Disclaimer: Harry Potter appartient à JK Rowling et cette traduction que je fais de l'histoire de RobSt n'est pas utilisée à des fins commerciales.
Reviews: Préparez-vous pour un chapitre riche en évènements, un de mes préférés d'ailleurs! Bonne lecture et à la semaine prochaine!
Chapitre 35 : Du sang sur les mains
« … Harry Potter ne doit pas retourner à Poudlard. »
Dan avait pris des notes dans sa tête quand Harry avait raconté son histoire. « Okay, pourquoi t'a-t-il appelé Harry Potter ? Venir à l'autre bout du monde pour donner un avertissement, ça n'a aucun sens, tout comme le fait de disparaître aussitôt après sans te donner plus de détails ? J'ai peut-être d'autres questions, mais c'est tout pour l'instant. »
Harry mangeait son petit-déjeuner tout en parlant de sa rencontre. « Tous les elfes de maison m'appellent Harry Potter. Ils me voient comme un sorcier et je ne peux pas leur cacher ma chevalière… »
Il fut interrompu par Remus qui s'étouffa presque sur son café, des larmes dans les yeux. « Tu es déjà Chef de la Maison Potter ? Je pensais que c'était Sirius qui avait arrangé tout ça ? »
C'est Sirius qui répondit. « Tout va bien, je me porte garant pour Remus. Lunard, il y a des choses que je ne peux pas te révéler, sache juste que c'est en rapport avec mes responsabilités de parrain. Toutes les personnes assises à cette table veulent ce qu'il y a de meilleur pour Harry, je sais que c'est aussi ton cas. »
Regardant autour de lui, Remus ne put qu'hocher la tête. Avec Barchoke, les Granger et Sirius, c'était évident et Henrica s'expliqua à son tour.
« C'est mon patron Sirius et c'est l'employé le plus gentil et attentionné que j'aurais pu espérer trouver. »
La moue qu'Henrica fit en direction d'Harry aurait poussé n'importe quel sorcier à la demander aussitôt en mariage mais il continua à manger normalement son petit-déjeuner avant de faire un commentaire qui détendit immédiatement l'atmosphère. « Tu n'auras quand même pas d'augmentation ! »
Barchoke était satisfait de voir comment son fils gérait la nouvelle de cette menace. Ils s'étaient attendus à une vengeance des familles les plus noires, c'était là une indication de leur complot. « La distance ne pose aucun problème à un elfe de maison, mais le fait qu'il ait visiblement désobéi aux ordres de son maitre montre à quel point ce problème est sérieux. »
Harry aperçut Hermione poser son couteau et sa fourchette de dégout et il attrapa sa main, son petit-ami savait très bien ce qui la dérangeait. « Hermione, nous en avons déjà parlé, tout est une question de perception. »
« Peux-tu honnêtement m'affirmer que cette pauvre créature n'était pas un esclave ? Il était sur le point de coincer ses oreilles dans la porte d'un four parce qu'il avait désobéi à son maitre et t'avait prévenu – nous savons tous deux que c'est mal Harry. »
C'était un problème dont ils avaient visiblement déjà parlé et il n'était pas aussi résolu qu'Harry le pensait. « Tu connais mon opinion sur l'esclavage, elle est aussi ferme que la tienne. Les gobelins préfèreraient mourir que d'être réduits en esclavage et c'est quelque chose que nous ne ferions jamais à autrui. Oui, la Maison Potter a des elfes de maison mais je refuse de les considérer comme des esclaves. »
Harry serra sa main pour interrompre le commentaire qu'elle allait faire. « Les elfes Potter sont dans ma famille depuis des générations. Tu as rencontré certains d'entre eux, dirais-tu qu'ils étaient heureux ? »
Elle n'eut pas d'autre choix que d'approuver. « La plupart d'entre eux étaient contents de nous voir, ils avaient des larmes dans les yeux. »
Se souvenant de quelque chose qu'il avait lu, Harry essaya une autre technique avec sa petite amie. « Imagine que ta mère et ton père décident que Crawley ne leur correspond plus et qu'ils rejoignent une association pour soigner des gens gratuitement, les considérerais tu comme des esclaves ? »
« Ce n'est pas la même chose Harry, mes parents pourraient partir quand ils le voudraient… »
« J'ai dit la même chose à mes elfes et cette fois, ce n'était pas des larmes de joies. Ils font un travail qu'ils aiment et tous leurs besoins sont comblés, ils ne veulent pas et n'ont pas besoin de salaires – pour eux, la liberté eut dire rejet, honte et exile loin de leur famille. Ils prennent soin de nous et inversement, tout le monde est heureux – c'est comme ça que ça marche Hermione. Je suis d'accord qu'il y a des sorciers qui abusent du système mais je n'y peux rien, pour l'instant. Tu as vu ce qu'on a dû faire pour améliorer d'un centième les relations avec les gobelins, donner de tels droits aux elfes de maison sera un plus grand combat encore. C'est un défi que j'aimerai bien relever, mais pas maintenant. Ca te va ? Tout va bien entre nous ? »
Ces cinq derniers mots coupèrent toute objection qu'Hermione allait prononcer, elle avait besoin qu'Harry la croit. « Bien sûr que tout va bien Harry, et je suis désolé de t'avoir laissé pensé pendant une seconde que ce n'était pas le cas. Je sais que tu ne maltraiteras jamais un elfe tout comme je sais que tu feras ton possible pour aider ce Dobby. Je n'étais pas en colère contre toi mis contre un système qui autorise légalement quelqu'un à maltraiter un être sous sa garde. »
En plus d'un vif soulagement, Harry sentit une épaule sur son épaule. En plus de son geste de soutien, Dan avait quelques mots à dire. « Si vous continuez à en parler maintenant ça ne changera pas grand chose. Maintenant, que pouvons-nous faire avec cet avertissement ? »
Harry regarda son père et continua après avoir vu son hochement de tête. Il pensait que son père allait le lancer prendre la décision mais ça ne faisait pas de mal de vérifier. « Si Poudlard va être en danger, elle aura besoin de son champion. J'ai des amis dans le château et deux nouveaux boursiers Potter qui auront besoin de moi pour s'acclimater. A moins d'avoir plus d'informations, il faudra juste ouvrir davantage les yeux. Henrica sera présente à temps plein, avec Sirius, le briseur de sorts Weasley et Maitre Pitslay passant régulièrement. Nous allons dire à Neville et Padma ce que nous savons mais il ne vaut mieux pas commencer de rumeurs qui pourraient dégénérer. »
Hermione était maintenant très inquiète et elle regarda ses parents. « Je veux y retourner avec Harry. Nous aurons un soutien d'adultes et un moyen de s'enfuir s'il se passe quelque chose. »
Ses parents eurent une petite discussion silencieuse en échangeant leurs regards, puis Dan parla. « Pour l'instant, tout ce que nous avons c'est un vague avertissement d'une créature dont la santé mentale est au mieux questionnable. Nous nous réservons le droit de changer d'avis si nous obtenons d'autres informations et nous te retirerons de cette école si nous suspectons que nous ne dit pas tout… »
Barchoke interrompit Dan avant qu'il n'en dise trop. « C'est plutôt moi qui les retirerais de l'école, je peux vous l'assurer. J'ai des rapports constants sur l'école, nous ne raterons rien. »
Hermione était tellement contente de pouvoir revenir à Poudlard avec Harry qu'elle aurait dit oui à absolument tout.
Ce soir là, les sept plus jeunes s'installèrent autour d'un feu sur la plage. Ils avaient passé la journée à nager, à faire des jeux et à explorer l'ile. Ils étaient tous trop excités pour dormir. Leurs histoires en Floride, près de la Mer Morte et à Rome n'aidaient pas à les calmer. Les sept enfants allaient bientôt aller à Tokyo et c'était un autre sujet de conversation du groupe, surtout depuis qu'Harry avait offert des cadeaux d'anniversaire en retard à Susan et Hannah sous forme de promesse de leur acheter des vêtements.
Les adultes étaient installés sur des fauteuils dans leur maison. Barchoke, Amélia et Augusta étaient assis au bout de la table sous une bulle de silence pour que leur conversation reste privée.
« Barchoke, si la moitié de ce livre est vrai, ça va être la plus grande tempête politique qui ait frappé la Grande Bretagne magique. »
« Amélia nous avons vérifié tous les faits – tout est vrai. J'ai dû convaincre Miss Skeeter de ne pas extrapoler, de présenter les faits et de laisser les lecteurs se faire leur propre opinion. Je suppose que c'est le cas pour vous ? »
Augusta fulminait et elle avait lutté pour garder son calme jusqu'à la fin du livre. Livre qu'Amélia et Augusta avaient passé leur journée à lire. « Comment pouvons-nous laisser nos enfants dans cette école ? Il faut faire quelque chose à propos de Dumbledore et de son mangemort personnel, Rogue. »
« Rogue n'est plus un problème et nous espérions que la plupart des parents auront la même réaction que vous. C'est pour nous le meilleur moyen de faire sortir Dumbledore de son château, seuls les parents dont les enfants sont à Poudlard ont le pouvoir de le faire virer. »
La Directrice du DJM avait pris des notes en lisant le livre, cherchant des choses dont elle pourrait accuser Dumbledore. La première remarque de Barchoke avait déclenché une alarme dans la tête d'Amélia. « Pourriez-vous nous expliquer pourquoi Rogue n'est plus un problème ? »
« Parce que nous l'avons… » Cette nouvelle fut accueillie par un grand silence, Barchoke expliqua donc ce qu'il s'était passé. « J'ai piégé Dumbledore pour qu'il révèle l'identité de Rogue, le vieux sorcier ne sait toujours pas que j'ai cette information. Le ministre m'a également aidé en interdisant Dumbledore de bal. J'avais à l'origine un accord avec Dumbledore pour qu'il me révèle ce nom cette nuit là, maintenant, on a reporté ça jusqu'à la rentrée… »
Augusta appréciait la ruse de ce plan. « … et ce livre sera publié le premier septembre – ce qui annulera votre marché avec Dumbledore. Vous n'avez toujours pas expliqué comment vous avez eu Rogue ? »
« Il a décidé de s'enfuir et était sur le point de vider son compte quand nous l'avons arrêté. Les charges étaient crimes commis au nom de Voldemort – ayant notamment coûté la vie aux parents d'Harry. C'est vraiment la pire espèce qui soit, le parfait serpentard travaillant pour les deux camps. Il a rapporté avec joie la prophétie à son maitre Voldemort, puis il s'est presque fait dessus en découvrant que l'enfant de Lily était celui de la prophétie. »
Le dégoût du gobelin était évident quand il parlait de Rogue. « Il s'est convaincu que Lily Evans était l'amour de sa vie et qu'un jour elle allait le réaliser et quitter James Potter pour lui. J'ai bien connu ce couple et ce n'était qu'un délire fantaisiste de son esprit malade. Il a supplié Voldemort d'épargner Lily, ne se souciant pas de James ou d'Harry. Mais Rogue ne faisait pas confiance à Voldemort pour garder sa parole et il est également allé voir Dumbledore et a tout avoué. Dumbledore nous a dit dans son bureau que le pouvoir de l'amour allait vaincre Voldemort, il a dû avaler l'histoire de Severus aimant Lily. »
Un frisson de dégoût traversa le gobelin quand il parla de toute cette histoire au nom de l'amour, il était sûr qu'aucun des deux hommes n'avaient jamais connu cette émotion. « Que Dumbledore l'ait cru ou non, ça n'a pas empêché le vieux sorcier à faire du chantage à Rogue pour qu'il espionne pour lui – puis il gardé son espion à Poudlard. En retour, il a dit au Magenmagot que son espion n'était pas un mangemort. »
Amélia avait presque peur de poser la question mais elle savait qu'elle le devait. « Qu'avez-vous fait à Rogue ? »
« Nous l'avons condamné pour cinq ans. A la fin de cette période, Harry et Neville seront majeurs et ils pourront demander une peine supplémentaire. Nous pensions que le jeter dans la gueule d'un dragon serait une perte de ressources. Il travaille dans nos laboratoires de potions, la dernière fois que j'ai eu un rapport, il demandait si sa sentence pouvait être prolongée – apparemment, il n'a jamais été aussi heureux. Je peux m'arranger pour que vous le rencontriez pour confirmer les faits, tant que vous gardez le silence jusqu'à la publication du livre. »
« Et bien, la semaine prochaine, je suis à Tokyo avec les jeunes, donc il faudra que ça se fasse plus tard. Le ministre a déjà pris ses distances avec Dumbledore, donc il n'y aura pas de dommages de ce côté là. »
Contente que Rogue soit enfin hors du tableau, Augusta voulut savoir si une des révélations était vraiment exacte. « Albus Dumbledore et Gellert Grindelwald étaient-ils vraiment amants ? »
« Oh oui, c'est le résultat d'un travail fantastique de journaliste que Miss Skeeter a mené à Godric's Hollow… »
Hermione entra dans le Chaudron Baveur au bras d'Harry, apercevant immédiatement le professeur McGonagall avec les personnes qu'ils étaient venus rencontrer. Le garçon était aussi excité qu'une puce, il bondissait réellement d'excitation. La fille rappelait à Hermione un poster de sa comédie musicale préférée, il y avait un regard dans les yeux de Luna qui rappelait Cosette. Ses vêtements étaient propres et lui allaient mais ils étaient assemblés d'une drôle de façon. Parvati allait avoir du mal si elle comptait l'habiller à la mode.
« Bonjour professeur. Salut Luna et Colin, je suis Harry. Voilà Hermione, ma petite amie et ce sont Sirius Black et professeur Hobson. »
Luna intervint avant que Colin ne parle. « N'étiez vous dans les Croques-mitaines, Mr Boardman ? Mon papa a dit que c'était de votre faute si son groupe de musique préféré s'est séparé. »
« Oh non, ce n'était pas moi Luna. Mais si quelqu'un m'avait frappé l'oreille avec un tuba pendant que j'étais sur scène, je suis sûr que je me serai retiré aussi ! » Sirius reçu un grand sourire de la jeune fille avant que le flash de l'appareil photo n'éclaire la moitié du pub.
« Mr Creevey, que vous ai-je dit à propos de cet appareil ? »
« Désolé professeur McGonagall, il faut que je me contrôle jusqu'à ce que je sois à Poudlard. »
« Précisément, votre famille a vu le Chaudron Baveur et le Chemin de Traverse le jour de votre découverte de notre monde. Nulle photo ne sera nécessaire aujourd'hui. »
« Mais Professeur, ils n'ont jamais rencontré Harry. »
C'est Harry qui répondit au garçon excité. « Pas de soucis Colin, mais tu as déjà pris une photo pour eux. Nous avons beaucoup de choses à faire aujourd'hui, y compris rencontrer certains de nos amis pour manger une glace. On peut y aller ? »
Harry sentit Hermione serrer son bras, attirant son attention sur Henrica qui prit Luna par la main. Le magasin de Mme Malkin étant leur premier arrêt, ils étaient sûrs que Luna serait habillée correctement pour Poudlard. Il s'agissait qu'ils fassent la meilleure première attention possible au château.
Ollivander fut aussi perturbant que dans les souvenirs d'Hermione et les circonstances n'étaient en rien favorables à améliorer cette impression. Ollivander était déjà plutôt blessé qu'Harry n'ait pas acheté une de ses baguettes mais l'étrange sorcier devint vraiment grognon quand Harry refusa de lui montrer son couteau. Le professeur McGonagall dut intervenir et rappeler à Ollivander qu'il avait deux clients dans son magasin. Colin n'améliora pas les choses en insistant sur le fait qu'il voulait un couteau comme celui d'Harry.
Avant de terminer la journée avec Fleurish & Blott, ils rejoignirent leurs amis pour une crème glacée. Puisque neuf étudiants étaient maintenant autour de la table, les adultes en prirent une autre pour eux.
Minerva était fasciné et un peu choquée par les histoires d'Amélia sur Tokyo. Augusta avait également dit qu'elle avait passé le meilleur été de sa vie. Les deux Patil avaient dit qu'ils avaient pensé à aller à Tokyo et qu'ils étaient heureux que leurs filles aient eu l'opportunité d'y aller mais qu'ils n'avaient aucunes plaintes à formuler après avoir passé une semaine à Rome. Le commentaire d'Henrica sur Rome était que c'était une vie qu'elle avait toujours voulu visiter, ce qui signifiait que Sirius allait prévoir cette visite l'an prochain, quand elle ne serait pas autant occupée à Gringotts.
Harry était content de voir que Colin s'était un peu calmé, probablement à cause des filles qui l'entouraient. Luna, cependant était vraiment très calme. « As-tu hâte d'aller à Poudlard Luna ? Nous avons des Serdaigles, des Gryffondors et des Poufsouffles autour de cette table donc tu connaitrais au moins une personne si tu es sortie dans une de ces maisons. Nous avons aussi des amis à Serdaigle donc ne t'en fais pas. »
« Oh, non je ne suis pas inquiète Harry. Je me disais juste que ça doit être génial d'avoir autant d'amis… »
Hermione tendit le bras sur Harry pour prendre la main de la petite blonde. « Luna, nous voulons être amis avec toi. Poudlard peut être intimidant quand on est nouveau, mais je veux que tu viennes nous voir si tu as un souci. »
Luna regarda autour de la table, voyant des hochements de tête de Susan, Hannah, Neville et des jumelles. Son visage se fendit d'un sourire magnifique. « Oui Harry, j'ai vraiment hâte d'aller à Poudlard. »
Ils se dirigèrent enfin dans la librairie bondée de monde, remarquant que la personne qui avait écrit les livres de défense pour leur seconde année était là pour une séance de dédicace. Puisqu'ils n'avaient aucune envie d'acheter ces livres, ils ne se mirent pas dans cette queue. Hermione était bien sûr au bras d'Harry – du moins jusqu'à ce que quelqu'un la bouscule.
« Par tous les dieux, le Survivant ! Souris Harry, ensembles nous ferons la première paaaaaaaaaah ! »
Harry se savait pas qui était ce luron si bien coiffé et parfumé mais personne n'avait pas le droit de traiter Hermione ainsi. Un bras s'était placé autour de son épaule et Harry décida qu'il était temps de mettre en pratique une des dernières leçons de Remus. Il attrapa le petit doigt de l'inconnu, puis le tordit brutalement ce qui fit crier l'homme d'une voix aigue. Etant libéré du bras, Harry souleva l'homme du sol tout en gardant sa main serrée. Le sorcier heurta le sol avec un bruit sourd et Colin n'eut malheureusement pas l'occasion de voir le couteau d'Harry – le seul fait d'avoir peut-être un ongle cassé avait achevé Lockhart.
« Personne ne touche Hermione, excusez-vous maintenant – avant que je ne perde mon calme. »
La voix aigue continuait encore et encore de crier. Un flash aveuglant poussa Harry à regarder en direction de Colin, et il ne vit qu'un regard d'innocence. Le photographe fantôme devait être perdu dans la foule.
Harry vérifia rapidement si sa petite amie allait bien et découvrit rapidement que l'idiot avait un culot phénoménal.
« Je voulais juste remercier Harry ici présent de m'avoir aidé durant cette petite démonstration et je vais profiter de cette occasion pour annoncer qu'il va me voir très souvent cette année. Oui, mesdames et messieurs, moi, Gilderoy Lockhart, Ordre de Merlin Troisième classe, Membre honoraire de la Ligue de Défense contre les Forces du Mal et cinq fois lauréat du sourire le plus Charmeur de Sorcière Hebdo, ai le grand plaisir et honneur de vous annoncer qu'en Septembre, j'occuperai le poste de Professeur de DCFM à l'école de sorcellerie de Poudlard ! »
Harry ne put s'empêcher de s'étonner de la crédulité des sorciers. Il venait de botter les fesses de cet illuminé et pourtant, les personnes ici présentes applaudissaient comme des fous cet homme qui allait enseigner la Défense à leurs enfants, alors qu'il était visiblement nul en la matière. Harry attendit que les applaudissements se calment avant de faire éclater la bulle de ce clown.
« Excusez-moi, mais vous avez été mal informé. J'ai un tuteur de défense privé et je suis très content avec lui. Je ne serai pas dans votre classe. » Il jeta un bref coup d'œil autour de lui et il reconnut certains visages dans la foule. « Les gars, tous ceux qui ont eu la chance de suivre des cours du Briseur de Sorts Weasley l'an dernier auront la possibilité de recommencer cette année. Vous n'avez pas non plus besoin d'acheter ces livres puisque nous n'en aurons pas besoin. Une autobiographie en plusieurs volumes comme manuel de cours pour les sept années d'Ecole, quelqu'un doit vraiment avoir besoin d'argent ? »
Gilderoy essayait de ne pas paniquer et il n'était pas très doué. « Oh, voyons, Harry, ne taquinez pas ces chers sorciers. Toi et ces charmantes jeunes filles préfèrerez plutôt m'avoir en cours ? » Il essaya de faire un sourire rassurant mais il parut extrêmement faux et Neville posa rapidement son bras sur Padma, comme pour la protéger.
Parvati résuma tout pour eux. « Vous avez raison, il n'y a aucune compétition, nous resterons avec le Professeur Weasley. Lui au moins se maquille bien moins que vous. »
Tout le groupe des Weasley éclata de rire dans la foule avant que Gilderoy ne se retrouve en face d'un trio de trois puissantes sorcières.
« Oh ma chère Minerva, il semblerait qu'Albus ait touché le fond cette fois. » La Directrice du DJM regardait intensément Lockhart comme si elle s'attendait à qu'il craque et qu'il confesse ses crimes.
Augusta était d'accord avec son amie. « Un professeur de défense qui met ses sept livres sur la liste des manuels, et pour tous les niveaux de cette école – c'est une honte ! Va-t-il enseigner la même chose aux élèves de première et septième année ? »
Minerva posa aussi une question au tout nouveau professeur de Poudlard. « Lockhart, je ne me souviens pas vous avoir donné votre BUSES de défense et encore moins que vous ayez reçu un Ordre de Merlin. La récompense du Centurion Crow a fait les premières pages, la votre a dû passer inaperçue. »
Gilderoy ignora l'insulte impliquée, venant de voir la plus belle créature qu'il ait vue de sa vie. « Qui est-ce ? »
« C'est la Professeur Hobson, notre professeur d'histoire. »
Gilderoy était en train de penser que ce travail vaudrait plus que des ventes de livres quand McGonagall réduisit ses espoirs à néant. « Elle est ici avec son petit ami, Lord Sirius Black. » Le nom de Black suffit à faire trembler Gilderoy, il ferait tout pour éviter cette sorcière et son mage noir de petit-ami.
Harry était en train de profiter du spectacle, regardant les trois sorcières mettre en pièces ce charlatan, quand il sentit que quelqu'un tirait sur sa manche, Colin avait une question. « Il ne semble pas être un très bon professeur Harry, pourrons-nous aussi avoir des cours du Briseur-de-Sorts Weasley ? »
« Je suis désolé Colin, c'est un homme très occupé. Il n'aura pas le temps de donner des cours aux premières années. »
Colin hocha la tête de compréhension, mais il trouva une solution à son problème. « Tu ne pourrais pas nous donner des cours en plus alors ? Tu l'as battu sans même utiliser de magie, nous préfèrerions apprendre de toi. »
Luna le regarda d'un air plaintif. « Tu as dit de venir te voir si on avait besoin de quelque chose ? »
Hermione aima bien cette idée. « Nous pourrions ouvrir un club, il faudra juste que ce soit sponsorisé par un professeur… »
Henrica intervint avant que Lockhart n'ouvre la bouche. « Je m'en occuperai, il faudra juste regarder le nouvel emploi du temps et trouver un créneau. »
Les jumeaux Weasley se mêlèrent ensuite à la conversation. « Hey, ce club sera juste pour les petits nouveaux ? »
« Nous ne voulons pas non plus acheter ses livres. »
Gilderoy se tenait inutile devant cette scène qui lui échappait complètement, c'est un désastre publique – puis McGonagall assena le dernier coup.
« L'an dernier, le professeur Weasley a tenu des cours de révisions pour les BUSES et les ASPICS, et nos étudiants ont eu les meilleurs résultats en Défense de Poudlard depuis très longtemps. Je vais personnellement contacter l'Ambassadeur Barchoke pour qu'il puisse nous accorder cette faveur à l'approche des examens. »
Les applaudissements des étudiants de Poudlard donnèrent envie à Gilderoy de pleurer – qui était donc ce Weasley – et comment pouvait-il être plus populaire que lui ? »
Molly se tenait là, les bras chargés de livres mais maintenant elle n'était plus sûre de vouloir les faire dédicacer. Harry avait aisément vaincu ce célèbre sorcier ce qui avait commencé à la faire douter. La réaction des étudiants envers son fils Bill lui réchauffa son cœur de mère. Elle avait entendu d'Emma que Bill était hautement apprécié par les quatre élèves qu'il entrainait, mais apparemment il y avaient bien plus d'élèves concernés. Son fils allait être le Secrétaire d'un ambassadeur et il travaillerait avec son père.
Ses deux fils ainés avaient fait des choix de carrière qu'elle n'avait pas approuvé à l'époque mais les deux hommes avaient prouvé qu'ils réussissaient parfaitement dans leurs branches. Molly allait avoir beaucoup de temps libre quand ses enfants seraient tous à Poudlard, elle prévoyait d'en utiliser une partie pour réfléchir calmement. Le monde dans lequel ils vivaient était indubitablement en train de changer et Molly avait fait naitre sept enfants dans ce monde. Elle ne voulait pas être laissée derrière comme cette civilisation romaine dont Harry avait parlé dans son discours. Molly avait l'intention d'en parler à Bill.
Ginny était extatique, elle avait très envie de s'inscrire aux leçons d'Harry et ses amis. Elle n'avait pas non plus manqué la réaction d'Harry quand cet idiot avait bousculé Hermione. Il avait été calme et contrôle au bal mais quand Hermione avait été blessée, il avait immédiatement mis à terre leur nouveau professeur de défense et ce n'était certainement pas prévu, quoi qu'ait pu dire Lockhart.
Amélia remua un peu le couteau dans la plaie en attirant Minerva sur le côté pour une discussion à voix basse. « Quand vous parlerez à Barchoke de Bill, demandez lui aussi une copie du livre qui sera publié d'ici une semaine environ. Le fait que Gilderoy Lockhart enseigne à Poudlard sera le cadet de vos soucis cette année. »
Après avoir terminés leurs achats, ils planifièrent leur rencontre à la plateforme pour prendre l'express. McGonagall ramena ensuite ses protégés chez eux tandis que Sirius et Henrica laissèrent les leurs à Gringotts. Neville et sa grand-mère étaient avec Harry et Hermione, tous les deux impatients de savoir s'il y avait une amélioration avec les Londubat.
Le jeune couple quitta les Londubat, prévoyant d'aller plus profondément sous Gringotts. Ils entendirent leur cible avant de le voir, les bruits forts de métal retentissant dans les tunnels. Harry mena sa petite amie devant un mur où ils attendirent respectueusement d'être appelés. Il avait vu que qui était arrivé à des personnes ayant interrompu une leçon, Harry n'avait pas envie d'en faire l'expérience.
Finalement, quelqu'un les interpella. « Alors Centurion Crow, que puis-je faire pour vous ? »
Harry et Hermione s'avancèrent et s'agenouillèrent devant le grand gobelin. « Maitre Sharpshard, voici un cadeau d'un étudiant très reconnaissant. » Harry présenta un katana à son mentor.
La poignée, la garde et le fourreau étaient d'un noir mat mais la lame était en argent poli. « C'est un travail exquis, Centurion, où avez-vous obtenu ça ? »
« A Gringotts à Tokyo. Ils ont essayé de me vendre leurs breloques habituelles avant que je ne leur dise que c'était pour mon sensei, Maitre Sharpshard. Le fait d'avoir mentionné votre nom a eu un profond effet sur eux, ils ont tous voulu être le créateur du katana qui serait offert à Maitre Sharpshard. »
« Toujours à lécher le cul de son professeur ce chiot, même quand il n'est plus là! »
L'insulte était dite suffisamment à haute voix pour qu'Harry l'entende et d'un ton suffisamment sarcastique pour être plus qu'une insulte. Harry avait juré quand il avait aperçu qui suivait le cours du gobelin, il n'avait aucune intention de laisser passer cette insulte.
« Que se passe-t-il Dragonbreath (NdT : Cela signifie Haleine de Dragon), je ne savais pas que je t'avais manqué ? En parlant de chiot, je vois que tu as toujours les manières d'un chien – en mettant ta truffe humide là où elle ne devrait pas être et en couinant comme une chienne. Je suis étonné tu arrives à entendre notre discussion, surtout avec tes minuscules oreilles. »
L'insulte de Dragontooth (NdT : vrai nom du gobelin signifiant Dent de Dragon) avait fait ricaner la classe mais la réponse d'Harry les fit rugir de rire. Insulter le nom d'un gobelin, la taille de ses oreilles et son nez en une phrase était impressionnant. Le gobelin en question n'était cependant pas d'accord.
« Toi et ta garce d'humaine déambulez à Gringotts en portant nos lames sacrées, tu n'es rien d'autre qu'un furoncle qui humilie notre fière nation, un furoncle qui devrait vite être brûlé avant qu'il nous empoisonne tous. »
Harry s'était maintenant levé pour affronter son agresseur. « Tout le monde ici présent sait que tu ne possèdes ni les compétences, ni le courage pour le faire Dragonbreath. On peut régler ça ici et maintenant et je vais même t'autoriser à choisir deux de tes amis pour t'aider – si tu as bien sûr au moins deux amis? »
La lueur de triomphe dans les yeux du gobelin alerta Harry qu'il avait été dupé, il était sur le point de découvrir à quel point. « … Et j'autoriserai ta garce d'humaine à combattre à tes côtés, voyons voir si elle peut tenir une épée. »
Hermione fut aussitôt aux côtés d'Harry, surprenant tout le monde dans la classe en répondant dans leur langue. « J'accepte ! Tu vas voir que tu n'es pas à la hauteur d'une femelle. »
Puis Harry la prit sur le côté tandis que la classe se préparait pour le combat. « Hermione, on ne va pas se battre avec des épées en bois, le duel ne se terminera pas avant que l'un de nous ne saigne. »
« Je le sais Harry, je sais aussi qu'il t'a dupé, je ne vais pas te laisser perdre la face pour moi. Ce serait une insulte mortelle pour les deux partis mais il me rappelle tellement Draco Malfoy. »
« Son oncle était l'un de ceux à avoir combattu mon père dans l'arène, donc dire qu'il y a du mauvais sang entre nous est un grand euphémisme. Ils vont se montrer trop sûrs d'eux et je vais les abattre aussi vite que possible. Ton père va me tuer pour t'avoir attirer là-dedans, puis ta mère va danser sur mon cadavre. »
Hermione lui donna un baiser de bonne chance avant d'agrandir le bouclier sur son bras et de le mettre en place. Elle sentit son bracelet s'agrandir sur ce même bras, reconnaissant visiblement le danger dans lequel elle se trouvait. Harry lui avait donné des cours pendant un an mais ces gobelins avaient sans doute plus d'expérience et d'entrainement qu'eux. Cela lui donnerait ainsi une idée de son niveau avec une épée. Hermione espérait juste que la leçon ne serait pas trop douloureuse.
Comme le haut d'Hermione, le T-Shirt d'Harry était suffisamment ample pour supporter l'armure en dessous. Utiliser son armure n'était pas très équitable pour ses adversaires mais Harry s'en moquait. Hermione allait se battre et il comptait faire en sorte que le combat soit aussi bref que possible. Il savait que la classe s'attendrait à ce qu'il utiliser son armure car aucun gobelin n'irait renoncer à un avantage durant un combat.
Maitre Sharpshard s'attribua le rôle d'arbitre et il appela les cinq combattants. Il n'y eut aucun discours fleuri. « Jusqu'au premier sang, combattez ! »
Les intentions du trio de gobelins furent très claires, ils se précipitèrent sur Hermione. Harry arriva à en intercepter deux mais Dragontooth l'évita. Heureusement il voulait impressionner l'audience et il donna suffisamment de temps à Hermione pour qu'elle pare avec son bouclier. Cette forme d'attaque laissa aussi le flanc du gobelin grand ouvert et Hermione en profita. Avec un cri triomphant, elle déjoua la garde de Dragontooth et son épée trancha son épaule, réussissant clairement à faire jaillir du sang.
Elle jeta un coup d'œil à Harry et elle vit qu'il avait déjà vaincu l'un des gobelins et qu'il était sur le point de vaincre l'autre. Elle fit là une erreur.
Sa garde étant baissée, Dragontooth se précipita sur Hermione – sa lame coupa diagonalement sa poitrine de l'épaule à la hanche avant qu'Harry ne le percute comme une version en or du Poudlard Express. Il avait laissé tombé son arme et Harry tabassa le gobelin qui criait jusqu'à ce que la forme massive de Sharpshard l'interrompe.
Puis Harry se rappela ce qu'il venait de se passer et il se tourna vers Hermione qui essayait de rassembler ses vêtements avec sa baguette afin de couvrir la toile d'or qui lui avait évité de gros dommages.
Dragontooth, ensanglanté n'arrivait pas à croire qu'il n'avait pas blessé la garce humaine. « Elle porte une armure de centurion, c'est une peine de mort immédiate ! »
La seule pensée d'Harry fut de protéger Hermione. Pour cela, il devait changer son statut. « Tout le monde a clairement vu l'insigne de ma famille sur cette armure, ce n'est pas celle d'un centurion. Hermione est ma compagne et fait ainsi parti de ma faille. » Toute la classe, y compris le professeur glapit après la révélation d'Harry, il était temps de leur en fournir la preuve. Il ramassa son épée et ouvrit la paume de sa main.
Réalisant ce qu'Harry faisait, Hermione n'hésita pas une seule seconde. Elle utilisa sa propre épée pour imiter Harry. Leurs mains ensanglantées se rejoignirent tandis qu'Harry prononça les mots.
« Tu es mienne et je suis tien. »
Les yeux d'Hermione étincelaient de larmes, larmes qui n'avaient rien à voir avec la douleur de sa main et elle donna la réponse appropriée.
« Je suis tienne et tu es mien. »
Une lueur argentée jaillit de leur main et s'étendit sur leurs bras, elle était devenue dorée le temps de les recouvrir entièrement – montrant clairement que la magie avait accepté leurs serments. Le jeune couple se pencha pour s'embrasser, n'ayant pas remarqué que leurs mains étaient guéries. Son bras autour de la taille d'Hermione, Harry se tourne une nouvelle fois vers Dragontooth.
« Aujourd'hui n'était rien d'autre qu'une tentative d'assassinat sur ma compagne. Même après qu'elle t'ait battu, tu as continué ton plan. Tu vas m'en répondre – dans l'arène. »
Harry et Hermione s'inclinèrent ensuite devant Maitre Sharpshard avant de quitter la classe, une classe qui éclata en chaos immédiatement après.
Hermione attendit d'être hors de portée d'oreille avant de parler à Harry. « Que vient-il de se passer ? »
« Aux yeux de la nation, nous sommes maintenant unis Ce bâtard va m'affronter dans l'arène pour répondre à son attaque, cette famille n'a aucun honneur. La seule question, maintenant, c'est qui va me tuer en premier, mon père ou le tien. »
Hermione pensait à autre chose. « Pourquoi cette arène semble-t-elle si effrayante ? »
Ils étaient sur le point d'entrer dans le bureau de Barchoke quand Harry donna la réponse qui l'effrayait d'avance. « Quand deux gobelins entrent dans l'arène, seul l'un d'eux en sort vivant. »
Les jambes d'Hermione continuèrent à avancer mais son esprit venait de s'éteindre soudainement.
Il fallait que ce soit public, absolument équitable et il fallait que ce soit fait aujourd'hui. Ragnok avait déjà appris par Barchoke qu'Harry n'allait pas faire marche arrière, Sharpshard ayant confirmé que Dragontooth avait chargé Hermione après avoir été vaincu en duel – le coup était d'une telle nature et férocité que les plaintes d'Harry sur cette tentative d'assassinat ne pouvaient être ignorées.
La rumeur de cet incident s'était propagée comme un incendie dans toute la nation et les bancs autour de l'arène étaient déjà pratiquement pleins. Les deux familles se tenaient désormais devant lui, Miss Granger étant aux côtés de son compagnon. Il était temps d'en terminer avec la procédure.
« Centurion Crow, vous avez fait de très sérieuses accusations et avez demandé un procès par le combat. Souhaitez-vous changer d'avis ? »
« Non, Directeur, je souhaite que nos lois soient appliquées. »
Ne s'attendant pas à une autre réponse, Ragnok s'adressa à la cour. « Maitre Sharpshard était présent durant l'incident, je suppose que personne ne veut remettre en question la validité de ses souvenirs ? »
Personne n'avait envie de relever de défi et ils s'installèrent donc pour regarder le souvenir de Sharpshard. Les quelques rires qui fusèrent lors des insultes se turent alors qu'ils se concentraient sur le combat. Tous les gobelins avaient au moins des bases en combat et l'audience vit clairement comment le jeune gobelin avec trop de confiance en lui se fit toucher à l'épaule par un adversaire moins doué mais plus concentré sur le combat. Ses actions engendrèrent ensuite des rugissements de protestation devant son attaque en traitre, une attaque qui ne pouvait avoir qu'un dessein – celui de causer le plus de dommages possibles à la femelle. Dans un silence total, ils furent ensuite témoin de l'union des deux sorciers par le biais de la plus gobeline de leurs cérémonies.
« Comment mon fils était-il sensé savoir qu'ils étaient unis ? Je trouve ça dégoutant que des humains permettent ça à d'aussi jeunes… »
Il fut interrompu par Barchoke qui n'avait pas envie de laisser passer ce genre de choses. « L'honneur de mon fils et sa compagne a clairement été bafoué aujourd'hui et à cause de la lâcheté et la traitrise de votre rejeton. Comme nous, les humains estiment qu'ils sont tous deux trop jeunes pour devenir officiellement unis. Mais ils ont déjà pris leur décision, un choix qui a été accepté par la magie. Ils attendront certainement d'être plus âgés pour franchir la prochaine étape. Mis à part ce problème, Miss Granger était très clairement sous la protection de ma Maison. Si quelqu'un souhaite réfuter cette protection, ma famille est prête à déclarer une guerre de sang. »
Barchoke avait clairement établi ses termes.
Le père de Dragontooth était furieux que son fils ait agi de manière aussi évidente et qu'il se soit fait prendre, ce qui ne signifiait pas qu'il allait faire marche arrière et le laisser se faire massacrer dans l'arène. Après avoir vu le souvenir de Sharpshard, le résultat ne faisait aucun doute. Si Dragontooth affrontait Crow, il se ferait abattre comme un agneau à l'abattoir.
« Mon fils n'est pas majeur, je réclame le droit de nominer un champion en son nom. »
Puis Harry parla. « Votre fils a plus d'un an que moi mais je suis quand même prêt à descendre dans l'arène. »
« C'est à votre père de prendre cette décision, je ne fais que respecter la loi pour protéger mon fils. »
« Puisque ma compagne a déjà vaincu votre fils, je comprends cette lâcheté. Mais sachez ceci, j'affronterai votre champion. Après l'avoir vaincu, je couperai les oreilles de votre fils s'il s'approche encore une fois de ma compagne. »
Furieux de cette menace envers son fils, le père de Dragontooth se tourna vers Barchoke. « Allez-vous rester là et laisser ce garçon faire des menaces ou même le laisser entrer dans l'arène de la justice ? »
« Mon fils est un centurion, un centurion qui a reçu le plus grand honneur du Ministère de la Magie, il n'a pas besoin de se cacher derrière son père. Quant aux menaces, laissez-moi répéter les mots de mon fils. Je ne resterai pas là les bras ballants à regarder ces deux jeunes gens se faire rabaisser par des gens croyant leur être supérieurs. Sa compagne a le statut d'amie de notre nation et il est évident qu'elle apprend nos coutumes. Mon fils a publiquement juré sur son sang qu'il défendrait notre nation et aujourd'hui, il descendra dans l'arène de la justice pour régler l'honneur des gobelins. »
Ragnok n'avait vraiment pas d'autres options. Il était peut-être le directeur mais la loi devait être obéie. « J'estime que la plainte contre Dragontooth est avérée et ainsi il n'y a aucune raison d'interrompre ce duel pour l'honneur. J'estime que la lâcheté de l'attaque de Dragontooth est particulièrement répugnante, mais une nouvelle fois, je n'ai pas le pouvoir d'intervenir et j'autorise que son père lui trouve un champion. Maintenant, finissons-en. »
Maitre Sharpshard s'approcha rapidement d'Hermione et Harry. « Attention, ils vont regarder tout autant ton comportement que celui de ta compagne. Crow, seul moi suis au courant de ce dont tu es vraiment capable, il est maintenant de leur montrer à tous. Non seulement, tu dois gagner mais tu dois le faire d'une manière telle que toi et ta compagne pourrez marcher dans les tunnels de Gringotts en toute sûreté. Loupe ta victoire et tu pourras tout aussi bien te déclarer comme sorcier car ils feront la queue pour t'affronter dans l'arène – et ils savent tous maintenant comment t'y inciter. Une menace envers ta compagne et tu te précipiteras pour la défendre. Ce combat n'est pas juste pour ta sécurité, la vie d'Hermione est menacée elle aussi. »
Harry hocha la tête, son visage étant un masque de concentration. Il s'inclina, embrassa une Hermione très tremblante avant de s'incliner devant son père – il était temps.
Hermione savait que Barchoke et Maitre Sharpshard essayaient de la réconforter mais elle n'entendait pas ce qu'ils lui dirent. Tout son être était concentré sur Harry et le grand gobelin qui l'attendait dans l'arène. Le terrain était sableux – afin de mieux absorber le sang – il faisait près de dix huit mètres de diamètre avec des murs de deux mètres de largeur au moins. Bien que l'arène était entièrement éclairée par des torches, l'armure dorée d'Harry le rendait très visible – tout comme l'immense hache entre les mains du gobelin.
Ils se tenaient à dix mètre l'un de l'autre, ils s'inclinèrent afin que Ragnok donne le départ. « A la mort, combattez ! »
Apparemment, le comportement habituel lors de ces combats était de faire des cercles autour de son adversaire, évaluant les forces et faiblesses de son adversaire afin de se lancer. Le grand gobelin avait cependant d'autres idées en tête, il croyait qu'il faisait face à un enfant humain et il voulait en finir rapidement – activant sans le savoir la plus grande force de son adversaire. Le « champion » de Dragontooth n'était que du muscle, pas très intelligent et le gros sac d'or qu'on lui offrait avait immédiatement fait fondre les réserves que le large gobelin aurait pu avoir. Il n'était pas non plus inquiet de l'armure de centurion de son adversaire, certain que sa hache pourrait la pénétrer.
Avec un rugissement, le gobelin chargea en levant sa grande hache qui pourrait tuer d'un coup si elle touchait sa cible. En un mouvement qu'Hermione avait déjà vu contre Maitre Sharpshard, l'épée de Gryffondor trancha le manche de la hache. Harry bougeait vite qu'on n'aurait pu le croire. Après avoir tranché le manche, Harry continua son mouvement en faisant pivoter son pied gauche et en présentant son ancienne épée devant le gobelin en train de charger.
La pointe de l'épée d'Harry pénétra la gorge du gobelin et sortit de l'autre côté de son cou – séparant sa moelle épinière du bas du cou. Le corps du gobelin tomba sur le sol – l'épée d'Harry toujours plantée profondément.
Pendant que la vie quittait les yeux de son adversaire, Harry ramassa les restes de la hache et s'agenouilla devant son adversaire mourant et déposa l'arme doucement sur la poitrine du gobelin. « Vous m'avez affronté avec honneur, contrairement à ceux que vous représentez. » Quand le gobelin mourut enfin, Harry retira son épée et quitta l'arène en redressant la tête – dans un profond silence.
Hermione n'avait qu'une envie, c'était de foncer sur lui, elle n'avait jamais vu Harry dans un tel état – et elle avait vraiment besoin elle aussi d'un câlin. Il était possible que seuls Barchoke et Hermione voyaient ce que ça avait couté à Harry et pour eux non plus, ça n'avait pas été une partie de plaisir de le voir combattre à mort. Barchoke attrapa son bras et Hermione fut reconnaissante du soutien – elle ne pensait pas de toute façon qu'elle aurait réussi à bouger.
Harry prit l'autre bras d'Hermione et ils quittèrent la pièce toujours mortellement silencieuse.
C'est Ragnok qui brisa finalement le silence. « Je sais que certains d'entre vous ont douté de mon état mental quand j'ai fait de Crow un centurion, j'espère qu'il vient de lever tous vos doutes aujourd'hui. L'avis de Maitre Sharpshard est qu'un jour, Crow deviendra un de nos plus grands guerriers et il s'est battu aujourd'hui comme un vrai gobelin. En utilisant sa magie, Crow aurait pu terminer ce combat avant même que son adversaire ne lève sa hache. »
C'était suffisant pour convaincre tout le monde qu'il valait mieux garder Crow de son côté pour ne jamais l'affronter dans l'arène. Les rumeurs de sa victoire sur Maitre Sharpshard étaient maintenant crues, comment pouvait-on affronter quelqu'un qui se déplaçait deux fois plus vite qu'une personne normale ? Et qui pouvait utiliser sa magie si besoin.
Harry et Hermione réussirent à marcher pendant que Barchoke les menait vers un coin reculé. La porte fut à peine fermée qu'ils s'effondrèrent tous deux dans les bras de l'autre. Alors que Barchoke regardait son fils et sa nouvelle fille récupérer de l'horreur qu'ils venaient de vivre, le gobelin s'inspira d'Emma et il les fit allonger et posa une couverture sur eux. Il allait les laisser comme ça un instant, Harry et Hermione avaient urgemment besoin que les Granger viennent dès que possible. Le ton gentil d'Emma et ses mots réconfortants seraient nécessaires pendant qu'il essaierait d'expliquer à Dan ce qu'il venait de se passer.
La une du journal avec une photo d'un Gilderoy Lockhart clairement terrifié n'était pas ce qu'Albus avait voulu comme promotion pour le nouveau professeur de DCFM. Il avait tout méticuleusement préparé, la journée de dédicaces, la foule et la presse qui serait présente, comment cela avait-il pu autant déraper ? Ce n'est que quand il ouvrit le journal et que ses vieux yeux aperçurent l'annonce d'un livre qui allait paraître, qu'il sentit le danger imminent. Le titre à lui tout seul lui donner des maux de ventre, il imaginait parfaitement « Vie et Mensonges d'Albus Dumbledore » en tête des ventes immédiatement. Quand il lut la phrase « vous révèlera tout sur lui, » Albus s'effondra.
