Disclaimer: HP appartient à JK Rowling et cette histoire que je traduis de RobSt n'est pas utilisée à des fins commerciales.
Chapitre 42 : Halloween II
Le mois d'octobre arriva très rapidement. Avoir ajouté les quatre garçons plus âgés à leur entraînement du dimanche commençait à porter ses fruits. Les quatrièmes années commençaient à en avoir marre d'être mis K.O. à chaque fois et ils travaillaient de plus en plus dur pour que cela s'arrête. Leurs efforts obligeaient ainsi les quatre amis à ne pas lâcher prise et à travailler davantage pour garder leurs scores parfaits de 100%.
Alors qu'il s'apprêtait à quitter la salle sur demande, Harry posa une question aux autres sorciers : « Aimeriez-vous nous donner un coup de main avec les Maraudeurs jeudi soir ? Nous avons prévu de leur enseigner le sortilège du bouclier et plus les groupes seront petits, mieux ils apprendront. »
Cédric était stupéfait. « Vous apprenez aux premières années le sortilège protego ?»
Padma cru un instant que leurs méthodes d'enseignement étaient remises en question. « Quel est le problème ? Nous l'avons appris l'an dernier quand nous avions leur âge ...»
«Tout doux Padma, Cedric ne pensait pas à mal. » Puis Hermione expliqua leur raisonnement aux quatrièmes années. « Le charme du bouclier et l'un des Plus importants que nous apprendrons à Poudlard, et nous ne voyons pas pourquoi nous devrions attendre la troisième ou quatrième année avant de le maîtriser. Le professeur Weasley nous l'a appris avant même l'année dernière. »
Harry confirma ce que sa petite amie venait de dire. « Hermione a raison ce n'est pas logique. Oui il faudra qu'ils attendent d'être un peu plus âgés pour que leur bouclier soit plus puissant mais l'apprendre maintenant simplifiera les choses. Nous ne voulons qu'un bouclier suffisant pour arrêter un maléfice cuisant de première année. »
Roger répondit dans ton pensif. « C'est tellement logique que je ne trouve rien à y redire. S'ils commencent maintenant alors ils auront déjà maîtrisé ce sort quand ils seront plus vieux - pourquoi n'est-ce pas enseigner plus tôt ? »
Les jumeaux bondir pour y répondre. « Hey, on a Lockhart pour ça n'oublie pas!»
« Oui, quelqu'un pense-t-il vraiment que cet idiot maîtrise le bouclier ? »
« Ce n'est pas moi qui parierai dessus, on se voit au déjeuner. » Neuville serra avec affection le bras de Padma avant de retourner avec les jumeaux dans leur dortoir.
Padma en profita pour s'excuser. « Désolée de m'être emportée Cédric. Les maraudeurs sont pour le moment la seule chose qui fonctionne dans ma vie. Je croyais que tu critiquais le club. »
« Pas de problème Padma, et je serai ravi de vous aider quand vous en aurez besoin. »
Alors que les deux sorcières se diriger vers les escaliers, car une douche et un changement de vêtements s'imposaient avant le déjeuner, Hermione aborda un sujet qu'elle savait sensible. « As-tu pris une décision ? »
Les épaules de Padma s'affaissèrent et elle comprit à quel point c'était dur pour son amie. « Maman m'a répondu et m'a conseillé d'y aller. Je n'ai pas pu en parler avec Parvati puisqu'elle ne me parle presque plus maintenant. Lavande dit qu'elle aussi ne voit presque plus Parvati, elle pense que ma sœur traine avec Blaise. Mais pourquoi ne me dirait-elle pas qu'elle a un petit ami ? Blaise semble être un bon garçon, un peu arrogant mais gentil. »
Hermione la prit par les épaules. Padma profita du réconfort de cette marque d'affection avant de donner sa décision. « J'ai décidé d'y aller. Rester ici sans vous trois et avec Parvati qui ne me parle pas serait trop. Ca va être une sacrée fête d'Halloween entre vous trois qui vous inquiétez pour vos parents et moi pour ma sœur. »
Les deux filles esquissèrent un sourire, puis Hermione pensa à quelqu'un d'autre. « Je pense qu'on va aussi manquer à Luna, elle a proposé de garder Moonlight pour moi. Puisque je ne rentrerai pas à la maison, j'ai dit oui. »
« Elle est autant attachée à ce chat que toi, peut-être devrions-nous lui en acheter un pour son anniversaire ? »
Hermione secoua la tête. « Ne le dis pas à Harry, il a pratiquement adopté cette fille – et Moonlight serait trop jalouse qu'un autre chat partage l'affection de Luna. »
Les deux amies savaient comment Harry prenait les anniversaires, il adorait voir les visages s'illuminer lors de l'ouverture des cadeaux.
Neville avait l'impression d'avoir reçu un cadeau quand Padma confirma qu'elle passerait le weekend d'Halloween avec eux. Aucun d'eux n'avait voulu lui mettre la pression puisqu'ils auraient tous aimé avoir un frère ou une sœur. « C'est génial ! Ma grand-mère a dit que maman faisait des progrès, même si mon père était un peu plus lent. Je ne sais pas vraiment ce que ça veut dire mais j'ai hâte de les voir par moi-même. Professeur Weasley nous emmènera directement à Gringotts après notre leçon de vendredi. On va aller voir mes parents puis ceux d'Harry le samedi. »
Padma se sentait mal d'être si excitée alors que sa relation avec sa sœur jumelle s'était tant détériorée, mais l'enthousiasme de Neville était contagieux.
« Ma grand-mère veut également assister à un entrainement, du coup Professeur Weasley nous donnera une leçon dimanche matin. J'ai l'impression qu'elle préparer un truc mais je ne sais pas quoi. »
« Mon père ne m'a parlé de rien mais ça ne veut rien dire. On ne pas lire le visage des gobelins – sauf Hermione bien sûr. »
Padma se força à faire une blague. « Oh, je crois qu'il n'y a qu'un gobelin que notre Hermione sait lire. »
La sorcière susnommée entoura la taille d'Harry de son bras gauche. « Et je vous jure qu'essayer de comprendre ce gobelin est plus que suffisant pour moi. »
Minerva avait décidé qu'il lui fallait voir le club de défense des premières années, autrement appelés « les Maraudeurs de Crow ». C'était facile de comprendre d'où venait ce nom. Henrica les accueillit rapidement, prenant le temps de leur présenter les quatre quatrièmes années qui les aiderait ce soir là avant de laisser la direction du club à Harry et de rejoindre Minerva pour assister à la leçon.
Les élèves de première année buvaient tous les mots d'Harry alors qu'il expliquait de manière claire et concise le déroulement de la séance. Minerva le trouvait un peu trop ambitieux avec ses objectifs mais décida de garder ses remarques pour elle jusqu'à la fin de la leçon.
Puis, les élèves furent séparés en quatre groupes. Minerva ne put s'empêcher de remarquer qu'ils avaient délibérément évité de les séparer selon leurs maisons. C'était un choc de voir Fred Weasley travailler aux côtés d'Harry et son groupe. C'était en effet inattendu de voir tant de sérieux et de bonne volonté chez ce fauteur de troubles notoire. Si ces deux jeunes ne faisaient pas attention, ils risquaient bien de se retrouver dans la course aux badges de préfets. C'était pourtant quelque chose que Minerva n'aurait pas pu imaginer plus tôt dans l'année.
Elle remarqua aussi que Miss Patil travaillait normalement avec Mr Diggory. Alors que la plupart des jeunes sorcières de Poudlard auraient rêvé de pouvoir interagir avec ce jeune sorcier, Padma elle, faisait comme si de rien n'était. Elle était si concentrée que Mr Diggory suivait ses ordres sans questions, ce qui allait probablement agrandir le gouffre entre elle et Parvati quand ça se saurait.
Mais le duo qui ravissait le plus Minerva était celui de Neville et Mr Davies. Il était évident que c'était le lion qui dirigeait les choses et que l'étudiant plus âgé suivait ses instructions. Les premières années étaient eux aussi très obéissants. Deux d'entre eux s'avançaient, répétaient le sort quelques fois puis retournaient dans leur groupe, sous une pluie d'encouragements de la part de tous.
Minerva était l'une des rares à être au courant pour ses parents, elle avait signé en effet les papiers autorisant les quatre jeunes à quitter l'école pour le weekend d'Halloween. Minerva s'était jurée de boire un verre à leur santé s'ils revenaient à Poudlard avec de bonnes nouvelles.
Ce fut un étudiant travaillant avec Georges Weasley qui fut le premier à réussir un bouclier. Il était si faible qu'un éternuement l'aurait soufflé. La fille, cependant fut acclamée par toute la classe et la détermination de tous se renforça.
Harry arrêta la leçon de bonne heure et les premières années semblèrent tous avoir compris ce qui les attendait car ils s'assirent sur le sol en un grand cercle tandis que des tasses de chocolat chaud apparurent devant chacun d'entre eux.
« Très bien ce soir, et ceux qui n'ont pas réussis – ne vous inquiétez pas car nous continuerons d'y travailler. A Poudlard, le charme du bouclier n'est enseigné qu'à la fin de la troisième année – donc nous avons deux ans et demi d'avance. Pour ceux qui y sont parvenus, fantastique ! Nous allons continuer à pratiquer ce sort toutes les semaines, c'est l'un des plus importants que vous apprendrez à Poudlard. Les boucliers sont comme des muscles, plus vous les utiliserez, plus ils seront puissants. Avant les vacances de Noël, nous avons prévu que tous puissent non seulement y arriver mais aussi de les utiliser en combat. Des questions ? »
Certaines furent posée et gérées par différents membres de l'équipe. Puis Harry souhaita bonne nuit à tout le monde et les invita à rentrer dans leurs dortoirs respectifs, accompagnés par les quatre quatrièmes années.
« Je dois dire que c'est l'une des meilleures leçons de défense que j'ai vues à Poudlard depuis de nombreuses années. »
Neville rougit, peu habitué et aussi car il ne pensait pas mériter un tel compliment de sa directrice de maison. « Professeur, nous avons juste montré ce que l'on sait. C'est comme ça qu'on apprend chaque semaine avec le professeur Weasley et lui et la Professeur Hobson nous aident même à préparer chaque leçon. »
Minerva était encore plus ravie de l'apprendre. N'importe quel étudiant de leur âge s'en serait vanté, mais pas ces quatre là. « J'enseigne ici depuis de nombreuses années Mr Londubat et j'ai aisément pu voir la patte d'adultes qui vous guidaient durant votre leçon. Mais c'est vous quatre qui vous trouviez devant tous ces étudiants, à peine moins âgés que vous et c'est vous qui avez mené cette leçon de telle sorte que Lockhart rêverait écrire un autre livre sur la façon dont il a dompté une horde vicieuse de pygmées maraudeurs. »
Henrica fut la première à craquer, son rire musical retentit dans la salle presque vide à présent et provoqua le rire des autres. Padma trouva aussitôt un titre à cette nouvelle histoire : « Lockhart le menteur et les faux Pygmées – en plus ça sonne bien ! »
Même McGonagall en rit, même si elle le nierait si jamais c'était mentionné en dehors de cette salle.
Padma avait essayé toute la semaine de parler à Parvati mais sa jumelle l'avait soit ignorée soit ne pouvait pas être trouvée. Elle était tentée de demander à Harry de lui prêter sa carte mais elle aurait trop eu l'impression d'espionner sa sœur, ce qui serait impardonnable. Elle décida d'envoyer une lettre par un hibou de Poudlard.
Henrica attendait la fin du cours de défense des deuxièmes années pour amener les quatre amis avec Bill à Gringotts. Les vêtements de Padma et Hermione se trouvaient dans le sac que cette dernière avait reçu en cadeau par Harry tandis que celui du jeune homme contenait les siens. Neville resterait chez lui et n'avait donc besoin de rien. Il sortit presque en courant de Poudlard tant il était impatient. Neville n'avait jamais eu autant envie de sa vie d'être ailleurs.
Se tenant devant la porte, Neville sentit son courage faiblir. Sa grand-mère les avait accueillis avec les larmes aux yeux avant de les mener devant ces quartiers. Neville ne l'avait jamais vu ainsi – ces larmes pouvaient tout dire. Quand Padma glissa sa main dans la sienne, sa nervosité baissa un peu. C'est ainsi que Neville entra dans la chambre, en tenant la main de Padma, ses deux amis les suivant de près. Avec tout ce soutien, Neville sentait qu'il pourrait tout affronter.
Le frisson émotionnel qui traversa Neville en entrant était sans précédent. Neville avait l'impression que son cœur allait sortir de sa poitrine.
Sa mère l'avait reconnu, il n'en doutait pas.
Puis elle lui sourit, et c'était la preuve qu'il avait eu raison – elle le reconnaissait.
Quand sa mère ouvrit lentement les bras et les tint vers lui, Neville arrêta de respirer. La main de Padma glissa hors de la sienne et le poussa en avant. C'était tout ce qu'il lui fallait. Il était incapable de se souvenir comment il avait réussi à avancer mais il savait qu'il se souviendrait jusqu'à sa mort de la sensation que lui procuraient les bras de sa mère autour de lui.
Il lui fallut un moment pour réaliser que les sanglots qu'il entendait étaient les siens mais Neville s'en moquait, la main de sa mère caressait sa tête et l'apaisait. Ce n'est que quelques instants plus tard que Neville se souvint de l'autre personne qu'il était venu voir. Son père le regardait fixement et Neville aurait juré qu'il voyait de la compréhension dans ses yeux. L'embrassade avec son père n'avait peut-être pas été retournée mais Neville avait l'impression d'être le sorcier le plus chanceux du monde. Puis il se rappela des autres.
Il retourna auprès de sa mère et se demanda comment faire pour les présentations. Puis il sourit. « Maman, voici Harry, ton filleul. »
Harry était presque aussi submergé d'émotions que Neville quand Alice le prit dans ses bras. C'est Hermione, présentée comme sa petite amie qui lui redonna un peu de contenance.
Quand Hermione rejoignit Harry, Neville remarqua que Padma restait en retrait. C'était hors de question, pas aujourd'hui. Il tendit sa main et la fit avancer. « Maman, papa, voici Padma. »
Alice leva la main et la plaça sur leurs deux mains croisées. Son sourire était gigantesque alors qu'elle essaya de parler. « Maa…nif...ique. »
Le cœur de Neville se serra quand il répondit à sa mère. « Oui, elle l'est. » Et il aurait juré que son père avait lui aussi hoché la tête.
Dans la salle d'à côté, tous les yeux étaient humides. La grande vitre teintée leur permettait de voir et entendre ce qu'il se passait de l'autre côté. Augusta rayonnait malgré les larmes qui ruisselaient sur ses joues. « Il faut que je les fasse rapidement sortir. Frank et Alice ne peuvent pas supporter trop d'excitation aussi longtemps, sinon ça pourrait affecter leur traitement. »
Les occupants de la pièce regardèrent Augusta partir puis entrer dans l'autre salle pour l'expliquer aux jeunes sorciers. « Neville, tes parents ont attendu ta visite avec impatience toute la semaine. Mais il ne faut pas rester trop longtemps car cela pourrait retarder leur récupération. Nous reviendrons demain et dimanche encore avant que vous ne retourniez au château. »
Neville aurait voulu rester toute la nuit avec sa mère et son père mais pas au détriment de leur santé. Il les prit dans ses bras pour leur souhaiter une bonne nuit.
Quand ils furent sortis, Neville attrapa Harry par l'épaule. « Harry, je…je… »
Harry lui retourna le geste. « Neville, j'ai pu serrer ma marraine dans mes bras. Il n'y a pas de mots et encore moins de merci nécessaire. Nous sommes de la même famille, souviens toi. »
Ils étaient tous les quatre si proches qu'ils ne pouvaient qu'être affectés par ces évènements riches en émotions. Les deux sorcières prirent leur sorcier par le bras et les poussèrent à suivre Augusta. Ils découvrirent dans cette autre pièce une autre surprise. Quand Hermione vit que ses parents l'attendaient, elle resta figée. Quand elle vit Padma foncer dans les brs de Smita, elle l'imita et fonça sur eux à son tour, les faisant presque vaciller.
Henrica, les larmes aux yeux serra les deux garçons dans ses bras. « Neville, je suis contente pour toi. C'était sans doute la chose plus touchante que j'ai jamais vues. »
Augusta demanda aux garçons de se placer devant le mur qui leur permettait de voir l'autre pièce. « On ne peut pas y aller trop souvent ou trop longtemps, mais Barchoke a mis cette vitre en place pour que je puisse venir dès que je le veux. »
Neville ne pouvait détacher son regard de ses parents, regardant sa mère assise à côté de son père et lui tenant la main avec amour. Sirius et Henrica se placèrent derrière eux. « J'ai réservé une pièce au Chaudron Baveur pour que nous puissions tous diner ensembles. Mais il n'y a pas d'urgence, je pourrais regarder ça toute la nuit. »
Padma pleurait dans les bras de sa mère. « Parvati ne me parle même plus maintenant, je ne sais plus quoi faire maman. Je serai restée au château si ça avait pu aider… »
Smita serra sa fille contre elle, ses filles s'étaient déjà disputée mais jamais ainsi. « Je lui ai écrit en lui demandant si elle voulait rester à la maison pour le week-end et j'ai même laissé sous-entendre qu'elle ne voudrait pas louper certaines choses. Elle a dit qu'elle serait heureuse de rester au château et de profiter des festivités d'Halloween. Mais j'ai eu l'impression distincte qu'elle ne me disait pas toute la vérité. »
« Son cavalier pour le bal était Blaise Zabini, un Serpentard, mais un gentleman aussi. Je ne sais pas si elle le voit encore, nous ne nous sommes presque pas parlées depuis cette nuit. »
Son père eut soudain une idée. « Il ne reste que sept semaines avant les vacances et Parvati va certainement rentrer à la maison en décembre. Nous parlerons alors en famille de ce qu'il se passe et je te promets que nous aurons le fin mot de l'histoire. » Puis les Patil rejoignirent leurs amis qui regardaient Frank et Alice.
Hermione était aussi en pleurs, essayant de s'excuser auprès de son père. Emma les laissa seuls, s'approchant d'Harry et Neville.
Harry sentit les bras autour de lui et il sut immédiatement de qui il s'agissait. Puis Emma l'embrassa sur la joue. « Tu vas bien Harry ? »
« Je ne me suis rarement senti aussi bien, Emma. J'ai un parrain et une marraine ! »
Puis elle serra Neville contre elle mais ne posa de question, le bonheur du garçon le faisait presque léviter.
Augusta était elle aussi dans le même état. « C'est le premier mot de ta mère, je ne m'y attendais pas. »
Cette phrase attira l'attention de Neville, surtout en se souvenant du mot en question et à qui il était adressé. Il tendit la main pour prendre celle de Padma.
Ils furent enfin rejoints par Hermione et son père qui parla aussitôt. « Harry, puis-je un mot s'il te plait ? »
Harry ne répondit pas, hocha juste la tête et alla vers un coin plus calme de la pièce – tout en gardant les yeux sur sa marraine.
Ce n'était clairement pas le meilleur moment possible mais Dan devait se libérer de ce poids. « Harry, ce que j'ai vu aujourd'hui redonne tout son sens au mot « famille » et pourquoi elle est si importante. Je veux m'excuser pour mes actions de l'autre nuit, je ne voulais pas te blesser ou Hermione. J'aimerai faire maintenant ce que j'aurai du faire à ce moment et te souhaiter la bienvenue dans ma famille – si tu veux toujours la rejoindre ? »
Dan avait toute l'attention d'Harry. Son expression ne changea pas même s'il avait un grand sourire. « J'aimerai beaucoup Dan, oui, j'aimerai beaucoup. » Il tendit la main et Dan la serra aussitôt avant de ramener Harry vers le groupe.
C'est Augusta qui mit finalement un terme à la visite. « Nous devons y aller et manger. Neville, nous reviendrons demain. »
Ils quittèrent la salle et tombèrent sur Barchoke. Neville s'approcha aussitôt du gobelin. « Ambassadeur Barchoke, si vous souhaitez quelque chose de la part de la famille Londubat, vous l'aurez. »
« Neville, ton amitié avec mon fils est plus que suffisant à mes yeux. Voir tes parents émerger petit à petit de leur cocon est une chose formidable pour nous aussi. Nos guérisseurs apprennent tant de chose et Dan a réussi à prévoir d'autres scans pendant les vacances de Noël. »
Harry avança avec un grand sourire. « Bonjour père. Je suis très content de vous revoir. »
Hermione se plaça aux côtés d'Harry et salua Barchoke dans sa propre langue. « Bonjour père. Votre fille adorée est aussi heureuse de vous revoir. »
Barchoke avait délibérément choisi de ne pas être présent quand Harry rencontrerait sa marraine. Ce n'était pas convenable pour un gobelin de sa position de pleurer. Sa fille faillit presque inverser sa résolution. « Bonjour mes enfants. » Puis il passa à l'anglais. « Pouvons-nous aller manger ? »
Ils n'avaient pas réalisé à quel point ils avaient faim, personne n'avait mangé depuis le midi et ils approuvèrent tous.
Hermione était bien sûr accrochée au bras d'Harry mais elle le poussa en avant pour qu'ils soient à côté de Barchoke. Il fallait qu'elle lui parle. « Monsieur, mon fantastique compagnon ici présent m'a offert pour mon anniversaire un des livres de Rowena Serdaigle. J'ai étudié le sortilège qui permet à votre langue d'être comprise et je pense pouvoir le jeter. Ai-je besoin de la permission de la nation avant de l'essayer ?
Le gobelin trébucha presque quand il comprit les implications. Maitre Flitwick avait juré sur son honneur à Dame Serdaigle qu'il ne lancerait ce sort qu'une seule fois et qu'il ne transmettrait jamais ce sort. Maintenant sa fille connaissait le fonctionnement de ce sort mais elle pouvait aussi le lancer. Les implications devraient être exposées au directeur mais il semblait plus prudent de s'assurer qu'elle avait raison.
« Sur qui avais-tu l'intention de l'essayer ? »
« Padma, Neville, Henrica, Sirius et le Professeur Weasley. J'aimerai aussi essayer sur mes parents mais je ne sais pas si ça marchera sur des personnes sans magie. »
Barchoke avait anticipé ces noms et il pourrait aisément les justifier devant le directeur en tant que sujets test. « Il est évident que ce serait bénéfique pour Henrica et mon Ambassadeur Assistant de comprendre notre langage. Cela ne me dérange pas non plus pour Sirius. Cela pourrait certainement vous donner un avantage tactique de tous parler une langue que vos adversaires ignorent. Je laisserai moi aussi tes parents de côté jusqu'à ce que nous puissions le tester dans de meilleures conditions, comme ce que nous ferons pour tester l'endurance améliorée d'Harry avec son armure. »
Hermione était entièrement d'accord.
« Il faudra que j'en parle avec le directeur mais je te conseille fortement de ne parler à personne de ce sort – et de la façon de le lancer. »
Remus avait été prévenu de ne pas répéter hors de la famille ce qu'il entendrait aujourd'hui. Alors que Rémus écoutait Harry raconter à James et Lily ce qu'il se passait dans sa vie, le maraudeur senti que l'avertissement de Sirius ne serait pas nécessaire – personne ne le croirait.
Quand Harry présenta Hermione en tant que sa compagne, ce fut le premier choc et le loup garou regarda les visages autour de lui pour avoir confirmation. Barchoke et les Grangers souriaient ce qui confirma une première fois ces dires. Sirius tenait Henrica par la taille, essayant de puiser du réconfort de sa petite amie devant cette scène si amère. Les deux derniers membres de la famille présents aujourd'hui étaient Neville et Padma ce qui laissait penser à Remus que leurs familles et gardiens ne savaient pas la moitié de ce qui se disait ici.
Remus se sentait très honoré d'être inclus dans ce cercle restreint. Pendant qu'Harry parlait à ses parents, Remus jura silencieusement à James et Lily de faire tout ce qui était en son pouvoir pour aider leur fils – et sa famille. Le maraudeur suspectait que Sirius était en train de faire de même.
Neville tenait la main de Padma comme s'il était en train de suffoquer. Harry semblait si animé et joyeux et pourtant Neville ressentait comme une grande perte en regardant son ami. Même si les choses n'étaient pas roses pour lui, il avait toujours sa grand-mère et pouvait au moins voir ses parents. Tout ce qu'avait Harry, c'était une grande stèle de marbre. Réalisant qu'il s'agissait aussi de sa marraine, Neville s'avança et commença à saluer sa marraine et parler un peu de lui et ses amis.
Barchoke observait la scène avec une pointe de mélancolie, repensant à l'époque où seuls lui et Harry passaient quelques heures ici. Il préférait de loin ce nouvel arrangement, sachant que son fils avait toujours voulu une famille le gobelin ne put s'empêcher de réaliser qu'il s'en était construit une bonne ici, avec des frères et sœurs, des oncles adorés et des parents. Emma souriait de la scène, mais Barchoke la connaissait suffisamment pour comprendre que ce n'était qu'un masque et qu'à l'intérieur, son cœur pleurait pour ses enfants.
La soirée d'Augusta serait la bienvenue et ils avaient tous hâtes d'y être. Etant un grand observateur, Barchoke avait vu les barrières entre chaque membre de ce groupe s'éroder avec le temps – même les Patil avaient changé et se relaxaient en leur compagnie. Augusta elle-même avait perdu ses manières strictes et sévères quand elle était dans ce groupe, elle avait même été plus animée et plus bruyante que Sirius durant leur diner la nuit précédente – un fait plus qu'incroyable.
La seconde visite de Neville avec ses parents lui confirma que cela n'avait pas été un rêve magnifique. Sa grand-mère les laissa de nouveau tout seuls afin de ne pas perturber les deux patients. Alors qu'il se préparait pour la soirée du soir, il entendit un « toc » sur la porte de sa chambre, et en ouvrant la porte il y découvrit ses trois amis.
« Est-ce qu'on parler quelques minutes Neville. Hermione veut nous dire quelque chose à nous tous seulement pour le moment. »
Neville fit un pas sur le côté pour les laisser entrer. Il croisa son regard avec celui de Padma et comprit qu'elle ne savait pas non plus de quoi parlait Harry. Hermione ne les fit pas attendre trop longtemps.
« J'ai étudié le carnet de Rowena, surtout celui qui traduit le langage gobelin. Le mouvement de baguette est assez compliqué mais le sort ne requiert pas beaucoup de pouvoir. Je suis sûre de pouvoir le jeter et je me demandais si vous vouliez la capacité de comprendre et parler le Gobelbabil ? »
Padma fut la première à comprendre. « C'est grâce à ça que tu peux parler à Barchoke en gobelbabil ? Je ne sais pas si c'est mon côté fouineur mais l'idée de pouvoir comprendre ce que disent les gobelins m'attire beaucoup. »
Neville vit les choses d'un autre angle. « Le professeur Weasley a dit que quand nous serons plus vieux, on apprendra les sorts non verbaux pour que notre adversaire ne sache pas quel sort on lance. Et si on les lance en gobelbabil ? Est-ce que ça marcherait ? »
Harry et Hermione se regardèrent puis haussèrent des épaules. Harry sortit ensuite son couteau et jeta un lumos, d'abord en anglais/latin puis dans sa propre langue : le sortilège fonctionna tout aussi bien.
Hermione se mordit la langue, plongée profondément dans ses pensées. Puis, elle proposa une explication. « Le professeur Weasley nous dit toujours qu'en magie, le principal c'est l'intention La magie d'Harry comprend de toute évidence ce qu'il veut faire – et donc le sort marche. »
« On pourrait ainsi lancer nos sorts et personne ne saurait ce que c'est ! Ça va sérieusement agacer nos partenaires de duels le week-end prochain. Hermione, en ce qui me concerne, c'st oui. » Padma fut rapidement rejointe par Neville.
Hermione, un peu nerveuse sortit son manuel et sa baguette, il était temps maintenant de voir si elle en était capable.
Padma n'était pas du tout nerveuse, sachant que son amie ne le lui aurait pas proposé si elle n'était pas certaine de son succès. Après quelques secondes très tendues, Harry demanda à Padma en gobelbabil comment elle se sentait. Quand elle lui répondit dans la même langue, elle sauta sur ses pieds et Harry acclama vivement Hermione en la faisant tourbillonner dans les airs.
Hermione baissa les yeux et vit l'amour et la fierté dans les yeux d'Harry. Elle remarqua alors que Padma était elle aussi dans les bras de Padma et ils se regardaient joyeusement. L'instant magique sembla se rompre et Neville la baissa doucement sur le sol avant de se tourner vers Hermione pour essayer de cacher son rougissement.
« Je suis prêt quand tu le veux Hermione. »
Elle prit un moment pour se concentrer, elle ne voulait pas se précipiter et échouer. Quelques minutes plus tard, les quatre amis parlaient avec excitation en Gobelbabil.
« Oh, j'ai tellement hâte d'en jouer avec Fred et George. Ce sera mieux qu'une farce ! » L'idée de pouvoir prendre le dessus sur les plus grands farceurs de l'école faisait presque baver Neville.
Padma pensa à un plus grand projet encore. « Pourquoi se contenter de ces copies alors que nous avons les originaux avec nous demain. Tout le monde va rester après la fête et demain serait l'occasion parfaite pour que Robin, Dove, Owl et Swift, les maraudeurs de Crow se confrontent à Patmol et Lunard. »
Cette idée rendit Hermione nerveuse. « Et Padma, tu sais que Remus est un maitre en défense – et Sirius n'est pas nul non plus. »
« C'est comme Harry et Slughorn, Hermione, ils n'utiliseront rien de trop puissant contre nous – mais d'embarrassant oui. Nous avons besoin de savoir quel est notre niveau, et ce ne serait pas forcément une mauvaise chose de nous faire botter les fesses pour une fois. C'est ce à quoi tout le monde s'attendrait contre eux deux, donc on a rien à perdre. »
Harry fut d'accord avec Padma. « Il faut combattre des duellistes meilleurs que soi pour s'améliorer. Roger, Cédric et les jumeaux commencent à peine à se faire à l'idée de nous combattre en tant qu'équipe. Sirius et Remus n'auront pas cet avantage. Et le fait de jeter nos sorts en gobelbabil nous donnera un avantage monstre mais il faudra qu'on soit rapide »
Neville souleva un autre problème. « Et comment va-t-on les pousser à nous combattre ? »
Les quatre amis se lancèrent dans une discussion animée pour trouver une solution.
Leur course matinale autour de la propriété fut un changement plaisant pour Harry et Hermione. La fête de la nuit dernière avait été formidable, mais se retrouver tous les deux seuls en ce début du mois de novembre était tout aussi formidable
« J'imagine que tu as remarqué à quel point Neville et Padma s'étaient rapprochés, » Hermione savait à quel point Harry était observateur.
Son compagnon le confirma. « J'ai aussi remarqué les grands sourires d'Augusta et Smita ! Je n'arrive pas à croire que Parvati soit jalouse, je croyais qu'elle s'en remettrait. On ne voit pas Susan et Hannah faire un esclandre parce qu'ils se rapprochaient. Ces deux sorcières connaissent Neville depuis bien longtemps et auraient pu le voir pour elles-mêmes. »
« Oui, je me demande à quel point elle a changé ou si nous n'avions vu que ce que nous voulions voir ? »
Harry secoua la tête. « Padma ne serait pas si bouleversée si elle ne pensait pas que Parvati avait changé. Quoi que ce soit, le problème ne fera qu'empirer si Neville demande à Padma d'être sa petite amie. »
Hermione frissonna à l'idée que cela puisse empirer, elle savait à quel point son amie souffrait maintenant.
Ils décidèrent de faire un tour de plus avant de prendre leur petit déjeuner. Leur entrainement serait suivi du déjeuner puis ils se rendraient à Gringotts pour voir Alice et Frank avant enfin de retourner à Poudlard pour le diner. Ce week-end avait été riche en émotions. Pour Hermione, pouvoir danser avec son père la nuit dernière avait mis un trait au cauchemar de son union avec Harry. Elle sentait que sa famille en sortirait plus fort. Harry, lui n'était pas descendu de son petit nuage depuis que sa marraine l'avait serré dans ses bras.
Les quatre amis oublièrent rapidement leur auditoire car leur entrainement nécessitait une concentration absolue. Bill les faisait travailler dur, leur demandant en effet de maitriser deux nouveaux sorts, puis de les pratiquer sur les mannequins de duels et enfin de travailler leurs boucliers.
Pendant qu'ils faisaient une pause, Padma posa une question. « Professeur Weasley, peut-on demander à d'autres personnes ici présentes de nous aider puisque les garçons ne sont pas là ? »
Bill haussa un sourcil, il était après tout le frère ainé des jumeaux. « Qu'avez-vous à l'esprit ? »
« Et bien, mon père est là, comme Sirius, Remus et Henrica. Nous nous sommes habitués à nous entrainer à quatre contre quatre pour finir notre session du dimanche. »
Ramrao intervint immédiatement, comme Padma l'avait prédit. « Désolé mais je serai incapable de lever ma baguette sur ma fille. Je vais devoir décliner. »
Henrica lui succéda. « Il a fallu un mois aux quatre sorciers pour faire autre chose que dormir après votre entrainement du dimanche – et ils sont tous joueurs de Quidditch. Je crois que je vais décliner à mon tour. »
Les quatre amis se tournèrent vers les maraudeurs. Sirius était prêt à relever le challenge. « Alors Lunard, tu crois qu'on pourrait donner une leçon à ces chiots ? »
« J'ai l'impression que c'est ce qu'ils voulaient. Ne prends pas ça à la légère Sirius car tu ne t'en remettrais pas si tu te faisais botter les fesses par ton filleul et ses amis. »
Les six duellistes se préparèrent pendant que Barchoke lançait les paris sur la victoire des enfants. Henrica se sentit tenue par l'honneur de relever le pari. L'audience avait hâte de voir ce show, ils savaient qu'ils ne seraient pas déçus.
Dès le début, Sirius sut qu'il avait des ennuis. Trois des enfants l'empêchaient d'utiliser ses sorts offensifs car tous ses efforts ne lui permettaient que de survivre à ce déluge de sorts. Il ne savait pas non plus pourquoi ils ne visaient que lui, et c'était plutôt déconcertant. Quand Padma contourna son bouclier, Sirius fut forcer de rouler sur le sol pour éviter son sort – et il percuta celui de Neville.
Remus quant à lui utilisait ses réflexes de loup garou garder l'avantage sur Harry, mais même ainsi c'était difficile. Quand les trois autres se tournèrent vers lui, Remus pensa que ce n'était plus qu'une question de temps.
Barchoke riait jusqu'à ce qu'il vit Sirius se relever et du coin de l'œil leur tuteur cacher sa baguette. Dan avait également assisté à la scène et n'était pas amusé. « C'est de la triche ! »
Le gobelin avait compris le comportement de Bill et il posa sa main sur le bras de Dan. « Quand on se bat pour sa vie, il n'y a pas de chose comme la triche. Il vaut mieux qu'ils apprennent cette leçon maintenant que dans la vraie vie. Les mangemorts et leur maitre ne connaissent rien à l'honneur et au fair-play et ils utiliseront toutes leurs sales astuces pour gagner. »
Quand Neville tomba en avant à cause d'un stupéfix, ils comprirent que Sirius était de retour. L'armure d'Hermione fut tout ce qui lui évita de tomber à son tour.
Harry cria des ordres dans sa propre langue et les filles obéirent aussitôt. Hermione sortit son épée et chargea Sirius, sa baguette crachant sorts après sorts malgré sa charge. Sirius se protégeait et évitait les coups, surtout pour que cette épée ne le touche pas. A cause de son élan, Hermione ne put s'arrêter que derrière Sirius et il jeta une de ses spécialités de maraudeurs sur ses jambes qu'il espérait être non protégées. En effet elle fut immédiatement suspendue en l'air par la cheville.
Il se tourna rapidement vers Padma et fit la même erreur que les enfants plus tôt. Sirius oublia le sorcier allongé par terre. Padma avait ranimé Neville mais il continuait à faire le mort et attendait son heure. Quand la sorcière laissa Sirius la repousser, dans la direction choisie par Padma, Neville eut le champ libre pour assommer le maraudeur dans le dos.
Neville attrapa aussitôt la baguette de Sirius tandis que Padma faisait descendre Hermione. Puis ils coururent vers Harry pour l'aider avant qu'il ne s'épuise.
Barchoke s'inquiétait aussi et était sur le point de demander la fin du combat quand les enfants entourèrent Harry.
Harry avait eut du mal à maitriser Remus, il était en effet un adversaire de loin supérieur à Slughorn – et il lui jetait des sorts que le centurion avait hâte d'apprendre. Quand ils se retrouvèrent enfin à quatre contre un, Harry décida de mettre un terme au duel. Il jeta un Expelliarmus plus puissant avec son épée.
Le bouclier de Remus étant déjà mis à mal par le déluge de sorts qu'il recevait, il s'effondra quand le sort très chargé d'Harry le toucha et il fut propulsé cinq mètres plus loin, sa baguette volant dans le sens contraire. Padma l'assomma ensuite, quelques secondes avant qu'il ne touche le sol. Tout le monde applaudit à ce moment.
Henrica ranima rapidement son petit ami et Sirius grogna, même si ce n'était pas de douleur. « Ils nous battu, hein ? »
« Oui, et moi j'ai appris qu'il ne fallait pas parier contre un gobelin. J'ai perdu dix gallions pour toi Black et vu que je dois rentrer à Poudlard je ne pourrais même pas te le faire payer. »
Une fois que Remus fut réveillé à son tour, les enfants furent félicités, mais la leçon de Bill n'était pas encore finie. « Okay vous quatre, qu'avez vous fait de mal ? »
Neville leva la main en premier. 'J'aurais dû retirer la baguette de Sirius dès la première fois, comme ça il n'aurait rien pu me faire, une fois ranimé. »
Bill se tourna ensuite vers Harry, mais il ne savait pas ce que voulait son tuteur. Le jeune centurion comprit rapidement pourquoi le jeune ambassadeur était en colère. « Qu'est-ce qui t'es passé par la tête ? Sacrifier Hermione pour que Sirius ne réalise pas ce que préparait Padma ! Je n'aurai pas pensé ça de toi, risquer un des tiens pour gagner un combat. Dans la vraie vie, elle aurait pu être tuée… » C'était son travail de pousser Harry au maximum afin qu'il soit prêt face à Voldemort. Pendant une seconde, Bill cru l'avoir poussé trop loin – car Harry semblait prêt à l'attaquer.
« On se battait face à notre parrain, on savait qu'il ne lui ferait pas de mal. Si tu crois vraiment que j'aurais fait ça dans un vrai combat, alors je crois que nous devons trouver un nouveau tuteur. C'était une ruse élaborée pour vaincre les maraudeurs, nous avons trouvé cette tactique la nuit dernière. Oui, c'est vrai que nous savions qu'ils ne donneraient pas tout contre nous, mais nous non plus ! »
Puis Harry tira son épée et un puissant maléfice quitta la lame. Ils se trouvaient dans une zone murée derrière les jardins du Manoir Londubat. Harry avait visé le mur le plus lointain, à près de quinze mètres – et son sort détruisit l'intégralité du mur.
Le silence choqué qui suivit la détonation fut brisé par Dan. « Merde ! Ce n'est plus un fusil mais un putain de canon ! »
Harry rangea son épée dans son fourreau. « Je sais ce que j'ai à faire, c'est pour cela qu'Halloween est le seul jour de l'année où je ne m'entraine pas. Les bals et les fêtes sont sympas mais s'ils affectaient mon entrainement je ne serai pas ici. Mes amis connaissent le danger qu'ils encourent en restant avec moi. Ils l'ont accepté et ils ont aussi voulu s'entrainer à mes côtés. Je promets à tous ceux présents ici que je ferai tout pour les protéger et quiconque essaiera de s'interposer devra me tuer avant »
Ayant juste rassemblé de nouveau sa famille, Harry ne voulait pas faire croire à quiconque qu'il allait délibérément mettre Hermione en danger. Emma et Dan lui firent un sourire pour le rassurer. « Je suis désolé pour votre mur Augusta, je n'aurai pas dû perdre mon calme. »
La vieille sorcière avait été très intéressée par ce qu'elle avait vu aujourd'hui. « Les murs peuvent être réparés, Harry, je sais que vous prendrez tous les quatre soin entre vous, c'est ce qui est important. Je veux juste dire que je suis fier de vous quatre. » C'était un sentiment partagé entre tous les adultes présents.
Bill leur avait appris à toujours comprendre ce qu'ils faisaient de bien et de mal. Il était temps que leur tuteur fasse aussi de même. « Harry, je suis désolé moi aussi. J'ai vu une tactique qui était risquée et dangereuse, ce que j'aurais dû voir c'était un risque calculé dans un environnement protégé. »
« C'était mon début depuis le début, Professeur Weasley. J'ai pensé que ce serait drôle de l'emporter sur les maraudeurs. Nous savions exactement ce que nous faisions. »
Il aurait dû comprendre que Padma était à l'origine de cette idée. Bill avait une dernière question. « … Et quand avez-vous appris à lancer vos sorts en gobelbabil ? » Il savait quelle langue ils utilisaient mais pas ce qu'ils voulaient dire.
Fière d'elle, Padma répondit aussitôt. « Oh, c'était l'idée de Neville. Nous ne connaissons pas les sorts non verbaux mais on a découvert que les utiliser en gobelbabil ne change pas leur effet. Ainsi, ni Sirius ni Remus ne savaient ce que l'on utilisait. »
Sirius, déconfit, comprit ce qu'il s'était passé. « Lunard, nous nous sommes faits piéger ! »
Après une dernière visite aux parents de Neville, Henrica les ramena à Poudlard. Leur bonne humeur s'estompa quand ils virent le fantôme qui les attendait devant les portes. La Dame de Serdaigle semblait inquiète. « Harry, il faut te rendre immédiatement à l'infirmerie… »
Cette fois, Harry fut accompagné par Hermione alors qu'ils couraient vers l'infirmerie. Ils firent irruption dans l'infirmerie et se précipitèrent vers le lit le plus éloigné, où Helena venait d'apparaître. Quand ils tirèrent les rideaux, ils haletèrent tous deux de choc.
Luna était assise sur le lit, ses jambes repliées sous elle et Moonlight était confortablement installé sur ses genoux. Leurs expressions étaient figées car le duo avait été métamorphosé en pierre.
