Disclaimer: Cette histoire utilise des personnages appartenant à JK Rowling et n'est pas utilisée à des fins commerciales. C'est une traduction de l'histoire de RobSt.
Reviews: Bonjour à tous. Merci à tous pour vos messages d'encouragement. Je n'ai pas et je n'abandonnerai jamais cette traduction. Le travail est cependant si colossal que je laisse mes traductions de côté pendant longtemps par moments. Sur ce, un nouveau chapitre pour mes fidèles lecteurs :)
Chapitre 41 : Doubles ennuis
Albus était assis dans cette pièce magnifique et regardait toute son école participer à un bal ! Aucun des professeurs n'avait été impliqué dans les préparations ou n'avait été nécessaire pour superviser les élèves. Des carafes de punch et de jus de citrouille se trouvaient sur toutes les tables et se remplissaient automatiquement. Les fantômes des maisons patrouillaient entre les tables, s'arrêtant parfois pour discuter avec les élèves. Après le splendide diner préparé par les elfes, le groupe était arrivé et tout le monde s'était mis à danser.
Albus remarqua aussi que quelques couples étaient assis sur le banc en marbre autour du bassin de la fontaine du milieu, la structure de l'objet faisant baisser la température du coin danseur. Albus n'était là qu'en tant qu'invité et c'est exactement ainsi qu'il se sentait – en tant qu'invité dans sa propre école. Normalement, dès qu'Albus sentait qu'il perdait un peu de contrôle, il sortait sa baguette pour rectifier la situation mais pas ce soir. La raison était simple, c'était Poudlard elle-même qui était aux commandes ce soir – et elle faisait un travail magnifique.
Horace regardait tout le monde s'amuser, il était si déprimé. Comment deux gryffondors et deux Serdaigles avaient-ils pu détruire si facilement la réputation d'un si célèbre sorcier ? Ils l'avaient aussi fait de telle sorte que l'idiot n'avait même pas réalisé pas que toutes les personnes présentes savaient qu'il mentait.
Le directeur de Serpentard pensait avoir à faire à deux secondes années et que gagner leur confiance serait aisé. Il n'avait cependant pas fait ses devoirs correctement et s'était ridiculisé à cause de sa maladresse. Albus, bien sûr ne lui avait rien dit de tout ça quand il l'avait fait sortir de sa retraite, et Horace commençait à réaliser à quel point il lui avait caché des choses. Sa seule chance semblait maintenant de gagner le respect du garçon – qu'il le veuille ou non. Mais il lui faudrait pour cela utiliser toute la ruse de Serpentard dont il disposait.
Minerva regarda elle aussi ses étudiants s'amuser. Oubliant sa réputation, elle se permit de sourire. Minerva était à Poudlard depuis presque cinquante ans, sept années en tant qu'élève et le reste en tant que professeur. Depuis toutes ces années, Minerva n'avait jamais rien vu de tel. Poudlard savait vraiment organiser une fête.
Ses yeux captèrent quelque chose qu'elle eut du mal à croire, un deuxième année qui dansait avec une professeur vélane – tous deux riant et discutant. Le fait que ce deuxième année soit un des ses jeunes lions, Mr Londubat l'étonnait davantage encore. Minerva aurait parié son salaire qu'elle n'était pas la seule personne à revoir continuellement son image du jeune sorcier.
Gilderoy remarqua lui aussi qu'Henrica dansait avec le deuxième année et alors qu'il s'apprêtait à les interrompre, il reconnut qui était l'élève en question. Puis il vit Black danser avec la sorcière à l'épée et Crow était à côté avec la jeune indienne de Serdaigle. Lui qui avait tellement hâte d'assister à ce bal… Alors que tout était en train de virer à la catastrophe.
Il s'était attendu à ce que les filles se précipitent vers lui. Mais non seulement, les sorcières s'étaient toutes détournées de lui quand il les avait invité à danser mais la plupart d'entre elles étaient parties dans l'autre direction avant même qu'il ne puisse leur parler. Poudlard s'avérait être une vraie déception, la presse n'avait même pas demandé à le prendre en photo quand ils étaient arrivés.
Harry retourna près de la fontaine en tenant sa princesse par la main. Hermione lui fit un sourire, puis lui posa une question. « Tu crois que Lockhart sera chassé du château ? »
« J'en doute, car il faudrait que Dumbledore admette qu'il a eu tort et en plus qu'il rectifie son erreur. Souviens toi, c'est une farce que George et Fred ont joué à Lockhart. Quand on voit ça de cet angle, ça a été un succès immense. Tout le château sait maintenant que Gilderoy Lockhart est un menteur et nous avons même pu organiser un bal. »
Suivant la logique d'Harry, Hermione ne pouvait qu'être d'accord. Elle savait aussi que la nouvelle fuiterait dans le reste du pays dès le lendemain. Ce n'était peut-être pas le coup fatal pour Lockhart mais c'était la première étape pour détruire sa réputation. Contrairement à Dumbledore, Lockhart lui n'avait que sa réputation.
Le groupe d'amis quitta le bal ensemble pour retourner à leurs dortoirs. Que ce soit par galanterie ou à cause de la présence d'Harry et Neville, Blaise embrassa Parvati sur le dos de la main et la remercia pour cette charmante soirée. Colin escorta Ginny qui flottait presque jusqu'au portrait de la Grosse Dame. Ginny venait juste de passer la meilleure nuit de sa vie, et en plus elle avait dansé une fois avec Harry. Elle était au paradis – jusqu'à ce que son frère vienne tout gâcher.
« Sale traitresse ! Pourquoi ne retournes-tu pas aux donjons, là où tu sembles avoir ta place ? »
Quand Parvati répondit, Ginny comprit que la tirade de Ron n'était pas pour elle.
« Ecoute moi bien Weasley, qui s'intéresse à ce que tu penses ? Changes de comportement avant que je ne redécore la salle commune avec ton visage ! »
« Ah oui, tu crois que Crow va venir te sauver ? Il ne le fait que pour ta sœur…
Padma était dehors en train de dire au revoir à Neville quand elle entendit les cris et quand elle découvrit que sa sœur était impliquée elle fila droit dans la tanière du lion.
Ron cru soudainement voir trouble avec les deux sœurs Patil devant lui. « Ecoute Weasmoche, ma sœur n'a pas besoin qu'on la sauve de gens comme toi. Nous nous protégeons mutuellement et il n'y aura pas assez de sang en toi pour décorer la salle commune si tu l'oublies. »
Cherchant désespérément de l'aide, Ron essayant de trouver un argument en sa faveur. « D'abord elle sort avec un Serpentard et maintenant nous avons une Serdaigle dans notre salle commune ! Ca ne dérange personne ? »
Neville avait bien sûr suivi Padma à l'intérieur et se tenait derrière les jumelles. « Ce que fait Parvati ne te concerne pas Weasley. Elle n'a brisé aucune règle et tu n'as aucune autorité à Gryffondor et encore moins à Poudlard. »
« C'est sûr que tout le monde ne peut pas être champion de l'école ! Votre pote Crow est sûrement en train de se préparer pour venir ici et agiter sa belle petite épée, hein ? C'est ce qui va se passer ? »
Ce qui se passa, c'est que Percy entra dans la salle commune et Ron en profita et fit comme si la cavalerie venait d'arriver pour le sauver de tous ces sauvages. « Percy, non contente de sortir avec un Serpentard, maintenant elle laisse entrer une Serdaigle dans notre salle commune, » dit Ron avec confiance, s'attendant à ce que son frère les punisse.
Percy regarda Padma pour avoir une explication quant à sa présence ici et elle la lui expliqua rapidement. « Ton idiot de frère est probablement la seule personne du château à ne pas s'être amusé ce soir et a donc décidé de gâcher la soirée de Parvati en lui criant dessus. J'étais dehors en train de souhaiter une bonne nuit à Neville et je n'allais pas le laisser s'en sortir comme ça. »
« Elle est sortie avec un Serpentard ! » s'exclama Ron. Il semblait penser que s'il criait assez fort, tout le monde commencerait à comprendre où il voulait en venir. Malheureusement pour Ron, il choisit de crier ceci devant le visage de Padma.
Lorsque la bave de Ron éclaboussa le visage de Padma, le poing de Neville jaillit à son tour vers le visage de Ron – et le fit tomber sur les fesses.
La main de Percy se posa sur le bras de Neville pour l'empêcher de continuer. Neville sortit alors un mouchoir et commença à essuyer son amie.
« Ron, va au lit ! »
« Mais Percy, il vient de me frapper ! Tu vas quand même faire quelque chose, hein ? »
« Si tu avais fais la même chose à Penny, je t'aurais mis une bonne claque – et Penny m'aurait certainement même devancé. Va au lit, maintenant ! »
Quand Ron se traina vers les escaliers, Percy se tourna vers les filles. « Je m'excuse pour le comportement de mon frère… »
Padma l'interrompit. « Non, Percy. A part ton frère, Charlie, nous avons rencontré toute votre famille. Nous les aimons tous mais Ron sort du lot avec son comportement infect. Tu ne devrais pas t'excuser pour lui, il n'a probablement pas réalisé ce qu'il a fait de mal. Merci Neville, j'étais sur le point de sortir ma baguette quand tu l'as jeté par terre. »
Puis elle regarda sa sœur. « Tu vas bien Pav ? »
« J'étais parfaitement capable de gérer la situation toute seule, je n'ai pas besoin de toi – ou de qui que ce soit -. »
Padma en eut le souffle coupé. « … mais nous avons toujours pris soin l'une de l'autre. »
« Tu m'as pourtant montré que la situation avait changé. D'abord à Noël, puis cet été et maintenant Halloween ! Comment pouvons-nous prendre soin l'une de l'autre quand tu n'es jamais là ? »
Parvati se dirigea vers son dortoir, laissant Neville escorter Padma hors de la salle commune. Le bras réconfortant de Neville fut remplacé par celui d'Hermione. « Vous avez entendu ? »
Le bras d'Hermione se resserra autour de Padma. « Oui, toute la discussion. Comme tu le pensais, Parvati n'a pas aimé l'idée que tu sois avec nous à Halloween. »
Harry essaya d'aider. « Si Hermione, ni moi n'avons l'expérience d'avoir des frères et sœurs, mais nous avons dû travailler sur nos différences pour concilier nos deux familles. C'est regarder la situation d'une autre perspective qui nous a aidé. Que penserais-tu ou que ferais-tu si c'était Parvati qui venait avec nous à Halloween ? »
Padma réfléchit quelques secondes. « Je vois ce que tu veux dire, mais c'est dur… »
Hermione confirma que cela avait été dur pour eux aussi, encourageant ainsi Padma à continuer.
« J'aimerais penser que je serais heureuse pour elle. Parvati voit ce week-end comme une chance de se fiancer à Neville – c'est probablement ce qui l'énerve à ce point. Elle ne comprendra jamais que Neville et moi sommes simplement amis. »
Hermione était aux premières loges pour voir ses deux amis passer lentement de l'amitié à quelque chose de plus. Si elle pouvait le voir, alors c'était certainement aussi le cas de Parvati ! Padma elle-même avait dit que sa sœur avait toujours été la jumelle qui attirait le plus l'attention, alors voir Padma avec Neville devait être difficile pour Parvati. Sa sœur si peu populaire semblait obtenir sans effort ce que Parvati s'efforçait de tout son cœur à avoir : un petit ami qui avait le potentiel d'être bien plus encore. Le fait que ce soit un garçon que Parvati avait déjà essayé de conquérir devait être encore plus blessant. Comme le reste de ses amis, la plus brillante sorcière de leur génération en déduisit que Parvati était simplement jalouse.
Padma en était aussi venue à cette conclusion, mais cela la blessait quand même.
La gazette du lendemain ravit tout le monde – sauf Lockhart. La une du journal affichait « Une célébration dont Merlin aurait été Fier, » suivi d'une photo de plusieurs premières et secondes années autour de la fontaine.
Le fait que l'école bénéficie d'une telle publicité positive ravissait Dumbledore, il était plus qu'heureux de profiter de la gloire que générait cette histoire. Vu comment les choses s'étaient passées dernièrement, Albus était content d'être pour une fois applaudi par la presse – ce changement était plaisant.
Harry était content lui aussi. A part le fait qu'il soit détenteur d'un Ordre de Merlin, il n'apparaissait pas dans l'article. Trente étudiants très heureux faisaient la une de la gazette et l'article promettait plus d'images du bal dans les publications à venir et aussi dans Sorcière Hebdo qui comptait en plus faire un article sur la nouvelle mode vestimentaire qui venait de frapper la communauté magique de Grande Bretagne.
Roger était mécontent de ne pas pouvoir assister aux cours supplémentaires de défense ce jour là, jusqu'à ce qu'Harry lui dise un mot en privé.
« Avoir quelqu'un de plus âgé nous a aidé et nous avons donc pensé que ce serait bien de rendre cet arrangement permanent. Nous avons également pensé à inclure Fred et George, mais nous ne connaissons pas suffisamment bien les autres étudiants plus âgés. Penny serait un choix logique mais cela voudrait dire inclure Percy aussi ! Je ne sais pas si nous sommes prêts à nous mélanger comme ça avec des 6èmes années. »
Roger pensait intérieurement qu'Harry n'aurait aucun souci avec n'importe quel élève de l'école, mais il lui fit une suggestion. « Et que penses-tu de Cédric Diggory ? C'est un Poufsouffle de 4ème année et je t'assure que c'est un bon gars. »
« Son père ne vient-il pas de devenir le chef du Magenmagot ? »
Roger, perdu, posa une question. « Oui, ça te pose un problème ? »
« Non, mais je ne voudrais pas qu'il pense que c'est pour ça que nous l'invitons. »
« Harry, tu ne connais même pas Cédric… Oh ! Je comprends ! Je vais lui dire la vérité, c'est à dire que c'est moi qui l'ai suggéré. »
Harry hocha la tête. « Il faudra d'abord que j'en parle à l'Assistant d'ambassadeur Weasley mais tu peux déjà vérifier si ça l'intéresse. »
Roger se dirigea immédiatement vers la table de Poufsouffle pour discuter avec Cédric. Bill entre temps décela un problème potentiel quand Harry lui parla des élèves.
« Je sais que tu ne t'intéresses pas trop au Quidditch, Harry, mais ces quatre élèves sont dans les équipes respectives de leurs maisons. Les chances de pouvoir les entrainer tous les samedis matins sont presque nulles. »
Bill avait raison, Harry ne s'intéressait pas au Quidditch mais il savait que Roger et les jumeaux y jouaient. « Et si on les invitait tous les dimanches ? Ca nous laisserait de toute façon les samedis pour travailler entre nous seulement. »
Aimant bien cette idée, Bill suggéra que le groupe se réunisse immédiatement. Il fit signe aux jumeaux de venir tandis qu'Harry fit de même avec Roger. Le 4ème de Serdaigle arriva avec Cédric et le présenta aux quatre amis.
Puis Bill proposa leur idée. « Vous quatre voulez des cours supplémentaires de défense et je veux que ces quatre là affrontent des duellistes plus âgés. Nous vous proposons de faire d'une pierre deux coups en venant tous les dimanches matins – si ça vous intéresse toujours ? »
Les jumeaux acceptèrent immédiatement mais Roger posa d'abord une question. « Cédric a mentionné le Quidditch, est-ce pourquoi vous proposez le dimanche ? »
« Oui, même si mes élèves se s'intéressent pas trop à ce jeu, je sais que vous avez des engagements. »
Roger et Cédric confirmèrent tous deux qu'ils seraient enchantés d'accepter, même s'ils allaient bien vite découvrir dans quoi ils s'engageaient vraiment.
« Okay, on a déjà perdu cinq minutes à discuter, on y va ! »
Il n'y eut aucune hésitation parmi les quatre amis qui coururent hors de la grande salle – obligeant les deux garçons à les rattraper.
Lors du repas, le quatuor d'amis s'était déjà douché et changé pour le repas tandis que deux élèves de 4ème année brillaient par leur absence. Un certain professeur le remarqua et constata aussi l'estime visible que les autres élèves avaient envers eux. Il était temps d'adapter une autre approche.
Avant qu'ils n'arrivent pour le petit déjeuner le lundi matin, Harry avait dû nier plus d'une douzaine de fois qu'il organisait un club de duel. Apparemment des informations sur son club avaient circulé dans les quatre maisons.
Padma essaya de voir le côté positif : « Au moins, ils le font ce soir et pas le même jour que les « Maraudeurs de Crow ».
« Je crois que je préfère l'Ordre des Avis… »
La suggestion d'Harry fut immédiatement rejetée par ses amis. Il semblait bien qu'il était contraint de garder ce nom.
« Du coup, on y va ce soir ? »
Ses trois amis réfléchirent à la question d'Harry et ne purent pas trouver de raison valable pour ne pas y aller. Entre le bal et maintenant ce club, jamais le moral des élèves n'avait été aussi bon.
Tout le monde quitta la grande salle directement après le diner, personne ne traina ce soir là. Ils avaient compris que la grande salle devait être réorganisée pour le club et lorsqu'ils rerentrèrent dans la salle, ils constatèrent qu'elle avait l'air prometteuse. En effet, les tables des maisons avaient disparu et une estrade de duel dominait désormais la pièce.
Mais tous leurs espoirs disparurent quand ils découvrirent qui dirigeait le club.
« Rassemblez-vous, rassemblez-vous ! Tout le monde me voit ? Tout le monde m'entend ? Excellent ! »
Les grognements qui accompagnèrent l'arrivée de Gilderoy indiquèrent au professeur qu'il était bien le seul à penser que cette situation était excellente.
« Allons, le professeur Dumbledore m'a donné l'autorisation de commencer ce petit club de duel pour vous entrainer en cas d'attaque, comme j'ai déjà dû le faire en d'innombrables occasions – pour plus de détails, je vous invite à consulter mon œuvre intégrale. »
Puis, dans un mouvement grandiose qu'il avait certainement répété durant des heures devant la glace, il retira sa cape de ses épaules. Choisissant délibérément un groupe de filles, il leur jeta sa cape – qui tomba immédiatement par terre alors qu'elles s'éloignaient pour ne pas toucher un objet appartenant à Lockhart le menteur.
Imperturbable, le professeur intrépide continua son discours.
« Si vous le voulez bien, laissez moi vous présenter le professeur qui a gentiment accepté de m'assister durant cette démonstration de duel ce soir. Le professeur Slughorn. »
Ce fut une surprise pour presque tous les élèves. Personne ne savait ce que valait Slughorn avec une baguette, même si tout le monde s'accordait sur le fait qu'il ne pouvait pas être pire que Lockhart
Le couard commença à compter et à trois, il atterrit aussitôt sur le dos – à cause d'un simple sort de désarmement. Et les applaudissements et acclamations réjouies des élèves le blessèrent plus que le sort de son adversaire. Il prétendit aussitôt qu'il avait fait exprès de se laisser toucher – pour une meilleure démonstration – mais personne ne le prit au sérieux.
Slughorn sembla se réjouir des applaudissements, ne réalisant pas que c'était davantage pour la défaite de Lockhart que pour la personne responsable. Lorsque le deuxième duel commença, le professeur de potions donna de toute sa personne.
En quelques secondes, Gilderoy se retrouva habillé comme un clown – avec le nez rouge et les cheveux verts crépus – et forcé de danser frénétiquement « Riverside » sans musique. Il agitait plus sa baguette comme un chef d'orchestre que comme un sorcier et n'arrivait donc pas à s'en servir correctement.
Ce qui était vraiment amusant au début commençait réellement à devenir gênant et surtout déplaisant. Il y avait une ligne fine entre les farces et le harcèlement et Slughorn était en train de la dépasser largement. Un sortilège de silence plus tard mit fin aux appels à l'aide de Gilderoy et le pauvre professeur de défense commençait visiblement à être en détresse physique.
Horace s'amusait beaucoup et il était prêt à lancer la phase deux de son plan. « Oh mon cher, je commence à comprendre pourquoi tant d'élèves ont besoin de tuteurs privés. J'espère juste que les leçons de demain soir seront plus efficaces que celle-ci. »
Les premières années réagirent aussitôt pour défendre les maraudeurs de Crow, Ginny étant la plus vocale. Harry utilisa la distraction pour jeter un finite incantatem sur Lockhart, ne tirant aucun plaisir en voyant l'homme épuisé s'effondrer aussitôt sur le sol.
Slughorn tourna son attention vers Harry. « Il semblerait que vos élèves soient très impressionnés par vos cours, centurion. Mais après tout, ils n'ont pas vraiment d'éléments de comparaison, pas vrai ? »
Hermione marmonna un avertissement en gobelin afin de faire comprendre à Harry que la situation était vraiment grave. « Ca sent le piège Harry, et je commence à me demander qui au juste a eu l'idée de ce club. »
« Qu'en dites-vous centurion ? Prêt à nous montrer ce que vous apprenez aux premières années ? Et si nous faisions un duel amical, j'espère juste que vous durerez un peu plus longtemps que notre professeur de défense… »
« Il te pousse volontairement à le combattre, je ne sais juste pas pourquoi. »
« Ce n'est pas une si mauvaise idée Hermione. Il faut que je sache quel est mon niveau et il ne pourra pas aller trop loin devant tous ces témoins… »
Horace n'obtenant pas la réaction qu'il voulait décida de railler encore plus Harry. « Avez-vous besoin de la permission de votre petite amie pour vous battre ? C'est ça le problème ? Peut-être devrais-je la combattre elle en fait, au moins j'aurais votre attention. »
Horace s'était attendu à ce que ses commentaires soient accompagnés par des rires sarcastiques, surtout de ses serpentards. Mais l'école entière avait appris – certains, à la dure – qu'il ne fallait pas énerver Harry. Et la manière la plus sûre pour y arriver était de viser sa petite-amie Hermione.
Harry cependant fut très calme quand il répondit au directeur de Serpentard. « Vous avez été mal informé professeur. Je n'apprends pas aux maraudeurs à se battre en duel, je leur enseigne à combattre. Si vous souhaitez vous combattre un centurion, je suis sûr que nous allons réussir à nous arranger. »
Harry était peut-être calme mais Hermione était nerveuse pour deux. « Ne te loupe pas Harry, mets un terme au duel aussi vite que possible ! »
Horace était content que son plan ait marché, il devait montrer qu'il était bien plus que l'image que les élèves avaient de lui. S'il réussissait à botter les fesses sur Survivant devant tout le monde, il regagnerait un peu du respect qu'il avait perdu. « Certainement centurion, je vous en prie, rejoignez-moi. »
« Comme je l'ai dit, professeur, je ne me bats pas en duel. Nous allons créer une barrière de protection et le combat ne s'arrêtera qu'au premier sang. » Harry tendit une pierre à Neville et Padma avant d'embrasser Hermione et de lui tendre une troisième pierre. Ses amis demandèrent à tout le monde de reculer afin de lui faire de la place. Puis, Harry demanda à Luna, Ginny et Colin de monter sur l'estrade de duel pour qu'ils aient une meilleure vue ce qu'imita une grande partie des classes inférieures. Lorsque l'espace fut suffisamment grand, Hermione, Padma et Neville placèrent une pierre à chaque angle et les activèrent.
Harry enleva ses chaussures et ouvrit son t-shirt. Horace quant à lui essaya de le perturber.
« Une armure pour un duel amical, vraiment ? »
« C'est un combat, professeur, et je ne connais pas de duel qui soit amical. Vous ne pouvez pas vous débarrasser de toutes vos années d'expériences, il en est de même pour mon armure. Je vous ai dit que j'étais d'abord un centurion, puis un élève de Poudlard. »
Harry sortit son bouclier et son couteau, puis il tira son épée. « Tu nous donne le top, Hermione. »
Horace faisait maintenant face à un guerrier en or, toute trace du garçon qu'il pensait terrasser facilement ayant disparu quand cette superbe armure s'était activée. Il commençait à comprendre que le duel ne serait pas si facile que ça.
« Au premier sang – Combattez ! »
Le premier stupefix d'Harry rebondit sur le bouclier qu'Horace créa à la hâte. Mais son bouclier ne faisait pas le poids contre une épée. Dans un mouvement presque aussi rapide que son stupefix, Harry se rapprocha de Slughorn et trancha un bout de ses robes.
Le professeur glapit de surprise avant de réussir à lancer une combinaison de plusieurs sorts, même s'ils s'avérèrent inutiles. Crow était si rapide, évitant ou déviant chacun d'entre eux avant que son épée ne tranche un autre morceau de ses robes.
Horace avait l'impression de lutter pour sa vie, et pourtant il ne pouvait pas utiliser ses sortilèges les plus lourds contre un garçon de douze ans – du moins pas devant tant de spectateurs. Lorsque Crow trancha ses robes pour une troisième fois, le duelliste expérimenté compris que le garçon pouvait mettre un terme au duel quand il le voulait. Son opportunité de retrouver un peu de respect s'était transformée en exercice d'entrainement pour Crow, et il ne pouvait pas le tolérer plus longtemps.
Il attendit une occasion et dès qu'il fut prêt un jeta un charme de poussière d'étoiles qui, éblouissant ainsi toutes les personnes de la salle, devrait lui permettre de jeter les sorts nécessaires pour incapaciter Crow. Il ferma les yeux quand la lumière fusa de sa baguette, mais Horace n'eut pas le temps de mettre en pratique le reste de son plan.
Quand Hermione retrouva la vue, elle vit Harry, penché sur son épée – et aucun signe de Slughorn. Elle désactiva la barrière et se rua sur lui, jetant ses bras autour de son cou pour vérifier s'il allait bien.
« Je croyais t'avoir dit de ne pas perdre de temps ? Il a failli t'avoir plusieurs fois. »
« Je n'aurais rien pu apprendre si j'avais remporté en quelques secondes, et il ne lançait que des sorts inoffensifs. »
Padma et Neville avaient rejoints le couple. Padma lui posa aussitôt une question. « Alors, qu'est-ce que tu as appris ? »
« De ne pas me foutre de… AIE ! Pas besoin de se montrer violente mesdames ! » Harry venait de recevoir un coup sur chaque bras. Neville, lui se demandait autre chose.
« Euh, Harry, où est Slughorn ? »
Harry leva les yeux et ses trois amis furent les premiers à éclater de rire quand ils suivirent son regard. Le reste de l'école les rejoignit rapidement. Slughorn se balançait depuis le plafond, ses robes en lambeaux, et le corps piégé dans une toile d'araignée géante. Tout le monde voyait clairement l'expression ahurie sur son visage qui regardait sa main ensanglantée.
« Je l'ai à peine écorché, je me demande si le vieux Sluggy a le vertige ? »
Roger avait fait cette semaine plusieurs déclarations loufoques sur les cours de défense des quatre jeunes sorciers, mais maintenant, plus aucun Serdaigle ne doutait de leurs véracités. Cédric avait également dit aux Poufsouffles qu'il se faisait botter les fesses par les quatre et que Harry combattait généralement les autres à un contre trois. Personne n'avait cru non plus Susan et Hannah quand elles avaient qu'Harry et Hermione s'entrainaient tous les jours, même pendant les vacances. Tout le monde y croyait maintenant.
Les Serpentards ne savaient pas quoi penser. Leur directeur de maison avait délibérément entrainé Crow à se battre, puis il avait perdu. Toutes les personnes l'ayant déjà vu se servir de ses lames, savaient qu'Harry aurait pu couper largement Slughorn quand il le voulait. Une chose était sûre, personne n'allait plus défier ouvertement Crow après cette démonstration.
Les préfets durent intervenir pour éviter que la grande salle ne plonge dans le chaos. Lockhart étant endormi d'épuisement – et il ronflait en plus – et Slughorn étant accroché au plafond, ils étaient forcés de prendre les commandes. Le raffut que la victoire d'Harry avait engendré avait cependant attiré l'attention des professeurs comme le prouva l'arrivée simultanée de McGonagall et Flitwick. Ils exigèrent immédiatement de savoir ce qu'il se passait.
Tout le monde répondit aux professeurs jusqu'à ce que McGonagall n'ait plus qu'une seule question à poser directement à Harry. « Centurion, dans combien de temps aviez-vous l'intention de libérer le professeur Slughorn ? »
« Le professeur Slughorn ne semblait pas pressé de libérer le professeur Lockhart de son Tarantagella. Il l'a laissé danser si longtemps que je ne vois pas pourquoi je me dépêcherai de décrocher notre bon professeur. Excusez nous maintenant Professeur, mais la journée a été longue et épuisante – et elle le sera aussi demain puisque nous animerons notre club de défense. Je vais aller me coucher maintenant. »
Ils sortirent ensuite de la Grande Salle, laissant aux deux professeurs le soin de ramener l'ordre – et aussi de s'occuper de Slughorn et Lockhart. Neville et Hermione durent presque porter Harry quand ils arrivèrent au niveau de la tour de Serdaigle tant il était fatigué. Puis Neville escorta Ginny et Colin vers leurs dortoirs respectifs.
Luna s'installa aux pieds d'Harry, Moonlight dans les bras, tandis que Padma et Hermione étaient chacune à côté de lui sur un canapé. Luna était ravie de la confiance qu'ils lui témoignaient en la laissant assister à leur conversation.
« Je n'ai jamais utilisé mon armure pour renforcer ma vitesse aussi longtemps, ça m'a vraiment épuisé. Je pense qu'il va falloir que je travaille mon endurance. »
Padma hocha la tête. « La magie a toujours un prix ! Mais pourquoi n'as tu pas désactivé l'armure avant ? »
« Je n'avais pas réalisé que c'était si dur avant la fin du combat, c'est ça qui m'effraye. Et si je m'étais effondré de fatigue sans m'en rendre compte ? »
« Harry Crow ! Je refuse que tu recommences ! »
« Je crains que ce ne soit nécessaire Hermione. Cela peut s'avérer vital dans un combat. » Mais en voyant la lueur de peur dans ses yeux, il fit une concession. « Je promets cependant de ne le refaire que sous la supervision d'un guérisseur. »
Hermione savait qu'Harry ne faisait pas de promesses en l'air et hocha la tête. Puis, avec l'aide de Padma, elle le monta dans sa chambre avant qu'il ne s'endorme sur le canapé. Hermione lui proposa d'annuler l'entrainement matinal du lendemain mais Harry ne voulut pas en entendre parler. Il l'embrassa rapidement puis s'effondra sur son lit.
« On ne devrait pas le déshabiller ? »
« Padma Patil, ôte toi ces images sur mon Harry. Je vais le couvrir d'une couette pour qu'il n'ait pas froid demain matin. »
Padma la taquina en riant : « Tu ne veux pas rester avec lui ? Personne ne le saurait. »
Hermione était contente de voir que Padma redevenait comme avant, car sa relation avec sa jumelle était encore très tendue. « C'est exactement pour ça que je ne resterai pas. Quand je passerai la nuit avec Harry, j'aimerai au moins qu'il sache que je suis là. »
Padma et Hermione sortirent ensuite de la chambre, s'arrêtant pour regarder Luna apprendre à Moonlight à jouer à cache-cache.
Harry était presque redevenu comme avant le lendemain même s'ils écourtèrent légèrement leur course quotidienne. Durant le petit déjeuner, Harry sentit les nombreux regards vicieux et courroucés du Maitre des Potions et il préférait largement ce type de regards à ceux emplis de convoitise que Slughorn lui adressait généralement.
Le petit déjeuner fut aussi l'occasion de lui poser de nombreuses questions – et encore plus de demande de tutorat en défense. Il leva la main pour que tous se taisent et lui laissent une chance de répondre. « Tout d'abord, Slughorn se retenait. Il ne pouvait pas se battre de toutes ses forces contre un étudiant de deuxième année. Dans un vrai combat, je pense qu'il m'aurait approché différemment. » Les Serdaigles se mirent aussitôt à y réfléchir. La suite cependant n'allait pas leur plaire.
« Élaborer un plan de leçons pour les premières années nous demande presqu'autant de temps que la pratique – et ils sont tous au même niveau. Essayer de diriger un autre niveau aurait un impact négatif sur nos études. Je suis désolé mais je dois décliner. Roger et les trois autres sont suivis en tutorat par l'ambassadeur Weasley et augmenter la taille de cette classe serait sérieusement mauvais pour notre leçon. »
Ce qui était bien avec les Serdaigles, c'était qu'ils comprenaient immédiatement la logique de ce type d'arguments et aucun d'eux n'avait envie de mettre en danger leurs études ou celles de quelqu'un d'autre. Mais aucun d'eux ne semblaient ravis.
Après le déjeuner ils se rendirent en défense et après le cours, ils restèrent entre eux pour préparer le cours du club. Bill semblait très intéressé par la fatigue d'Harry.
« Nous avons tous remarqué que tu étais fatigué après t'être battu contre Maitre Sharpshard, mais tu étais également blessé ! Ton père va devoir en être informé et il va falloir que l'on teste tes limites. » Bill balaya ensuite les objections d'Hermione par la logique. « Il vaut mieux découvrir ses limites en test que durant une bataille. »
Aucun ne trouva quelque chose à y redire.
Au moment où les premières années arrivèrent pour le club, la fatigue d'Harry n'était plus qu'un très lointain souvenir.
« Vous vous êtes tous très bien débrouillés la semaine dernière mais ce soir, nous allons monter d'un niveau. Nous avons remarqué que certains d'entres vous ne se concentraient pas pour éviter les sorts mais préféraient se préparer à être touchés pour pouvoir lancer leur propre riposte. Ce n'est pas comme ça que ça se passe durant un combat. Le maléfice que vous laisserez passer pourrait bien être le dernier de votre vie. » Harry se tut quelques secondes pour qu'ils s'imprègnent bien de cette leçon.
« C'est pour ça que ce soir, nous allons apprendre un nouveau sort. C'est appelé le maléfice cuisant, savez vous pourquoi ? »
Ginny fut la première à répondre, car elle avait vu sa mère l'utiliser plusieurs fois sur els jumeaux au fil des ans – généralement quand ils essayaient de s'échapper après une de leur incessantes bêtises. « C'est parce qu'il brûle quand il nous touche. »
Personne n'eut de mal maitriser ce maléfice. Puis la vraie leçon commença. Harry avait demandé à la salle des casques de protection pour éviter qu'ils ne reçoivent de maléfices cuisants en plein visage.
« Maintenant, vous allez participer à un exercice que nous allons tous faire en même temps. On garde les mêmes équipes que la semaine dernière, pendant que l'un lancera un maléfice cuisant, l'autre fera son mieux pour l'esquiver. Le temps sera aussi strictement limité. Quand on dira stop, vous avez intérêt à vous arrêter ! Si vous vous faites toucher, allongez vous sur le sol et on ne vous visera plus. »
L'atmosphère de cette leçon était beaucoup plus sérieuse qu'avant. Même ceux qui lançaient les maléfices savaient que ce serait à leur tour d'esquiver après. Harry et Neville gardaient un œil sur les lanceurs de sorts tandis qu'Hermione et Padma et Henrica surveillaient ceux qui avaient été touchés. Personne n'applaudissait cette fois ci, tout le monde cherchant des idées pour éviter d'être éliminés.
Une fois que chaque équipe eut fait les deux exercices, Harry relança le même exercice que la semaine précédente, en insistant cependant sur l'utilisation exclusive du maléfice cuisant. Les quatre jeunes professeurs furent contents de constater le sérieux de leurs élèves, aucun ne voulant être brûlé.
A la fin de la leçon tous les « maraudeurs » s'installèrent en cercle et des elfes leur apportèrent à chacun une tasse de chocolat chaud
Puis Harry s'adressa à la classe. « Jusqu'à ce soir, nous avons toujours essayé de rendre ces leçons amusantes. Le côté négatif était que certains d'entre vous voyaient ça comme un jeu – j'espère que vous comprenez maintenant que ce n'est pas le cas. Nous allons toujours essayer de garder une bonne ambiance mais il vous faut comprendre qu'apprendre à se défendre est une chose très sérieuse. Vous êtes des sorcières et sorciers – cette baguette dans votre main vous donne le pouvoir de faire de la magie. Le but de ce club est de vous apprendre à le faire correctement et de façon responsable. Ce que nous avons fait ce soir n'est pas vraiment conforme au système éducatif normal mais nous espérons que vous serez de retour ici la semaine prochaine. »
Ils avaient en effet eu peur que l'approche plus agressive de la leçon effraye certains d'entre eux, mais Luna parla au nom de tous. « Pourquoi ne reviendrions nous pas ? On apprend quelque chose et qui d'autre pourrait le faire, le professeur Lockhart ? Vous sacrifiez votre soirée pour nous et je sais que vous allez étudier pour le cours de Maitre Pitslay dès votre retour en salle commune. Je pense que ce que je veux dire, c'est merci, à vous tous.
Personne ne sut qui fut le premier, mais tout le monde finit par applaudir vivement les quatre tuteurs et Henrica. Les premières années avaient accroché leur badge « Maraudeurs de Crow » sur leurs robes et Harry ne put s'empêcher d'être fiers de leur travail.
Ce fut la peur et non la fierté qui réveilla Lucius cette nuit là, dégoulinant de sueur. Draco et Pansy avaient été sur l'image qui avait fait la une de la Gazette : deux jeunes sangs purs au milieu de plusieurs autres qui passaient clairement un bon moment. Lucius était le seul à savoir que ce temps allait bientôt prendre fin – et dans son cauchemar il avait vu des enfants au sang pur, cette fois mort. Il s'était réveillé en voyant le visage sans vie de Draco. Et en comprenant qu'il ne pouvait rien fait pour empêcher ça. Son fils allait devoir se débrouiller seul – comme tous les autres habitants de Poudlard.
