Disclaimer : Harry Potter appartient à JK Rowling et cette traduction de l'histoire que SachaTouill et moi faisons n'est pas utilisée à des fins commerciales.

Reviews : et voilà le dernier chapitre du jour ! Bonne lecture et à bientôt

Chapitre 63: Saphir et Acier

Donald et Julie disaient bonsoir à leurs amis dans le pub. Ni l'un ni l'autre n'était un grand buveur mais lorsque vous viviez dans un petit village comme Cockington, c'était là que vous veniez rencontrer vos amis et vous sociabiliser en général. Après de nombreuses années de travail et après avoir vécu dans l'agitation de Londres, prendre sa retraite dans un petit village tranquille du Devon avait été un rêve devenu réalité pour le couple.

En découvrant qu'ils étaient ici pour rester, et pas seulement acheter une résidence secondaire pour le weekend et les vacances, le couple fut instantanément accepté par les autres résidents du village. Que l'an dernier, Donald ait pris sa retraite après plus de trente ans de service dans la Metropolitan Police, était tout ce dont les habitants avaient besoin pour faire confiance à ce couple.

Donald était sur le point d'ouvrir la porte du pub pour sa femme avant de découvrir qu'elle ne bougerait pas d'un pouce. "Hey, Sam, tu as déjà verrouillé les portes ?"

"Il est parti à la retraite juste à temps, Julie, un flic devrait savoir qu'on ne verrouille pas les portes tant que les dernières commandes ne sont pas passées - et il n'est que dix heures !"

"Je peux lire l'heure, mais je ne peux pas bouger la porte…" Puisque Donald mesurait 1m88 et avait joué au rugby pour sa division, l'ancien policier se fit gentiment chambrer par leurs amis à propos de ses prouesses physiques - ou de son manque apparent.

À l'exception du groupe dans le fond qui jouait au billard, le couple était maintenant un divertissement pour la douzaine d'autres clients du pub. Des suggestions 'utiles' furent criées alors que le jeune et large d'épaule Sam se frayait un chemin derrière le bar pour résoudre le problème, seulement pour découvrir que même s'ils poussaient tous les deux, la porte ne bougeait pas.

Les petites vitres déformées de la porte auraient pu ajouter un peu de caractère au design ancien du pub, elle n'était certainement pas là pour donner aux clients une bonne vue de ce qui se passait dehors. Donald et Sam virent clairement les éclairs de lumière jaillir de l'obscurité et frapper et le pub quelque part au-dessus de là où il était. Alors que la porte coincée avait maintenant une connotation beaucoup plus sinistre pour Donald, Sam, lui, était beaucoup plus inquiet à propos de ce que ces rayons lumineux signifiaient.

"Je ne sais pas ce que sont ces éclairs lumineux mais elles ont certainement frappé le toit de chaume…" Ses pires craintes semblaient cependant se conformer alors que la lumière orange / jaune vacillantes commençait à se refléter dans les vitres déformées - puis une première odeur de fumée atteignit leurs narines.

Les deux frappèrent fortement la porte avec leurs épaules, mais ils auraient tout aussi bien pu tenter de se frayer un chemin à travers les épais murs du pub.

"Où sont les sorties de secours ?"

Sam indiqua à Donald la direction des toilettes pendant qu'il partit vérifier celle à l'arrière de la salle de billard.

Julie était mariée à son officier de police depuis plus de trente ans, voir Donald avec son 'visage déterminé' n'était pas quelque chose à quoi elle s'attendait après leur départ à la retraite, pour être plus prêt de la côte. Elle n'était pas encore en train de paniquer, ils étaient après tout juste au pub du village et passaient du bon temps entre amis à boire un verre. Voyant son mari alors qu'il émergeait de sa recherche effrénée d'une autre sortie, Julie se dit que la situation était peut-être bien plus grave qu'elle ne le pensait au début - puis elle sentit elle aussi une bouffée de fumée âcre.

Sam avait bien sûr eu le même résultat négatif mais Donald n'était pas encore battu, loin de là. Alors que la fumée devint plus présente et évidente, il a rapidement sommé les cinq plus grands gars du bar de prendre l'une des tables en chêne et de la hisser sur leurs épaules. Ils comptèrent jusqu'à trois puis chargèrent désespérément vers la fenêtre géorgienne la plus proche - la frappant au centre pour rebondir et s'écraser au sol sur leur dos.

Donald gisait là alors que les cris de panique commençaient à émerger autour de lui, la table aurait facilement dû s'écraser à travers le délicat cadre en bois tenant les vitres déformées et ils devraient se trouver maintenant sur la terrasse en plein air - leur laissant une sortie viable hors du pub. Se levant et atteignant sa femme, Donald ne put s'empêcher de remarquer que l'air était déjà beaucoup plus frais au niveau du sol qu'à hauteur de sa tête - c'est à ce moment qu'une idée le frappa.

Saisissant le barman, Donald dû secouer plusieurs fois Sam afin qu'il se concentre. "Sam, comment le pub fait-il livrer ses tonneaux ?"

" Ils les amènent tous les mardis et les dépose dans la cave…" Sur ce, Sam compris ce que Donald sous-entendait et partit derrière le bar.

Que cette sortie soit disponible ou non, ils avaient de bien meilleures chances de survivre jusqu'à l'arrivée des pompiers en descendant dans la cave et en cherchant un abri contre la fumée et la chaleur. Donald commença à pousser les gens dans cette direction, la plupart à ne voulaient pas aller plus loin dans le pub, mais frapper les fenêtres avec des chaises avait encore moins d'effets qu'avec une table.

Les conditions à l'intérieur du pub se détérioraient rapidement, il faisait très chaud et la visibilité était quasiment nulle. Donald toussait plus qu'il ne respirait maintenant, alors qu'il traînait trois personnes en difficultés derrière le bar, il trouva sa femme à l'entrée de la cave avec une serviette de toilette entourée autour de son visage, elle dirigeait les gens vers le bas des marches dans leur refuge.

Celui qui avait fait un si bon travail sur les portes et les fenêtres avait raté la trappe en métal sur le sol, celle qui s'ouvrait pour permettre la livraison de baril de bière au pub. Des portes en métal noir sur une route goudronnée à l'arrière du pub étaient facile à manquer la nuit, mais plus maintenant. Le toit flamboyant faisait plus qu'assez de lumière pour éclairer Sam debout au niveau de la trappe et tirant les clients qui avait du mal à sortir par eux-mêmes. La vue de cette sortie était plus que suffisante pour inciter les gens à bouger, juste un moment avant, Donald devait les tirer très fort.

Juste avant que Julie ne passe au niveau de Sam, Donald retira son masque de fortune et lui donna un baiser rapide.

"Tu reviens, Donald Roberts, tu m'entends ?"

"Bien sûr, ma chérie…"

Alors que sa femme quittait la cave, elle fut remplacée à la trappe par un homme noir et chauve en uniforme - ce n'était peut-être pas un de ceux que Donald connaissait, mais c'était quand même un uniforme.

"Qu'est-ce que vous faites monsieur ?"

"Il y a encore des gens dans ce pub, la chaleur est affreuse et la fumée mortelle, mais j'ai encore une chance de les faire sortir."

"Je ne peux pas vous laisser faire ça…"

Il ne pouvait pas accepter ça cria avec colère sur l'étranger. "Bouge ton cul et viens m'aider alors !"

Donald enroula la serviette autour de son visage et pensa que sa femme était un génie - c'était comme s'il respirait de l'air frais ! Un frisson lui parcourut le dos et soudain la chaleur ne le dérangeait pas non plus, et Donald avait également de la compagnie - l'officier de couleur avait suivi son 'conseil' et l'avait suivi dans le pub.

La fumée était assez épaisse pour être coupée au couteau, mais Donald pouvait facilement respirer à travers la serviette. C'était la visibilité qui était le plus gros problème, utilisant le bar du pub comme un guide, ils partirent tous les deux vers la salle de billard. Trouver des gens là-bas s'est avéré étonnamment facile, ils étaient tombés sur eux car ils s'étaient tous évanouis sur le sol.

Donald avait un bras de chacune des deux premières personnes qu'il avait trouvé blotties contre la sortie de secours et les traînait sur le sol alors que des parties brûlantes du plafond commençaient à tomber tout autour de lui. Il pensa que la situation lui donnait de la force alors que Donald se sentait surhumain et que les deux corps inconscients qu'il tirait au sol semblaient être montés sur roulettes.

Son complice semblait cependant s'en sortir mieux que lui et poussait rapidement les trois autres victimes vers la sécurité de la cave. Sam et Julie attendaient tous les deux au niveau de la trappe et ils avaient sorti ces deux hommes en quelques secondes, sa femme était clairement à deux doigts de l'hystérie et ne laisserait pas Donald partir à la seconde où il sortirait de la trappe - son complice ne semblait pas avoir besoin d'aide alors que les trois personnes qu'il avait secouru semblaient flotter à travers l'ouverture.

Des mains volontaires attrapèrent rapidement les cinq personnes pour leur permettre d'avoir un traitement médical alors que l'équipe de secours s'éloignait du pub désormais flamboyant. Il fallait beaucoup de temps pour enflammer un toit de chaume, mais une fois que c'était fait, il était impossible de l'arrêter de brûler avant que tout le chaume ne soit consumé par le feu.

Donald voulait savoir qui était son mystérieux complice. "Quel est ton nom, gamin ? Tu as fait un travail formidable là-dedans."

"Merci monsieur, c'est Shacklebolt. Désolé, mais l'unité et tout ça sont des informations confidentielles."

Alors qu'ils se serraient la main, l'auror annula subrepticement le charme de tête en bulle et le sort de gèle flammes qu'il avait posé sur le moldu, il avait déjà retiré le charme de poids plume qu'il avait posé sur les victimes qu'ils avaient sorties du pub.

En tant qu'ancien policier, Donald avait toujours une autre question. "Qu'est ce qu'un membre d'unité spéciale fait dans un petit village comme Cockington ?"

L'auror indiqua l'avant du bâtiment en feu. "Je pense que le nom du pub dans lequel vous étiez devrait vous donner cette réponse."

Donald, Julie et Sam regardèrent tous vers le panneau suspendu en face de l'entrée, sur un pied en fer forgé de 4,5m de haut, il était clairement visible, maintenant illuminé par les flammes du pub en feu, il annonçait avec audace - The Potters Arms.

Lorsque le trio se retourna pour poser à Shacklebolt d'autres questions, il avait disparu dans la nuit .

-oOoOo-

Harry et Hermione avaient passé une rare nuit à Crawley et appréciaient leur routine d'exercice matinale, qui était aujourd'hui un footing autour de la ville où Hermione avait grandi. Ils partaient pour Le Caire le lendemain, mais Hermione avait un objectif pour leur séjour à Crawley, elle voulait que la famille aille à l'église ce matin. Lorsqu'ils se marieraient dans le monde moldu, Hermione voulait que l'office ait lieu dans l'église à laquelle elle avait été depuis son enfance. Être à Poudlard signifiait qu'ils ne pourraient aller à l'église qu'à quelques occasions chaque année, mais Hermione voulait qu'Harry soit à l'aise et soit connu, au moins de vue, par le reste des paroissiens. Elle ne savait pas à quel point Harry serait 'connu' à la fin de l'office du jour.

Harry aimait les chants à l'église, en particulier la belle voix d'Hermione, et ignorait tous les regards lancés dans leur direction. Hermione était également relativement immunisée contre les gens qui les regardaient, deux années passées aux côtés d'Harry avait développé son degré de tolérance. Dan et Emma n'avaient cependant expérimenté ce phénomène que lorsqu'ils accompagnaient leurs enfants dans le monde magique, avoir des personnes qui les dévisageaient n'était certainement pas la façon dont se passait habituellement leurs dimanches matins à l'église.

A la fin de l'office, Melissa et Joanne se dirigèrent vers le couple. "Hermione, nous avons vraiment besoin de parler avec toi. Est ce que tu vas rester chez toi pour un moment ?"

"Désolée Melissa, nous partons pour l'Egypte dans la matinée…"

Joanne grogna. "C'est vraiment important Hermione, tu as dû remarquer que tout le monde vous dévisageait ce matin ? Les Dursleys ont répandu des rumeurs sur Harry partout dans Crawley et personne n'a pu démentir."

Le nom de Dursley focalisa immédiatement l'attention de tous les quatre. "Voudriez vous, les Dils, venir pour le thé et nous dire de quoi il s'agit ? Vous devriez régler ça avec vous parents d'abord…"

Les deux filles se dépêchèrent d'aller voir leurs parents tout en répondant un 'Oui, Mrs Granger', sachant que c'était couru d'avance qu'ils auraient deux invités pour le thé. Les mères des deux filles voulaient absolument savoir ce qu'il en était et Hermione chuchota cette information à Harry dès que les filles partirent. Tout ce qui serait dit au thé aujourd'hui serait connu de tout Crawley avant même qu'ils n'arrivent au Caire.

Harry trouva que le Révérend Richards était quelqu'un de très terre-à-terre et de très agréable, que les trois Granger apprécient clairement l'homme était une recommandation suffisante pour lui. Même s'ils se doutaient des questions que l'homme mourrait d'envie de poser mais que la politesse lui empêchait de poser.

Les deux filles noyèrent le couple sous les questions pendant les dix minutes de marche vers la maison des Granger, les yeux de Melissa sortirent presque de sa tête quand elle vit la bague qu'Hermione portait - les deux filles manquèrent de s'évanouir à la réponse d'Harry, c'était un ancien héritage familial.

Joanne découvrit qu'elle s'aventurait sur un terrain glissant quand elle leur demanda comment s'étaient passées leurs vacances, la réponse d'Harry les rendit vert d'envie. "La Floride était très amusante cette année, nous étions toute la bande cette année. J'adore voir Hermione porter les dernières tendances et faire du shopping à Paris mais j'espère que Dan pourra me donner quelques conseils sur la manière d'esquiver cette douloureuse expérience la prochaine fois."

Le dentiste lui répondit par une petite blague. "Laisse Lavande et Padma à la maison !"

La fille qui tenait le bras de ce magnifique gars, portant sa bague à son doigt et gloussant à la blague de son père n'avait aucune ressemblance avec la Hermione Granger que Melissa et Joanne avaient connu. Toutes deux avaient hâte de découvrir si les rumeurs à propos d'Harry étaient vraies.

Emma était à peine entrée dans la cuisine qu'elle ressorti avec un plateau chargé. Dobby, comme d'habitude, avait préparé un en-cas avec des scones, de la confiture et de la crème épaisse, partageant le plateau avec un présentoir à gâteaux plein de délices. Dan récupéra ensuite le thé, le café et le jus d'orange que le petit gars avait préparé alors qu'ils s'asseyaient autour de la table.

Après que les deux filles eurent fait des éloges sur la merveilleuse pâtisserie maison, Hermione était prête à passer à l'action. "Vous avez dit qu'il y avait quelque chose d'important que nous devrions savoir et vous avez mentionné les Dursley ?"

Joanne s'assura d'essayer toute trace de cette délicieuse crème et de confiture de ses lèvres avant de commencer à parler. "Les Dursley racontent partout dans la ville que ton Harry est celui que les 'Tueurs de Potter' recherchent…"

Melissa, voyant leur choc, acheva l'histoire. "Ils prétendent qu'ils savaient que ça arriverait, et que c'est pourquoi ils n'ont jamais accueilli leur neveu quand il était bébé, ils voulaient protéger leur propre fils du danger…"

C'est un Harry en colère qui lui coupa la parole. "On leur a offert une protection ! Au lieu de ça, ils m'ont abandonné et ils ont déménagé." Le bras d'Hermione se glissant autour de lui permis à Harry de se calmer rapidement, il n'était certainement pas en colère contre ces deux filles.

Melissa et Joanne semblaient avoir été pétrifiées car elles regardaient toutes deux Harry sans bouger un muscle, il venait juste d'admettre que ces meurtriers en avaient après lui.

Hermione se blottit contre son compagnon alors qu'il confirmait qu'il était celui qu'ils recherchaient auprès des filles. "J'ai dit à Hermione que ça pouvait être dangereux de devenir mon ami la toute première semaine de notre rencontre et elle est toujours là, mon père a contacté Dan et Emma peu après et ils m'ont quand même permis de sortir avec leur merveilleuse fille. C'est comme ça que fonctionne une vraie famille, et non pas en rejetant un membre de sa famille dont le seul crime est d'avoir survécu au meurtre de ses parents. Je n'aime pas les Dursley, mais je ne les déteste pas non plus, ils ne sont rien pour moi. Ma seule préoccupation, c'est de savoir que, quand cette nouvelle sortira, une cible sera peinte au dessus de Crawley. Cette maison a le meilleur système de protection que l'argent peut acheter mais personne d'autre dans la ville ne l'a."

Sachant très bien à quelle vitesse cette nouvelle se répandrait, Emma pensa qu'il devrait à nouveau s'assurer et que c'était leur version de la vérité qui serait crue. "Il y a quelques jours, nous étions allongés sur une plage appartenant à Harry, en fait l'île entière lui appartient. Le fait est qu'il est retourné en Grande-Bretagne pour s'assurer que tous ses amis seraient protégés, lui et son père ont également prévu le financement qui a permis à toute personne dont le nom est Potter et vivant en Grande-Bretagne de déménager dans un endroit sûr. Le Harry que nous connaissons est un jeune homme tout à fait honorable que nous serons ravis d'accueillir un jour dans la famille, je ne pourrai certainement pas en dire autant de Dudley Dursley !"

Aucune des deux filles ne pouvait contester ce point de vue et toutes deux étaient certaines que leur mère serait ravie si l'une d'entre elles avait ramené Harry en tant que petit ami à la maison, ils se ficheraient totalement des 'Tueurs de Potter'. Harry était beau, clairement très riche, titré et honorable, les deux filles seraient contentes si elles trouvaient un garçon avec seulement un de ces attributs. Juste le fait de prendre le thé chez les Granger permettrait à leur statut de s'élever parmi leurs camarades, elles avaient rencontré Harry et avaient des nouvelles qui allait bouleverser la ville. Crawley pourrait devenir le centre de l'évènement le plus important dans le pays !

Joanne essaya d'avoir plus d'informations et demanda s'ils avaient des plans pour après Le Caire.

"Probablement juste passer du temps dans notre maison, dans les highlands écossais, même si j'aimerai retourner à l'église avant que nous ne retournions à l'école, j'ai apprécié cela aujourd'hui."

Melissa pensait que cette nouvelle verrait certainement quelques personnes de plus assister aux sermons du dimanche du Révérend Richards tandis que Joanne s'était concentrée sur Harry disant 'notre maison', il semblerait que leur relation soit encore plus sérieuse qu'elles ne le pensaient.

-oOoOo-

Shack pensait qu'il avait de sérieux ennuis alors que Madame Bones lui demandait des explications pour ses actions. "Quatre incendios différents lancés au même endroit ont déclenché les détecteurs, notre équipe était sur les lieux moins de deux minutes après que l'alarme se soit déclenchée mais les mangemorts étaient déjà partis et le toit ne pouvait plus être sauvé. En faisant le tour du bâtiment, j'ai remarqué que des personnes s'échappaient d'une trappe au sol, alors j'ai enquêté. Une personne était déterminée à retourner à l'intérieur pour secourir plus de gens et j'avais le choix de le laisser y retourner, de l'assommer ou de le suivre et l'aider - j'ai choisi cette dernière option."

"Est ce que ce moldu vous a vu utiliser la magie ?"

"Absolument pas, la fumée était si épaisse à l'intérieur du bâtiment qu'il était difficile de voir sa propre main devant son visage. Je sais que nous avons une politique de non interférence, Madame Bones, mais ces cinq personnes, et probablement l'homme qui était parti les secourir, seraient mortes si je n'avais rien fait."

"Vous n'avez pas d'ennuis, Auror Shacklebolt, bien au contraire. J'ai l'intention de faire apparaître des éloges dans votre dossier pour vos actions de la nuit dernière, et d'utiliser ces actions pour changer notre politique. Si nous avons des aurors sur place qui peuvent sauver des vies sans briser le statut du secret, alors, je veux que ce soit notre réaction. Même si cela signifie que nous devons changer certains souvenirs plus tard, je pense que c'est une meilleure option que de rester là et de laisser les gens mourir alors que nous pourrions les sauver."

L'auror eut un grand sourire. "Merci Madame Bones, pour les éloges et le changement de politique. Je suis devenu auror pour aider les gens et c'est ce que j'ai fait la nuit dernière. Ce monsieur plus âgé qui est retourné dans le bâtiment en feu, savait pertinemment qu'il y avait de très grandes chances qu'il n'en revienne pas, je devais juste l'aider."

Amelia remis à son auror une copie d'un journal moldu où le feu faisait la première page. "Ce monsieur était un policier à la retraite, il a peut-être pris sa retraite mais cette volonté de servir et de protéger ne quitte jamais les bons officiers. Vous êtes un bon officier, Auror Shacklebolt, prenez maintenant quelques jours de congés et profitez-en."

Il franchit la porte du bureau de la directrice en étant soulagé.

-oOoOo-

Alecto soupira de soulagement lorsqu'elle franchit la porte, juste contente d'être hors de la maison pour un moment. C'était peut-être leur maison, mais Bella et Augustus étaient rentrés chez eux, quand ils s'étaient tous deux dirigés vers les escaliers, Alecto sut qu'il était temps de sortir de là. Elle se dirigea vers le ruisseau et s'assit, balançant ses pieds sur la rive, laissant le bruit de l'eau qui court la détendre.

Amycus savait où trouver sa soeur, elle venait à cet endroit pour être seule depuis qu'elle était petite. "Alecto, tu dois être plus prudente, nous ne pouvons pas laisser nos invités voir ce que nous ressentons vraiment. Lestrange était folle avant d'aller à Azkaban, mais maintenant, elle te tuerait au premier regard."

"Nous sommes déjà morts, Amycus, la question, c'est juste, de la main de qui ?"

Cette déclaration choqua son frère, ça et voir à quel point sa soeur était inquiète. "Que veux tu dire par mort ?"

"Bella a tué son mari et son beau-frère quand ils se sont échappés d'Azkaban, et nous l'avons tous les deux entendu dire ce qu'elle ferait à sa soeur quand elle réussirait à mettre la main sur elle. Cette chienne folle mettra fin à la lignée des Carrow en un clignement d'oeil et elle s'en moquera comme de sa première chemise. Ces deux là ont pris tout ce qu'ils voulaient de nous et feront disparaître quoi que ce soit qui mènerai le ministère à eux avant de partir. Le même ministère qui mettra les Carrow dans le même panier que ces deux là, seule la mort nous attendra là bas."

Amycus voulait désespérément montrer à sa soeur qu'elle avait tort, il ne réussi pas, mais proposa une troisième option. "Et si nous nous fuyions ?"

"Fuir où, et faire quoi ? Nous n'avons ni or, ni famille, ni amis. Tu remarqueras qu'aucun autre mangemort n'est venu pour l'aider dans sa supposée campagne de terreur, donc nous sommes seuls. Où pourrions nous fuir, qui nous aiderait avec le ministère et Lestrange voulant nous voir morts ? Je souhaite juste que nous ayons su qu'ils n'avaient pas de baguette quand ils ont emprunté ce chemin pour la première fois, nous aurions pu les tuer et partir avec l'argent de la récompense. Au moment où nous l'avons découvert, Bella était trop près, et elle est tout aussi mortelle avec une lame."

Un frère maintenant inconsolable rejoint sa sœur assise sur la rive tandis qu'un insecte jubilant était si excité qu'elle manqua de tomber de la branche sur laquelle elle était perchée. Rita avait repéré la sorcière quittant la maison pendant qu'elle surveillait le bâtiment et elle l'avait suivi sur une intuition, une intuition qui venait de payer ses dividendes. Elle pouvait maintenant faire un rapport l'emplacement des mangemorts sans avoir à se trouver près de Bellatrix Lestrange, un bonus inattendu est très certainement le bienvenu. Elle s'envola pour chercher à sortir des barrières et elle avait ensuite l'intention d'utiliser son portoloin, c'était le moyen le plus rapide pour elle de retourner à Londres et elle serait certainement rapidement amené à Barchoke.

L'ancien langue de plomb était tout aussi concentré alors qu'il inscrivait méticuleusement la dernière rune sur le parchemin, utilisant son propre sang comme encre. Un sort rapide et le parchemin brilla d'une lueur argentée et tourna légèrement, alignant la rune du haut avec le nord.

Bella tremblait d'excitation alors qu'elle tendait son bras, désespérée de jouer son rôle dans le rituel. Rookwood coupa le bras de Bella sur sa marque sombre et laissa le sang couler sur le parchemin, leur excitation monta d'un cran alors que le sang se regroupait avant de s'étendre en une ligne droite qui pointait clairement dans une direction spécifique. Se retenant pendant que son amant mesurait soigneusement l'angle de la ligne était l'une des choses les plus difficiles que Bella avait fait depuis des décennies, seulement après qu'il ait écrit le résultat, elle laissa la voie libre à son exubérance.

Un Augustus complètement ébouriffé écouta ensuite l'explication de sa compagne qui lui avait sauté dessus. "Cette ligne de sang prouve que notre maître est toujours parmi nous et seul le fait que je sache que tu as besoin de ce merveilleux cerveau pour faire d'autre relevés m'empêche de te baiser jusqu'à la folie à cet instant."

-oOoOo-

"Vous avez une minute pour sortir les mains vides avant que nous ouvrions le feu !"

La voix amplifiée d'Amelia brisa la paix de la campagne de Dundee et serait certainement entendue dans chaque mètre carré de la maison des Carrow. Ils avaient des protections pour empêcher quiconque d'entrer ou de sortir de la zone et Amelia avait amené suffisamment de force de frappe pour raser la maison si les occupants voulaient se battre. Une partie d'elle voulait le faire de toute manière mais elle était bien trop honnête pour ne pas donner à ceux qui étaient à l'intérieur de la maison l'occasion de se rendre, elle avait cependant encerclé la maison et ne prendrait aucun risque avec la vie de ses aurors.

Elle regarda les deux Carrow sortir lentement par la porte, frère et soeur, les mains vides tendues vers le ciel. Au signal d'Amelia, tous deux furent assommés par des stupéfix alors que Fol'Oeil confirmait qu'il ne pouvait voir personne d'autre dans la maison. Un autre signal et les deux corps furent rapidement emmenés, ils ne seraient pas réanimés avant d'être fouillés puis menottés.

Alors que les membres de son équipe entraient dans la maison, Alastor posa la question qui était sur toutes les langues. "Est ce que les informations que nous avons eu peuvent être fausses ?"

"J'en doute, les renseignements de Barchoke n'ont jamais été faux auparavant et il veut que ces deux là soient capturés autant que nous." Son regard se perdit vers Rita et un photographe qui attendaient la permission de rentrer dans la zone, tout ceci fut oublié au son d'un cri perçant venant de l'intérieur de la maison. Alastor barra immédiatement le chemin d'Amelia qui commençait à s'y précipiter.

"On dirait un piège et quelqu'un qui est devenu insouciant, la dernière chose dont nous ayons besoin, c'est que vous entriez dans cette maison. Je recommanderai que nous retirions tous les aurors d'ici et que nous appelions des spécialistes du ministère."

Amelia ne pouvait qu'être d'accord avec ça alors que l'un de ses aurors était conduit hors du bâtiment avec une main gravement brûlée. Elle devait mettre de côté la déception de ne pas avoir pu les attraper et voir quelles informations elle pouvait tirer de ça, ils étaient un peu plus proche d'eux et elle devait accentuer ce point positif pour la presse.

Alors que les deux Carrow étaient réanimés, Amycus passa de fanfaron à implorant, essayant de mendier alors que leurs baguettes étaient testées et que les deux avaient lancées des incendios. Ses tentatives bruyantes pour sauver leurs vies étaient en contraste total avec le silence stoïque qui venait de sa soeur, Alecto semblait déjà résignée à leur sort. Au moins, Amelia avait la satisfaction de savoir qu'ils avaient attrapés deux des personnes qui avaient attaqués le pub, elle devrait simplement s'en contenter - pour l'instant.

-oOoOo-

Un Rookwood très satisfait était allongé contre un arbre dans la forêt de Dean et contemplait combien sa vie avait changé en si peu de mille kilomètres entre ici et Dundee leur avait donnés deux relevés sur lesquels travailler, une simple triangulation sur une carte leur donnerai une destination assez approximative pour commencer la recherche - et faire de nouveaux relevés pendant leur voyage devrait réduire considérablement leur zone de recherche.

Bien que cette réalisation soit certainement extrêmement satisfaisante sur le plan intellectuel, elle était insignifiante pour Augustus comparée à la sorcière qui se blottissait actuellement contre lui. Bella avait tenu sa promesse et avait fait de son mieux pour le baiser jusqu'à ce que son cerveau ne pense plus à rien après le second relevé. A tel point qu'ils s'étaient retrouvés au repos sous le magnifique chêne.

Sa contemplation silencieuse fut brisée alors qu'il se levait et frappait Bella en plein vol, elle avait sa baguette sortie et cherchait un éventuel danger tandis que son amant retirait quelque chose qui se consumait de sa poche.

"Oh, je savais que mon grand sorcier fort se consumait pour moi mais te voir brûler pour moi est encore mieux. J'espère juste que rien d'important n'est endommagé en bas, amour ?"

"Tu étais certainement en feu mais tu n'es pas responsable de ça. Quelqu'un a juste déclenché les protections que j'avais mis sur mes notes et a certainement reçu une méchante brûlure pour toute récompense alors que ces notes se transformaient en cendres."

"Cette garce curieuse, Alecto, je l'écorcherai vive si elle a ruiné tout ton dur labeur. Je pense qu'il est temps que nous nous occupions de ces bâtards de toute façon, nous avons pratiquement dû les forcer à participer avec un imperium l'autre nuit. Qu'est-ce qui ne va pas dans ce foutu pays, des mangemorts qui ne veulent pas tuer et torturer des moldus !"

"Je ne pense pas que ce soit Alecto, amour, elle est bien trop terrifié à l'idée d'être près de nos affaires. Je pense que notre séjour à Dundee est terminé, que nous soyons découverts ou vendus n'a plus vraiment d'importance. Je pense que nous serons plus en sécurité si nous restons hors des sentiers battus et que nous campons pour le moment, un cambriolage dans un magasin vendant de telles choses est quelque chose que nous devons envisager. Ils devraient également avoir des cartes, des boussoles et toutes les fournitures dont nous avons besoin. Juste en regardant ces vecteurs, je suis certain que nous devrons quitter la Grande-Bretagne mais nous ne voulons pas annoncer ce fait…"

"...donc pas de torture ni de meurtre, je sais ! Si tu continues de gâcher tout mon plaisir, alors tu vas devoir m'occuper autrement."

La prétendue moue de Bella et les choses qu'elle faisait avec ses mains laissaient Rookwood sérieusement inquiet de ne pas être à la hauteur de cette tâche.

-oOoOo-

Après la journée qu'ils avaient passé, le groupe craignait de ne pas être à la hauteur de la tâche de ce soir.

Arriver là où ils logeraient la semaine prochaine était suffisant pour couper le souffle des jumeaux Weasley, ce n'était pas une maison mais un palace ! Des surfaces en marbre et carrelées partout pour garder la maison au frais - avec même une fontaine à l'intérieur de la maison. Puis ils étaient sortis et la vue, les sons et la senteur du Caire avait fait penser à Fred et Georges qu'ils avaient atterri au paradis. Avec Bill comme guide, ils avaient vu des endroits qui n'étaient pas dans les guides touristiques et le quartier magique était une explosion d'exubérance et de couleurs telle que les jumeaux ne voulaient pas partir. Ils imaginaient un magasin comme ceux-là au milieu du Chemin de Traverse, tout Londres en parlerait et leur rêve commençait à prendre forme.

Ce soir, ils devaient assister à une réception officielle dans la branche de Gringotts au Caire, comme Barchoke avait été convoqué en Grande Bretagne, Harry était désigné pour mener les festivités jusqu'au retour de son père.

Harry salua les dignitaires en entrant, présentant les excuses de l'Ambassadeur, mais le directeur lui-même l'avait rappelé. Ils étaient impressionnés que sa compagne parle couramment leur langue et porte une lame gobeline, ils étaient stupéfaits que ses parents moldus la parlent couramment également ! L'information s'était rapidement répandue dans la banque de les traiter comme s'ils avaient la capacité de comprendre leur langue – à juste titre.

Après le choc initial, les responsables de la banque se sentirent très honorés que le directeur leur ait envoyé un tel groupe. Ils étaient peut-être des Lords, des Ladies et des moldus mais tous parlant leur langue, cela les fit être acceptés parmi eux.

Hermione était au bras d'Harry pendant qu'ils se mélangeaient quand une voix féminine grinçante derrière eux atteint Harry comme un éclair.

"Tu te souviens de moi, Harrrrrryyyy !"

Il avait fait volte face et avait soulevé la jeune gobeline du sol, la joie sur son visage était clairement visible pour tous. "Sapphire, bien sûr que je me souviens de toi ! Qu'est ce qui te fait penser que j'aurais pu t'oublier ?"

"Oh, je viens juste de te regarder arriver avec ta compagne et tous tes amis…"

"Centurion, voudriez vous reposer ma fille au sol. Nous avons entendu que les choses avaient changé en Grande Bretagne mais cela n'est toujours pas considéré comme un comportement approprié ici."

Harry remis la jeune gobeline sur ses pieds avant de se tourner pour faire face à son père. Réalisant le Salut Centurion, il s'excusa. "Je suis désolé monsieur, il n'y avait aucune intention inappropriée de ma part, je n'avais tout simplement pas vu mon amie depuis sept ans et je n'ai pas pu contenir ma joie. Je ne pensais pas qu'elle pourrait être là ce soir et j'espère que vous nous autoriserez à passer du temps ensemble cette semaine pour tout rattraper."

Les yeux suppliants de sa fille ne laissaient aucune possibilité à Goldskin de refuser, spécialement quand les responsables de la banque les regardaient et riaient de sa gêne. "Je vais essayer d'arranger quelque chose…"

Barchoke apparaissant au niveau de son épaule ne laissait au gobelin aucune marge de manoeuvre. "Je connais tout notre itinéraire pour la semaine, alors quand Sapphire serait-elle disponible ? Elle peut se joindre au reste du groupe ou nous pouvons prendre d'autres dispositions, elle serait également la bienvenue en Grande Bretagne pour une visite. Il y a toujours plein de choses à faire chez le Baron Crow en Kingussie, et toujours plein de chaperons pour s'assurer qu'il n'y ait pas de comportement inapproprié. Avez vous rencontré la compagne de mon fils ? C'est ma fille, Hermione Granger, Amie de la Nation, détentrice d'un Ordre de Merlin, Première Classe. Cette épée sur sa hanche a goûté au sang, à la fois dans des duels et dans des batailles. Elle a aidé mon fils à abattre un basilic millénaire avec elle et a apporté honneur et profits à Gringotts."

Hermione n'avait aucune idée de ce qui était en train de se passer, mais Harry et Père avaient coupé l'herbe sous les pieds de ce gobelin, elle continua sur la lancée en saluant Goldskin comme un égal et elle vit ses yeux sortir de sa tête. "Je suis toujours ravie de rencontrer les amis de mon compagnon et j'ai hâte de mieux connaître votre fille Sapphire."

La petite gobeline en question arborait maintenant un sourire radieux, il y aurait peut-être une réprimande qui l'attendrait quand elle serait à la maison mais ça valait le coup si c'était pour passer du temps avec Harry et ses amis. Le père de Sapphire l'emmena pour discuter avec sa mère du meilleur moment pour que leur fille voit son 'ami'.

Un hochement de tête de Barchoke était suffisant pour dire à Harry qu'il devrait attendre plus tard pour une explication de ce qui s'était passé à la maison, il savait aussi qu'Hermione ne voudrait pas attendre si tard, alors il la conduisit dans un coin tranquille. Un sourire était tout ce dont Emma avait besoin pour savoir qu'elle et Dan étaient également invités.

Les quatre se tenaient en train de siroter de l'ale gobeline, les Grangers cachant leurs deux enfants du reste de la pièce. "Sapphire était, est, mon amie, elle était la seule qui voulait s'asseoir à côté de moi en classe et qui restait de mon côté - peu importe ce que les gens disaient."

Le sourire d'Harry en pensant à ce souvenir disparut quand il fut confronté à ce qui allait suivre. "Ils ne pouvaient pas éloigner Sapphire de moi, alors ils ont fait quitter la Grande Bretagne à sa famille - emportant ma seule amie. J'avais six ans et j'étais brisé, je ne pouvais juste pas comprendre ce qui se passait jusqu'à ce que Dragonbreath me l'explique à l'école. Il marchait d'un pas nonchalant en me racontant que ses parents craignaient que leur fille soit contaminée en restant près de moi, c'était donc de ma faute s'ils étaient partis avec elle."

La voix d'Harry devint plus basse alors qu'il parlait et était à peine plus qu'un murmure quand il raconta la suite. "J'ai réagi comme le fait un enfant de six ans quand il perd une amie, j'ai frappé, donné des coups de pieds, mordu, griffé - c'était la première fois que je battais cette merde de Dragonbreath."

Dan semblait prêt à le féliciter pour ça mais Harry le stoppa. "Sa famille est devenu folle, disant que je n'avais pas ma place à Gringotts, toute la situation a dégénéré jusqu'à ce que mon père se retrouve dans la fosse pour que je puisse rester. J'ai perdu la seule amis que je n'ai jamais eu et Dragonbreath a perdu un oncle, nous nous détestons depuis. Depuis ce jour là, je me suis assis seul en classe car aucune autre famille ne souhaitait que son fils ou sa fille ne soit associé à moi, jusqu'à ce que je parte à Poudlard !"

Hermione avait déjà aperçu le côté sombre de la société gobeline mais ses parents semblaient choqués, des différends scolaires entraînant un combat à mort des parents n'était pas quelque chose qu'ils auraient pu imaginer. Elle avait une autre question pour son compagnon. "Je comprends ta réaction quand tu as vu Sapphire, j'aurais tué pour avoir une amie comme elle quand j'avais six ans, pourquoi une telle hostilité envers ton père cependant ?

"Nous savons que Bloodfang était derrière ce départ, qu'il s'agisse d'or, de coercition ou des deux, c'est une question à laquelle nous n'avons pas la réponse mais son père était derrière tout ça. Goldskin ne m'aimait pas à l'époque et il semble que son avis n'ai pas changé depuis, ni le fait que je soit devenu un Centurion ou un Baron n'a eu d'effet. Mon père a dû prendre plaisir à le narguer en montrant à quel point il était fier de notre Hermione. Je pense que c'était la plus grande peur de Goldskin, mais Sapphire et moi n'avions que six ans !"

Dan ne pensait pas que c'était le bon endroit ou le bon moment pour préciser qu'Hermione et lui n'avaient 'que onze ans' quand ils s'étaient rencontrés - et qu'ils étaient maintenant partenaires à vie. Il aurait aimé changer quelques petites choses ces deux dernières années mais traîner sa fille sur un autre continent pour l'éloigner d'Harry ne faisait même pas partie de la liste de choses que Dan avait souhaité faire.

Hermione avait son bras autour de son compagnon, lui apportant soutien et amour. "Bien, elle est ici maintenant et elle semble désireuse de réaffirmer votre amitié, non pas que je la blâme, j'ai hâte de parler avec Sapphire et de découvrir à quoi tu ressemblais quand tu étais un petit garçon."

Harry lui donna un rapide baiser avant qu'ils ne retournent se mélanger aux personnes présentes. Harry avait attendu ce voyage avec impatience mais rencontrer Sapphire rendait les vacances encore meilleures. Au minimum,, ils s'écriraient régulièrement désormais, il n'avait aucune intention de perdre à nouveau le contact avec elle.

Une pression sur son bras et Harry pencha sa tête vers Hermione, qui lui chuchota à l'oreille. "Alors, ais-je gagné une nouvelle soeur ?"

Harry jeta un coup d'oeil vers l'endroit où Hannah, Susan, Parvati et Luna traînaient avec leurs quatre amis plus âgés, tous sous les yeux vigilants de Lukas et Moa. Il ne pouvait que sourire avant de donner à Hermione un rapide baiser sur la joue. "Merci de ta compréhension…"

-oOoOo-

"Je comprends Amelia, cela ne veut pas dire que je suis d'accord avec Cornelius et toi sur la question."

La sorcière en question secoua la tête, Amos était têtu et ça pouvait coûter cher. "Je comprends ton point de vue Amos. Les Carrow n'étaient rien de plus que des mangemorts de bas étage et n'auraient pas été impliqués si les deux autres ne s'étaient pas présentés à leur porte, sur ça, nous sommes d'accord."

Si Amos pensait qu'il gagnait le débat, alors il ne connaissait pas vraiment Amelia Bones, elle commençait juste à s'échauffer. "Maintenant, énumérons ce que nous savons d'autre. Ont-ils fourni de la nourriture et un abri aux deux meurtriers les plus recherchés de Grande Bretagne - oui ! Ont-ils armés ces meurtriers les plus recherchés avec des baguettes - oui ! Ont-ils pris part au raid sur ce pub moldu et lancé des incendio qui ont enflammé le bâtiment - oui ! Savaient-ils quelle serait la sanction pour un tel acte avant de l'accomplir - encore une fois, oui ! Nous avons leur propre témoignage pour confirmer ces faits, ils sont coupables, Amos."

"Je n'ai jamais douté de leur culpabilité une seule seconde, je ne sais juste pas si je peux soutenir la peine de mort pour ça."

Le Ministre de la Magie comprenait la réticence du Président Sorcier mais, à moins qu'ils ne se montrent unis sur ce sujet, Cornelius craignait qu'ils n'essuient un revers dans la chambre. "Nous avons entendu de Barchoke que ses renseignements rapportaient que notre prise de position sur le sujet avait empêché les mangemorts de rejoindre Rookwood et Lestrange, un moyen de dissuasion ne fonctionne que si les gens pensent que nous allons mettre nos menaces à exécution. Il faut le voir différemment, nous nous sommes pliés en quatre pour essayer de rassurer les gens et notre stratégie a fonctionné. Nous avons évité une guerre parce que nous avons laissé leurs familles tranquilles et c'est ces mêmes familles qui ont maintenant besoin d'être protégées maintenant. Nous leur avons montré le côté positif et ce qui arrivait s'ils coopéraient avec nous, maintenant, il faut leur montrer que nous sommes sérieux au sujet de ce qui se passe si vous vous opposez et complotez contre le ministère !"

"Amos, nos enfants sont actuellement en vacances avec Harry et nous en sommes tous les deux ravis. Nous devons montrer aux autres enfants de leur âge que devenir un mangemort ne résoudra pas leurs problèmes, mais leur coûtera plutôt la vie." C'était peut-être sournois d'amener le sujet de leurs enfants dans le débat mais Amelia pensait que c'était nécessaire, rien n'était plus important pour Amos que son fils.

"Les familles Malfoy et Nott semblent faire les bons choix, si nous voulons arrêter une autre guerre qui inclura nos enfants, alors je suis fermement convaincue que c'est ce que nous devons faire. Je n'aime pas cette idée plus que toi mais pour garder ma Susan en sécurité, je ferais ce qui doit être fait. Si nous permettons à une autre guerre de commencer, il n'y a aucun doute sur le fait qu'Harry se retrouvera au milieu, et nos enfants seront à ses côtés. Susan et Cedric ont été envoyés à Poufsouffle pour une raison, Amos, leur loyauté ne peut être remise en question et ils se tiendront aux côtés de leurs mais. Deux Carrow morts, je peux vivre avec cette idée mais ces enfants sont tout ce qui nous reste de la dernière guerre, notre mission ici est d'empêcher qu'une nouvelle guerre éclate."

Un signe de tête indiquait qu'elle avait gagné le débat, Amos les soutiendrait à contre cœur mais son soutien était vital s'ils voulaient réussir.