Disclaimer : HP appartient à JK Rowling et cette traduction que Sachatouill et moi faisons de l'histoire de RobSt n'est pas utilisée à des fins commerciales

Reviews : Voici un chapitre historique ! Bonne lecture

Chapitre 54: La trahison est un si vilain mot

Hermione se sentait réellement satisfaite et commençait à comprendre pourquoi - elle se réveillait tout en étant blottie contre Harry. Ils avaient quitté l'hôpital tard dans la nuit et Sirius les avait ramenés à Crawley. Dobby leur avait immédiatement préparé quelque chose à manger pendant qu'ils racontaient à leurs parents ce qu'il s'était produit. Puis elle et Harry étaient allés se coucher. Son dernier souvenir était d'avoir vérifié si Harry allait bien et elle supposait qu'elle s'était endormie à côté de lui.

"Bonjour, on dirait que quelqu'un n'a pas trouvé son lit hier soir?"

Elle embrassa Harry sur la joue, Hermione était heureuse d'être là mais nerveuse à cause des circonstances qui l'avaient mené là. "J'espère que c'est maman qui a mis cette couverture sur nous et pas un des elfes. Je ne voudrais pas que maman ou papa pense que nous nous faufilons ici pour…"

Betsy arriva avec un pop. "Ne vous inquiétez pas Maitresse, Madame vous a recouvert après vous avoir retrouvés ici en train de dormir. Betsy et Dobby ne savaient pas trop quoi faire, nous ne voulions pas vous réveiller Maîtresse car vous aviez l'air si paisible."

"Tout va bien Betsy, tu as bien fait…"

Deux verres de jus d'orange apparurent sur la table de chevet d'Harry grâce à Dobby.

Ils s'assirent dans le lit, buvant leur jus et discutant de la journée à venir. "Je ne pense pas qu'on retournera à Poudlard aujourd'hui. Tu as entendu le ministre hier soir, le procès de Nott aura lieu aujourd'hui pendant la réunion d'urgence du Magenmagot. Je devrais peut-être y faire une apparition en tant que Centurion Crow et être aux côtés de mon père."

"Je veux être là aussi, peut-être que Sirius pourra m'emmener?"

Harry pensait que c'était une bonne idée et accepta qu'ils lui posent la question avant de lui parler de ses inquiétudes sur un autre sujet. "S'ils s'en sont pris à mon père, j'ai peur qu'ils ne pensent que tes parents sont une cible plus facile. Nous savons qu'ils ne peuvent pas s'approcher de cette maison, pas avec l'escadron de gobelins qui surgiraient à Crawley, mais j'ai peur pour Dan et Emma quand ils sortiront…"

Emma frappa à la porte avant d'entrer en souriant et de s'asseoir sur le lit à côté d'eux. "Je ne voulais pas écouter aux portes mais j'ai entendu nos noms avant de frapper à la porte. Il y a-t-il quelque chose que nous devons savoir?"

"Rien de spécial, je m'inquiète juste pour vous deux quand vous quitterez la sécurité de cette maison - je ne sais pas si pourrions enchanter votre cabinet, peut-être qu'un portoloin de secours serait une meilleure option - en tout cas j'en parlerai à Père. Ce n'est peut-être rien mais il vaut mieux être prudent et prendre plusieurs précautions."

"Barchoke et Toi ne vous êtes pas encore trompés jusqu'à maintenant, Dan et moi prendrons en considération tes conseils. Je déteste avoir à poser cette question mais je pense que nous devons en parler puisque cela a un impact sur nous tous. Qu'est-ce qui se serait passé si l'attaque d'hier avait été un succès?"

Harry comprenait pourquoi Emma posait cette question et cela ne facilita pas sa tâche d'y répondre. Hermione se blottit contre lui pour lui donner le soutien dont il avait besoin. "Politiquement, cela aurait dépendu de la réponse du ministre. S'ils s'en étaient pris aux mangemorts en résolvant vraiment le problème alors, ils auraient pu être capables d'éviter la guerre. Sinon le Centurion Crow aurait mené les combats. A ce moment nous vous aurions fait évacuer le pays car vous auriez été au milieu d'une guerre qui n'est pas la vôtre…"

"Jamais Harry…"

Harry plaça un doigt sur ses lèvres stoppant sa compagne avant qu'elle ne puisse s'énerver. "Souviens-toi Hermione, nous avons déjà eu cette discussion. Les gobelines ne peuvent pas être guerrières, tu es une sorcière mineure et quant aux moldus, ce n'est pas leur combat. Il me faudrait être sûr que vous êtes tous les trois en sécurité…"

Elle retira le doigt d'Harry de sa bouche, déterminée à lui faire part de son opinion. "La discussion que je choisis de me rappeler est celle où j'ai dit que tu ne pouvais pas me demander ça, tout sauf ça Harry."

Emma avait posé cette question afin de découvrir ce qu'il arriverait à Harry s'il perdait son père mais sa réponse l'avait prise de court. Emma voyait bien l'émotion exprimée par les deux adolescents et elle pensait aussi qu'il vaudrait mieux qu'ils en parlent ouvertement entre eux. "Tu te battrais vraiment contre d'autres sorciers Harry?"

"Un sorcier a assassiné mon papa et ma maman. Si un autre sorcier assassinait mon père, alors oui. Je suis un centurion et Hermione était présente le jour où j'ai prêté serment par le sang de défendre la Nation. Si la Nation entrait en guerre, je ferais la même chose que les autres guerriers et centurions, je me battrais!"

Hermione savait bien sûr comment Harry réagirait si la nation entrait en guerre et elle l'informa d'autre chose pour essayer de la rassurer. "Amélia et le Ministre le savaient aussi. On pouvait le deviner hier soir à l'hôpital. C'est pour cela qu'ils agissent si vite car le ministre est a désespérément envie de montrer à Harry et à la Nation qu'ils peuvent gérer ce problème."

Dan entra alors dans la chambre d'Harry. "Vous parlez de politique avant le petit-déjeuner? Je pensais que vous seriez tous deux en train de pratiquer l'escrime?"

Hermione répondit à son père en rougissant. "On a raté le réveil."

"Dans ce cas, habillez vous et descendez prendre le petit déjeuner avec nous. Sirius va bientôt arriver et il sera intéressant de voir ce que la Gazette dira de qu'il s'est passé hier. Nous sommes tellement habitués à lire ce journal que nous avons demandé à Dobby de nous en acheter une copie. Cela aide aussi de connaître plusieurs des personnes qui y sont régulièrement mentionnées."

Prenant ça comme le signal qu'il fallait retourner dans sa chambre, Hermione sortit de la pièce pour remplacer son pyjama par quelque chose de plus convenable. Elle n'avait cependant pas besoin de s'inquiéter car son père était plus concentré à poser une question sur les ramifications de la veille que de parler du fait qu'elle s'était endormie dans les bras de son compagnon. "Tu penses vraiment qu'il y aurait eu une guerre entre les sorciers et les gobelins?"

"Nous y sommes préparés depuis que je suis entré à Poudlard, Dan. J'y ai brisé les lois ministérielles à plusieurs reprises et je ne m'en suis sorti que parce que le ministère ne voulait pas reconnaître que je suis un gobelin. Le fait qu'ils essaient maintenant de changer ces lois est ce qui a provoqué l'attaque d'hier - une revanche des ces racistes au sang pur qui veulent mettre un terme à ces réformes."

Il s'agissait de quelque chose dont les deux parents n'avaient jamais entendu parler jusqu'à maintenant: "Pourquoi briserais-tu volontairement la loi ministérielle?"

"Nous savons que Voldemort n'est pas vraiment mort et que ses mangemorts occupent tous des positions importantes en attendant son retour. Le ministre n'avait pas cette information car Dumbledore voulait garder ça secret et nous ne pouvions pas le lui dire parce que le gobelins ont l'interdiction de se mêler des affaires des sorciers. Si Voldemort était revenu d'entre les morts et au pouvoir, la Nation serait sans doute rentrée en guerre au moment où il aurait tourné son attention vers Gringotts. C'était le moindre mal pour nous et cela a encore mieux marché que nous ne l'aurions pensé - jusqu'à hier."

La simple idée que son garçon doive aller à la guerre fit monter les larmes aux yeux d'Emma. "...Mais pourquoi toi Harry? Pourquoi est-ce toujours toi qui dois être au coeur du danger?"

Un bras étonnamment fort s'enroula autour des épaules d'Emma "... parce que je suis le seul à pouvoir le faire maman, le ministère se ficherait de qui peut arriver à un autre gobelin."

Levant sa main, elle écarta tendrement une mèche de cheveux noirs de son visage. "Je viens juste d'avoir un fils, je ne peux pas le perdre je ne veux pas le perdre. Dis moi que cette guerre n'arrivera pas."

"Comme Hermione l'a dit, le ministre veut désespérément nous apaiser. Nott va tomber ainsi que ceux qui l'ont aidé. Ce qui va faire pencher la balance, c'est ce qu'ils vont faire à propos du problème des mangemorts. Nott était un membre du Magenmagot, au coeur même de leur gouvernement - le ministre doit s'assurer que ça ne se reproduise plus. Notre futur sera déterminé en fonction de ce que le Magenmagot fera. C'est pour ça qu'Hermione et moi avons décidé de ne pas rentrer à Poudlard aujourd'hui, nous devons être là."

"Est-ce-que ce sera sûr?"

"Je pense que la seule bataille qu'il y aura sera politique, Amélia aura ses aurors pour s'en assurer - sinon je ne permettrais pas qu'Hermione vienne." Harry avait baissé sa voix en disant cette dernière partie, mais pas assez visiblement.

"Je t'ai entendu Crow et nous en parlerons au petit déjeuner. Qu'est-ce que vous faites encore là?" Hermione, désormais habillée entra de nouveau dans la pièce pour y trouver sa mère en larmes dans les bras d'Harry et son père qui avait l'air inquiet. "Sérieusement, je vous laisse seuls pendant quelques minutes et ma propre mère essaie de me piquer mon petit ami! Madame Granger, lâchez mon compagnon s'il vous plaît." Le sourire d'Hermione trahit sa tentative d'humour.

Incapable de résister Dan ébouriffa les cheveux de sa fille avant d'essayer lui-même une blague. "Je pense sérieusement que cette Padma Patil a une mauvaise influence sur toi!"

"Oh, ce n'est pas Padma, c'était juste moi essayant mon nouveau sens de l'humour gobelin…"

Cela fit rire Harry.

"Ce n'était pas si drôle! okay Harry, ça suffit…" Cela ne le fit que rire encore plus fort.

"Tu commences à comprendre Hermione, tu es plus gobeline que tu ne le penses."

Ceci étant dit, Dan et Emma allèrent se préparer pour la journée, laissant leur fille taper du pied avec impatience pendant qu'Harry sortait du lit toujours en riant. Tous deux pensèrent qu'après les dernières 24h, c'était exactement ce dont Harry avait besoin.

-oOoOo-

Harry et Hermione manquant le petit déjeuner à Poudlard fut certainement remarqué. Plusieurs personnes avaient entendu que son père avait été attaqué au Ministère. Avant même que la Gazette n'arrive, les détails de l'attaque étaient connus.

Ron était contrarié, il ne pouvait pas vraiment regarder son petit déjeuner. Il y avait une photo de son père en première page, les signes de la bataille présents autour de lui et Arthur Weasley remerciait publiquement l'Ambassadeur Barchoke de lui avoir sauvé la vie. L'idée de l'école à la maison se rapprochait de plus en plus pour Ron, après l'attaque du fils du gobelin qui était la seule raison pour laquelle son père était toujours en vie - ce n'était pas la raison pour laquelle il n'était pas vraiment intéressé par la nourriture ce matin.

Il avait chargé Crow avec rage et avait balancé son meilleur coup de poing, ne touchant rien d'autre que de l'air. Ron n'avait toujours pas compris comment il s'était retrouvé à voler dans ce même air, tout s'était passé si vite. Crow était en contrôle total de chaque mouvement qu'il avait réalisé, et cela avait laissé Ron Weasley sans appétit. Non seulement, il avait cru Crow quand il lui avait dit que la prochaine fois, il lui couperait un membre, mais Ron savait maintenant qu'il serait totalement impuissant s'il voulait empêcher Crow d'exécuter sa menace. La leçon comme quoi Crow n'était pas quelqu'un que vous souhaitiez vous mettre à dos était finalement rentrée dans sa tête de pioche, il espérait juste qu'il ne soit pas trop tard et qu'il puisse rester à Poudlard.

Theo Nott se questionnait actuellement sur sa décision de rester à Poudlard, l'école entière savait maintenant ce que son père avait tenté - il avait l'impression que les murs se refermaient sur lui. L'aide lui vint d'une personne inattendue, Pansy posa une main sur son bras avant de lui offrir quelques mots d'espoir.

"Cela ira mieux Theo. Crois moi, je le sais. Tant que tu n'as rien à voir avec ça, Harry ne t'en voudra pas - et nous savons tous les deux que le reste de Poudlard suivra son avis. Il nous aide même, Draco et moi - et ça, après que Lucius ait tenté de tous les tuer avec ce foutu journal."

Milicent pensa que c'était le moment idéal pour se faire confirmer quelques rumeurs étranges qu'elle avait entendu, et peut être détourner un peu l'attention de leur maison loin de Theo. "Est-ce vrai qu'ils vous ont fait agir comme deux moldus ?"

Le sourire et l'enthousiasme avec lesquels Pansy répondit fut un choc pour tout ceux qui écoutaient, incluant la majeure partie des Serpentard. "Nous avons passé la soirée du Nouvel An à une soirée privée organisée par Lord Black. Oui, c'était sur un bâteau moldu et tout l'équipage était également moldu ! Nous avons passé cette soirée à être servis, une délicieuse nourriture, et à danser au son d'un magnifique groupe en naviguant au coeur de Londres. A minuit, il y a eu des feux d'artifice le long de l'embarcadère et je peux facilement dire que c'est la meilleure fête à laquelle j'ai participé. Les serveurs nous ont servi des cocktails de jus de fruits sans alcool tout simplement divins, ils avaient même des petits parasols en papier - j'en ai même gardé quelques uns en souvenir quand Hermione m'a dit qu'ils allaient être jetés. Sa mère a pris des photos et nous les verrons quand nous retournerons…" Pansy s'arrêta là, ne voulant pas rappeler à Theo pourquoi le couple n'était pas présentement au château.

Ces remarques, provenant de la princesse sang pur Pansy Parkinson, réduisirent la table des Serpentard au silence, puis Daphné relança la conversation. "Ma jeune soeur et moi même avons passé un excellent moment à la fête de fiançailles de Lord Black, tu veux dire que le Nouvel An était meilleur que ça ?"

"Oh Daphne, Londres est tellement plus grand que ce que nous voyons habituellement - magnifique aussi ! C'était plus une soirée intime et romantique, et commencer la nouvelle année en dansant avec Draco a fait que c'était une des meilleures expériences de toute ma vie."

Que Pansy parle avec autant d'enthousiasme de quelque chose de moldu alerta quelques Serpentard que les changements pas si subtils qui étaient en train de se produire allait tous les affecter.

Padma et Luna étaient occupées à lire la partie où le journaliste interviewait une sorcière que Barchoke avait sauvé en se blessant, où plutôt, qu'il avait sauvé avec sa jeune fille. Les deux filles n'avaient pas de mal à imaginer Barchoke se mettant entre une enfant et un sort pour la protéger. Cela s'améliora au fil de l'article, il apparaissait que c'était l'anniversaire de la jeune fille et qu'elle rentrait chez elle après avoir déjeuné avec son père - auror - au restaurant du ministère. Les filles savaient ce que les gobelins ressentaient à propos du jour de l'anniversaire d'une personne, et lire ceci aiderait Barchoke à se rétablir. La petite sorcière de maintenant quatre ans pouvait être aperçue furtivement, cachée derrière sa mère quand le photographe de presse avait pris sa photo.

-oOoOo-

Toute la persuasion de Barchoke fut nécessaire pour éviter qu'il soit entouré d'un escadron de guerriers à son entrée dans la chambre du Magenmagot. Ragnok avait été furieux de la tentative d'assassinat envers l'Ambassadeur de la Nation. Il avait réussi à convaincre le directeur que, avec son fils à ses côtés et leur assistant ambassadeur protégeant ses arrières, il serait en sécurité. Le bras de Barchoke était actuellement en écharpe, les guérisseurs ne voulaient pas qu'il l'utilise pendant un jour ou deux, pour donner à son épaule le temps de guérir.

Harry portait son uniforme de centurion, avec son casque sous le bras alors qu'il marchait aux côtés de son père. Ses yeux verts parcouraient la chambre alors qu'il apparaissait comme le guerrier qu'il était, à l'affût de toute menace. Bill était derrière eux et son père attendait à l'intérieur de la chambre. Qu'il n'y ait que trois chaises à la table était sans importance, Harry posa son casque sur la table avant de prendre une position attentive derrière son père maintenant assis.

Personne dans la chambre ne pouvait manquer la démonstration de force qui était faite ici, tout comme personne ne pouvait s'y opposer. Il était difficile de justifier une demande pour faire partir le garde du corps, que ce soit le Garçon-Qui-A-Survécu rendait cette décision deux fois plus compliquée - si ce n'est impossible.

Amos entama la procédure avant d'ajouter qu'il était très heureux de voir leurs trois invités en forme et en mesure de se présenter aujourd'hui. Prendre le parti d'ignorer la présence d'Harry avait donné le ton pour tout le monde.

Ce fut alors au tour d'Amelia de faire avancer la procédure, Nott apparut depuis le sol, enchaîné à une chaise et sa cage d'acier créa son petit effet.

"Hier après midi, une tentative d'assassinat sur l'ambassadeur d'une nation souveraine amie de notre gouvernement a été commise. Un acte qui aurait pu faire plonger notre société dans une guerre. Trois des attaquants étaient sous la malédiction de l'imperium, un fait que nous avons vérifié en les questionnant tous les trois sous veritaserum - quelque chose qu'ils ont volontairement accepté. Comme nos lois le disent à juste titre, ces trois personnes n'étaient pas responsables de leurs actions et ne feront l'objet d'aucune poursuite."

Cette nouvelle fut accueillie par des acquiescements et quelques "bravos".

"Theodore Nott Senior est un problème entièrement différent. Il a aussi affirmé qu'il se trouvait sous l'influence de l'imperium, même s'il n'avait aucun symptôme. Il a également refusé tout questionnement sous veritaserum, affirmant que c'était son droit en tant que membre du Magenmagot. S'il est vrai que les membres du Magenmagot peuvent déclarer que leur parole fait foi, il y a une situation qui annule ce privilège."

La main d'Harry reposait sur la poignée de son épée, sa prise se resserra alors qu'il remarquait des personnes faire doucement leur chemin dans la chambre - se relaxant seulement quand il réalisa qu'Amélia avait sagement décidé d'inonder la chambre d'aurors. Avec sa compagne, son père et son parrain présents aujourd'hui, Harry pensait que c'était une excellente décision. La phase suivante d'Amelia fournit à Harry, et à toute la chambre, le premier indice qui expliquait pourquoi cette action était nécessaire.

Elle s'approcha du prisonnier et lui parla franchement. "Theodore Nott, je vous donne cette dernière occasion d'accepter le veritaserum, autrement, je serais obligée de vous accuser de haute trahison…"

Cette phrase déclencha un tumulte parmi l'assemblée, tumulte étouffé dans l'oeuf quand les aurors montrèrent leur présence.

"Je voudrais rappeler à cette assemblée que la haute trahison est définie comme une tentative de renverser illégalement le gouvernement, une accusation qui pourrait facilement s'appliquer dans ce cas. Je voudrais également rappeler à cette assemblée qu'il n'y a qu'une seule condamnation possible pour quelqu'un déclaré coupable de trahison, à vous de faire votre choix Theodore Nott."

Sachant que le veritaserum révèlerait sa culpabilité, et que la condamnation pour trahison était la mort, Theodore céda à la seule option qui lui restait et accepta volontairement le sérum.

Après avoir posé quelques questions pour vérifier si le sérum fonctionnait bien, Amélia entra dans le vif du sujet.

"Avez-vous jeté l'Imperium sur trois personnes pour attaquer l'Ambassadeur Barchoke."

"Oui."

Avec cet aveu sur l'utilisation d'un Impardonnable, son destin était déjà scellé mais Amélia insista encore.

"Pourquoi avez-vous fait cela?"

"Je suis un sang pur, je ne tolérerai pas qu'une vermine de gobelin vive à côté de chez moi en tant qu'égal."

"Quelqu'un d'autre était-l impliqué ou conscient de votre plan?"

"Non. J'ai approché certaines personnes qui pensaient comme moi mais aucun d'eux ne voulait être impliqué dans cette attaque."

D'un point de vue professionnel, il y avait quelque chose qui dérangeait Amélia à propos de l'attaque. C'était là l'occasion de satisfaire sa curiosité. "Après avoir utilisé l'Imperium sur ces trois personnes pour qu'elles attaquent, pourquoi vous êtes vous impliqués?"

"Je n'en avais pas l'intention mais le gobelin a déjoué l'attaque avant même qu'elle ne commence. J'étais en train d'observer quand j'ai vu que le jeune Weasley avait le dos tourné et je n'ai pas pu résister. Le traître à son sang a bougé au mauvais moment et tout ce que j'ai touché, c'était la fontaine. Puis j'ai été attaqué de tous les côtés et me suis réveillé dans une cellule."

"Donc vous aviez l'intention de regarder ces trois personnes se faire assassiner?"

"Oui."

C'est à ce moment qu'Amélia glissa la question qui justifiait la raison principale pourquoi elle avait rempli cette chambre d'aurors. "Étiez-vous sous l'influence de l'Imperium quand vous avez pris la marque des Ténèbres?"

Avant que les objections ne s'élèvent, toute la Chambre entendit la réponse de Nott qui allait redéfinir la société magique britannique. "Non."

Les aurors furent nécessaires pour étouffer les cris et jurons et insultes qui venaient des membres du Magenmagot.

"Pourquoi cette question a-t-elle été posée?"

"Cela n'a pas de rapport avec ce procès…"

Alors que l'ordre revenait dans la salle, le ministre lui-même s'avança pour répondre à la Chambre. "En tant que directrice du DJM, Madame Bones est responsable de la sécurité de tous dans cette chambre. Du Grand Manitou à ceux qui sont dans les galeries publiques, ils rentrent tous dans sa juridiction. Elle est venue me voir à propos d'une méthode qui aiderait grandement son département à faire son travail - pas parce qu'elle avait besoin de ma permission mais simplement à cause des implications que cela engendrerait. Avec le soutien du ministre, elle compte faire ériger des enchantements autour du Ministre de la Magie pour qu'un incident comme hier ne puisse plus jamais se reproduire - parce qu'aucun mangemort marqué ne sera capable de traverser les enchantements."

Craignant que l'équilibre du pouvoir ne bascule trop vers les blancs, un membre modéré posa une question. "Mais et si les personnes impliquées avaient été soumises à l'Imperium avant de passer les enchantements?"

Amélia avait la réponse. "Ce n'est pas un secret que je dispose des ces enchantements autour de ma propre maison. Hier soir, avec l'Auror Senior Maugrey et quelques aurors volontaires nous avons testé cette théorie. Dans chacun des cas, ces enchantements affectaient la personne victime de ce maléfice. Certains étaient capable de briser le maléfice et d'autres avaient un comportement suffisamment étrange pour qu'on les remarque".

Alors que les gens digèraient cette information, Amélia ajouta quelque chose. "Je souhaiterai en profiter pour remercier publiquement et personnellement l'Ambassadeur Barchoke pour ses actes rapides et courageux d'hier. Hormis la tentative d'assassinat, un de mes aurors a failli perdre sa femme et sa fille dans l'atrium du Ministère, ce qui n'est pas quelque chose que je peux tolérer. Des actions efficaces doivent être prises pour s'assurer que les gens puissent venir au ministère en toute sécurité, et je fais simplement le travail pour lequel je suis payée."

En personnalisant ainsi l'attaque, la plupart des objections des membres disparurent car ils pensaient aux fois où les membres de leur famille étaient venus au ministère. Mais cette tactique ne pouvait pas fonctionner sur les membres les plus sombres de cette chambre car ils avaient bien trop à perdre.

"Et qu'en est-il de ceux qui ont reçu de force la marque des Ténèbres? Doivent-ils être punis en raison des actions d'un individu?"

C'était une question à laquelle Cornelius s'était préparé et sa réponse déterminerait s'il restait Ministre d'ici la fin de la journée. Le département d'Amélia avait déjà pris la responsabilité de l'installation des protections autour du Ministère et le seul moyen d'arrêter ce plan serait de la destituer - ce que le Ministre ne comptait pas faire de toute évidence. La Chambre serait obligée de le destituer de son poste afin de renvoyer Amélia - et de nouveau, Cornelius voulait éviter qu'on en arrive là.

"Il est possible d'autoriser certaines personnes à passer à travers les protections, même si l'histoire nous a appris ce qui peut arriver si la sécurité est déjouée comme avec le cheval de Troie. Les murs de Troie protégeaient la cité jusqu'à ce qu'ils autorisent leurs ennemis à pénétrer à l'intérieur. Puisque ni moi ni Madame Bones n'occupions nos postes actuels quand l'affaire des mangemorts a été réglée, nous aurons besoin d'un certain niveau d'assurance pour employer cette méthode. A savoir, il faudra simplement répondre à la dernière question que nous avons posée à Nott - sous Veritaserum."

Voilà, c'était dit, mais Cornelius n'en avait pas fini. "Nous sommes conscients que certaines méthodes peuvent être utilisées pour contrer les effets du Veritaserum, surtout en connaissant à l'avance la question posée et en ayant préparé la réponse, c'est pourquoi le questionnement devra être réalisé aujourd'hui."

Il semblait que le nombre d'aurors présents avait doublé ce qui était probablement la seule raison pour laquelle les gens étaient encore assis. Le ministre leva les mains pour obtenir le silence et espérait convaincre la Chambre avec sa prochaine phrase. "Je réalise que nous sommes presque en train de forcer des membres à l'accepter mais, puisque nous avons hérité du problème, je ne vois pas d'autres solutions. Quel serait l'intérêt de nous barricader ainsi tout en autorisant un ennemi comme Nott à venir dans notre demeure? Je réalise aussi que historiquement, les membres du Magenmagot étaient exemptés de devoir répondre à de telles questions sous Véritasérum et je ne compte pas briser cette tradition. Toute personne indignée de devoir répondre à cette question sous sérum de vérité est libre de quitter cette Chambre sans que cela porte ombrage à leur personne et ils pourront être certains que leur siège familial sera préservé jusqu'au retour de leur héritier."

Cornelius et Amélia savait que les forcer pouvait commencer une guerre, ce qu'ils étaient désespérément en train d'éviter. En laissant aux marqués un "échappatoire", ils espéraient que cela pourrait être accepté sans cette bataille qui arriverait certainement après les avoir mis dos au mur. Ils ne cherchaient pas à créer des martyrs de la cause des sangs purs mais juste les isoler afin qu'ils ne puissent plus jouer de rôle majeur dans leur société. Officiellement, il n'y aurait pas d'atteinte à leur image, mais les gens comprendraient par eux-mêmes pourquoi certains préféraient partir que de répondre à cette question sous sérum de vérité.

Harry avait eu une longue discussion avec son père sur ce qui pouvait arriver et c'était plus que ce qu'ils escomptaient. Un signe de tête fut suffisant pour qu'Harry reçoive la permission de son père de parler car le ministre venait de lui donner une occasion en or pour marquer les esprits.

"Monsieur le Ministre, si je peux me permettre, puis-je être autorisé à dire quelques mots ?"

Il considéra le silence qui suivit comme une permission et exposa ses idées. "Le ministère doit être félicité pour avoir adopté une position aussi juste sur ce qui est une situation inextricable." Je souhaiterais attirer l'attention de cette chambre sur un point d'importance sur ce qui vient d'être dit. La nuit dernière, Madame Bones est venue à Poudlard pour s'assurer que Théo Nott n'apprenne pas ce qu'il s'est passé par la Gazette du Sorcier. La première réaction de Théo a été de me présenter ses excuses, disant qu'il ne savait pas ce que préparait son père - ce qui a été confirmé il y a quelques minutes. Je sais que la sentence de M. Nott n'a pas encore été prononcée mais, pourrions nous penser à sa famille innocente quand ce sera le moment de le faire? Théo semble ne pas être comme son père et pourrait être un grand atout dans cette chambre et ce serait une honte de nous priver de sa présence à cause de son père."

Quand Harry avait demandé à parler, Cornelius n'était pas sûr à quoi s'attendre. Le ministre avait été aussi surpris que tout le monde par la requête du garçon mais ce qui suivit l'ébranla.

"J'ai aussi cru comprendre que la jeune Pauline Nott entrera à Poudlard en Septembre. Avec deux des trois membres du comité d'attribution des bourses présents dans cette Assemblée, je souhaite proposer son nom en tant que candidate de la bourse d'études Potter."

Hermione était assise dans la galerie publique, tellement fière de son Harry. Quand Harry avait dit à leur mère ce matin qu'il était le seul à pouvoir agir, c'était en effet le cas. Il s'agissait peut-être des mots de Barchoke mais ils étaient bien plus efficaces quand c'était son fils qui les prononçait. Elle dut donner un petit coup à leur parrain car Sirius était si absorbé par ce qu'il se passait autour de lui qu'il avait oublié qu'il avait un rôle à jouer.

"Je soutiens cette nomination. Trop d'enfants ont été mis dans le même panier que leurs parents." Le fait que cette déclaration venait de Lord Black avait beaucoup de poids car tout le monde savait que ses parents avaient été des mages aussi noirs que leur nom de famille.

Amélia avait aussi été prise de court par cette approche. Mais elle se ressaisit et répondit. "Je suis d'accord sur le principe avec cette suggestion même si nous devrons examiner les autres candidatures…" Un coup d'oeil à Harry lui fit comprendre que Pauline Nott recevrait une bourse Potter - même s'il fallait qu'il paye cette bourse lui-même.

"C'est très magnanime de votre part Harry."

"Je ne pense pas monsieur le Ministre. Ce que nous espérons voir aujourd'hui c'est la justice et nous sommes certains qu'elle sera appliquée. Nous ne cherchons pas, ni ne soutenons la vengeance sur les personnes innocentes."

Harry avait une fois de plus surpris l'assemblée car ils s'attendaient à ce que la position des gobelins soit que toutes les personnes possibles soient punies pour cette attaque envers leur Ambassadeur.

"Tout le monde sait que je reçois des cours particuliers de défense mais mon sujet préféré, avant de commencer à Poudlard a toujours été l'histoire. Notre professeur actuelle dit toujours que si nous n'apprenons pas de nos erreurs, nous sommes voués à les reproduire. En 1612, Dreyfus Binns a assassiné des gobelins innocents et a été jugé, puis condamné pour ses crimes. Son fils, Donald était presque aussi mauvais que son père et a été exclus de Gringotts à vie. Cuthbert Binns n'avait commis aucun des crimes pour lesquels son père et son grand-père étaient connus et pourtant, les circonstances de la vie avaient fait qu'il était aussi puni. Amer et en colère, Cuthbert Binns a fini par causer plus de mal à la Nation que le reste de sa famille réunie. La Nation ne souhaite pas se créer d'autres ennemis, mais il lui reste de la place pour des amis."

Tout le monde dans la salle était content de l'interruption d'Harry car cela leur avait permis de retrouver leur sang froid et de réfléchir. Les points qu'il avait soulevés ajoutaient une autre dimension à la situation. Personne ne doutait du fait que son discours avait protégé la famille Nott - et étendait cette protection à d'autres. Si les Nott devaient être considérés comme innocents, alors aucun blâme ne serait porté aux fils et aux filles de ceux qui quitteraient cette chambre aujourd'hui pour la dernière fois. Cela donna également malheureusement le temps au sérum de vérité de s'estomper car n'ayant plus rien à perdre, Nott décida de s'exprimer.

"Reste loin de ma famille sale bâtard. Non content d'être le fils d'une sang de bourbe, tu restes là à côté de cette créature prétendant faire parti de sa famille. Vous devriez tous les deux être abattus comme les animaux que vous êtes…" Amélia utilisa un sortilège de silence pour le faire taire et les épargner de toute sa bile raciste.

Mais Harry se sentit obligé de répondre aux accusations. "Nous n'avons de toute évidence pas la même définition de ce qu'est un animal. Personnellement, je pense qu'une personne qui lance un sort de mort sur un bébé ne mérite même pas d'être considéré comme un animal. Le fait que Tom n'ait même pas réussi à faire le travail correctement signifie que votre soi-disant Seigneur des Ténèbres est en plus un enfoiré d'incompétent.

Amos avait envie de se lever et de l'applaudir mais il se concentra à la place sur son travail. "Puisque que Théodore Nott a déjà confessé ses crimes, pouvons nous nous concentrer sur la condamnation? Puisque la charge de haute trahison n'a pas été appliquée et que personne n'a été tué, la punition pour avoir utilisé un Impardonnable et d'avoir commis une tentative d'assassinat est la prison à vie à Azkaban. Quelqu'un s'oppose-t-il à cette sentence?"

Amos laissa plusieurs secondes aux membres de l'assemblée puis abattit son marteau pour sceller le destin de Nott.

L'esprit du ministre venait de penser à quelque chose et il se dit que c'était peut-être le bon moment pour intervenir. Alors que Nott, toujours silencieux disparaissait sous le sol, Cornelius prit une décision.

"Avant que nous demandions aux membres de prendre leur décision, je souhaite d'abord proposer quelque chose à cette Chambre. Le 5 février nous avons prévu de nous retrouver pour prendre une importante décision. Puisque je crains que certains membres ne puissent pas être présent quand ce vote sera lancé, je souhaite offrir à cette chambre l'alternative de voter aujourd'hui. Une décision de cette importance ne devrait pas être adoptée ou rejetée en raison d'un détail technique."

Même Amélia et Amos étaient stupéfaits par cette proposition. Alors qu'elle pensait elle-même que sans mangemorts marqués dans la chambre, le vote était gagné d'avance, Cornelius ne voulait clairement pas donner du grain à moudre à leurs opposants. Amélia les voyait tout à fait se plaindre du fait qu'ils avaient changé les enchantements pour les empêcher de voter. Amos vérifia rapidement dans son recueil de lois si c'était légal. Si la chambre acceptait à l'unanimité de voter aujourd'hui ce serait le cas. Et puisqu'ils étaient tous là, y compris les représentants gobelins, ils acceptèrent de procéder au vote.

Un des membres se leva et posa une question à Amos. "Puisque le Baron présumé est aujourd'hui parmi nous, peut-on lui demander ce que seraient ses intentions si nous lui décernons cet honneur?"

Amos jeta un coup d'oeil à Harry qui hocha la tête.

"Nous n'avons jamais voulu être présomptueux et prendre pour acquis le fait que cette récompense serait accordée, donc, nos discussions à ce sujet ont été très vagues. Nous devons préparer le mariage de mon parrain, ainsi qu'un bal éventuel et nos vacances d'été. Une partie de ces vacances seront passées en Kingussie. C'est en effet un endroit où nous aimerions bien vivre Hermione et moi."

Cette réponse fut positivement reçue par ceux qui étaient enclins à dire "oui". Puis une question fut posée à Barchoke sur la possibilité d'ouvrir une branche de Gringotts à Pré-Au-Lard. Après avoir répondu qu'ils aimeraient bien le faire, l'ambassadeurs gobelin répondit ensuite à une question sur le fait que des gobelins vivraient proches des sorciers. Il répondit aussi honnêtement que possible.

"Nos deux nations ont été séparées pendant des siècles. Je ne pense pas que nous soyons prêt à vivre côte à côte d'ici la semaine prochaine. Sans vouloir préjuger de votre décision, j'ai demandé au possible Baron de Kingussie si ce serait possible que des gobelins vivent sur ses terres, en guise de première étape. Nous les gobelins n'utilisons pas de boule de cristal, mais la branche de Gringotts à Pré-Au-Lard sera ouverte longtemps avant que nous ne pensions à nous y installer. Nous souhaitons évoluer sur cette approche très lentement, nous laissant le temps à tous de s'habituer à cette nouvelle situation."

Le contraste entre les injures racistes et folles de leur ancien membre, Nott, comparé aux propos raisonnés de Barchoke n'aurait pas pu être plus grand - ou plus provoquant. Pour la majorité de la Chambre, les idées de Nott étaient inacceptables mais l'Ambassadeur Gobelin leur peignait un tableau qu'ils pouvaient tous accepter. Lorsque les questions portèrent sur l'organisation possible d'un bal estival, il était difficile pour ceux près de la loge du gobelin de contenir leur excitation.

Le oui décisif qui fut voté fut salué par des tonnerres d'applaudissement dans les galeries publiques, avec Sirius et Hermione qui sautaient de joie en se serrant dans les bras.

L'expression de joie était cependant confinée aux galeries publiques car ceux dans la Chambre savaient que le session n'était pas encore finie. Amos le leur rappela. "Nous avons une dernière chose à régler avant de clôturer cette session. Puisque vous connaissez déjà la question qui sera posée et que la chambre assurer que seule cette question sera posée, est-ce qu'un membre du Magenmagot souhaiterait renoncer à ses privilèges et accepter volontairement le veritaserum?"

Pendant qu'ils réfléchissaient, Cornelius en profita pour ajouter quelque chose. "Madame Bones espère que les nouveaux enchantements seront installés pendant le week-end, dès vendredi soir. C'est la seule opportunité que vous aurez d'accepter cette offre. Tous les autres départements du ministère recevront cette offre, en commençant par le département des aurors."

Puisque personne ne se manifesta, Amos n'eut pas d'autres options que d'abaisser son marteau et mettre fin à cette session - et à l'implication des mangemorts au sein du Magenmagot. Ce n'était pas tant une victoire pour la lumière qu'un jour désastreux pour le parti des mages noirs.

Le groupe des gobelins attendit d'être en privé dans le bureau d'Arthur pour laisser éclater leur joie face à ce résultat surprenant pour eux. Sirius et Hermione arrivèrent rapidement, cette dernière se précipitant dans les bras forts de son centurion qui la fit tourner dans les airs. Puis Harry la fit redescendre pour l'embrasser.

"Mmmmm, je n'ai jamais embrassé de Baron avant, je pourrais m'y habituer!"

"Je n'ai jamais embrassé de détenteur d'Ordre de Merlin avant, Dumbledore n'était pas mon genre…"

Barchoke commença à rire de la blague de son fils et de la réaction de sa fille. "Avais-tu oublié ce qui a également été décidé aujourd'hui? Félicitations ma fille, je suis un père très fier avec deux enfants détenteurs d'Ordres de Merlin Première classe."

Hermione avait en effet oublié ce qui avait été également approuvé aujourd'hui. Les récompenses étaient importantes mais tout l'accent avait été mis sur la baronnie d'Harry. Le fait qu'Hermione ait réellement oublié quelque chose fit éclater de rire Bill et Sirius, c'était la première fois qu'ils constataient un oubli de Miss Granger.

C'est dans cet oasis de joie que Cornelius, Amélia et Amos entrèrent, ils n'avaient pas vu beaucoup de sourires ou de rires en traversant le ministère pour faire leurs offres aux mangemorts marqués. Sans surprise, personne ne s'était porté volontaire. Qu'était leur travail en comparaison avec un séjour à Azkaban?

"Arthur, je viens de parler à votre équipe. même si personne ne s'est porté volontaire, je ne pense pas que vous aurez un seul absent lundi."

Arthur accepta gracieusement le compliment subtil du Ministre mais Barchoke, lui s'inclina devant le ministre pour offrir la gratitude de sa nation. "Monsieur le ministre, c'était brillamment joué aujourd'hui - à tous les niveaux."

Cornelius, souriant, réalisait avec l'adrénaline qui retombait que sa réforme était passée et il avait l'impression d'avoir gagné de l'entrain et d'avoir rajeuni de dix ans. "Merci Ambassadeur. Vous et votre fils avaient certainement aidés. Désolé de vous avoir pris de court mais je ne voulais pas que les récompenses soient ternies par le fait que certaines personnes prétexteraient que le vote était passé grâce à l'absence des mangemorts. Les six personnes récompensées l'ont bien mérité - comme le prouve le vote d'aujourd'hui. Cela a aussi montré que tous ceux ayant prétexté avoir travaillé pour Voldemort sous le sortilège de l'Imperium ont menti. Nous prévoyons de les marginaliser en les privant de leur source de pouvoir tout en gardant un oeil sur eux pour éviter qu'ils fassent un coup à la Malfoy."

Amors était certain que cela n'arriverait pas. "Ils risqueraient trop sur le long terme. Malfoy et Nott sont à Azkaban maintenant et j'imagine que les coffres des Nott seront gelés aussi?"

"Il a attaqué un ambassadeur gobelin, la Nation devait réagir." Le sourire de Barchoke montra que les gobelins avaient toute une palette de réactions. "Sa femme a reçu un préavis de vingt quatre heures mais nous lui avons fourni un conseiller pour l'aider à prendre des décisions."

Amélia s'excusa ensuite. "Désolée Barchoke pour avoir annoncé la mise en place de ces enchantements sans avoir eu ta confirmation avant. Tu l'avais proposé avant et j'espère que l'offre est toujours valable?"

"Bien sur Amélia, et vendredi soir sera parfait. Allons nous installer ces protections juste ici ou aussi à Sainte Mangouste?"

Cornelius lui répondit. "Nous pensions laisser Sainte Mangouste comme ça pour l'instant. Comme vous avez dit Ambassadeur, nous voulons y aller lentement et laisser aux gens la chance de s'habituer à l'idée que les mangemorts ne sont plus les bienvenus dans notre société. Maintenant, si vous voulez bien nous excuser, nous devons visiter d'autres départements avant que les employés ne rentrent chez eux." Le ministre emmena alors Amélia et Amos hors du bureau où les attendaient six aurors qui les accompagnaient durant leur tâche historique.

-oOoOo-

C'était juste le fait de devoir prendre des potions pour sa blessure qui lui donna une excuse valable pour s'échapper du bureau du Directeur sans avoir à boire au moins une chope de grog. Avec les réactions que la nouvelle avait suscité à Gringotts, Barchoke s'attendait à ce que les célébrations se poursuivent après la fin de son traitement - dans deux jours.

Barchoke put ainsi passer du temps avec son fils et sa fille, il les conduit directement à l'endroit où ils se trouvaient maintenant. Harry et lui avaient adoré l'idée d'Hermione, alors son fils toqua à la porte.

La porte s'ouvrit sur un sorcier ayant autour de 25 ans, son expression, méfiante, changea immédiatement en voyant qui était à sa porte. "Ambassadeur Barchoke ! Monsieur, je ne vous remercierai jamais assez pour hier. Si vous n'aviez pas été là…"

"Auror Dugan, chaque jour où vous prenez votre service, vous êtes prêts à faire exactement ce que j'ai fait hier. je sais que vous étiez en service plusieurs fois à Poudlard, passant votre temps à aider à protéger mon fils et ma fille. Entre guerriers, les remerciements ne sont pas nécessaires."

Sa femme se dirigea vers la porte en entendant le nom de l'ambassadeur être prononcé. "Andrew, ne laisse pas ces personnes à la porte ! Ils sont les bienvenus dans notre maison…"

Andew Dungan tendit d'un air penaud la main à Barchoke. "Ma femme a bien sûr raison, j'étais juste choqué de vous voir ici. Vous êtes bien sûr les bienvenus dans cette maison." C'est sur des poignées de mains au trio qu'ils furent conduit vers un salon plutôt simple mais chaleureux, une certaine jeune sorcière était assise en train de jouer avec des animaux en peluche.

"Voici Danielle, notre fille…"

En entendant sa mère prononcer son nom, la jeune fille leva les yeux pour voir qu'ils avaient des visiteurs. Il n'y avait aucune hésitation de sa part alors qu'elle se levait du sol et se dirigeait droit sur Barchoke, pointant son écharpe. "Est-ce que ça fait encore mal ?"

S'agenouillant pour être au même niveau que l'enfant, Barchoke eut un rire joyeux. "Oui, mais plus pour très longtemps. Je dois juste porter ça encore quelques jours…"

En entendant que ça ne faisait pas si mal, Danielle fit ce qu'elle voulait faire en premier et serra dans ses bras la personne qui les avait sauvés sa mère et elle - sa maman lui avait dit. "Merci !"

Tous avaient les yeux humides dans la maison, bien qu'Harry souriait devant la manière dont son père prenait l'habitude de recevoir des câlins.

"Il n'y a vraiment pas de quoi jeune fille, j'espère que ça n'a pas gâché ton anniversaire. Pour un gobelin, c'est le jour le plus important et le plus spécial d'une personne."

Avec toute l'innocence de son jeune âge, la jeune sorcière de maintenant quatre ans posa au gentil petit homme une question sérieuse. "Qu'est ce qu'un gobelin ?"

Cela fit sourire Barchoke et il fit un regard entendu à Harry. "Mon petit garçon me posait cette même question…"

Ne voulant pas que tout le monde fonde en larmes, Hermione glissa sa main dans le sac d'Harry et sortir le cadeau emballé qu'ils avaient acheté pour Danielle. Elle s'agenouilla à côté de son père et de la jeune sorcière. "Nous ne voulions pas gâcher ton anniversaire hier et nous t'avons acheté ceci."

Danielle avait appris les bonnes manières, elle demanda à ses parents la permission d'accepter le cadeau, permission qui lui fut accordée. Elle accepta poliment le cadeau et ses bonnes manières disparurent, Danielle déchira frénétiquement le papier pour découvrir ce qui se cachait à l'intérieur. Elle cria "Merci" avant de se précipiter pour présenter sa nouvelle peluche licorne au reste de sa collection.

Sa mère était admirative. "Comment avez vous su ?"

"Danielle avait des licornes sur la veste qu'elle portait hier, et quelle petite fille n'aime pas les animaux en peluche ?" Hermione était toujours sur ses genoux alors que Danielle présentait sa nouvelle amie humaine à tous ses animaux en peluche.

Regarder Hermione interagir sans effort avec l'enfant donna aux gobelins une boule dans la gorge. Les longs cheveux noirs de Danielle envoyèrent Barchoke et Harry quelques années dans le futur. Les Dungan regardaient aussi la scène, mais avec une pensée différente. Leur fille n'avait aucune idée de ce qu'était un gobelin, elle avait encore moins conscience de tous les préjugés liés à cette race. Ils se jurèrent en silence que Danielle n'apprendrait jamais aucun de ses préjugés.