Disclaimer : Traduction de l'histoire de RobSt par HermesPotter & Sachatouill / Harry appartient à JK Rowling .

Reviews : merci à tous pour vos reviews qui nous font très plaisir. Pour répondre à l'un d'entre vous : l'ale est en effet une boisson alcoolisée mais dans cette histoire, il est précisé que l'ale gobelin ne l'est pas.

Sinon, je recherche toujours quelqu'un pour relire et corriger notre traduction : très bon niveau en français demandé et niveau en anglais suffisant pour lire la VO et vérifier si la traduction est correcte. Nous continuons toujours la traduction avec Sachatouill et venons de terminer notre 13ème chapitre d'avance ! Bonne lecture et à bientôt

Chapitre 49:Juste une chose

Parvati avait été agréablement surprise des réactions positives qu'elle avait reçues dans le Poudlard Express. Là encore, elle ne s'était pas aventurée hors des deux compartiments qu'ils occupaient et le Professeur Hobson était restée proche. Maintenant, le professeur était à la table des professeurs, Susan et Hannah à Poufsouffle tandis que Padma, Hermione, Luna et Harry se dirigeaient à leur table pour s'y asseoir.

Elle n'était cependant pas seule, Neville lui avait offert son bras et Lavande était à côté d'elle. Ginny et Colin faisaient de la place à la table de Gryffondor pour les accueillir tous les cinq. Malheureusement, cet espace libre était plus proche de Ronald Weasley que d'habitude.

"Hey, Londubat, il semblerait que Lucius Malfoy ne soit pas le seul à ne pas pouvoir distinguer les Patil. Tu sais que ta petite amie est assise à la table des Serdaigles, n'est ce pas - où ont elles été livrées par paires ?" Ron riait de sa propre blague, avant de se rendre compte qu'il était le seul à rire.

La manière dont Neville regardait Ron était certainement suffisante pour dissuader toute personne sensée de rire de la supposée blague du roux. Après tout, Neville Londubat venait de combattre un basilic ET avait tué Voldemort - ce n'était pas quelqu'un que vous voudriez contrarier.

"Puisque Padma porte l'anneau de fiançailles des Londubat et que Parvati ne le porte clairement pas, cela devrait même dire à quelqu'un d'aussi lourd que toi qui est à mon bras. Ce même anneau fait de Parvati ma sœur, pourrais-tu rester en retrait et laisser n'importe qui dire des choses horribles à propos de ta sœur ?"

Un Ron rouge de colère se leva. "N'ose pas dire quoi que ce soit à propos de ma sœur, ce n'est pas elle qui était assez idiote pour écrire dans un journal maudit."

"Oh, je pense que toute l'école sait qui est l'idiot de la famille Weasley, tu le prouves à chaque fois que tu ouvres la bouche. Parle encore de ma sœur comme ça et je te défierai en duel c'est le seul avertissement que tu auras Weasley…"

Avant que Ron ne puisse dire quoi que ce soit de plus, Percy intervint. "Ron, assieds-toi et tais-toi..."

"Oh, sois de son côté aussi, pourquoi pas ! Il défend quelqu'un qui n'est pas sa sœur et mon propre frère me poignarde dans le dos. Ça doit être sympa d'avoir une famille solidaire…"

"Peut-être que si tu n'étais pas un imbécile, nous pourrions le faire. Parvati a vécu une horrible expérience…" Ginny se trouva interrompue par un Ron grondant.

"... une expérience qu'elle a causé - et ensuite pour laquelle elle a été payée une fortune ! Ça ne me semble pas si horrible pour moi."

Neville était sur le point de se lancer sur Ron lorsque sa directrice de maison fit connaître sa présence. "Ronald Weasley, dans mon bureau, immédiatement."

"Quoi, et manquer le dîner ?"

"Je vais demander aux elfes de préparer un sandwich pour vous…"

"... un SANDWICH !"

"Vous venez de gagner une semaine supplémentaire de retenues pour votre attitude irrespectueuse envers moi, c'est en plus de la semaine que j'allais vous donner à l'origine. Si vous n'êtes pas dans mon bureau dans les cinq prochaines minutes, notre nouvelle Grande Inquisitrice pourra commencer sa première journée de travail en vous ramenant chez vous - et en expliquant à vos parents la raison pour laquelle vous n'êtes plus le bienvenu à Poudlard."

La Gazette avait rapporté le fait que la nouvelle Grande Inquisitrice de Poudlard était la grand-mère de Neville, Ron pensait à juste titre qu'il ne recevrait aucune sympathie de sa part. La tête baissée, il commença son chemin vers le hall.

McGonagall s'assura cependant qu'il entendait toujours quand elle s'adressa au reste des Gryffondor. " Quand vous êtes arrivés à Poudlard pour la première fois, je vous ai dit que votre maison deviendrait votre famille. Un membre de notre famille a été blessé par Lord Voldemort, qu'un autre membre de notre famille lui fasse payer pour cette souffrance me rends plus fière que je ne pourrais le dire. Parvati a besoin du soutien du reste de sa famille et de ses amis en ce moment, sa famille Gryffondor lui fournira ce soutien - où je saurais pourquoi."

Alors que McGonagall retournait à la table des professeurs, Parvati se retrouva assise entre Neville et Lavande avec le reste de sa maison se rassemblant autour d'elle. Il apparaissait que Ronald Weasley était le seul à lui en vouloir à Gryffondor.

Harry sentit qu'il était désormais sûr de relâcher son emprise sur Hermione et Padma, toutes deux étaient prêtes à se jeter à l'aide de Parvati. La confrontation avait été entendue par toute la grande salle, Ronald Weasley et la subtilité n'étaient pas exactement des amis proches. Harry n'avait aucune intention de laisser les deux sorcières concentrer leur colère sur lui, il expliqua rapidement son raisonnement.

"Neville a toujours eu la situation sous contrôle et j'ai vu McGonagall garder un oeil sur eux, elle a réagi à la minute où la bouche sans cerveau a commencé à parler - où devrais-je dire crié. Nous savons ce qui se serait passé si Ron avait été assez idiot pour atteindre sa baguette, Neville aurait essuyé le sol en se servant de lui. Sans notre intervention, McGonagall a pu traiter ça comme une affaire de la maison Gryffondor."

"Puis-je emprunter ton épée, Hermione ? Je veux aller couper le sandwich de Ron en toutes petites pièces - puis les enfoncer dans sa gorge avec mon poing."

"Beurk, tu toucherais cette bouche ?"

"Hermione, je suis une sorcière fiancée - et je ne serais pas capable de manger mon dîner si je pensais à l'idée de fourrer du sandwich dans tout autre orifice."

"Les filles, vous effrayez nos amis - enfin, gâchez leur appétit. Détendez-vous tout le monde, c'est juste une blague. Nous sommes toujours les mêmes qu'avant tout ce qu'il s'est passé…"

"Oh Harry, est ce que ça veut dire que je peux arrêter de m'incliner à chaque fois que je te rencontre maintenant ?" La voix chantante de Luna stoppa toutes les conversations et tous la regardèrent. Elle ne pouvait cependant pas garder son sérieux et éclata de rire. "Vous devriez voir vos visages !"

"Je t'avais dit que nous n'aurions pas dû la laisser manger tout ce chocolat dans le train." Harry ne pouvait retenir son rire non plus, il fut rejoint par la plupart de la tablée, alors qu'ils réalisaient qu'ils s'étaient fait avoir par la petite blonde de première année.

Les Serdaigles s'étaient habitués à voir Harry ou Hermione sur la première page de la Gazette, ce n'était pas si énorme d'ajouter Padma à ce groupe - surtout si les trois agissaient comme ils le faisaient d'habitude.

A la table des Serpentard, l'émotion principale était le soulagement. L'idée de Crow selon laquelle la seule personne responsable devait être blâmée pour ça semblait prévaloir parmi les étudiants. Londubat sautant sur Weasley pour avoir harangué la victime principale de ces attaques leur convenait. L'attention posée sur ceux qui avaient fui le château était détournée, tout en renforçant la conviction que seuls les coupables devaient être punis.

Draco essayait de se fondre dans la masse si fort qu'il risquait de disparaître. Il savait bien sûr que le procès de son père était aujourd'hui, et aucune personne sensée ne se demandait quel en serait le verdict. Sa préoccupation était la sentence, est ce que son père vivrait ? Le ministère punirait-il le reste de la famille Malfoy avec de lourdes sanctions financières ? Pansy était collée à Draco, comprenant exactement ce qu'il traversait. Leurs fiançailles ne tenaient qu'à un fil, mais elle serait là pour soutenir Draco, peu importe ce qui était arrivé à son père - où ce que son père lui dirait.

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Lucius aurait aimé avoir un tel soutien, en fait Lucius aurait été prêt à accepter le soutien de n'importe qui. Les gardes l'avaient jeté dans cette cellule sombre et humide. Et il avait réalisé qu'il n'en sortirait jamais plus, ce qui avait fini de détruire le peu de courage qu'il lui restait. Il pleurait comme un bébé mais sa torture ne faisait que commencer. Les détraqueurs étaient sans aucun doute de véritables horreurs mais avoir sa belle sœur complètement folle dans la cellule voisine était de trop.

Les mangemorts emprisonnés étaient comme affamés, sans nouvelles du monde extérieur, et Lucius venait de leur présenter un véritable festin. Il était constamment bombardé de questions venant de toutes part mais Bellatrix ne voulait pas le lâcher. Puisque ni lui ni Bella n'iraient où que ce soit dans un futur proche, Lucius décida que lui répondre était le seul moyen de gagner un peu de répit. Dans son état d'agitation émotionnelle, il ne lui vint jamais à l'esprit que cette folle à lier n'aimerait pas les réponses qu'il lui donnait.

Tout le monde pouvait l'entendre hurler sur lui dans l'aile de Haute Sécurité. "Notre Maître t'a confié l'un de ses plus grands trésors et toi tu l'as abandonné - juste pour te venger d'un gamin? Pourquoi n'as-tu pas tout simplement tué ce petit salaud? Au moins tu te serais retrouvé ici pour avoir quelque chose de constructif et valable. Notre Maître m'a aussi confié un de ses trésors et je préfèrerais mourir plutôt que de laisser quelque chose lui arriver."

La querelle de famille se poursuivit sans relâche et dans la même veine; Bellatrix crachait verbalement sur Lucius et lui promettait de le tuer si jamais elle mettait la main sur lui. Cela faisait longtemps que les résidents de l'aile de Haute Sécurité d'Azkaban s'étaient aussi amusés et ils découvrirent aussi plusieurs secrets en même temps. La révélation de Lucius que leur Maître avait un père moldu avait été la révélation de trop pour Bella. Elle cria qu'il était un menteur tout en frappant à main nue le mur de pierres entre leurs cellules dans le but de l'étriper et de lui arracher la langue pour avoir suggéré une chose aussi vile et ignoble à propos de leur maître bien-aimé.

Augustus Rookwood était allongé sur son mince matelas et absorbait comme une éponge toutes les informations qu'il entendait. Il était très bon dans ce domaine. Augustus était entré dans les rangs des mangemorts les yeux grands ouverts et avec ses objectifs personnels. Après avoir souffert de la Draconcelle pendant son enfance, Augustus survécu mais la maladie avait laissé ses marques - toutes n'étaient pas visibles. Alors que son visage avait suffisamment de marques pour que les gens se demandent si un chien sauvage ne l'avait pas mâchonné, les séquelles de la maladie potentiellement mortelle étaient beaucoup plus profondes.

Alors que l'intellect d'Augustus approchait du niveau d'un génie, son pouvoir magique était bien en dessous de la moyenne. Si en plus, on y ajoutait un teint blanchâtre et des cicatrices, on pouvait comprendre que son séjour à Poudlard n'avait pas été des plus heureux. Le ministère était également décevant, oui il avait commencé à travailler dans le Département des Mystères mais son manque de pouvoir l'avait empêché de rejoindre le rang des Langues-de-plomb. Sans nom de famille digne de ce nom et sans grande fortune, il avait saisi à pleines mains l'opportunité de revêtir les habits de mangemort. En portant cet uniforme et ce masque, Augustus pouvait être aussi beau et puissant que n'importe qui.

Quelle vie cela avait été, il avait perdu sa virginité lors de son premier raid dans la maison d'une Sang-de-Bourbe. Augustus tomba rapidement amoureux de la double vie qu'il menait. Il espionnait pour le compte de son nouveau Maître la journée et était récompensé la nuit tombée quand les mangemorts se déchainaient dans toute la Grande Bretagne - où ils voulaient - sans opposition.

Son Maître était plus intelligent et plus puissant que lui - Augustus se moquait du fait que le père du Seigneur des Ténèbres soit un moldu ou même un babouin. Lui-même en croyait pas en l'idéologie du Sang Pur, et il était suffisamment honnête pour reconnaître qu'il était devenu un mangemort pour deux choses qui lui étaient autrement refusées: le sexe et le pouvoir.

Ce qu'Augustus venait d'entendre aujourd'hui lui avait redonné sa première étincelle d'espoir depuis plus d'une décennie et il espérait que ses jours de pouvoir et d'abondance pourraient lui être enfin rendus. Il savait bien sûr ce qu'était un horcruxe, mais ne pensait pas qu'il était possible pour un individu d'en faire plus d'un. Là encore, c'était la preuve de l'intellect suprême de son maître et de son pouvoir magique incroyable. Si Bella avait accès à l'un des horcruxes de son Maître, Augustus était certain de pouvoir ramener leur maître d'entre les morts. Dumbledore avait apparemment fui le pays et le gamin Potter vivant comme une vermine de gobelin, ce qui signifiait que la Grande Bretagne était grande ouverte pour le retour du Seigneur des Ténèbres.

Au fil des ans, Augustus avait bien sûr imaginé comment s'échapper de cet enfer. Ce qui l'avait retenu c'était qu'il allait risquer sa vie en tentant de s'échapper d'Azkaban - pour ensuite passer le reste de sa vie à essayer de se cacher du ministère. Il avait été élevé sans rien, donc il ne trouvait pas les conditions physiques ici trop dures. Il fallait qu'un détraqueur soit posté juste devant la porte de sa cellule pour que leurs pouvoirs pénètrent son occlumencie, le laissant libre de réfléchir aux souvenirs les plus heureux de sa vie.

S'il sortait d'ici et ramenait son Maître à la vie, Augustus était certain qu'il le récompenserait en permettant à son mangemort le plus fidèle de se créer d'autres merveilleux souvenirs. Le souvenir qu'il avait vraiment hâte de se forger c'était la mort lente et douloureuse de ce bâtard de traître, Igor Karkaroff. Même s'il ne réussissait pas à torturer et tuer personnellement le salaud responsable de son séjour à Azkaban, Augustus était certain que le Seigneur des Ténèbres serait suffisamment reconnaissant pour le laisser regarder pendant qu'il torturerait de manière bien plus cruelle et puissante le traître Karkaroff.

Avec cette agréable pensée en tête, il était temps de planifier - Augustus se sentait presque à nouveau en vie

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Harry et Hermione se sentaient eux aussi à nouveau en vie alors qu'ils s'entrainaient dans la Salle sur Demande avec leurs épées. Puisque leurs corps étaient complètement guéris, leur entrainement du matin leur donnait l'impression que les choses étaient revenues à la normale - pour eux en tout cas. Bill et Sirius s'occuperaient d'eux le week-end, et Sirius avait promis d'envisager une formation d'animagus pour tous les quatre. Il essayait d'abord de rassembler des livres car leur formation pratique ne commencerait probablement pas avant l'année prochaine. C'était un couple en sueur mais heureux qui retournait vers Serdaigle quand ils croisèrent Draco et Pansy sur leur chemin.

Après avoir attendu que le couple les repère, Draco s'approcha - s'assurant que ses deux mains soient clairement visibles. "Centurion Crow, il semble que je dois vous adresser une nouvelle fois mes remerciements. J'étais déjà votre débiteur quand vous avez parlé de ne punir que les coupables mais ma mère m'a expliqué que ma dette a encore augmenté. Votre générosité en fournissant de nouvelles protections pour Poudlard a sauvé la fortune des Malfoy et probablement mes fiançailles avec Pansy. Mon père a été condamné à perpétuité à Azkaban, une peine qu'il mérite à mon avis. Si vous n'aviez pas mis un terme à ses plans, le nom des Malfoy aurait été maudit en Grande Bretagne pendant des siècles!"

Harry ne détecta aucune tromperie ou méchanceté dans ses paroles et l'inquiétude émanant de Pansy était certainement authentique. Draco avait effectivement perdu son père, sa fortune était bloquée et il semblait que les parents de Pansy hésitaient à maintenir les fiançailles de leur fille avec l'héritier Malfoy. C'était beaucoup de coups du sort à supporter surtout pour quelqu'un à qui on avait enseigné que le monde devait s'incliner devant lui à cause de son nom de famille.

"Monsieur Malfoy, j'ai fait ce que je devais faire dans l'espoir de protéger Parvati, que vous en ayez profité ne nécessite aucun remerciement. Quant à Poudlard, je suis son champion et ces protections auraient déjà été en place si Dumbledore avait été renvoyé avant l'été. Je ne vois pas de dette entre nous, donc ne considérez pas s'il vous plaît qu'il y en ait une."

La partie formelle étant terminée, Harry essaya une approche différente. "Draco, nous sommes tous les deux partis du mauvais pied, j'aime à penser que nous sommes devenus des personnes bien différentes depuis notre première rencontre. Je ne dis pas que nous sommes amis mais j'espère ne plus être considéré comme un ennemi. Votre père paye pour ses crimes et je veux aucun mal à vous ou votre mère. Les gobelins prônent la vie et vivent la vie et je pense que nous pourrions faire pareil."

Harry offrit sa main à serrer et Draco la prit avec hésitation. Le monde changea pour le Serpentard à ce moment - si un sang pur lui avait fait la même offre, Draco aurait été redevable envers cette famille pour le reste de sa vie. Crow l'avait traité avec honneur et intégrité mais avait aussi rejeté toute dette existant entre eux.

Hermione savait qu'elle ne pouvait pas interférer entre Harry et Draco mais elle comprenait aussi les inquiétudes de Pansy et là, elle pouvait aussi offrir des conseils. "Pansy je sais que Draco a été rejeté de la famille Black, mais je sais aussi que Lord Black ne resterait pas les bras croisés si quelqu'un essayait de vous séparer - surtout si vous voulez être heureux. Des fiançailles entre Harry et moi ne sont pas une option, cela ne veut pas dire que nous nous battrons pas jusqu'en enfer pour rester ensemble. Si c'est quelque chose d'envisageable pour vous, Sirius sera dans le Château chaque week-end. Je suis certain qu'il serait prêt à vous parler à tous les deux."

Comme Draco, Pansy ne savait pas comment gérer cette approche. Elle était aussi certaine que possible que cette offre était authentique. Comme celui lui avait été enseigné, Pansy chercha le motif caché de cette offre et ne trouva rien. Cette fille avait tout - la renommée, le pouvoir, l'intelligence, l'apparence, son petit ami était l'héritier d'une des plus grandes fortunes de Grande-Bretagne - Hermione Granger n'avait pas besoin de perdre son temps en prenant Pansy Parkinson pour une idiote.

"Merci Hermione, nous allons vraiment en parler avec Draco."

Aucun des deux n'aurait pensé que cette réunion puisse aussi bien se passer. Le simple fait de voir deux Sang-Purs réfléchir différemment était une victoire pour Harry et Hermione. Draco et Pansy étaient ébranlés. Ils s'attendaient à se retrouver redevable envers Crow, au lieu de cela, ils s'étaient serré la main et avaient même proposé une aide pour leurs problèmes de fiançailles. Aucun des deux ne savaient comment Edmund Parkinson se comporterait si Lord Black lui en parlait ce qui les laissait penser qu'ils n'utilisaient cette option qu'en dernier recours.

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La vie repris son cours à Poudlard - les cours avaient lieu et il y avait aussi des examens à préparer. Helena tenait Harry informé des progrès sur ses camarades fantômes, le pronostic était qu'ils seraient de retour d'ici Noël.

L'absence de Dumbledore était passée inaperçue, personne ne regrettait l'ancien directeur.

Augusta essayait de donner du sens à son ancien bureau, obligeant les elfes à trouver des lieux de stockage pour tous ses bibelots extravagants. Quelqu'un près de sa porte arrêta la décoration quand quelque chose de plus extravagant encore entra dans la pièce. Le professeur de défense portait des robes si vives que même Henrica Hobson aurait eu du mal à être jolie en les portant. Sur Gilderoy l'effet était entre hideux et ridicule.

"Que puis-je faire pour vous professeur?"

"Ce sont ces nouvelles protections Madame Londubat, je crois qu'elles ne marchent pas bien. En fait je crois avoir décelé un grave problème les concernant."

L'idée que cet imbécile puisse avoir raison n'effleura jamais Augusta, en fait tout ce qu'elle pensait c'était à trouver un moyen pour le faire dégager aussi vite que possible - de son bureau et de Poudlard.

"Vous êtes la première personne à vous plaindre de ces nouveaux enchantements. Pouvez-vous me dire exactement ce qui ne va pas?"

"Oh, je sais qu'elles doivent empêcher tout objet maléfique d'entrer dans l'école mais je crains qu'elles soient trop sévères. Depuis que nous sommes revenus au Château il y a presque deux semaines, je n'ai pas reçu un seul courrier de fan. Betty Crocker n'est jamais restée aussi longtemps sans m'écrire auparavant. Les protections doivent filtrer les courriers de mes fans. Je ne pensais pas que les lettres de mes fans compteraient comme des objets mauvais ou sombres."

Augusta allait prendre un grand plaisir à expliquer la vie à cet imbécile. "Professeur Lockhart, quatre jeune étudiants - dont mon petit fils - sont descendus dans cette Chambre et ont non seulement combattu un gigantesque basilic mais aussi Lord Voldemort lui-même. Pendant ce temps, il a été largement rapporté que la première personne à s'être échappé du Château était nul autre que le professeur de défense des Forces du Mal…"

"J'ai couru tout le chemin pour sonner l'alarme…"

"... un travail qui avait déjà été fait par Minerva et deux des aurors en utilisant le système de cheminette. Au lieu d'aider à l'évacuation vous vous êtes enfui pour sauver votre vie. Je dirais que c'est la raison de l'absence de courriers de fans, pas à cause des meilleures protections magiques du monde sorcier."

Gilderoy semble avoir été assommé. "Ne soyez pas absurde Madame, je suis Gilderoy Lockhart, mes fans ne m'abandonneront jamais! Je suis cinq fois lauréat du sourire le plus charmant de Sorcière Hebdo! Assurez vous que ces protections soient réparées sinon je serais peut-être obliger de quitter Poudlard."

Augusta était ravie que les nouveaux enchantements protègent les étudiants. S'ils pouvaient aussi la débarrasser de cet ignorant inutile, elle serait bien capable d'embrasser Barchoke la prochaine fois qu'elle le verrait. "Je vais en parler avec l'Ambassadeur Adjoint Weasley quand il viendra samedi au Château. Après tout, avant sa dernière promotion il était un briseur de sorts de Gringotts."

Mentionner Bill Weasley était tout ce qu'il ne fallait pas faire pour offusquer Gilderoy car le sorcier aux cheveux de feu était tout ce que Lockhart prétendait être. Il sortit du bureau dans un tourbillon de robes et de boucles, vraiment pas heureux!

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Les maraudeurs de Crow regardaient maintenant leurs tuteurs avec quelque chose qui ressemblait à de la crainte - même Dumbledore au sommet de ses pouvoirs aurait eu du mal à obtenir ce niveau d'attention de la part de ses élèves. La seule exception était Colin qui avait le coeur brisé. Il avait du mal à voir la bague des Londubat au doigt de Padma. Elle était son premier coup de coeur et il avait presque les larmes aux yeux dès qu'il la voyait. Ginny et Luna l'aident à comprendre que la belle indienne ne ressentait pas la même chose pour lui et comment pouvait-il détester Neville quand son camarade de Gryffondor faisait tout son possible pour s'assurer que le reste de la maison ne moque pas de lui à propos de cette situation.

L'amusement était en tout cas de retour à l'ordre du jour alors qu'ils pratiquaient des exercices avec le charme du bouclier et le maléfice cuisant. Comme ils savaient tous maintenant ce que cela faisait d'être touché par un maléfice cuisant, ils avaient été autorisés à porter des tuniques en peau de Dracon pendant leurs duels - les masques intégraux avaient été rendus obligatoires. Harry avait fourni assez d'ensembles de protection intégrale pour qu'ils puissent être échangés après leurs duels. Leur objectif était maintenant d'aider leurs élèves à augmenter la puissance de leurs boucliers et la seule raison de le faire était de d'avoir quelqu'un leur jetant des sorts jusqu'à ce qu'il s'effondre. Il n'y avait aucune raison de ne pas laisser la peau de Dracon absorber la majeure partie du sort qui finirait par passer.

Leurs plans étaient de les entraîner à esquiver et à se protéger après Noël afin qu'ils gagnent de l'expérience dans le cas où ils auraient à prendre cette décision pour de vrai.

Ils jetaient deux maléfices cuisants sur le bouclier de leur adversaire avant de devoir en arrêter deux en retour. Quiconque réussissant à se protéger d'au moins de cinq maléfices était acclamé et recevait en prime une chocogrenouille. Les quatrièmes années étaient désormais aussi une grande majorité de cette classe, à tel point que les entraînements de Quidditch de Gryffondor, Poufsouffle et Serdaigle s'organisaient autour de cette leçon. Les Serpentard n'avaient aucune concurrence pour occuper le terrain tous les mardis soirs.

Augusta était à côté d'Henrica, uniquement pour observer mais débordant aussi de fierté. Comme d'habitude, les quatre deuxièmes années se concentraient tant sur ce qu'ils faisaient qu'ils avaient oublié que des adultes étaient présents.

Il y avait tellement de bruit dans la salle que les sorcières n'avaient pas à s'inquiéter que leur conversation soit entendue. "C'est à ça que les leçons de défense doivent ressembler, pas à des élèves qui se balancent depuis le lustre parce que le professeur avait trop peur et s'est enfuit. Même les garçons les plus âgés sont pendus à leurs lèvres et travaillent en équipe pour que tout se déroule bien. SI chaque cours était aussi bien enseigné, on n'aurait, en fait, pas besoin de moi à Poudlard."

Cela provoqua un petit rire ironique de Henrica. "Minerva a dit à peu près la même chose quand elle les as observés, elle était tout aussi impressionnée. Puis-je supposer que vous n'avez pas encore trouvé quelqu'un capable de prendre la relève de Lockhart?"

"Oh, j'ai une personne en tête, mais j'attends une réponse du ministère avant de lui offrir le poste. Soyons honnêtes ici, Padma, Hermione, Harry ou mon Neville peuvent tous enseigner la défense mieux que la personne embauchée par Dumbledore. "La preuve en est devant nous."

Henrica n'allait certainement pas argumenter à ce sujet. Augusta fulminait, et sa colère était dirigée vers l'ancien directeur. "Dumbledore semblait construire son propre petit empire ici, oubliant que les personnes qu'il employait étaient censées enseigner aux étudiants. Rogue était horrible mais le conseil d'administration ne pouvait rien faire car Albus le protégeait. Harry a réussi à amener de force certaines changements positifs et je vous inclus dans cette liste, mais c'est maintenant à moi de terminer le travail qu'il a commencé."

Henrica avait toujours eu l'impression qu'Augusta Londubat était une sorcière formidable et la voir aussi passionnée par son nouveau travail ne faisait que confirmer son opinion. Elle allait mettre un coup de pied dans la fourmilière et renvoyer du château tous ceux qui ne faisaient pas leur travail correctement.

"Je ne pourrais jamais être considérée comme une experte des moldus bien que je suis très fier de dire que j'ai deux très amis qui en sont persuadés. C'est quelque chose que notre professeur d'études moldues ne peut certainement pas affirmer. Je doute qu'elle ait jamais rencontré un vrai moldu. Même après le peu de temps que j'ai passé en compagnie des Granger, je peux reconnaître que la plupart de ce qu'elle enseigne est faux. J'ai envoyé une copie de ses cours à Emma et Dan pour avoir leur avis, je ne m'attends pas à de bonnes nouvelles."

La nouvelle Haute Inquisitrice secoua la tête en annonçant sa prochaine révélation. "Minerva a refusé de me donner son avis concernant la professeur de divination, disant que d'après son avis personnel, ce sujet ne devrait pas faire partie du programme de Poudlard. Après avoir visité sa classe, je suis enclin à la rejoindre à ce sujet. Les étudiants apprennent les méthodes de divination mais, sauf s'ils ont le don, ils perdent leur temps. Vous pourriez tout aussi bien donner un bâton à un moldu et lui demander de faire flotter quelque chose dans les airs. Ils pourraient apprendre les mouvements de la baguette et incanter "Wingardium Leviosa" jusqu'à en devenir rouge - cela ne servirait à rien!"

"Est-ce un plus grand travail que vous ne le pensiez?"

"Henrica, je ne peux pas honnêtement croire au désordre que Dumbledore a laissé derrière lui. En dehors de ceux que j'ai déjà mentionnés, quand Neville est arrivé à Poudlard, il y avait un fantôme fanatique qui enseignait sa propre version de l'histoire, un mangemort qui enseignait les potions et un sorcier possédé par Voldemort qui instruisait les étudiants sur la défense. Nous avons eu des trolls et un basilic, quelle est la prochaine étape? Des détraqueurs?"

Vu sous cet angle, c'était vraiment un réquisitoire accablant à l'encontre du précédent directeur. "Dumbledore m'a toujours donné l'impression d'être habitué à ce qu'on ne lui pas non. Il s'était débrouillé ainsi depuis si longtemps qu'il avait commencé à croire qu'il ne pouvait pas faire de mal. Plus d'une fois j'ai dû lui rappeler qu'il n'était pas mon employeur et que le cours que j'enseignais avait été convenu à dessin afin d'amener Poudlard au même niveau que le reste de l'Europe."

La leçon se terminait maintenant et tous les premières années étaient assis sur le sol alors que du chocolat chaud apparaissait devant chaque élève. La façon très détendue dont ils acceptaient cela ainsi que les critiques de la leçon du soir étonnèrent Augusta. Ils avaient commencé la leçon du soir en expliquant l'objectif et maintenant ils discutaient pour savoir s'ils avaient atteint leurs objectifs. Les questions et réponses jaillissaient aisément d'un côté comme de l'autre, cela ressemblait à un arrangement informel mais le respect était bien présent.

Puis Harry leur donna un aperçu général ce qu'ils feraient la semaine suivante avant de déclarer que c'était la fin de la leçon. Les quatre quatrièmes années ramenèrent les premières années dans leurs dortoirs et Fred Weasley conduisait joyeusement les Serpentards vers les cachots.

Quand ils furent partis, Augusta serra Neville et Padma dans ses bras. "Je suis tellement fière de vous quatre. Je viens d'assister à la démonstration de brillants professeurs qui enseignaient leur sujet avec passion et brio. C'était vraiment génial - et cela me redonne foi à penser que Poudlard peut redevenir la meilleure école de magie du monde."

Neville rayonnait devant ces éloges, ils avaient tous travaillé dur pour se préparer à ce cours mais ils avaient aussi apprécié transmettre ce qu'ils avaient appris. "Merci grand-mère. Nous espérions organiser une fête de Noël pour eux la dernière semaine du trimestre, à qui devons-nous demander la permission?"

"Vous avez déjà la mienne et je ne vois pas pourquoi Minerva s'y opposerait. S'ils travaillent comme ça chaque semaine, alors une fête est très certainement méritée. Les étudiants de première année réussissant le charme du bouclier, je ne l'aurais pas cru si je ne l'avais pas vu de mes propres yeux."

Padma rayonnait également et se réjouissait de l'acceptation qu'on lui montrait depuis qu'elle et Neville étaient fiancés. "Le professeur Weasley nous l'a enseigné la première année, nous n'avions pas de raison de ne pas faire de même pour eux."

Cela fit naître un soupir de frustration chez Augusta. "As-tu une idée de la difficulté de mon travail quand trois des meilleurs professeurs de l'école ne travaillent pas pour Poudlard?"

C'est un Neville totalement sérieux qui répondu à sa grand-mère"... mais grand-mère, nous sommes quatre!"

Hermione mit théâtralement le visage entre ses mains. "Oh super, juste ce dont nous avons besoin - Neville qui canalise Padma"

Un sortilège de chatouilles fusa vers Hermione et fut dévié par le bouclier de son bracelet - droit vers Augusta. Neville et Harry commencèrent à pâlir mais Augusta éclata de rire. Le fait que son petit-fils autrefois douloureusement timide se sente suffisamment confiant pour plaisanter avec elle était certainement une occasion parfait de rire!

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Il n'y avait pas beaucoup de rires parmi les trois personnes dans le bureau du Ministre. Cornelius n'arrivait pas à croire ce qu'il entendait. Amélia essaye de le lui expliquer très simplement.

"Cornelius, je connais ces gens. Si vous essayez de lui donner différents niveaux de récompense, ils vous vous les renvoyer au visage - et tous les bons points que vous aurez gagné cette année seront nuls."

Le ministre était un animal politique et savait ce que cela ferait à sa popularité si ce groupe refusait publiquement les récompenses ministérielles. Il essaya d'expliquer son point de vue à sa directrice du DJM. "Vous avez peut-être raison Amélia mais pensez à l'alternative. Pensez-vous vraiment que je vais survivre si je remets un Ordre de Merlin Première Classe à une vélane suédoise, une sorcière indienne et une née de moldue? Le Magenmagot me fera renvoyer."

Amélia savait que cela serait difficile mais elle savait aussi qu'elle avait raison. "Vous regardez tout cela du mauvais angle Cornelius. Là où vous voyez une vélane, moi je vois l'une des professeurs les plus populaires de Poudlard - une professeure qui va se fiancer après Noël avec Lord Black. J'ai déjà reçu mon invitation. Là où vous voyez une sorcière indienne, moi je vois une brillante jeune femme qui vient d'une ancienne lignée magique et qui vient d'être fiancée à Neville Londubat. Ils se sont courageusement battus ensemble, pensez-vous vraiment qu'il accepte une récompense plus importante que celle de sa fiancée?"

Cette nouvelle interloqua Cornelius car la Gazette n'en avait pas parlé. Avec le niveau d'adulation de ce groupe de jeunes sorciers, la dernière chose que la Gazette souhaitait s'était de les aliéner en prenant les devants et en faisant des annonces - ils attendaient la notification officielle des personnes impliquées. Amélia porta ensuit le coup de grâce car elle savait quel prix allait provoquer le plus de tollé dans la chambre du Magenmagot.

"Hermione Granger est certes une née de moldue mais elle est aussi académiquement la plus brillante sorcière de sa génération - et dois-je vous rappeler qui d'autre est de sa génération? Cette sorcière est aussi une amie de la nation gobeline et vous n'étiez pas dans la Chambre des Secrets pour voir ce qu'il s'est passé après la mort de cette bête. Une jeune fille de douze ans a terrassé le plus gros basilic que le monde ait jamais vu - avec une épée gobeline! Chaque gobelin présent traitait Hermione comme une sorte de princesse guerrière - et je sais de bonne source que Ragnok se pavane à Gringotts plus heureux que jamais de réaliser que ce son pari lui a rapporté plus qu'il ne l'aurait cru possible. Voulez-vous vraiment les insulter?"

Comme tout bon auror, Amélia avait été formée pour utiliser ses sorts les plus puissants quand ils comptaient le plus - et elle les libéra. "Donc, vous avez une brillante jeune sorcière dont le petit ami, le Centurion Crow est follement amoureux. Seule la culture gobeline empêche ce couple d'être officiellement fiancé. Elle sera accueillie à bras ouverts à Gringotts et n'oubliez pas que ce même petit ami a un choix énorme à faire avant ses dix-sept ans. Vous pouvez sûrement voir comment cela pourrait impacter la décision d'Harry si le ministère décidait d'insulter publiquement Hermione?"

Cornelius avait maintenant sa tête entre ses mains. "Bien sûr que je le vois! Comment cela peut-il être pire que d'essayer de le faire valider par le Magenmagot, et d'échouer? Amos, qu'en pensez-vous?"

Amos Diggory s'habituait toujours à être le Président Sorcier du Magenmagot mais l'important pour lui était de bien faire son travail. Il avait une femme et un fils qu'il aimait plus que tout au monde, leurs avis comptaient énormément pour lui. Il savait déjà ce que dirait Cédric. "Ils se battent en équipe Cornelius, quelle que soit la bataille et quel que soit l'adversaire. J'ai eu de longues conversations avec mon fils à ce sujet. Il est très ami avec eux. S'ils le lui avaient demandé, il aurait été là-bas avec eux. Lui et trois autres quatrièmes années participent à leur entraînement tous les dimanches et tous les dimanches ils se font botter les fesses! Après avoir vu ce qu'ils ont fait dans la Chambre des Secrets, Cédric pense maintenant que se faire botter les fesses par eux est un honneur - et personne ne peut plus s'approcher d'eux."

Encore une fois, c'était une nouveauté pour Fudge car Cédric en avait uniquement parlé à son père après son retour à la maison lors de l'évacuation de Poudlard.

"Saviez-vous qu'une fois par semaine, ces quatre-là enseignent aux premières années la Défense contre les Forces du Mal? Tous les premières années arrivent à lancer le charme du bouclier…"

"Quoi?! C'est ridicule…"

"C'est exactement ce que j'ai dit Cornelius, jusqu'à ce que Cédric me dise qu'il aide lors de leurs leçons et qu'il l'a vu de ses propres yeux. Les premières années se surnomment les "Maraudeurs de Crow" et ont même un badge officiel de ce club. Oh, et le club est parrainé par la professeur Hobson, la même vélane qui leur probablement sauvé la vie dans la Chambre des Secrets. Ils étaient tous en danger et ils ont tous joué un rôle dans leur victoire et devraient donc être tous traités de la même manière."

Avec un grognement, la tête de Cornelius s'effondra sur son bureau. "Je suis maudit si je le fais, et maudit si je ne le fais pas. L'un de vos a-t-il une autre option?"

C'est ce qu'Amélia attendait. "Cornelius, votre proposition de l'ambassadeur gobelin était magistrale, alors pourquoi vous reposer sur vos lauriers? Continuons à pousser vos réformes et si nous tombons, alors nous continuerons à nous battre pour ce que nous croyons - pour ce qui est juste."

"Si cela ne vous dérange pas Amélia, je préfère ne pas tomber du tout. Je n'ai pas d'idées brillantes pour le moment, donc j'écoute vos suggestions."

Amélia eut un flash de ce que Cornelius avait dû ressentir quand elle avait essayé de lui vendre l'idée d'un ambassadeur gobelin mais sa proposition allait plus loin encore. "Avec tout cela, nous n'avons pas encore mentionné d'Harry, allez vous juste lui donner un autre Ordre de Merlin?"

Le ministre grogna à nouveau. "Je croyais qu'il fallait tous les traiter de la même manière?"

"Ce sera le cas, Harry en a déjà un! Ce qu'il n'a pas, c'est un titre." Amélia leva la main pour arrêter leurs interruptions. "Harry Potter est l'héritier d'un titre, Harry Crow ne l'est pas. Harry est aussi le champion de Poudlard, un titre qu'il détiendra à vie. Je propose que nous lui accordions des terres, près de Poudlard avec une maison et un titre, Harry Crow, Baron de Kingussie."

Amos l'interrompit car Amélia avait clairement oublié quelque chose. "... sauf que Harry Crow est un gobelin et que les gobelins ne peuvent vivre nulle part ailleurs qu'à Gringotts…" Les mots se bloquèrent dans sa gorge quand Amos réalisa qu'Amélia n'avait rien oublié. "... êtes vous devenue folle?"

"Aussi folle qu'un renard - qui va se moquer d'une sorcière née de moldue qui reçoit un Ordre de Merlin Première classe par rapport à cela?"

Le ministre était entièrement d'accord avec cette remarque. "Oui, ils seront bien trop occupés à nous chasser de nos bureaux avec des fourches et des torches brûlantes."

"Ah, mais ensuite nous lâcherons notre arme secrète…"

Elle fit une pause, finalement interrompue par le ministre. "Allez-vous nous dire ce qu'est cette arme secrète?"

Avec un sourire malicieux, Amélia révéla son idée. "Que diriez-vous d'une publicité gobeline extrêmement positive? Si positive que nous aurons tous envie d'avoir un voisin gobelin? Et ne sous-estimez pas non plus la popularité d'un autre bal estival de récompenses, surtout quand ce bal est pour les Héros de Poudlard - et le nouveau Baron de Kingussie."

Cornélius était maintenant très intéressé, et une publicité positive avait toujours toute son attention.

"Pendant plus d'une décennie, deux éminents aurors de sang pur ont résidé dans l'aile quarante neuf de Sainte Mangouste - ils étaient vivants mais ne pouvaient agir avec le monde qui les entourait. Ce n'est plus le cas. Il y a quelques semaines, je leur ai rendu visite, je me suis assise avec eux et j'ai eu une conversation avec Alice Londubat."

Amélia était réputée pour son stoïcisme mais les deux hommes pouvaient clairement voir l'émotion gravée sur son visage quand elle en parlait. "Ils sont actuellement dans un centre médical gobelin et ont même visité un hôpital moldu. Le fait est que nos guérisseurs ne pouvaient rien faire pour eux et que dans notre arrogance, nous avons ignoré les autres options. Franck et Alice ne seront jamais les gens qu'ils étaient avant, mais sont déjà bien plus que ce la famille restante des Londubat avait espéré…"

Le politicien qu'était Cornelius était assez méfiant: "Et quelle est le point de vue des gobelins à ce sujet?"

"Cornelius, la réponse est extrêmement simple - et n'a rien à voir avec la politique. Non seulement Neville est l'un des meilleurs amis de Harry, mais Alice Londubat est aussi sa marraine. A part vous et Amos ici, je n'ai pas évoqué cette idée avec quelqu'un d'autre. Ce n'est pas un stratagème gobelin mais je propose une alternative à l'embarras choquant que ressentirait Miss Granger si on venait à lui refuser son prix."

" Etes vous en train dire que les gobelins n'ont pas l'intention de le publier, nous ridiculisant pour ne pas être capable de guérir notre propre peuple?"

Amélia pouvait comprendre le point de vue du ministre, ils en savaient si peu sur la nation gobeline. "Pendant mes vacances avec Harry cet été, j'ai appris à mieux connaître Barchoke - et Susan le considère maintenant comme une sorte d'oncle honoraire. Il m'a dit que l'un des rêves de sa nation était que le mariage de son fils réunirait tous ensembles sorciers, sorcières, moldus et gobelins. Je ne vois rien de mal à ce rêve et j'espère être une des sorcières invitées - et vous feriez mieux de croire que tout le monde sera traité de la même manière par les mariés."

Amos essaya de se faire la voix de la raison. "Amélia, je ne vois rien de mal à ce rêve non plus. Les rêves sont bien beaux mais nous devons faire face à la réalité, je pense que changer une autre loi qui affecte les gobelins est trop tôt."

"Amos, je suis d'accord avec vous, sauf qu'il y a un gros problème. Si nous venions à avoir Le-Garçon-Qui-A-Décidé-De-Rester-Un-Gobelin, notre gouvernement serait la risée de l'Europe - et du monde!" Personne ne pouvait contester quel désastre ce serait alors Amélia continua son explication.

"Un sorcier a tué ses deux parents et a essayé de faire de même avec lui alors qu'il n'était qu'un bébé. Ce sont des sorciers qui ont placé son parrain à Azkaban et sa marraine à Sainte Mangouste. C'est également un sorcier qui l'a abandonné bébé devant une maison moldue - commencez-vous voir un motif se dessiner?"

Cornelius et Amos étaient pâles en réfléchissant à quel point leur société avait failli vis à vis de leur sauveur. Amélia n'avait cependant pas encore fini.

"Maintenant, de l'autre côté, les gobelins ont élevé Harry pour qu'il soit un beau et bon jeune homme. Ils ont contribué à la libération de son parrain, sont entièrement responsables du retour de sa marraine et ils traitent sa petite amie comme une princesse. Sachant tout cela, nous devrions réexaminer notre problème. Harry se considère comme un gobelin, et c'est à ce côté gobelin que nous devons faire appel si nous voulons que sa décision soit en notre faveur. Il ne se moquera pas d'être Baron de Kingussie mais il l'acceptera fièrement, sachant l'impact que cela aura sur sa nation. Est-ce trop tôt - oui. Pouvons-nous permettre de ne pas le faire - c'est ce que nous devons décider ici."

Cornelius était pris au piège, quoi qu'il fasse ses choix étaient limités. "Pensez-vous vraiment que le fait que les gobelins annonceront qu'ils ont réussi à guérir des gens incurables aura un tel impact positif?"

"Absolument pas, mais ce sera le cas si c'est Augusta Londubat qui l'annonce. Elle et Neville sentent qu'ils ont une dette envers les gobelins qu'ils ne pourront jamais rembourser. Ce serait là une opportunité de le faire. Quand Augusta Londubat parle, toutes les sorcières et les sorciers de Grande Bretagne l'écoutent. Il y a ceux que nous ne convaincrons jamais, tout comme ceux que nous n'aurons pas à convaincre car l'implication de Harry sera suffisante pour garantir leurs votes. Ce sont les modérés du centre que nous devons convaincre. Ce sera dur, ce sera serré, mais je pense que nous pouvons y arriver."

Cornelius ne voyait aucune alternative alors qu'un vieil adage lui vint à l'esprit - quitte à tomber autant tomber pour quelque chose de valable. Ne pas réussir à faire accepter la récompense de Miss Granger mettrait sans doute un terme à sa carrière politique, tout comme ce serait le cas pour le titre d'Harry. Il était en train de réfléchir à quelque chose qui pourrait faire pencher davantage la balance en sa faveur. "Pensez-vous que ce serait possible de demander aux gobelins d'ouvrir une branche de Gringotts à Pré-Au-Lard? Cela aiderait certainement les affaires locales et permettrait peut-être même de faire grandir le village?"

Amélia était certaine qu'elle pourrait obtenir bien plus que ça de la part des gobelins s'ils pouvaient changer cette loi. Elle hocha avant de continuer avec précaution. "Si nous nous lançons vraiment sur cette voie, puis-je suggérer que j'en parle en privé avec Harry, Augusta et Barchoke? Je voudrais avoir leur opinion avant que nous en parlions à Arthur."

Cornelius regarda Amos. "Je n'ai rien de mieux à proposer Monsieur le Ministre. Même si je pense que nous allons trop vite, la proposition aura certainement le soutien du public et le mien."

"Très bien Amélia, agissez avec prudence puis nous nous réunirons de nouveau afin de décider si nous continuons définitivement sur cette voie. Alors, nous impliquerons aussi Arthur. Souhaitez-vous parler d'autre chose ce soir?"

"Une dernière chose, Augusta veut savoir si elle pouvait avoir le soutien du Ministère afin d'offrir le poste de Défense contre les Forces du Mal à un loup-garou."

La tête de Cornelius s'effondra de nouveau sur le bureau.