s'acharnait autant sur lui.
Dolores pensait elle-aussi que le sort s'acharnait sur elle. Elle savait parfaitement qu'agir sans plan n'était pas une de ses forces, elle était du genre à opérer dans l'ombre pendant plusieurs semaines afin d'obtenir ce qu'elle voulait mais ça n'allait pas marcher cette nuit. Elle avait parlé avec quelques personnes qui partageaient ses opinions sur la société magique, espérant créer un outrage collectif quant à la mascarade qu'était devenu de bal. Elle espérait vraiment trouver quelqu'un qui ferait le boulot à sa place, mais Dolores ne trouvait personne.
Quand le garçon avait intelligemment révélé qu'il aimerait devenir un jour l'ambassadeur gobelin, il avait gagné des voix, et en plus cela éviterait au ministère d'avoir à faire avec une immonde créature. Si le garçon décidait de vivre comme un gobelin, le grand public réduirait à néant le gouvernement ayant autorisé qu'une telle chose arrive. Il s'agissait là d'un compromis acceptable pour tous.
Il y avait aussi ceux qui n'étaient pas présents ce soir et dont l'absence se faisait cruellement ressentir pour son plan. Le fait qu'Albus Dumbledore n'ait pas reçu d'invitations à ce bal était un point de plus pour le garçon, surtout parmi ceux dans le même camp que Dolores. Ils avaient tous en tête l'absence des Malfoy, désormais des parias sociaux dans leur communauté. Le fait que leur richesse soit bloquée jusqu'à que leur fils soit majeur leur donnait tous des frissons – et il y avait la rumeur que garçon était responsable pour leur déchéance spectaculaire.
Non, il semblait bien que Dolores était seule ce soir. Gordon lui avait dit que quand il avait essayé d'initier une confrontation avec le garçon à Poudlard, ce soit-disant héros avait refusé net. Dolores en était ainsi arrivé à croire que le Survivant avait besoin d'avoir des cours en plus en DCFM. Tout ce qu'elle avait vu du garçon jusqu'à maintenant c'était qu'il avait couper la baguette de Dumbledore avec une épée après que Black ait mis une droite au vieux fou. Dolores était certaine de pouvoir vaincre le gamin.
Si elle attaque directement le garçon, elle perdrait ses soutiens. Dolores devait choisir prudemment sa victime, victime auprès duquel il se précipiterait. Le problème avec son choix, c'était qu'Amélia Bones et Augusta Londubat ne quittaient jamais des yeux sa cible voulue. Dolores commençait à désespérer, mais pas suffisamment pour s'en prendre à l'une de ces deux sorcières.
Emma ne cachait pas elle, son plaisir à danser avec le petit-ami de sa fille. « Oh, merci Harry, si Arthur me pose encore une de ses stupides questions, je jure que je vais hurler. Si l'expert du ministère sur la majorité des habitants de Grande Bretagne c'est Mr Weasley, collectionneur de canards en plastique et de batteries de voiture, alors je n'ose pas imaginer quelle est sa connaissance de ta nation. Ecletrikité ! – Même Augusta en sait plus que lui maintenant. Molly lance des dagues avec ses yeux à son mari depuis le début de la soirée mais je pense que la chance de pouvoir parler à deux moldus vivants était une trop grande opportunité pour lui.
« Pas de soucis, ça me permet aussi d'éviter leur fille qui me dévisage depuis le début du repas. Les vacances ont dû amoindrir la tolérance d'Hermione, normalement elle arrive facilement à tout ignorer. »
Elle savait qu'elle ne devrait pas les taquiner, mais Emma n'arrivait pas à s'en empêcher, la mère en elle devenait très proche du jeune Harry. « J'ai remarque que la seule fois où elle ne te fixait pas c'était quand tu regardais dans sa direction, et alors elle devenait plus rouge encore que ses cheveux. Les filles te fixent-elles souvent ainsi ? »
« Elles fixent le Survivant, pas moi. Mes amis ne me regardent pas ainsi car ils ont pris l temps d'apprendre à me connaître, moi, pas le mythe. »
Emma avait vu quelques filles en Floride qui n'avaient jamais entendu parler d'Harry Potter mais qui avaient pourtant dévisagé ce beau jeune homme. Les épaules d'Harry étaient si larges et musclées qu'ils avaient dû acheter des T-shirts sensés être pour des adolescents de quinze ou seize ans. Emma sentait ces muscles tendus alors qu'ils dansaient. Elle ne se considérait pas comme légère mais c'était sans compter Harry qui arrivait à la porter sans effort et la faire tourbillonner autour de lui. Elle venait à peine de reposer les pieds au sol qu'Harry se tournait là où elle avait été quelques secondes avant.
Dolores avait vu là une opportunité en or quand ses deux victimes prirent possession de la piste de danse. Son intention originale avait été de tendre le pied et de faire tomber la garce avant de créer une dispute afin que le garçon aux yeux verts perde tout jugement en devenant rouge de couleur. Cette femme était belle, même Dolores ne pouvait le nier. La moldue se déplaçait avec grâce et élégance, ce dont elle était incapable mais c'était la façon dont elle souriait et parlait avec le garçon dans ses bras qui faisait monter la colère en Dolores. Elle se rappela soudainement d'une époque où les règles avaient été les mêmes – les jolies filles obtenaient toujours les garçons qu'elle voulait. Le fait que cette garce soit une moldue amplifiait encore plus le problème pour Dolores.
Alors qu'ils dansaient de plus en plus proches d'elle, son croche-pied voulu se transformait rapidement en coup de pied. Le temps qu'ils atteignent l'endroit où elle était, une jalousie incontrôlable s'empara Dolores et elle eut envie de blesser la garce pour toute l'humiliation et la douleur qu'elle avait ressenties depuis toutes ces années à cause de jolies filles. Elle fit un pas en avant et frappa aussi fort qu'elle pouvait dans les délicats tibias de la moldue.
Dolores s'était préparée pour l'impact mais elle ne s'était pas préparée à ne toucher que du vide – comment avait-elle pu la louper ? Son élan la fit basculer et elle s'écroula sur le sol de tout son long.
Alors qu'elle se rasseyait en essayant de comprendre ce qu'il venait de se passer, une main se tendit vers elle. Elle regarda ce bras et découvrit plus haut les yeux les plus verts qu'elle ait jamais vus.
« Vous allez bien ? Le sol est un peu glissant, Emma a failli se faire avoir… »
Une petite foule se rassembla aussitôt autour d'eux, une foule qui était loin d'être silencieuse. « Glissant, mon cul ! Elle a essayé de frapper cette Dame… »
Dolores vit dans les orbes verts que non seulement il savait ce qu'elle avait essayé de faire mais qu'il avait aussi d'une manière ou d'une autre réussi à parer son attaque. La garce moldue regardait maintenant au-dessus de son épaule et cela l'enflamma davantage. Le sorcier le plus connu de leur monde ne devait pas s'associer à de telles personnes. En ce qui concernait Dolores, il avait déjà fait son choix – et c'était le mauvais.
« Enlevez votre sale patte de moi, gobelin. Vous déshonorez le fier nom des Potter avec vos choix et votre compagnie. Vos parents auraient honte de vous. »
Même si l'orchestre continuer de jouer une valse, toute l'attention était autour d'eux. Harry regarda sa main toujours tendue avant de continuer. « Personne ne peut le savoir puisque des personnes ayant les mêmes opinions que vous les ont assassinés dans leur maison. Je pense que ce qui pourrait leur faire honte c'est que voir que ces idées ont survécu malgré leurs morts. » Il retira sa main et son regard se durcit. « J'ai reçu l'honneur suprême de cette société ce soir mais vous considérez encore que je vous suis inférieur – simplement parce que ce que vous pensez que ce qui coule dans vos veines est plus pur que dans les miennes. Voulez-vous vous battre en duel et voir si vous avez raison ? Je suis sûr que l'on pourra trouver une autre fiole et les gens verront à quel point votre sang est pur. »
Avant que quelqu'un ne puisse mettre un terme à tout ceci, Dolores cracha rapidement sa réponse. « J'accepte votre duel, le premier dont le sang coulera aura perdu, nous verrons bien quelle sorte de sang sera versé. »
Harry accepta puis se tourna et vit que tous les invités étaient juste derrière lui. Il vit que Sirius voulait objecter mais son père s'avança le premier. « Je vais garder ton gilet, mon fils. »
Toutes les autres objections furent ainsi inutiles, même si Hermione s'avança devant lui. Elle commença à déboutonner son gilet avant de lui donner un conseil que tout le monde pouvait entendre. « Rappelle-toi Maitre Sharpshard, ne te loupe pas. Tu la bas rapidement car j'ai encore envie de danser avec mon petit-ami ce soir. »
Il retira son gilet et le donna à son père, et sa petite amie regarda sa chemise. Padma avait vu comment la foule avait réagi aux mots d'Hermione et décida d'insister encore. « Je pensais qu'Harry avait vaincu Maitre Sharpshard plutôt efficacement, Hermione. C'est la plus fine lame de la nation gobeline et Harry l'a mis en morceaux, ce que ton petit ami arrive à faire avec cette épée est vraiment effrayant… »
Dolores avait bien entendu écouté et l'interrompit. « Je choisis les baguettes pour ce duel, pas d'épées. »
Hermione avait enlevé sa cravate et ses boutons de manchette et Harry se retrouva bientôt presque torse nu. Il se mit face à son adversaire. « Vous pouvez choisir l'arme que vous voulez, comme moi. Si vous souhaitez vous excuser pour votre tentative d'attaque sur Emma et vos insultes sur ma famille, je les accepterai et passerai à autre chose. Sinon, vous ferez face à mes lames. Vous avez défié en duel un centurion, vous allez vite comprendre ce que ça veut dire. »
Hermione enleva un des diamants qu'elle portait à la ceinture et un coup de baguette plus tard et Harry avait un bouclier sur le bras. « J'en ai un autre si tu veux ? »
Cela lui valut un baiser de sa petite amie alors que Fudge essayait de calmer toute cette situation. « Harry, est-ce vraiment nécessaire ? Ne pouvons-nous pas trouver un arrangement afin que le sang ne coule pas ? Une épée contre une baguette, ce n'est pas équitable, je ne veux pas que tu sois blessé ? »
Ses trois meilleurs amis éclatèrent de rire. Neville épata davantage sa grand-mère en s'avançant devant le Ministre de la Magie. « Barchoke nous a obtenu des mannequins de duel pour s'entrainer. Il s'agit des meilleurs modèles qui existent mais on ne peut pas laisser Harry les combattre car deux mannequins ensembles ne peuvent pas toucher Harry puisqu'il les réduit en pièces immédiatement. Professeur Weasley n'a pas pu réparer les deux derniers qu'il a détruits. Je parie qu'elle pourrait peut-être lancer un sort, voire deux avant que les lames d'Harry ne touchent leur cible. Je ne sais quelle est sa position au Ministère mais elle ne pourra certainement pas venir au travail lundi. »
Harry portait son bouclier et son couteau à un bras et il venait de sortir son épée et de faire quelques mouvements d'échauffement. « J'ai donné mes conditions, Monsieur le Ministre. Elle a cherché ce combat et je ne voudrais pas la décevoir. Les Granger sont sous ma protection, et pourtant elle a fait cette tentative. Même alors j'étais prêt à passer à autre chose puisque c'était une tentative si mesquine – mais plus maintenant. »
Content que ses bottes étaient faites de peau de dragon et supporteraient le changement, Harry activa son armure.
Hermione était peut-être terrifiée mais elle n'en montra rien quand elle embrassa Harry pour lui souhaiter bonne chance. « Dépêche toi Harry ne lui donne pas l'occasion d'avoir un tir chanceux. »
Dolores était rapidement en train de réévaluer ses options, elles n'étaient pas bonnes. Se retirer maintenant signifierait la fin de sa carrière mais combattre pourrait être bien pire. Elle aimait sa position au ministère, mais elle aimait aussi briser des nez de temps à autre. Si cette lame s'approchait trop près d'elle, Dolores pouvait perdre et son travail, et son bras.
Elle essaya de le rabaisser, Dolores était prête à tout. « Une armure ? Est-ce honorable de porter une armure ? »
« C'est aussi honorable que de défier un garçon de douze ans le jour de son anniversaire. Vous pensiez que vous alliez combattre un petit garçon, et à la place vous affrontez un centurion hautement entrainé. Avons-nous besoin d'un arbitre ou y-a-t-il suffisamment de témoins pour que vous ne m'attaquiez pas dans le dos ? »
L'orchestre avait arrêté de jouer depuis longtemps, incapable de lutter avec l'excitation que cette confrontation avait engendrée. Les commentaires d'Harry provoquèrent des glapissements dans la foule, la plupart d'entre eux étaient stupéfaits par la justesse des mots du jeune homme quant à son adversaire.
Dolores était de nouveau piégée et elle ne voyait aucune sortie. Elle sortir sa baguette et lança le premier sort. Son état émotionnel était tel que son maléfice fut plus puissant qu'elle ne le voulait. Il trancha le dos de sa main et elle la leva vers son adversaire, se faisant presque dessus en voyant cette épée juste sur son cou, prêt à l'achever – comment quelqu'un pouvait-il bouger si vite ?
«Premier sang, je suppose que votre honneur est sauf ? » Dolores était assez contente de sa solution et elle mit tout son venin dans le mot « honneur ». Le dos de sa main la faisait atrocement souffrit, elle espérait qu'elle n'aurait pas de cicatrices.
Son adversaire lui montra ce qu'il pensait de son honneur en lui tournant le dos et en s'éloignant. Il n'y avait presque pas de manque de respect plus grave que ça à part en crachant au visage de quelqu'un. Dolores eut envie de lever de nouveau sa baguette mais elle retrouva face à Fudge, furieux.
« Vous allez partir immédiatement, et vous viendrez dans mon bureau lundi matin à huit heures précises. Vous serez réaffecté ailleurs. Si vous avez ne serait-ce que quelques secondes de retard, je partirai du principe que vous ne voulez pas être réassigné et que vous souhaitez démissionné du ministère. »
Dolores quitta la salle de bal avec la tête baissée et laissant une trainée de sang derrière elle. Sa main lui faisait un mal de chien, elle aurait très certainement une cicatrice ! Elle allait être démise de son poste et un autre crapaud allait sans doute prendre son travail. Dolores savait qu'elle n'aurait plus aucune chance dans un gouvernement mené par Fudge, elle devrait maintenant continuer à baisser la tête et attendre un long moment que tout le monde oublie ce qu'il venait de se passer. Entre temps, elle allait essayer de trouver quelqu'un pour défier Fudge.
C'était un projet à long terme. Tant que Fudge aurait le soutien du Survivant, il serait intouchable comme ministre. Dolores n'oublierait pas non plus le gamin, il venait de passer à la première place sur sa liste noire. Sa liste était très courte puisqu'elle faisait en sorte de nuire à ceux qui pourraient mériter une telle place avant qu'ils ne puissent réagir. Elle devrait jouer ça différemment car comploter la mort ou le démembrement d'un héros national ne se faisait pas en une nuit. Elle avait agi dans la hâte cette nuit et en avait payé le prix. Son éviction du gouvernement signifiait que le projet de loi de Fudge allait passer au Magenmagot mais Dolores allait s'en sortir, c'était toujours le cas.
Harry avait entre temps reboutonné sa chemise, ne laissant que son col ouvert et avait réenfiler son gilet. Après ce fiasco, il se moquait si sa tenue était informelle. Hermione était juste à côté de lui et il la sentait trembler, comme si elle avait besoin elle aussi d'un bon câlin mais qu'elle ne voulait pas montrer de faiblesse.
« Harry, ton carnet de danses m'appartient pour le reste de la nuit. »
« Ca me va, Hermione mais il faut d'abord que je termine de danser avec la magnifique dame qui était ma cavalière avant que tout ne dérape. »
Emma essaya d'intervenir. « Harry, tout va bien… »
« Non maman, Professeur Weasley nous a appris que nos réactions après un combat sont tout aussi importantes. Nous allons continuer comme si tout était normal et profiter du reste de la soirée. Une dance Harry, puis tu seras à moi. »
Emma le senti trembler pendant leur danse. « Harry, tu ne préfèrerais pas t'asseoir pendant un instant ? »
« En fait, je préfèrerai partir d'ici mais nous ne le pouvons pas encore. C'est juste l'adrénaline, Emma, je me préparais psychologiquement à attaquer cette femme. Il fallait que je montre que je ne suis pas une mauviette, sans la blesser et je n'avais vraiment pas hâte de me lancer. Son geste m'a facilité la tâche, je ne voulais donner l'impression que je suis assoiffé de sang avec une épée. »
« Je ne pense pas qu'on puisse t'accuser de ça… »
« C'est ce que Dumbledore pensait après l'histoire du troll et certaines personnes l'auraient pensé si je lui avais tranché le bras. Après l'histoire du troll je suis resté sous la douche pendant une heure avant de me cacher dans ma chambre pendant le reste de la nuit. Après Malfoy, j'étais dans des toilettes en train de vomir jusqu'à ce qu'Hermione me trouve. Après Maitre Sharpshard, j'étais trop inquiet pour Hermione pour faire quoi que ce soit. »
Sa cavalière frissonna. « Ne m'en parle pas, voir ce souvenir était suffisamment horrible. Tu as eu une vie difficile pour un jeune de douze ans. »
« Oh non, Emma, j'ai eu une vie fantastique. Mon père est un gobelin très sage, il voulait que je découvre le monde et que j'en aime chaque recoin. Les vacances d'été ont été le meilleur moment de ma vie. Tu sais maintenant à quel point ma famille est riche, je pourrais aisément passer le reste de ma vie à vivre dans mon petit monde privé et privilégié. Je pense que mes parents seraient déçus si je le faisais. Je sais que mon père ne m'arrêterais pas mais je ne peux pas faire ça. Ils ont tous les trois passé leur vie à sauver la mienne, je pense qu'il est nécessaire que j'essaie de faire mes preuves. »
« Harry, tu en as déjà suffisamment fait pour les rendre tous fiers de toi. J'ai regardé le souvenir de ton père quand tu combattu ton entraineur après qu'il ait blessé Hermione, puis ce soir, tu es intervenu pour me protéger – comment pourrait-on ne pas être fier de toi ? »
« Est-ce que ça veut dire que vous acceptez un invité pour le reste du week-end ? »
« Et bien, puisque nous allons tous nous rendre sur ton île privée dès lundi, après la réunion du Magenmagot, je pense qu'est une possibilité envisageable. » Elle sentit ses tremblements s'atténuer alors qu'ils continuaient à danser, ignorant les regards des autres danseurs. « Harry, cette chambre dans notre maison est la tienne. Si ton père est d'accord, tu pourrais rester chez nous quand tu veux. Ca ne nous posera pas de problème à Dan ou moi et je doute qu'Hermione se plaigne. » Elle fut récompensée par son premier vrai sourire depuis l'incident.
La danse se termina et Hermione l'attendait. Le jeune couple se lança sur la piste de danse et oublia rapidement ce qu'il se passait autour d'eux.
Ginny avait regardé l'incident, cachée derrière sa mère. Bill lui avait dit qu'Harry était très proche de ses trois amis mais elle venait enfin de réaliser ce que ça voulait dire. Ils avaient tous été présents pour lui sans une once d'hésitation. Ginny essayait de se dire que c'était un amour sans espoir mais par Merlin, Harry était si beau. Elle avait presque mis son coude dans sa soupe en le regardant manger à la même table qu'elle. Le voir danser avec les filles de la table lui avait donné l'espoir qu'elle pourrait peut-être aussi danser avec Harry le jour de son anniversaire. Mais cet espoir avait disparu et c'était probablement mieux ainsi. S'il l'avait tenu dans ses bras, Ginny Weasley serait probablement tombée dans les pommes.
Emma retourna à la table, déterminée à prendre le contrôle de la conversation. « Molly, Arthur, je ne peux pas louer suffisamment les mérites de votre fils, Bill. Nous l'avons vu donner ses cours et étions très impressionnés. Il a un effet très positif sur ces quatre jeunes, ils prennent vraiment modèle sur lui. »
Le visage de Molly s'illumina et Emma sut qu'elle avait touché juste. Qu'elles soient moldues ou magiques, les mères adoraient parler de leurs enfants. Elle préférait largement parler de ça plutôt que d'avoir à subir les questions d'Arthur sur l'utilisation d'un canard en plastique.
Dolores se trouvait chanceuse d'une certaine façon. La presse avait été positivement gaga de Crow et ses amis et avait à peine mentionné leur altercation. Travailler sous Ludo Bagman au Département des Sports et Jeux magiques était un punition bien meilleure que ce qu'elle avait imaginé. Elle avait envisagé être en charge de l'acheminement de poudre de cheminette pendant les prochaines années ou d'être exilée dans des réserves de créatures magiques.
Il ne s'agissait pas du coin le plus profond et horrible du ministère qu'elle avait imaginé, un comeback était toujours possible Maintenant, tout ce qu'elle devait faire c'est allumer un feu sous Ludo pour améliorer la visibilité du Département tout en s'assurant d'obtenir le maximum de crédits pour ce qu'ils réaliseraient. C'était toujours le même jeu et Dolores Ombrage était une experte en la matière.
Harry et Hermione couraient sur la plage, leurs épées attachées dans le dos par habitude. Ils étaient arrivés sur l'île après que la proposition du ministre sur les gobelins soit passée à la majorité au Magenmagot, ses membres étant toujours chargés de l'énergie positive du bal du vendredi. Il y aurait une cérémonie pour signer le projet de loi fin août, quand Barchoke prendrait officiellement son poste. Dolores Ombrage n'avait pas tellement d'amis, ainsi son éviction ne fut pas tellement commentée.
L'ile faisait près de dix kilomètres de diamètre, même si sur les cartes, elle n'était pas plus grande qu'un simple îlot – et sans autorisation il était littéralement impossible d'y mettre les pieds. Alors que leurs sandales faisaient un bruit rythmé de slap, slap, slap dans le sable, Hermione pensa que c'était le meilleur moment de sa journée. Pas parce qu'elle aimait faire de l'exercice, même si elle commençait à apprécier d'en faire, non, c'était son moment préféré de la journée parce qu'elle était seule avec Harry. Ils s'entrainaient ensembles tous les matins depuis l'incident du troll.
Que ce soit le jogging autour de Crawley, dans les tunnels de Gringotts ou dans le parc près de Square Grimmault, Hermione pensait que ce lieu battait tous les records. Elle se demanda si Harry pourrait obtenir de la pièce sur demande qu'elle recrée ce lieu. En effet, ne serait-ce pas idéal pour la forcer de sortir de son bon lit chaud lors des matinées froides au château ? Cela la fit sourire, sachant que le simple fait de penser à ce jeune homme courant à ses côtés était une motivation suffisante pour Hermione Granger.
Cela pouvait paraître étranger pour des étrangers de voir à quel point elle était dépendante d'Harry, à quel point ils semblaient reliés l'un à l'autre, mais pour eux c'était naturel. Elle était arrivée à Kings Cross sans amis et elle avait quitté l'express en sachant qu'elle venait de se faire le meilleur ami du monde. Certains pourraient aussi se demander à quel point Harry était réservé et calme mais pas pour ceux qui le connaissaient vraiment. Avant qu'elle ne parte pour Poudlard, sa mère lui avait donné la « conversation sur les garçons », mais rien de ce qu'elle avait dit se rapportait à Harry.
Oui, il luttait certainement quelque fois pour mettre des mots sur ses sentiments, mais elle était sûre que ça avait plus à voir avec le fait d'être élevé par des gobelins qu'avec un manque de maturité. Harry n'avait pas besoin de mots avec elle, chaque fois qu'il la prenait dans ses bras ou qu'Hermione regardait dans ses grands yeux verts, elle comprenait ce qu'il voulait lui dire.
Quand ils étaient tombés endormis dans les bras l'un de l'autre après le bal, elle aurait dû s'y attendre mais quand ils se réveillèrent toujours ensembles, confortablement lovés sous une couverture, ils réalisèrent la grande confiance que leur parents leur avaient montrés – et ils ne comptait pas briser cette confiance. Rien que le fait d'être ave Harry signifiait qu'elle passait le meilleur été de sa vie. Le fait qu'ils aient vu et fait des choses fantastiques ensembles était juste la cerise sur le gâteau.
Ils voyaient des bungalows sur la plage un peu plus loin, signifiant qu'ils arrivaient à la fin de leur jogging. Hermione tendit le bras pour saisir celui d'Harry alors qu'ils ralentissaient.
« Je m'entraine avec mon bracelet depuis ton père l'a relié à mon sang… »
Son petit ami lui fit un grand sourire. « On savait tous que tu ne pourrais pas attendre Poudlard pour commencer à t'entrainer. Comment ça se passe ? »
Essayant de ne pas rougir en voyant qu'il la connaissait si bien, Hermione pensa qu'une démonstration serait idéale. Son bracelet s'étendit sur son bras et enveloppa son épaule, passant partiellement sous son haut de sport.
« Hermione, c'est fantastique ! Quand tu te bats avec une épée, c'est le bras qui la tient qui est le plus exposé. Si nous arrivons à faire en sorte que ce bouclier recouvre ton torse, tu seras presque aussi protégé que moi. »
Harry était excité et il la prit dans ses bras et l'embrassa pour la récompenser de ses efforts. Ils marchèrent bras dessus bras dessous vers la maison dans laquelle ils dormaient.
Les jumelles étaient assises sur l'un des porches, prenant le petit-déjeuner et regardant le jeune couple s'approcher. Les yeux de Parvati lui sortirent presque des yeux quand elle réalisa qu'Harry ne portait qu'un short. « Oh par Merlin ! Comment Hermione arrive-t-elle à s'empêcher de lui sauter dessus pour l'embrasser sans merci ? »
Padma ne put s'empêcher de taquiner sa sœur. « Qui dit qu'elle résiste ? C'est une grande île et ils ne vont certainement pas faire ça près de leurs parents. »
Voyant qu'elle la croyait vraiment, Padma changea de tactique. Elle ne voulait pas qu'il y ait la moindre incompréhension. « Sérieusement Pav, c'est normal de regarder mais ne bave pas et surtout, ne le touche pas – jamais. Ce sont de très bons amis mais quiconque se mettra entre eux deux se fera écrasé comme un insecte. Tu étais fantastique à Rome mais ici, il n'y a que nous. Nous allons nager, jouer à des jeux et passer un bon moment. Neville et Harry vont faire ça pendant une grande partie de la semaine, sois juste leur amie et habitue-toi à ça. Nous pensions que les garçons allaient faire une crise cardiaque en nous voyant avec nos bikinis mais ils ont fini par s'y faire assez rapidement. »
« Tu veux dire que les garçons t'on vu dans cette chose que m'as montré ? »
« Non, nous les avons enlevé et avons nagé nues… »
« VOUS AVEZ FAIT QUOI ? »
« Papaaaaa ! Je plaisantais juste avec Pav. Emma et Augusta étaient là tout le temps, tu crois vraiment qu'elles nous auraient laissé faire ? »
Ramrao n'était arrivé qu'à la fin de la conversation. « Désolé chérie, tu viens juste d'effrayer à mort ton vieux père. Je fais confiance aux gens avec lesquels tu restes, à ces jeunes gens et encore plus importe, je te fais confiance, à toi. »
Padma se leva pour prendre son père dans ses bras. « J'ai été aussi très fier de toi à ce bal quand je t'ai vu aider Harry. Il ne voulait vraiment pas se battre contre cette femme… » Ramrao n'aurait vraiment pas dû être surpris en voyant sa fille défendre une nouvelle fois ce jeune homme.
« Bien sûr qu'Harry ne voulait pas se battre contre elle, seul un idiot aurait voulu combattre. On nous a appris que le combat ne doit être que la solution de dernier ressort. Nous savons aussi nous battre, au cas où ça arriverait. Harry l'aurait taillé en pièces, papa. Je ne rigolais pas quand j'ai dit qu'il était effrayant avec une épée entre les mains. Neville a eu raison, elle aurait jeté un sort, deux au maximum et ça se serait terminé aussitôt. Ca aurait fait la une de la Gazette et nuit au projet de loi des gobelins. »
Il embrasse le haut du crane de sa fille. « Si intelligente et si courageuse… » Puis Ramrao regarda avec insistance leur environnement, « … et j'adore tes amis ! »
Parvati ressentit une pointe de jalousie en voyant l'attention que recevait sa jumelle, attention qui lui était normalement réservée. C'était également étrange de voir Padma avec des amis cools et un beau cavalier à un bal. Mais quand elle repensa au nombre de sorcières qui tueraient pour être à sa place à elle, elle sourit à nouveau. Il lui faudrait au moins jusqu'à Noël pour raconter à Lavande tout ce qui s'était passé – et ils devaient encore se rendre à Tokyo.
Remus regarda aussi le jeune couple s'approcher avec la gorgée serrée par l'émotion. « Vous avez toujours envie d'une petite leçon ? »
Il n'arrivait toujours pas à croire à quel point Harry lui rappelait James, la version mature qui avait finalement réussi à attirer l'attention d'Evans comme il le désirait. Hermione ne ressemblait peut-être en rien à son amie Lily, mais quand il fermait les yeux il avait l'impression de reparler à Lily quand ils faisaient leurs rondes de préfet dans le château. Il a avait mené une vie plutôt isolée cette dernière décennie et il luttait pour comprendre comment ces gens non seulement l'avaient accepté mais lui faisaient aussi sentir qu'il était le bienvenu.
Harry fit un signe de la main à l'homme qui était un ami de ses parents mais aussi le meilleur ami de son parrain. Ils avaient appris à connaître Remus à Square Grimmauld, bâtissant petit à petit une confiance et des liens et ils commençaient à apprécier celui qui avait dû être le plus calme des maraudeurs.
« Nous faisons normalement un entrainement après notre jogging du matin, donc rejoins nous – si ça te va ? »
Remus accepta rapidement et le temps qu'il les rejoigne, leurs épées étaient posée à terre et ils portaient des sortes de boucliers métalliques. Ils étaient en train d'effectuer une variation que Remus n'avait encore jamais vue. Ils se lançaient parfois des sortilèges, qui étaient aussitôt renvoyé à l'envoyeur grâce aux boucliers métalliques sur leurs avant-bras.
Neville et Padma les rejoignirent rapidement avec leurs propres boucliers. Les quatre amis rassemblèrent rapidement une petite foule de tous les habitants actuels de l'île. Barchoke sortit quelques pierres de protection de son sac et créa un dôme autour des quatre sorciers.
Remus voulait qu'ils continuent leur entrainement habituel pour déterminer quel était leur niveau, et il réalisa qu'ils étaient bien plus avancés que de simples élèves de première année. Quand cet entrainement fut terminé, ils se mirent à trois contre Harry. Il devint vide évident que les pierres de protection étaient pour protéger les spectateurs puisque les sorts volaient dans tous les sens, déviés par leurs boucliers physiques – ou magiques.
Le trio travaillait en bonne harmonie essayant de pousser Harry à faire un faux pas tant en le forçant à se défendre de sorts vraiment très précis. Harry avait cependant un atout dans sa manche et il créa une puissante vague d'air. Normalement, cela aurait pu aggraver sa situation, s'ils n'avaient pas été sur une plage. Neville et Padma furent rapidement mis hors jeu, essayant d'enlever le sable de leurs yeux. Hermione avait utilisé son bouclier de métal pour protéger ses yeux mais elle savait qu'elle était dépassée. Avec Padma et Neville aveuglés par le sable, les ranimer ne servirait à rien. Elle essayait toujours de trouver un moyen de s'en sortir quand son petit ami l'assomma avec un stupéfix.
Elle revint à elle en entendant la voix de Padma. « T'ai déjà dit à quel point je te déteste aujourd'hui, Harry ? Car c'est le cas – ce sable s'est foutu partout ! »
La réponse de Neville à ce problème fut d'enlever son t-shirt et à plonger aussitôt dans l'eau, engendrant un nouveau problème puisque trois jeunes sorcières étaient pratiquement en train de baver sur les deux garçons.
Harry aida Hermione à s'asseoir. « Tu t'es bien débrouillée… »
« C'est faux ! Tu as brillamment utilisé notre environnement comme arme, je mets toujours un temps fou à décider quoi faire. Dans un vrai combat, je n'aurai pas cinq minutes pour réfléchir à que faire. »
« Ne sois pas si dure envers toi-même – HERMIONE ! »
Son dernier mot fut crié à cause de son choc alors qu'une large vague jaillit de la mer et les submergea tous les deux. Il n'avait été concentré que sur le fait de consoler Hermione et il n'avait pas vu que sa baguette faisait. Ils roulèrent tous les deux peu après dans le sable, trempés et éclatant de rire.
Les deux maraudeurs souriaient aussi en voyant la blague mais leur entrainement matinal n'était pas encore terminé. Barchoke sortit deux mannequins de duel de son sac et les agrandit complètement.
« Je sais que vous étiez inquiets l'autre nuit au bal, vous avez peut-être remarqué que ni moi ni ces trois jeunes ne s'inquiétaient vraiment. Ce n'était pas de la bravade, mais nous connaissons les capacités d'Harry. Il faudrait qu'il fasse quelque chose de vraiment stupide pour se mettre en danger et Hermione l'avait fait se concentrer sur sa tâche et sur rien d'autre. J'espérais que nous puissions faire une petite démonstration ici ce matin, Harry ? »
Il aida Hermione à se lever et lui fit un baiser pour se porter chance puis il alla récupérer son épée. Avec autant de personnes présentes, il ne pourrait pas utiliser son épée pour jeter des sorts mais il pourrait toujours s'en sortir.
Même avec cet handicap, un Harry d'or détruisit les deux mannequins en moins de dix secondes.
Amélia était probablement celle avec le plus d'expérience en combat, mais ses genoux fléchirent quand elle vit ce qu'il se passa avec Harry – elle s'assit sur le sable avant que ses jambes ne lâchent.
Ramrao se rappela ce que Padma lui avait dit et approuva totalement ce qu'elle avait dit. Harry aurait taillé en pièces cette sorcière.
Dan et Emma avaient vu le souvenir de ce combat très réel contre ce gigantesque gobelin, alors le combat d'Harry contre deux mannequins n'était rien en comparaison. Ils avaient cependant maintenant une meilleure idée de ce qu'Harry aurait fait de la sorcière de l'autre nuit, pas étonnant que les enfants étaient vraiment bouleversés quand ils étaient enfin retournés à la maison.
Remus se tenait à côté de Sirius, Barchoke et Henrica et ne tarda pas à donner son opinion. « Je ne sais pas qui a donné des cours de défense à ces quatre jeunes, mais gardez le à tout prix. C'était tout simplement fantastique et dévastateur. Amélia est assise à côté en train d'essayer de comprendre comment on pourrait se défendre d'une telle attaque, et je ne pense pas qu'elle ait de meilleures idées que moi – et tout ce qui me vient en tête, c'est décamper le plus vite possible. »
On pouvait facilement voir la fierté de Barchoke. « C'est une attaque qu'Harry a développée en combinant les méthodes d'enseignement du Briseur de Sorts Weasley et son entrainement de centurion avec les armes gobelines. Si ça peut vous rassurer, nous gobelins, ne saurions pas non plus comment affronter ça. Il a utilisé quelque chose de similaire pour vaincre quelqu'un que nous pensions être invincible. Si un gobelin se montre assez stupide pour défier mon fils en combat, il n'aura probablement pas le temps de se faire dessus avant de se faire tailler en rondelles par Harry. »
Henrica hocha la tête. « C'est ce qui m'inquiète depuis que j'ai lu vos lois sur les héritages. Harry pourrait être défié et maintenant il est un centurion et vous ne pourrez donc pas le représenter lors su duel. »
« Ça m'a inquiété pendant plusieurs années, comment Harry ferait si je ne pouvais pas le représenter, mais plus maintenant. Je ne veux pas en révéler trop ici, mais en fait, Harry s'est retenu pendant ce combat. »
Remus jeta un coup d'œil à Sirius pour qu'il lui confirme cette remarque ridicule, mais il ne reçut qu'un hochement de tête comme réponse. « Merde ! »
Augusta avait été concentrée sur autre chose ce matin, elle avait regardé son petit fils faire de la magie avec précision et facilité. Elle n'avait pas non plus manqué la réaction des trois jeunes sorcières quand Neville avait retiré son T-shirt. Pour la première fois depuis de nombreuses années, Augusta voyait un futur brillant pour la Maison Londubat.
Elle était très contente quand Barchoke s'approcha d'elle, sortant un livre marron de son sac. « Voilà quelque chose à lire pendant que nos protégés s'amusent sur la plage. C'est le brouillon d'un livre qui ne sera pas disponible avant le premier septembre, et je vous demanderai juste de garder ça pour vous pour l'instant. J'ai aussi une copie pour Amélia donc vous pourrez lui en parler – et je répondrais à toutes vos questions. »
Quand le gobelin s'approcha d'Amélia, une Augusta intriguée ouvrit le livre et elle dût s'asseoir rapidement quand elle comprit ce dont il s'agissait. La Vie et les Mensonges d'Albus Dumbledore.
Harry courut dans sa chambre pour prendre une douche, changer de short puis prendre son petit déjeuner avec Hermione. Il ne savait pas cependant qu'il avait un visiteur qui semblait très impatient de le voir.
« Harry Potter ! » dit la créature d'une voix haut perchée. « Dobby voulait vous rencontrer depuis si longtemps, monsieur… C'est un tel honneur… »
