Disclaimer : Harry Potter appartient à JK Rowling et cette traduction que je fais de l'histoire de RobSt n'est pas utilisée à des fins commerciales.
Reviews : Et un deuxième pour essayer de me rattraper ! Et le troisième est presque fini et arrivera très bientôt J Bonne lecture à tous ! et merci aux 300.000 vues !
Chapitre 39 : Le club de Slug
Horace avait essayé d'être subtil, normalement il était très doué dans ce domaine – mais la subtilité ne fonctionnait pas dans ce cas. Ses tentatives répétées de se rapprocher du Survivant avaient été déjouées à chaque occasion. Ses amis étant toujours autour de lui et Harry n'assistant pas à son cours de potions, ses opportunités pour le rencontrer étaient sévèrement limitées.
Ce bal approchant et les trois détenteurs de l'Ordre de Merlin étant les invités d'honneur, Horace ne voulait pas que quelqu'un d'autre ne s'empare d'Harry – en tout cas pas avant lui.
Toutes ses lettres avaient été ignorées, il allait maintenant remettre en mains propres la prochaine invitation. Mais le problème, maintenant était de déterminer comment et quand le faire. Les repas étaient hors de question, ça pourrait trop facilement se transformer en spectacle.
Finalement, Horace décida que le meilleur moyen serait d'interrompre un des cours d'Harry. Il savait que Minerva, Filius ou Pomona le vireraient hors de leur salle de cours s'il essayait une telle chose. En revanche, la jeune professeur d'histoire ne lui poserait certainement pas de problèmes dans sa tentative d'acquérir la jeune star.
« Excusez-moi Professeur Hobson, désolé d'interrompre votre leçon… » Les yeux d'Horace s'écarquillèrent, comme l'étaient ceux des autres élèves quand il remarqua la boite dans les mains d'Henrica. La professeur d'histoire s'aidait pour sa leçon d'un véritable Ordre de Merlin, Première Classe.
Henrica avait emprunté la médaille d'Harry pour montrer à quoi ressemblait vraiment un Ordre de Merlin. Il lui avait fallu quelques jours de recherches mais depuis lundi, toutes ses classes avaient apprises les protocoles et l'histoire de cette récompense si prestigieuse. Sirius s'était presque étouffé de rire en entendant ce qu'ils préparaient – et il accepta l'invitation à l'anniversaire d'Hermione à la seule condition d'être également invité pour le bal.
La professeur d'histoire cacha son frisson quand « Sluggy » entra dans sa classe. Il y avait quelque chose à propos de cet homme qui faisait crisser sa peau. Elle s'était habituée aux regards des hommes en grandissant, tous la considérant comme un objet de désir sexuel. Avec Sluggy, c'était comme s'il réfléchissait à combien il pourrait se faire en louant ses faveurs sexuelles – une fois qu'il l'aurait en sa possession. Henrica n'avait jamais rencontré quelqu'un avec un patronyme si adapté à sa personnalité – Horace Slughorn était vraiment une sale limace.
Ses pensées ne se lurent pas sur son beau visage alors qu'elle sourit faiblement. « Comment puis-je vous aider, Professeur Slughorn ? »
« Oh, mais c'est spectaculaire ! » Ses yeux se rivèrent sur la récompense d'Harry, et Horace fut encore plus déterminé à ajouter le Survivant à sa galerie de trophée.
« Désolé de vous déranger, Professeur Hobson, mais il semblerait que j'ai quelques problèmes de communication. Chaque chouette envoyée à Harry me revient aussitôt et j'ai donc pensé venir en personne pour délivrer mon invitation. Je sais à quel point il peut être décevant pour les secondes de voir les élèves de troisième se rendre à Pré-au-Lard, et c'est pourquoi j'ai organisé dimanche soir une de mes petites soirées privées. J'ai ici des invitations pour Miss Bones, Monsieur Londubat et Harry. »
Horace tendit son invitation à Harry et ne reçut qu'un regard noir en réponse. « C'est Centurion Crow et la réponse est non. »
Horace, décontenancé, balbutia un « quoi ? ». Harry se justifia auprès du Directeur de Serpentard.
« Ce n'est un secret pour personne que le professeur Hobson a passé les vacances d'étés avec ma famille et pourtant en cours, elle s'adresse à moi en disant Centurion Crow. Vous, cependant, je ne vous ai jamais parlé encore. Quel droit avez-vous de m'appeler Harry ? »
Slughorn essaya de calmer la conversation, n'ayant pas idée que la discussion était déjà justement calme.
« Mes excuses, Centurion, je ne voulais pas vous insulter. J'espère que ça n'a pas influencé votre décision et que nous pourrons recommencer de zéro. Utilisons cette soirée comme premier pas pour apprendre à mieux se connaitre. »
« Excuses acceptées, cependant j'ai déjà un engagement. »
« Oh, allons, qu'y a-t-il d'autre à faire un dimanche soir un samedi soir à Poudlard ? »
Horace eut la désagréable surprise de voir que toute la classe riait de lui.
Neville intervint. « J'ai également un engagement Professeur. Je n'ai pas l'intention de louper la soirée d'anniversaire d'Hermione. »
Pensant pouvoir tourner la situation à son avantage, Horace montra l'invitation dans sa main. « Ces invitations sont pour vous et votre cavalière. J'étais bien sûr aussi parti du principe que Miss Granger serait invitée. Ce serait l'occasion parfaite de célébrer aussi son anniversaire. »
Une nouvelle fois, ses mots furent accueillis par des rires, même venant de sa propre Maison.
Susan fut la suivante à décliner l'invitation. « J'ai moi aussi un engagement. J'ai eu la chance de recevoir une invitation à l'anniversaire d'Hermione et je n'ai aucunement l'intention de le manquer – Harry organise les meilleurs soirées du château. »
Toute la classe approuva – même si certains le firent à contre cœur, car contrairement à Susan, ils n'avaient pas reçu une invitation à cette soirée imminente.
Horace cependant ne voulait pas lâcher le morceau, il lui en fallait plus pour le faire changer d'avis. « Ah, mais vous aurez besoin d'être supervisé par un adulte. J'offre bien sûr mes services… »
Il fut immédiatement interrompu par Harry. « Ca ne sera pas nécessaire, Professeur Hobson a déjà accepté de remplir ce rôle. »
« Mais vous aurez sans doute besoin d'un sorcier adulte n'est-ce pas ? »
Cette solution fut elle aussi avortée. « Lord Black a gentiment accepté de renoncer à son samedi soir pour être présent au château. Ces arrangements ont déjà été vus par nos directeurs de maison et le professeur McGonagall. »
Horace tenait toujours l'invitation d'Harry dans sa main mais il ne voulait pas renoncer. « Très bien, j'aimerais cependant être présent. Je suis sûr que ça ne posera pas de problèmes ? »
Finalement, Hermione perdit patience. « D'abord vous voulez nous inviter à votre soirée, ensuite vous voulez vous incruster dans la mienne ? Non ! S'il s'agissait d'un établissement moldu, le fait qu'un professeur invite des enfants « à une petite soirée intime » provoquerait la venue de la police – des aurors. Qui chaperonnera vos soirées Professeur ? »
Horace Slughorn, fou furieux s'avança vers Hermione. « Comment osez-vous… ? »
Comme Dan Granger l'avait prédit à sa femme et à Sirius, une menace envers Hermione engendrait une action immédiate du Centurion Crow. Il se mit fermement entre Slughorn et lui et il était temps d'oublier les bonnes manières que Sirius lui avait enseignées. Quelques fois, Harry devait aussi laisser sortir son gobelin intérieur.
« Miss Granger est une amie de la nation gobeline et elle est sous ma protection personnelle. Toute menace, qu'elle soit verbale ou autre sera punie par une réponse de gobelin. »
« Me menacez-vous garçon ? Je vous ferai renvoyer! »
« Je ne vous menaçais pas, Professeur, je vous avertissais. Je suis d'abord un Centurion et ensuite un étudiant de Poudlard. Vous devez le comprendre. Si vous abusez une femelle gobeline, vous perdrez votre tête, littéralement. Aucun gobelin ne resterait sans rien faire. Je vous ai maintenant expliqué la situation, je suppose que ça ne se reproduira plus ? »
Puis Harry tourna le dos à Slughorn pour continuer à discuter avec Hermione.
« Nous avons aussi des gens comme ça dans la société gobeline, ils gagnent leur vie en mettant une personne en relation avec une autre. Ils ne contribuent pas à grand-chose dans notre société, mais ils se sont juste trouvés une jolie petite planque. Nous les appelons des parasites, c'est un nom assez approprié dans ce cas de figure, tu ne crois pas ? » Son clin d'œil fit presque éclater de rire Hermione avant qu'Harry ne se retourne une dernière fois vers Slughorn qui était figé.
« Je suppose que c'est le moment où vous me parlez de votre impressionnante liste de contacts et à quel point ils pourraient m'aider. Puis-je juste souligner que mon père est un ambassadeur, Lord Black, mon parrain, et que je suis l'héritier de la très noble et ancienne famille des Potter et que mon Ordre de Merlin Première Classe est entre les mains du professeur Hobson. Ajoutez à cela que j'ai passé l'été avec les Bones, les Londubat et les Patils et vous pourrez me dire ce que vos contacts pourront faire pour moi ? »
La classe était stupéfaite, n'ayant jamais vu Harry agir comme ça avant. Il leur rappelait les plus arrogants des sangs purs. Mais il n'avait pas encore fini.
« Dites moi Professeur, Tom Jedusor est-il également l'un de vos contacts ? »
Les autres étudiants glapirent tandis que Slughorn recula soudainement. Il commençait maintenant à comprendre l'attitude d'Harry.
« Je parie que Jedusor était dans votre précieux Club Slug. Vous étiez son directeur de Maison, vous l'avez fait préfet, puis Préfet en Chef. Avez-vous utilisé vos contacts pour aider Jedusor quand vous avez quitté Poudlard ? »
Slughorn n'aurait pas été plus livide si une armée de sangsues s'était jetée sur lui.
« Vous auriez dû comprendre depuis le temps que moi et mes amis vous évitons, et vous savez maintenant pourquoi. Ne vous approchez plus de moi ou de mes amis, nous n'avons aucunement l'intention de faire partie de la collection de mangemorts et de criminels de Sluggy. »
Le fait que Slughorn recevait des regards hostiles, même venant de sa propre maison, signifiait la mort de son « Slug Club » tout juste revenu à la vie. Il ne pouvait plus distribuer d'invitations après la diatribe d'Harry. Cependant Horace refusait de se laisser insulter par un seconde.
« Qui êtes vous pour m'accuser ainsi garçon ? Vous pensez que dire son nom vous rend brave ? Vous n'avez pas idée de la puissance du Seigneur des Ténèbres ou des conséquences que nous connaitrons tous quand il reviendra… »
Horace décida de ne plus continuer à parler, notamment à cause de l'épée qui était maintenant pointée vers sa gorge. Il était cependant suffisamment honnête pour admettre que son silence n'était pas principalement dû par la présence de l'épée mais plutôt par ces yeux verts si effrayants. Il avait souvent entendu dire qu'Harry avait les yeux de sa mère mais Horace ne le pensait pas. Ils étaient peut-être de la même couleur et de la même forme mais ça s'arrêtait là. Ils contenaient une détermination féroce et rude qu'Horace avait rarement vu dans sa longue vie et jamais chez un garçon si jeune.
« Cette épée est la conséquence que connaitra le Seigneur des Ténèbres quand il reviendra et ce ne sera pas tout. Mon épée sera rejointe par toutes les lames existantes à Gringotts et toutes les baguettes du Ministère. Voldemort avait moins de cent partisans la dernière fois et pourtant des gens comme vous se sont cachés de peur et l'ont presque laissé gagner. Sceller une maison en plein milieu de la nuit alors que des innocents y dormaient avant de la brûler n'est rien d'autre que le fruit d'animaux enragés. Ces animaux seront capturés et exécutés. La question que je pose c'est combien de ces animaux sont d'anciens membres du Slug ? »
Comme pour appuyer le discours d'Harry, Hermione avait sorti son épée et les autres élèves avaient dégainé leurs baguettes. Personne ne pensait qu'Harry avait besoin d'aide avec Slughorn mais c'était juste un geste de soutien. Tout comme Henrica il y avait aussi des serpentards qui avaient sorti leurs baguettes.
Horace était content qu'aucune de ces baguettes ne soient pointées sur lui car le regard du Survivant à l'épée était suffisant pour le terrifier.
« Vous êtes là aujourd'hui, sans doute avec des informations qui nous permettraient de gagner cette guerre. Allez-vous en parler avec Amélia Bones ? Je ne le pense pas. Même avec votre inaction, vous avez choisi votre camp – et toutes les personnes ici présentes peuvent le voir. Utilisez donc vos légendaires contacts pour passer le mot – dites leur ceci de ma part. Il y a plus de partis neutre, cette guerre nous affectera tous. Vous avez déjà choisi votre destin et cela me dégoûte. Comment Dumbledore a-t-il pu vous laisser diriger une Maison, mais bon, c'est un autre crime sur la liste de ceux du Directeur. »
Le directeur de Serpentard quitta la pièce, livide. Heureusement, Slughorn réussit à partir sans laisser une coulée gluante derrière lui.
Ils étaient en train de finir leur diner quand leur directeur de maison s'approcha de la Table des Serdaigles.
« Centurion, on m'a demandé de vous accompagner à une réunion avec le directeur. »
Harry fut perplexe. « Maitre Flitwick, vous savez que ça n'arrivera pas si mon père n'est pas présent ? »
« J'en ai informé le directeur, il a dit que le problème était si grave que ça ne pouvait pas attendre. Il prétend que vous avez menacé le Professeur Slughorn avec votre épée… »
Les secondes de Serdaigle répondirent en masse et Filius n'eut pas besoin d'être le Directeur de la Maison des intelligents pour comprendre qu'ils s'opposaient vivement à cette allégation.
« On m'a dit que si vous décidiez de ne pas m'accompagner, alors le directeur n'aurait pas d'autre choix que de croire le professeur Slughorn. Cela entrainerait l'annulation de la soirée de Miss Granger samedi soir. »
Hermione fut la première à réagir. « Non Harry, je ne permettrai pas à Dumbledore à te forcer à faire quelque chose. Désolé les amis, la soirée est maintenant annulée. »
Il y eut quelques grognements de la part de certains invités mais Hermione ne changerait pas d'avis. Elle prit la main de son compagnon pour appuyer ses propos.
« Nous avons tous deux que Dumbledore est en train d'essayer de provoquer une réaction, ne lui faisons pas ce plaisir. Tant que je passe mon anniversaire avec toi, je serais heureuse. »
Harry interpella le fantôme de Serdaigle pour lui demander conseil. « Madame Serdaigle, le directeur peut-il faire ça ? »
Sa réponse n'était pas ce qu'Harry avait espéré entendre. « En matière d'indiscipline, les directeurs de maisons et le directeur ont plusieurs options. Cette soirée est visiblement quelque chose que vous voulez et l'annuler est une forme appropriée de punition. »
Padma était furieuse, voir ses amis punis ainsi. « … Mais ma Dame, la punition n'est-elle pas injuste ? »
« Le directeur s'est finalement décidé à agir. »
Tout le monde se tourna vers Harry pour entendre son explication.
« Dumbledore sait probablement que ces allégations ne sont rien d'autre que de la bouse de dragon mais il punit Hermione en attendant de voir ce que je vais faire. Si je fais irruption dans son bureau en clamant mon innocence, il remportera une petite victoire. Si je contacte mon père et je lui permets de s'occuper de cette histoire, encore une fois, je semblerai être faible. Accepter la punition marchera aussi pour lui car il pourra se venger de certains ennuis que je lui ai causés. »
Il sentit Hermione lui serrer la main avant de lui parler fièrement. « Ces leçons avec Sirius sont vraiment en train de payer. »
Harry regarda Hermione avant de répondre à son directeur de maison.
« Maitre Flitwick, je ne vais pas vous accompagner au bureau du directeur. Il sait que cette option n'est pas possible sans la présence de mon père ou est-ce l'âge qui commence à lui jouer des tours ? »
Filius n'était pas surpris que les jeunes sorciers aient déjoué le piège de Dumbledore.
« Je lui dirai Centurion. »
« Vous pourrez aussi lui dire que cette histoire n'en restera pas là. Utiliser l'anniversaire d'Hermione comme moyen de pression est bas, même venant de Dumbledore. Cela me fait me demander ce que je fais ici. Les cours de potion, de défense et d'histoire sont tous organisés par mon père – et j'enseigne au Professeur McGonagall notre méthode de métamorphose. Sauf votre respect, Maitre Flitwick, mais je peux facilement obtenir des tuteurs en sortilèges, botanique et astronomie – et au moins je n'aurais à supporter des gens comme Dumbledore, Slughorn ou Lockhart. »
Filius partit pour donner la réponse d'Harry, sachant à quel point il devait être blessé. Il avait essayé d'expliquer à Dumbledore, que puisque les gobelins ne fêtaient pas Noël ou ce genre de fêtes, l'anniversaire d'une personne était le jour le plus important à leurs yeux. Sachant que c'était le premier anniversaire d'Hermione en tant que compagne d'Harry rendait cet évènement encore plus spécial – même s'il n'avait pas informé le directeur de leur nouveau statut. Dumbledore avait été certain que la menace d'annuler l'anniversaire d'Hermione plierait aussitôt Harry à sa volonté –et Hermione avait aussitôt déjoué ce plan en annulant elle-même la soirée.
Le directeur de Serdaigle ne pensait pas non plus que la menace d'Harry de quitter le château était fausse. Pour Harry, ne pas pouvoir célébrer l'anniversaire de sa compagne semblait être un prix trop élevé à payer comparé à ce que le château avait à offrir. La principale préoccupation de Filius était de savoir combien d'élèves il emmènerait avec lui et si Poudlard pourrait survivre au scandale que cela pourrait engendrer – il était en tout cas certain que Dumbledore ne resterait pas longtemps directeur. Sachant que ce fait était juste ce qui pourrait décider Harry, il considérait que ce ne serait pas cher payé.
De retour à la table des Serdaigles sous le choc, Padma posa une question que beaucoup de personnes se posaient.
« Quitterais-tu vraiment Poudlard, Harry ? »
Il voyait bien les regards dubitatifs autour de la table, une table qui comportait plus que des Serdaigles puisque certains de ses amis l'avaient rejoints. Il essaya d'expliquer sa situation.
« L'année dernière, c'était la première fois que j'ai célébré Noël, et j'espère pouvoir le refaire cette année. Pour un gobelin, l'anniversaire de quelqu'un est le jour le plus important de l'année. Que feriez-vous si Dumbledore décidait que Noël est annulé – et que ce serait juste un jour comme les autres ? Vous étiez dans cette classe quand cette sale limace m'a poursuivi malgré mes refus répétés. Suis-je supposer rentrer dans son jeu ? Je déteste ma célébrité et je ne vais certainement laisser quelqu'un l'exploiter pour en tirer bénéfice à mes dépends. »
Padma, très nerveuse, posa une autre question. « Et qu'en est-il de nous ? »
« La raison principale pour laquelle je suis venu à Poudlard était pour me faire des amis. Il se trouve que je m'en suis fait des très bons. Quoi que je fasse, que ce soit embaucher des tuteurs ou aller dans une autre école, mes amis seront les bienvenus pour me suivre. »
« Et moi aussi ? »
La petite voix semblait venir d'une personne sur le point de pleurer, elle était même si basse qu'Harry se demanda s'il était supposé l'entendre. Harry n'avait pas envie que Luna soit misérable – pas quand il pouvait aisément changer la situation.
« Tu n'as pas écouté Luna. J'ai dit que tous mes amis pourront me suivre. »
Quand Luna comprit ce qu'Harry sous-entendait, son sourire éclipsa la lueur du soleil – il ne faisait que briller de plus en plus. En voyant ça, Harry trouva comment il pourrait illuminer la journée de ses autres amis. Ils étaient en effet si déçus que la soirée soit annulée.
« Je gardais ça comme surprise pour samedi, mais ça me semble être le bon moment. Les élèves de troisième année et au dessus vont pouvoir se rendre à Pré-au-Lard ce week-end, la plupart pour faire leurs emplettes pour le bal, alors que nous, nous devrons rester à Poudlard. Je ne pense pas que ce soit juste, du coup, pour l'anniversaire d'Hermione, il y aura une escouade de couturiers gobelins au château samedi matin. Ils vont apporter des tas de costumes et de robes dans le style des tenues que nous avions pour le bal estival, et elles sont exclusivement pour ceux qui ne pourront pas quitter le château, en l'occurrence les premières et secondes années. Je vous conseille de venir de bonne heure puisqu'ils serviront les premiers arrivés. Ils auront des vêtements pour tout le monde, mais vous n'aurez plus vraiment le choix si vous arrivez en dernier. »
Morag était presque en train de faire malaise en y pensant, mais elle réussit à exprimer sa gratitude.
« Harry, c'est fantastique ! Je serais super contente de porter n'importe laquelle de leurs tenues mais tu ne nous laisses pas beaucoup de temps pour demander de l'or à nos parents. »
« Probablement parce que vous n'aurez pas besoin d'or, c'est une partie de mon cadeau à Hermione. Si nous nous rendons au bal habillés différemment, nous nous différencierons des autres, ce que nous ne voulons pas faire intentionnellement. En même temps, pourquoi devrions-nous laisser les élèves plus âgés être habillés mieux que nous. La solution était donc simple. »
Même les plus intelligents des serdaigles avaient du mal à comprendre et Mandy eut besoin d'une confirmation. « Donc tu nous achètes des robes comme cadeau d'anniversaire pour Hermione ? »
« Oui, pour qu'Hermione puisse porter la nouvelle robe que je lui achetée pour le bal… »
« Harry, tu m'as pris une nouvelle robe ? J'ai toujours celle de cet été… »
« … et qui a été vue par tous à cause de la Gazette. Je ne veux pas que les gens pensent que je ne peux pas acheter une nouvelle robe à ma petite-amie. » Il le dit avec un tel sourire que tout le monde comprit que la Gazette n'était pas responsable. Harry voulait juste acheter une nouvelle robe à Hermione – afin qu'elle soit la plus belle du bal – et il était prêt à habiller tout le monde dans le même style pour qu'elle puisse la porter.
« Oh Padma, Parvati, Susan et Hannah, il y a aussi de nouvelles robes avec vos noms dessus – par contre Neville n'en as pas. » Ils rirent tous alors que les nouvelles se répandaient dans les quatre maisons.
Albus attendait avec Horace dans son bureau, qu'Harry s'excuse auprès du directeur de Serpentard serait un bon début. Horace le laisserait ainsi tranquille et ça enseignerait un peu d'humilité à Harry, quelque chose qui manquait cruelle au garçon. C'était une bonne chose qu'il soit assis quand Filius entra dans le bureau, seul.
« Filius, où est Harry ? »
« Assis en train de parler avec ses amis. »
Le petit professeur refusa de dire un autre mot, il était très en colère contre Albus et n'avait pas l'intention de lui simplifier la tâche.
Albus essaya de comprendre pourquoi le garçon ne s'était pas précipité dans son bureau. Harry s'était pourtant précipité à l'infirmerie quand Miss Granger avait été en danger. Comment pouvait-il rester tranquillement avec ses amis pour parler. « Avez-vous transmis mon message ? »
« Oui. » Le silence s'étira alors que Filius ne voulait rien ajouter. Si Albus voulait le traiter comme simple coursier, il jouerait parfaitement ce rôle.
« Quelle était sa réponse ? »
« Je crois qu'il est en ce moment de débattre avec ses amis sur le pourquoi de sa présence à Poudlard. La plupart de ses cours sont enseignés par ses tuteurs et il ne veut pas endurer deux professeurs qui veulent l'utiliser pour sa célébrité – et un directeur qui est déterminé à contrôler sa vie. Personnellement, je le comprends. »
Albus était si choqué par son échec qu'il ne remarqua pas que Minerva et Henrica étaient entrées dans son bureau. « … et pour la fête d'anniversaire de Miss Granger ? »
« Oh, elle a vu clair dans votre jeu. Miss Granger a refusé d'être utilisée comme moyen de pression contre son petit-ami, elle a immédiatement annulé la fête. »
Puis Horace, se trompa complètement quant à la situation. » Et bien, s'il excuse – mon offre pour samedi soir tient toujours. »
Henrica explosa à ce moment.
« Dumbledore, où avez-vous trouvé ce sale bâtard ? Il vient dans mon cours, cause un scandale puis vient vous voir avec une histoire tirée par les cheveux à propos de ces méchants secondes qui l'ont maltraité. Harry a verbalement détruit cet idiot, et son Slug Club. Il était prêt à appuyer ses propos, et physiquement cette fois quand ce bouffon a commencé à s'en prendre à Hermione. La réputation de Slughorn est maintenant merdique, même auprès des Serpentards et pourtant vous choisissez de le soutenir – au lieu de venir me parler. C'était mon cours, vous auriez dû m'appeler – et non pas un étudiant avec lequel vous n'avez pas le droit de parler. »
« Rappelez-vous à qui vous parlez Professeur Hobson… »
« Rappelez vous aussi je ne travaille pas pour vous Albus Dumbledore – sinon je n'aurais jamais accepté ce poste. Si Harry pense sérieusement à quitter Poudlard, vous pouvez parier que ses amis viendront avec lui. Je ne sais honnêtement pas si l'école survivrait à un tel scandale, je sais que ce serait pas votre vas. »
« Personne n'ira nulle part. Une fois qu'Harry se sera calmé et retrouvera son bon sens… »
Cette fois, c'est Minerva qui s'en prit au directeur. « Harry était en train de rire avec, il n' a pas besoin de se calmer. Vu le niveau d'excitation qu'il y avait, je devine qu'Harry vient juste d'annoncer sa surprise. Son père m'a écrit pour me demander la permission, j'ai bien sûr accepté. »
Le directeur ne fit aucun effort pour cacher son sarcasme. « Puisque je suis le directeur, n'avez-vous pas pensé que je devrais être au courant de cette surprise ? »
« Et bien, puisque vous me laissez diriger cette école depuis des années, c'est non. Harry s'est arrangé pour que des couturiers gobelins viennent au château samedi matin pour apporter robes et costumes… »
« NON ! Je ne permettrai pas une telle chose. Promouvoir les marchandises gobelines tout en méprisant le commerce fait à Pré-au-Lard… Vous me surprenez Minerva. »
Il était hors de question pour Minerva pour se laisser faire. « Peut-être pourriez-vous la fermer et me laisser terminer. Ces couturiers ne sont là que pour les premières et les secondes – vous savez, les étudiants n'ayant pas le droit de se rendre à Pré-au-Lard. C'est un service que le Centurion Crow propose, gratuitement, il paiera tous les frais. »
Une expression avide apparut aussitôt sur le visage de Slughorn. « Il va payer les vêtements des premières et secondes années ? »
Minerva n'essaya même pas de cacher son dégoût pour Horace quand elle répondit.
« Oui, pour certains de ces enfants, il s'agira des plus beaux vêtements qu'ils auront jamais portés. Ils vont se rendre à ce bal, aussi bien habillés que leurs pairs – comment pouvais-je refuser une telle offre ? De la part de Poudlard, j'ai gracieusement accepté l'offre de Barchoke – et je lui ai exprimé ma gratitude pour un tel geste. Vous l'avez remercié cependant en forçant Miss Granger à annuler sa fête d'anniversaire ! »
Horace sentit que son problème était ignoré. « Vous ne pouvez pas laisser des hooligans menacer leurs professeurs avec des épées… »
Une vélane très en colère le coupa avant qu'il ne termine sa phrase. « De un, Slughorn, vous n'êtes pas son professeur et vous n'aviez aucune raison – autre que votre gain personnel – de venir voir Harry pendant mon cours. De deux, Harry ne vous a jamais menacé avec son épée – ce qui invalide immédiatement vos plaintes auprès de Dumbledore. »
Si un regard pouvait tuer, celui d'Henrica aurait exterminé Horace sur place. La vélane continua ensuite en racontant ce qui s'était réellement passé dans sa salle de classe.
« Le professeur Slughorn ici présent a fortement proclamé le destin qui nous attendait quand son ami, Voldemort reviendra. Harry a sorti son épée pour montrer exactement ce qui attendait Voldemort s'il devait revenir – à aucun moment il a pointé son épée vers ce cher Sluggy. Etait-ce l'histoire que vous avez entendu, monsieur le directeur ? »
Albus tenait maintenant sa tête entre les mains, se demandant comment les choses avaient pu autant déraper. Encore une fois. Il comprenait que le jeu avait été fini quand Miss Granger avait annulé sa propre fête. Avec aucun moyen de pression, Harry allait toujours refuser sa requête. Maintenant il se trouvait dans une situation bien pire, une qu'il ne pourrait pas surmonter. Il était impossible qu'il autorise de nouveau la fête, car sa crédibilité s'en trouverait affaiblie – s'il faisait ça, il n'avait qu'à démissionner aussi.
Il avait besoin d'un moyen de pression sur Harry, n'importe quoi et le temps lui manquait. Il ne doutait pas un seul instant que les évènements allaient remonter au père d'Harry, Hobson allait s'en assurer. Amélia et Augusta recevraient sans doute aussi un rapport, même si leurs sources seraient différentes puisque leurs protégés respectifs avaient été présents dans cette salle de classe.
« Je suppose que nous pouvons nous estimer heureux qu'il n'ait pas annulé le bal de la semaine prochaine… »
Une nouvelle fois, Minerva coupa son boss. « Il ne l'a peut-être pas annulé, mais il a déjà posé quelques conditions. Il ne s'assiéra pas à côté de vous ou de Lockhart et il refuse d'être pris en photo avec l'un d'entre vous – et ça c'était déjà avant aujourd'hui. »
Henrica enfonça le clou. « Vous devrez aussi affronter son parrain samedi soir quand il viendra. Sirius ne sera pas ravi d'apprendre que la soirée à laquelle il avait été invité a été annulée – vous vous occuperez seul de l'ire de Lord Black. »
Filius suivit les deux sorcières hors du bureau du directeur. Horace demanda ensuite à Dumbledore s'il allait toujours punir Harry.
« Horace, l'annulation de la soirée est une punition suffisante, surtout depuis qu'il s'avère que le garçon a simplement refusé vos avances maladroites. Faites-moi confiance, Horace, vous n'avez pas envie de pousser ce garçon dans ses retranchements. Sirius va être livide et le père d'Harry ne pardonne pas facilement. Mon conseil est que vous restiez éloigné d'Harry, et aussi de Miss Granger. Approchez la encore et je suis sûr que vous allez voir de près la célèbre épée de Gryffondor. »
Horace, très grognon, quitta le bureau du directeur, il n'avait rien obtenu de ses exigences. Albus non plus, mais il commençait à s'habituer à ce résultat quand il essayait de s'occuper du Garçon-Qui-Avait-Survécu.
La fille du jour descendit les marches vers la salle commune et elle se retrouva dans des bras bien familiers. Hermione fit une grande découverte, être embrassée en étant adolescente était bien mieux quand c'était son petit-ami qui lui faisait ce baiser d'anniversaire.
Harry caressa les cheveux d'Hermione en lui souhaitant un bon anniversaire. « Nous nous pourrons peut-être pas faire la fête, mais j'espère quand même rendre ce jour spécial. »
Hermione étant dans les bras d'Harry, ne put donner qu'une seule réponse possible.
« Harry, c'est déjà une journée spéciale – je n'ai besoin de rien d'autre. »
« Je sais, mais je le veux. Nous ferions mieux de bouger, j'ai des plans pour le reste de la journée. »
« Harry, tu sais que je n'aime pas les surprises… »
« Oh, je crois que tu vas aimer celle-ci. »
« Celle-ci, tu veux dire qu'il y en a plus d'une ? Allez, donne moi au moins un indice ! C'est mon anniversaire tu sais. »
« Ha-ha, Granger, bien essayé. Allons-y ! »
Douchée et habillée de sa robe de duel après son footing, Hermione vit que Padma et Luna l'attendaient. Après avoir été prise dans leurs bras, elle reçut leurs cadeaux, cette année, sa meilleure amie ne lui offrit aucune farce ou attrape. Le titre du livre aurait pu soulever certaines questions chez les moldus, mais pour Hermione, « Les liens d'amour » seraient lus de la première à la dernière page – afin de trouver le maximum d'informations sur le lien spécial qu'elle partageait avec son compagnon.
Le présent qu'elle reçut de sa plus jeune amie était exquis, étrange, et pourtant très touchant. Hermione tenait entre les mains une fleur qui avait cristallisée et qui reflétait toutes les couleurs de l'arc-en-ciel. En plus, il s'agissait d'un pissenlit, et le sourire d'Hermione fit rayonner Luna de bonheur.
« C'est un sort familial que ma mère m'a appris. C'est la première fois que je le jette sans utiliser sa baguette. Ma chambre chez moi est remplie de ces fleurs. »
« C'est magnifique Luna, merci beaucoup. »
Une fois qu'Harry les eut rejoints, ils se dirigèrent vers la Grande Salle pour prendre leur petit-déjeuner, une Grande Salle qui était presque dépourvue de premières et secondes années. Neville les rejoignit rapidement, souhaitant un bon anniversaire à Hermione et lui tendant son cadeau. Quand elle déchira le papier cadeau, elle découvrit un cadre photo argenté. Hermione pleura en voyant l'inscription. La phrase « Amis pour la vie » était un cadeau précieux pour une fille qui un an auparavant n'avait aucun ami. L'image les représentait tous les quatre devant la mer noire et Hermione se souvint que c'était Augusta qui avait pris la photo. C'était une image sorcière qui les montrait tous en train de rire et de faire coucou à la caméra, elle montrait clairement combien ils étaient heureux.
Les filles étaient si heureuses du cadeau, que Neville reçut un bisou de remerciement d'Hermione et de Padma. Harry aimait lui aussi le cadeau mais il se contenta d'un seul et unique commentaire. « Okay Londubat, tu as déjà mis la barrière bien haute. »
« Je suis sûr que tu t'en sortiras bien Harry. Quand Grand-mère m'a montré cette photo, j'ai su que ce serait un cadeau parfait. J'en ai aussi une copie pour toi et Padma, la mienne se trouve déjà dans un cadre sur ma table de chevet. »
Hermione la posa au milieu de la table et passa son temps à la regarder pendant qu'ils mangeaient. Finalement, Padma aborda le sujet des étudiants disparus. « Où est passé tout le monde ? »
« Et bien, les garçons font la queue devant le bureau du Professeur Flitwick et les filles attendent devant celui d'Henrica. De nouveaux vêtements pour le bal semblent être plus importants que le petit-déjeuner. »
Après l'explication de Neville, Padma regarda Luna qui répondit rapidement à la question silencieuse.
« Oh, je suis juste heureuse d'y aller, j'irai plus tard et prendrai n'importe quelle robe. »
« Et bien, que les cieux soient loués, au moins nous n'aurons pas Colin avec sa caméra nous aveuglant avec son appareil photo toutes les cinq secondes. Je vous jure que certains jours, je vois encore les flashs quand je ferme les yeux. Je pense que tu devrais lui en parler Harry… »
Le regard vide de son camarade de Serdaigle destabilisa Padma. « Il te suit toi aussi toute la journée et il prend des photos de toi au moment où tu t'y attends le moins ? »
Hermione secoua la tête. « Pas depuis le premier jour, il s'est calmé depuis… »
Les gloussements de Luna leur firent comprendre qu'ils ne savaient pas tout, sauf Neville. Il baissa la tête pour essayer de manger son petit-déjeuner et d'oublier ce qu'il se passait autour de lui.
Padma s'alarma aussitôt, voulant des réponses. « Ok Luna, que se passe-t-il ? »
« Rien du tout, Colin t'aime bien, il t'aime juste beaucoup ! »
Padma regarda Harry qui essayait visiblement de ne pas rire – il était évident qu'il n'était pas au courant. Hermione semblait aussi choquée qu'elle mais Neville avait toujours la tête baissée, refusant de croiser le regard de quelqu'un. « Neville ? »
C'était suffisant pour briser les faibles défenses de Neville. « Je suis désolé, j'aurais du vous le dire. Je pensais que Parvati t'en avait parlé. »
« Parvati ? Qu'est-ce qu'elle a à voir là dedans ? »
Neville ne savait pas quoi dire et décida donc de lâcher le morceau. « Colin lui a demandé si elle pouvait lui apprendre à danser. Il voulait apprendre pour l'anniversaire d'Hermione. Colin voulait également savoir comment c'était de danser avec toi… »
Padma grimaça. « Aïe ! J'imagine que Parvati l'a mal pris ? »
« Je pense qu'elle a réussi à le toucher avec au moins trois maléfices cuisants avant que Colin ne réussisse à se réfugier dans son dortoir. C'est une blague qui tourne depuis presque une semaine chez les Gryffondors. »
Cette nouvelle n'améliora pas l'humeur de Padma. « Ma sœur se moque de moi – et tu ne l'as jamais mentionné ? »
Neville secoua la tête. « C'est plus Colin qu'ils taquinent. Mais c'est bon enfant et il s'en moque. J'ai essayé d'en parlé avec Parvati et elle m'a tapé derrière la tête. Elle m'a dit qu'elle n'avait pas besoin que le petit ami de sa sœur s'occupe d'elle – puis elle m'a dit de foutre le camp ! »
Pendant que les trois étaient en train d'y réfléchir, Luna leur fit une remarque. « Fred et Georges sont presque une seule et même personne mais toi et ta sœur êtes très différentes. Je ne prendrais jamais pour Parvati. »
Padma décida de parler plus tard avec sa jumelle, le Professeur Weasley venait d'arriver pour leur leçon.
Harry sentait des regards étranges de ses trois amis alors qu'ils se trouvaient une fois de plus dans la pièce qui avait gardé le diadème. Il leur donna une explication. « La leçon d'aujourd'hui sera un peu différente. Nous avons appris à détecter des menaces, aujourd'hui nous allons mettre tout cela en application. La dernière fois que nous étions là, nous n'avons pas vraiment eu le temps d'explorer. Ce matin, ce sera différent et j'espère que l'on dénichera quelques trésors. Oh, toutes les choses qui comportent le nom d'Hermione sont à elle ! »
Cela attira l'attention de la jeune fille. « Tu as caché des cadeaux pour moi ? »
Harry sourit et répondit avec enthousiasme à sa compagne. « Juste quelques uns, Hermione.
Le quatuor commença à chercher, tout ce qui retenait leur attention étant d'abord contrôlé. Bill leur donnait également un coup de main pour s'assurer qu'ils ne tombent pas sur quelque chose de malfaisant. Ils travaillaient en duos quand Padma cria à Hermione de venir voir ce qu'elle avait trouvé – une petite boite avec le nom d'Hermione dessus.
En ouvrant la boite, elle découvrit un pendentif avec un motif familier. Une chaine dorée complétait la parure. Il s'agissait d'un magnifique corbeau d'or, les ailes déployées et une cœur en or lui aussi entre les serres – à la place d'une épée. »
« J'ai reçu les badges pour les maraudeurs mardi soir, mais j'ai fait celui-ci spécialement pour toi. Tu l'aimes ? »
« Harry, je l'adore ! Tu veux bien me le mettre ? »
Hermione souleva ses cheveux pour qu'Harry le lui attache autour du coup. Elle l'embrassa pour le remercier. « Tu es magnifique, mais cherchons maintenant l'autre. »
C'était tout ce qu'il fallait pour qu'Hermione reprenne les fouilles. Les mains de la jeune sorcière tremblèrent quand elle ce qu'était l'ancien grimoire qu'elle tenait entre les mains. « Harry ? »
« Helena était dégoutée que Dumbledore t'ait forcé à annulé ton anniversaire. Elle espère que ça compensera. Le sortilège pour te faire comprendre le gobelin venait aussi de ce livre. Helena savait que tu allais l'aimer.
Ce qu'Hermione tenait entre les mains n'avait pas de prix, il s'agissait d'un journal appartenant à la mère d'Helena, Rowena Serdaigle.
