Disclaimer : HP appartient à JK Rowling et cette traduction de l'histoire de RobSt que Sachatouil et moi faisons n'est pas utilisée à des fins commerciales
Reviews : Nouveau chapitre pour vous tous ! Toujours à la recherche d'un bêta Bonne lecture à et la semaine prochaine.
Chapitre 50: Poudlard sur glace
Neville subissait les moqueries amicales des jumeaux Weasley. "Tu peux nous le dire maintenant, nous allons bientôt savoir de toute manière puisqu'on y va…"
"On déteste les surprises Neville, à moins que ce soit nous qui les organisions."
"Désolé les gars mais je vous ai déjà dit que je ne peux pas vous aider. Ils ont tout préparé tous les trois, Padma voulait que cela soit une surprise pour moi aussi"
"Tu étais sérieux? Nous pensions que tu nous faisais marcher…"
"Que savent Padma et Harry de Noël, ils ne l'ont célébré qu'une seule fois!"
"Ce sont eux que tu as laissé organiser notre fête de Noël, je suis vraiment déçu Neville."
"Fred, cela t'avait peut-être échappé, mais cette fête est pour les premières années. Vous n'êtes invités que pour aider."
"Nous le savons et nous allons le faire…"
"C'est juste que nous ne sommes jamais invités nulle part…"
"...et nous avons l'intention d'en profiter!"
Le reste des premières années de Gryffondor les suivaient et écoutaient bien sûr chacun de leurs mots. Ginny ne put pas s'empêcher de les interrompre. "Est-ce étonnant que vous ne soyez jamais invités nulle part? C'est ma première fête de Noël et si vous la gâchez avec l'une de vos farces, vous serez tous les deux désolés de l'avoir fait…"
"Tu n'as pas à t'inquiéter Ginny, nous serons des modèles de comportement."
"Oui, Hermione nous a déjà donné cet avertissement. Sans offense sœurette, mais elle est beaucoup plus effrayante que toi!"
Ils atteignirent les portes et découvrirent qu'ils étaient les premiers à arriver, à part bien sûr le trio de Serdaigles qui avait installé la pièce.
Neville les conduisit, puis s'arrêta net sur ses pas, ce qui bouchonna derrière lui. Les Gryffondors furent bientôt tous à l'intérieur et tous se tenaient là, les yeux grands ouverts et la bouche ouverte.
Padma s'approcha nerveusement d'eux, elle guettait la réaction de Neville. "Bienvenue à la fête, que pensez-vous de notre idée?"
Neville avait du mal à faire fonctionner sa bouche, c'était comme si ses yeux avaient réquisitionné toute sa puissance cérébrale pour absorber la vue merveilleuse qu'il avait devant lui.
Des deux côtés de la salle, il y avait des tables qui pouvaient contenir environ six personnes chacune. Le coin salon / salle à manger était séparé du reste de la pièce par une balustrade avec un espace pour être utilisé comme entrée. Au-delà de cette entrée se trouvait une patinoire. Harry et Hermione patinaient actuellement autour du gigantesque arbre de Noël entièrement décoré qui se trouvait au milieu de la patinoire. Il y avait de la musique et de la neige tombait doucement alors que le couple riant se dirigeait vers eux, s'arrêtant à la balustrade.
"Et bien, qu'en pensent-ils?"
"Je ne sais pas Harry, ils n'ont pas encore dit un mot."
Ginny était presque en train de hyperventiler alors qu'elle essayait de répondre à la place des Gryffondors choqués. "Il y a quelques années, notre étang a gelé suffisamment pour nous permettre d'essayer de patiner, mais ce n'était rien de comparable - c'est tout simplement magnifique.
Puis Neville a faire fonctionner sa bouche, même si son cerveau n'était pas encore prêt. "Je ne peux pas patiner - enfin je veux dire que je n'ai jamais essayé."
Padma lui fit un sourire. "C'est pourquoi il y a une balustrade tout autour de la piste ou sinon tu peux t'accrocher à moi? Oh et il y a un charme d'amorti sur la glace car ne voulions pas que quelqu'un se blesse. Il y a des patins sur chaque table et la salle va les redimensionner pour les adapter. L'idée était de faire du patinage, puis de s'arrêter pour manger, suivi de plus de patinage…"
A ce moment, les Serdaigles arrivèrent et Luna émit un cri de joie. "J'adore le patinage! Oh, c'est tout simplement incroyable - où sont les patins?"
Cela débuta une ruée vers les tables. Puisque tomber sur ses fesses ne faisait pas mal, tout le monde était déterminé à essayer le patin à glace. Colin avait bien sûr son appareil photo et était bien occupé à prendre des photos - sa famille ne le croirait jamais. Les tables et les chaises semblaient être faites de glace mais elles étaient chaudes au toucher. La neige qui tombait sur la patinoire était également incroyable car elle ne s'accumulait pas et semblait simplement être absorbée par la glace. Les deux autres Maisons étaient maintenant arrivées et la pièce - ou plutôt la caverne de glace résonnait au son des rires excités.
La patinoire se remplit rapidement de patineurs se déplaçant dans le sens des aiguilles d'une montre autour de l'arbre scintillant de mille feux afin d'éviter les collisions. Il y avait de tous les niveaux, certains étaient encore trop nerveux pour lâcher la balustrade et d'autres effectuaient des virages et des pirouettes. Jake, un né de moldu de Poufsouffle était visiblement un très bon patineur et essayait d'enseigner à certains les trucs qu'il pouvait faire.
Henrica avait jeté un coup d'oeil à la pièce et s'était aussitôt dirigée vers l'extérieur. Elle était revenue avec les quatre directeurs de maison et Augusta. "Alors, cela valait-il le coup de quitter le dîner pour voir ça?"
Filius rebondissait presque d'excitation. "Oh, c'est merveilleux! Pensez-vous qu'ils me permettraient de participer?"
Cela fit rire Henrica. "Filius, je suis sûr qu'ils aimeraient beaucoup que vous les rejoigniez." Alors qu'il partait pour trouver une paire de patins, Henrica parla au reste des enseignants. "Dès que j'ai vu ça, je me suis dit que c'était beaucoup trop beau pour n'être utilisé qu'une seule nuit. Si nous pouvions trouver des volontaires, nous pourrions l'ouvrir tous les soirs jusqu'à ce qu'ils rentrent chez eux pour les vacances."
Minerva pensait que c'était une idée fantastique mais voulait ajouter quelque chose. "Et si nous faisions cela chaque soir pour un groupe d'années spécifiques. Voir toutes les premières années se mélanger ainsi est quelque chose que je ne me lasserai jamais de regarder. Nous pourrions probablement faire la même chose demain pour les deuxièmes années, jeudi pour les troisièmes, vendredi les quatrièmes. Si nous donnons le samedi aux cinquièmes années alors nous pouvons laisser le dimanche aux sixièmes et septièmes années. Harry devra-t-il être ici pour ouvrir la salle?"
La discussion fut interrompue par des acclamations bruyantes venant de la patinoire. Les étudiants applaudissaient et criaient alors que Filius se promenait joyeusement autour du sapin de Noël.
"Oui, mais une fois les gens seront rentrés, il pourra partir. La pièce disparaîtra lorsque la dernière personne en sortira." Ils furent alors rejoints par Harry et Hermione, tous deux rouges vifs et qui passaient visiblement du bon temps.
"Bonsoir Professeurs, que pensez-vous de notre fête? Emma et Dan nous ont emmené patiner à Londres à Noël dernier et nous avons adoré - et nous prévoyons d'y emmener tout le monde à Noël. Vous ne voulez pas nous rejoindre? Nous sommes sur le point de manger."
Minerva était ravie car elle voyait un côté de Harry qu'elle n'avait jamais vu auparavant. C'était juste un jeune homme qui aimait patiner avec sa petite amie, l'étudiant si sérieux qu'était le centurion Crow avait disparu. "Centurion, nous aimerions…"
Ils venaient à peine de s'installer à la table la plus proche quand les boissons et la nourriture apparurent. Hermione éclata de rire pour expliquer leurs choix. "nous voulions offrir quelque chose de différent alors ma mère a demandé à Dobby d'apporter une sélection de plats de fête en cuisine. Ce sont ceux que les elfes de maison pouvaient réaliser."
Il y avait des assiettes remplis d'aliments différents sur la table, des tartes au porc et des friands de saucisse, des pizzas, des nachos au fromage fondu. Il y avait aussi des cruches de chocolat chaud, de la bièraubeurre, de la ale gobeline. Alors que les patineurs commençaient à se diriger vers les tables, Henrica, Chourave et Slughorn commencèrent à se mêler aux étudiants excités. Augusta et Minerva s'assirent avec Harry et Hermione, bientôt rejoints par Neville et Padma - tous deux aussi excités que leurs meilleurs amis.
"Nachos et ale gobeline - vous savez vraiment organiser une fête!"
"Tu en as déjà eu Neville?"
"Oh oui grand-mère - enfin je veux dire…"
"Ca va Neville, c'est une fête, tu peux m'appeler grand-mère."
"Merci, j'ai déjà goûté aux nachos en Floride, mais pas avec de la ale gobeline"
Minerva proposa ensuite l'idée d'Henrica et leur réponse fut très enthousiaste. "Vous voulez dire qu'on pourrait recommencer demain? Harry, dis oui!"
"Mais cela ne va pas interférer avec nos études Hermione?" Il fallut un instant aux trois autres pour réaliser qu'il se moquait d'eux. "Professeur McGonagall, je serais ravi de laisser le reste de Poudlard essayer cela. Voulez-vous aussi qu'ils goûtent nos plats? Je ne sais pas si pourrions avoir assez de ale pour tout Poudlard?"
Comme Minerva venait juste d'essayer sa première part de pizza, elle tenait à ce que le reste de l'école goûte aussi à ces différentes choses. Elle évita cependant les hot-dogs, uniquement car elle se basait sur leur appellation. "Ce serait excellent Centurion. Je pense que nous pouvons inviter le professeur Flitwick à être ici tous les soirs."
Cela fit rire les trois Serdaigles car leur directeur de Maison s'amusait visiblement beaucoup sur la glace. "Si vous voulez bien nous rejoindre, je pense que nous allons le rejoindre. Tu es prête Hermione?"
Tous deux partirent et furent rapidement suivis par leurs deux amis, laissant Minerva et Augusta sur leurs chaises à regarder leurs élèves s'amuser. "Cela fait du bien à mon vieux coeur de voir Harry se comporter comme un enfant normal pour une fois"
"Minerva, j'ai passé mes vacances d'été avec eux et je sais exactement ce que tu veux dire. Harry et Hermione couraient des kilomètres tous les matins puis commençaient à s'entraîner avec leurs épées. Neville et Padma se joignaient ensuite à eux pour le duel magique et leur niveau de concentration était effrayant pour des si jeunes gens. Ensuite ils plongeaient dans la mer et quatre enfants prenaient soudainement leur place. Comme vous pouvez le voir, ils savent comment se détendre et s'amuser. Revenez demain et vous les verrez encore plus détendus. Il n'y a ici que les maraudeurs de Crow et ils vérifient que chacun passe un bon moment…"
Ils furent rejoints par le reste des enseignants car tous les élèves retournaient maintenant sur la glace, même si le directeur de Serdaigle semblait vouloir prendre une pause - pour l'instant. Flitwick, rouge écarlate vida rapidement une choppe d'ale gobeline avant de soupirer de satisfaction. "Je ne me suis pas autant amusé depuis des années, ni me suis senti aussi proches des élèves. La politique de réserve d'Albus semble nous avoir affectés nous aussi et j'en ai honte. Il s'est caché derrière cette gargouille et a perdu le contact avec le monde réel. Regardez leurs visages, ça c'est le monde réel - ils se souviendront bien plus longtemps de cette soirée que de la personne qui leur a appris à faire flotter une plume. Voilà ce que devrait être leur expérience à Poudlard, créant des souvenirs et des amitiés - pas des étudiants se battant contre des basilics ou des trolls."
Personne ne contredit Filius, ils étaient tous trop occupés à regarder les premières années passer le meilleur moment de leur vie. Aucun étudiant n'était seul, des mains étaient proposées et acceptées et personne ne se souciait des maisons, du statut du sang ou du genre - ils étaient tous trop occupés à s'amuser!
-oOoOo-
Amélia s'amusait aussi car ce n'était pas tous les jours qu'elle pouvait choquer un gobelin au point de lui faire perdre l'usage de la parole. En arrivant à Gringotts et présentant sa broche elle avait rapidement et poliment été escortée dans le bureau de Barchoke. Comprenant la coutume gobeline d'aller droit au but, elle avait expliqué son idée de récompense pour son fils - ce qui rendit le gobelin choqué et muet.
Se ressaisissant finalement, il répondit, même si l'émotion était clairement palpable dans sa voix. "Amélia, nous n'avions jamais espéré que ce soit possible. Nous l'avions espéré oui - d'ici plusieurs décennies peut-être… Pardonnez-moi, mais j'aimerai que vous acceptiez de rencontrer le directeur pour transmettre ces informations? Je vous donne ma promesse ici et maintenant que je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour que votre idée devienne réalité. Mais comme vous, il faut que je parle à plus haut placé que moi. Pour être honnête, je crains que le directeur suspecte que je sois devenu trop dépendant des grogs si je lui en parle moi-même."
Barchoke comprenait bien le risque qu'il prenait. Venir dans le bureau du Directeur pour une réunion non prévue était toujours risqué, mais en plus y venir avec Amélia pourrait s'avérer mortel. Amélia serait le premier membre du gouvernement sorcier à mettre les pieds dans le bureau du Directeur, mais Barchoke estimait que les retombées positives possibles en valaient le coup.
Si Amélia ne savait pas déjà à quelle point cette situation était inhabituelle, les regards choqués de tous les gobelins en la voyant marcher vers le bureau du Directeur mirent la puce à l'oreille de l'ancienne auror. Ils n'attendirent presque pas et furent conduits dans le riche bureau où Amélia après une brève salutation polie, expliqua pourquoi elle était là.
Même s'il savait ce que cela devait être de la plus haute importance pour que Barchoke ose amener cette sorcière ici, Ragnok fut choqué par la proposition d'Amélia. Mais contrairement à son employé, le dirigeant gobelin était déterminé à comprendre pourquoi cette proposition était faite.
Amélia fut embarrassée d'admettre qu'en raison des préjugés du Magenmagot, ils ne savaient pas s'ils pouvaient récompenser les Héros de Poudlard de la même manière. Elle n'était pas prête pour la réaction que cela provoqua car le dirigeant gobelin, visiblement furieux se tourna vers Barchoke. Ils parlaient dans leur langue - qu'Amélia ne comprenait pas - mais le ton du gobelin laissait peu de place à l'imagination. Une remontrance était facilement reconnaissable quelle que soit la langue utilisée
"Ils manquent de respect à votre fille et vous vous précipitez ici, rougissant et excité comme une jeune vierge le soir de ses noces! Vous attendez-vous à ce que nous sourions alors que nous sommes vus comme des imbéciles par ces idiots de sang pur du Ministère? Cette sorcière doit sûrement avoir anticipé notre réaction? Ils ne peuvent pas être aussi stupides - ou pensent-ils que c'est nous qui le sommes?"
Barchoke n'était plus excité et il offrit des excuses et une explication à son supérieur. "Toutes mes excuses Directeur. J'ai été tellement surpris par les implications de cette offre que je n'ai pas cherché à connaître les raisons qui la motivaient. Amélia ne sait pas que Hermione est ma fille - j'ai gardé cette information pour moi pour protéger sa position au Ministère…"
"C'était une erreur - cette sorcière devrait être considérée comme un atout et une amie."
Ragnok avait repris le contrôle de ses émotions quand il parla à Amélia - dans sa langue. "Mes excuses Madame Bones. Tant pour ma grossièreté à parler une langue que vous ne comprenez pas que pour mes suppositions sur le fait que vous possédiez déjà certaines informations - des informations qui expliquent mon éclat. Le Ministère voit Mlle Granger comme une sorcière née de moldue, nous, nous la voyons comme une enfant de notre nation. Vous étiez présente le jour où je lui ai accordé le statut d'amie de la nation gobeline. C'était avant qu'elle ne soit liée par le sang à un certain centurion que nous connaissons tous. Elle est la compagne d'Harry, donc une fille de notre nation - et un héroïne aussi! La traiter irrespectueusement à cause de sa naissance sera perçue comme une insulte par notre nation."
C'était maintenant au tour d'Amélia d'être choquée. "Liée par le sang - si jeune! Puis-je demander si c'est une tradition gobeline?"
"Le lien de sang, oui - mais l'être si jeune n'est certainement pas le cas. Cela a aussi été un choc pour moi. Barchoke se fera un plaisir de vous montrer le souvenir pour vous expliquer les circonstances entourant cet évènement inhabituel. Comme vous pouvez le constater, cela ne fait que complexifier ce problème qui était déjà loin d'être simple."
Ignorant son choc, Amélia essaya de saisir la situation dans laquelle elle se trouvait. "Je voudrais présenter mes excuses pour l'insulte implicite envers Miss Granger, cela n'a jamais été mon intention ou celle du Ministre. Notre plan était d'éloigner l'attention de son statut du sang, ce qui reste notre meilleure option pour aller de l'avant. J'hésite à utiliser le mot "désordre" mais cela pourrait facilement se transformer en désastre pour nous tous."
Ragnok hocha la tête pour montrer son approbation. "L'offre du Ministre est très bonne et je respecte les raisons pour lesquelles elle a été faite. Notre nation souffre aussi de son quota de fanatiques et racistes qui ont été mis à leur place grâce aux efforts héroïques de Miss Granger - aux côtés de son compagnon et de ses amis. Ce jeune couple devient de plus en plus le centre d'intérêts de nos deux sociétés et trouver un moyen pour eux de coexister pourrait bien être l'un de nos plus grands défis. Nous ne devons jamais oublier que ce couple a aussi une troisième option car l'attrait du monde moldu est très fort - et ce serait un désastre pour nous tous. Nous sommes prêts à travailler avec nos amis du Ministère pour tracer une voie qui nous convienne à tous et en particulier à notre jeune couple."
Amélia se détendit légèrement, le ministre serait heureux de savoir que les gobelins avaient exactement les mêmes préoccupations qu'eux. "Directeur, c'est un objectif vers lequel je serais heureuse de travailler. Puis-je demander si le statut de Harry et Hermione pourrait devenir public? D'après ce que je vous avez dit, dois-je comprendre que cette situation est connue de toute votre nation?"
"Ce fait est certainement bien connu à Gringotts. Le fait qu'il soit diffusé auprès de tous est une affaire de famille, vous devriez en parler avec Barchoke et toutes les personnes concernées. Pensez-vous que cela nous aiderait si cela était rendu publique?"
"Je pense que oui. Le lien du sang est une vieille tradition magique qui est tombée en désuétude lorsque le parti des sangs purs a gagné en puissance. Les mariages visent davantage à protéger les lignées et à rejoindre les familles qu'à savoir si les couples étaient aptes à se marier. Ayant vu Hermione et Harry plusieurs fois ensembles, puis-je supposer que leur lien est puissant?"
Cela fit rire Ragnok et permit à Barchoke de reprendre la discussion. Il ne pouvait pas croire l'erreur qu'il avait commise et avait besoin de la rattraper. "Amélia, c'est le lien le plus fort que quiconque ait jamais vu. Le corps entier avec une aura qui est devenue dorée. Notre société a évolué dans une direction opposée à la votre, le mariage est sacré pour nous et un lien de sang fort est vital. Je vous laisserai voir le souvenir de leur lien plus tard et j'essaierai de vous expliquer pourquoi je ne vous en ai pas parlé. Il faudra que je parle à mes enfants et aux Granger de la possibilité de rendre ça public."
C'était raisonnable et elle évoqua ensuite la possibilité que Gringotts ouvre une succursale à Pré-au-Lard - cette proposition fut bien accueillie.
"Si la loi peut être changée pour permettre aux gobelins de vivre dans cette autre branche, alors c'est quelque chose que nous aimerions commencer. Cela devrait également encourager davantage d'entreprises à s'installer dans le village et peut-être pourrons nous un jour rivaliser avec le Chemin de Traverse en tant que lieu de commerce."
Les trois personnes dans la salle se rendant compte qu'elles voulaient essentiellement la même chose, les obstacles entre elles disparurent et elles proposèrent plusieurs idées sur la meilleure manière d'atteindre leurs objectifs communs. Tous pensaient que c'était une réunion très productive et il était maintenant temps d'entamer - officiellement - le processus de négociation.
-oOoOo-
Sirius avait besoin de tout son courage de Gryffondor pour ce qu'il prévoyait ici. Tout ce qu'il avait à faire était de penser à la femme qui allait bientôt devenir sa femme et il savait ce qui devait être fait - aussi maladroit que cela puisse s'avérer.
Les charmes de réchauffement sur sa cape la plus épaisse avaient du mal à faire face au froid sévère, son passage à Poudlard ne l'avait pas vraiment préparé à affronter ce froid cruel. Il pensait qu'Henrica plaisantait quand elle lui avait dit que la mer était gelée pendant quelques mois chaque année à Lulea, il commençait à la croire - tout en étant reconnaissant qu'il soit à environ un mois de cette expérience.
Il avait trouvé la maison qu'il cherchait sans trop de problèmes, Sirius ne se souvenait pas s'il avait déjà été dans une maison entièrement en bois auparavant. Un colosse blond répondit rapidement à la porte et il aurait pu rivaliser avec Hagrid dans un concours de bras de fer. "Bonjour monsieur, je m'appelle Sirius Black. Êtes vous M. Hobson?"
"Sirius Black! Au nom de Thor, qu'est-ce qui vous a poussé à sortir habillé comme ça? Ce n'est pas Londres, nous sommes juste en dessous du cercle polaire ici - mettez-vous au chaud avant de vous figer dans ces habits ridicules."
Sirius fut bousculé dans le couloir, la chaleur bienveillante s'infiltra dans ses os en quelques secondes. La maison est peut-être en bois mais l'accueil était assurément grégaire et authentique "Oubliez ces idioties de Mr Hobson, je suis Lukas." Sirius serra la main massive qui lui était offerte, reconnaissant qu'elle n'écrase pas ses doigts. "Laissez-moi prendre cette cape et nous pourrons ensuite vous faire rencontrer la maîtresse de maison. Moa, nous avons un visiteur – il vient tout droit de Londres."
Il se retrouva conduit dans une pièce qui donnait envie de se déchausser, de s'asseoir près du feu et de ne jamais partir - cet effet n'avait rien à voir avec la magnifique femme qui venait de se lever de sa chaise pour le saluer. Moa Hobson était clairement la mère d'Henrica, même si elle n'avait pas l'air assez vieille pour avoir un enfant de cet âge. Sirius s'inclina, prit la main offerte et l'embrassa. "Mrs Hobson, c'est vraiment un plaisir de vous rencontrer."
"Oh, Lukas, il semble bien réel. Il sait aussi traiter une dame - et mon allure ne l'a pas affecté du tout."
"Oui ma chère, il semblerait que notre Henrica ait bien choisi. Asseyez-vous, Sirius, et dites-nous tout sur vous. Vous resterez ce soir bien sûr - bien que les nuits durent presque vingt heures à cette époque de l'année." Cela fit rire Lukas de sa propre blague, bien que Sirius ne comprit pas tout à fait.
Il décida de continuer à expliquer pourquoi il était ici avant d'accepter tout arrangement pour dormir - ils pourraient le jeter dehors dans les prochains instants. Il avait aussi besoin de renoncer temporairement à l'utilisation de Lukas et Moa, il devait être formel pour cela. "Mr et Mrs Hobson, je suis venu ici pour vous demander la main votre fille…"
Cela vit Lukas quitter la pièce et Sirius pensa qu'il l'avait tout gâché - seulement pour que le père de Henrica revienne rapidement avec un plateau contenant une bouteille et trois verres. "Des nouvelles aussi merveilleuses que celles-ci devraient être entendues avec un verre à la main pour célébrer. Avez-vous déjà essayé l'akvavit, Sirius?"
Son "non" fût accueilli par un sourire qui pouvait soit appartenir à un prédateur ou prévenir d'une blague. Une gorgée et Sirius sût que c'était un sourire blagueur, il savait qu'avec deux verres de cet akvavit cela le ferait rester pour la nuit - il ne serait pas apte à aller ailleurs.
Moa avait sorti ce qui était de toute évidence un scrap book. "Quand Henrica a déménagé en Ecosse pour enseigner, nous avons commencé à nous faire livrer le journal britannique. Il arrive avec un jour de retard mais parfois, c'est plutôt une bonne chose. Nous avons eu la lettre d'Henrica nous disant qu'elle allait bien juste avant de savoir qu'elle avait combattu un basilic…"
Sirius pouvait voir la peur dans les magnifiques yeux de cette femme, c'était une peur qu'il avait partagé. "J'étais à ses côtés, attendant que la potion fonctionne, ça m'a donné le temps de réfléchir. Mes pensées se sont tournées vers ce que serait ma vie sans votre magnifique fille. Je l'ai demandé en mariage au moment où elle a repris connaissance. Nous espérons nous fiancer le lendemain de Noël, avec une date de mariage à fixer ensuite. J'ai invité ma famille et nos amis dans ma maison pour les vacances, et je souhaiterais étendre cette invitation à vous deux également."
La peur était maintenant remplacée par les larmes de joie dans les beaux yeux de Moa. "Elle écrit tout le temps et nous avons toujours su qu'elle serait très occupée, entre son travail à Poudlard et Gringotts, mais elle nous manque énormément. Nous aimerions avoir la chance de passer les vacances avec vous deux."
"La maison sera bien remplie et nous allons planifier des sorties et des activités pour divertir tout le monde. Vous serez les bienvenus pour ajouter un peu de folie à ce que ces vacances seront, je l'espère. Une chose cependant, pourriez vous ne rien dire à Henrica concernant votre venue à Londres - je voudrais lui faire la surprise."
C'est un Lukas jovial qui remplit les verres et porta un toast. "A Noël à Londres - et beaucoup de folies pendant ces vacances…"
Moa porta également un toast, montrant aux deux hommes la photo du couple prise lors du bal d'été du ministère. "A Henrica et Sirius, un couple magnifique..."
Sirius ne pouvait pas être en reste, il leva son verre. "Aux magnifiques femmes Hobson, puisse-t-il un jour y en avoir beaucoup plus."
Lukas but son verre, avant de montrer l'album détenu par Moa. "Henrica écrit tout le temps, donc nous avons l'impression de vous connaître déjà, nous allons pouvoir utiliser ce temps pour remplir les blancs - à propos de vous et du reste de ces gens sur les photos."
La dernière fois que Sirius s'était senti aussi confortable chez quelqu'un, c'était quand il s'était enfui de chez lui pour rester avec James. Lukas et Moa n'avaient physiquement rien à voir avec les Potter, mais leur attitude envers la vie était similaire. Ils le faisaient se sentir aussi accueilli que ce garçon de seize ans terrifié des années auparavant. Sirius enleva ses chaussures et commença à raconter histoire après histoire. Quand Moa sorti un nouvel album photo d'Henrica qui grandissait, ce fut à son tour d'écouter des histoires sur la femme qui serait bientôt son épouse. La longue nuit passa agréablement et rapidement.
-oOoOo-
Les soirées de patinages eurent un succès fou, les premières années avaient rendu tout le monde jaloux au petit déjeuner, avant que McGonagall ne se lève et annonce le planning permettant au reste de l'école de participer. L'événement le plus notable parmi le groupe d'amis était Blaise tenant la main de Parvati pendant qu'ils patinaient pendant la soirée des deuxièmes années. C'était un énorme coup de pouce pour la confiance en soi de Parvati, et quelque chose que ses amis et sa famille approuvaient.
Les retenues de Ronald Weasley étaient terminées, il était donc autorisé à se rendre aux soirées. Il resta à côté de la balustrade, se moquant de ceux qui glissaient. Cela dura jusqu'au moment où la nourriture apparut. Manger était plus intéressant pour lui que patiner. Ron était ravi d'avoir une table pour lui tout seul, il n'avait à partager la nourriture avec personne d'autre.
La métamorphose de Parvati depuis ce mercredi soir fit qu'Henrica fut approchée à propos de deux trois choses, Bill arriva pour leur leçon le samedi matin avec une réponse pour elle et Sirius - et quelques enveloppes. Harry se dirigea vers la table des Serpentards pour les délivrer personnellement.
Si Blaise semblait choqué de recevoir une enveloppe, Draco était étonné. L'ouverture de cette enveloppe fit monter son niveau d'incrédulité de quelques crans. Pansy et lui étaient invités à la fête de fiançailles de Lord Black le lendemain de Noël.
Pansy était ravie de ce que cela signifiait. "Oh, Draco, c'est merveilleux. Père était réellement mécontent de voir que je n'étais pas au bal d'été du ministère, nous ne serons pas non plus à celui de Noël. Voilà quelque chose qui va le calmer, je pense que ces invitations seront extrêmement difficiles à trouver. Ça le fera réfléchir à deux fois avant de mettre fin à nos fiançailles, l'intérêt de Lord Black le garantira."
"Pansy, nous savons tous les deux qui est derrière tout ça, et je parie qu'il prétend toujours que je ne lui dois rien."
Les deux regardèrent Harry alors qu'il quittait la grande salle pour aller s'entraîner.
A l'entrée dans la salle, leur entraînement ne commença pas immédiatement. Ils savaient tous qu'ils devaient discuter de certaines choses avant. Harry commença, pas très heureux des nouvelles reçues de son père."
"Assistant Ambassadeur, je veux que vous sachiez que ces changements ne viennent pas de nous. Nous sommes très heureux de vous avoir comme instructeur et nous résisterons à toute tentative pour vous remplacer lors de nos leçons du week end."
Bill était assez touché par l'inquiétude que ces quatre là lui montraient, il était temps de leur montrer que cette inquiétude était déplacée. "Merci pour votre vote de confiance, je peux vous assurer que je m'opposerai également à tout mouvement qui verrait nos cours du week end interrompus. Il s'agit simplement de faire passer Poudlard en premier, est ce que l'un d'entre vous à le moindre doute concernant le fait que Remus Lupin soit un meilleur professeur de défense que Lockhart ?"
La seule réponse que Bill obtint fut quatre regards qui se demandaient s'il avait perdu la raison. "C'est bien ce qu'il me semblait. Maintenant, Poudlard et le ministère ont tout fait pour soutenir Remus, Gringotts doit vraiment être vu comme faisant de même. Pour les sorciers, que cela nous plaise ou non, ils voient Harry comme le visage public des gobelins. Augusta passerait pour une idiote si elle défendait ce changement de professeur, seulement pour que son petit fils et sa fiancée continuent de recevoir des leçons de défense de ma part. Nous savons tous que vous allez survoler les cours de toute façon, nous savons que c'est ici que se passe le plus gros du travail en défense. Je peux demander à Remus d'aider occasionnellement le week end mais vous continuerez de travailler avec moi."
L'air parut moins pesant, et permit à Bill de poser la question dont son patron voulait la réponse. "Comment vous sentez vous à propos de votre lien connu par le grand public ?"
A nouveau, Harry fut le premier à répondre. "Je pense qu'il serait hypocrite de ma part d'avoir un problème avec ça. Je me suis publiquement lié à Hermione pour changer son statut dans la Nation, et lui offrir une protection. S'ils pensent que rendre la nouvelle publique lui offrirait aussi une protection dans la communauté magique, c'est bon pour moi."
Tout le monde se tourna vers Hermione pour avoir son opinion, et sa réponse fut très simple. "Il est mien et je suis sienne, et je me fiche vraiment de savoir qui le sait. Savez vous ce que nos parents ont dit ? Notre lettre hebdomadaire de Crawley arrive habituellement demain."
Bill sourit. "Dan comprends pourquoi vous vous êtes tous les deux liés et pense que si cela empêche sa fille d'être attaquée par des sorciers ou des sorcières, ça devrait faire la une des journaux. Tant que ça n'apparait pas dans le Crawley Observer tant que vous n'êtes pas un peu plus vieux, ça lui va. Emma et Barchoke étaient tous deux d'accord avec lui."
Harry posa ensuite la question qu'il avait du mal à comprendre. "Le ministère va réellement essayer d'attribuer une terre aux gobelins, et un titre ?"
Ils étaient tous conscients du fait que la terre en question n'était pas, peu importe le degré d'imagination, une immense étendue dans les Highlands, c'était plus la possibilité de posséder et de vivre sur sa propre terre - en tant que gobelin - qui était responsable de l'excitation. Le titre de Baron était également purement cérémoniel. Légalement, pouvoir posséder sa propre vallée écossaise en tant que gobelin était comme offrir un royaume à Harry, cela valait beaucoup plus que n'importe quel titre que le ministère pouvait imaginer.
"Il semble que ce soit une sacré bonne initiative, c'est pourquoi il est si important de soutenir la nomination de Remus Lupin. Nous essayons de faire passer un message commun, comme quoi en travaillant ensemble, cela profite à tous. A ce propos, Neville, es-tu d'accord avec l'utilisation des nouvelles de l'état de tes parents ?"
Sa réponse fut la simplicité même. "Harry a aidé ma famille, nous sommes heureux de l'opportunité d'aider la sienne - c'est ce que fait la famille."
Bill ne pouvait s'empêcher de souhaiter que son plus jeune frère ressemble davantage à eux, ou qu'il grandisse au moins, un jour, dans la même veine. Les jumeaux et Ginny étaient amis avec les quatre, et s'étaient épanouis avec cette amitié. Chaque dimanche, Bill voyait Fred et Georges travailler sérieusement et se pousser dans leurs leçons. Le fait que Maître Pitslay ait confirmé qu'ils réussissaient aussi bien dans la classe de potions serait une agréable surprise pour leurs parents au moment où les bulletins de notes seraient délivrés.
La discussion étant terminée, il était maintenant temps de passer aux choses sérieuses, la défense.
-oOoOo-
Augusta passait également aux choses sérieuses concernant la défense, le sourire ironique sur ses lèvres était là pour une raison précise - une raison qui venait d'entrer dans son bureau.
"Ah, Professeur Lockhart, veuillez-vous asseoir. Les nouvelles protections de Poudlard ont été minutieusement examinées et se sont avérées fonctionner parfaitement ..."
"Cela ne peut pas être le cas, ils doivent avoir oublié quelque chose."
"Je suis désolé, Professeur, je peux vous assurer que rien n'a été oublié. Maintenant, après notre dernière discussion sur la question, et sachant que vous êtes un homme de parole, j'accepte avec regret votre démission. Mais vous serez ravi de constater que j'ai réussi trouver un remplaçant de premier ordre. Veuillez-vous assurer que tous vos effets personnels soient retirés de Poudlard avant Noël, nous avons beaucoup de chance que le nouveau professeur puisse commencer dès la nouvelle année. Nous vous souhaitons bien sûr bonne chance dans tout que vous entreprendrez ensuite. "
Augusta se remit à sa paperasse après ce renvoi, sachant très bien que Lockhart était trop choqué pour même quitter sa chaise. Elle continua à travailler pendant quelques instants avant de faire semblant de remarquer qu'il n'était pas encore parti.
"Oh, je suis désolé, Professeur, est-ce que je peux faire autre chose pour vous?"
"Euh, Madame Londubat, j'étais peut-être un peu hâtif en indiquant que je quitterais le château ..."
"Hâtif ? Je pensais que vous iriez aussi vite que vos jambes vous porteraient - oh je vois, vous parlez de votre décision de démissionner ? Malheureusement cette décision a déjà été prise. Je ne peux pas avoir deux professeurs de défense car je serais obligée de renvoyer l'un des deux. Il serait sûrement préférable que votre curriculum vitae indique que vous ayez démissionné de Poudlard, plutôt que de devoir être renvoyé ? Vous pouvez partir quand vous voulez professeur. "
Augusta laissa maintenant un peu d'acier s'infiltrer dans sa voix, s'assurant que Lockhart comprenait qu'il était temps de partir - de son bureau et aussi du château. "Les étudiants partant chez eux dès lundi, vous avez déjà enseigné votre dernier cours à Poudlard."
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Les sœurs Patil discutaient actuellement, toutes deux faisant un effort délibéré pour s'assurer qu'un gouffre ne soit plus jamais autorisé à s'ouvrir entre elles. "J'espère que ça ne te dérange pas que nous insistions pour que Blaise soit invité à la fête de fiançailles ? Susan et Hannah seront autorisées à inviter des partenaires à la fête, mais je ne pensais pas que tu serais prête à demander à quelqu'un de venir pour l'instant."
"Oh, Padma, ça a fonctionné merveilleusement. Blaise a évidemment discuté de la raison pour laquelle il était invité, il m'a demandé plus tôt si je serais sa cavalière pour la fête. Bien sûr, j'ai répondu que oui. Et puisque le code vestimentaire sera d'avoir une tenue formelle provenant des gobelins nous avons déjà résolu ce problème."
"Ouais, Fred, George, Roger et Cédric seront tous invités demain, et Harry a déjà arrangé un rendez-vous avec les tailleurs gobelins pour eux - et leurs cavalières. Sirius ne voulait pas inviter des gens qui n'ont rien fait ni rien dit quand il pourrissait à Azkaban, et tu sais que c'est un grand gamin de toute façon. La fête sera avec de la famille et des amis – ce sera très amusant."
Les Patil ne célébraient pas Noël en tant que tel, mais cela se transformait rapidement en des vacances dont ils se souviendraient longtemps. Non seulement ils pouvaient les passer avec leurs amis et leur famille, mais il y avait déjà des promesses d'au moins une fête de plus, ainsi que du patin à glace en plein cœur du Londres moldu - et encore plus de shopping aussi. Elles allaient a-do-rer !
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Augustus Rookwood n'aimait pas ce qu'il faisait, mais ses besoins passaient avant tout. C'était un événement fortuit que le socle sur lequel reposait son mince matelas de paille n'était pas fait dans le même matériau que le reste de sa cellule. Tenter ce qu'il voulait obtenir sur le granit noir à partir duquel Azkaban avait été construit aurait rendu sa tentative d'évasion déjà périlleuse en tentative totalement désespérée.
Alors que la douleur dans sa bouche devenait insupportable, il enleva ses doigts pour y trouver des traces de sang. Ce mélange de salive et sang fut immédiatement transféré dans la baguette très rudimentaire qu'il construisait. Des morceaux de paille de son mince matelas étaient liés avec des cheveux qu'il avait tirés de sa tête. Cela était alors enrobé dans le mélange venant de sa bouche et avec un peu de chance, au cours des prochains mois, ce processus pourrait infuser suffisamment de son essence magique dans sa construction très basique pour lui permettre de jeter quelques sorts.
Cette « baguette » n'allait jamais lui permettre de lancer des sorts sur qui que ce soit, ce n'était pas son but de toute façon. Il avait besoin de cette baguette pour ouvrir la porte de sa cellule ainsi que toutes celles qui qui bloqueraient la route lors de sa sortie d'Azkaban. Avec un peu de chance la baguette tiendrait suffisamment pour qu'il puisse se jeter un sortilège de réchauffement avant d'être forcé de nager dans mer du Nord. Un simple alohomora suffirait pour ouvrir les portes à Azkaban. Les prisonniers se voyant refuser les baguettes et les détraqueurs attendant dans les couloirs, la souplesse de cette prison vis-à-vis d'un sort aussi simple était peut-être compréhensible.
Augustus aurait d'abord besoin de déloger un morceau de pierre du socle avant qu'il puisse même penser à faire un médaillon de protection pour le faire passer devant les détraqueurs. Il faudrait ensuite qu'il soit façonné et soigneusement sculpté avec des runes, puis être infusé avec son sang pour les activer. Il était forcé d'utiliser ce dont il disposait dans sa cellule car les tasses en fer blanc duraient juste assez longtemps pour que la nourriture soit consommée et tout liquide bu. Les couteaux, les fourchettes ou les cuillères n'avaient jamais été fournies – ils n'étaient certainement pas assez stupides pour fournir à leurs prisonniers tout ce qui pouvait être utilisé comme arme.
C'est pourquoi ses doigts revinrent à nouveau dans sa bouche. Augustus avait besoin de quelque chose qui pouvait tailler la pierre et la seule chose dont il disposait à Azkaban, c'était ses dents. Il estimait que ses molaires devraient être les plus idéales pour couper un morceau de pierre tandis que ses incisives seraient nécessaires pour tailler les runes requises. Entre ses dents à arracher et les égratignures qu'il s'attendait à avoir en travaillant la pierre, Augustus ne pensait pas qu'il aurait une pénurie de sang pour sa baguette et son médaillon de protection.
Il savait également que cela allait prendre des mois, des mois que des facteurs extérieurs lui permettaient de toute façon de prendre. Même s'il sortait de sa cellule, passait devant les détraqueurs et s'échappait hors de la prison d'Azkaban elle-même, ce qui serait un exploit incroyablement difficile, il avait encore le problème d'être piégé sur une île au milieu de la mer du Nord. S'il entrait dans cette mer en décembre cela lui garantissait à 100 pourcents de mourir – ce serait en fait un suicide. Il faisait tout simplement trop froid pour que quiconque puisse survivre dans l'eau plus de quelques instants.
Augustus savait qu'il n'y aurait qu'une seule tentative possible, durant les quelques mois de ce qui passait pour l'été ici, pour faire la tentative. Ce n'est qu'alors qu'il pourrait avoir assez de chance pour rejoindre la terre ferme - et alors seulement il pourrait commencer la tâche qu'était de faire revenir son maître au pouvoir.
