Disclaimer: Harry Potter appartient à JK ROWLING et cette traduction que je fais de l'histoire de RoBst n'est pas utilisée à des fins commerciales.
Reviews: Après une longue longue très longue absence (désolé -_-), je suis enfin de retour. J'avoue avoir eu une grosse perte de motivation avec la traduction de cette histoire mais JAMAIS je n'abandonnerai complètement. Je mets peut-être plus de temps que prévu pour publier mais je ne vous oublie et je vous remercie en fait pour vos mots d'encouragement. Sur ce, bonne lecture à tous!
Chapitre 37 : Charme hormonal ?
Le gang s'assura que les trois nouveaux élèves de première année retrouvent les autres élèves près des bateaux. Les secondes années se dirigèrent ensuite vers les carrosses, les deux couples dans l'un et Susan, Hannah, Parvati et Lavande dans l'autre.
Harry avait espéré que son ami allait aborder un sujet important mais il fut finalement obligé de poser la question. « Neville, comment tes parents réagissent-ils au traitement ? »
Neville sembla assez embarrassé par la question mais répondit quand même. « Les guérisseurs disent qu'il est trop tôt pour le dire et grand-mère continue de me dire de ne pas trop espérer. Le truc, c'est que je pense voir une petite différence. Normalement, ils restent assis à un endroit et regardent dans le vide mais je jure que je les ai déjà vu regarder dans la pièce – comme s'ils se demandaient où ils étaient. Quand ma mère m'a donné l'emballage d'un bonbon, je suis sûr qu'elle m'a serré la main. Grand-mère a promis d'écrire mais ça va être dur d'attendre jusqu'à Noël pour les revoir. »
Padma se rapprocha de lui, essayant de le réconforter.
Harry eut une idée. « Et si tu n'avais pas à attendre jusqu'à Noël ? »
Il retint aussitôt l'attention de Neville. « Hermione et moi sortirons de nouveau du château à Halloween, et si vous veniez aussi tous les deux ? On pourrait aller voir nos parents respectifs. »
Ils virent tous les trois que Neville aimait bien l'idée de revoir ses parents et Padma devina quel était le problème. « Nous ne nous attendrons pas à beaucoup, Neville mais nous voulons quand même les rencontrer. »
Hermione était maintenant blottie dans les bras d'Harry mais pour une autre raison, elle avait besoin de savoir qu'il était là pour elle. Maintenant qu'ils étaient de nouveau réunis, les implications multiples de ce qu'il s'était passé durant ces dix derniers jours commencèrent à se faire sentir. « Nous ne resterons pas chez mes parents cette fois, n'est-ce pas ? »
Il l'embrassa sur le front avant de lui avouer ce qu'il n'arrivait pas à dire depuis leurs retrouvailles. « Ton père m'attendait à la gare. »
Harry sentit Hermione se raidir. « Que voulait-il ? »
« Il voulait juste me dire un mot mais tu m'attendais et j'étais déjà en retard. Je lui ai dit que j'étais pressé et il m'a souhaité une bonne année à Poudlard. »
Hermione était en train de digérer cette nouvelle quand Neville prit une décision. « Et si j'écrivais à ma grand-mère pour lui demander si nous pouvons tous rester chez moi ? »
Les trois sourires devant lui répondirent à sa question. Avoir Harry à ses côtés lors de sa dernière visite à Sainte Mangouste l'avait aidé, il savait que les deux filles étaient aussi de bonnes amies. Neville commençait à se demander si Padma n'était pas plus qu'une simple amie mais il préférait attendre et voir comment se passerait l'année avant d'y repenser.
Colin sembla déçu d'être réparti à Gryffondor, il marcha vers sa table et s'assit à côté de Neville. Luna flotta pratiquement jusqu'à la table des Serdaigles, acceptant avec reconnaissance la place qu'Hermione lui proposa. Ginny fut la dernière de sa promotion à être répartie et elle regarda avec nostalgie son amie blonde quand elle rejoignit ses frères à Gryffondor. Il y eut des murmures quand Dumbledore se leva, mais il se contenta de dire « Bon appétit » et la nourriture arriva.
Padma était en train de raconter à Morag, Lisa et Mandy certaines des choses qu'elle avait faite pendant les vacances quand Hermione mit soudainement la main dans son sac. « Oh, comment ai-je pu les oublier ! Maman m'a donné quelques photos pour vous mais j'avais oublié. »
Les photos circulèrent rapidement entre les mains des Serdaigles. Quand Harry vit que les photos commençaient à passer dans d'autres mains que celles de son cercle d'amis, il donna un avertissement. « Les gars, aucune des photos représentant les filles ou le professeur Hobson n'a intérêt de disparaître, surtout celles sur la plage. » Harry n'eut pas besoin d'ajouter quoi que ce soit – le message était bien passé.
Morag eut une question taquine pour le trio. « Et qu'en est-il de celles avec les beaux gosses ? C'est okay de les conserver ? »
Padma et Hermione répondirent à l'unisson. « Non ! »
Le consensus à la table des Serdaigle était ce que ce groupe avait marqué le bal estival, même la Gazette le disait. Mais même si cela avait été l'événement le plus important de Grande Bretagne, ce même bal ne semblait avoir été qu'une infime partie de leur aventure estivale.
Roger avertit le groupe. « Harry, le professeur Slughorn est assis là-bas et te fixe, il était vraiment agacé que tu n'ais pas répondu à son invitation dans le train. »
« J'ai répondu, nous avons jeté nos invitations par la fenêtre. » Quelques élèves gloussèrent avant qu'il rassure tous les élèves de seconde année présents. « Nous aurons toujours Maitre Pitslay comme professeur de potions, et il est hors de question que je mette les pieds dans la classe de Lockhart. Cet idiot a affiché des posters de lui dans toute la classe. C'est l'Assistant d'ambassadeur Weasley qui tous enseignera la défense cette année. »
Il y eut quelques cris de réjouissance autour de la table, personne n'aimait cet énergumène à Serdaigle. Harry regarda vers la table des professeurs et réalisa qu'Henrica donnerait tout pour diner avec eux au lieu d'être là où elle était. Elle avait été d'une grande aide pour Harry durant ces dix derniers jours, elle avait même gardé son esprit occupé en lui posant multitudes de questions pour son livre. L'été prochain, sa recherche serait terminée et elle prévoyait de tout consigner dans son ouvrage. Elle lui avait promis un livre dédicacé pour son aide. Etant resté près d'une semaine à Square Grimaud, il suspectait qu'elle se ferait bientôt appelée Lady Henrica Black.
Quand Dumbledore se leva à la fin du festin pour donner son habituel discours de bienvenue, le silence qui s'abattit dans la grande salle fut tout sauf respectueux. Personne ne sut qui bougea en premier mais Penny et Percy semblèrent être les instigateurs. Ils commencèrent à faire avancer leurs maisons respectives vers les dortoirs, les Poufsouffles et Serpentards décidant de suivre leur exemple.
La voix de Dumbledore se tut quand il constata que tous les étudiants lui avaient tourné le dos et sortaient de la Grande Salle. Les professeurs imitèrent aussi leurs étudiants et commencèrent à partir. En quelques instants, le directeur fut la seule personne dans la pièce. Albus s'agrippa fermement à son pupitre, essayant de se calmer. On ne lui avait jamais autant manqué de respect de toute sa vie.
Minerva quitta la grande salle en sachant déjà qui seraient ses candidats pour le poste de préfet et préfète en chef l'an prochain.
Harry avait demandé à Helena à la fête s'il pouvait lui parler plus tard, la fantôme apparut ainsi dans sa chambre cette nuit là et le champion lui transmis l'avertissement de Dobby.
« Nous n'avons pas assez d'informations pour réagir. En fait, nous n'avons aucune information. De terribles choses – ça ne veut rien dire. »
« Je sais. Qu'en est-il des enchantements du château, ont-ils détecté quelque chose d'inhabituel ? »
La Dame de Serdaigles ne put pas cacher son dégoût. « Les enchantements sont en miettes. Ils s'assurent davantage que les moldus ne voient pas le château que de la protection de l'école. Chaque directeur ajoute sa propre contribution, il s'agit ainsi plus d'un patchwork d'amateurs au lieu du travail fantastique des quatre fondateurs. »
Harry n'était pas un spécialiste mais il comprenait la base des enchantements de protection. « Même si on se débarrasse de Dumbledore et que les gobelins reconstruisent les enchantements, ça n'aidera pas. Si la menace était déjà dans le château, de nouvelles protections n'y changeront rien. »
Helena promit de prévenir les autres fantômes, portraits et elfes pour qu'ils gardent un œil ouvert.
Ça faisait du bien de courir de nouveau ensembles. Harry et Hermione profitèrent du beau temps pour courir autour du Lac Noir car ils savaient qu'ils devraient se contenter de la salle sur demande dès que les mauvais jours reviendraient. N'ayant personne contre qui s'entrainer durant leur séparation forcée, Hermione avait hâte de recroiser leurs lames. Puisqu'ils possédaient maintenant une armure tous les deux, Harry accepta d'utiliser leurs véritables épées.
Ils étaient en train de s'entrainer dans une des cours du château et Harry était content des progrès d'Hermione.
Ils furent interrompus à un moment par leur directeur de maison. « Je vois que vous vous êtes entrainée Miss Granger. Mais après tout, vous avez eu un très bon professeur. Les nouvelles de Gringotts m'ont fait très plaisir, dois-je supposer que vous voulez garder ça secret pour l'instant ? »
« Oui, professeur. Seuls notre famille et nos plus proches amis le savent. Hermione, nous avons des spectateurs. »
C'était en effet le cas. Maintenant qu'ils avaient terminé de brandir des épées, Colin pensa que c'était le bon moment pour prendre une photo. Il réussit à capturer parfaitement la surprise d'Hermione. Il devait y avoir au moins cinquante personnes qui avaient regardé le couple en armure dorée, certains d'entre eux avaient l'air surpris eux aussi. Même pendant les vacances, ils avaient continué leurs exercices. Combiné à leur bronzage et leurs tenues, ils constituaient une vision très étrange pour les sorcières et sorciers.
« Est-ce qu'on est en retard ? Nous terminons généralement avant que tout le monde se lève. »
« C'est le premier jour de l'année, Miss Granger, la plupart des élèves se réveille de bonne heure. C'est pourquoi je suis venu ici, pour vous donner vos emplois du temps. Vous commencez par potion et le professeur Slughorn a tellement hâte de vous avoir dans sa classe que je détesterai décevoir notre nouveau directeur de Serpentard. »
Comprenant immédiatement ce que voulait dire Maitre Flitwick, Harry sortit son couteau, puis l'utilisa pour altérer quelques symboles sur un disque en or qui se trouvait sur son fourreau, symboles qu'Hermione avait pris pour une décoration. Après avoir changé quelques signes, il rangea son couteau et son épée.
« Il vaut mieux se dépêcher Hermione. Il faut qu'on se douche, se change et qu'on prenne notre petit déjeuner avant l'arrivée de Maitre Pitslay. Tu sais à quel point il déteste attendre. »
Hermione était trop occupée à réfléchir à cette nouvelle énigme. « Est-ce ton système d'urgence pour contacter ton père ? »
« Ouais, il y avait une bonne chance pour qu'on commence les cours par défense ou potions. Je l'ai juste alerté que c'était potion. Il est hors de question que j'assiste aussi aux cours de Lockhart, même Hedwige ou Moonlight pourraient le battre. Maitre Pitslay pourra prendre une copie de notre emploi du temps à Gringotts. »
Leur directeur de maison éclata de rire. « Je ne pense pas que le professeur Lockhart vous laisse vous approcher de sa classe, centurion, vous le terrifiez – et c'est sans doute pareil pour Hermione. Je l'ai vu vous regarder vous battre quand je suis descendu et son visage était de la même couleur que ses horribles robes, je crois qu'il les appelle châtreuses. »
C'était une bonne nouvelle que Lockhart les évite et ils se dépêchèrent de monter dans la Tour de Serdaigle pour prendre leurs douches bien méritées.
Padma et Luna attendaient qu'Hermione redescende dans la salle commune.
« J'ai entendu que toi et ton petit-ami avez donné un sacrée représentation ce matin ? C'est ce qu'on dit dans le château en tout cas. »
« Et bien, si ta fainéantise ne t'avait pas cloué au lit, tu n'aurais pas eu à écouter les on-dit. »
Luna avait une question. « Pourquoi dis-tu qu'Harry est son petit-ami alors que tu sais qu'ils sont unis ? »
Les deux filles se tournèrent vers elle pour la fixer ce qui lui fit réaliser qu'elle avait peut-être fait quelque chose de mal. « Je suis désolé, c'était sensé être un secret ? »
Elle sentit une main se poser délicatement sur son épaule et elle se tourna pour voir Harry lui sourire. « Tout va bien, Luna, tu les as juste surprises. Peux-tu nous dire comment tu l'as découvert ? »
« Oh, je peux le voir. J'ai toujours été capable de voir des choses que les autres ne peuvent pas voir. Je peux voir le lien entre vous deux et aussi celui que tu partages avec tes deux meilleurs amis. C'est impossible que tu ne leur ais pas parlé du lien c'est pourquoi j'ai été surprise quand Padma t'a appelé le petit ami d'Hermione. Je peux garder un secret, Harry, tu le veux ? »
« Oui s'il te plait Luna. Hermione et moi sommes très contents d'être unis, mais certains pourraient ne pas l'apprécier. Nous resterons petits-amis jusqu'à ce qu'on soit un peu plus âgés. »
« Ha, ça sera quand j'aurais trente ans si mon père a un mot à dire ! »
« Oh, c'est lui que j'ai vu parler avec Sirius ? Il avait vraiment l'air décontenancé. »
Elle s'attira des regards bizarres des trois sorciers et elle s'expliqua. « Mon papa avait l'habitude de dire que ces gens n'arrivaient pas à distinguer leur cul de leur coude et maman n'aimait pas que j'utilise l'expression de papa et elle m'a appris ce mot fantastique. Ca veut dire la même chose et puisque maman me l'a appris, je l'utilise dès que je le peux. Je pense que papa agi de façon de façon de plus en plus déconcertante juste pour m'entendre le dire. » (NdT : le mot anglais pour déconcertant est discombobulated ce qui explique l'étrangeté de ce mot.)
Padma passa un bras autour de la petite blonde pour l'emmener prendre son petit-déjeuner. « Luna, tu vas bien t'adapter. Ces deux là sont bien trop sérieux, tu es exactement ce dont ils besoin. »
Harry passa à son tour son bras autour d'Hermione. « Tu vas bien ? »
« Je le pense. Maintenant que nous de nouveau ensembles, toute cette histoire ne ressemble qu'à un cauchemar. Je ne me suis jamais disputé avec mes parents avant, jamais. Je ne sais pas quoi faire maintenant. »
« Parles-en à Henrica, ou Padma ? J'ai bien peur que ni moi ni Neville ne soyons capable de t'aider. »
Puis ils suivirent Padma et Luna hors de la tour des Serdaigles avant qu'Hermione lui dise ce qui la dérangeait vraiment. « Je sais Harry et c'est ce qui me dérange justement. Neville était si excité à la simple idée que sa mère ait peut-être serré sa main et moi je n'ai toujours pas reparlé à mon père depuis cette nuit. »
Elle baissa la tête de honte. « Je l'ai même attaqué avec mon épée en bois ? Il était sur le point de commencer une discussion de force avec moi et j'ai juste explosé. Oui j'étais en colère mais il ne méritait pas ça. C'est juste que depuis que j'ai retrouvé, je commence à comprendre ce qu'il ressentait.
« S'il était en train de parler à Sirius, alors il y a encore de l'espoir. Mon père était encore plus furieux que durant l'incident à Gringotts, il va falloir les garder loin de l'autre pendant un moment. Nous avons presque réussi à planifier Halloween, il ne nous reste que les vacances de Noël à organiser maintenant. Mais je sais une chose, c'est que je les passerai avec toi – il faut juste déterminer où nous irons. J'espère que ça s'améliorera maintenant que tout le monde a eu le temps de se calmer. »
Hermione puisa un peu de réconfort dans ses mots et ils entrèrent dans la Grande salle en souriant. Le jeune couple fut immédiatement approché par Fred et George. Ils voulaient savoir si leurs cours de potions coïncidaient avec les siens et si Maitre Pitslay allait leur redonner des cours cette année. Ils retournèrent à leur propre table, ravis que la réponse à leurs deux questions soit oui.
Après un bon petit déjeuner, l'arrivée de Maitre Pitslay révéla que le livre de Rita avait manqué un mensonge de plus. Peut-être que s'ils avaient publié le livre à Halloween, il aurait pu être inclus. Rogue étant tombé dans leurs mains, la dernière pièce du puzzle se révéla enfin. Ils étaient aussi certains que Dumbledore aurait été suspicieux si Barchoke avait reporté encore une fois leur rendez-vous et ils ne voulaient le plus loin possible de leur chasse à l'horcruxe.
Slughorn explosa devant Dumbledore, regardant les étudiants qui se levèrent pour accompagner Maitre Pitslay jusqu'à leur cours de potion. « Dumbledore, vous m'aviez promis que le fils de Lily serait dans ma classe. Vous m'avez dit qu'Harry avait engagé un professeur privé juste parce qu'il n'aimait pas Rogue. Henrica et Minerva m'ont toutes deux assuré qu'Harry n'arrêterait pas ses cours particuliers mais je vous ai cru – ça montre à quel point j'ai été idiot. Tous les meilleurs élèves de seconde année en potion et les deux meilleurs élèves de quatrième année reçoivent d'autres cours que les miens – c'est n'est pas ce pourquoi j'avais signé… »
Avec la Gazette du sorcier remplies de citations de ce foutu livre, Albus n'avait vraiment pas besoin de ça maintenant. « Je suis désolé Horace, mes mains sont liées. Harry a clairement donné publiquement ses raisons pour ne pas assister aux cours de potion. J'ai cru que puisque j'avais réglé ce problème, il allait suivre vos cours. Je n'ai pas le droit de parler à ce garçon mais je demanderai à Minerva si elle peut intercéder en votre faveur. Je crains cependant devoir souligner que notre école a toujours autorisé à nos étudiants d'embaucher des professeurs particuliers. J'ai aussi cru comprendre qu'il ne suivrait pas les cours de défense. »
Horace partit pour donner son cours devant une classe sans serdaigles et plus importants encore, sans médaillés de l'ordre de Merlin. Le Survivant était la seule raison pour laquelle Horace Slughorn avait accepté de revenir au château.
Roger s'écroula sur la table lors du déjeuner, on ne pouvait pas manquer son expression de dégout. « Et bien, c'était un sacré gâchis ce matin. Une leçon et je sais déjà que Lockhart est le pire prof de défense que nous ayons jamais eu. »
Harry essaya de ne pas rire, vraiment. « Comment peux-tu dire ça en un cours seulement ? »
« Il a commencé avec un quizz, mais toutes les questions étaient sur lui. En quoi savoir quelle est la foutue couleur préférée de Gilderoy Lockhart va m'aider pour mes examens de DCFM ? Je ne pense pas que ça figurera au programme des BUSES. Puis l'imbécile a joué une scène de son livre. Curieusement, il n'a jamais sorti sa baguette. D'ailleurs, quelqu'un a-t-il vérifié s'il en avait une ? »
Ils auraient pu penser que Roger se moquait d'eux si les autres Serdaigles de quatrième année n'avaient pas la même expression de dégout.
La première leçon de Luna avait été celle des sortilèges avec leur directeur de maison, elle avait trouvé ce cours fantastique. Mais le cours de DCFM avait l'air très décevant. « Harry, quand sauras-tu à propos de ces leçons en plus ? »
« Nous avons cours d'histoire Luna après le repas, donc j'en parlerai au professeur Hobson. Nous avons déjà des cours en plus ce week-end et l'astronomie tombe le jeudi donc il faudra choisir un des soirs restants. Je vais demander à Henrica ce qui lui convient le mieux et te ferai savoir. »
« Tout le monde peut-il venir à ces leçons ? »
« Roger, tu n'es pas sérieux ? Tu es en quatrième année maintenant… »
« Un quatrième année qui n'a eu que des professeurs mauvais depuis qu'il est là. Ca ne fait pas tout de lire des livres, Harry. Comment sommes-nous réussir à les mettre en pratique si on ne nous l'enseigne pas. Tu as réussi à mettre par terre le professeur payé à nous enseigner la Défense rien qu'en lui attrapant le petit doigt, et je vous ai vu vous battre Hermione et toi ce main. Je suis peut-être un quatrième année, mais toi et Hermione êtes sans doute meilleur que moi en duel. Je veux apprendre et tous les élèves plus vieux que moi n'ont eux aussi eu que des professeurs merdiques. Les exploits que Penny nous raconte sur le frère ainé de Percy me suffisent. Je ne veux pas attendre jusqu'à un mois des examens pour que McGonagall réussisse peut-être à convaincre Bill de venir à Poudlard pendant quelques semaines – je suis tout à fait prêt à recevoir des cours de la part de ses étudiants modèles par contre. »
« Tu sais que ces deux là se lèvent pratiquement au milieu de la nuit, courent plusieurs kilomètres puis s'entrainent, s'entrainent, et s'entrainent encore et encore et chaque jour en plus ! Même pendant les vacances, on se fait réveiller par le bruit de leurs épées qui s'entrechoquent. Voilà pourquoi ils sont si bons, Roger ! »
« Tu n'aides pas, Padma. » Hermione vit qu'eu lieu de décourager tout le monde, Padma les avait involontairement remotivés davantage. Ce n'était plus seulement Roger qui regardait dans leur direction maintenant mais la moitié de leur maison.
Harry proposa un début de solution. « J'ai promis aux premières années que j'allais aider et on ne pourra pas faire de cours mixtes puisque ceux comme Colin ne savent rien pour l'instant. Professeur Flitwick m'a aidé pour mon entrainement avant, il est fantastique que ce soit avec une baguette ou une épée. Pourquoi n'allez-vous pas le voir avec vos inquiétudes ? Il est notre Directeur de Maison et un bien meilleur professeur que je le serais jamais. S'il ne peut pas, nous verrons ce qu'on peut faire. »
Le soulagement autour de la table fut comme une vague réconfortante. Il fut décidé d'attendre jusqu'au week-end, juste pour leur donner une autre opportunité de confirmer que Lockhart était un professeur lamentable, puis une délégation irait parler au Professeur Flitwick. S'il disait non, ils auraient toujours la possibilité de s'adresser à un médaillé de l'Ordre de Merlin.
Henrica fut soulagée de voir qu'Hermione et Harry étaient redevenus les adorables tourtereaux qu'ils étaient avant. Henrica avait presque dû sortir sa baguette face à Sirius pour l'empêcher de débouler chez les Granger et de crier sur Dan. Après lui avoir fait remarqué que Barchoke réagissait plus finement que lui et qu'ils avaient toutes les cartes entre leurs mains, il s'était enfin arrêté et avait réfléchi. Hermione ne pourrait pas être retirée de Poudlard sans l'accord de Barchoke, ce qui ne risquerait pas d'avis à moins qu'elle n'en fasse la demande.
L'idée que Dan ait délibérément blessé ces deux enfants était inattendu, même un certain gobelin enragé ne pensait que c'était possible. Cela signifiait qu'il faudrait un certain temps pour que les choses s'arrangent mais que les deux enfants allaient se retrouver à Poudlard dès le premier septembre. Maintenant que tout le monde avait eu le temps de se calmer, elle espérait que les choses s'amélioreraient. Elle aimait vraiment les parents d'Hermione et elle estimait que les actions de Dan ne ressemblaient pas vraiment à celles de l'homme qu'elle avait appris à connaître.
Décidant que voir ces deux enfants sourire valait bien le coup de renoncer à une de ses soirées, elle décida que le mardi correspondait parfaitement. Ce serait certainement mieux que d'avoir un Lockhart qui la dévisageait en permanence. Elle pensait qu'il était temps qu'il apprenne qu'Harry était ton employeur et à quel point il était protecteur envers ses employés. C'était soit ça, soit se transformer sous sa forme aviaire et de lui jeter des boules de feu entre les jambes.
Gilderoy avait imaginé que son temps à Poudlard serait synonyme de jeunes sorcières qui s'évanouiraient sur son passage et d'une alliance avec le seul autre sorcier qui était presque aussi connu que lui. Le Survivant s'était avéré être une immense déception, le gamin élevé par les gobelins était pratiquement un sauvage. Quand il avait regardé cette fille se battre en duel contre lui avec ces foutues épées mortellement gobelines, son délicat estomac était presque remonté dans sa gorge – il avait senti de la bile en tout cas.
Il y avait aussi très peu de sorcières qui tournaient autour de lui. Une des principales raisons de ce déficit venait juste d'entrer dans la Grande Salle et Gilderoy n'était pas impressionné.
Des cheveux roux attachés en queue de cheval, une boucle d'oreille en dent de dragon – le même animal ayant certainement donné sa peau pour ce manteau et ces bottes. Il n'était en rien un gentleman, il était à peine plus qu'un barbare. Pour empirer les choses, il était visiblement en bons termes avec le Survivant et ses amis. Donnant des cour de défense deux fois par semaine à la promotion des secondes années plus d'autres cours privés le week-end, ce Weasley restait au château quatre jours par semaine – ce qui était bien trop souvent au gout de Gilderoy.
Il était difficile aussi de ne pas voir l'attention féminine qu'il attirait, attention qui aurait dû être pour lui, Gilderoy Lockhart. Mais Poudlard n'était pas si mal. Poudlard avait été convoqué au ministère et tout le monde savait qu'il était fini. Cela pourrait être une opportunité en or pour lui.
Il semblait que ce soit une question de temps avant que Dumbledore se fasse expulsé du château et Gilderoy apprécierait une bonne promotion. Il s'imagina assis derrière le bureau du directeur à Poudlard en train de prendre la pose, ce qui ferait un effet du tonnerre sur la couverture de son prochain livre. Il avait lu quelque chose à propos de l'incident du troll, si seulement il avait été là. Quelques sortilèges de l'oubliette et il aurait pu sortir un livre sur comment il avait sauvé le Survivant d'une créature à la recherche de jeune chair humaine.
Il fallait qu'il garde ses deux yeux grands ouverts et qu'il voie s'il pouvait exploiter certaines situations cette année et il fallait aussi préparer un discours pour la presse. « Après la chute de Dumbledore, les jeunes sorcières et sorciers de Grande Bretagne ont besoin d'un modèle de confiance –comment pourrais-je refuser une telle demande. Mes errances et mes sauvetages à travers le monde vont devoir s'arrêter mais rien n'est plus important que de s'assurer que ces jeunes enfants deviendront les jeunes sorcières et sorciers de demain. » Gilderoy pensa que c'était un bon début.
Albus n'avait pas de défense et attaqua donc, il attaqua un groupe qu'il estimait responsable pour tous ses ennuis. Il utilisa une tactique qui avait déjà fonctionné pour lui dans le passé, attirer l'attention sur d'autres personnes pour canaliser leur colère.
« Membres du Magenmagot, j'ai été trainé ici pour répondre à vos questions. Ce que cette chambre doit se demander cependant c'est si elle pose les bonnes questions ou plutôt si elle interroge la bonne personne. Pendant ces derniers jours, la Grande Bretagne magique a été secouée par un livre assez scandaleux. Les questions qui doivent être posées concernent l'auteur de ce livre – une sorcière ayant été virée de son poste à la Gazette en raison de ses mensonges – mais aussi ceux qui la soutiennent. Mes propres investigations m'ont fait découvrir certains faits surprenants. Ce que nous avons ici n'est rien d'autre qu'un complot gobelin destiné à déstabiliser le Ministère de la Magie ! »
Albus se sentit euphorique en entendant le remue-ménage que sa déclaration avait engendré. Il eut le sentiment qu'il allait réussir à s'en tirer jusqu'à ce qu'il sente le regard de cette garce de Bones. Elle était bien trop calme et son sourire arrogant ne présageait rien de bon. Elle savait visiblement quelque chose qu'Albus ignorait.
Amélia se leva et toute la chambre tomba dans le silence, tous voulant entendre ce qu'elle avait à ajouter au débat. Comme Barchoke, elle croyait Dumbledore coupable de nombreux crimes – malheureusement ni elle ni le gobelin n'avaient de preuves tangentes. Amélia décida de se contenter de ne retirer à Dumbledore qu'une des choses qu'il désirait vraiment, le pouvoir. « Chers collègues, au fil des ans, j'en suis venu à réaliser que quelque fois, ce que dit Albus Dumbledore ne compte pas vraiment. Même si j'admets qu'un certain livre est scandaleux, je ne crois certainement pas qu'il soit diffamatoire – et il ne l'a pas nié non plus. Mes propres investigations n'ont pas réussi à contredire un seul fait de cette publication. »
Une voix s'écria dans la Chambre : « … mais les gobelins… »
« … nous ont fait une grande faveur. La seule personne ici présente qui pense que le renvoi d'Albus Dumbledore du Magenmagot déstabiliserait le ministère est Albus Dumbledore. Personnellement, je pense que leurs enquêtes ont rendu un grand service à ce ministère. Croupton était clairement un criminel qui a maintenant payé pour ses crimes, cette cour y a veillé. J'étais une des rares privilégiée à avoir reçu une copie de ce livre avant qu'il ne soit publié. Et ce uniquement pour que le ministère puisse se préparer à ce que cette publication pourrait engendrer. Là où Dumbledore voit un complot, moi je vois une nation amicale envers le ministère – et prête à protéger cette relation. »
Amélia regarda Dumbledore quand elle scella le cercueil politique de Dumbledore. « Quant à l'authenticité du dernier ouvrage de Miss Skeeter, je peux et je vais donner mon avis personnel. Contrairement à certains cependant, je peux le donner après avoir enquêté. Pour cela, j'ai interviewé Lord Black, l'Ambassadeur Barchoke, son fils, Harry, Severus Rogue… »
Albus fut stupéfait. « Vous avez parlé à Severus ? Où est-il ? Comment va-t-il ? »
« Il allait bien et était content. J'ai aussi parlé à votre frère même si parler n'est pas exactement le terme correct. Dès que je vous ai mentionné vous et votre sœur décédée dans la même phrase, Aberforth m'a presque mis à la porte. Il ne m'a cependant laissé aucun doute quant à l'identité de la personne responsable de la mort d'Ariana. »
Albus retomba dans son siège comme s'il avait été frappé. Abe ne lui avait jamais caché son point de vue sur la question, Albus en gardait un nez brisé qu'il pouvait voir dès qu'il se regardait dans le miroir. Il avait refusé de le faire réparer pour cette unique raison. Entendre cette opinion diffusée devant le Magenmagot était comme une dague en plein cœur.
Puis Amélia enterra le cadavre qu'était devenu sa carrière politique. « Je dirais encore une fois en donnant mon avis personnel et professionnel que tout ce livre ne dit que la vérité. Mes enquêtes n'ont rien découvert de faux dans cette publication. »
Les votes pour le déchoir de son poste étaient toujours en cours quand Albus se leva et quitta la Chambre, le visage défait. La dernière qu'il entendit fut un membre nominer Amélia Bones pour le remplacer à son ancien poste.
C'est en entendant la nomination d'Amélia que Cornelius agit pour la première fois de la journée. « Même si j'applaudis le membre à avoir nominé cette candidate très capable, puis-je demander à cette chambre de prendre en considération quelque chose dont personne ne semble vouloir parler. Le Seigneur des Ténèbres qui se fait appeler Voldemort n'est pas parti, plusieurs sources l'ont maintenant confirmé. Nous l'avons entendu pour la première fois il y a presque un an, et contrairement à Dumbledore nous ne sommes pas restés inactifs. Sous la direction de Madame Bones, notre département des aurors s'est agrandi pour répondre à cette menace imminente. Je n'ai pas le moindre doute que Madame Bones serait une formidable Présidente-Sorcière ou même Ministre de la Magie, mais personnellement, je dormirai mieux dans mon lit en sachant qu'elle est Directrice du DJM. »
Cornelius fut immédiatement soutenu par Amélia « Je remercie le ministre pour ses gentils mots et demande à rester à ma position actuelle jusqu'à ce que le problème de mangemorts soit enfin derrière nous. Mais sachez ceci, notre histoire se souviendra que Croupton, Bagnold et Dumbledore ne se sont pas occupés du problème quand ils en ont eu la chance. C'est notre intention que cette même histoire se souvienne de Fudge, Bones et du nouveau président de cette chambre sous une lumière plus positive. Je ne veux pas que quelqu'un prenne ce poste sans savoir ce qui nous attend. Ce sera peut-être douloureux et même sanglant, mais nous sommes déterminés à faire le travail correctement cette fois. »
Même ceux avec une tendance plus sombre furent forcés de participer à la standing ovation accordée au ministre et à sa directrice de la justice magique pour leur courageuse opinion. Certains considéraient tout cela comme fou – mais aujourd'hui ce n'était pas le moment d'exprimer leurs opinions.
Comme Amélia l'avait espéré, le fait d'avoir exprimé leurs buts aussi directement avait forcé leurs adversaires politiques à faire marche arrière leur laissant le champ libre pour élire une personne plus modérée à ce poste. Cornelius et elle furent ravis de voir quelqu'un comme Amos Diggory devenir Président-Sorcier. Ils pourraient travailler avec lui pour atteindre leurs buts.
Après avoir fait courir le quatuor tout le dimanche matin, Bill fut agréablement surpris par leur condition physique. Padma et Neville surtout montraient qu'un été passé à voyager dans le monde, à nager et à jouer à des jeux physiques leur avait fait beaucoup de bien. Hermione lui dit aussi qu'un ami de Sirius – et des parents d'Harry leur avait donné quelques cours de défense.
N'ayant pas à retourner rapidement à Gringotts, Bill en profita pour rester déjeuner avec ses jeunes frères et sœurs. Maintenant que Ron était sous probation, il était content de voir que son plus jeune frère ne retournait pas à ses mauvaises habitudes. Bill avait également hâte de savoir comment Ginny s'en sortait au château, et il fut ravi d'entendre qu'elle avait été en quelque sorte « adoptée » dans le groupe d'Harry. Ginny avait en tout cas hâte d'être à mardi soir pour avoir des leçons avec Harry.
Cela lui valut un sourire de son frère ainé. « Le Gang des Quatre m'a montré certaines choses aujourd'hui, pour voir ci ça allait – je pense que tu vas aimer ta leçon, Ginny. »
Puis Bill eut le déplaisir de constater le retour de « Ron l'idiot ». « Une foutue perte de temps si tu veux mon avis, le professeur Lockhart sait ce qu'il fait. Il m'a demandé de l'aider avec sa démonstration, ces quatre serpentards étaient si jaloux. Le professeur est visiblement en mesure de reconnaître le vrai talent quand il le voit. »
Les quatre autres qui avaient subi les « leçons » de Lockhart furent sur le point de contester ce qu'avait dit Ron quand Bill leva la main. « Et en quoi consistait cette démonstration Ron ? »
Visiblement excité, Ron s'empressa de décrire son moment de gloire. « Oh le professeur m'a utilisé pour rejouer le moment où il combattu le loup-garou de Wagga Wagga. Je jouais le loup-garou, je devais rugir et tout. Le professeur m'avait coincé sous sa cravate avant de me jeter le sort hormonal qui m'a de nouveau rendu humain. »
Bill avait une seule question pour Ron. « … Et qu'as-tu appris ? »
La question était si simple qu'elle perturba Ron complètement. « Que veux-tu dire ? »
« Quand tu donnes des cours à une classe, Ron, il est important d'avoir un objectif pour les étudiants. Qu'ils apprenant un sort particulier ou une technique à chaque leçon par exemple. Donc, qu'as tu appris ? »
« Euh, je ne sais pas, j'étais coincé avec sa cravate donc comment aurais-je pu voir ce qu'il se passait ? »
Percy éclata de rire. « Je pense que Bill vient de confirmer ce qu'il voulait dire. »
Les jumeaux réagirent aussi. « Hey Ron, les loups-garous ne rugissent pas… »
« Non, ils hurlent à la lune. Tu as vu Harry battre Lockhart, ressemble-t-il vraiment au type de gars qui réussirait à coincer un loup-garou avec sa cravate? »
Bill décida d'aider Ron. « Je pense que tu voulais aussi parler du mythique Charme Homorphus. On dit qu'il pouvait transformer un loup-garou en humain et il était horriblement difficile à lancer – il serait en tout cas impossible à faire avec un loup garou coincé sous le bras. Si son omet le fait que ce sort n'existe que dans les légendes, et qu'il est bien trop difficile à lancer par des deuxième années, si Lockhart sait le faire – je suis prêt à manger mes bottes. »
Face à cette montagne de preuves contre lui, Ron retourna à sa tactique préférée – l'ignorance. « Et bien, ce n'est pas si j'allais un jour rencontre un loup-garou, n'est ce pas ? »
« Harry a passé une partie de l'été avec l'un d'eux… » Les mots sortirent de la bouche de Ginny avant qu'elle ne réalise ce qu'elle venait de dire. Tous ses frères la regardant désormais, elle n'eut pas d'autre choix de que répondre. « Ils en parlaient un jour au petit-déjeuner, c'est lui qui a appris à Harry cette prise. Tu sais, celle qui a fait manger la poussière à Lockhart. Il pensait que Lunard allait être mort de rire en en entendant parler… » Ginny s'arrêta quand elle vit les jumeaux se lever d'un bond pour aller voir Sirius, qui déjeunait avec le professeur Hobson et souriait en direction d'Harry.
« Hey Patmol… »
« … Tu nous as caché quelque chose ! »
Maitre Pitslay et Bill étant déjà passé à Poudlard, Sirius avait eu leur assurance, ainsi que celle d'Henrica qu'Harry et Hermione allaient bien. Il fallut quand même un certain moment pour que Sirius se détende – et maintenant il avait une promesse à respecter. La leçon du jour portait sur la politique et comment elle affectait les maisons Potter et Londubat. Hermione devant être un jour Lady Potter et Padma ayant toutes ses chances d'entrer dans la famille Londubat, c'était une leçon que le gang des Quatre apprécia. A la fin de la leçon, Sirius sortit une lettre.
« Hermione, ton père m'a demandé de te donner ça. Avant qu'il me remettre cette lettre, j'ai demandé à savoir pourquoi il avait fait une telle chose. Depuis, j'ai eu de longues discussions avec tes parents… »
« Ma maman n' a jamais été responsable, Sirius »
« Je le sais Hermione, tout comme je sais que tu es assez intelligente pour savoir que la décision que tu prendras les affectera tous les deux. Tout ce que je vais te demander, c'est de le prendre en considération avant de leur répondre. Parles-en avec tes amis, et Henrica et moi sommes là tous les deux si tu as besoin. »
Padma posa une main sur leurs deux épaules. « Restez ici et lisez ça ensemble, on vous verra plus tard. »
Dès qu'ils furent seuls, la pièce créa un canapé pour qu'ils s'y installent. C'est avec des mains tremblantes qu'Hermione ouvrit la lettre, elle dût la poser sur ses genoux tellement ses mains tremblaient. Le jeune couple la lut ensembles.
Ma précieuse petite fille,
C'est de loin la lettre la plus difficile que j'ai eu à écrire. J'ai regardé certains souvenirs qui m'ont terrifié, puis j'y ai très mal réagi. Mes actions cette nuit là étaient impardonnables et ont blessé les deux personnes les plus importantes au monde à mes yeux – toi et ta mère. Pour ça, je suis vraiment très profondément désolé. Je vais partir du principe qu'Harry lit aussi ses mots et je vais en profiter pour m'excuser auprès de lui également – pour tout le mal que je leur ai causé à lui et à son père.
Quand j'ai regardé le souvenir où tu attaquais Maitre Sharpshard, je t'ai vu croire qu'Harry était en danger et réagir sans réfléchir. Il semblerait que tu tiennes ça de moi. Je veux que tu saches que tes actions ce jour là sont pâles en comparaison à mon énorme geste de stupidité. J'ai cru que ma famille était en danger et j'ai agi sans réfléchir.
Si je pouvais revenir en arrière, j'aurais passé la nuit à poser mille questions à Barchoke puis j'aurais accueilli Harry dans notre famille comme j'aurais dû le faire. A la place, mes actions ont blessé de nombreuses personnes – y compris certaines que je commençais à considérer comme des parents proches. Mais je ne peux pas revenir en arrière et je ne peux qu'admettre que j'ai eu horriblement tort et demander ton pardon.
Je vous dirais à tous les deux que j'avais le rêve de pouvoir un jour accompagner ma fille jusqu'à l'autel le jour de son mariage. Savoir qu'Harry sera la personne qui t'attendra Hermione à l'autel me rend immensément heureux.
Je ne suis pas assez naïf pour croire que les choses reviendront immédiatement comme avant, sachant que le respect et la confiance se méritent. Et je les ai jeté en l'air en un moment de panique et de folie, je suis prêt à travailler dur pour reconstruire notre relation à celle que nous avions avant, celle d'une famille unie !
Ton père qui t'aime.
Hermione était en larmes à la fin de la lettre, Harry se contenta de la serrer fort contre lui
Après quelques minutes, elle récupéra suffisamment pour parler. « Qu'en penses-tu ? » Quand Harry ne répondit pas immédiatement, Hermione releva la tête pour voir l'inquiétude sur son visage. « Harry, je veux savoir ce que tu penses – pas ce que tu penses que je veuille entendre. Il faut qu'on se montre le plus honnête possible – c'est probablement la discussion la plus importante qu'on ait eu. »
« Je veux que tu sois d'abord honnête avec moi Hermione. Ton papa a mentionné le jour où tu attaqué Maitre Sharpshard. Si tu pouvais revenir en arrière, que ferais-tu de différent ? »
« Et bien, j'espère pouvoir être plus efficace… »
Harry sourit presque. « Tu veux dire que tu attaquerais quand même ? »
« C'est impossible que je reste immobile en te voyant de faire attaquer, voilà pourquoi je m'entraine si dur. »
Harry l'embrassa avant de continuer. « Ce jour où des filles t'avaient enfermé avec Padma dans les toilettes, rien n'aurait pu m'empêcher de venir vous secourir. McGonagall m'a plus donné cette détention parce qu'elle savait que je referai exactement la même chose. Mais ce qui m'inquiète c'est ce que lui fera si quelque chose d'autre de ce type arrive ? Je ne pourrais pas le laisser te reprendre… »
Un frisson les traversa alors qu'ils songèrent à ceci.
« Dans la culture gobeline, je suis maintenant ton compagnon – et suis aussi responsable de toi. C'est clairement quelque chose dont il faut que nous discutions avec tes parents – idéalement que nous définissions les limites jusqu'à ce que nous soyons plus âgé, mais que personne n'essaie de nous séparer de force, voilà ce qui serait acceptable pour moi, et pour toi aussi j'espère ? »
Hermione pouvait difficile prétendre le contraire, elle avait clairement donné son avis à son père depuis cette nuit.
« La seule raison pour laquelle ni mon père ni moi n'avons réagi cette nuit, c'était parce qu'il n'était pas au courant que cette ligne existait – mon père comptait lui en parler longuement un jour ou l'autre. Nous aurions dû nous asseoir comme une famille et discuter de ce que nous allions faire maintenant, maintenant ça va sûrement se transformer en négociation commerciale… »
Hermione réagit de la seule façon possible pour elle, avec choc et horreur. « Non Harry, je ne veux pas que mes parents soient traités ainsi. Ma mère et mon père seront traités comme de la famille – ou cette relation gobelins/sorciers/moldus ne pourra jamais marcher. Je veux que ma famille revienne – toute ma famille. J'ai entendu encore et encore à quel point la famille est importante pour les gobelins, et bien, mes parents sont maintenant ta famille aussi Harry. Mon père est aussi fier qu'un gobelin et pourtant dans cette lettre il est pratiquement en train de nous supplier – rien que d'y penser ça me rend malade. Tu me parles toujours de la culture gobeline Harry, mais savais-tu que dans notre culture, la coutume est de demander au père de la mariée s'il veut bien accorder la main de sa fille ? Nous avons foncé dans une union de sang – sans même consulter nos parents respectifs. Nous avons tous fait pas mal d'erreurs ce jour là. »
Harry ne put regarder Hermione quand il posa la question qu'il n'aurait jamais cru poser un jour. « Regrettes-tu de t'être unie à moi ? »
Hermione caressa la main d'Harry avant de l'embrasser à son tour. « Tu es mien et je suis tienne. Ca ne changera jamais Harry, mais il va falloir que nous, on change si on veut que ça marche. »
Il la serra contre lui et répéta les mots qui avaient changé leur vie pour toujours. « Tu es mienne et je suis tien. Nous avons déjà rencontré des différences culturelles Hermione, mais je ne sais pas comment nous allons surmonter celle-ci. Dans mon cœur, je suis un gobelin – le besoin de protéger ma compagne est incroyablement fort. La nation ne s'attendra à ce que l'on se marie avant d'être majeurs, donc nous avons encore le temps. »
« je nous vois bien Préfet et Préfète en chef, partageant ce logement en tant que mari et femme. »
Harry la serra encore plus, montrant visiblement son approbation.
« Mon père n'est pas un homme mauvais Harry, il a juste vu notre union et a paniqué. Nous pouvons apprendre de cette histoire, et éviter qu'une telle chose se reproduise. Je le crois – et toi ? »
« Bin sûr que je sais qu'il n'est pas un homme mauvais, et encore moins un mauvais père. Je comprends maintenant qu'il ait paniqué, et je ne pense pas qu'on pensait clairement cette nuit. »
« Je viens juste de passer un été merveilleux avec ceux que je considère comme des membres de ma famille agrandie – maman, papa, ton père, Sirius, Henrica et aussi Neville et Padma. Les lieux étaient spectaculaires mais c'est les gens avec nous qui ont rendu ça extraordinaire. C'est notre famille maintenant Harry, la famille qu'il va maintenant falloir que l'on réunisse. »
Les pensées d'Harry dérivèrent au câlin d'Emma puis leur embrassade à la gare. La sensation de chaleur et de réconfort qu'il avait alors ressenti revint de plein fouet, comment pouvait-il renoncer à ça ? il comprenait maintenant le point de vue d'Hermione et était plus que prêt à se tenir à ses côtés. Emma Granger valait que l'on se batte pour la garder dans sa vie. Mais Emma n'était pas le problème. « Pour réunir nos deux pères dans la même pièce sans qu'ils ne se crient dessus, il va falloir un plan très astucieux… »
Se souvenant de l'avertissement de Sirius, sa conviction se renforça. Hermine avait vu à l'école primaire des enfants dont les parents avaient divorcé. Ils passaient d'un parent à l'autre suivant un accord pris par des étrangers, les week-ends et les vacances n'étaient jamais passé tous ensembles. Ça n'allait pas arriver dans sa famille, sa famille désormais agrandie, pas si elle pouvait faire quelque chose. « … Et il va falloir que tu me montres à quel point ton côté gobelin est rusé. Si nous avons une dispute, est- ce que ça veut dire que c'est fini entre nous ? »
Elle sentit Harry se raidir de terreur à cette idée. Elle le prit dans les bras pour le réconforter. « Harry, la réponse à cette question c'est bordel que non ! Nous allons nous disputer, peut-être même nous battre, nous sommes bien trop têtus pour que cela n'arrive pas. Tout ce que je voulais dire, c'est que nous surmonterons ça comme nous sommes en train de le faire. »
Il leur fallut un petit moment l'un contre l'autre pour confirmer que tout allait bien entre eux Hermione avait eu raison, cela avait été leur conversation la plus sérieuse qu'ils avaient eue. Mais quand elle résuma ce qu'ils espéraient obtenir, cela ne parut pas impossible.
« Nous savons ce dont nous avons besoin et ce n'est pas grand chose en fait. Ça ne devrait pas être trop dur de convaincre nos parents d'accepter quelque chose qu'ils voulaient au départ. Nous faisons face à nos différences culturelles depuis notre première rencontre, je ne veux pas que notre famille se sépare à cause d'une seule erreur. Il faut qu'on réunisse nos efforts et qu'on résolve la situation. Nous avons tous deux besoin de mes parents et de ton père dans nos vies, on n'acceptera rien d'autre. »
Harry admira le fait qu'Hermione soit si expressive quand elle était passionnée par quelque chose, ses yeux brillaient presque – et c'est à ce moment qu'il lui vint une idée.
