Disclaimer: Harry Potter appartient à JK Rowling et cette traduction de l'histoire de RobSt n'est pas utilisée à des fins commerciales.

PS: Deux chapitres d'un coup pour me rattraper de mon retard! je n'ai pas abandonné, toujours pas, même si ma vie me prends tellement de temps que je n'ai parfois pas le temps de me remettre à la traduction durant quelques mois. Sur ce, Bonne lecture !

Chapitre 44 : Sur le mur…

Comme tous les étudiants du monde entier, ceux de l'école de Sorcellerie de Poudlard s'adaptèrent rapidement à leur nouvelle situation. Même si certains d'entre eux auraient eu envie de passer du temps dans un placard à balais avec leur petit-ami(e), aucun d'eux ne trouvait que cela valait le risque d'en mourir.

McGonagall avait également réussi un gros coup en invitant la presse à Poudlard. C'était un succès sur deux fronts : d'un côté, cela rassurait les parents sur le fait que leurs enfants allaient bien et cela permettait aussi de montrer que Poudlard n'avait rien à cacher. Les tensions s'apaisèrent aussi lorsque Madame Bones expliqua leur plan de fouiller chaque pierre du château durant les vacances de Noël.

Personne ne savait si c'était à cause des photos des aurors aux côtés des étudiants ou le fait que le ministère avait un plan, mais peu de parents retirèrent leurs enfants de Poudlard. Pansy Parkinson était l'une des rares à avoir été récupérée par ses parents.

Le groupe d'étudiants faisait des progrès dans la bibliothèque, ils avaient déjà épluché une montagne de livres – sans résultats jusqu'à maintenant. Les quatre amis avaient hâtes d'être à Dimanche pour leurs cours du matin. Hermione voulait tenter une expérience afin de prouver que la théorie de Ron Weasley sur l'invincibilité de la cape d'invisibilité était fausse.

Neville se retrouva être le malheureux et surtout malchanceux rat de laboratoire d'Hermione puisque la jeune fille n'avait réussi à oublier toute cette histoire à propos de la théorie de Ron. Bill était également intéressé par cette expérience, même s'il ne savait pas ce que cela donnerait.

Hermione demande à la salle de lui procurer un cerceau, puis elle demanda à Neville de s'y placer en se recouvrant de la cape d'invisibilité d'Harry. Quand les lumières commencèrent à s'éteindre, Hermione commença son explication.

« Une cape d'invisibilité fonctionne ne tordant la lumière autour de son porteur, le rendant ainsi indétectable à l'œil humain. » Puis elle jeta un lumos pour le prouver : en effet, Neville était invisible, il n'avait même pas d'ombre. « Maintenant, même si la cape peut courber la lumière autour de son porteur, la question est de savoir si elle peut courber la magie. »

Hermione jeta alors des étincelles rouges vers le cerceau où se tenait Neville. Elles semblèrent rebondir dans les airs. La sorcière lâcha un cri de triomphe avant de jeter un nouveau sort, cette fois un maléfice cuisant. Neville glapit de douleur et retira la capuche de la tête, donnant ainsi l'impression qu'il n'était qu'une tête flottant dans les airs.

« Ce maléfice était-il vraiment nécessaire, Hermione ? »

« Oh, ne fais pas le bébé, tu ne l'as même pas ressenti grâce à tes robes de duel. Je voulais m'assurer que la magie pouvait pénétrer la cape. Nous sommes tous d'accords pour dire que ce qui a pétrifié Luna et Moonlight est certainement de nature magique, n'est-ce pas ? » Tout le monde hocha la tête et Hermione termina son raisonnement.

« Nous venons d'avoir la preuve qu'une cape d'invisibilité n'est pas imperméable à la magie et ne peut donc pas nous défendre face à cette créature qui attaque et pétrifie. Ron aurait pu être tué ou pétrifié et personne ne l'aurait su à moins de trébucher sur lui. »

« Quoi ? »

« Oh, désolée Professeur Weasley. C'est juste une théorie qu'avait eu Ron. » Hermione décida de changer rapidement de sujet. « Maintenant, vu que j'ai réussi à lancer le sort de traduction de Rowena Serdaigle sur Neville et Padma, Barchoke a parlé avec le Directeur Barchoke des autres personnes sur lesquelles je voulais le tester. Le directeur est d'accord, tant que nous promettons de garder le secret. Alors, aimeriez-vous pouvoir parler le gobelbabil ? »

Bill cria presque « Quoi ! » encore une fois avant de réaliser que cela ne servirait à rien. La possibilité de communiquer en gobelbabil serait un plus formidable pour sa carrière et il pourrait toujours découvrir ce qu'avait voulu Ron durant le déjeuner. « Hermione, ce serait formidable. »

Elle lui jeta le sort, puis ils se mirent au travail, Bill leur criant des ordres en gobelbabil.

Barchoke regrettait les jours où il pouvait crier sur les gens. Il était maintenant obligé d'être courtois pour obtenir ce qu'il voulait et cela allait certainement lui coûter pas mal d'or aussi. Mais cela en vaudrait peut-être le coup, si la tête de son ennemi finissait accrochée à son mur. Il ne pouvait cependant pas envoyer quelqu'un au devant du danger, il fallait qu'elle sache exactement ce qu'elle risquait avec cette tâche.

« Madame Skeeter, vous êtes bien consciente de la réputation de notre cible, et vous savez à quel point cette mission pourrait être. Je peux vous procurer un portoloin d'urgence capable de traverser les plus puissantes protections et qui vous déposera ici. Mais ce ne serait que pour une urgence absolue, car votre cible serait aussitôt alertée si vous l'utilisiez. »

Rita comprenait bien le danger et ce portoloin serait un cadeau des dieux si elle était découverte. Mais il était temps maintenant de parler affaires. « Comme vous l'avez dit, je vais courir un grand danger. Cela m'amène à la question suivante, qu'est-ce que j'y gagne ? »

Sachant que l'appât du gain de Rita rivalisait avec son ambition, Barchoke était certain de pouvoir trouver un arrangement. Quand cela concernait la sécurité de sa famille, l'argent n'était pas un souci pour Barchoke. Lucius avait mis sa famille en danger et le gobelin était prêt à dépenser gros pour s'assurer que ce bâtard en paie le prix.

« Nous avons quelques options possibles selon ce que vous préférez. Vous pouvez travailler pour un montant précis, avec la possibilité de gagner un gros bonus si nos buts ultimes sont atteints. Vous aurez ensuite la liberté d'écrire et vendre cette histoire, si vous laissez de côté l'implication des gobelins. Vous préférez peut-être aussi écrire un autre livre – et nous serions prêts à vous proposer des termes très favorables pour le publier. »

Testant les eaux, Rita posa une question. « De quel montant parlons-nous exactement ? »

Barchoke mis carte sur table. « Si vous me procurez l'information qui enverra Lucius Malfoy à Azkaban, ma gratitude et ma joie vous rapporteront la modique somme de dix milles gallions. »

Le nombre fit presque chanceler Rita mais elle se força à demander une clarification. « Lucius Malfoy est une personne très fuyante. Que se passera-t-il si j'obtiens l'information mais qu'il réussi à s'en tirer – serais-je encore payée ? »

« Donnez moi l'information et je m'occuperai du reste. Malfoy a déjà utilisé sa position et son argent pour échapper à la justice. Ces options ne sont plus disponibles pour lui. En tant qu'Ambassadeur, j'ai un lien direct avec le Ministre. J'ai également l'oreille de Madame Bones et la gratitude du ministère pour avoir aider à protéger Poudlard. Il nous faut juste assez de preuves pour faire arrêter Malfoy et lui administrer du sérum de vérité, le reste sera très simple. »

Rita ne pouvait refuser une telle proposition, même si elle préférait ne pas donner sa préférence financière pour l'instant. Il était toujours possible de conclure un meilleur deal encore si elle dénichait un gros scoop sur ce bon vieux Lucius.

La table de Serdaigle n'était pas la seule à se demande ce qui était arrivé au quatuor de secondes années qui était arrivé pour le déjeuner, vêtus de peau de dragon. Hermione leur donna une réponse très simple.

« Le professeur Weasley veut que nous les portions tout le temps jusqu'à ce que le problème soit réglé. Il ne voyait pas l'intérêt de laisser nos robes de duel trainer dans nos chambres alors qu'une créature aussi dangereuse rode dans le château. Nous sommes d'accord avec lui. »

Ce fut Harry qui la vit le premier, cette petite blonde qui entrait nerveusement dans la grande Salle au bras de Sirius. Quand il lui fit un grand sourire de bienvenue, Luna, les larmes aux yeux se précipita sur lui. Harry se leva et l'attrapa dans ses bras pour la faire tournoyer autour de lui. Le plaisir sur leurs deux visages était des plus évidents. Puis, tout le monde les entoura pour vérifier si Luna allait bien.

Hermione serrait Luna dans ses bras quand Sirius arriva en traversant la foule et en portant une petite boite. « Il y a quelqu'un d'autre qui veut dire bonjour. »

« Moonlight ! » s'écria Hermione qui fondit en larmes en voyant son amie et son chat lui revenir. Le fléreur ronronna de satisfaction.

Sirius prévit toutes les personnes autour de lui. « Luna a déjà rencontré la directrice du Département de la Justice Magique et elle a répondu à toutes les questions de Mme Bones. Je vous prierai donc de ne pas lui faire subir un autre interrogatoire. »

Harry mena Luna à la table de Serdaigle avant de se tourner vers ses amis qui les avaient suivis. « Colin, Ginny, ne quittez pas Luna des yeux jusqu'à notre retour. »

Hermione s'approcha ensuite, son familier dans les bras. « Luna, peux-tu prendre soin de Moonlight pour moi ? »

Les yeux de la petite blonde semblèrent s'écarquiller. « Es-tu certaine Hermione ? »

Son sourire parlait pour elle. « Oui, je suis sûre Luna. »

Les quatre amis partirent avec Sirius et Henrica mais pas avant de remarquer que leurs amis s'étaient rassemblé autour de Luna pour s'assurer que les instructions de Sirius soient respectées. Personne n'allait la harceler aujourd'hui.

Entre temps, Sirius annonça la mauvaise nouvelle : Luna avait encore moins de souvenirs que Mimi. Mais les yeux dorés dont elle se souvenait confirmèrent leur suspicion : elle et Moonlight avaient été chanceux de survivre.

Ce ne fut que le lendemain matin durant leur entrainement qu'Hermione put parler avec Harry seule à seul. « Ce n'était pas ta faute Harry. Luna était juste au mauvais endroit au mauvais moment. »

Il ne répondit pas pendant un long moment mais quand il le fit, le raisonnement d'Harry surprit la jeune fille. « C'est un château gigantesque Hermione et Luna n'était pas en mouvement. Quelles sont les chances que cette créature choisisse cette fenêtre en particulier devant laquelle Luna était assise ? Il doit y avoir une centaine d'alcôves de ce type à Poudlard. Une telle coïncidence me laisse penser que ça n'en était pas une, mais une attaque délibérée sur quelqu'un qui m'est proche. »

Ce fut maintenant au tour d'Hermione d'être silencieuse pour réfléchir. « Je n'avais pas vu ça sous cet angle, et je pense que tu as raison. Que faisons-nous maintenant ? »

« On reste proches les uns des autres durant les trente prochains jours, puis j'irai chasser. Dès l'instant où le Conseil d'Administration renverra officiellement Dumbledore, Père ira voir McGonagall pour lui proposer de reconstruire également les protections magiques de Poudlard pendant les vacances. Cela nous permettra aussi de laisser plus de guerriers sur place si nécessaire. »

Elle n'avait pas envie d'imaginer le fait que les équipes de recherche aient besoin de renforts car elle savait qu'Harry serait forcément impliqué. « Il faut faire plus de recherches, comme ça on saura ce qui t'attend. »

« Hermione, à ce rythme là, nous aurons vérifié tous les livres de la bibliothèque parlant de créatures magiques d'ici deux semaines. Il faut mieux garder ce rythme pour les recherches que de trop se presser et manquer peut-être quelque chose. »

Une nouvelle fois, Hermione ne put contrer sa logique et elle changea légèrement de sujet. « Tu aimes vraiment beaucoup Luna, n'est-ce pas ? »

Pour n'importe quel autre garçon, une telle question posée par sa petite amie aurait du le pousser à répondre instantanément « Pas du tout ! ». Mais leur lien de sang signifiait qu'Harry pouvait répondre avec une totale honnêteté. Après tout, Hermione savait déjà à quel point elle était importante pour lui.

« Luna est juste… Luna. Elle me regarder et voit Harry. Pas le centurion Crow, pas Lord Potter, ni cette idiotie de Survivant – elle me voit moi. Toi, plus que quiconque dois savoir à quel point c'est rafraichissant pour moi. Padma et Neville sont pareils mais il leur a fallu un peu de temps pour y arriver. »

Le sourire d'Harry se figea un peu. « Pendant le bal du Ministère, Emma a dit que j'avais eu une vie difficile – je ne suis pas d'accord. En regardant Luna, j'ai compris que je n'avais pas le droit de me plaindre. Sa mère est morte dans un accident magique chez elle, Luna avait huit ans et était seule avec sa mère quand c'est arrivé. Son père n'a apparemment pas bien pris la mort de sa femme, Père dit qu'il est « excentrique » - ce qui m'interroge sur ce qui serait arrivé à Luna si nous ne lui avions pas proposé cette bourse et notre amitié. »

Ils firent un autre tour de terrain, puis Harry continua. « Je sais que je n'ai pas parlé des vacances car on n'a pas envie d'imaginer les passer loin l'un de l'autre. Mais on sait tous les deux qu'il faut que je reste là tout comme on sait que tes parents ne te veulent pas proches de Poudlard tant que la fouille n'aura pas eu lieu. Je voulais donc te demander si tu pouvais inclure Luna dans tes plans pour les vacances ? Padma va rentrer chez elle pour régler le problème avec Parvati, et au moins comme ça, tu ne seras pas seule. »

Hermione s'arrêta de courir dans la Salle sur Demande. Harry crut un instant qu'il avait dit quelque chose de mal. Mais ses peurs s'avérèrent nulles quand Hermione le tira vers elle pour l'embrasser. « Ça c'est mon Harry, toujours à penser aux autres. Pourquoi ai-je l'impression que notre petite famille a gagné une nouvelle sœur ? »

Il rougit en constatant à quel point Hermione lisait bien en lui. « Et bien, c'est une gentille fille et … » Elle l'interrompit de nouveau en l'embrassant.

S'écartant de lui, maintenant qu'il était sur le choc, Hermione fonça. « Plus que deux tours, le dernier arrivé est un œuf pourri ! »

Tonks se tenait sur le pas de la porte, totalement oubliée par le jeune couple. Sirius avait demandé si un garde pouvait les escorter jusqu'à et après leur exercice matinal. Après avoir réalisé le rêve de sa mère en la réintégrant dans la famille Black, Tonks n'avait pas l'intention de le laisser tomber.

Elle avait entendu le raisonnement d'Harry sur l'attaque et comme Hermione, elle n'avait pas d'objections. Tonks ne pensait pas briser la confiance de qui que ce soit en révélant cette information à Madame Bones.

Roger, arriva assez irrité dimanche midi à la table de Serdaigle et entendit quelques remarques gentiment moqueuses.

« T'es-tu encore fait battre par le grand méchant quatuor ? »

« Je pensais que tu avais promis de leur gouter à la défaite aujourd'hui. Que s'est-il passé ? »

Les ricanements autour de la table firent rougir de plus en plus Roger. Finalement, il ne put plus se contenir. « J'aimerai bien vous voir faire face à des gens qui jettent leurs sorts en gobelbabil. C'était foutument terrifiant de ne savoir ce qui me tombait dessus. »

Les ricanements cessèrent aussitôt car les jeunes sorciers s'imaginaient à quel point ça devait être effrayant. Mais les quatrièmes années n'avaient aucune sympathie pour lui et Cho résuma ce que la plupart d'entre eux pensaient tout bas.

« La ferme Davies, au moins tu as des cours supplémentaires. Les jumeaux Weasley n'ont pas l'air si agacés, non ? »

« C'est parce qu'ils ont trouvé que c'était une très bonne blague. Quand ils ont entendu que c'était l'idée de Neville. Ce n'est que parce qu'ils étaient épuisés qu'ils n'ont pas porté Neville sur leurs épaules jusqu'à la tour de Gryffondor. »

Les secondes années en question entrèrent dans la Grande Salle, avec le trio de première années les suivant comme leurs ombres. Ils se dirigèrent tous vers la table de Serdaigle pour déjeuner.

Morag fut la première à essayer de les faire parler. « Alors Padma, j'ai entendu dire que tu étais devenue une bonne linguiste ? »

Padma répondit en Hindi, en gobelbabil et enfin en anglais. « Comme Harry, l'anglais n'est pas ma langue maternelle. C'est facile comme ça d'apprendre rapidement une autre langue. »

Lisa ne se laissa pas embobiner. « … Et quelle est l'excuse de Neville ? »

Padma ne cilla et répliqua aussitôt. « Oh Neville est juste naturellement doué. Ça ou il apprécie mes récompenses quand il réussit. »

Neville rougit mais Padma obtint ce qu'elle voulait. Plus personne ne leur posa de question sur leur maitrise du gobelbabil. La possible avancée de sa relation avec Neville faisait un sujet bien plus juteux.

Hermione en profita pour parler à voix basse avec Luna. « Que fais-tu pour les vacances de Noël ? »

« Oh, le voyage de papa est fructueux, je voulais rester au château. Mais je vais devoir lui écrire et lui demander de rentrer plus tôt puisque le château va être fermé. »

Hermione sentit son cœur se serrer davantage et son affection grandir pour la petite fille. Harry avait de nouveau raison. « As-tu envie de lui écrire pour lui demander si tu peux passer Noël avec moi ? Puisqu'Harry va rester à Poudlard et Padma sera chez elle, tu me ferais une grosse faveur. J'ai pris l'habitude d'avoir mes amis avec moi et j'aimerai bien passer Noël avec au moins une amie. »

« Tu le penses vraiment ? »

En voyant l'espoir et l'envie dans ses yeux, Hermione eut envie de pleurer. A la place elle fit un sourire à Luna et lui répondit avec honnêteté. « Chaque mot Luna. »

Son large sourire aurait pu faire fondre le cœur le plus dur. La petite brune fut surprise en voyant Hedwige voler au dessus d'elles. La chouette neigeuse atterrit en face des deux sorcières et tendit sa jambe. Il n'y avait rien d'accroché mais elles comprirent vite le message de Hedwige.

« Ecris ta lettre Luna, Hedwige vient de se proposer de porter ton message. »

La chouette hocha la tête pour confirmer.

Roger émit un cri d'exaspération. « Oh, par la barbe de Merlin ! Même cette foutue chouette n'est pas normale. Combien de langues parle-t-elle ? »

Harry l'interrompit avant que quelqu'un d'autre ne réponde. « Hedwige est une chouette supérieure. Elle n'a pas besoin de connaître les langues. » Quand la chouette choisit d'hululer de rire, tout le monde se demanda si c'était une simple coïncidence ou si c'était vraiment effrayant.

« Tu vois, Hedwige n'a pas besoin de parler pour faire comprendre son message. » Tous ceux autour d'eux ne pouvaient pas contredire Harry.

Hedwige étant maintenant destinée à aller explorer des contrées lointaines pour trouver le père de Luna, Hermione devrait parler à Sirius pour qu'il fasse une demande à ses parents. Elle ne s'attendait pas à ce qu'ils refusent que Luna vienne avec elle à Noël.

Avec le retour de Luna, l'ambiance dans le château s'améliora nettement. Ils avaient des aurors pour les protéger et la seule victime de l'attaque était de nouveau en pleine forme. Les maraudeurs de Crow en tout cas s'amusaient de nouveau durant leur cours hebdomadaire. Ils travaillaient toujours par groupe de quatre afin de toucher dix fois de suite le torse de leurs mannequins attitrés, de préférence avant que l'équipe adverse n'y arrive avant eux. Puisque les mannequins étaient programmés à esquiver, la compétition était féroce.

Le tournoi junior se termina finalement par l'affrontement des quatre meilleurs équipes jusqu'à ce qu'il n'en reste plus qu'une.

Henrica avait passé une grande partie de la soirée à regarder l'escorte d'aurors qui étaient stupéfaits par ce que ces premières années apprenaient. Et c'était avant même de réaliser que les enseignants étaient des deuxièmes années. Elle y vit la sa chance pour améliorer encore l'esprit de Poudlard et peut-être même récupérer les dix gallions qu'elle avait perdus en pariant sur son petit-ami. Quand Hermione et Padma récompensèrent l'équipe gagnante avec des lots en chocolat, le Professeur Hobson laissa ressortir son côté malicieux.

« Très bien tout le monde. Je sais que nous devrions normalement passer en revue ce que nous avons appris – mais je me demandais si nous pouvions essayer quelque chose de différent ce soir ? Nos amis aurors semblaient fascinés par la leçon de ce soir, et je me demandais s'ils voulaient peut-être se proposer d'affronter nos instructeurs de ce soir ? »

Le rugissement d'approbation des premières années montra leur impatience unanime pour cette idée et les quatre instructeurs en avaient bien envie ici. Tonks s'était de nouveau portée volontaire pour ce soir et était l'auror la plus ancienne présente. Elle demande à quatre des apprentis s'ils avaient envie d'accepter le challenge ce qu'ils firent aussitôt.

Harry programma les deux mannequins à vingt coups pour qu'ils s'arrêtent et Henrica se proposa d'arbitrer. Le quatuor d'aurors se retrouva rapidement le visage rouge vif quand celui des deuxièmes années les écrasa littéralement. Les très jeunes spectateurs rugirent de joie pour les féliciter. Il avait été décidé que pour gagner, il faudrait réussir le plus de manches possibles sur trois. Tonks décida d'avoir une discussion sérieuse avec son équipe d'aurors.

« Ils s'entrainent tout le temps ensembles et utilisent constamment ces mannequins. Vous pensiez affronter de simples enfants et vous avez donc perdu. Cet exercice a été effectué par des premières années. Ça aurait dû vous montrer que ce n'est pas une question de puissance. Le but de cet exercice est d'améliorer leur vitesse et leur précision – c'est ce que je veux de vous maintenant. »

Les tuteurs des maraudeurs étaient prêts à recommencer, leur concentration était absolue. Cette fois le score fut si serré que ni Tonks ni Henrica ne put les départager. Ils déclarèrent que c'était une égalité, toujours au grand plaisir des premières années.

La manche finale fut encore plus serrée car les aurors firent leur maximum pour l'emporter. Les juges déclarèrent de nouveau que c'était une égalité. Harry, très fair-play serra la main des aurors et les remercia pour leur participation. Il déclara que personne n'avait remporté ce duel et les félicita pour leur implication. Les trois autres suivirent l'exemple et tout le monde partit avec le sourire.

Padma attendit qu'ils soient de retour dans la salle de Serdaigle et qu'ils aient fini de réviser pour leur cours de potion du lendemain pour demander à Harry pourquoi il avait fait ça. « Nous avons gagné la première manche, même avec les deux égalités on aurait dû l'emporter ! »

« Padma, ces aurors essaient de nous protéger. Ils n'ont pas besoin que l'on ruine leur moral. Peux-tu imaginer ce qu'il se serait passé si nous avions déclaré l'avoir remporté ? Ils peuvent dire à juste titre, qu'ils se sont laissés surprendre pendant la première manche mais ils ont montré ce qu'ils savaient faire durant la seconde et la troisième. Je pense qu'Henrica essayait de se venger pour avoir vaincu Remus et Sirius à Halloween. Elle pensait qu'on allait perdre et a été aussi surprise que ces aurors. Mais c'est vrai qu'elle ne nous a pas vu nous entrainer beaucoup cette année. »

Morag secoua la tête. « Je n'arrive pas à croire que vous ayez affronté quatre aurors et que vous les ayez égalés. «

Hermione essaya de remettre les choses dans leur contexte. « C'étaient des apprentis, pas des aurors qualifiés. C'était aussi un test de vitesse et de rapidité, ce que nous faisons toutes les semaines depuis un an. Cela nous a donné un énorme avantage. »

Morag, maintenant pensive répondit. « J'aimerai bien être jalouse de vos cours supplémentaires, mais après je me souviens que le professeur Weasley vient nous voir deux fois par semaine. Le reste du château est déjà assez jaloux de nous comme ça. »

Lisa eut le dernier mot. « Peux-tu leur en vouloir ? Etre coincé avec Lockhart comme professeur de défense. Les premières années t'ont au moins une fois tous les jeudis ! »

Vendredi soir, le groupe d'étudiants était en train de lire encore plus de livres de créatures dans la bibliothèque. Colin, Ginny et Luna avaient hâte d'être au lendemain pour voir leur premier match de Quidditch. Le fait que deux des frères de Ginny jouent dans le match contre Serpentard la faisait presque hyperventiler d'anticipation. Il était certain qu'ils n'allaient pas réviser ce soir là.

Susan et Hannah étaient également des fans de Quidditch, même si elles n'étaient excitées que lorsque Poufsouffle ou Cédric jouait. Le quatuor allait de nouveau louper le match car leur entrainement passait en premier. Padma essayait de les convaincre de venir pour le match Gryffondor/Serdaigle puisque plusieurs de leurs amis seraient impliqués. Hermione et Harry avaient adopté la technique de « on verra bien » tandis que Neville avait décrété qu'il suivrait les décisions de ses amis.

Quand Hermione prit une grande respiration, les étudiants comprirent qu'elle avait peut-être trouvé quelque chose. Ils en furent sûrs quand toute couleur disparut de son visage.

« Qu'as-tu trouvé Hermione ? Est-ce que c'est ce qu'on cherche ? »

« Je ne l'espère vraiment pas Padma. Rien que lire ça me terrifie mais ça correspond au profil de notre créature. » Elle tourna le grand livre vers ses amis pour que les autres puissent lire à leur tour.

Puisque tout le monde ne pouvait pas lire en même temps, Padma décida de lire la description à voix haute. « De tous les monstres et créatures qui hantent nos contrées, il n'est guère de plus étrange ni de plus mortel que le Basilic, connu également sous le nom de Roi des Serpents. Ce reptile, qui peut atteindre une taille gigantesque et vivre plusieurs centaines d'années, naît d'un oeuf de poulet couvé par un crapaud. Pour tuer ses victimes, la créature recourt à une des manières les plus singulières : outre ses crochets venimeux, le Basilic possède en effet des yeux meurtriers qui condamnent à une mort immédiate quiconque croise son regard. Il répand également la terreur parmi les araignées dont il est sans nul doute le plus mortel ennemi. Le monstre, quant à lui, redoute plus que tout le chant du coq qui lui est fatal si d'aventure il lui parvient aux oreilles. »

Luna éclata de rire et tout le monde la regarda curieusement. « Cette dernière partie est stupide, ce sont juste des histoires de vieilles filles. Le chant du coq quand le soleil se lève c'est l'espoir que le danger s'en aille quand le jour renait. Mon père est un expert des créatures étranges et merveilleuses, notre maison est remplie de livres de ce genre. Les basilics sont juste des montres très effrayants et il ne vaudrait mieux pas les affronter avec juste un coq en main. »

Padma résista à la tentation de faire des blagues, il lui venait au moins trois blagues de baguette ou d'épée en tête, mais c'était une situation trop grave. « Il vit pendant des centaines d'années, ça correspond aussi, mais comment ce serpent géant peut-il se déplacer dans l'école ? »

« Quelqu'un le dirige ! » Comme pour Luna quelques instants plus tôt, tout le monde se retourna sur Harry. « C'est peut-être le roi des serpents mais dis moi Luna, tes livres chez toi disent-ils qu'un basilic peut lire ou écrire ? »

Hermione se remit du choc de sa découverte et comprit ce que sous-entendait Harry. « L'écriture sur le mur, quelqu'un a dû le faire. »

« Attends, ce n'est pas fini. » Padma lut le petit paragraphe sous le dessin du basilic – cette chose avait tant de crocs que même un requin blanc partirait la queue entre les nageoires ! « Il est interdit depuis plus d'un millénaire de créer un basilic. Cette loi a rarement été brisée par les plus noirs des sorciers puisque seul un fourchelang peut contrôler un basilic. »

« Il y a donc un fourchelang dans Poudlard qui contrôle le basilic ? Ce n'est pas bon, oh non, pas bon du tout. »

Harry essaya de calmer son amie. « Du calme Susan, tout ce que nous avons pour l'instant, c'est une théorie. Une très bonne théorie, oui, mais rien n'est sûr. Je vais transmettre demain matin le message à mon père via l'Assistant Ambassadeur Weasley. Je te conseille de faire de même avec ta tante. Nous n'avons pas encore de preuve, donc il vaudrait mieux leur transférer nos recherches et ils demanderont conseil à des experts. »

Neville était le silencieux du groupe, il ne parlait que lorsqu'il estimait que c'était nécessaire. Cela signifiait que lorsqu'il parlait, tout le monde l'écoutait. « Je suis d'accord avec Harry. On croit peut-être avoir raison mais on pourrait provoquer un mouvement de panique en en parlant. On peut faire confiance à Amélia, Barchoke et à McGonagall pour prendre la bonne décision. Cependant, on peut continuer à garder les yeux ouverts. »

La posture calme de Neville les aida à voir que c'était la seule chose qu'ils puissent faire pour l'instant. La plupart des étudiants de Poudlard seraient hors du château le lendemain de toute façon à cause du match de Quidditch. Cela donnerait du temps aux adultes de confirmer leur recherche et prendre les actions qu'ils estimeraient nécessaires.

Personne n'ayant envie de continuer les recherches, ils quittèrent la bibliothèque afin de revoir les membres de leurs Maisons. Hannah leur prouva rapidement que garder les yeux ouverts était utile. « Les amis, il vous faut regarder ça ! »

Ils regardèrent tous la direction que pointait Hannah et froncèrent les sourcils. Une longue ligne d'araignées escaladaient le mur avant de disparaître par un trou dans une vieille fenêtre.

Hermione comprit immédiatement. « Les araignées fuient le basilic car il est leur ennemi mortel. Elles s'échappent du château ! »

C'était un comportement si inhabituel pour des araignées que personne ne put réfuter la théorie d'Hermione. Il faisait déjà froid dans le château en ce mois de novembre et ces araignées risquaient la mort en quittant la protection de Poudlard, et pourtant aucune ne restait à l'intérieur. Il semblait qu'un besoin primitif les guidait.

« Susan, c'est une preuve supplémentaire que l'on doit transmettre à nos parents. On va vous escorter à Poufsouffle puis on ira chez les Gryffondors. » Quand Harry utilisait sa voix de Centurion, personne ne pensait à le contredire. Susan et Hannah étaient secrètement ravies d'avoir cette escorte jusqu'à leur maison. Hermione, Padma et Neville savaient aussi qu'Harry n'arriverait pas à dormir tant qu'il ne se serait pas assuré que Colin était en sécurité dans son dortoir.

Ces araignées venaient juste d'ajouter une preuve physique à ce qui était déjà une théorie terrifiante, une théorie qui résonnait maintenant dans tous les esprits. En s'approchant de la tour de Gryffondor, le groupe aperçut Parvati, livide qui venait de l'autre sens et cela s'avéra trop dur pour Padma déjà très stressée - elle courut vers sa jumelle et l'enlaça dans ses bras.

« Oh, Pav, tu ne devrais pas te promener seule dans le château – c'est trop dangereux. Nous pensons avoir découvert ce qui a fait ça à Luna, nous savons aussi que quelqu'un doit accompagner le basilic… » Padma sentit sa jumelle se raidir dans ses bras et tenta de la rassurer. « Ne t'inquiète pas Pav, on va en parler à Barchoke et Amélia, tout sera bientôt fini. Tu veux nous rejoindre pour le petit-déjeuner ? Nous ne voulons pas laisser qui que ce soit hors de notre vue. Même si tu m'en veux encore, nous sommes encore une famille. »

Neville se mit à côté de Padma et prit Parvati par le bras. « Ne t'inquiètes pas, Padma, je vais m'occuper d'elle. Les aurors sont là maintenant et les préfets vont bientôt vérifier les effectifs. Il faut que vous retourniez à Serdaigle avant qu'ils ne commencent. »

Ce n'était plus le rôle des préfets d'effectuer des patrouilles dans les couloirs, au lieu de cela ils devaient s'assurer que tout le monde était présent dans leur propre maison et informer les aurors chaque soir de leur nombre. Une fois que les aurors étaient arrivés, aucun étudiant ne pouvait sortir jusqu'au matin – et c'était pour cela qu'Harry et Hermione avaient besoin d'un garde quand ils partaient s'entrainer.

Padma regarda Neville conduire sa jumelle effrayée dans la tour de Gryffondor, des larmes perlant au coin de ses yeux et se promettant qu'ils résoudraient tout rapidement. La voix d'Hermione dans son dos la tira de ses rêveries.

"Padma, nous devons y aller. Si nous arrivons avec ne serait-ce qu'une minute en retard, Penny sera paniquée et nous aurons des escadrons d'aurors à notre recherche dans le château" C'est Luna qui prit Padma par le bras et commença à la conduire vers la tour de Serdaigle.

Harry avait du mal à dormir et appela Dame Helena, décidant qu'elle pourrait peut-être les aider pour leur théorie. Elle lui dirait bientôt que leur idée était absurde, en tout cas c'est ce qu'Harry espérait.

Malheureusement, le fantôme de Serdaigle donna plus de crédit à leur théorie. Helena confirma que Salazar était effectivement un fourchelang, et qu'un basilic était juste le genre de créature qu'il aurait laissé dans sa chambre - sachant qu'un jour son héritier l'utiliserait pour «nettoyer» Poudlard.

Elle promit de transmettre cette nouvelle aux autres fantômes et portraits. Ayant une idée de ce qu'ils devraient affronter, ils pourraient au moins commencer à former une sorte de plan d'urgence sur la façon dont le château pourrait répondre à une autre attaque.

Alors qu'Harry et Hermione étaient sur le point de terminer leur entrainement d'escrime le lendemain matin, ils eurent leur premier aperçu de ces plans. L'alarme de Poudlard sonna un grand avertissement, un avertissement qui atteignit tous les recoins de l'ancien château.

Hermione bougea le fourreau de son épée de son dos à sa hanche alors qu'ils se dirigeaient vers l'endroit où ils avaient laissé leurs bouteilles d'eau et leurs robes de duel. Alors que Harry l'aidait, Tonks se mit devant la porte avec ses bras écartés - bloquant délibérément le chemin.

«Aucun de vous ne quittera cette chambre jusqu'à ce que je me sois sûre que la situation soit sûre." Tonks se retrouva à regarda une paire d'yeux verts étincelants, elle avait vraiment du mal à croire que le propriétaire de ces yeux n'était encore qu'un adolescent.

"Auror Tonks, je suis votre supérieur et je vous ordonne de vous déplacer - s'il vous plaît. Je ne veux pas vous blesser, je préférerais que vous emmeniez Hermione en toute sécurité à la tour de Serdaigle au lieu de demander au château de vous faire partir. "

"J'ai promis à Sirius que je prendrais soin de vous et nous n'avons aucune idée de ce qui se passe là-dehors ..."

"Malheureusement, si ..." Harry fut interrompu par Dame Helena qui traversa la porte, et Tonks.

"Champion, vous aviez raison, nous avons interrompu l'attaque juste à temps et l'évacuation du château a déjà commencé. Mimi a effectivement vu qui contrôlait la bête, mais refuse de parler à quelqu'un sauf vous. Je l'ai laissée avec le baron pendant que je venais ici. »

Hermione fut la première à répondre. «Si le danger est passé, je peux venir aussi!"

Tonks répondit juste après la jeune sorcière. " Je ne vous quitterai pas des yeux, allons-y!"

Avoir une Auror à leurs côtés s'avéra très utile puisque la présence de Tonks leur permit de suivre Dame Helena, alors que le reste des étudiants étaient escortés vers le hall d'entrée. Ils tournèrent à un coin et tombèrent sur une scène de carnage. Des corps raides d'étudiants et même de quelques aurors jonchaient le sol du couloir, le groupe devait avoir rencontré le basilic. Ils étaient soigneusement déplacés par une troupe d'aurors très nerveux, l'espace au-dessus de leur tête étant occupé par une multitude de fantômes flottant «sans vie» et sans but. Ils ne voulaient pas croiser la route de ce qui pouvait faire cela à un fantôme.

Hermione ne reconnaissait pas la plupart des fantômes et il y avait même quelques chevaux fantômes parmi eux. « Que s'est-il passé ici? »

La dame de Serdaigle leur répondit « Sir Nicholas était effondré d'avoir appris que son anniversaire de mort avait permis à cette attaque d'avoir lieu. Quand je me suis entretenu avec notre champion sur ce qui pouvait être à l'origine de ces attaques, il a contacté les membres des chasseurs sans tête et leur a proposé de faire un peu de sport. Ils ont été prévenus juste à temps pour arriver ici et nous avons réussi à protéger tous les autres. »

Il était temps pour Tonks de poser la question dont elle n'était pas sûre de voulait savoir la réponse. "Sont-ils morts?

«Oui, Auror, ce sont des fantômes. Quand ils se sont jetés entre le basilic et ses victimes, ils ont adsorbé assez de la magie du basilic pour s'assurer que ces gens soient simplement pétrifiés - et non pas morts. »

Alors qu'ils balayaient du regard cette scène macabre, Hermione remarque Sir Nicholas et le Moine de Poufsouffle. Comme les autres fantômes, ils semblaient tous deux remplis de fumée – comme s'ils avaient brûlé. « Comment le basilic a-t-il pu les affecter ? »

« Ils sont déjà morts Hermione et ne peuvent donc pas mourir de nouveau. Nous absorbons tous une étincelle de magie en étant dans le château, et nous en avons besoin pour maintenir nos formes. Autant de magie concentrée à la fois va surcharger notre système et nous faire personne conscience – jusqu'à ce que la magie étrangère s'estompe petit à petit. La plupart d'entre eux iront mieux d'ici Noël, et puis, quelques semaines ne signifient rien pour un fantôme… » Helena s'interrompit, remarquant Harry à genoux devant deux corps rigides.

Harry était extrêmement soulagé de voir qu'Hannah et Susan étaient juste pétrifiées et pas morte. Il tremblait cependant de colère, se jurant que quelqu'un allait payer pour ce crime.

Les aurors qui s'approchèrent pour déplacer les deux élèves savaient qui étaient ces jeunes sorcières et il était certain que la foudre de leur boss allait bientôt s'abattre sur Poudlard. Les Poufsouffles étaient descendues de leur tour pour prendre le petit-déjeuner, toutes excitées par le match de Quidditch, et c'est à ce moment là que l'attaque s'était produite. Neuf élèves et trois aurors seraient morts aujourd'hui sans la rapidité d'action des aurors.

Le message sur le mur, de nouveau écrit en sang avait interpellé Hermione et Tonks. Harry arriva derrière elles et lut lui aussi le message macabre. « Son squelette reposera à jamais dans la Chambre. » Ils avaient besoin de plus d'informations pour comprendre. « Il faut aller parler tout de suite à Mimi et découvrir ce qu'elle sait. »

En entrant dans la salle de bain, Harry aurait juré voir du soulagement sur le visage fantomatique du Baron Sanglant. C'était sûrement parce que le fantôme de Serpentard n'était pas à l'aise avec la fantôme adolescente et ses crises émotionnelles.

La voix d'Helena fut douce et posée quand elle lui parla. « Mimi, Harry a traversé tout le château pour te parler. Il est là maintenant, peux-tu sortir ? »

Harry garda le visage composé quand Mimi surgit en pleurs d'une des cuvettes de toilettes. Hermione lui serra le bras pour montrer qu'elle aussi était mal à l'aise devant cette scène. Aucun d'eux ne regarderait plus les toilettes de la même façon maintenant.

« Oh Harry, c'était horrible – tout simplement horrible ! » Cette déclaration fut suivie par encore plus de sanglots.

« Je comprends que ça sera dur pour toi Mimi, mais il faut vraiment que je sache ce que tu as vu. » Harry offrit son sourire le plus énigmatique à la jeune fantôme ce qui sembla marcher.

« Je ne sais pas Harry, j'étais effrayée. Tu vas me haïr quand je te l'aurais dit et je ne sais pas si je pourrai le supporter. Je ne sais pas si tu l'as remarqué, mais je n'ai pas beaucoup d'amis. » Elle sanglota de plus belle.

Cachant son amusement derrière un sourire bienveillant, Harry essaya de la rassurer. « Mimi, je promets de rester ton ami quoi qu'il arrive. »

Mimi était sur le point de se décider quand la porte claque et qu'Henrica fit irruption dans les toilettes. « Harry, Hermione, l'école est évacuée. Les portraits nous ont dit où vous étiez, il faut que je vous fasse sortir d'ici immédiatement. »

Quand Neville et Padma entrèrent derrière elle, Mimi poussa un cri strident. « C'est elle ! C'est elle ! »

Ils regardèrent tous dans la direction qu'elle pointait de son doigt fantomatique. Elle montrait Padma, qui souriait mystérieusement.