Disclaimer : Harry Potter appartient à JK Rowling et cette traduction que je fais de l'histoire de RoBst n'est pas utilisée à des fins commerciales.

Reviews : …. Ne tirez pas ! Après de très nombreux commentaires m'incitant à recommencer la traduction de cette histoire, j'ai cédé ! J'étais sur le point d'abandonner car le travail est plus titanesque que je ne le pensais et que ma vie professionnelle me demande beaucoup beaucoup de temps ! Sur ce, bonne lecture ! Et pour les messages privés que j'ai reçu et les propositions d'aide, je vous réponds bientôt ! J

Chapitre 38 : Les nouveaux maraudeurs

Le couple Granger attendait nerveusement l'arrivée de Sirius, ils ne pourraient pas se calmer tant qu'ils n'auraient pas eu des nouvelles de Poudlard. C'était le dimanche midi mais ils n'avaient pas faim de nourriture mais d'informations. Un pop dans leur jardin mit une fin à leur attente mais fit grimper davantage la nervosité dans la maison.

Emma ouvrit la porte et posa une question avant même que Sirius ne puisse entrer. « Qu'ont-ils dit ? Tu as une lettre ? »

« Je ne sais pas ce qu'ils ont dit et je n'ai pas de lettre non plus. Mais nous allons avoir besoin de votre projecteur de souvenirs. »

Dan se précipita pour aller le chercher et pour la première fois depuis plusieurs semaines, sa fille lui parla.

« Salut maman, salut papa, ce n'est pas quelque chose que nous voulions écrire dans une lettre – donc Harry a eu cette idée ! Je suis en ce moment en train de regarder une paire d'yeux verts magnifique et je vous parle, étrange n'est-ce pas ? Mais bon, deux dentistes ayant une fille sorcière est tout aussi étrange. Dans notre famille, le mot normal n'existe pas – ce qu'on semble tous avoir oublié. »

Emma sortit un mouchoir et Dan semblait lui aussi être au bord des larmes. Hermione et Harry avaient enregistré ce message la veille au soir et Sirius n'avait donc pas eu le temps de le voir lui aussi.

« Il y a quelques semaines, un incident est survenu et m'amène à vous parler ainsi. En toute honnêteté, je pense qu'aucun d'entre nous n'a géré correctement cette situation. Mon père était trop désespéré de me protéger, il a juste paniqué et a pris la mauvaise décision. Je peux le voir maintenant car avant j'étais trop focalisée sur la douleur que devait ressentir Harry – j'étais trop aveugle à ce qui se passait dans ma propre maison. Papa, pour ne pas t'avoir expliqué les choses et surtout pour t'avoir frappé avec mon épée en bois, je suis vraiment, vraiment désolée. J'ai honte de moi et j'espère que tu pourras me pardonner car moi je t'ai bien sûr pardonné. »

Dan prit à son tour un mouchoir.

« Notre union par le sang à Harry et moi semble avoir causé beaucoup d'ennuis. Papa, maman, je ne sais pas que l'on vous a dit, mais Harry et moi avons eu le temps d'en parler entretemps. Voilà ce que veut dire ce lien pour nous. Harry est mon petit-ami, un petit-ami qui deviendra un jour mon époux. Le lien c'était juste notre magie qui confirmait que nulle personne au monde ne nous convenait davantage que moi pour lui et inversement. Nous ne serons légalement mariés aux yeux de la nation que lorsque nous confirmerons le lien, ce que nous n'avons pas l'intention de faire dans un futur proche. Mince, voilà qui est étrange ! Je me tiens devant mon petit ami et je parle de sexe pour que mes parents puissent voir le souvenir de cette conversation… je vous avais bien dit que la normalité ne s'appliquait plus à nous. Où en étais-je Harry ? Je savais bien que j'aurais dû le mettre par écrit… »

Ils virent la main d'Harry se lever et caresser sa joue, l'amour qu'ils virent dans les yeux de leur fille coupa le souffle à Dan et Emma.

« Maintenant, même si nous ne sommes pas officiellement mariés, Harry et moi sommes quand même considérés comme appartenant à la même famille selon les lois de la Nation. C'est quelque chose qui nous réjouit énormément et nous espérons que notre famille nous soutiendra. Nous ne voulons pas être séparés mais nous ne pensons même pas à vivre ensembles comme un couple marié pour l'instant – du moins pas avant notre septième année quand je changerai officiellement de nom. Nous espérons que la relation qui nous était habituelle au début de l'été sera notre nouvelle normalité. »

Puisque les trois personnes qui regardaient ce souvenir étaient inclues dans leurs plans futurs, aucun d'eux n'avait d'objection. Après tout, c'était même eux qui l'avaient suggéré au début.

« Harry a déjà une chambre à lui chez nous, j'ai une chambre à moi chez lui et nous avons tous deux des chambres à Square Grimmaud. Etant à Poudlard la plus grande partie de l'année, un mélange de vacances moldues, sorcières et gobelines nous irait parfaitement. Ni moi ni Harry ne voulant choisir l'un en préférence de l'autre. Mais pour que ça marche, nous avons besoin de notre famille – toute notre famille. Maman, Papa, Barchoke et oui toi aussi Sirius. »

Sirius comprit maintenant pourquoi ils avaient utilisé cette méthode, cette présentation était bien plus puissante qu'une lettre. Il avait aussi une sphère similaire dans la poche de la part d'Harry pour son père. Il commençait à se dire qu'ils étaient en train de préparer quelque chose. Après avoir écouté la partie suivante, Sirius fut certain que c'était le cas.

« Maintenant, ces messages sont juste là pour commencer à apaiser les tensions. Ce dont nous avons vraiment besoin, c'est que nos familles se réunissent pour parler, voilà ce que nous suggérons. Padma et Neville vont venir avec nous pour rendre visite aux parents d'Harry à Halloween. Harry aimerait bien présenter toute sa famille à ses parents. Sirius, pourrais-tu dire à Henrica et Remus qu'ils sont invités eux aussi ? Nous quatre nous rendrons ensuite voir les parents de Neville et Augusta nous a déjà tous invités à passer le week-end chez elle. Ce qui arrivera après est entre vos mains… »

Les yeux d'Hermione se remplirent ensuite de larmes alors qu'elle essayait de ne pas imaginer ce qui se passerait si cette famille se séparait. « Papa, tu as dit que les pères avaient des rêves pour leurs filles. Et bien, ces filles ont aussi des rêves et je suis en train de regarder le mien. Que tu m'amènes jusqu'à l'autel, Harry m'y attendant, serait un rêve qui se réaliserait pour nous tous – un rêve qui vaut qu'on se batte pour… »

Dan leva presque les bras quand sa fille les écarta, mais c'est d'autres bras qui entourèrent la sorcière en pleurs maintenant. L'image fut soudainement remplacée par les cheveux d'Hermione et ils entendirent ses derniers mots. « Je ne sais pas quoi dire d'autre Harry. »

Ils entendirent un baiser sur le cou d'Hermione, puis : « tu as dit tout ce qu'il fallait, Hermione. »

Le souvenir s'estompa et le couple Granger eut besoin d'un petit moment pour se reprendre. »

« Après l'avoir séparé de force d'Hermione, il veut quand même me présenter à ses parents ! » Dan avait du mal à croire qu'il avait été pardonné aussi facilement.

Sirius secoua la tête d'admiration. « Seuls, ils sont très intelligents mais réunis, ils sont tout simplement brillants ! Nous venant d'avoir un aperçu de ce que c'est s'ils sont séparés, je n'ai vraiment pas hâte que ça se reproduise de si tôt. »

Le couple Granger approuva de tout cœur les mots de Sirius, leur fille ne pouvait pas fonctionner correctement sans Harry. Ils étaient heureux de revoir cette étincelle de vie dans les yeux d'Hermione. Emma essuya ses larmes, même si cette fois c'était des larmes de joie. « Nous allons les voir à Halloween et Barchoke aussi ! »

L'euphorie de Dan retomba d'un coup. « Merde ! Sirius, comment s'excuse-t-on auprès d'un gobelin ? »

« En ayant son fils et –sa fille – qui te pavent le chemin avant. J'ai aussi un souvenir pour lui. Si quelqu'un sait comment apaiser ce gobelin, c'est bien Harry. Je pense que c'est pourquoi Hermione a tant parlé de « notre » famille. Harry agira sans doute de la même façon avec son père, Barchoke c'est que c'est une chose que son fils désire – la seule chose qu'il ne peut lui donner. Il n'a également pu manqué la façon dont ces deux garçons ont regardé Emma tout l'été. Harry n'a pas de figure maternelle dans sa vie, il n'est pas difficile de voir qui pourrait remplir facilement ce vide – vide et rôle qu'Emma semble être plus qu'heureuse de remplir. »

Emma ne put s'empêcher de sourire. « Dès que j'ai rencontre ton filleul, les instincts maternels se sont amplifiés d'un coup. Il y a juste quelque chose chez Harry qui attire irrésistiblement les femmes Granger. Savoir qu'un jour il deviendra officiellement mon fils est la raison pour laquelle je pleure. Je les embrassé et pris dans mes bras avant de les mettre dans le train, ça me semblait si juste. »

Les deux parents revisionneraient ce souvenir plusieurs fois mais Dan avait déjà mémorisé les parties les plus importantes. « Hermione n'est vraiment heureuse que quand Harry est dans le coin et je ne pense pas qu'Emma et moi ayons du mal à soutenir leur couple ou quand elle a suggéré qu'ils restent à un des trois endroits qu'ils ont suggéré. Si j'avais su comment ce lien les affecterait, je n'aurais certainement réagit comme un con. La prochaine fois, je demanderai à Hermione de me jeter ce sort de bloque-jambes et Emma pourra s'asseoir sur moi jusqu'à ce que j'écoute. S'ils se marient à dix sept ans ça me va, c'est le faire à douze ans que je ne pouvais supporter. »

Sirius sentit presque l'énergie circuler au sein de ce couple. Il n'avait pas aimé devoir expliquer les droits qu'avaient des parents moldus sur leur descendance magique, il se souvenait de la réaction de Lily quand elle avait appris que les vœux de ses parents n'avaient aucune valeur dans le monde magique. Les moldus étaient supposés mettre leurs enfants dans le train et en gros les oublier. Il y a des siècles, ça aurait peut-être pu marcher mais aujourd'hui il fallait absolument que leur communauté change.

Il dut décliner leur invitation à diner, Sirius devait encore se rendre à Gringotts avec le message d'Harry. La semaine d'avant, il avait pensé que réunir ces deux familles n'était pas possible. Mais il venait d'apprendre que quand Harry et Hermione étaient impliqués, rien n'était impossible.

Leur emploi du temps cette année les faisait commencer la semaine avec potions, Maitre Pitslay leur donnait aussi un autre cours le mercredi. Ayant défense le mardi et le vendredi, le jeudi était le seul jour de la semaine où les deuxièmes années n'avaient pas une journée en lien avec les gobelins – même si Henrica était toujours au château s'ils avaient besoin d'elle.

Quand Sirius arriva avec leur professeur de potions, le couple commença à s'inquiéter. Mais cela s'arrêta quand ils virent son large sourire.

« … et moi qui croyais que vous alliez être contents de me revoir. Hermione, tes parents ont beaucoup aimé leur petit cadeau. Ils vont verront très bientôt. Harry, comme tu l'as dit, ton père a voulu regarder son message en privé. »

« Tu n'en aurais pas compris un mot de toute façon Sirius. Qu'est-ce qui t'amène au château aujourd'hui ? »

« Oh, je dois m'assurer qu'une certaine prof d'histoire ne fait rien ce week-end et aussi fusiller du regard ce crétin de Lockhart. Henrica va lui brûler les fesses s'il fait un pas de travers avec elle, même si je m'attends à ce que mon filleul lui casse la tête en même temps. Je sais aussi que vous vouliez savoir comme ça s'était passé hier et j'en ai profité pour faire d'une pierre deux coups – et me voilà ! Je voulais aussi vous dire que votre idée était digne d'un maraudeur, c'était vraiment, vraiment brillant. Il faut que j'y aille et que je trouve Henrica avant ses cours. A dimanche ! »

Les quatre amis restèrent un peu plus en DCFM, voulant parler rapidement avec Bill du cours qu'ils allaient donner aux premières années après le diner. Quand le groupe des cinq cette fois, quitta la salle de classe, ils entendirent un cri plaintif appeler à l'aide.

Reconnaissant la voix, Bill se précipita dans le couloir, suivi de près par les quatre autres. Faisant irruption dans la salle de classe de Lockhart, une scène de dévastation les accueillit. Ron était accroché à un chandelier en fer et tanguait à plusieurs mètres du sol. Un groupe de lutins de Cornouailles passait le meilleur de temps de leur vie, détruisant tout ce qui leur tombait entre les mains.

D'un coup de baguette de Bill, les lutins s'immobilisèrent, il voulut ensuite des réponses. « Ron, que diable s'est-il passé ici ? »

« Les lutins m'ont attrapé par les oreilles et m'ont accroché ici. »

Bill pensa subitement que son frère avait le chic pour toujours répondre ce qui était stupidement évident. « Où est le professeur Lockhart ? »

« Quand les lutins ont volé sa baguette et l'ont jeté par la fenêtre, il est parti en courant tout en nous criant de nous occuper d'eux. Les Serpentards étaient au fond de la classe alors que moi j'étais tout devant et ils ont réussi à partir presque aussi rapidement que Lockhart. Les lutins se sont jetés sur moi avant que j'atteigne la porte. »

Essayant de se calmer en constatant l'incompétence de ce soi-disant professeur, Bill posa une dernière question. « Il vous a sûrement donné d'autres instructions? »

Le chandelier se balançait encore lentement avec son passager tandis que Ron essayait de se rappeler les mots de Lockhart. « Il nous a prévenu de ne pas crier pour ne pas les provoquer. Puis il a laissé ces petits démons sortir de leur cage et tout ce qu'il a dit c'est « voyons voir ce que vous pourrez faire contre eux ! » Puis nous nous sommes tous mis à couvert, il a essayé d'utiliser un sort qui aurait pu passer pour un que Fred et George auraient inventé. Il n'a pas mieux fonctionné que leur sort pour colorer mon rat. Après que les pixies aient attrapés sa baguette, ils ont commencé à lui tirer les cheveux. Il est parti en criant comme une fille. Bill, peux-tu me faire descendre maintenant ? »

Il fit léviter Ron jusqu'à ce que ses deux pieds retouchent le sol. « Merci Bill, Lockhart m'aurait laissé ici toute la nuit. Ces serpentards ont sans doute dû rapporter cette histoire dans le château maintenant, tout le monde va se moquer de moi, encore une fois. »

Il ne s'y attendait pas mais son camarade de Gryffondor lui vint en aide. « Réponds leur simplement Ron. Dis que tu avais la meilleure des vues pour regarder Lockhart se faire battre par ces lutins et crier comme une petite fille ! »

L'esprit de Ron commença aussitôt à inventer une histoire dans laquelle il s'était délibérément laissé faire par les lutins pour pouvoir regarder – tandis que ces lâches de serpentards prenaient la fuite. « Merci Neville, c'est une super idée. J'ai en effet eu la meilleure des vues ! »

Un Ron désormais heureux se dépêcha de courir pour raconter sa version de l'histoire, c'était également l'heure de diner.

Bill se dirigea ensuite vers la porte qui menait au bureau du professeur de DCFM quand les quatre étudiants se mirent devant lui. « Professeur Weasley, ce n'est pas la bonne manière… »

Son petit ami la soutint aussitôt. « Même si j'aimerais bien vous voir éponger le sol avec Lockhart, Hermione a raison. Dumbledore utiliserait ce prétexte pour que vous arrêtiez de nous donner des cours et il est hors de question que cette chose devienne notre professeur de défense. »

Padma ajouta aussi son grain de sel. « Vous ne pouvez pas le frapper, pas sans nous avoir donné la chance de vendre des tickets Nous pourrions nous faire une petite fortune rien qu'avec les professeurs. »

« Professeur Chourave voulait même des photos dédicacées d'Harry dans toutes ses serres. Lockhart était en train de lui dire comment faire son travail jusqu'à ce que nous arrivions en cours. Il lui a suffi d'un regard vers Harry pour détaler en courant tout en prétextant un rendez-vous ailleurs. » Neville ne put s'empêcher de sourire en décrivant la scène.

Harry proposa une autre option au roux enragé. « Vous êtes maintenant l'assistant d'un ambassadeur de la Nation, il y a d'autres moyens de se venger. Personnellement, je commencerai à attirer l'attention de Fred et George sur ce crétin. »

Bill sourit enfin. « Je suppose que c'est une question d'honneur de la famille Weasley. Et laisser le champ libre à mes démons de frères ne serait pas une si mauvaise idée. »

Padma feignit l'horreur. « Oh non, ils voudront certainement un pourcentage de l'argent des tickets ! »

Le sourire sur le visage de leur tuteur fut maintenant prédateur. « Tu as probablement raison mais ils feraient en sorte que les spectateurs en aient pour leur argent. Tant qu'ils me gardent une place. »

Les tableaux sur le mur étaient tous vide, laissant supposer le groupe que les tableaux avaient autant de courage que l'original – à savoir aucun.

Tel le joueur de flûte de Hamelin, Harry conduisit le groupe de premières années au septième étage. Henrica les y attendait, secouant la tête quand Poudlard ouvrit sa pièce spéciale. « Qu'importe le nombre de fois où je verrais ça, ça me surprendra toujours – presqu'autant que la pièce qui se trouve derrière. »

Les premières années semblaient eux aussi très impressionnées, les élèves étaient toujours hagards quand Henrica commença. « Okay tout le monde, rassemblez vous et écoutez avec attention. C'est peut-être moi qui sponsoriserais ce club mais nous savons tous que ce sont ces quatre jeunes qui donneront vraiment les cours. Je veux juste revoir avec vous les règles de base. D'abord, on va vous enseigner la Défense ici, cela signifie qu'il vous faudra toujours obéir leurs instructions. Plus cette classe progressera, plus les choses qui vous seront enseignées deviendront dangereuses. »

Henrica fit une pause pour s'assurer que tout le monde avait compris. Tous ces petits visages impatients rappelèrent à la vélane pourquoi elle aimait enseigner. « Deuxièmement, tout ce que l'on vous enseignera ici ne devra jamais être utilisé contre un autre élève, à part entre ces quatre murs. Toute personne étant découverte à briser ces règles sera exclut de ce club. Briser cette règle vous causera également des ennuis avec Poudlard ! Tout le monde a-t-il compris les règles ? »

Après un chœur de « oui professeur », Henrica laissa la main aux quatre jeunes professeurs. Elle recula et regarda le quatuor travailler. Ils avaient rapidement séparé le grand groupe en deux, chaque couple s'occupant d'un petit groupe à l'autre côté de la pièce. Elle ne put s'empêcher de remarquer que chaque groupe comprenait un mélange équitable de sexes et des quatre maisons. Il semblait qu'il s'agissait d'une tentative délibérée de promouvoir l'intégration.

Elle remarqua que Padma avait pris la tête de son groupe, même si Neville était juste à côté d'elle et faisait l'exacte démonstration de ce qu'elle disait. Henrica remarqua aussi qu'ils étaient tous les deux devenus bien plus proches pendant l'été. Une partie de leurs vacances à Tokyo avait été éprouvante pour chacun d'entre eux et Henrica ne pensait pas avoir été la seule à remarquer qu'ils s'étaient tous deux rapprochés pour se réconforter.

Padma et Neville se lancèrent la tâche d'enseigner à leur groupe un sort, puis travaillèrent à eux pour améliorer leur précision. La pièce avait crée spécialement pour l'occasion une douzaine de cibles. Neville sortit sa baguette et jeta le sort qu'ils allaient apprendre et une boule colorée frappa le centre de la cible. Cela lui valut une salve d'applaudissements, un baiser furtif sur la joue de Padma ainsi qu'une chocogrenouille venant de la boite qu'ils avaient apportés comme guise de récompense.

Colin demanda s'ils devaient eux aussi frapper dans le mille ou s'ils pouvaient choisir ce qui fit rire Padma alors que les six premiers élèves se mirent en position pour essayer le sort. Henrica ne put s'empêcher d'admirer leur stratégie. Ce n'était pas important si un sort était puissant, le principal était de viser juste et avec précision, cela leur servirait bien plus durant leur séjour à Poudlard.

Harry et Hermione enseignaient à l'autre groupe l'esquive. Leur partie de la pièce était un terrain parsemé de débris, de murs partiels et de souches d'arbres – un décor parfait pour que des petits corps puissent se cacher. Etant en première année, ils ne seraient pas encore capables de se protéger eux-mêmes ou de répliquer. Leur apprendre à esquiver les ennuis était vraiment une bonne idée.

Ils utilisaient deux mannequins d'entrainement programmés à jeter le sort de couleur de l'autre groupe. Puisque le globe de couleur disparaissait après quelques minutes, cela leur permettrait de savoir qui se faisait toucher sans leur laisser des marques permanentes sur les habits. Les mannequins déambuleraient autour d'eux, jetant des sorts sur les élèves cachés. Une fois encore, six élèves se mirent en place, la dernière personne se faisant toucher gagnant une chocogrenouille.

Ceux qui ne participaient à l'exercice criaient leurs encouragements et même leurs avertissements à ceux qui étaient actifs. Etant une enseignante, Henrica réalisa qu'ils avaient vraiment bien préparés leur cours, elle y vit même la touche de Bill. Le simple fait qu'il y ait une préparation les mettait loin devant Lockhart sur un plan professionnel. Et le fait qu'ils aient motivés leur élèves, qu'ils les aient fait se concentrer sur une tâche utilise les plaçait sur une autre planète que celle de ce charlatan.

Voir leurs amis participer était aussi éducationnel. La tactique de Luna de rester en mouvement et d'utiliser tout ce qui se trouvait dans la pièce fut vite repris à l'unanimité. C'était plus logique la méthode du premier gagnant qui s'était caché derrière quelque chose et avait attendu jusqu'à qu'il se fasse toucher. Les cris d'hourras du stand de tirs devenaient aussi de plus en plus fréquents et leur réserve de chocolat baissait de plus de en plus.

Elle savait qu'ils s'étaient demandés s'ils devaient échanger les groupes pendant la leçon et ils avaient écouté son opinion sur la question. Ce soir était leur première leçon et il était donc important de ne pas les submerger d'informations. De plus, ceux présents sauraient exactement ce qui les attendrait la semaine d'après et Henrica était sûre qu'ils seraient impatients d'y être.

Finalement chaque groupe réussit à faire quatre tentatives au moins de leur activité. La dernière rotation étant terminée, il était temps de résumer les choses. Henrica eut une idée pour terminer la leçon.

« Très bien tout le monde, vous vous en êtes très bien sortis. La semaine prochaine vous changerez d'activités. » Il y eut quelques chuchotements excités. » Maintenant, aimeriez-voir la démonstration de pourquoi ces compétences sont si importantes ? » Tous les élèves crièrent oui.

Harry plaça son bouclier sur son bras et se déplaça au centre du décor qu'ils avaient utilisé pour les élèves. Hermione, Padma et Neville sortirent leurs baguettes et prirent place. Se débarrassant de ses chaussures, Harry décida de les épater. Il sut aussi qu'il lui fallait toute la vitesse en plus que son armure lui fournissait pour éviter trois jets de sorts.

Henrica cria le top départ certains des élèves de première année arrêtèrent de respirer. Ce qu'ils virent fut absolument à couper le souffle. Harry se déplaçait aussi vite que l'éclair, mais c'était nécessaire. Les trois autres bougeaient eux aussi, ne lui permettant pas de rester à couvert plus de quelques secondes. Ils continuèrent à essayer de le piéger mais Harry semblait toujours capable de s'en sortir et quand Henrica cria la fin du combat, son bouclier était éclaboussé de multiples couleurs, mais aucune sphère n'avait réussi à le toucher.

Il y eut une explosion d'applaudissements pour leurs quatre tuteurs souriants.

Henrica pensa qu'il n'y avait pas de meilleure manière de finir une première leçon. « Très bien tout le monde, il reste vingt minutes avant le couvre-feu – alors ne trainez pas pour retourner dans vos dortoirs. On se verra la semaine prochaine ? »

Des grands cris de oui sortirent de la bouche des élèves. Puis ils furent approchés par une délégation composée de Luna, Ginny et Colin. Les trois jeunes parlaient au nom de leur promotion.

La petite blonde se lança la première. « Nous aimerions vous remercier pour faire ça pour nous, nous savons que vous n'aviez pas à le faire. Nous voulions trouver un nom pour notre groupe pour que tout le monde sache à quel point nous sommes contents d'être là. »

Ginny lutta pour ne pas rougir quand elle continua. « Nous cherchions un nom pour un groupe de corbeaux mais ne voulions pas être appelés les « Crow's Murderers » (Ndt : les assassins de Crow) alors nous étions coincé. »

Colin ne laissa presque pas le temps à Ginny de finir. « Puis hier, Luna a entendu Sirius prononcer un mot qui semblait convenir parfaitement. Nous aimerions nous appeler les Maraudeurs de Crow ! »

Henrica ne put s'empêcher d'éclater de rire. « Oh Sirius et Remus vont adorer ça – c'est brillant ! »

Puis Ginny finit par rougir en sortant quelque chose de sa poche. « Dean Thomas nous as entendu parler Colin et moi et il nous a dessiné ça. Je pensais que c'était bien et je me demandais si on pouvait s'en servir pour faire des badges ou autre chose… »

Harry prit le parchemin des mains de Ginny qui perdit tout son courage et retourna auprès de ses amis. Le dessin était très bon, il représentait un corbeau perché sur la garde d'une épée – une épée qui ressemblait énormément à celle à sa taille.

« Wow Ginny, c'est vraiment bien. Je vais regarder pour des badges, si c'est ce que tout le monde veut ? » Harry fut rapidement rassuré que c'était bien le cas.

Ils sortirent ensuite par la porte tandis qu'Henrica les félicita pour leur leçon très réussie et ils virent que Fred et George les attendaient.

« Je pense qu'il s'agit d'une conversation qu'un professeur ne devrait pas entendre. Je vous vois demain. »

Les jeunes amis prirent la direction de la tour de Gryffondor pour y déposer Neville et écoutèrent ce qu'avaient à dire les jumeaux.

« Les amis, nous avons besoin de vous parler de notre marché sur les farces… »

«Nous avons trouvé un moyen d'humilier ce bon à rien de Lockhart mais il nous faudrait briser notre accord. »

Après avoir entendu ce que planifiaient les jumeaux, les quatre amis donnèrent leur accord – le plan était trop bon pour le laisser passer.

Hedwige livra une lettre à Harry le matin suivant. Hermione partageait d'un air absent son bacon avec les deux familiers tout en regardant Harry, inquiète quand elle le vit froncer des sourcils en lisant la lettre.

Elle ne put se retenir et posa la question qui la dérangeait. « De mauvaises nouvelles ? »

Harry se tourna pour regarder Hermione mordre sa lèvre, il trouvait ça si mignon. « Ouais, il semble que nous nous soyons mis nous-mêmes de bâtons dans les pieds. » Sa petite amie le regardant intensément, il continua. « Avec un nouveau programme d'histoire et une nouvelle enseignante, avec Rogue qui est parti et avec l'Ambassadeur adjoint Weasley qui a rehaussé les résultats de BUSES et ASPICS en défense, Poudlard n'a jamais été aussi bon. Ca interrompt ainsi toute démarche pour se débarrasser de Dumbledore. Père dit que tout le monde semble préférer garder un œil sur le château et d'attendre et de voir. Ce n'est pas ce que nous voulions, mais au moins le vieux sorcier est maintenant surveillé – un incident comme celui de l'an dernier et il sera expulsé. »

Hermione et Padma tremblèrent en imaginant un autre troll puisqu'elles étaient toutes deux conscientes de l'avertissement de Dobby. Puis Hermione demanda ce qu'elle voulait vraiment savoir. « Ton père a-t-il dit quelque chose à propos de ton message ? »

« Oh, il est en train de prendre en considération ce que j'ai écrit. »

Hermione caressa Moonlight et Hedwige de ses deux mains. Les deux familiers semblèrent enchantés par ces attentions mais Harry vit qu'elle était inquiète. Il tendit son bras et lui caressa la joue.

« Hermione, mon père est un gobelin. « En considération » signifie pour lui qu'il va réfléchir à cette nuit sous toutes les perspectives possibles – c'est tout ce que nous avions demandé, ce que nous pouvions espérer. »

Elle sourit. « J'ai tellement hâte de lire le livre d'Henrica. J'en donnerai une copie à mes parents aussi… »

Ils n'eurent pas le temps de dire autre chose car Maitre Pitslay arriva, il était l'heure des potions.

Hedwige s'envola mais Moonlight repéra une autre cible, la petite blonde était toujours douée pour lui gratter le ventre – peut-être lui donnerait-elle un peu plus de bacon ?

Les jumeaux avaient confirmé après le cours de potion qu'ils avaient mis leur plan à exécution – même s'ils furent surpris par la vitesse de réalisation de la prochaine étape. McGonagall se leva pendant le déjeuner ce même jour et annonça une partie de leurs plans devant toute l'école.

« Certains faits ont été rapportés à mon attention plus tôt ainsi qu'une idée qui tient vraiment du génie. George et Fred Weasley, cinquante points pour Gryffondor – chacun ! »

Les lions applaudirent bruyamment tout en recevant des regards d'incrédulité des trois autres maisons.

« Maintenant, avant d'être accusée de favoritisme, laissez-moi continuer. La date exacte de l'anniversaire de Merlin est inconnue mais on sait que c'était à peu près durant la dernière semaine de septembre. Il y a très peu de détenteurs vivants de l'Ordre de Merlin et trois d'entre eux sont présents aujourd'hui dans notre école. Après avoir souligné ces faits, les jumeaux Weasley ont suggéré que nous organisions un bal en l'honneur de Merlin – un dimanche, le 26 septembre. »

Des murmures excités retentirent dans toute la salle, Harry sut que c'était à son tour.

Minerva aperçut le garçon qui se leva et cru avoir fait une erreur, elle aurait vraiment dû parler à Harry d'abord. Elle ne regarda même pas Dumbledore.

« Quelque chose ne va pas Centurion ? »

« Non, professeur, je pense que l'idée du bal est géniale. Je voulais mentionner le fait que si nous décidons que l'anniversaire de Merlin est le 26 de ce mois, la tradition m'oblige de porter cette récompense ce jour-là. Je ne voudrais pas que des personnes se fassent de mauvaises idées. »

« C'est compréhensible Centurion Crow. Peut-être que le professeur Hobson pourra aborder certains de ces protocoles durant son cours d'histoire ? »

Henrica accepta aussitôt, ajoutant qu'elle aurait besoin de quelques jours pour vérifier les textes appropriés.

Albus vit quel était le piège mais puisqu'il n'en était pas la cible, le directeur décida de jouer aussi. Il ne tenait qu'à un fil à Poudlard et c'était là la chance d'obtenir un peu de publicité positive. Albus ne pouvait pas résister au fait que son nom soit publiquement lié à celui d'Harry.

Avec excitation, Albus se leva, ne sachant pas si la salle allait se vider une nouvelle fois. « Comme le Centurion Crow, je pense que bal est une bonne idée. J'espère que vous ne me trouverez pas présomptueux non plus en annonçant que je porterai aussi mon Ordre de Merlin. » Albus eut aussitôt une idée pour booster sa propre popularité. De toute façon, ça ne pourrait pas être pire.

« Afin d'aider ce bal inattendu, je pense qu'une autre sortie à Pré-au-Lard est de mise. Je pense que le week-end du 19-20 sera le bon. » Après l'excitation des élèves, Albus décida de s'asseoir sagement.

Minerva trouvait aussi qu'un week-end de plus à Pré-au-Lard était une bonne idée mais elle devait maintenant annoncer la mauvaise nouvelle. « Quand Poudlard a tenu un bal dans le passé, il y a eu des restrictions, les quatrièmes étant les plus jeunes étudiants à être autorisés à participer. Il est évident que nous aurons certains secondes à cet évènement. Ces restrictions sont simplement dues à la taille de la Grande Salle.. »

Harry regarda brièvement Helena, les regards de déception de la Table des Serdaigles le poussant à réagir. « Professeur McGonagall, si la seule chose qui empêche la venue de tout le monde est un problème de place, cela changerait-il si nous pouvions régler ce problème ? »

Comprenant immédiatement où Harry voulait en venir, Minerva demanda confirmation. « Poudlard peut-elle le régler, Centurion ? »

« Facilement, Professeur. Quand Hermione et moi l'avons utilisé cet hiver pour notre entrainement matinal, Poudlard nous a fourni une pièce contenant une piste de course au moins trois fois plus grande que la Grande Salle. L'anniversaire des jumelles Patil a prouvé que les elfes de maison n'ont eu aucun problème à nous trouver, Poudlard fera le nécessaire pour accueillir toute l'école. »

« Dans ce cas, tout le monde est invité ! » s'exclama McGonagall suivie de près par les acclamations de toute l'école, seul Lockhart ne semblait pas excité – en fait il semblait horrifié.

Après, les secondes eurent histoire de la magie et Harry continua de glousser sur le chemin vers la classe d'Henrica. Le seul point noir était qu'il serait encore une fois l'invité d'honneur et devrait s'asseoir avec les autres détenteurs du titre. Voilà pourquoi Fred et George l'avaient prévenu mais Harry avait estimé que ça en valait la peine. Même s'ils avaient torts et que Lockhart arrivait en portant son prétendu Ordre de Merlin, Harry passerait simplement la plupart de la soirée en dansant avec Hermione. Puis Morag lui demanda enfin ce qu'il se passait. La réponse d'Harry les fit tous réfléchir.

« Ma médaille a été mise dans une boite après le bal. Celle de Dumbledore est certainement accrochée quelque part sur ses murs. Pensez-vous sérieusement que si Lockhart avait lui aussi un Ordre de Merlin, celui-ci ne serait pas accroché constamment sur ses robes ? Tous ses livres comportent une photo de lui, et pourtant, il ne porte jamais son titre le plus prestigieux ? Pareil avec ses histoires, ses nombreux « exploits » y sont détaillés mais jamais il n'est fait mention de ce qu'il a fait pour mériter cette récompense. »

Il vit que tout le monde l'écoutait maintenant, même Malfoy et ses gorilles lui prêtaient attention. Puis Harry délivra le coup final. « L'homme vient juste de sortir une autobiographie, Magiquement moi ! Elle aurait plutôt du être appelée « Mystérieusement moi », car il ne dit toujours pas comment il a reçu son Ordre de Merlin. »

Draco avait évité toute sorte de conflit mais il sentait qu'il pouvait juste poser une question. « Es-tu en train de dire que Lockhart a menti pour son Ordre de Merlin ? »

« Si tu veux mon avis, oui. Tout le monde le saura s'il arrive sans son Ordre. La Gazette est certaine de s'emparer de cette histoire et veut des photos. Cet idiot a bousculé Hermione pour avoir la chance de prendre une photo avec moi, penses-tu qu'il passera à côté de la chance d'être pris en photos en tant que l'un des trois détenteurs de l'Ordre de Merlin de Poudlard ? »

Pansy estima qu'elle aussi pouvait suivre l'exemple de Draco, elle ne portait pas Lockhart dans son cœur mais cela lui semblait un peu excessif. « Donc tout ceci est un complot pour humilier Lockhart ? »

Ils venaient presque d'arriver dans la salle de classe d'Henrica mais Harry répondit quand même. « Humilier ? Non. Prouver que c'est un menteur, oui. S'il a menti pour ça, sur quoi d'autre a-t-t-il pu mentir ? »

Morag pensa que les serpentards avaient posé certaines bonnes questions mais il lui manquait encore des informations. « Ne peut-il pas simplement en acheter un, et n'y a-t-il donc aucunes archives ? »

Susan répondit cette fois ci. « Un Ordre de Merlin n'est pas simplement un bout de métal, il est lourdement enchanté pour se lier à la personne qui le reçoit. Nous avons tous pu toucher celui d'Harry lors du bal mais aucun de nous ne pouvait le porter – la magie en question ne le permet pas. Quant aux archives, un pot de vin suffisamment important pourrait changer les archives. »

Padma avait une autre théorie. « Je pense qu'il s'agit d'un autre cas comme celui de Binns, quelqu'un répète quelque chose suffisamment de fois et tout le monde considère que c'est la vérité. Nous le découvrirons tous dans quelques semaines. »

Hermione eut le dernier mot. « Je n'arrive pas à croire jusqu'où les jumeaux Weasley sont allés. A cette époque l'an dernier, on aurait pu parier que Lockhart aurait reçu des oreilles d'âne et serait en train de brailler comme un con. »

Padma ne put s'empêcher une dernière remarque. « Hermione, je pensais que c'était déjà un con, non ? »

Le temps était toujours chaud et sec quand Harry et Hermione partirent courir le lendemain matin. Harry se lança sur un sujet difficile.

« Hermione, j'ai réfléchi à ton anniversaire... »

Elle s'arrêta immédiatement de courir. « Harry, tu m'as déjà trop gâté à mon dernier anniversaire et une nouvelle fois à Noël. Je n'ai pas besoin de cadeaux coûteux, j'ai tout ce que je veux, à savoir toi. »

Il lui fit un petit bisou et ils reprirent leurs courses. « Ce que je voulais te demander, c'est si tu voulais une grande soirée d'anniversaire comme Padma ou juste un petit moment avec tes amis proches ? »

Ils coururent un petit moment avant qu'Hermione ne réponde, elle était visiblement en train de peser ses options afin de prendre une décision. Elle décida de les dire à voix haute afin qu'Harry puisse l'aider. « D'un côté, je n'aime pas vraiment être le centre de l'attention. Mais c'est différent quand je suis avec toi, je sais que personne ne me regarde. »

C'est un Harry exaspéré qui répondit. « Cela ne t'est-il jamais venu à l'esprit que c'est parce qu'ils savent tous que ton petit-ami est quelqu'un de jaloux, qui plus est, qui porte toujours une épée à la taille. J'ai vu des garçons te regarder tout l'été et je me suis assuré qu'ils sachent que tu étais avec moi. »

Hermione s'arrêta une nouvelle fois puis se jeta dans les bras de son petit ami pour une embrassade si féroce que son armure commença à s'activer.

Ils se remirent à courir et Hermione prit une décision. « Dans ce cas, juste les personnes des vacances, et peut-être Luna et Colin aussi et Ginny je suppose. »

« Et si nous proposions aux filles d'amener un cavalier ? » Hermione le regarda bizarrement jusqu'à ce qu'Harry ne réponde. « Je compte passer la nuit entière à te tenir dans mes bras, ce qui voudrait dire que Neville devra se partager entre les jumelles Patil, Susan et Hannah – c'est Padma qui va aimer ça ! »

Hermione fit rapidement le calcul et n'aima pas le chiffre qu'elle obtint. « Ca fait 13, Harry. Pas la peine d'attirer la malchance, elle vient souvent d'elle-même. »

« Et si on invitait Henrica ? Elle viendrait ainsi avec Sirius et McGonagall préférera ça que deux adultes soient là avec nous. »

La décision fut prise et ils reprirent leur jogging. Ils avaient hâte de pouvoir croiser leurs épées après leur échauffement.

Lucius, lui s'était échauffé depuis longtemps, en fait, il en arrivait au point où il devenait littéralement épuisé. La petite créature bâtarde à ses pieds en était contente.

« Que veux-tu dire par tu ne l'as pas trouvé ? Je t'ai donné des informations très spécifiques... »

« Dobby a suivi les instructions du maitre, Dobby le jure. Je n'ai pas été vu et je n'ai parlé à personne. J'ai cherché sept fois dans toute la chambre. J'ai même regardé sous les oreillers quand les élèves dormaient. Il n'y avait pas de livre, Maitre. Dobby a cherché encore et encore. »

Lucius ne s'était pas attendu à ça. Le journal pouvait être n'importe où – même dans la maison Serpentard. Un avertissement anonyme serait certainement ignoré et si quelqu'un apprenait que Lucius était impliqué, il gagnerait un aller simple à Azkaban. Il ne pouvait même pas prendre le risque d'avertir Draco car si son fils venait à être impliqué dans cette affaire, les gobelins interdiraient Draco d'accéder un jour à la voûte familiale.

Son projet de vengeance était en train de tourner à la catastrophe, une catastrophe complètement hors de contrôle. Poudlard allait bientôt connaître la mort et la destruction et ils n'avaient plus les moyens de le faire transférer dans une autre école. La vie avait en effet bien changé pour la famille Malfoy.